Villages Visages [cinéma]

J’avais gagné une invitation pour deux, pour assister à la projection du documentaire Villages Visages au ciné. Je ne savais pas à quoi m’attendre, et j’avais décidé de me laisser surprendre, d’aller le voir sans en savoir plus…

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Je vous conseille de courir voir #VisagesVillages au ciné !

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Difficile de résumer ce documentaire, de lui donner un thème… Je vais essayer de vous décrire cet ovni, et surtout, de vous donner envie d’aller le voir à votre tour !

En fait, nous suivons Agnès Varda, photographe et réalisatrice française, que vous connaissez probablement. Mais si, c’est cette dame à la coupe au bol, qui a le haut du crâne blanc, et les pointes de cheveux teintes en roux ! Demandez à Google images si besoin ! Nous suivons donc Agnès Varda, et JR, Artiste contemporain qui s’est spécialisé dans le collage photo.

Ensemble, ils sillonnent la France, et rencontrent des gens, qu’ils prennent en photo, et affichent en XXL un peu partout ; sur les murs d’une usine, sur des maisons en ruine, sur des fermes…

Visages Villages est une sorte de road movie, qui nous emmène dans la France rurale (non, ce n’est pas un gros mot !). Là, nous découvrons un agriculteur, qui nous fait grimper dans la cabine de son tracteur ultra moderne pour évoquer son quotidien, avant de rejoindre une usine où Agnès Varda et JR photographient le personnel, tous services confondus, pour les placarder en énorme sur un mur du site. Puis nous rencontrons des dockers du Havre, leurs épouses, avant de repartir vers une autre direction…

Réalisé sans effet spéciaux, ce film nous offre de magnifiques images, accompagnées des réflexions des deux artistes.

Visages Villages est un documentaire rempli de poésie et de tendresse, sur la vie et sur l’art. Il n’a pas la prétention de passer un message en particulier. Chacun y verra ce qu’il veut y voir. Personnellement, j’ai trouvé qu’il invitait à oser rencontrer, à s’intéresser aux autres, et à leur adresser la parole pour commencer !

Le thème de la vieillesse est aussi très présent, et même celui de la mort.  Mais jamais ce n’est trop sérieux, trop intellectuel.

Certains critiques ont accueilli le film négativement, et ont écrit que ce n’était pas un chef-d’oeuvre. Admettons, mais en avait-il la prétention ? Je ne pense pas. Toutefois, il serait stupide de ne pas le voir sous ce seul prétexte, car cela reste un très joli film, qui nous a permis de ressortir de la salle le sourire aux lèvres… Je pense que les rencontres qu’il nous a permis de faire me suivrons pendant quelques temps encore après le visionnage.

Visite de la basilique de Vézelay

La Basilique de Vézelay est un édifice du XIIème siècle, situé dans le département de l’Yonne (région Bourgogne Franche-Comté). Son nom est Basilique Marie-Madeleine, et elle se visite, tout comme le village de Vézelay, qui lui aussi vaut véritablement que l’on s’y attarde, pour ses anciennes bâtisses aux façades en pierres apparentes, ses jolies rues fleuries, et ses terrasses où il fait bon flâner…

Vezelay

Vezelay

La basilique nous accueille, majestueuse au bout de la place principale du village.

Vezelay

Surmontant la grande porte, un Christ figure dans une scène de jugement dernier facilement reconnaissable.

L’on entre d’abord par un narthex, sorte de sas qui permet de transiter entre l’extérieur et l’église en elle-même.

Le narthex, est réalisé suivant les codes de l’art roman. Il y a peu d’éléments, mais ce sont des éléments forts, qui marquent immédiatement. En l’occurrence, nous repérons immédiatement les trois tympans, sortes de demi-cercles qui ornent le haut des portes qui mènent dans la basilique.

Vezelay
Ils représentent de grands épisodes des évangiles : Visitation, Ascension, etc…

Au centre, un Christ nous accueille, mains ouvertes, et nous invite à entrer dans la basilique.

Notre guide nous fait remarquer que les mains du Christ sont avancées vers nous, et plus grandes que son visage, pour donner une vraie image de grandeur.

Il est entouré des signes du zodiaques, des travaux de chaque mois, qui sont autant de récupérations des signes païens de l’époque. Le but ? Proposer des symboles auxquels le public de l’époque est habitué.

On reconnait aussi des représentations des différents peuples, qui signifient que les prophètes rependent la bonne parole dans le monde entier.

Basilique de Vézelay #Yonne #Bourgogne #France

Il faut se rappeler que pendant longtemps, les églises se lisaient comme des « BD ». L’imprimerie n’ayant pas encore été inventée, et de toute façon la population était dans sa majorité analphabète, il fallait donc avoir des illustrations sur lesquelles s’appuyer pour enseigner le catéchisme !

De nos jours mieux vaut avoir un bon guide pour décrypter les symboles romans, auxquels ne ne comprenons plus grand chose. Cela tombe bien, des visites guidées sont organisées tous les jours à Vézelay !

Chacun laisse la somme qu’il souhaite en fin de visite.

Notre guide était une religieuse passionnée et passionnante, qui nous a présenté la basilique pendant environ 1 h 30, détaillant les tympans, la nef, puis le chœur.

La basilique était toute petite au départ, mais a été agrandie, grâce à l’affluence des pèlerins qui venaient voir les reliques de Marie-Madeleine. Il faut dire que Vézelay était alors un haut lieu de la chrétienté, situé sur le chemin de Compostelle. Le fait que des reliques de Marie-Madeleine y soient exposées a contribué au rayonnement de ce lieu.

Mais au fil des années, d’autres reliques « concurrentes » ont nuit à la réputation de celles de Vézelay. C’est ainsi que la basilique a été peu à peu abandonnée… Heureusement elle fut restaurée par Viollet le Duc.

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Passons les portes du narthex, et découvrons l’intérieur de la basilique !

Actuellement, l’église est en superbe état. On est surpris par la clarté, peu habituelle dans des nefs romanes ! Celle de Vézelay mesure 62,5 mètres de long. Notre guide nous fait estimer la hauteur… 20 mètres par ici, 30 mètres renchérit un autre visiteur… difficile à dire… La réponse est « seulement » 18,55 mètres. Et pourtant elle parait bien plus haute cette basilique ! On se sent réellement tout petit une fois à l’intérieur.

Les nombreuses fenêtres latérales et l’utilisation de pierres claires de la région y sont pour quelque chose dans la sensation d’immensité.

Tous les ans pendant le solstice d’été, un jeu de lumière se produit. La lumière qui pénètre par les fenêtres latérales forme un chemin lumineux tout au long de la nef, comme pour inviter le visiteur à rejoindre le chœur.

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Notre guide nous a expliqué que cela avait été étudié et n’était nullement le fruit du hasard. Et l’on imagine les maux de tête qu’ont dû s’imposer les Ingénieurs de l’époque, qui ont calculé l’angle à donner aux fenêtres pour réaliser cette prouesse…

Lors de notre visite, le 25 juin nous aurions dû pouvoir admirer le chemin de lumière… mais malheureusement, le soleil n’était pas assez coopératif, et il a fallu nous contenter de regarder les photos du phénomène observé l’année précédente !

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La nef de la basilique correspond aux techniques de l’art roman. L’on trouve des arcs classiques, totalement arrondis, et les voûtes au plafond sont des voûtes d’arêtes. Vous le voyez ci-dessous, entre les arcs, l’on a comme des grandes croix.

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Le chœur, au bout de la nef donc, est réalisé lui, selon le style gothique.

Vous pouvez constater que les arcs sont brisés, pour plus de résistance, et que les voûtes en ogive remplacent les voûtes d’arête. Là encore, les bâtisseurs ont utilisé une pierre locale, un calcaire très blanc.

Vezelay

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Le chœur est très sobre, très dépouillé. Pourtant, la symbolique est bien là, dans la géométrie, dans le calcul même. Ce n’est pas parce-que l’on ne voit ni sculptures ni peintures donnant à voir des symboles très imagés, qu’il n’y a aucune symbolique ! Par exemple, vous ne le verrez pas forcément bien sur la photo ci-dessus, car j’ai moi-même eu du mal à le voir en vrai, mais l’un des pilier est carré quand les autres sont arrondis. Ce pilier carré représente… Judas ! Pas facile à deviner pour nous, mais apparemment, pour les croyants de l’époque cela faisait parfaitement sens ! (Ce pilier se sur la partie droite de la photo).

Au fond de l’église, l’on peut descendre un petit escalier, et se baisser un peu si l’on mesure plus d’un mètre 60, pour pénétrer dans la petite crypte, et se recueillir devant les reliques de Marie-Madeleine.

Vezelay

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Il y aurait encore énormément à dire sur cette basilique, mais il faut bien penser à mettre un point final à cet article à un moment donné ! Alors je vous remercie pour vos lectures et vous dis à très bientôt pour de nouvelles découvertes ! En attendant, n’hésitez pas à commenter.

Vezelay

Vezelay

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Se loger pas cher, pour un week-end ou plus, à Rome

Nous cherchions un logement à Rome-même, avec les critères suivants :

*propre (c’est THE critère, et il est absolument impensable pour nous d’en déroger !)
*accessible facilement sans voiture depuis l’aéroport de Rome Fiumicino,
*avec une salle de bain privative.

Le reste nous importait peu. Ensuite le critère qui permettrait de départager serait… Le Prix, bien-sûr !
Le B&B Sepulveda était le moins cher dans nos critères. Une promo sur son site nous a permis de ne payer que 88 € les 3 nuits pour une chambre double.
Pour cela nous avons réservé en octobre pour un séjour au moment de Noël. Nous avions payé en ligne lors de la résa. Sur place, nous n’avions plus qu’à nous acquitter de la taxe de séjour (3,50 €/gugusse/nuit).

Le site officiel se trouve ici.

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#SanPietro @noidiroma

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Non, ce n’est pas la façade du B&B, mais bel et bien la basilique Saint-Pierre du Vatican…

***

Nous avions envoyé un mail au gérant en arrivant à Rome mais il ne nous avait pas précisé qu’il ne restait pas sur place. Du coup, en débarquant à l’heure convenue, nous avons trouvé porte close. Nous avions beau sonner à l’interphone, personne n’ouvrait. Heureusement, mon portable fonctionnait à l’étranger et j’ai pu appeler le Monsieur, qui est arrivé 5 minutes après.

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Très sympathique, il nous a demandé d’où nous venions, et nous a escortés à notre chambre avant de nous donner un plan de la ville et quelques conseils (où manger une bonne pizza, où savourer le meilleur tiramisù de Rome). Ce Monsieur Domenico, parle anglais, et se débrouille en français. Nous avons surtout échangé en italien, mais il aurait été possible de se faire comprendre en français sans aucun problème !

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B&B

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La chambre est vieillotte et l’équipement se réduit au minimum vital : un grand lit au matelas correct (à ressorts, mais ni trop mou, ni trop dur), une petite télé écran plat, une table, une chaise, un miroir en pied, une penderie, deux chevets avec des lampes).

D’ailleurs le plafonnier ne fonctionne pas. Le Gérant a enlevé les ampoules car elles claquaient et réveillaient le dernier occupant ! La porte de la salle de bain est cassée. Et il n’y a pas de poignée aux fenêtres.
Qu’à cela ne tienne. La chambre est propre. On trouve un sèche-cheveux dans la salle de bain, un savon liquide, des linges qui ont bien vécu mais sont propres eux-aussi.
Vu le prix payé on ne saurait se plaindre des choses cassées ou en panne !
Il y a des bouilloires et un micro-onde à disposition dans le couloir.

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Espace petit-dèj

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On peut aussi utiliser la salle de bain commune (certaines chambres n’ont pas de salle de bain privatives). D’ailleurs, vu la chasse d’eau un peu mollassonne de nos WC, et rappelons-le, l’absence de porte, nous ferons usage des WC communs !

Ce n’est pas le grand luxe dans ce B&B mais nous reviendrons. En effet, d’une part la propreté était au rendez-vous, et c’est ce qui compte pour nous. J’insiste lourdement sur ce point, mais cela me semble essentiel, car le fait d’avoir le minimum au niveau des équipements, et certains accessoires cassés peut sembler rédhibitoire, mais cela ne va pas forcément de paire avec un manque d’entretien.

En prime, le Monsieur qui gère les lieux est très gentil. Il n’y a qu’à voir les post it qui envahissent le tableau du couloir pour en être sûrs ! Il y a des merci dans toutes les langues ! Désormais il y en a un de plus : le notre !

Le lendemain de Noël, en plus de notre petit-dèj habituel (briquette de nectar de pêche, 2 croissants emballés, pomme) nous avons eu une grosse part de pandoro ! Adorable, non ?!

Certains avis sur le net critiquent le petit-dèj trop riquiqui. Certes les viennoiseries sont industrielles, mais bon vu le prix peut-on demander des croissants frais ?! Si on le souhaite, on peut sans problème descendre et trouver 2 ou 3 boulangeries dans les 50 mètres autour du B&B !

Enfin, précisons que le B&B est situé dans le quartier de Saint Jean de Latran, à 5 minutes du métro San Giovanni, et environ 20 minutes à pied du Colisée (1,7 km précisément).

 

*

Pour retrouver tous mes billets sur l’Italie, consultez le sommaire : ITALIE

Mon Autopsie – Jean-Louis Fournier

Décidément, si l’on pensait que Jean-Louis Fournier avait déjà parlé de lui en long en large et en travers, et qu’il ne pourrait guère nous surprendre plus, on se trompait. Après avoir évoqué ses deux fils handicapés mentaux dans un touchant Où on va, Papa, partagé le deuil de son épouse dans Veuf et abordé la grosse brouille qui le sépare de sa fille Marie dans La Servante du Seigneur, cet écrivain, également humoriste et réalisateur de télé, nous propose un nouveau roman, écrit avec les tripes… Savourez le jeu de mot, puisque comme son nom l’indique, Mon Autopsie met en scène… sa propre autopsie.

*

« La culture c’est la récompense de la curiosité. »

On retrouve notre auteur, allongé sur la table d’examen, entre les mains délicates d’une étudiante en médecine, qu’il a choisi d’appeler Égoïne, en clin d’œil à la fameuse scie égoïne, qui comme elle, incise, coupe, ouvre…

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Non Jean-Louis Fournier ne nous sert pas ici un remake de Saw sous forme de bouquin. S’il évoque les manipulations que l’étudiante inflige à son cadavre, il s’attarde surtout sur le sens figuré de cette autopsie, et analyse sa vie passée, au fur et à mesure qu’Égoïne découpe et découvre… Ce livre ce sont des mémoires.

L’auteur nous parle à nouveau de Sylvie, son épouse partie avant lui, mais aussi de ses enfants, de ses souvenirs de jeunesse, de ses parents… Il le fait à travers des chapitres courts, très joliment écrits.

Que vous ayez déjà lu d’autres ouvrages de Jean-Louis Fournier, ou que vous soyez totalement novices, vous n’aurez aucun mal à vous laisser guider par sa plume.

Le ton est délicieux, comme souvent avec cet auteur. Il y a de jolies citations à retenir, des jeux de mot, et partout, de la douceur, enrobée dans une belle dose d’humour, omniprésente chez Jean-Louis Fournier !

Ce livre est aussi l’occasion de préciser certaines choses, et notamment de répondre à la critique qui a pu entourer la sortie de son roman Où on va Papa. L’auteur consacre un chapitre à ce livre, dans lequel il explique qu’il a écrit ce livre non pas pour se plaindre (ceux qui comme moi l’ont lu ont certainement dû le constater) mais pour parler de ses deux fils handicapés ; pour les faire connaître.

On partage plus facilement quand on a rien.

J’ai rarement été déçue par Jean-Louis Fournier (une seule fois à vrai dire, et je vous en avais parlé ici). Ce livre m’a confirmé que j’adore le style délicat de cet auteur. Il rit de tout, avec beaucoup de finesse et en se moquant du qu’en dira t-on.

Je vous conseille totalement ce livre, d’autant plus qu’il est très rapide à lire, et qu’il parlera à tout un chacun, puisqu’il aborde les thèmes de la vie...

Et enfin, je vous propose de se quitter sur un dernier lot de citations issues de ce joli ouvrage !

Longtemps j’ai pensé que la meilleure façon de se croire jeune c’était de s’entourer de plus vieux, mais il y a un moment où ça devient difficile, on n’en trouve plus.

J’aurais aimé être instituteur, faire entrer des tas de choses dans les têtes des petits cons.

Souvent ce qu’on n’aime pas sur terre est ce qu’on ne connait pas.

 

Le livre papier est à paraître chez Stock, le 30/08/2017. Vous pouvez dors-et-déjà le pré-commander.

 

La Faim des Haricots, le buffet végétarien de Toulouse

Quand je me rends dans une ville inconnue, j’ai un petit rituel, qui consiste à y tester au moins un resto végétarien ! De passage à Toulouse, j’avais donc préparé ma venue en consultant les sites d’avis, comme Tripadvisor, et les réseaux sociaux. Un nom revenait souvent : la Faim des Haricots.

Le site internet ne paye pas de mine. On ne peut même pas trouver un mail, pour envoyer un message et demander des informations…

http://lafaimdesharicots.fr/

Mais une fois sur place, nos amis toulousains nous ont dit avoir déjà testé ce restaurant, et apprécié !

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#lafaimdesharicots resto veggie à #toulouse ! #vegetarien

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Donc nous y sommes allés, un samedi midi. La Faim des Haricots se trouve au cœur de la ville :

3 Rue du Puits Vert, 31000 Toulouse

Il est niché dans une petite rue étroite. A priori, le stationnement à proximité est compliqué. Je dis a priori, car nous étions à pieds, et n’avons donc pas eu à chercher de solution de stationnement. Mais à vue de nez, je dirais que c’est plutôt un endroit accessible à pieds !

Malgré le temps plutôt gris, le petit resto était rempli ! Il faut dire que l’endroit est exigu. Je ne saurais vous dire quelle est la capacité, car nous étions dans la salle du haut, et qu’il semble y avoir des places au sous-sol… En tout cas, dès qu’une table se libérait, elle était de suite nettoyée et de nouveaux convives prenaient place !

A noter, il y avait des personnes qui venaient avec des poussettes, et avaient du mal à les caser dans le restaurant, à cause du manque de place justement. Mais pour les plus malchanceux, qui ne trouvent pas de table, il reste l’option d’emporter les plats !

A noter : Le resto n’accepte pas les réservations le samedi.

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Un buffet, deux buffets… le tout à volonté !

Voici les tarifs :

  • 1 buffet : 11,90 €
  • 2 buffets : 12,90 €
  • 3 buffets : 13,90 €
  • 4 buffets : 14,90 €
  • 5 buffets : 15,90 €

Ce resto fonctionne avec un système de buffet. L’on a des crudités, des tartes salées, un plat du jour, et des desserts. En hiver il y a même de la soupe. On choisit combien de choix l’on veut « débloquer » ; par exemple, les crudités et les desserts, ou les tartes salées, et le plat du jour, et l’on se sert à volonté au sein des catégories choisies.

Si je prends crudités + desserts, cela fait 2 buffets, et je paye 12,90 €, pour me servir et resservir à volonté dans ces deux buffets.

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#lafaimdesharicots #toulouse #veganfood

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Une possibilité de manger végétaLien ?

Les tartes salées contiennent toutes du lait, donc j’ai dû me résigner à ne pas en prendre, mais malgré tout, je me suis régalée avec le buffet de crudités ! J’ai pu savourer des pois chiches en salade, du houmous, des croûtons grillés, des nouilles chinoises, des haricots à l’huile de sésame, des carottes râpées toutes simples mais délicieuses, du quinoa, une salade de chou et de pomme, du gazpacho bien relevé !

L’homme avait opté pour les tartes, et a adoré la tarte forestière aux champignons ! Le gourmand avait choisi de finir son repas par un passage au buffet des desserts, et a goûté différentes douceurs, comme le gâteau au chocolat et sa crème anglaise, mais aussi la salade de fruits…

Le buffet est bien agencé, avec des petites étiquettes qui listent les ingrédients et indiquent ce qui est végétalien, ce qui contient du lait, etc… On ne peut pas se tromper !

Il propose aussi des formules le midi, incluant des buffets, une boisson, et même le café. Pour ma part, j’ai pu terminer le repas avec un thé, comme j’en ai l’habitude !

Nous avons tous apprécié notre repas, et été ravis du rapport qualité-prix que l’on qualifie sans hésitation d’excellent. Les plats sont simples, sans chichis. Mais ils ont tous un petit quelque chose qui les rend délicieux. Une salade de chou à la pomme, c’est tout bête à préparer, mais il faut y penser…

Le service est très correct, souriant, efficace. Et finalement, en voyant l’affluence, nous avons vite compris pourquoi le resto ne s’embêtait pas à avoir un site internet à jour, et une page Facebook !

Nous avons très bien mangé, sans nous ruiner. Le seul inconvénient de ce resto est donc… de se trouver si loin de chez nous. 🙂

 

Enquête à l’italienne… Un Giorno Perfetto per Uccidere

Aujourd’hui je vous présente un roman giallo, c’est à dire « jaune« . C’est ainsi que l’on désigne un polar italien, en référence à la couleur de couverture de ce genre littéraire. Un Giorno Perfetto per Uccidere (Un Jour Parfait pour Tuer) est un thriller de Mario Mazzanti, que j’ai acheté en version papier lors de mes vacances en Italie. Malheureusement, si vous ne lisez pas l’italien, vous ne pourrez pas profiter du talent de Mazzanti, car à ce jour, son oeuvre n’est pas traduite. Mais je voulais néanmoins vous en parler, car j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Un Giorno Perfetto per Uccidere nous emmène dans le nord de l’Italie, dans un village lombard, où un crime parfaitement ignoble a été commis. La petite Ami, jeune fille d’origine sénégalaise, a été tuée et on a retrouvé son corps, amputé d’un petit doigt.

Le Commissaire Sensi mène l’enquête, aidé de son vieille ami et Criminologue renommé, Claps.

*

Ce livre m’a beaucoup plu car il m’a apporté tout ce que j’attends d’un bon polar. D’une part, même s’il débute sur une sordide affaire d’assassinat d’enfant, il ne part pas trop dans les détails insoutenables. Ensuite, le contexte est clairement exposé, et les personnages sont présentés avec soin, ce qui fait que je ne me suis jamais mélangé les pinceaux. Et puis bien-sûr, c’est la clef pour un bon bouquin à suspens… l’auteur a pris soin de nous fournir tout un tas de pistes, et de nous laisser suspecter des gens qui n’avaient rien fait de mal ! Je n’avais donc pas deviné le dénouement, et j’ai adoré être surprise par la chute…

Un bien bon bouquin, à dévorer si vous lisez l’italien !

Le Rocher de Valmy – balade

J’ai bien dû passer au moins 500 fois par la côte de Larnod, et voir le panneau Rocher de Valmy, sans jamais me demander de quoi il s’agissait.

C’est mon homme, qui a eu l’idée de suggérer d’aller voir ce fameux rocher d’un peu plus près…

Un soir, nous avons chaussé nos baskets, et laissé la voiture sur le parking en contrebas, avant d’entamer la petite marche à travers bois…

Bon, il faut le dire franchement, les premiers mètres sont assez décevants, car le sol est jonché de papier toilette, probablement laissé là par les routiers, qui n’ont pas trouvé mieux pour faire leur pause WC le long de la route de Lyon… mais une fois ce moment désagréable derrière nous, on oublie bien vite l’épisode, pour profiter de la petite balade au milieu des arbres…

Il existe une randonnée qui peut durer plusieurs heures, mais nous la testerons ultérieurement, car ce jour là nous sommes arrivés à 20 h 00, sans lampe, et en ballerines pour ma part !

Je vous déconseille de visionner le film Nos Souvenirs avant de vous lancer pour une balade à travers bois, sinon vous allez flipouiller en voyant les branches qui pendouillent comme des bras de zombies…

Rocher de Valmy

On suit un petit sentier pas très compliqué, pour arriver rapidement à une clairière où se trouve un simple autel de béton.

Rocher de Valmy

Il faut continuer quelques mètres pour rejoindre la croix, et découvrir le fameux rocher, qui est en fait un ensemble de pierre agglomérées pour réaliser un mémorial, en l’honneur de Résistants fusillés en 1943.

Rocher de Valmy

La vue sur Besançon est agréable, surtout le soir au crépuscule…

Rocher de Valmy

Rocher de Valmy

Qu’en dites-vous ?

Rocher de Valmy

Les Sampietrini romains

Dans les premières pages de Volevo Solo Andare a Letto Presto de Chiara Moscardelli, l’héroïne du roman se retrouve avec une chaussure cassée, car l’un de ses talons s’est pris entre deux « sampietrini« . Ne connaissant pas ce terme, et bien que le contexte me permette de deviner son sens, j’avais interrogé le dictionnaire de ma liseur électronique.

Les sampietrini (ou Sanpietrini) sont en fait les pavés typiques de certaines villes italiennes, Rome en tête, faits de basaltes. Ce sont de gros blocs irréguliers, qui tirent leur nom de la place Saint-Pierre du Vatican, dont ils sont un emblème.

Sur le site officiel de la ville de Rome, une page leur est consacrée, et nous apprend que chaque bloc cubique mesure 12 centimètre de côté, pour 17 centimètres de haut, et pèse 3 kilos !

Ils offrent plusieurs avantages que l’on aurait tendance à oublier puisque l’on voit plus facilement les aspects négatifs : cela glisse, le sol est irrégulier, et les talons se prennent dans les interstices. Mais rappelons tout de même que ces pavés en plus d’être jolis, ne recouvrent pas totalement le sol, et laissent ainsi circuler l’eau. Ils s’adaptent aux irrégularités du terrain, et sont très très résistants.

A l’époque des carrosses, c’était fort pratique, bien qu’un peu bruyant… De nos jours, les sampietrini sont peu adaptés à la circulation des deux roues, ou  même des voitures… mais comme les Fiat 500 (les anciennes du moins), ils font partie du paysage romain, et personne (de sensé) ne voudrait les voir disparaître !

 

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The Wife who Ran Away – Tess Stimson

Je ne connaissais pas du tout Tess Stimson, jusqu’à ce que je trouve l’un de ses romans sur un vide-grenier. C’est parce-qu’il était en anglais que je me suis attardée sur ce livre, et l’ai acheté…

Tess Stimson est une auteure britannique, qui vit désormais dans le Vermont avec son mari. Elle écrit surtout des romans de chicklit, à l’image de celui que je m’apprête à vous présenter…

***

The Wife who Ran Away que l’on pourrait traduire par La Femme qui s’est enfuie nous présente le personnage de Kate. C’est une quarantenaire mariée à Ned, et mère de deux adolescents. Elle travaille dur, et porte sa famille à bout de bras, quand son époux ne semble pas se tuer à la tâche. Et pour compliquer le tout, elle doit aussi prendre en charge sa mère…

Un jour, Kate craque, et sans réfléchir plus loin, suit son instinct, monte dans un taxi, se rend à l’aéroport, avant d’embarquer à destination de Rome !

***
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Ce livre ne m’a pas passionnée au point de me faire veiller tard pour ne pas avoir à le refermer. Mais il m’a néanmoins permis de passer des moments agréables.
L’écriture de Tess Stimson est plaisante, et je n’ai pas eu de mal à me plonger dans son récit, bien qu’il soit en anglais.
Les passages romains sont un peu clichés. Kate fait ses courses dans 3 commerces différents, passant chez le Laitier, le Vendeur de fruits et le Boucher pour bien nous signifier qu’elle ne va pas au supermarché comme elle l’aurait fait chez elle. Bien-sûr, elle fait de la Vespa, et boit du café préparé dans une vieille cafetière en métal. Mais bon… tout cela reste réaliste. Tant qu’elle ne se balade pas en Fiat 500 en écoutant Toto Cutugno, je pense que l’on peut valider.
Kate est attachante, et son entourage l’est tout autant… J’ai trouvé que l’auteure brossait des portraits crédibles, et prenait le temps de faire évoluer les caractères des uns et des autres, sans pour autant nous faire ressentir de longueurs.
Le récit se met en place calmement, mais jamais je n’ai eu envie de sauter des paragraphes. Je me plaisais dans l’histoire.
Parfois j’ai été surprise par la tournure des événements. Et même si je me doutais de la fin, Tess Stimson a réussi à apporter des nuances inattendues dans son dénouement.
Ce livre m’a donc globalement bien plu, et je vous le recommanderais, en anglais puisqu’il n’a pas (encore) été traduit en français…

Quelques films pour votre PàV

Cela se dit Pile à Voir ? Allez, moi je valide ce terme pour désigner la liste des films que l’on a envie de regarder !

Et je vous propose une sélection de (jolis) films pour l’allonger !

*

Jusqu’à Toi est une comédie romantique française sortie en 2007.

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Allez : weekend ! #dvd #melanieLaurent #film

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Comme la jaquette du DVD le laisse deviner, Mélanie Laurent tient le rôle principal. Elle incarne Chloé une jeune parisienne fleur bleue, qui mène une existence sans remous.

Chloé n’a pas vraiment de passion. Elle travaille pour gagner sa vie, et ce n’est pas toujours simple entre sa phobie du téléphone et sa collègue faux-cul. La jeune femme n’a pas énormément de potes. Sa vie sociale se résume à sa voisine, jouée par la regrettée Valérie Benguigui, et au loueur de DVD…

Et puis, Chloé va croiser Jack, ou plutôt sa valise…

Jack est un bel américain, fraîchement largué par sa copine. Il gagne un séjour à Paris, et sa valise se retrouve égarée par la compagnie aérienne. Le hasard fera bien les choses, puisque c’est Chloé qui va récupérer la valise de Jack… Cédant à sa curiosité, elle ouvre le bagage…

C’est ainsi, qu’à partir des objets contenus à l’intérieur, Chloé va tomber amoureuse de Jack, et essayer de le rencontrer…

Ce film est très joli, même si l’idée de base a un goût de déjà vu (cela m’a rappelé l’Appel de l’Ange de Guillaume Musso avec les deux protagonistes qui échangent leurs portables par mégarde). L’histoire est plaisante, et les acteurs jouent bien. Je ne dirais pas que ce film est un chef d’oeuvre. Mais il se regarde bien et nous laisse le sourire aux lèvres.

C’est frais, léger, et il y a un joli petit côté poétique qui ne fait pas de mal !

*

Phénomènes est un film catastrophe, sorti un an plus tard, en 2008.

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Il y a quelques années j’avais adoré La Fille de l’Eau, du réalisateur américain Night Shyamalan. C’est pour cela que j’ai regardé Phénomènes, que l’on peut classer entre le thriller et le film catastrophe, avec une petite touche d’horreur. Tout cela ?

Oui. Mais pour commencer, il faut que je vous présente le synopsis.

Nous sommes à New-York et un étrange phénomène semble frapper la population. Soudain des dizaines de personnes se donnent la mort de façon subite et violente, sans raison apparente.

On envisage d’abord une attaque terroriste, qui aurait pollué l’air… Mais dans l’immédiat, Elliott Moore (Mark Wahlberg), prof de sciences en lycée, n’a pas vraiment le temps de comprendre les tenants et les aboutissants. Il pense d’abord à sauver sa peau et à se mettre à l’abri, avec sa femme (Zooey Deschanel), son collègue (John Leguizamo) et la fille de ce dernier…

Ce film a le mérite de présenter un scénario plutôt original, et assez crédible finalement… Cela se regarde bien, même si parfois j’ai pu regretter une baisse de rythme et quelques longueurs. Il y des scènes assez eurk nieurk nieurk, mais l’âme sensible que je suis n’a pas passé de nuit blanche pour autant.

Bref. Un bon film catastrophe à vous mettre sous la dent…

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Quatre Étoiles est une comédie de 2006, qui met en scène Isabelle Carré et José Garcia.

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Malgré la présence de deux bons acteurs au casting, que dis-je, trois bons acteurs, puisqu’il y a également François Cluzet, brillant dans un rôle de neuneu, cette comédie ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.

L’histoire est amusante. C’est une prof d’anglais qui touche un héritage absolument inattendu, et décide de l’utiliser tout de suite, pour s’offrir un séjour à Cannes, dans un grand hôtel.

Sur place, elle rencontre Stéphane, un bel escroc qui lui met rapidement le grappin dessus.

Isabelle Carré est attachante comme toujours, et José Garcia, même s’il ne tient pas là son meilleur rôle, parvient à nous faire sourire… Mais l’ensemble manque malgré tout de charme et d’un minimum de crédibilité. Quatre Étoiles s’en sort, grâce à son casting et à la bonne volonté des spectateurs !

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Ce sera tout pour notre liste de films du jour… mais je vous dis à très bientôt pour de nouvelles critiques !