La Maison Enragée et autres nouvelles

Pendant le mois de décembre, Folio organisait un concours sous forme de calendrier de l’avent, sur sa page Facebook. Il fallait attendre chaque jour une publication de leur part, et être le plus rapide à partager, et envoyer un mail, en espérant recevoir un livre…

A plusieurs reprises, j’eu le bonheur d’être la plus réactive, et de recevoir un Folio dans ma boîte aux lettres. 🙂

C’est ainsi que j’ai découvert La Maison Enragée de Richard Matheson, un recueil de courtes nouvelles fantastiques…

***

Je ne lis pas souvent des histoires fantastiques, mais cela m’arrive, et je garde de bons souvenirs de livres comme La Dimension Fantastique ou Le Rhinocéros qui citait Nietzsche.

Pour ceux qui comme moi, l’ignoreraient, Richard Matheson est un auteur américain décédé en 2013, à qui l’on doit notamment le scénario de certains épisodes de la série La Quatrième Dimension.

***

La Maison Enragée est la nouvelle qui m’a le plus plu dans ce livre, car il s’agit d’une maison qui se venge de son occupant absolument insupportable, par le biais de différents objets. Elle n’est pas hantée, mais possède une sorte de pouvoir, qui lui permet d’agir…

La dernière nouvelle m’a bien plu également. C’est l’histoire de deux couples d’amis qui ont emménagé dans un appartement, au loyer étonnamment bas… Très vite, certains personnages se mettent à avoir des doutes sur le gardien de l’immeuble…

Je n’en dirai pas plus, car les histoires sont très brèves, et que je ne voudrais pas vous dévoiler trop d’éléments et briser le suspens…

***

Ces nouvelles m’ont laissé une impression mitigée. Autant j’ai apprécié les deux que je vous ai décrites un peu plus haut, autant les autres ne m’ont pas vraiment marquée… J’ai trouvé que cela manquait de substance, et que l’on n’avait pas vraiment de dénouement.

La plupart du temps, je suis restée sur ma faim…

Toutefois, ce livre est vraiment rapide à lire, et peu cher (2 € tous ronds) donc si vous aimez les nouvelles fantastiques, et qu’il vous tente, vous ne risquez pas grand chose à vous l’offrir…

Pagès me thym à peu près ce discours…

C’est à l’hôtel que j’ai pour la première fois découvert la marque française Pagès, qui propose des thés et infusions. Quelques sachets étaient disposés sur un plateau de bienvenue, et j’avais pu goûter un bon thé vert…

Par la suite, la marque m’a gentiment contactée pour me proposer de découvrir ses produits. Et j’ai reçu une boîte d’infusions, que je vais vous présenter sans plus tarder !

*

Chez Pagès, les infusions (et les thés font partie des infusions) sont certifiées biologiques. On a du choix, avec des classiques (Darjeling, Ceylan, Earl Grey, thé noir au citron, thé vert au jasmin) et des originaux (le thé mangue-abricot me fait de l’œil par exemple).

*

Dans la gamme des infusions, l’on trouve un petit nouveau : l’infusion de thym, bio et recommandée pour lutter contre le rhume ! C’est de saison, vous ne croyez pas ?!

En effet, le thym est une plante aromatique bien connue, que l’on associe au sud de l’Europe. Appréciée en cuisine, elle est aussi consommée sous forme d’infusion, et apaise les voies respiratoires.

Purifiante, elle aide aussi à digérer.

Tout cela, je l’ignorais, car j’ai beau consommer des thés et infusions quotidiennement, je n’avais pas le souvenir d’avoir déjà bu du thym. Autant je connais bien la mélisse, le fenouil, la verveine, la camomille, la menthe (etc… etc…) autant le thym était un grand absent de mes placards !

Bien s’hydrater est essentiel, pour éliminer les toxines, favoriser la digestion, drainer, etc… Alors tant qu’à consommer de l’eau, autant y incorporer des plantes, pour les bienfaits et le goût !

Le parfum de cette infusion est surprenant, car le thym ne manque pas de goût et que l’odeur se diffuse autour de la tasse. On aime… ou l’on n’aime pas. L’homme n’aime pas du tout par exemple ! Moi en revanche j’ai apprécié, et j’ai consommé mes petits sachets sous forme de « cure », pendant une semaine !

Désormais, je peux le dire, je sais quelle goût a l’infusion de thym ! 🙂 Merci Pagès.

Et vous, une petite infusion après le repas ? Quelles sont vos plantes favorites ?

 

 

Quand on s’y Attend le Moins – chicklit italienne

J’aime beaucoup l’Italie, et à défaut de pouvoir m’y rendre physiquement autant que je le souhaiterais, j’effectue des séjours virtuels grâce à des films et lectures !

Je ne loupe jamais un bon roman italien… euh en fait si, car je n’ai encore rien lu d’Elena Ferrante malgré tout le bien que j’en entends (cela viendra !!).

*

#lecture #chicklit #Italia @editionsbelfond

A post shared by Ana (@chiarastory) on

Lorsque j’ai vu qu’un roman de Chiara Moscardelli était sorti chez Belfond, et qu’il s’agissait d’un livre de chicklit, mon sang n’a fait qu’un tour. Je le voulais ! En plus, l’action se situe à Milan, et moi cette ville, je l’aime d’amour ♥♥♥ !

« A Milan tout le monde est pressé et manifeste un agacement immédiat si on se montre lent en quoi que ce soit. Les Milanais ouvrent le sachet de sucre avant même l’arrivée du café. »

 

Résumé à ma sauce (tomate)

Dans Quand on s’Y attend le Moins, Chiara Moscardelli nous brosse le portrait attachant de Pénélope, une sorte de Bridget Jones italienne, originaire de Bari (sud de la botte), milanaise d’adoption.

Pénélope est un peu empotée, et a le chic pour se mettre dans des situations peu enviables, comme ce jour où passablement ivre sur son vélo, elle renverse un sosie du Conte Ristori (c’est un sex symbol d’une série télé italienne)…

La situation est déjà embêtante, mais cela ne s’arrête pas là pour notre héroïne, puisqu’elle va découvrir que le turn-around manager employé par sa boîte pour dégraisser, est ce fameux jeune homme… enfin, pas exactement… Il lui ressemble énormissimement, mais dit s’appeler Galanti…

*

😂 #roman #milano #vegan

A post shared by Ana (@chiarastory) on

C’est un roman entre la chicklit et le feel-good, qui fait l’effet d’une bouchée de pâtes fraîches al dente, avec une sauce pesto faite maison…

Il y a énormément de bouquins de chicklit qui sortent chaque jour, et à mon sens, beaucoup n’ont pas un grand intérêt. Il arrive fréquemment que je m’ennuie en lisant ce genre de roman, ou pire que l’héroïne m’agace prodigieusement… Ce n’est pas forcément évident d’imaginer un personnage principal à la fois crédible, rigolo, et attachant… Mais avec Pénélope, Chiara Moscardelli a totalement réussi.

L’héroïne est vraiment à mourir de rire. Elle a bien-sûr des défauts et complexes (c’est bien cela qui la rend adorable, comme d’hab) mais aussi des qualités, qu’elle a tendance à ne pas voir. Autrement dit, Pénélope a un gros point commun avec la femme lambda : son manque de confiance en elle. C’est d’ailleurs ce manque de self-esteem qui la maintient dans sa position actuelle, puisqu’elle n’ose pas forcer le destin et candidater à des postes plus adaptés à son profil.

Résultat, elle bosse chez Pimpax, une marque de protections périodiques, dont elle assure la communication externe. Concrètement, Pénélope rédige des articles sur le point G, l’orgasme, l’amour… alors qu’elle ambitionnait à la base d’être Journaliste…

Ses collègues sont pour la plupart des blondes filiformes qui se nourrissent de pousses de soja et de tartes aux pois chiches sans gluten. Il y a d’ailleurs quelques passages savoureux sur la mode du vegan à Milan, que j’ai trouvés particulièrement délicieux… (ok je suis végétarienne, donc je ne vais pas critiquer le véganisme, mais il faut reconnaître que c’est devenu super branché à Milan ces dernières années, au point d’en être parfois risible).

On rit de tout et n’importe quoi dans ce roman… Certains passages sur les collègues de Pénélope m’ont fait penser à des gens que j’ai pu moi-même connaître. Il y a ce type par exemple, que tout le monde surnomme « fichier Excel » car quoi qu’il fasse, il ouvre Excel pour créer un tableur sensé l’aider dans sa mission !

Il y a aussi cette manie adorable chez Pénélope, d’appeler sa Grand-Mère dès qu’elle est angoissée, ou a besoin d’un conseil. Et la vieille dame lui répond par des proverbes en dialecte, que l’on a envie de recopier pour ne pas les oublier !

Enfin, chose relativement rare dans la chicklit, il y a une vraie intrigue, autre que la simple intrigue amoureuse (entre Pénélope et Galanti/Ristori). Il s’agit de savoir justement, si Galanti et Ristori sont en réalité une seule et même personne… et qu’est-ce qui explique la ressemblance physique aussi énormissime ou la volonté de Galanti de nier qu’il est Ristori. Vous me suivez ?

Bref, ce bouquin est une totale réussite. L’auteure n’a gardé que le bon côté de la chicklit, et l’a adapté pour en faire un bouquin original, qui touche un peu au policier, un peu au feel good, pour devenir un roman vraiment à part…

Attention, il y a un fort risque de nuit blanche si vous l’entamez un soir, car il est très très difficile de le refermer tant on passe un bon moment avec notre copine Pénélope… Je vous aurai mis en garde ! 🙂

Ciao ciao ! 🙂

 

 

Liars and Saints – Maile Meloy

Liars and Saints est un roman traduit de l’américain et paru en français sous le titre Pieux Mensonges. La version originale date de 2003, et c’est celle-ci que j’ai lue, car j’ai eu la chance de trouver le livre papier chez Emmaüs !

 

Une famille, en Amérique…

Ce livre est une histoire de famille, qui débute dans les années 1940, avec la rencontre et le mariage d’Yvette et Teddy. Les jeunes gens s’unissent en Californie, et Yvette tombe enceinte avant que son mari, pilote de chasse, parte à la guerre. 

Ce roman nous fait partager le destin d’une famille américaine, pendant plusieurs générations. Nous suivons l’histoire d’Yvette et Teddy, puis de leurs filles, Clarissa et Margot….

*

Un récit plein de rebondissements…

Les histoires familiales, je m’en méfie d’habitude, car il m’est arrivé plusieurs fois d’en lire, et de regretter des longueurs… Ce fut le cas avec Le Goût des Pépins de Pomme de Katharina Hagena par exemple. Je pourrais aussi citer Boomerang de Tatiana de Rosnay, qui m’a plu, mais moins que ses autres romans, que j’ai trouvé dans l’ensemble plus rythmés…

Qu’ai-je pensé de Liars and Saints ?

Et bien d’entrée de jeu, j’ai véritablement accroché au style fort accessible de l’auteur, et à sa façon de nous présenter les personnages, de façon claire. On découvre Yvette et Teddy, puis leurs filles, et les fréquentations de celles-ci, mais il n’est nul besoin de relever les noms, car cela reste toujours très abordable !

Les faits s’enchaînent à un bon rythme et on ne se focalise pas sur un seul point, comme cela peut être le cas dans d’autres romans familiaux. Il y a des secrets de famille (pas un seul et unique), mais aussi des évènements a priori sans importance, qui marquent profondément certains personnages, et seront évoqués ponctuellement tout au long du récit…

Le roman est émaillé d’événements, et à la page 40 je me faisais déjà la réflexion d’être pleinement plongée dans l’histoire, et d’avoir découvert deux faits marquants !

Sur les 260 pages que fait ce roman, l’auteure arrive à nous immerger totalement dans la famille, et à nous faire nous attacher à chacun des personnages.

Nous découvrons les forces qui les animent, et comprenons leurs blessures, et leurs façons d’affronter certains événements.

J’ai ralenti ma lecture à la fin du livre, car je n’avais pas envie de me séparer d’eux… C’est rare que cela me fasse cela, et j’avais vraiment du mal à accepter de quitter ce roman.

Vous l’aurez compris, Liars and Saints a été un vrai coup de cœur… Je vous le conseille donc, et plutôt trente-cinq fois qu’une !

 

Ces clichés sur l’Italie…

Aujourd’hui c’est un billet culturel que je vous propose, pour commencer à démonter les clichés qui pèsent sur l’Italie en général, sa cuisine, ses habitants, ses villes etc… ! C’est parti ? Andiamo! (Et pas « vamos » qui est de l’espagnol s’il vous please.)

4Roccabianca (44)

Place du marché de Roccabianca, province de Parma

 

Il n’y a pas une Italie mais plusieurs.

Tout d’abord, pour bien comprendre l’Italie, il faut garder à l’esprit que le pays n’est pas uni et centralisé comme peut l’être, au hasard… euh, tiens, la France !

L’unification italienne ne date que du dix-neuvième siècle, et même si cela commence à dater un petit peu, les différentes régions qui composent la botte conservent une identité qui leur est propre. Vous me direz qu’en France aussi, un lorrain et un provençal n’ont pas tout à fait la même culture, le même mode de vie, mais en Italie les différences régionales sont encore probablement plus marquées…

*

Des dialectes encore bien présents

Il y a énormément de dialectes régionaux, qui sont encore utilisés, et parlés même par des jeunes. Les italiens parlent bien-entendu l’italien scolaire, celui que l’on entend dans les médias, mais ils connaissent aussi pour la plupart un italien régional, qui varie d’une région à une autre, parfois d’une province à une autre.

Coucher de soleil sur #Medesano - campagne parmesane - Italie

Medesano, province de Parme

 

Les italiens sont machos, ou pas

Le terme « macho » vient de l’espagnol, et désigne tout bêtement un mâle. Les clichés peuvent être tenaces, notamment celui de l’italien macho, infidèle et jaloux. Si vous aussi vous pensez que l’homme transalpin est forcément un homme des cavernes, il serait peut-être temps de sortir de chez vous. Si si, je vous assure. Vous trouverez des machos en Italie, comme vous pouvez en trouver en France, mais ce n’est pas la norme.

Il y a des italiens jaloux. Il y a des italiens misogynes. Mais il y a aussi des français jaloux, des français misogynes. Ce n’est pas une généralité/fatalité et fort heureusement !

Ceci dit, il me semble que le pays a encore à faire en termes d’égalité hommes-femmes, et de sexisme. Mais est-il le seul ? Pas sûre…

Pour un petit aperçu de ce que peuvent être les relations homme-femme en Italie à notre époque, voici quelques références de films et bouquins à découvrir :

*L’Ultimo Bacio (Juste un baiser), sorti en 2001. Il met en scène un groupe de trentenaires, dont plusieurs sont en pleine crise de couple…

*Les romans populaire (ce n’est pas un gros mot) de Fabio Volo, parmi lesquels Il Giorno in Più. C’est facile à lire, et quand on en a lu un, on les a à peu près tous lus.

 

Puisque l’on parle de misogynie, laissez-moi vous dire un petit mot sur le concours de Miss Italie (non je ne dis pas que les concours de miss sont misogynes). On aime ou pas les concours de miss, là n’est pas la question. Force est de constater que ces concours renseignent parfois largement sur la place de la femme dans un pays… Et bien en Italie, en 2016, une miss « Curvy » (comprenez qui ne rentre pas dans un slim taille 36), est arrivée première dauphine. Paola Torrente s’habillait en 42, Mamma Mia !

Certains journaux ont jugé cela encourageant d’arriver aussi haut dans le classement en assumant ses formes, à l’image de la Stampa, alors que d’autres se sont indignés que l’on puisse imposer à tous, la vision d’une miss qui ne correspond pas aux codes habituels…  Selon ces journaux, Paola débordait de son body. Vous trouvez que cela déborde vous ?!

L’Italie… ce pays que l’on associe aux brunes pulpeuses, à Sophia Loren, à Monica Bellucci, a vu ses codes de beauté évoluer apparemment. Vous me répondrez, la France aussi, si on compare sur la même période !

Ci-dessous, voici miss Italie 2014 lors de son sacre…

Si continua… ! #buonaserata #MISSITALIA2014 #MissItalia2015 #vitadamiss #nostop

A post shared by Clarissa Marchese (@clarissamarchese) on

Et miss Italie 2014 maintenant…

Les italiens sont classes

Oui. Mais pas toujours.

C’est une image qui colle à la peau des italiens. Ils sont réputés pour leur goût en matière de vêtements notamment. Certes, il y a une foule de grosses marques luxueuses originaires d’Italie (il faut vraiment que je les cite ?) mais dans la rue, vous pourrez être surpris de voir des jeunes femmes en jeans troué et T-shirt larges, et des garçons aux coupes de cheveux totalement improbables. Oui, en Italie aussi.

Ceci dit, il me parait indéniable de dire que les italiens prêtent malgré tout une attention particulière au paraître. D’ailleurs, la balade (passeggiata) est originaire d’Italie et ce n’est pas un hasard. En Italie on se balade, en famille le dimanche et les jours fériés, et on met rarement son jogging en molleton pour le faire…

 

IMG_0407

 

 

Il n’y a pas que la pasta et la pizza dans les assiettes !

Roma

Certes, on mange souvent des pâtes en Italie, sous toutes leurs formes, et avec des accompagnements variés, qui font que l’on ne s’en lasse pas. La pasta c’est en moyenne une fois par jour… Dans les supermarchés italiens, le rayon pâtes est bien fourni, et on n’a pas un choix binaire entre spaghetti et coquillettes.

Au resto, vous ne commanderez pas des « pâtes à la carbonara » mais des linguine (non il ne manque pas un « s » au bout), des penne, des farfalle ou des spaghetti. On précise le type de pâtes, et on ne choisit pas une variété au pif, sans se soucier de la sauce. Les pâtes à rainures retiennent la sauce que les lisses par exemple…

Il y aurait énormément à écrire sur les pâtes, pour vous parler des pâtes fraîches, de la vraie carbonara, qui ne se prépare pas avec la crème (sacrilège), du pesto de Gênes, de la cuisson al dente, mais ce serait très très long… Vous seriez surpris d’apprendre que oui, on peut cuisiner des pâtes au beurre, surtout dans le nord, où l’huile d’olive n’appartient pas à la tradition.

Pastaway

 

N’empêche, qu’il n’y a pas que les pâtes dans les assiettes italiennes. Les italiens consomment aussi du riz (sans blague) l’Arborio ou le Carnaroli cela vous parle ? Et si je vous dis « risotto » ?

Accrochez-vous, on trouve aussi en Italie, du pain. Il n’est pas compliqué de dénicher une boulangerie, et d’acheter du pain, avec un choix presque aussi vaste que chez nous, sinon plus. Dans la plupart des magasins on trouve un rayon boulangerie, avec des pains à la pièce, déclinés en nombreuses variétés (pain de seigle, pain complet, pain arabe, …). Bien-sûr, s’y ajoutent les focacce, originaire de Ligurie, et les pizze vendues au rayon libre service, qui ressemblent à des foccacie, avec des garnitures à base de sauce tomate, olives, parfois charcuterie, etc…

La pizza est originaire de Naples. Elle se déguste dans tout le pays, avec des variantes selon les régions. Si à Naples, elle est généralement énorme, avec une pâte épaisse, dans le nord, ses dimensions sont plus modestes, et sa pâte fine.

La pizza est généralement appréciée le dimanche soir, entre amis ou en famille. Elle est idéale pour les repas en terrasse, mais peut aussi être grignotée à la tranche (al taglio), en vitesse. On l’achète alors dans des boulangeries ou fast food, qui proposent la tranche de pizza à emporter.

 

La Mamma

Non, les italiennes ne sont pas toutes des brunes incendiaires à la longue et lourde chevelure façon Monica Bellucci.

Il y a aussi des petites blondes.

Il y a des italiennes aux yeux bleus.

Il y a des Mamma comme on les imagine, plantureuses et qui parlent fort.

Et il y a des Mamma passe-partout, plus ou moins grandes, plus ou moins brunes, plus ou moins minces, avec des lunettes, avec des baskets, avec des cheveux courts, avec des tatouages, avec du vernis à ongles bleus, ou pas. Bref. C’est un peu comme en France. Nous n’avons pas tous un béret et une baguette de pain sous le bras.

 

Les italiens sont extravertis, ou pas.

On a souvent l’image de l’italien qui parle fort, en faisant de grands gestes avec les mains. Il suffit de regarder autour de soi dans la rue pour constater que ce n’est pas une légende. Il existe. Il n’est pas compliqué de voir des italiens en grande conversation, hyper animée, sur les places des villages, chez eux, même parfois dans les églises. Mais je vous assure, les italiens timides existent aussi. Si si, j’en ai vu.

Globalement, je crois pouvoir affirmer sans me tromper, que les italiens du nord sont moins extravertis que ceux du sud. Mais là encore, j’insisterai sur le « globalement » car il ne s’agit pas de dire que tous les italiens du sud sont extravertis, et que tous ceux du nord sont ultra ouverts. J’ai déjà rencontrés des piémontais super bavards, et à l’inverse, des napolitains renfermés.

 

Et ça par contre, c’est vrai…

Les italiens boivent du café. OK, pas tous, et certains boivent de l’instantané pas bon. En Italie aussi il y a des gens qui sucrent le café, et généralement dans les bars, on trouve des sachets de sucre sur les tables, mais aussi de l’édulcorant.

Le café a beau être un grand symbole de l’Italie, il peut connaître des variantes, et être consommé avec de l’orge (orzo), du lait végétal à la place du lait de vache, etc etc…

Infusion en cours...

Et si malgré tout vous souhaitez commander du thé dans un bar italien, souvent on vous servira un sachet d’English Breakfast accompagné d’une rondelle de citron…

*

Ce sera tout pour ce premier billet sur le thème. On aurait pu continuer et parler de la religion, des magasins, de la télé italienne, de la politique, de la météo, de tout en fait.

Mais je pense qu’il faut savoir dire stop au bon moment, quitte à continuer dans un second billet.. à voir si le thème vous amuse, et vous fait réagir ! Ciao ! 🙂

 

 

Il faut sauver John Lennon, Mo Daviau

Et toi, tu lis quoi ? #roman #JohnLennon #lecture

Une publication partagée par Ana (@chiarastory) le

Peut-être est-ce parce-que la biographie de Lennon par David Foenkinos a été l’un de mes plus gros coups de cœur de 2016 (le livre est paru en 2010, mais moi je l’ai lu en 2016), lorsque j’ai vu ce titre dans les nouveautés parues aux Presses de la Cité, mon œil a été comme accroché.

La couverture originale et annonce un roman a priori amusant, avec un visage représenté à partir de la bobine d’une cassette audio… Cela fleurait bon le retour dans le passé, et moi j’aime assez…

Il Faut Sauver John Lennon est le premier roman de l’auteure californienne Mo Daviau.

*

Résumé

Karl est un ancien musicos, devenu propriétaire d’un bar un peu crade. Il partage son quotidien avec son vieux pote Wayne, quand un jour, en fouillant dans un placard, il découvre une sorte de faille spatio-temporelle, qui lui permet de retourner dans le passé.

En grands amateurs de musique, Karl et Wayne décident d’utiliser la faille pour assister à des concerts légendaires… ils proposent également à des connaissances de profiter de ce très bon plan, moyennement finances. Pas question d’utiliser le retour dans le passé pour modifier les choses. Ils s’y rendent comme simple spectateurs…

Et puis, un jour pas comme les autres, alors qu’ils se disputent car Wayne veut utiliser le retour dans le passé pour modifier les évènements (en l’occurrence, pour sauver Lennon), Karl s’emmêle les pinceaux et expédie Wayne en 980…

*

#lecture

Une publication partagée par Ana (@chiarastory) le

Ce roman a un délicieux goût de feel-good, et m’a fait penser à d’autres livres qui évoquaient le retour dans passé et la nostalgie. J’avais en tête Collector d’Olivier Bonnard par exemple.

Ce livre est vraiment sympathique, car les personnages sont attachants. L’auteure n’est pas tombé dans le travers de nous dépeindre des quarantenaires ados attardés, comme c’est souvent le cas pour les romans qui font appel à la nostalgie.

Elle réussit en quelques mots, à brosser des portraits de gens comme vous et moi, crédibles car faits de forces mais aussi de faiblesses, de blessures, qui les rendent humains.

Karl a des regrets, comme tout le monde. Avec le recul, il y a des choses qu’il aurait aimé faire différemment, des opportunités qu’il aurait dû saisir. Sa vie ne lui apparait pas forcément réussie et plus d’une fois il a rêvé de revenir en arrière et de changer les choses. Mais maintenant qu’il en a la possibilité, le fera t-il ?! Et s’il le fait, quelles seront les incidences sur le présent ? N’a t-il pas plus à perdre qu’à gagner sur ce coup là ?

Ce livre aborde l’amour au sens large, celui du couple, mais aussi l’amour entre deux amis. Il a aussi un côté écolo, car il nous fait réfléchir à notre planète et à ce qu’elle pourrait devenir à moyen terme. Bref, il est plus profond qu’il n’y parait… et pourrait bien vous surprendre !

Dans Il faut Sauver John Lennon, nous avons tous les ingrédients requis pour faire un bon bouquin : des sentiments, de l’humour, de la réflexion, et une bonne pointe de suspens. Bien mélangés, et cuits juste ce qu’il faut, ils forment un joli roman, que l’on savoure le sourire aux lèvres…

Les chats libres de Rome vous saluent !

Il y a un endroit à Rome que je voulais ABSOLUMENT visiter, et mon homme n’a pas rechigné une seconde pour m’accompagner. Il s’agit du Largo di Torre Argentina.

Largo di Torre Argentina

C’est une place située le long du Corso Vittorio Emmanuele, au centre de laquelle, une enceinte encadrée de barrières, est remplie de ruines ! On peut voir des anciens temples, et au milieu des vestiges… des chats, pleins de chats, pleins pleins pleins de chats…

Je passerai rapidement sur les ruines, qui ont beaucoup d’intérêt ne nous y trompons pas, mais ne constituent pas le point d’intérêt essentiel pour la plupart des visiteurs… Nous ne pouvons pas descendre dans l’enceinte, et approcher les ruines. En revanche, on peut aller à la rencontre des chats…

 

IMG_0542

 

C’est bien connu, chats et vieilles pierres ont toujours fait bon ménage. Les félins aiment s’allonger sur une pierre réchauffée par le soleil, se frotter contre d’anciennes colonnes, lézarder, jouer à cache-cache. Les chats sont liés à l’image de Rome, et il n’est pas rare de trouver des cartes postales ou les petits matous volent quasiment la vedette aux monuments.

C’est donc tout naturellement qu’ils ont élu domicile à cet endroit. Et puis, une association dédiée à leur bien-être a pris place dans un local du largo di Torre Argentina…

 

IMG_0992

A ce jour, elle s’occupe de plus de 150 chats, les nourrit, les stérilise, les soigne, et propose ceux qui peuvent l’être, à l’adoption.

Il y a des chats malades, certains n’ont que trois pattes, d’autres sont simplement vieux. Tous sont chéris, et semblent parfaitement à leur aise dans ce havre de paix, au milieu des bénévoles attentionnés, et des visiteurs complètement gagas (comme nous).

On peut en effet, accéder au local de l’association, par l’un des côtés de la place, en descendant un petit escalier. C’est l’occasion de visiter les chats, et de faire un don ou d’acheter un petit objet à la boutique, pour soutenir l’association.

IMG_0990

IMG_0978

IMG_0981

IMG_0971

L’entrée est libre. Il n’est nullement besoin de réserver, ou de s’annoncer.

Les bénévoles répondent aux questions des visiteurs, et renseignent sur les petits protégés. On apprend ainsi que la plupart des chats n’est pas à adopter. Les pensionnaires sont tous libres d’aller et venir comme bon leur semble. Certains sortent même de la place, et viennent se frotter aux mollets des passants. Quelques-uns sont gardés dans des cages, mais toujours pour leur bien. Ce sont les chats malades, ou les plus jeunes, qui ne sont pas encore stérilisés.

Romains comme touristes, apprécient cet endroit. On voit des gens s’arrêter et câliner un ou plusieurs chats avant de reprendre leur marche. Certains s’assoient et se retrouvent quasi instantanément avec un chat sur les genoux !

Largo di Torre Argentina

Largo di Torre Argentina

IMG_0547

On peut approcher les chats et les caresser, pourvu que l’on n’insiste pas s’ils n’ont pas envie. Nous sommes ici chez eux !

Largo di Torre Argentina

En tout cas, la visite nous a beaucoup plu, car nous avons fait le plein de tendresse auprès des petits félins, et nous sommes retrouvés dans un local plein de gens fous de matous, comme nous.^^

IMG_0963

IMG_0959

IMG_0961

L’endroit vaut largement la visite. Prévoyez minimum une demi-heure, car le temps à tendance à filer, et ce n’est pas l’endroit où l’on regarde sa montre !