Reservoir Dogs

J’ai quelques lacunes impardonnables dans mes connaissances cinématographiques. Comprenez par là que je n’ai pas encore vu certains classiques parmi les classiques. Mais je travaille là-dessus, croyez-moi, et ce n’est pas désagréable !

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Dernièrement j’ai visionné pour la première fois, Reservoir Dogs, un Tarantino sorti en 1992. Ce film est à classer dans les « petits budgets » car il n’a coûté « que » 1.2 millions de dollars.

L’histoire est celle de six bonhommes, recrutés par Joe Cabot et son fils, pour braquer une bijouterie. Le casse se déroule en plein jour, et se termine en bain de sang.

Les malfrats sont sensés se retrouver dans un entrepôt sordide après le braquage. Mais tous n’arrivent pas au point de rendez-vous.

Il faut que je vous précise que les protagonistes ne se connaissent pas tous avant le braquage, et qu’ils ont des noms de code pour préserver leur anonymat, même et surtout entre eux.

Les premiers arrivés à l’entrepôt sont Mr White et Mr Orange, qui a une balle logée dans le bide et perd beaucoup de sang.

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Ce film m’a bien plu. L’originalité première est que l’on n’assiste pas au braquage. On découvre les personnages avant, en train de terminer un repas dans un resto sans grand intérêt. Puis le générique de début se lance, et on retrouve la troupe, ou du moins ce qui en reste, après le fameux casse.

Le film se déroule essentiellement en huit clos, dans l’entrepôt sordide qui sert de planque. Il y a Mr Orange qui se vide de son sang dans un coin, Mr White qui se recoiffe et essaie d’enlever tout le sang qu’il a sur les mains. Débarque ensuite Mr Blonde, le psychopathe de service, tout juste sorti de prison, et déjà reparti dans les coups foireux. En bon psycho, il a pris soin d’embarquer un flic dans le coffre de sa bagnole, et va prendre plaisir à le torturer, juste pour le kiffe, même pas pour qu’il lâche le nom de la possible taupe qui s’est glissée parmi eux…

C’est peu crédible, totalement tarantinesque, et le fait justement d’en faire des tonnes, fait que l’on finit par y croire et par en redemander.

Je ne regrette pas du tout mon visionnage !

 

 

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La Vie est Facile, ne t’inquiète pas

J’ai lu beaucoup d’avis très positifs sur les romans d’Agnès Martin-Lugand, donc le nom de l’auteure était enregistré quelque part dans mon cerveau. Je n’avais pas noté en revanche, que La Vie est Facile, ne t’inquiète pas, était la suite des Gens Heureux lisent et boivent du café.

Du coup… j’ai lu la suite avant le début. Mais honnêtement, cela ne m’a pas perturbée du tout.

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Commençons par un petit résumé fait maison :

Diane est de retour à Paris. La jeune femme était partie en Irlande, pour essayer de se reconstruire après l’accident de voiture qui a coûté la vie à son mari et à sa fille. Alors qu’elle vient de racheter les locaux du café littéraire, qu’elle tient avec l’aide de son meilleur ami, elle rencontre Olivier, l’homme parfait sous tous rapports.

Olivier est prévenant, attentionné, patient, et il offre à Diane un petit cocon rassurant, qui pourrait lui permettre de refaire sa vie.

Mais une partie du cœur de l’héroïne est resté outre Manche, dans la famille du peu loquace Edward… Et quand Diane apprend que la mère de ce dernier est gravement malade, elle n’hésite pas bien longtemps à retourner sur place…

***

La Vie est Facile est pour moi un feel-good book, en ce sens qu’il situe son récit dans un univers un peu (totalement ?) barbapapa. L’héroïne a vécu un drame des plus horribles, en perdant son mari et son enfant. Mais elle évolue désormais dans un quotidien plutôt agréable, où elle est sa propre patronne, secondée par un meilleur ami très présent. Elle peut décider de se faire la malle en Irlande du jour au lendemain, puisque Félix est là pour s’occuper du café. Elle ne semble pas manquer d’argent, puisqu’elle achète ses billets d’avion la veille pour le lendemain. Bref, la vie est facile, comme indiqué dans le titre.

Elle rencontre l’amoureux à première vue parfait. Disons que là comme ça, c’est plutôt le pied pour elle.

Oui mais… toute cette perfection pourrait bien correspondre sur le papier à un idéal de vie, mais devenir dans la réalité un peu frustrante… Et ça, je veux bien le concevoir. On le comprend vite, toutes ces belles choses toutes lisses ne font pas le bonheur de Diane… Parce-qu’il y a le bel Edward qui est resté en Irlande et qu’elle n’a pas totalement oublié.

Comme je n’ai pas encore lu le premier roman, je n’ai pas tous les détails de leur histoire. Je n’ai pu qu’essayer de deviner, en fonction des allusions que l’auteure glisse dans le second roman. Cela m’a suffi.

J’ai tout de suite accroché à l’histoire, car l’écriture de l’auteure est agréable, sans chichi. Le fait d’avoir une narration à la première personne doit aider à développer une belle empathie avec le personnage central. Diane m’a paru sympathique, attachante.

Je n’ai pas regretté de longueurs ou de manque de crédibilité… jusqu’à un certain point. J’y reviendrai.

J’ai trouvé que l’histoire se déroulait bien, puisque jamais je n’ai été tentée de sauter une page, ou même un paragraphe. C’était facile à lire. En revanche, il faut bien critiquer un peu… j’ai regretté quelques grosses facilités, quelques hasards un peu trop heureux, et un peu trop difficiles à croire, dans la toute dernière partie du roman. Disons que le final du livre ne m’a pas totalement convaincue car trop de bol, cela ne fait pas bien crédible. Et pourtant, je suis quelqu’un de bon public pour les happy end !

Pour autant, il serait dommage de bouder ce roman, qui reste à mon sens un bon livre pour se changer les idées sans se donner de crampe au cerveau.

 

 

Un Amour Impossible

Un Amour Impossible est un film sorti en 2018, adaptation du roman homonyme de Christine Angot.

Réalisé par Catherine CORSINI, il met en scène Virginie Efira et Niels Schneider (qui se sont ensuite mis en couple dans la vraie vie #radioPotins).

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Nous sommes à la fin de années 50.

Rachel rencontre Philippe. Entre les deux jeunes gens, naît une relation sentimentale et charnelle. Mais rapidement, Philippe explique à Rachel qu’il ne sera jamais question de mariage entre eux, car ils sont de classes sociales différentes.

Rachel tombe enceinte et élève seule sa petite Chantal, en n’ayant de cesse de se battre pour que Philippe la reconnaisse.

Ce combat d’une vie entachera profondément les existences de la mère et de sa fille…

***

Comme souvent, Virginie Efira crève l’écran. Elle est superbe et joue à merveille le rôle de Rachel. On ne peut que ressentir de l’empathie pour son personnage. À l’inverse Philippe est le bonhomme hautain, que l’on finit rapidement par détester.

Bien que le sujet traité soit plutôt lourd, le film reste très lumineux, très positif, grâce au personnage de Rachel, qui ne s’apitoie pas une seule seconde, mais au contraire, va sans cesse de l’avant.

J’ai trouvé que le scénario était riche, et que les rebondissements ne manquaient pas, pour ponctuer le film aux bons moments. J’ai donc apprécié le visionnage du début à la fin…

Je n’avais pas lu le livre, donc je ne saurais évaluer la qualité de l’adaptation. Mais dans l’absolu, ce film m’a beaucoup plu. J’ai repensé à mon visionnage le lendemain et les jours qui ont suivi, ce qui veut dire que j’ai été marquée, et que cela m’a fait réfléchir.

A voir donc !

J’ai lu le dernier Chiara Moscardelli !

Quand j’ai vu sur la blogosphère, que Chiara Moscardelli avait publié un nouveau roman en français, je me suis ruée sur Netgalley pour demander mon exemplaire ! J’avais adoré Quand on s’y attend le moins, et avais ensuite lu Volevo Solo Andare a Letto Presto en italien. Je m’attendais donc à passer d’excellents moments avec ce nouvel opus, intitulé Ma Vie en Plus Sexy.

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Cela me coûte de l’écrire, car vraiment je n’aime pas critiquer négativement un auteur qui m’a procuré du bonheur, mais… je n’ai pas apprécié ce livre.

Je l’ai lu, jusqu’à la fin, et cela n’a pas été une corvée (sinon j’aurais abandonné). Mais je n’ai pas souri comme avec les précédents. Il n’y a eu qu’une seule fois où j’ai franchement ricané, et globalement j’ai lu pour lire, sans vraiment accrocher à l’histoire.

J’étais prête à pardonner la tour de Pise sur la couverture des éditions Belfond (alors que l’action se déroule partout sauf à Pise), mais le reste n’a pas réussi à me faire aimer ce roman. Et vraiment, je le regrette, car j’apprécie l’auteure.

Pour le résumé, disons que c’est une autobiographie, puisque la narratrice s’appelle Chiara Moscardelli. Au début du livre, elle s’apprête à entrer au bloc opératoire, pour se faire retirer une grosseur au sein. Et alors que l’anesthésie fait effet, elle plonge dans le sommeil et revit sa propre existence…

On suit la jeunesse de Chiara, depuis sa naissance par le siège_ qui selon elle a conditionné sa vie entière_ jusqu’à aujourd’hui, en passant par ses premiers émois amoureux, la rencontre de ses amis, ses voyages de jeunesse, ses débuts professionnels.

Cela aurait pu être tordant quand on connait l’humour dont l’auteure est dotée. Mais la narratrice est à mon sens trop caricaturale. Et elle manque cruellement d’amour propre et de respect pour elle-même. Vous allez me dire que c’est le cas de beaucoup de personnes, et je vous l’accorderai sans aucune hésitation, mais là vraiment le trait est trop forcé, et la lecture en devient désagréable. Comment peut-on rire de telles aventures ?

Pour moi, le summum a été atteint lorsque Chiara se fait agresser et s’offusque que les délinquants n’en veuillent qu’à son argent et ne cherchent pas à la violer. En tant que lecteur je me suis demandé ce que j’étais sensée ressentir… Devais-je trouver cela amusant, ou éprouver de la pitié ?

Chiara se juge laide et se contente des miettes, notamment en matière de relations amoureuses. Après avoir passé son enfance seule dans un coin, à manger les mini-pizze pendant les fêtes, elle désespère de ne pas être une gatta morta (une femme fatale pour simplifier) et de traîner sa virginité comme un fardeau. Elle accepte alors de coucher avec le premier venu, puisque Francesco, sur lequel elle fantasme depuis toujours, ne daigne pas vouloir d’elle.

Là encore vous me direz que cela arrive. Beaucoup de personnes attendent qu’un(e) autre leur apporte le bonheur sur un plateau (au lieu de travailler à cela). Mais là c’est excessif. Et puis cela se répète tout au long du livre, sans jamais varier.

Chiara aurait pu être un peu nous, ou nous rappeler une bonne copine. Mais personnellement je ne me suis ni identifiée, et n’ai pas non-plus reconnu une amie. Je ne me suis pas attachée. J’ai suivi le récit par principe, parce-que lorsque j’entame un livre, je le termine, à moins qu’il ne soit mortellement ennuyeux ou totalement incompréhensible.

L’auteure évoque plusieurs fois Bridget Jones, qui selon elle a une vie plutôt sympa en comparaison. En effet, elle finit par avoir deux mecs à ses pieds, dont l’un n’est autre que Hugh Grant… Si Chiara affirme envier Bridget Jones, avec qui elle aurait finalement peu de choses en commun, il faut quand-même dire que si, il y a un petit air de famille. Mais malheureusement Chiara reste moins attachante que sa lointaine cousine anglaise…

La conclusion est pleine de bon sens, et m’a rassurée un peu puisqu’elle semble prouver que l’auteure a compris ce qui clochait dans sa vie, et que la solution était en elle et pas chez les autres. Mais cela n’a pas suffit à sauver tout ce que j’avais lu avant ces dernières pages.

Dommage.

Je ne vais pas m’arrêter de lire Chiara Moscardelli. Je pense bien découvrir ses autres romans encore non-traduits. Mais je ne conseille pas spécialement la lecture de celui-ci.

 

Soupe épaisse aux haricots rouges

Voici une petite recette végétarienne (végétalienne même, puisqu’elle ne contient aucun ingrédient d’origine animale) à réaliser au cuiseur sous pression.

 

Préparation : ça dépend de ta vitesse à éplucher un oignon… 

Allez, 5 à 10 minutes !

Cuisson : 2 minutes pour dorer les oignons + 5 minutes sous pression

Pour combien de personnes ? 2, éventuellement 3…

***

Il vous suffit d’émincer un oignon et de le faire griller avec un peu d’huile d’olive (mode DORER du Cookeo, sinon à la poêle). Puis on ajoute trois tomates coupées en petits cubes, un petit pot de concentré de tomates, et des épices (j’ai mis une cuillère à café environ de chaque) : paprika, coriandre, curcuma, harissa.

Hop on rince les haricots rouges (200 à 250 grammes) avant de les ajouter au mélange, avec deux verres d’eau, et pim pam, on fait cuire 5 minutes sous pression, avant de déguster…

Pour un plat complet, on peut ajouter des protéines de soja texturées (vendues en magasin bio) à la soupe, ou accompagner de céréales de son choix.

Bon app !

 

Boulettes de pois chiches express

 

Voici une petite recette toute simple, modifiable à l’infini, pour réaliser des boulettes végétariennes à base de légumineuses. Sur la photo ci-dessous, vous voyez les ingrédients que j’ai utilisé. J’ai pris cette fois-ci deux boîtes de poids chiches, mais chacun est libre d’ajuster les quantités !

Dans un premier temps, versez le contenu des conserves dans une passoire et rincez bien les pois chiches. Vous pouvez conserver le jus pour faire une mousse au chocolat

Une fois les pois chiches bien rincés  (il ne doit plus y avoir de mousse qui se forme quand on verse de l’eau dessus) mettez-les dans un saladier, et écrasez-les. Vous pouvez utiliser un mixeur à soupe, ou vos mains. Pour cette fois, j’ai tout fait manuellement.

 

On peut choisir de faire une bouillie plus ou moins grossière, parfaitement lisse ou au contraire, de garder quelques pois entiers.

Ensuite, on verse la farine. J’ai pris de la farine de lupin car elle est très protéinée. Mais libre à vous d’opter pour de la farine de blé (complet ou non), de maïs, de seigle, ou encore de soja !

Je verse environ 50 grammes, pour mes 500 grammes de pois chiches. Mais là encore, vous pouvez ajuster. Je termine par une pincée d’origan séché et une moitié de briquette de Tomacouli.

Je mixe à nouveau tout à la main, de façon à obtenir une pâte bien collante, qui sera facile à transformer en petites boules.

Suivant la sauce tomate et la farine que vous aurez choisi, il pourra être nécessaire d’ajuster les quantités, d’ajouter de la farine par exemple, pour que la pâte ne soit pas trop liquide. C’est ce qui se produit pour moi lorsque j’utilise la sauce tomate Mutti, que je préfère au Tomacouli ! :-p

Une fois que vous aurez obtenu une pâte exploitable, il ne restera plus qu’à former des boulettes, que vous pourrez agrémenter de flocons d’avoine si vous le souhaitez, avant d’enfourner une quinzaine de minutes à 180°C !

Et voilà le travail !

Cette recette se modifie à l’infini, car l’on peut utiliser des lentilles ou des haricots rouges à la place des pois chiches, remplacer la sauce tomate par de la crème de soja ou de coco, ajouter du curry ou d’autres épices… Bref, on peut laisser parler son imagination en fonction de ce que l’on a dans ses placards !

C’est une recette peu coûteuse et très pratique pour apporter des protéines végétales dans l’assiette !

Bon app !

Sweet chili

Il y a dans mes tisanes favorites, tout en haut de la liste, la Choco Chili de chez Yogi Tea.

Depuis que Karine m’en a envoyé pour me faire découvrir, je suis devenue amoureuse de cette infusion réconfortante et gourmande.

Mais je ne veux pas la consommer trop régulièrement pour ne pas perdre la magie.

C’est pourquoi j’ai acheté cette fois-ci une autre infusion de la marque : Sweet Chili. Pour les anglophobes, ce serait « piment doux ».

Sur la boîte bleu canard, on voit un dessin de femme sud-américaine, entourée de cannelle, de clous de girofle et de piment. Quand j’ai pris la boîte dans le magasin, j’ai cru qu’il s’agissait de Frida Kahlo. En fait pas du tout, mais je m’égare !

La boîte ne contient que 17 sachets, ce qui rend le prix (3,15 € en magasin bio) un peu élevé… Cela nous fait la tasse à 18 centimes. On reste en dessous du prix d’une tasse Nespresso, mais quand-même…

Assez parlé sous, voyons ce que contient un sachet ! En guest star, on retrouve le réglisse (35 %) suivi par les écorces de cacao (14 %), la menthe en épi, le fenouil, l’anis, le gingembre, la menthe poivrée, l’ortie, la cannelle, le piment (le voici ! Il y en a 1 %), la cardamome, les clous de girofle et enfin le poivre noir.

Tous ces ingrédients sont issus de l’agriculture biologique.

Et alors ? Cela donne quoi dans la tasse ? Et bien franchement c’est délicieux. Je sens nettement plus le réglisse que le cacao ou les autres ingrédients. C’est vraiment la saveur qui prédomine, et comme j’adore cela et bien je suis ravie. Ensuite, je repère le fenouil avec son goût anisé si caractéristique. Aucune pointe de cannelle ne vient chatouiller mes papilles… Je ne repère pas spécialement la menthe ou le gingembre, pas non plus le piment… Disons que cela forme un ensemble, un mélange harmonieux et original, qui me plait totalement !

Alors si vous aimez le réglisse, laissez-vous tenter et goûtez Sweet Chili ! 😉 On trouve les infusions Yogi Tea en magasins bio et sur internet.