Bien manger, végétarien à Bologne

En vacances en Italie, nous essayions d’alterner restos et pique-niques.

Nous avions l’habitude d’acheter une conserve de lentilles, des tomates et de la salade, pour nous faire un petit repas rapide et peu coûteux, à manger dans un parc avant de reprendre notre balade.

Nous devions ce jour là, trouver un magasin pour acheter de quoi grignoter, et reprendre notre visite de Bologne. Mais alors que nous passions en vélo dans une petite rue, mon regard a été attiré par un resto, sur la vitrine duquel l’on pouvait lire « cuisine naturelle » (en italien bien-sûr).

Le menu affiché à l’extérieur me laissait penser que les prix allaient être épicés. L’intérieur était épuré, avec de grandes photos d’art au mur. Mais j’ai regardé malgré tout… Pas si chers en fait…

8 € le plat en moyenne… Tout était végétalien… Avec des choses simples (pasta à la tomate, couscous aux légumes, houmous,) et d’autres plus originales (« fromages » végétaux).

L’homme a été intrigué aussi et a proposé que nous entrions. Go !

L’accueil était sympathique, les WC propres (ne jamais sous-estimer ce point d’une importance de premier ordre pour un touriste !).

Nous avons choisi des penne aux légumes et un couscous de semoule complète au pesto, avec de l’eau pétillante.

Le menu n’est pas bien long. Il y a 5 ou 6 plats. Mais c’est bon signe, comparé à un resto qui proposerait de tout, à base de produits décongelés…

Tout de suite, on nous a apporté une petite soupe froide au poivron, à partager. Elle s’accompagnait de pain et de petits biscuits bio.

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Un délice !

Nous étions seuls dans le resto avec un autre client, la cuisto et la serveuse. Donc nos plats sont arrivés rapidement.

La serveuse nous a précisé qu’il y aurait quelques modifications. Les plats sont préparés avec des ingrédients bio et locaux, donc il faut parfois s’adapter.

Les penne ont effectivement été remplacées par d’autres pâtes courtes (j’ai zappé le nom. Il s’agissait de gros radiatori). Et il n’y avait pas d’olive dedans, alors qu’elles étaient notées sur le menu.

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Radici - resto veg

Nous avons adoré nos plats, simples, délicieux, bien présentés et en bonne quantité !

En plus la serveuse nous a demandé si tout se passait bien, en nous rapportant des crackers et du pain alors que nous n’avions même pas fini notre panière.

Elle nous a aussi demandé si nous étions en vacances et nous a offert chacun un verre de vin pour fêter cela !

Sans être trop intrusive, elle a échangé quelques mots avec nous, sur Bologne, l’Émilie-Romagne, la gastronomie etc… Elle nous a dit qu’elle avait vécu à Paris, ce qui expliquait qu’elle se débrouille très bien en français !

Nous avons passé un excellent moment, bu un autre dernier verre de vin offert, suivi d’un espresso chacun.

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Les desserts semblaient délicieux et originaux. Mais il fallait que nous puissions remonter sur nos vélos et pédaler encore quelques heures, donc cela n’aurait pas été sérieux de manger encore !

Ce resto a été une belle découverte. Nous avons vraiment bien mangé et le fait de papoter avec la serveuse a ajouté un vrai plus. On était loin de l’adresse touristique qui propose des menus « traditionnels » de pizza aux frites matin-midi et soir à des prix indécents. Pour cela, il est clair que nous reviendrons si nous visitons à nouveau Bologne !

Pour plus d’infos, de photos, voici la page officielle de ce resto : RADICI

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Le Retour du Héros

Dernièrement, je suis allée au cinéma pour visionner Le Retour du Héros, une comédie de Laurent Tirard, mettant en scène Jean Dujardin et Mélanie Laurent. J’ai beaucoup apprécié ce film, amusant et ponctué de nombreux rebondissements !

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Nous sommes au début du XIXème siècle en Bourgogne, et le capitaine Neuville vient demander la main de la cadette des Beaugrand. Mais il est aussitôt appelé pour l’Autriche, où il doit combattre aux côtés de l’Empereur.

Neuville ne tient pas sa promesse d’écrire à sa fiancée Pauline, qui se laisse alors dépérir. Elisabeth, l’ainée, n’a alors d’autre choix que de rédiger elle-même des lettres qu’elle adresse en cachette à sa cadette. 

Petit à petit, Elisabeth fait évoluer son personnage, en lui inventant des actes de plus en plus héroïques. L’amour et l’admiration de Pauline pour Neuville ne cesse de croître, et atteignent même tout le village… Dépassée par ce personnage qu’elle a créé, Elisabeth décide qu’il est temps de mettre un terme à tout cela, et écrit la mort de son héros…

Sauf que le vrai Neuville n’est pas mort lui, et que quelques mois plus tard il revient…

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Il y a un petit côté Orgueil et Préjugés dans cette comédie, et pas uniquement en raison de nom de l’héroïne. En effet, l’histoire commence en mettant en opposition deux personnages qu’a priori, rien ne rapproche. Et tout au long du film, on se doute qu’un retournement finira bien par avoir lieu…

Neuville est en réalité un lâche, quand Elisabeth est une femme de caractère. L’écart que cette dernière a créé entre le vrai Neuville et son personnage épistolaire est abyssal, et sert de base à une bonne partie de l’humour de ce film !

Mais attention, Laurent Tirard a plus d’un tour dans son sac, et ne base pas son film uniquement sur le jeu Dujardin – Laurent, qui soit dit en passant est excellent. Il ponctue sa comédie par de nombreuses répliques savoureuses, des scènes dignes du théâtre où Dujardin arque les sourcils comme il sait si bien le faire. Les seconds rôles sont également excellents, et forment une sorte de public toujours médusée par les récits de Neuville. Les femmes se pâment. Les hommes sont admiratifs et jaloux à la fois.

 

Le film est totalement réussi, et se termine par une série de rebondissements qui viennent clôturer l’heure et demie de divertissement comme un bouquet final !

Pois chiche bien marketé

Avant, les pois chiches se trouvaient au rayon épicerie du monde, dans des boîtes sans ouverture faciles pour lesquelles il fallait retrouver son ouvre-boîte rouillé au fond des placards. On les cherchait dans les rayonnages du supermarché, quand on prévoyait de préparer un couscous, donc tous les 36 du mois.

Bon, il y avait bien quelques boîtes de marques de distributeur au rayon des conserves « classiques » mais seuls les habitués les voyaient, à côté des stars du rayon, que sont les haricots verts, et autres lentilles.

Mais cette époque est résolue. En 2018, le végétarisme est devenu TENDANCE. On ne devient pas forcément tous végétariens, faut pas déconner. Mais on opte pour le flexitarisme, un végétarisme « moins extrême » peut-on lire régulièrement (no comment), qui se résume par le fait de manger moins de produits carnés…

Je ne suis pas convaincue par la nécessité d’inventer un terme pour définir ce régime omnivore, mais je crois qu’une autre tendance de notre époque est aussi d’inventer des mots. Alors pourquoi pas !

pois.pngSi le fait de diversifier son alimentation, et d’introduire plus de protéines végétales me semble être une excellente idée (merci de relire cette phrase lentement, avant de laisser un commentaire désagréable), pour nous, pour la planète, pour les animaux, j’ai plus de mal à cautionner l’apparition de certains produits étiquetés « végétariens » et donc, vendus plus chers.

Alors que la grosse boîte de pois chiches coûte à peine 76 centimes (captures d’écran issues du site Leclerc Drive), soit 1,43 € le kilos, on peut acheter la même chose, c’est à dire des pois chiches dans de l’eau salée pour… 7 € le kilo chez Bonduelle.

7 € le kilo. Vous avez bien lu.

Chacun achète bien ce qu’il veut, et les marques seraient bien bêtes de se priver d’en profiter, puisqu’il y a visiblement des acheteurs pour ces pois chiches tendance. Mais que l’on ne vienne pas me dire que le végétarisme est cher. Merci 🙂

 

N.B. : J’aurais pu faire le même article sur les haricots rouges. Mais j’avais envie de pois chiches aujourd’hui.

Bergamo, on y retourne ?

Mon premier billet sur Bergame était un poil long… Donc j’avais conclu en vous donnant rendez-vous ultérieurement, pour visiter la Basilique et la Cathédrale… Voici l’heure d’entamer la suite de la visite…

La Cathédrale se trouve, en toute logique Piazza del Duomo, dans la ville haute. Elle est dédiée à Saint Alexandre, le saint patron de la ville.

Bergamo

Comme souvent, elle fut érigée sur les bases d’un édifice pré-existant. Celui-ci était initialement dédié à Saint Vincent. Mais il ne reste plus beaucoup de traces de l’édifice antérieur. En tout cas, sûrement pas la façade, bâtie dans un style classique, en pierre blanche.

La façade est précédée d’un pronaos, c’est à dire une avancée, qui protège l’entrée de l’église.

Bergamo

Bergamo

Le jour de notre visite, il y avait un mariage dans la cathédrale. Mais comme la cérémonie se déroulait dans une petite chapelle latérale, nous avons pu entrer dans la cathédrale, et visiter le reste.

Cathédrale de Bergamo

Les curieux regardent la cérémonie du mariage… :-p

Cathédrale de Bergamo

Les amateurs de décoration chargée et de peinture y passerons probablement un certain temps… Nous, je dois avouer que ce n’est pas ce que l’on préfère. Sans dire que l’intérieur de l’édifice nous a laissé de marbre (elle est bien bonne celle-là !) je vous dirai que nous avons plus apprécié celui de la basilique voisine… et pourtant là-aussi il y avait de la déco à gogo !

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La Basilique est située entre la Cathédrale et la chapelle Colleoni. Lorsque je dis « entre » il faut l’entendre au sens le plus littéral du terme. La basilique est quasiment encastrée entre ces deux autres bâtiments.

En 1100, la ville de Bergame fit face à une terrible épidémie de peste. Les bergamasques demandèrent de l’aide à la Madonne, et promirent de lui dédier une église, si elle les protégeait de la peste… En 1137, chose promise, chose due : la construction débuta.

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Vous voyez ici tout à droite, le baptistère ; au centre la chapelle Colleoni, et à gauche, l’entrée de la basilique.

Des Leoni rossi (lions rouge) en marbre gardent l’entrée.

Bergamo

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Une fois à l’intérieur, vous pourrez admirer des peintures, des stucs, des sculptures, des tapisseries. C’est beau à s’en dévisser le cou, ou à foncer dans d’autres visiteurs, tant on a du mal à regarder devant soi !

Bergamo

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Je dois dire que même si l’on s’y connait peu en art religieux, et que l’on pense ne pas spécialement apprécier cela, il y a de quoi être surpris par la grandeur de cette basilique, et par la finesse des décorations. Je doute qu’il soit possible de rester impassible…

Dans tous les cas, si vous avez l’occasion de visiter Bergame, il vous sera difficile de faire l’impasse sur le trio : Cathédrale, Basilique et Chapelle Colleoni, toutes trois situées dans la ville haute, sur la même place ; et toutes trois visitables gratuitement !

Histoires plastiques – It’s fantastic!

C’est grâce à la plateforme Netgalley, que j’ai découvert le livre Histoires Plastiques, paru chez Stock. Il s’agit d’un ouvrage de la Chirurgienne Isabelle Sarfati, très largement inspirée de son propre vécu.

Le Dr Isabelle SARFATI est Chirurgienne Plasticienne. Elle est spécialisée dans la chirurgie des seins et la médecine esthétique du visage.

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Le titre correspond totalement au contenu du livre, puisque dans les 252 pages que compte l’édition papier, Isabelle Sarfati nous narre des anecdotes tour à tour amusantes, surprenantes, parfois même touchantes, qui lui sont arrivées soit en tant que Chirurgienne, soit en tant que consommatrice de chirurgie esthétique.

Aucune langue de bois de sa part, bien au contraire. Elle raconte son quotidien dans un langage simple et décomplexé, qui permet de s’immerger rapidement dans l’univers d’une Chirurgienne esthétique.

On découvre comment un homme a voulu se faire ajouter deux testicules, pour en avoir plus à tâter et se donner de l’assurance lors de parties de poker. On fait la connaissance de patients parfois totalement déjantés qui ont plus leur place dans le bureau d’un psychiatre que d’un chirurgien plastique, et d’autres beaucoup plus touchants.

Dans ce livre, il est question de complexes, de traumatismes, de caprices, de ratages, mais aussi de reconstructions après des accidents de la vie ou des maladies.

J’ai trouvé ce livre divertissant. Je l’ai lu très rapidement, car il était vraiment prenant, et qu’il m’a à la fois amusée et instruite. Le ton employé par l’auteure est plutôt sympathique, et même si elle utilise parfois du jargon médical, ce n’est jamais gênant pour la bonne compréhension.

Du coup, je suis ravie d’avoir lu ce livre, et le recommande à tous les curieux que le sujet intrigue !

Ho Voglia di Te – Federico Moccia

C’est parce-que je l’ai trouvé par hasard et pour 2 € chez Emmaüs, que j’ai acheté ce livre. Il est rare de dénicher des romans en italien à ce prix là en France (et même en Italie d’ailleurs) donc je n’ai pas trop hésité, même si l’histoire semblait bien cucul la praline. Il faut dire que j’avais déjà lu Scusa ma ti chiamo Amore, un pavé du même auteur. Et même si je l’avais terminé, il ne m’avait pas laissé un souvenir monumental. Mais bon, j’aime bien lire en italien.

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Ho Voglia di Te est en fait la suite de Tre Metri sopra il Cielo (trois mètres au dessus du ciel), un roman traduit en français, adapté en film, qui parle d’un sujet vieux comme le monde : la rencontre et l’amour fou entre deux jeunes gens issus de milieux sociaux très contrastés.

Tu vois Cendrillon ? Tu inverses, puisque là c’est la fille qui est plus élevée socialement ; tu transposes dans notre millénaire, et ça donne plus ou moins Tre Metri Sopra il Cielo. Bon. Et bien Ho voglia di Te, en est la suite.

On retrouve les jeunes gens déjà présentés dans le premier roman (que je n’avais pas lu) : Stefano (dit Step) et Babi, et ils ont grandi depuis le tome 1. Step rentre de deux ans passés aux Etats-Unis, et Babi s’apprête à se marier…

Nouvelle tête : Ginevra déboule là au milieu, et fait chavirer le cœur de Step.

Et là on découvre, que sous des aspects violents, Step est en fait un vrai tendre, qui n’attendait que Ginevra pour révéler son côté Bisounours.

Oh purée, ce livre est long… long comme un jour sans pain, et inintéressant au possible. C’est une mauvaise comédie romantique, avec un côté comédie très peu marqué, et un côté « romantique » vraiment singé. Il n’y a aucun suspens, aucune subtilité. Les personnages sont insupportables. Celui de Ginevra n’est absolument pas crédible.

J’ai perdu mon temps avec ce bouquin ! Je n’en perdrai pas plus à essayer de nuancer mon avis. Désolée !

Je Suis l’homme le plus beau du Monde

J’avais adoré le livre Dieu est un Pote à Moi, de Cyril Massarotto. C’est pour cela que lorsque j’ai trouvé un autre roman de cet auteur, je l’ai acheté.

Le narrateur est l’homme le plus beau du monde. C’est officiel, et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, cela ne le réjouit aucunement. Depuis l’enfance, il vit reclus, car l’admiration, pire : fanatisme que les autres lui témoignent, mettent sa vie et celle des ses proches en danger.

Alors qu’il est jeune adulte, l’homme le plus beau du monde se voit proposer de participer à une émission de télé réalité. Il vivra cinq ans enfermé, et chaque année, une photo de lui sera rendue publique, pour entretenir la ferveur du public…

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L’écriture de Cyril Massarotto sert totalement cette histoire bien ancrée dans notre époque. On découvre un personnage qui s’exprime à la première personne, et nous parle de sa beauté quasiment surnaturelle, qui loin de lui simplifier l’existence, le condamne à vivre à part.

L’histoire se lance rapidement et maintient un bon rythme. On tourne les pages avec l’envie de savoir ce qui va se passer… Et puis, un bon gros rebondissement arrive et relance l’histoire dans une autre direction, jusqu’à un dénouement qui m’a laissée avec une impression un poil mitigée… Ce n’était pas mauvais, mais cela avait un goût de déjà vu.

Toutefois, ce roman m’a globalement plu. Il faut dire que le personnage est attachant, et que la plume de Cyril Massarotto a vraiment un petit quelque chose d’inimitable… Le récit est plein de petites vannes, de passages qui m’ont fait sourire, et mise de bonne humeur. Ce serait dommage de vous priver de cette lecture. 🙂