La Femme Nue – Elena Stancanelli

La Femme Nue est un roman de l’auteure italienne Elena Stancanelli. Paru chez Stock, ce roman déroutant nous entraîne dans les pas d’Anna, quarantenaire romaine qui perd les pédales lorsque Davide la quitte, après cinq ans de vie commune. Plus que l’infidélité en elle-même, Anne est blessée par le fait que Davide aime une autre femme qu’elle.

Très rapidement, la narratrice, dont nous suivons le quotidien à travers une longue lettre qu’elle adresse à son amie Valentina, sombre dans un état proche de la folie. Elle est de plus en plus obsédée par Davide, et par la femme pour laquelle il est parti.

Elle traque leurs faits et gestes en lisant les messages de Davide, en suivant ses déplacements via son Iphone. Très vite, Anna ne vit plus que par procuration, et en vient à se négliger totalement. Alors qu’elle cesse de s’alimenter, et maigrit de façon spectaculaire, elle couche à droite à gauche, avec des hommes qui ne lui apportent aucun plaisir, et consacre tout son temps à espionner son ex et sa nouvelle amante.

Ce roman est formidablement bien écrit, et c’est le style de l’auteur, à la fois élégant et jamais pompeux, qui nous fait tourner les pages les unes après les autres, avec avidité.

Ma dernière #lecture a une couverture un peu olé olé 😋 #roman

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Le rythme est soutenu, sans longueurs, sans temps morts, et le roman dure juste ce qu’il faut.

Certes, le thème n’a rien de réjouissant, et j’appréhendais d’ailleurs une certaine noirceur, qui généralement me lasse, et fait que je n’ai pas envie de me plonger dans un livre, pour en ressortir plus déprimée qu’avant.

Mais bien que ce récit ne soit pas du tout un feel-good, il reste un livre délicat, qui explore un thème universel, celui de la rupture amoureuse, en pleine époque hyper-connectée qui est la notre. Et il le fait bien.

A lire !

 

Premier embouteillage de Rioz

En Franche-Comté nous avons une commune baptisée Rioz. Malgré son nom prometteur, cette commune n’attire pas vraiment les touristes internationaux pour ses plages de sable fin. Mais elle met du sien malgré tout, et a réussi à nous faire parcourir 20 km un dimanche matin, pour assister à un embouteillage. Je vous ai perdus ? C’est normal.

Embouteillage de Rioz

En fait, il s’agissait d’une concentration de véhicules anciens, qui avait l’originalité de ne pas présenter les voitures garées, mais en mouvement ! Les plus vieux spécimens dataient des années 20, les plus récents de 1970.

Les voitures ont défilé dans les principales rues de Rioz, en imitant un embouteillage de départ en vacances ! Au milieu de la cacophonie des klaxons, certains conducteurs allaient jusqu’à faire mine de s’énerver les uns après les autres !

Embouteillage de Rioz

Certaines voitures ont toujours la cote et sont connues et reconnues par tous les spectateurs. C’est le cas de la deudeuche bien-sûr, de la DS, mais aussi de la Fiat 500 !

Embouteillage de Rioz

Embouteillage de Rioz

Embouteillage de Rioz

La météo était vraiment idéale pour participer à une manifestation de ce type. Il faisait limite trop chaud en milieu de journée, pour défiler dans des voitures qui rappelons-le, n’avaient pas la clim ! Qu’à cela ne tienne, beaucoup ouvraient la portière !

Embouteillage de Rioz

Embouteillage de Rioz

Embouteillage de Rioz

Parfois, les voitures sont plus que restaurées, carrément « pimpées », à l’image de cette Peugeot qui n’a plus grand chose d’origine !

Embouteillage de Rioz

Embouteillage de Rioz

Cet événement marquait l’anniversaire du club Peugeot 403-203 franc-comtoises.

Embouteillage de Rioz

Embouteillage de Rioz

Embouteillage de Rioz

Nous avons passé environ 2 h 00 très agréables à l’embouteillage de Rioz, et humé les délicieuses fumées d’échappement presque avec délice ! Cette concentration d’un autre genre nous a régalé, encore plus qu’une concentration classique, avec des voitures à l’arrêt. C’est sûr, nous reviendrons pour la prochaine édition !!

L’Homme qui plantait des Arbres – Jean Giono

L’Homme qui plantait des Arbres est une nouvelle écrite en 1953 par Jean Giono. Le narrateur nous présente un berger qu’il aurait rencontré pendant une randonnée, Elzéart Bouffier. Ce Berger vit seul, dans un endroit relativement désert de la Provence. Il accueille le narrateur chez lui, pour lui permettre de se reposer. C’est ainsi que nous entrons dans la demeure bien tenue d’Elzéart Bouffier, et faisons connaissance avec cet homme, dont la passion est de planter des arbres. A partir de glands soigneusement sélectionnés, le Berger plante des chênes, puis des hêtres, des bouleaux… toujours avec beaucoup d’attention et de patience.

Il explique au narrateur que seule une petite partie des arbres plantés pousse, et que certains sont mangés par les rongeurs. Mais qu’importe. Il ne se décourage pas, et continue de planter…

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L’histoire se déroule, toute en poésie et en finesse, et nous découvrons peu à peu que les arbres grandissent, et qu’avec eux, Elzéart Bouffier n’a pas seulement créé une forêt, mais aussi redonné vie à tout un éco-système ! Petit à petit, le village quasi déserté reprend vie, et de nouveaux habitants s’y installent, ramenant la joie après les deux guerres…

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Ce livre m’a énormément plu. Il est très rapide à lire (10-15 minutes environ) mais laisse une empreinte. En effet, on peut longtemps réfléchir à tous les sens cachés de ce récit, qui prend des allures de conte pour adulte.

Le thème est étonnamment actuel, puisque l’on peut trouver des notions de développement durable, d’écologie, mais aussi y voir une métaphore du bonheur. Le Berger travaille à son propre bonheur, comme s’il suivant la maxime de Candide « il faut cultiver son jardin »… et avant tout, en planter les graines !

Le personnage du berger, solitaire et travailleur, nous fait nous interroger sur les valeurs du travail et de la patience. On réalise que ce n’est pas la reconnaissance qu’il pourrait tirer de son travail qui le rend heureux. Pour arriver à faire pousser une forêt, il a dû faire face à la perte de nombreux arbres. Mais ça, rares sont ceux qui en ont conscience, à l’exception du narrateur…

Certaines graines n’ont d’ailleurs jamais poussé, et ce malgré le soin apporté à leur sélection et à leur plantation…

Vraiment, je vous conseille vivement de découvrir cette nouvelle si vous ne l’avez pas encore fait. C’est un coup de cœur, un vrai !

 

Jardin des Plantes – Toulouse

J’aime beaucoup les jardins. J’adore me balader dans les parcs urbains, et flâner entre les plantes, sans quitter la ville.

De passage à Toulouse, nous avons eu la chance de visiter le jardin des plantes. C’était tout début mai, une période idéale pour fréquenter pareil endroit !

Le jardin des plantes de Toulouse a été créé en 1794 à son emplacement actuel. Avant il se trouvait dans le quartier Saint Sernin, mais le sol ne donnait pas entière satisfaction.

Le jardin servait initialement à fournir les étudiants en médecine en plantes médicinales. Désormais, il a surtout vocation à offrir un lieu de balade pour tous.

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Ne vous laissez pas intimider par les statues animalières peu accueillantes que vous pourrez croiser à l’entrée des lieux.

La chienne et la louve de Pierre Louis Rouillard semblent se prendre sérieusement le bec, mais elles sont bien les seules, car autrement l’endroit se prête plutôt au farniente !

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Dans le jardin, l’on trouve pas moins de 1 300 espèces, des plus communes, aux plus exotiques. Certaines sont conservées sous des serres, que nous n’avons pas pu visiter… faute d’avoir trouvé l’entrée à temps avant l’heure de fermeture. On ne se moque pas, merci.

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Une belle fontaine nous accueille, après les statues animalières. Elle est entourée de fleurs multicolores…

 

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Un bel érable…

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Deux beaux érables !

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Nous avons pu admirer un magnifique tulipier, reconnaissable à ses grosses fleurs, semblables à des tulipes, jaune-crèmes.

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Je crois que si je devais avoir un arbre préféré… ce serait le tulipier ! :-p

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Un couple de canards avait choisi de faire sa balade digestive en même temps que nous…

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Saurez-vous reconnaître l’arbre à qui appartient ces feuilles ?

C’est un Chêne, et plus précisément… un chêne des marais. Les feuilles sont différentes de celles du chêne pédonculé que l’on a plus l’habitude de croiser.

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Pour les fleurs, j’étale nettement moins ma science. Je sais juste vous dire que je les trouve très jolies !

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Cannabis ?

Non non, juste un érable !

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Je vous laisse avec une photo de hêtre pleureur. Il n’y a pas que les saules qui sont tristes parfois… !

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Pour plus d’informations sur le Jardin des Plantes de Toulouse, c’est par ici : site officiel.

Volevo solo andare a Letto Presto – Chiara Moscardelli

Je m’étais réellement régalée en lisant Quand on s’y Attend le Moins de l’auteure italienne Chiara Moscardelli. (Vous pourrez retrouver ma chronique en suivant ce lien.) Ma réaction a été (en toute logique), de chercher si l’auteure était présente sur les réseaux sociaux, pour lui manifester mon enthousiasme après avoir lu son livre. Et j’ai eu le plaisir de constater que 1/ c’était bien le cas 2/ elle répondait. Nous avons donc échangé quelques tweets, et je me suis abonnée à sa page Facebook, pour rester au courant de son actu.

C’est ainsi que lorsque son roman Volevo Solo Andare a Letto Presto (Je voulais juste me coucher tôt) a été proposé en promo, à 1,99 € seulement, en ebook, j’ai pu en profiter !

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Chiara Moscardelli est romaine d’origine, et vit actuellement à Milan.

4 romans ont été publiés, dont un seul traduit en français à l’heure où j’écris ces lignes :

*La vita non è un film (ma a volte ci somiglia) – La vie n’est pas un film (mais parfois elle y ressemble)

*Quando meno te lo aspetti – Quand on s’y attend le moins) –> disponible en français

*Volevo essere una gatta morta _bon courage au traducteur qui devra potentiellement adapter ce titre en français car l’expression « chatte morte » n’existe pas vraiment en français…)

*Volevo Solo andare a Letto presto – Je voulais juste me coucher tôt.

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 Chiara Moscardelli nous présente Agate Trambusti, romaine qui travaille dans les enchères d’œuvres d’art. Un jour pas tout à fait comme les autres, alors qu’elle se rend en visite chez un client, et après avoir cassé son talon dans les pavés romains, Agate se retrouve bien malgré elle au milieu d’une drôle d’affaire, impliquant des gens bizarres et potentiellement dangereux… Comme si cela ne suffisait pas, elle va aussi rencontrer un bel et intrigant jeune homme…

Et voilà, nous suivons Agate dans ce roman à mi-chemin entre la chicklit et le roman d’intrigue… dont seule Chiara Moscardelli a la recette.

C’est une lecture fraîche et divertissante, pleine de drôlerie.

J’ai aimé retrouver la bonne humeur de l’auteur, et suivre les aventures d’Agate. J’ai souri un paquet de fois, notamment lorsque l’héroïne évoque sa mère cristallothérapeute hippy déjantée.

Seul petit bémol, Agate m’a moins charmée que l’héroïne de Quand on s’y Attend le Moins, que j’avais trouvée plus attachante. Mais bon, on ne peut pas écrire QUE des petits chef-d’oeuvre ! Ce livre reste néanmoins très bon !

Si vous lisez en italien, ou si ce roman finit par être traduit en français, ne vous privez pas de le lire ! 🙂

Un roman sur le tennis

Lauren Weisberger est une auteure américaine née en 1977, à qui l’on doit Le Diable s’habille en Prada. Ce livre est son tout premier roman, paru en 2003, et comme beaucoup je l’ai adoré.

Laissez-moi à présent, vous parler d’un autre roman de cette auteur : The Single Games (titre français : l’Art et la Manière de Conclure en Beauté).

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Ce livre m’a été offert par Karine, ma e-copine à qui je dois déjà beaucoup de découvertes théinées !

Et je dois dire qu’elle a super bien choisi ce roman !

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Je ne m’intéresse pas du tout au tennis. Pour tout vous dire, j’ignorais même ce qu’était le fameux « grand Chelem » et je m’en fichais royalement.

Puisque nous en parlons, je vous l’explique rapidos, pour le cas où vous soyez aussi ignares que moi.

C’est en fait l’ensemble des quatre tournois les plus importants : Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open. Un joueur réalise le grand Chelem quand il remporte les 4 tournois la même année.

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 Mais revenons-en au roman…

De quoi cela parle ?

Charlotte, dite Charlie, est une joueuse de tennis professionnelle. Elle est parmi les meilleures joueuses de tennis au monde, mais pas LA meilleure, et cela commence à l’ennuyer un peu, d’autant qu’elle sort de blessure et que le temps passe… Elle aimerait décrocher le pompon avant de raccrocher ses raquettes.

Pour mettre toutes les chances de son côté, la jeune femme décide de se séparer de son entraîneuse, et de recourir à l’exigeant Todd. L’entraineur a amené les plus grands joueurs au top niveau. Ce n’est pas un rigolo, mais Charlie est persuadée qu’il est l’homme de la situation.

Nous suivons donc le parcours de Charlie, ses différents sacrifices et les compromis auxquels elle doit faire face, pour espérer grimper tout en haut du podium…

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Les chapitres sont courts. Ils abordent surtout les journées de Charlie, faites d’entraînements, de matchs, et de repas light pris généralement avec son père et son frère et Manager.

Nous découvrons aussi sa vie sentimentale, plutôt plate, sauf lorsque la jeune femme retrouve Marco, un autre joueur de tennis avec lequel elle tisse une relation qui se veut « casual »

Et puis il y a les frictions avec les autres joueuses, la pression des médias, les relations avec les différents sponsors, le rythme de folie qui va de paire avec la vie de sportive de haut niveau.

Tout cela est évoqué par l’auteure, et contribue à former un roman relativement complet, et jamais ennuyeux. Pendant environ 400 pages, je n’ai jamais décroché !

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Nous suivons certains passages de matchs, et étonnamment, même pour moi qui n’aime pas le tennis, ou du moins qui ne m’y étais jamais intéressée, cela a été passionnant.

Parfois j’avais l’impression de suivre le match depuis les gradins, et j’en aurais presque eu mal à la nuque à force de regarder la balle filer entre Charlie et son adversaire !

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J’ai beaucoup aimé ce livre, car il traite d’un thème assez peu abordé dans les romans de chicklit : le sport de haut niveau, vu à travers les yeux d’une athlète.

Ici, nous ne suivons pas une working-girl newyorkaise, qui trottine en talons aiguilles pour aller acheter son latte avant de rejoindre son bureau à la city. Nous découvrons le quotidien d’une tenniswoman, qui se couche tôt après un repas sans alcool, pour être en forme le lendemain et enchaîner les matchs.

Et franchement, j’ai beaucoup aimé découvrir le quotidien de Charlie. J’ai eu un pincement au cœur au moment de refermer ce roman, car je savais que l’héroïne allait me manquer…

Buddy – bon buffet à volonté à Rome

En nous baladant à proximité du Largo Torre Argentina, à Rome, nous avons remarqué un resto qui proposait de quoi manger vegan (mais pas que : il y a aussi des plats omnivores).
Comme nous avions prévu de retourner dans le coin le lendemain, nous y sommes allés pour le déjeuner.

Buddy se retrouve Corso Vittorio Emanuele II, 107A, à ROME.

Pour réserver, voici leur numéro de téléphone : +39 06 8772 8433

J’ai opté pour le buffet à volonté (15 €) et l’homme a pris une assiette de pasta alla carbonara (10 €) et du tiramisù (5 €).

Pendant que nous attendions que l’homme soit servi, nous avons vu cette petite Fiat 500 passer dans la rue… (oui, nous y étions au moment de Noël !!).

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Le buffet à volonté était constitué ce jour là de : boulettes de viande à la sauce tomate, calamars, riz cantonais sans viande, artichauts, aubergines grillées, courgettes grillées, petits pois, pommes de terre sautées, focaccie en tranches, mozzarella,…
Pour la partie sucrée, j’ai fait honneur au carpaccio d’ananas frais. On trouvait aussi des viennoiseries, tartes diverses et variées et des petits morceaux de gâteaux crémeux façon tiramisù.
Le tout était à volonté, dessert inclus.

We are ready for lunch 🍴 #buddyroma

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J’aurais juste aimé que des petites pancartes indiquent le contenu des plats. Parfois je n’étais pas bien sûre de ce qui se trouvait dans tel ou tel plat. Mais bon, cela restait jouable pour les végétariens (moins pour un vegan car la présence de lait est parfois compliquée à deviner).

Nous nous sommes régalés et avons conclu le repas par un bon espresso.

Crea la tua insalata 🌱 #buddyroma #healthyfood #green #spring

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Le service était assurée par une jeune femme super enthousiaste, qui virevoltait entre les tables. Elle était réellement super souriante et sa joie de vivre faisait plaisir à voir !!

Nous avons bien mangé et trouvé le rapport qualité-prix excellent. Les produits étaient bons ; les légumes grillés un peu trop huileux à mon goût mais il faut dire qu’ils sont souvent cuisinés ainsi en Italie. L’aubergine est une éponge à huile. C’est bien connu ! On ne peut pas s’en plaindre car ce n’est pas la faute du resto !

Last but not least : les WC étaient propres et spacieux. Je dirais que c’était les plus propres que nous avons pu « tester » à Rome. Et ça, c’est plutôt important quand on est touriste et que les plus gros soucis au quotidien sont de se nourrir sans se ruiner et de vider sa vessie !!

En tout cas l’adresse est à noter pour manger vegan mais pas que à Rome. C’est une belle idée pour régaler des vegans/végétariens et des omnivores dans un même resto !