Le Voyageur de Noël – Anne Perry

Bonjour à tous et… joyeux Noël !

Ce billet est programmé pour se poster automatiquement, car à l’heure où il apparaîtra sur le blog, je serai en réalité à l’étranger… Mais chut, je n’en dis pas plus, car vous aurez la surprise de découvrir les photos à mon retour… !

La couverture de ce livre aux éditions 10/18 me laissait penser qu’il serait totalement de saison. Et en effet, l’action du Voyageur de Noël se situe un peu avant Noël, en Angleterre. Nous sommes en 1850.

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En réalité, point de Père-Noël impliqué dans cette histoire. Les protagonistes sont les frères Dreghorn, qui se réunissent chez la veuve de l’un d’entre eux, afin d’élucider la disparition de Judah (oui, Judah Dreghorn, et pas le Judah de la Bible hien).

En effet, Judah vient de mourir, et les circonstances qui entourent son décès sont assez troubles. En plus, un certain Gowell porte des accusations très graves à l’encontre du défunt, juge pourtant très respecté…

Henry, ami de la famille, et parrain de la veuve de Judah, Antonia, mène l’enquête…

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Il s’agit du second roman d’Anne Perry que je lis, et comme la première fois, j’ai été totalement séduite par ce livre. Le Voyageur de Noël est un roman particulièrement court (160 pages) et l’action se lance donc immédiatement. Vu la taille du livre, il ne faut pas s’attendre à de nombreux rebondissements, ni à s’imprégner totalement, mais malgré tout, Anne Perry parvient à créer un bon suspens, et à nous proposer un dénouement digne de ce nom.

Le style est fluide, très abordable. On lit sans aucun effort, et sans jamais avoir besoin de revenir en arrière.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance dans la maison des grands lacs, avec cette famille qui se réunit pour espérer trouver une explication au drame qu’elle vient de vivre.

Je ne me suis pas mélangé les pinceaux entre les différents personnages, et j’ai trouvé l’histoire totalement divertissante !

 

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J’avais proposé ce livre en lecture commune sur Livraddict. Voici le lien vers le billet de Mandorla, qui a lu ce roman en même temps que moi…

Un Homme à la Hauteur [film]

Récemment j’ai vu 20 ans d’ Écart avec Virginie Efira, et ai été agréablement surprise par cette comédie, qui s’est révélée plus qualitative que ce à quoi je m’attendais. Cela m’a donné envie de découvrir la filmo de l’actrice belge française (oui oui, elle a été naturalisée en 2016). Parce-que finalement, j’ai été bluffée par sa présence à l’écran. Je le confesse, je m’attendais à regarder un film léger-léger, où elle servirait surtout à faire joli, et en fait, j’ai été surprise de découvrir qu’en plus d’être superbe, Virginie Efira est aussi très bonne actrice !

J’ai donc choisi de visionner Un Homme à la Hauteur, dans lequel elle donne la réplique à Jean Dujardin. Il faut savoir que cette comédie est un remake d’un film brésilo-argentin Corazón de León !

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De quoi cela parle ?

Diane (Virginie Efira) est une superbe jeune femme, qui travaille comme Avocate.

Au début du film, elle arrive chez elle après sa journée de travail, envoie valser ses Louboutin, et se prépare à prendre un bon bain, quand son téléphone sonne…

Elle décroche, et se retrouve en ligne avec un mystérieux inconnu qui lui annonce avoir trouvé son portable… En effet, agacée par une discussion conflictuelle avec son ex, Diane a oublié son téléphone à la terrasse d’un café. L’homme au bout du fil lui propose de prendre un café avec lui, et de lui remettre son précieux mobile…

Poli, amusant, Alexandre a tout du parfait gentleman, et Diane n’hésite pas très longtemps avant d’accepter sa proposition… mais une fois sur place, une surprise de taille l’attend… Alexandre mesure 1,36 m !

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Vous le savez toutes et tous, Jean Dujardin ne mesure pas 1,36 m… Donc il a fallu ruser pour le faire incarner un bonhomme de cette taille. Les acteurs ont joué devant un fond vert, il y a eu une doublure pour les scènes ou Alexandre est de dos, etc etc… Mais on oublie bien vite l’aspect technique, tant les effets sont réussis ! Et on se concentre uniquement sur l’histoire…

L’histoire justement, se lance très vite, et j’ai totalement accroché à celle-ci, puisque le personnage d’Alexandre compense sa petite taille par un bagout et un charisme hors normes ! On comprend que le cœur de Diane chavire…

On comprend aussi que ce n’est pas forcément évident pour la jeune femme de présenter son nouveau mec à ses proches, par peur des réactions…

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Un homme à la hauteur est une jolie comédie romantique, qui traite de la différence, et du regard que les gens peuvent porter sur ceux qui ne sont pas totalement dans la norme.

On pouvait s’attendre à un film plein de clichés, mais finalement, ce film tire son épingle du jeu… Certes il y a des préjugés, des gens qui parlent à Alexandre comme à un gamin, d’autres qui ne peuvent pas concevoir que Diane s’amourache de lui à cause de sa taille, d’autres encore qui se moquent ouvertement de lui. Mais tout reste savamment dosé, et donc totalement crédible…

J’ai encore une fois été convaincue par Virginie Efira, et j’ai été ravie de visionner ce film, que je vous conseille vivement !

Meilleurs Vœux

Bonjour à toutes et tous !

Le temps est venu pour moi de vous présenter mes meilleurs vœux pour les fêtes.

Je vous souhaite bien-entendu de passer de très bons moments, auprès des personnes qui vous sont chères, à faire des choses qui vous font plaisir !

Prenez le temps, savourez, cassez le rythme, et emmagasinez un maximum de choses positives, car c’est vraiment tout ce qui compte !

Décembre est également le moment de faire une petite rétrospective, même si je ne suis pas une grande amatrice de bilans et de compte-rendus. Je ne vous sortirai pas les stats de 2016, rassurez-vous ! (Je ne dis pas que je ne les regarde pas, et que je ne frétille pas quand un pic de visites apparaît, hein).

Par contre, j’aimerais vous remercier pour cette année passée ensemble. Vos commentaires et attentions me vont droit aux cœur, et j’ai plaisir à me connecter sur WordPress chaque jour, pour voir la petite pastille orange qui indique que vous êtes fidèles à ce petit blog !

Continuez comme cela, et on se dit à très bientôt. Le blog ne prend pas de vacances, grâce à la magie de la programmation. Et moi je reviens entre Noël et Nouvel An, pour vous présenter des bouquins, des films, et vous parler voyage…

@+++

Ana

 

Ma Grand-Mère vous Passe le Bonjour

C’est chez Popcorn&Gibberish que j’ai eu la chance de gagner le ebook Ma Grand-Mère vous passe le bonjour. Le titre donnait envie…

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C’est l’histoire d’Elsa, petite fille de presque huit ans, particulièrement éveillée, et de sa Mamie. Mamie est spéciale. Elle n’hésite pas à rentrer dans le lard de ceux qui ne sont pas d’accord avec elle. Elle braille, montre ses fesses et dit des gros mots. Mais Mamie est néanmoins très attachante, ne serait-ce que pour l’amour sans limite qu’elle porte à Elsa.

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Quand la petite fille est triste, Mamie l’emmène dans le monde Presqu’Éveillé et lui parle de Miamas et de ses créatures magiques. Mamie et Elsa ont leur propre univers, et leur langage secret…

Quand Mamie quitte ce monde, elle laisse à Elsa une grande mission, celle de remettre des courriers à différentes personnes qui ont comptées pour elle. Commence alors pour la petite fille, un jeu de piste qui lui permettra de découvrir une autre facette de la vie de Mamie, et de comprendre un peu mieux pourquoi Maman aime tout maîtriser, pourquoi l’alcoolique est aussi addict, pourquoi la voisine est aussi tatillonne…

Mamie n’a pas toujours été comme Elsa l’a connue. Elle a eu une vie avant d’être Mamie, et cette vie a été marquée par des rencontres, des drames, des déceptions…

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J’ai globalement aimé l’histoire et le message principal. On se rend compte que les défauts des uns et des autres ont toujours une explication, et que les apparences sont souvent trompeuses.

En revanche, j’ai trouvé que le récit était parfois un peu trop longuet. J’ai notamment eu du mal au départ, à accrocher à l’intrigue autour du voisin surnommé Le Monstre et du chien de combat (le Worse). Le monde imaginaire créé par Mamie est très intéressant, et joliment présenté. Mais parfois j’avais envie que les passages soient plus rapides, pour que l’on avance dans l’intrigue réelle ! J’étais impatiente. Au milieu du livre, j’ai trépigné. Mais ensuite, j’ai compris que ce que je prenais pour des longueurs, était utile à l’intrigue, car cela permettait de faire évoluer les personnages, et de nous les rendre plus intimes, comme ils devenaient plus intimes avec Elsa justement…

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L’intrigue tourne autour de tous les personnages qui vivent dans le même immeuble que Mamie et Elsa… On sait qu’il y a des non-dits, des éléments potentiellement tragiques à découvrir… On aimerait bien découvrir ce qui s’est réellement passé et que Mamie a pu vouloir enrober de guimauve…

Le récit nous tient en haleine, malgré une baisse de rythme au milieu du roman.

J’ai été bluffée par cette histoire vraiment originale, et j’ai eu un pincement au cœur au moment de quitter Elsa. Je crois que cela suffit à résumer le fait que ce livre est un BON livre, un livre qui créé un univers dans lequel le lecteur se sent bien…

Petit plus : l’histoire se passe en hiver, et notamment pendant les réveillon de Noël. Allez-y, c’est de saison !

Celle que j’aime [DVD]

J’aime beaucoup l’actrice Barbara Schulz et regrette qu’on ne la voie pas plus souvent sur grand écran. Je me souviens l’avoir adorée dans le téléfilm L’Enfant de la Honte, et l’avoir ensuite retrouvée avec joie dans Le Jeune Casanova, aux côtés de Stefano Accorsi.

C’est en cherchant dans sa filmo que j’ai appris l’existence du film dont je vais vous parler.
Le casting avait tout pour me plaire puisqu’il incluait également Marc Lavoine et Gérard Darmon !

Celle que j’aime est une comédie / romance réalisée par Elie Chouraqui, et sortie en 2009. On peut parler de comédie romantique, mais je dirais que c’est aussi dans une certaine mesure, un film familial. Vous comprendrez bien vite pourquoi.

L’histoire est assez classique. On part d’une situation banale, qui pourrait être celle de tout un chacun.

C’est une maman trentenaire, prénommée Isabelle, qui élève son petit garçon toute seule, car le papa et elle ont divorcé. Tous deux vivent heureux, dans une sorte de cocon mère-fils. Mais… la jeune et jolie maman a un nouvel amoureux dans sa vie, qu’elle cache à tout le monde depuis environ un an.
Et en toute logique, cet amoureux finit par en avoir marre de devoir se cacher… C’est là que les choses se corsent, puisque le petit garçon, Achille, n’est absolument pas prêt à laisser un autre homme aimer sa maman !

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Vous allez me dire que c’est une histoire vue et revue, et que vous vous demandez bien en quoi ce film peut avoir une quelconque originalité.

Et bien pourtant, il vaut la peine d’être vu ! Les acteurs sont merveilleux ; à la fois attachants et très justes chacun dans leur rôle.

Il y a des bien-sûr des clichés et des points un peu gros, qui sont le propre des comédies. Mais globalement Elie Chouraqui propose ici un film d’une grande sensibilité, sans verser dans la sensiblerie.

Le duo Barbara Schulz-Gérard Darmon est intéressant. Darmon joue l’ex (papa d’Achille donc) et l’on ne tombe pas dans le cliché du père qui vient pourrir la vie de son ancienne compagne. Sans dire qu’il accueille Antoine (le nouveau donc, campé par Marc Lavoine) à bras ouverts, il essaie autant que possible, de faciliter les choses pour tout le monde et surtout pour son fils.

C’est donc un joli petit film, une comédie réussie, avec un vrai petit plus, en raison du chouette casting, fait d’acteurs que (personnellement en tout cas) l’on ♥.

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Alors, déjà vu ? Sinon, j’ai réussi à vous tenter ? :-p

Tu voulais voir Vérone ? T’as vu Vérone !

Si je vous dis « Vérone« , au mieux vous me répondrez « Roméo et Juliette« , au pire vous ne saurez pas quoi dire. Me trompe-je ? La voisine de Venise est assez peu connue. Pourtant, cette ville de Vénétie ne manque pas d’arguments pour attirer le touriste curieux !

Vérone est une grande ville (900 000 habitants) et la circulation en voiture peut être compliquée. Même en août nous avons trouvé cela assez tendu par moments sur de grandes artères où tout le monde semblait faire un peu n’importe quoi ! Les mauvaises langues diront qu’en Italie c’est la norme, mais je leur répondrai qu’elles se trompent en résumant l’Italie à ses grosses villes. Au bord du Lac Majeur les gens roulent avec beaucoup plus de civisme. Mais… nous nous éloignons du sujet !

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Le centre ville est plein de zones bleues où le stationnement est limité en durée. Mais le soir, la plupart des zones bleues deviennent gratuites et illimitées (voir les horaires notés à chaque fois sur des panneaux). C’est un poil compliqué à appréhender pour le touriste de base, et nous avons pu constater que même pour les habitants parfois cela n’était pas totalement clair !

 

C’est beau une ville la nuit…

Nous sommes arrivés en fin d’après-midi et le temps de poser nos bagages à l’hôtel, nous avons découvert la ville de nuit, en nous garant vers le tribunal (places dans la rue, gratuites après 19 h à cet endroit).

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Ce soir là, il y avait un opéra (Aïda) dans les arènes et nous étions la veille du 15/08, donc il y avait énormément de monde dans les rues.  C’était très agréable de se balader sur la piazza Bra.

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Les gens mangeaient des glaces autour de la fontaine, ou geekaient sur leurs smartphones, assis sur les grands escaliers !

Les touristes finissaient leurs pizze en terrasse…

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Les arènes sont impressionnantes, et immenses. Des décors sont stockés en face et les gens s’amusent à se prendre en photos avec. Le jour, on croise aussi des gladiateurs qui posent avec les touristes en échange d’une pièce.

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Le Castelvecchio (datant du XIVème siècle) vaut le détour… de jour comme de nuit, mais surtout de jour pour profiter de son joli pont… Nous y reviendrons un peu plus loin…

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Nous avons ensuite visité la ville de jour, en commençant par un tour en petit train touristique (5 €). J’ai regretté que les commentaires soient très succints et diffusés via les hauts parleurs et non dans des casques individuels. Du coup avec le bruit du train sur les pavés et les voix des autres passagers, nous avons eu bien du mal à entendre quoi que ce soit ! Les explications en français arrivaient en dernier (après italien-anglais-allemand) et nous les avions après avoir dépassé les monuments.

Ceci dit, le petit tour de 25 mn est sympathique ! Il permet de cerner tous les principaux points d’intérêt pour y retourner ensuite à pieds ! (Attention, le train ne va pas dans les zones piétonnes, logique, et n’emmène donc pas à la Casa di Giulietta).

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Ci-dessus, la piazza Bra, où se trouvent de nombreux restos, avec vue sur les arènes…

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Le midi, nous avons mangé chez Flora, un resto 100 % vegan, où l’on paye au poids. Deux buffets sont à disposition, un froid et un chaud. On se sert, on fait peser son assiette, et on mange ! On peut passer plusieurs fois au buffet si besoin, prendre un pain en supplément (1 €), un dessert, etc…

Ce jour là il y avait des plats de quinoa aux légumes, lentilles à la menthe, spaghetti de légumes, orecchiette, des aubergines fondantes servies avec une sauce délicieuse, du riz… Tout est détaillé sur des ardoises et l’on sait ce que l’on va manger !

Nous nous sommes absolument régalés et avons même fait un brin de causette avec le serveur, qui a vécu en France et parle très bien français !!

Promis je vous posterai un billet spécial sur ce resto, avec photos !

 

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À Vérone la plupart des points d’intérêt sont payants :

 

*Petit train touristique 5 € les 25 mn

*Cathédrale 2,50 € (nous y sommes entrés pendant un concert du 15/08 et du coup il n’y avait pas de billetterie, mais nous sommes restés à l’entrée pour ne pas déranger).

*Castelvecchio, le château médiéval avec son pont levi. On peut néanmoins admirer l’extérieur et passer sur le pont Scaliger en pénétrant dans la cour du château (gratuitement). Le pont est vraiment original et je conseillerais vivement d’aller l’admirer car c’est l’un des monuments que j’ai préféré à Vérone.

Tout de briques rouges, il enjambe l’Adige, depuis le milieu du XIVème siècle… enfin, en réalité, il a été détruit par les allemands en 45, et reconstruit presque à l’identique !

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J’aurais aimé monter dans la Tour des Lamberti mais l’entrée de la Tour seule n’est proposée que lorsque le musée est fermé. Sinon on paye obligatoirement pour les deux… Le prix est de 8 €. Il me semble qu’il y a un supplément pour monter avec l’ascenseur mais je n’en suis pas certaine (les tarifs étaient compliqués à comprendre !).

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La tour des Lamberti est voisine de la Piazza delle Erbe. Cette place envahie par les stands pour touristes (si vous voulez rapporter un porte-clefs, une casquette, ou vous acheter une salade de fruits, notez l’adresse) mérite que l’on vienne la découvrir tôt le matin, ou tard le soir, quand les kiosques sont repliés…

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Nous ne pouvions pas tout faire donc nous avons choisi de visiter San Zeno , à 2,50 €/personne.

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On entre et découvre un Joli cloître. Une expo autour de la Cène reprend de grandes œuvres sur ce thème. Puis, l’on visite l’église et sa crypte.

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Dans l’église, une Coupe en porphyre : monolithe d’époque romaine provenant d’un bâtiment thermal (IIème siècle après JC) nous surprend par ses dimensions ! Là j’ai souri, car mon homme prenait des photos d’un petit bassin, sous tous les angles… Je me suis approchée et j’ai compris qu’il n’avait pas vu le monolithe romain, dans son dos, et pensait que le petit bassin qu’il photographiait, était celui du IIème siècle. Ah ah ah ! :-p

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A savoir… Sur la fresque de la Cène, les scorpions font allusion à l’imminente trahison de Judas.

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La porte en bois a été réalisée par deux Maîtres de l’époque, qui ont assemblé des morceaux de bronze provenant d’autres portes, d’époques et de milieux culturels différents. Cette porte est protégée par une autre porte en bois et donc, visible uniquement depuis l’intérieur.

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La crypte est très belle et l’on y trouve le cercueil de verre de San Zeno (protégé par une grille).

Nous nous sommes arrêtés devant le surprenant tableau Eterna eclissi d’ Aladino Ghioni (peinture avec des clous)… Je l’ai trouvé superbe !

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Dans l’église, on voit des écritures sur les murs, comme des dégradations que laisseraient des écoliers sur les tables de cours… en s’approchant, on peut relever les dates, et constater que ce sont en fait des graffitis d’époque, que l’on doit probablement à des fidèles qui s’ennuyaient pendant la messe !

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Puis, au fur et à mesure de notre balade, nous avons vu la Chiesa di San Lorenzo (payante mais avec un petit jardin qui vaut le coup d’œil si vous passez à proximité_ne faites pas le détour exprès).

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Ne quittez pas Vérone sans avoir vu l’impressionnante Porta Borsari (époque romaine) et Santa Anastasia. Cette église se visite mais il faut payer et nous avions encore d’autres points à visiter donc nous ne sommes pas entrés.

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Pour les amateurs d’églises, il est possible de payer 6 € pour visiter les 4 églises principales de la ville (Duomo, San Zeno, Santa Anastasia, …).

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Santa Anastasia

Il existe une carte qui inclut les entrées des principaux monuments et offre des réductions. Elle se décline en 24 et 48 h (18 ou 22 €). Nous ne l’avons pas prise car nous n’étions pas intéressés par les musées et préférions faire certaines activités qui n’étaient pas comprises dans la carte (le petit train notamment). Faire tout ce qui est compris sur la carte en 24 h me semble très compliqué, à moins de commencer tôt le matin, de finir tard le soir, de ne pas manger et de courir entre chaque étape !!

 

Et puis Juliette…

Enfin, il fallait voir la maison de Juliette (celle qui aimait Roméo). Si vous voulez mon avis, c’est un attrape touristes car Giulietta&Romeo sont des personnages de fiction, popularisés par William Shakespeare qui a synthétisé des contes italiens. Par définition, puisque Juliette et son amant n’ont pas existé, ils n’ont eu ni maison ni tombe. Mais bon, le touriste aime avoir l’impression de voir des trucs de ouf alors on peut assez facilement lui vendre tout et n’importe quoi…

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Le mur du passage qui amène à la maison de Juliette est recouvert d’inscriptions d’amoureux qui se jurent que leur passion sera éternelle. Certains ont collé des déclarations d’amour écrites tant bien que mal sur des serviettes de resto, avec des chewing-gums en guise de pâte à fixe. Summum du romantisme, on peut acheter un petit cadenas en forme de cœur dans la boutique Romeo et Juliette, à côté de la maison…

 

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Ensuite il faut voir le balcon, quelques mètres plus loin. Les visiteurs, ceux qui ont payé pour entrer dans la maison, peuvent parader sur le balcon en faisant des duck faces. Certains s’en donnent à cœur joie et posent pendant de longues minutes… J’ai patienté pour pouvoir faire une photo sans Juliette peroxydée en mini short…

 

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Dernière étape, le touriste doit absolument palper le sein droit de la statue de Juliette pour s’assurer amour et prospérité. Nous ne l’avons pas fait car nous sommes déjà amoureux et prospères, et surtout un peu trop timides pour faire cela devant des centaines d’autres touristes.

Mais d’autres ne se gênaient pas. Deux hommes se sont même pris le chou car l’un se moquait du second qui restait un peu trop longtemps à peloter la statue. Cela s’est fini en « What is zeu problem? What is zeu problem? » tandis qu’un garde suivait la scène depuis une fenêtre, l’air blasé. So fucking romantic!

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Hop, on ressort de la cours en prenant garde à ne pas salir ses chaussures sur les dizaines de gobelets de glace abandonnés au sol, et on rejoint des rues moins engorgées.

Impression générale ? Vérone est une jolie ville mais trop de touristes ne lui rendent pas hommage. Il faut sortir un peu des sentiers battus et visiter les églises et les petites rues, car si l’on se borne à suivre les attractions autour de Roméo et Juliette, on finit rapidement écœurés.

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On retrouve à Vérone, l’ambiance des grandes villes touristiques, avec des rues bondées, des boutiques spéciales pour touristes, et des vendeurs qui vous interpellent en anglais. Difficile de vivre la vraie Vérone, celle des italiens ; du moins quand on reste seulement deux jours, comme nous ! Mais la visite nous a néanmoins beaucoup plu et nous garderons un souvenir plutôt positif !

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Ci-dessus, des pavés probablement usés par les roues des charrettes…

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La défense d’éléphant qui pendouille sur la piazza delle Erbe, sans que personne n’ait jamais vraiment su pourquoi.

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Un audio-guide d’un autre temps…

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Devant le Duomo…

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Et, dans le Duomo...

J’espère que la visite vous a plu. N’hésitez pas à commenter, et à vous abonner pour ne pas louper les futurs billets sur mes autres visites italiennes ! :-p

Nailmatic met du rouge sur mes doigts

La marque Nailmatic est française (cocorico !) et propose des vernis de toutes les couleurs, vendus en distributeurs automatiques (mais pas que). On les trouve aussi en ligne, et dans certains points de vente plus traditionnels. De la conception à la fabrication, les vernis Nailmatic sont 100 % made in France. C’est plutôt cool, non ?

J’avais déjà testé et adopté ces vernis, car j’en avais gagné trois flacons à un jeu concours, il y a au moins 4-5 ans. Je savais qu’il s’agissait de bons produits. La preuve, je les utilise encore et ils n’ont pas bougé en qualité.

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Alors quand le magazine Grazia s’est associé à la marque, pour proposer un vernis en presque cadeau avec l’un de ses numéros, j’ai sauté à pieds joints sur l’occasion !

Voilà donc comment Grazia, c’est le nom du vernis, a rejoint ma vernithèque…

Grazia est un rouge que je qualifierais de « coquelicot » (même si officiellement il est vermillon). Il est pétant, avec un fini crémeux sans chichi. Même sans aucun top coat, il brille.

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Grazia, comme tous les vernis classiques de chez Nailmatic, coûte 6 € les 8 ml, un prix somme toute abordable.

Il est 7-Free. Whatizit ?  Et bien cela signifie qu’il est formulé sans ingrédients over méga cracra, qui en veulent à votre santé  = sans toluène, formaldehyde, dibutyl phtalate, résine de formaldehyde, paraben, xylène, camphre. C’est un point ultra important pour moi, car je porte du vernis tous les jours, et ne suis pas emballée par l’idée d’y laisser ma santé. Nos ongles ont l’air imperméables, mais ils ne le sont pas. Ce que l’on applique dessus entre donc en contact avec notre peau, et en prime, nous inhalons les solvants lors de l’application. Autant faire un peu attention à la composition de nos vernis, vous ne croyez pas ?

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Ce que j’adore chez Nailmatic, outre les petits flacons cylindriques qui sont forts jolis, c’est le pinceau. Il est en forme de langue de chat… Et je trouve cela supra pratique pour réaliser une manucure au poil, sans bavure !

On positionne le pinceau au ras de la lunule, et on déroule, pour un résultat juste WHA-OU ! Une couche pourrait suffire, mais en en posant une seconde on obtient une tenue bien meilleure, alors autant faire un peu de zèle ! En plus, la texture est facile à travailler, et le séchage réellement rapide.

J’ai appliqué Grazia (sur une base of course) une heure avant d’aller au lit, et le drap n’a même pas fait de marques sur ma manucure. Royal !

Alors voilà, si vous cherchez un rouge vermillon bien punchy, un classique indémodable, made in France, vegan, 7-Free, et pas trop cher… pourquoi pas Grazia ?

Sinon, si vous êtes plutôt pourpre, grenat, ou même carrément jaune citron, il y a aussi Romy, Kate, Lulu, et une foultitude d’autres couleurs à découvrir… par ici !

 

La Cuisine des Sorciers

Les Sorciers sont à la mode en ce moment, et peuvent remercier J. K. Rowling notamment, qui a largement contribué à leur rendre leurs lettres de noblesse ! Il est loin le temps où les mômes craignaient les vieilles bonne-femmes au nez boutonneux, qui sillonnaient le ciel sur leur balai !

Les sorciers sont in, et c’est tant mieux !

Si chez vous il y a des fans de sorcellerie, des druides en herbe, des aspirants magiciens, alors voici un joli livre qui pourrait constituer une chouette idée cadeau…

 

 

Il s’agit de La Cuisine des Sorciers, un livre de recettes ensorcelantes, mises au point par Aurélia Beaupommier, et publié chez Solar Éditions.

 

 

Dans ce beau livre de près de 200 pages, vous trouverez cent recettes illustrées, pour réaliser des plats sucrés ou salés, inspirés de différents univers, tel celui de Harry Potter, Ma Sorcière Bien-Aimée,  Narnia, ou encore Donjon et Dragons !

Les recettes sont bien présentées, et organisées par thèmes :

*Cuisine Magique du Quotidien

*Festins des Grands Jours

*Gâteaux et Goûters Merveilleux 

On nous précise les temps de préparation, de cuisson, de repos, et bien sûr, la liste des ingrédients.

Puis, la recette est détaillée, avec une bonne dose d’humour à chaque fois. Par exemple, pour l’omelette soufflée de Saroumane, on nous dit de « lance[r] une tornade dans une jatte » avant de préciser entre parenthèses que l’on peut aussi utiliser un batteur !

Puis, il faut « déchaine[r] les vents du Caradhras » pour que la crème épaississe !

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Il y a de belles idées, originales, pour toutes les occasions.

Les images sont superbes, et donnent envie de se lancer.

Les instructions sont à la fois amusantes et claires.

Bref, c’est un beau livre, que l’on aura plaisir à consulter !

 

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#livre

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Alors, ensorcelés ?

Ce livre coûte 24,90 €.

Les Cerveaux [ciné]

J’ai gagné deux places pour une comédie américaine actuellement à l’affiche : Les Cerveaux. Voilà le contexte. Sans ces places, je vous avoue que je ne serais pas allée voir ce film au ciné, car il ne m’avait pas spécialement tapé dans l’oeil. Mais quand j’ai des places gratis, j’aime passer mon vendredi soir au ciné avec Chéri-bibi.

L’affiche est relativement classique : une bande de trois mecs aux looks improbables, et au milieu, une blonde sexy. Cela fleure bon la connerie, et on sait à peu près à quoi s’attendre… pas le film du siècle, mais une opportunité éventuelle de passer un bon moment de détente.

Le film dure 1 h 34, et met en scène quelques têtes déjà connues, comme Owen Wilson (Les Stagiaires, The Grand Budapest Hotel), et Jason Sudeikis (Comment Tuer son Boss, les Miller : une famille en herbe).

 

L’histoire, la voici la voilà :

David Ghantt mène une petite vie routinière. Il travaille comme convoyeur de fonds à la Loomis, et transporte donc des millions de billets verts, qui ne lui appartiennent pas.

Il est fiancé à une jeune femme intrigante, avec qui je n’aimerais pas me retrouver seule une fois la nuit tombée…

Sa seule source de plaisir dans son quotidien répétitif, vient de Kelly, sa jolie collègue.

C’est par son biais que David va se lancer dans le plan foireux que vous voyez venir à 20 kilomètres, celui de voler les biftons dont il a la charge… Et comme l’affiche et le titre du film le laissent présager, cela ne va pas forcément se passer comme sur des roulettes…

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Il ne faut pas s’attendre à un film d’auteur, qui va révolutionner votre façon de voir la vie. Ce film est fait pour divertir et faire rire. Remplit-il sa mission ?

OH YES! IT DOES!

Je vous avouerai que nous avions un peu les balls avant d’y aller, car les notes sur Allociné n’étaient pas bien terribles. En plus, en entrant dans la salle, il n’y avait que deux ados, le nez collé à leurs smartphones. C’est tout… Pour un vendredi soir, ce n’était pas super bon signe.

Et pourtant… dès les premières minutes, nous avons ri. Et je ne parle pas de sourire, non non, carrément de RIRE ! D’ailleurs, l’homme s’est penché vers mon oreille et m’a dit « eh mais c’est super marrant en fait ?!! ».

Oui, il y a vraiment de bons gags, et on s’amuse devant cette comédie, car elle ne vire pas trop dans la connerie pure et gratuite. Il y a un savant dosage entre bêtise et sentiments. Les personnages ont chacun à leur façon, un petit côté attachant.C’est ce qui fait toute la différence avec films beaucoup plus lourdos, façon Very Bad Trip (là je n’ai pas ri du tout…).

Le braquage de la Loomis est vraiment tordant. En fait ce n’est pas un braquage, vu que David a les clefs. Il passe des heures à déplacer les billets depuis le dépôt jusqu’à son fourgon, en prenant les liasses presque une à une. Il fait même une petite danse de la joie devant les caméras de surveillance… Bref, je vous donne une idée de l’ambiance du film… Les Cerveaux aurait aussi bien pu s’appeler les Loosers !

Vraiment, nous allions au ciné presque à contre cœur, et finalement, une fois le film terminé nous nous sommes dit que lorsqu’il sortirait en DVD, il nous le faudrait !

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Et vous, l’avez-vous vu ?

Irez-vous le voir ? 🙂

Partir – Lucien Rigolini

C’est par le biais des partenariats proposés sur Livraddict, que j’ai reçu mon exemplaire numérique du roman Partir, de Lucien Rigolini.

Le résumé proposé par la maison d’auto-édition Librinova avait aiguisé ma curiosité, et j’avais cliqué pour demander mon ebook…

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J'adore 🙂 #xmas

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De quoi parle ce livre ?

Ce roman nous présente Paul, alors qu’il entreprend d’escalader le Mont Blanc avec son guide.

Paul est bon skieur, et il souhaite réaliser son rêve, celui de gravir le sommet pour ensuite redescendre à ski, par la face nord.

Mais ne vous y méprenez pas, Partir n’est pas un roman sur la montagne… Non. Enfin, pas que !

Pendant son périple, Paul pense énormément. Au centre de ses pensées, il y a sa femme, Marielle, dont il est éperdument amoureux.

Au début du roman, nous en savons très très peu sur elle, et l’auteur délivre quelques détails de façon homéopathique. Nous sentons qu’il y a quelque chose de douloureux dans le cœur de Paul, sans savoir précisément quoi…

Tout comme son guide, qui le questionne poliment mais n’ose pas trop insister, nous attendons d’en découvrir un peu plus, et de comprendre ce que cache le personnage principal…

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#livre #roman #lecture #ebook

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J’avais lu un autre livre qui situait son action à la montagne. Il s’agissait de La Voie Marion de Jean-Philippe Mégnin. J’avais adoré cette histoire d’amour sur fond de sommets enneigés, et me réjouissais de retrouver un décor similaire. Mes attentes ont été comblées dès les premières pages de Partir, car on se retrouve de suite immergés dans les Alpes.

J’ai beau ne pas être une montagnarde et avoir skié une seule fois dans ma vie (et encore, plus sur les fesses que sur mes skis), j’ai eu énormément de plaisir à suivre Paul et son guide dans les paysages enneigés.

J’ai trouvé l’écriture de Lucien Rigolini très agréable. J’ai juste regretté que les dialogues soient parfois un peu trop soutenus. Ce n’était pas un problème de compréhension, mais plutôt de réalisme. Quand les personnages discutent entre eux, ils emploient des tournures de phrases et du vocabulaire ampoulés, que l’on imagine assez peu à l’oral. Et puis, ils s’expriment tous dans ce même style soutenu, ce qui donne une certaine homogénéité assez peu crédible.

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Heureusement, l’histoire particulièrement intéressante m’a fait passer ce petit point négatif au second plan…

Il faut dire que Partir nous emmène également à Rome, et que c’est très bien tombé, car j’avais moi-aussi une escapade italienne de prévue. Et du coup, j’ai pu « pré-visiter » la capitale italienne avec les héros du livre.

Nous partons dans les souvenirs de Paul, et revivons son histoire d’amour avec Marielle, et notamment leur voyage de noce à Rome, et l’une de leur escapade à Venise…

Paul fait visiter la ville éternelle à sa femme, et lui raconte des anecdote sur les principaux monuments. J’avais envie (et ne m’en suis pas privée) de tout surligner !

Il y a comme une sorte de petit guide au sein même du roman. Cela m’a vraiment plu !

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A part la critique sur le style un peu trop soutenu à mon goût, je dois aussi souligner le fait que j’ai sauté quelques passages à la fin du roman. En effet, après avoir eu la vision de Paul, nous découvrons le point de vue de Marielle. La construction est intéressante, et j’ai aimé avoir les deux versions, mais par moment, j’avais l’impression de relire exactement la même chose que la veille. Donc j’ai accéléré jusqu’au passage suivant.

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Ce fut néanmoins une très belle découverte que ce roman, même si pour une fois, j’avais deviné la fin (c’est rare !!) et je vous invite vivement à le découvrir à votre tour… En attendant, je vous donne un petit extrait, comme une mise en bouche, sensée vous donner envie de vous lancer dans la lecture de cet ouvrage !

Et je remercier Librinova pour m’avoir donné l’opportunité de découvrir ce livre !

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C’était terrible en effet cette manie qu’il avait de se préoccuper à contre temps de choses sans importance sur le moment. […] La plupart du temps d’ailleurs, ce qu’il redoutait ne se produisait jamais, mais en attendant cela l’empêchait de profiter pleinement […].

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Il pensait qu’il allait reconstituer avec sa bien-aimée la bulle dans laquelle, enfant, il s’isolait pour se préserver des vicissitudes du monde extérieur. »

 

@bientôt !