La où elle Repose #MRL16

Cela fait quelques années maintenant que j’apprécie mon petit rendez-vous de septembre avec Price Minister… En effet, chaque année, à la rentrée, le site propose aux internautes de recevoir un livre, en échange d’un avis. Au départ, il fallait rédiger une chronique de blog. Maintenant un simple partage sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram suffit !

Pour cette rentrée 2016, j’avais fait mon choix et m’étais inscrite pour trois livres. J’ai reçu Là Où elle Repose de Kimberly Mc Creight, paru aux éditions Cherche Midi. Il s’agit d’un thriller d’environ 400 pages.

Kimberly Mc Creight est l’auteure d’Amelia, un autre thriller qui avait pas mal fait parler de lui. Je me souviens avoir candidaté pour le recevoir via Price Minister, mais j’avais reçu un autre roman. Finalement, je pense que je le lirai plus tard, car j’ai bien accroché au style de Mc Creight !

Là où elle Repose nous compte l’histoire d’une journaliste du New Jersey, Molly, qui se voit confier la couverture d’un dossier particulièrement important. Alors qu’il ne se passe habituellement pas grand chose dans la petite ville de Ridgedale, le corps sans vie d’un nourrisson est retrouvé, à proximité de l’université. Molly, qui a elle-même perdu un bébé, et a encore du mal à remonter la pente, se jette corps et âme dans l’enquête, et nous entraîne avec elle…

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J’ai tout de suite accroché à l’histoire et au personnage de Molly. La jeune femme est un personnage plutôt classique, auquel on peut s’identifier facilement. Elle doute d’elle, et voit l’affaire qui lui est confiée comme une opportunité de faire ses preuves, même si, le fait que la victime soit un bébé lui complique considérablement la tâche. En effet, le drame qu’elle a elle-même vécu est encore bien présent dans ses pensées.

On alterne entre les chapitres classiques, et les articles de presse qui sont insérés au milieu du récit. C’est original et cela ajoute une touche de réalisme plutôt plaisant.

J’ai aimé le fait que l’on nous présente différents personnages, qui sont autant de suspects, mais j’aurais apprécié que l’auteur creuse un peu plus les relations entre les uns et les autres. Par moment j’avais du mal à me rappeler qui était qui. Il m’a fallu revenir en arrière, pour re-situer les personnages entre eux, et me rappeler leurs prénoms. Rien de dramatique, mais cela a contribué à rendre ma lecture un peu moins prenante…

Malgré tout, j’ai apprécié l’histoire, et le dénouement m’a bien plu. Il arrive peut-être un peu trop vite, et on gagnerait en intensité si l’auteur faisait un tout petit peu plus traîner la révélation finale.

Sans parler de coup de cœur absolu, je recommanderais ce thriller…

No Limit – DVD

No Limit (titre original : Unthinkable) est un film américain sorti en 2010. Il met en scène Samuel L. Jackson, dans le rôle d’un agent aux méthodes musclées, chargé de faire parler un terroriste islamiste.

En effet, Steven Arthur Younger, qui se fait appeler Yusuf, a placé trois bombes sur le sol américain, et enregistré une vidéo dans laquelle il explique qu’il ne donnera pas les emplacements tant que le Gouvernement n’aura pas accédé à ses demandes.

Rapidement arrêté, il est interrogé par l’Agent Helen Brody. Mais le temps presse et les méthodes de la jeune femme ne semblent pas porter leurs fruits. C’est alors qu’entre en scène l’Agent H, appelé plus ou moins par erreur…

Et c’est parti pour un peu plus d’une heure et demie de découpage de doigts à la hache et de torture aussi bien physique que psychologique !

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Âmes sensibles, passez votre chemin, car H ne fait pas dans la dentelle ! Mais résumer ce film à ces seules scènes de tortures serait un peu réducteur. Si le dénouement est un poil trop léger à mon sens, trop pour faire de No Limit un excellent film, le tout se laisse regarder.

Les personnages sont intéressants, notamment pour l’opposition frontale entre les méthodes de Brody et de H. Il y a un bon suspens tout du long, et on est amenés à s’interroger (jusqu’où peut-on aller pour faire parler un cinglé, quand il s’agit de sauver des milliers/millions de vies ?).

No Limit m’a bien plu. Je n’ai pas trouvé le temps long. Et même si l’on est en plein dans le film pro-américain, c’est assez plaisant de suivre une histoire bien rythmée, avec le décompte toujours présent, et les trois bombes comme autant d’épées de Damoclès…

Séjourner à Treviolo, à côté de Bergame

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Nous avions déjà séjourné dans un Art&Hotel, à Stezzano, juste à côté de Bergame. C’était il y a trois ans et nous avions passé un excellent moment. Cette année nous avions envie de revenir dans les parages, mais de tester un autre hôtel. Nous avons donc opté pour l’Art&Hotel voisin, à Treviolo.

En arrivant à midi, nous avons trouvé l’hôtel presque désert. Je pense que les deux voitures sur le parking appartenaient à la Réceptionniste et à la femme de ménage !

Nous avons donc profité du parking gratuit. Celui-ci est relativement vaste, et vu que l’hôtel se trouve dans un village, le stationnement n’est de toute façon pas un problème.

Comme on nous a attribué une chambre au rez de chaussée, l’homme est retourné garer la voiture sous la fenêtre. Cela lui a permis de garder un œil dessus même si le coin semblait tranquille, puisque nous avions des bagages plein le coffre !

Le check in a été rapide et très sympathique. La Réceptionniste est réellement adorable et le mot n’est pas trop fort (c’est pour cela que je met l’info en gras et la souligne, car vraiment, nous avons trouvé dans cet hôtel un accueil au top du top) ! Elle nous a imprimé les horaires de train et trouvé un parking gratuit proche de la gare. Elle a même appelé l’hôtel de Stezzano pour savoir s’ils avaient des billets de train, car il n’est pas possible de les acheter à la gare !

Les communs sont jolis, propres. Le couloir moquetté est une bonne chose car cela amortit bien les bruits de pas. En revanche on entend la télé des voisins (et ils doivent entendre la notre car elle est vieillotte et il faut pousser un peu le volume pour pouvoir suivre les dialogues). On entend aussi énormément les bruits de tuyauterie.

Je n’ai pas regardé tout en détail mais nous avions des chaînes étrangères en plus des italiennes (BBC notamment).

La chambre est un poil vieillotte mais relativement propre et fonctionnelle. La présence d’un minibar bien frais est appréciable, pour caser notre demi pastèque !

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Le lit est un peu vétuste avec un matelas à ressorts un poil mou. Mais nous sommes trop heureux de pouvoir enfin nous reposer pour nous plaindre de la literie, qui reste fort correcte ! En revanche, la couverture est tachée sur la face cachée… Nous en trouvons une plus propre dans le placard, et changeons.

Le sèche cheveux est cassé. J’ai voulu m’en servir pour désembuer le miroir et cela n’avait aucun effet ! En plus il est automatique. C’est à dire qu’il se stoppe tout seul. Si l’on a fini avant la minuterie, il faut le laisser souffler pour rien. Inutile de vous préciser qu’il fait un bruit d’avion !

Un coffre fort est à disposition mais comme je n’emmène jamais mes diamants en vacances, nous ne l’avons pas utilisé.

Dans la salle de bain, une baignoire nous attend. Le robinet est fixé au milieu, et pas au bout de la baignoire. C’est tip top pour se baigner à deux sans que l’un ne doive se sacrifier et avoir le robinet dans le dos ! On trouve aussi un bidet (Italie oblige !), un WC, un lavabo avec une grande tablette super pratique pour tout caser !

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Et bien-sûr, il y a des produits d’accueil (gel douche, bonnet de douche, mouchoirs), et des sachets pour protections périodiques.

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L’homme a trouvé l’hôtel trop vieillot et a regretté que certains équipements soient cassés (la vitre de la baignoire était fissurée, il y avait des toiles d’araignée sous les chevets,…) mais pour ma part j’ai trouvé que l’hôtel offrait un bon rapport qualité-prix. On sent que l’on est dans un hôtel qui a été très classe, mais que les années ont passé. Du coup, l’accueil et les services sont toujours bons, mais les équipements ont vieilli.

Nous n’avons payé que 50 € pour une nuit, sans petit-dèj. Le parking était inclus, ainsi que le wifi. Pour le wifi, il fallait se mettre à proximité de la porte ou carrément dans le couloir, mais bon, cela fonctionnait !

J’ai beaucoup apprécié l’accueil à la fois professionnel et bienveillant. La réception ouverte 24h/24 était un vrai plus.

Enfin, l’hôtel est situé dans un joli village (Treviolo) et on peut rejoindre plusieurs grandes villes en quelques minutes :

*Bergamo 10 mn

*Monza 35 mn

*Milan… 50 mn probablement (pas testé et cela dépend de la circulation !)

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Eglise de Treviolo

Dernier point, il y a un grand centre commercial à 5 minutes : Curno. On peut y faire ses courses chez Auchan, et le choix est énormissime (en Italie c’est exceptionnel). Il y a un rayon traiteur où l’on peut acheter de quoi pic-niquer pas cher (taboulé, salade de farro, légumes vapeur). C’est LE bon plan notamment pour manger vegan et équilibré, sans se ruiner ! Les plats spéciaux en rayon coûtent un œil en Italie, alors que les plats de céréales et légumineuses des rayons traiteur sont ici à 1,90 € les 100 grammes environ. On peut aussi acheter des olives , tomates séchés, le tout au poids.

Curno abrite aussi un magasin Media World (électronique), des magasins de vêtements etc…

Si c’était à refaire, je pense que je reviendrais dans cet hôtel car il offre le nécessaire pour passer un bon séjour à petit prix.

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Campanile de Treviolo

Why Can’t you just Eat?

Les troubles du comportements alimentaires désignent différentes maladies parmi lesquelles l’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie, pour ne citer qu’elles.

Ils touchent essentiellement des femmes, le plus souvent jeunes, et peuvent entraîner  de graves séquelles, voire dans les cas extrêmes, le décès (20 % des cas selon l’auteur de ce livre, en incluant les suicides).

Dans son livre « Why can’t you just Eat », Shannon Lagasse partage son expérience, et nous raconte comment elle est tombée dans l’enfer des TCA (eating disorders en anglais).

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En partant de son propre vécu, et sans vouloir généraliser, elle décortique les mécanismes qu’elle a elle-même construit, la plupart du temps de façon inconsciente, et qui l’ont retenue prisonnière.

Elle explique comment elle a défini plus ou moins consciemment, des règles pour s’alimenter de façon extrêmement restrictive.

« There was not much in the lunch room that would constitute as healthy, and certainly nothing that fit the parameters I had set ut for myself around food. »

Il n’y avait rien dans la salle à manger, qui pouvait être sain, et certainement rien qui entrerait dans les paramètres que j’avais moi-même définis autour de la nourriture…

Shannon décrit puis analyse, et nous offre une vision très claire de ce que sont les TCA, et de ce que ressent la personne qui en est victime.

Shannon était un peu ronde, comme la plupart des femmes de sa famille. En commençant un régime d’elle-même, elle a peu à peu éliminé tous les aliments les plus caloriques, jusqu’à ne plus manger que des légumes et quelques fruits.

Parallèlement, elle s’est mise à pratiquer le sport à outrance, organisant sa vie autour de son activité physique.

Obsédée par l’idée de perdre toujours plus de poids, et encouragée par les compliments de son entourage, la jeune femme a basculé dans une spirale infernale.

I could only eat, I only deserved to eat, once I’d worn my body out through exercise.

Je ne pouvais manger, je ne méritais de manger, qu’une fois que j’avais usé mon corps par l’exercice.

Ce livre est relativement court (130 pages) et très facile d’accès. Il permet de comprendre comment naît le trouble alimentaire, comment il évolue, et pourquoi il est si compliqué d’en sortir. Il explique très clairement qu’il s’agit d’une maladie mentale, et pas d’une simple envie de ressembler à un mannequin taille 0 !

Shannon Lagasse s’en est sortie justement, et pose un regard fort intéressant sur son expérience, avec la volonté de comprendre, et d’expliquer, pour aider les personnes qui souffrent de TCA, et leur entourage.

Il s’agit réellement un témoignage à mettre entre toutes les mains, aussi bien celles des malades que de ceux qui souhaitent en savoir plus, et comprendre. Parce-que trop souvent, nous avons encore l’image de la personne anorexique qui choisit de ne manger que des pommes pour ressembler aux mannequins de la fashion week, alors que non, les TCA sont bien plus compliqués que cela.

Ce livre est en anglais, et à ma connaissance, n’a pas encore été traduit en français, mais je n’ai pas eu de difficultés à le lire, car il ne contient pas de termes particulièrement compliqués.

Pour aller plus loin, vous pouvez suivre l’auteur sur les réseaux sociaux, notamment sur TWITTER.

I was creating and feeding my own eating disorders with these thoughts.

Je créais et alimentais mes propres troubles du comportements alimentaires avec ces pensées.

La Dernière Fugitive

« I am surprised myself at how hard I have found it to adjust to this new life. » I had thought that I would take it easily. »

J’ai lancé un challenge sur le site Livraddict, qui s’appelle Lire dans toutes les Langues. Le principe est simple : il s’agit de lire un maximum de livres en langues étrangères, d’ici septembre 2017 !

Après avoir lu Le Cercle Littéraire des Amateurs d’épluchures de Patates en VO, j’ai enchaîné sur la version numérique de The Last Runaway, de mon auteure favorite, Tracy Chevalier ! Sachez que ce livre existe aussi en français, sous le titre La Dernière Fugitive. (D’ailleurs je l’ai en français, et je n’exclus pas de le relire dans quelques années, car cela m’arrive parfois avec les livres de cette auteure).

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Nous sommes en 1850, et Honor Bright s’embarque avec sa sœur, Grace, pour l’Amérique. Là-bas, Grace doit épouser un anglais, qui a émigré. Mais la traversée de l’océan est éprouvante, et Grace tombe malade puis décède… Honor poursuit son voyage et s’installe comme prévu chez Adam, le futur époux de sa défunte sœur. Mais elle ne se sent pas à sa place dans l’étrange trio qu’ils forment avec Abigail, la sœur du frère décédé d’Adam…

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Une fois de plus, Tracy Chevalier nous fait changer d’époque, et nous propose de découvrir un joli portrait, d’une jeune femme attachante et en plein chamboulement. Honor change de pays, quitte sa famille, et va devoir se (re)construire dans une Amérique qui se trouve elle-même en pleine mutation.

En effet, l’Amérique est divisée sur la question de l’esclavage. La communauté de Quakers à laquelle appartient Honor est théoriquement contre l’esclavage. Mais cela ne veut pas dire qu’elle aide pour autant les esclaves à s’affranchir…

Au travers de ce roman, nous découvrons la nouvelle vie de Honor, son mariage avec un paysan de l’Ohio, son intégration en Amérique, sa rencontre avec des esclaves en fuite…

L’histoire nous est comptée par un narrateur extérieur. Elle est entrecoupée de lettres écrites par Honor à ses connaissances restées en Angleterre.

Certains passages sur l’esclavagisme, notamment quand Honor interroge son nouvel époux et lui demande s’ils peuvent aider les fugitifs m’ont particulièrement touchée. J’ai trouvé qu’ils étaient très actuels, en ce sens que le mari de Honor justifie en partie le recours à l’esclavage, en expliquant que sans cette pratique, ils ne pourraient pas avoir tout le coton nécessaire à leur vie actuelle. Cela pourrait se rapprocher de certains débats que nous avons maintenant, autour de l’écologie, et du recours à des mains d’oeuvre très peu payées à l’étranger…

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Lire ce livre en anglais m’a semblé assez simple, bien que nous ayons des tournures de phrase d’époque. L’emploi du vieux pronom « thee » à la place du « you » est un peu perturbant au départ, mais l’on s’y fait ! Au contraire, cela contribue à nous mettre tout de suite dans l’ambiance de l’époque.

Ce livre sera l’occasion de vous familiariser avec le lexique de la campagne : hay, straw, barn, to milk the cows, oat, …

Alors, tentés ? Peut-être avez-vous déjà lu ce roman, ou d’autres de Tracy Chevalier ?

Bienvenue parmi les nobles ! [Rédacteur Invité]

Bonjour à toutes et à toutes, et merci d’accueillir Malik, qui prend le clavier pour proposer une chronique ludique, sur un jeu de société ! Pour ceux qui n’auraient pas fait le rapprochement, Malik est mon homme-nivor. :-p

 

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Permettez-moi (allez, siouplé, ce ne sera pas long) de vous parler aujourd’hui d’un jeu de société très sympa auquel j’ai joué pas plus tard que cet après-midi : « Among Nobles« , qui, pour les non-anglophones, veut grosso-modo dire « Entre nobles ».

Quelques informations :

Le principe du jeu :

Le jeu tourne autour d’une thématique simple : le mariage entre générations de nobles. Il reprend des grands noms de la noblesse européenne d’antan, tel qu’Henri VIII ou Charlemagne.

L’idée motrice du jeu est, à partir d’un couple de départ, de créer une dynastie puissante en faisant des enfants, en les mariant à des partis intéressants, pour devenir la faction la plus prestigieuse au sein de la Noblesse.

 

Un point sur la misogynie :

On n’a pas l’habitude des jeux ouvertement misogynes, mais « Among Nobles » en est un. Mais ce n’est pas de sa faute. Il reprend un mode de pensée et de fonctionnement typique de la noblesse du moyen-âge et des époques successives. A cette époque avoir un héritier mâle était un cadeau de Dieu et une grande chance, les filles étant appréciées mais surtout en tant que « monnaie d’échange » pour des mariages intéressants.

Il vous faudra donc passer votre chemin si vous êtes trop sensibles à ce sujet, ou fermer un peu les yeux si vous voulez tout de même y jouer :)…

Comment joue-t-on ?

Chaque joueur bénéficie de 3 jetons d’action, et d’un couple de départ.

Chaque carte de personnage a 4 lignes avec des icônes de couleur (une ou plusieurs) qui représentent des actions. Les hommes comme les femmes ont des actions, mais les mâles ont souvent des actions plus fortes, avec le petit bémol que certaines femmes peuvent sublimer leurs hommes une fois mariées. Et seules les femmes ont des actions de procréation… qu’elles ne peuvent effectuer bien sûr que si elles sont mariées (à une exception près).

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Les cartes ont 2 zones : une zone d’avantages à gauche, et une zone d’actions à droite. Lors d’un mariage, on met la carte de la mariée à moitié derrière celle de son époux. Ce qui fait qu’elle perd ses « avantages » mais donne des actions supplémentaires à son mari.

A chaque fois que c’est son tour, un joueur pose un jeton d’action sur une ligne d’action d’un de ses personnages. Il effectue alors les actions de la ligne les unes après les autres. Un mâle célibataire aura le plus souvent 2 actions par ligne, alors qu’un couple en aura au moins 4 ! D’où l’intérêt des mariages !

En plus sans mariage, pas d’enfants, et du coup, quand votre génération la plus vieille meurt (c’est triste, mais c’est la vie), si vous n’avez pas de descendants vous êtes éliminés.

Vous pourrez, au cours de votre tour, faire des enfants, marier vos fils, vous rendre à l’église, faire une action militaire, ou intriguer.

Lorsque vous mariez un de vos fils, chacun de vos adversaire doit vous présenter une de leurs filles (s’ils en ont de célibataires) et vous faites votre choix (comme au marché pourrait-on dire). Il est judicieux de programmer vos mariages quand des filles intéressantes sont disponibles pour pouvoir avoir des actions puissantes.

Avoir une fille, c’est bien, mais elle vous sera ravie dès qu’un de vos adversaire aura un mâle à marier, vous rapportant un peu de prestige au passage mais rien de plus (le joueur avec le plus de prestige remporte la partie).

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Le jeu comporte des factions, autrement dit, des couleurs : vert, bleu, rouge, et jaune. Chaque couleur correspond à une affinité avec un type d’action : intrigue, religion, guerre, et commerce. Un couple ne peut avoir d’enfant que d’une couleur d’un des deux membres. Regardez donc bien les enfants disponibles en fonction des couleurs et de leurs pouvoirs.

Les actions militaires vous permettent de conquérir des provinces pour vous amener des impôts (or, ou prestige). Le joueur majoritaire au début du tour sur une province gagne son impôt.

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Conclusion :

J’ai vraiment bien aimé ce jeu. Les combinaisons d’actions et de couleurs doivent être mûrement réfléchies, et il faut faire attention à ne pas se faire rattraper par le temps qui peut mettre fin à toute une génération. Les enfants, c’est la vie.

Il se prend en main assez facilement, mais est assez fin pour vous assurer de nombreuses parties sans répétition.

Il faut compter à peu près 1 h, 1 h 30 pour finir la partie.

NB : il n’existe qu’en anglais, et est très difficile à avoir, vu qu’il est assez peu distribué…

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