À Solenn – témoignage

Solenn était une enfant heureuse de vivre, jusqu’au jour où l’anorexie a débarqué dans sa vie.

Tout a commencé par un régime, une envie de perdre quelques kilos en trop… Solenn saute les repas du soir, puis met en place des règles de plus en plus strictes ; refuse toute matière grasse, tout aliment sucré, ne se nourrit plus que de légumes.

Ses parents, Véronique et Patrick Poivre d’Arvor, feront tout pour sauver leur fille, qui descendra à 30 kilos et sera plusieurs fois hospitalisée. Malgré tout l’amour dont ils sauront l’entourer, malgré la présence de la famille, les voyages, les jolis projets, Solenn mettra fin à ses jours, à 19 ans.

***

Dans ce livre bouleversant, la maman de Solenn s’adresse à sa fille et retrace sa courte vie, marquée par les restrictions alimentaires extrêmes, par la dépression, et par la boulimie, et propose un portrait lumineux de celle qui fut avant la maladie, une jeune fille joyeuse qui ravissait son entourage.

Le livre est d’une incroyable pudeur. Il nous raconte surtout qui était Solenn, sans entrer dans les détails de la maladie. Il décrit sa descente en enfers, et le combat de ses proches. Il a beau faire un peu moins de 130 pages et se lire très rapidement, il marque le lecteur ; qu’il soit ou non concerné par le drame de l’anorexie.

Ce livre est un témoignage à lire, définitivement.

Véronique Pouvre d’Arvor l’a écrit dix ans après la disparition de sa fille. Mais on sent la douleur toujours aussi intense…

 

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16 réflexions sur “À Solenn – témoignage

  1. Le témoignage doit être poignant. Au lycée, une fille est morte d’une crise cardiaque à 16 ans à cause de cela (même si elle avait été hospitalisée etc.). Ma meilleure amie, anorexique aussi, était dans sa classe. Elle n’avait pas la chance d’avoir une famille et je ne savais pas quoi faire. Certains ne semblaient pas choqués qu’elle ne mange qu’une pomme à midi (pour la vomir après, mais j’étais une des rares à le savoir), tant qu’elle tenait et n’était pas maigre, car des fois ce n’est pas si visible mais les carences sont bien là, la santé bien dégradée. Plus de règles, toujours froid, vomir du sang, etc. Et contrairement aux idées reçues, ce n’est pas qu’une question de mal-être lié au poids, au physique, c’est très profond psychologiquement et les proches ne peuvent pas grand chose à part rester à l’écoute. Si on raisonne trop, la personne se braque car c’est vraiment difficile à comprendre et donc d’en discuter. En tant que proche, on se sent vraiment impuissant.

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  2. Jecath dit :

    Ce type de témoignage ne m’a jamais tenté, trop glauque et trop personnel je trouve. cependant je ne doute pas qu’il marque très fortement les esprits!

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  3. FL Boubi dit :

    Il me semble que je l’ai dans ma bibliothèque… mais c’est tellement « blessant », « pudique » que je n’ai encore jamais osé le lire… Je le ferai peut-être 🙂

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