Le Jour où j’ai Appris à Vivre – Laurent Gounelle

Cela faisait des années que le livre dont je m’apprête à vous parler, prenait la poussière dans ma bibliothèque Ikéa. Je l’avais acheté d’occasion sur un vide-grenier, ou chez Emmaüs. Mais je n’avais encore jamais osé l’ouvrir, car j’avais lu des critiques mitigées à son encontre…

Et puis finalement, son heure est venue !

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Nous sommes à San Francisco, où nous rencontrons Jonathan, un trentenaire séparé, qui n’a guère que son job d’assureur pour tromper sa solitude.

Jonathan n’est pas vraiment heureux, pas totalement malheureux non-plus. Il a ses petits problèmes, ses frustrations et ses emmerdes, comme tout un chacun.

Un jour, une bohémienne lui prend la main, et devient livide en regardant l’intérieur de sa paume… Ce jour là, la vie de Jonathan change du tout au tout.

***

Cela commence un peu comme un roman de Guillaume Musso.

Nous sommes aux États-Unis, et un personnage vit une expérience quelque peu surnaturelle.

Le style est assez similaire aussi à celui de Musso, abordable, simple, mais pas mauvais pour autant.

L’histoire m’a happée, et j’ai pris plaisir à tourner les pages, pour suivre les aventures de Jonathan, et profiter des conseils que Laurent Gounelle distillait dans son roman.

Plusieurs fois j’ai pris mon petit carnet pour relever des citations :

« Ce que l’on déteste chez les autres est parfois ce que l’on n’accepte pas en soi. »

Certains n’aimerons pas ce roman, pour les généralités que l’auteur y place à chaque paragraphe. Certains trouveront l’histoire vraiment trop banale, et jugeront que Laurent Gounelle fait de la littérature de bas étages. Je n’ai aucun souci à dire que je ne fais pas partie de ceux-là. Je suis probablement bon public, et tant mieux, car cela m’a permis de passer un bon moment à lire ce bouquin.

Ce livre fait du bien, et contient quelques conseils de développement personnel, qu’il peut être bon de rappeler, et d’appliquer à sa propre existence.

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Turin, ça se visite ?

Lorsque l’on évoque l’Italie, les mêmes villes reviennent souvent dans la bouche des gens : Florence, Pise, Venise, Rome… On pense assez rarement à Turin pour le tourisme ; éventuellement à sa voisine, Milan…

Turin n’est pas traditionnellement une ville touristique. Elle a un passé très industriel, intimement lié à FIAT (Fabbrica Italiana Automobili Torino). Longtemps, les gens venaient à Turin pour trouver un emploi, pas pour visiter.

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J’avais visité Turin il y a quelques années, sur une seule journée. La ville m’avait moyennement plu. J’en avaissurtout gardé un souvenir gourmand, puisque j’avais mangé dans un fast food au pied de la mole, le monument le plus connu. Je me rappelle encore de mon burger artisanal au guacamole… Mais Beats (c’était le nom du fast food n’est plus).

Pour le reste, Turin m’était apparue sale, taguée et plutôt stressante, pas du tout en accord avec l’image de dolce vita italienne.

Mais parfois on peut se faire une opinion erronée d’une ville… Et une seconde visite peut permettre de rectifier le tir !

Cette année, j’avais envie de découvrir le musée de l’automobile, qui se trouve à Turin même, dans le quartier de la stazione Lingotto.

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Go go go #Torino !

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Gare d’Asti

Depuis Asti, le train régional desservait la gare de Lingotto, de façon régulière. Turin Lingotto est une gare secondaire, la principale étant Porta Nuova. Du coup, l’on arrive pas en plein centre, mais en périphérie de la ville, dans un quartier un peu tristounet.

Il faut ensuite emprunter la passerelle olympique, qui a été installée pour les JO de Turin, en 2006. Elle enjambe la gare de triage et se reconnait de loin à son arche rouge. C’est une passerelle piétonne.

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Passerelle olympique de #Torino

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Avouez, on dirait le Golden Gate… avec un peu d’imagination ! :-p

 

Le quartier à proximité de la passerelle

Cette visite a été pensée autour de la visite du musée. J’avais prévu d’arriver à l’ouverture, de visiter tranquillement et d’aviser ensuite… La visite du musée a finalement pris plus de trois heures ! Ensuite après un petit pic-nique (à l’arrache à côté d’un supermarché dans un coin paumé. C’est ça aussi les vacances !) j’ai enchaîné sur le visite du centre ville, avec étape métro (j’aime bien tester les métros quand je visite des villes qui en ont un !), et flâné.

Enfin. « Flâné » n’est pas forcément un terme adapté à Turin.

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#metro #Turin #torino

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Torino

Le ticket de métro est à 1,50 € et sur les stations que j’ai fréquentées, je l’ai trouvé très propre…

La ville est très industrielle. Je ne dirais pas qu’elle est moche, mais comparée à la moyenne des autres villes italiennes, je la trouve assez commune… Pas vraiment jolie.

Il y a de jolies choses. Mais l’ensemble n’est pas beau.

On voit des câbles de tram dans tous les sens. Cela manque d’arbres sur les places et globalement on sent que les turinois vivent probablement moins sur les places que les milanais par exemple… Nous n’avons pas ressenti un effort particulier pour rendre les rues agréables.

Torino

Piazza San Carlo

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Piazza Vittorio Veneto

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Piazza Castello

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Piazza Castello

Les places sont immenses, et souvent il y a de grandes terrasses avec des dizaines de chaises. Donc j’imagine que lorsque les turinois ne sont pas en vacances, ces places sont fréquentées. Mais malgré tout, on se sent dans une grande ville impersonnelle. Vous me direz « normal, c’est une grande ville ! ». Je vous répondrai « Et Milan alors ?!! ». Milan est beaucoup plus jolie. Lancez-moi des tomates si vous voulez. Je maintiens.

TORINO

Oui mais il y a un beau château…

TORINO

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Et un opéra…

Mais alors, je n’ai pas apprécié la visite ?

Siiii… J’ai aimé revoir la mole, jouer autour des fontaines de la place du Château (piazza Castello), regarder passer les trams vintage, et les enfants courir après les bulles de savon… mais un après-midi a suffit pour profiter de la ville. Il n’y avait pas une jolie chose à regarder tous les dix mètres.

La ville m’a semblé intéressante pour ses musées, par pour la flânerie.

TORINO

Ah, ça c’était beau par contre !

J’avais cherché s’il était possible de parcourir Turin en vélo. Mais il fallait appeler l’entreprise de location pour réserver et comme l’idée ne m’a effleuré l’esprit qu’à 23 h 00 la veille, c’était râpé.

Mais finalement, le lendemain j’ai pu constater qu’il y avait assez peu de cyclistes à Turin, et que les pistes cyclables n’étaient pas forcément topissimes.

Oui Turin se visite. Oui il y a des musées, des églises, des terrasses où boire de bons cafés. Mais la ville dans son ensemble, est plutôt grise et je n’ai pas eu le sentiment qu’il était plaisant d’y vivre…

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J’ai aimé admirer les façades des églises jumelles, San Carlo et Santa Christina, sur la place San Carlo. Elles étaient fermées lors de notre visite, donc nous n’avons pas pu voir l’intérieur.

Torino

En revanche, j’ai pu entrer dans la Chiesa della Grand Madre, une église toute ronde qui rappelle le Panthéon de Rome ! On y accède notamment par le pont Vittorio Emmanuele I, juste en face. C’est le pont le plus ancien de Turin ; commandé par Napoléon Ier, en 1807.

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Dans l’église, on peut voir une sorte de puis, dans lequel les visiteurs jettent une pièce, par superstition. Sous ce puis, sont enterrés de nombreux défunts ayant trouvé la mort pendant la première guerre mondiale.

Et puis bien-sûr, sur le parvis, il faut prendre le temps de profiter de la vue… Au bout du pont, la via Pô longe la place Vittorio Veneto, la plus grande piazza de Turin.

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Je ne suis pas retournée au Duomo, que j’avais déjà visité il y a trois ans. Mais j’ai pris un bon café glacé au pied de la mole, le monument emblématique de la ville…

La mole, quelle est belle ! On dirait une espèce de grosse cloche, posée là au milieu de la ville. Elle abrite le musée du cinéma, sous son dôme de 167,5 mètres… Elle ne vous dit rien ? Regardez un peu votre monnaie. Sur les pièces de 2 centimes italiennes, en euros donc, c’est elle qui est représentée !

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Le retour vers Asti s’est fait depuis la gare Porta Nuova, plus jolie que celle de Lingotto…

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Vous l’aurez compris, Turin n’est pas ma ville préférée d’Italie. Néanmoins, j’envisagerais d’y retourner pour visiter le musée du cinéma dans la mole. Loin de moi l’idée de vous dissuader de visiter Turin. La preuve, j’y suis allée deux fois et compte y repasser !

La Vie Très Privée de Monsieur Sim

Ciao tout le monde ! Aujourd’hui je vais vous présenter un roman que j’ai lu un peu par hasard, car j’ai remporté un exemplaire à un jeu concours. Il s’agit d’un ouvrage de Jonathan Coe.

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***

Maxwell Sim est un looser. Sa femme l’a quitté et est partie avec leur fille.

Il n’a plus vraiment de raison de se lever le matin, pas vraiment de passion. Et puis un jour, il reçoit une proposition aussi loufoque qu’inattendue : traverser l’Angleterre au volant d’une Toyota Prius, pour le compte d’une entreprise qui vend des brosses à dents.

Mission acceptée, et voilà notre bonhomme qui sillonne les routes, et converse avec Emma, son GPS ! Au cours de son périple, il en profite pour revoir différentes connaissances qu’ils n’a pas croisées depuis des années.

Ces rencontres lui permettront d’exhumer des souvenirs jusque là enfouis, et de mieux se comprendre lui-même…

***

Ce roman m’a plu, même s’il ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. J’ai aimé l’humour typiquement anglais, et le côté road movie version roman. C’est à l’intérieur de sa propre vie que le personnage voyage.

En se remémorant des passages clés de son passé, et en repensant à des événements lointains, il relie les points, démêle les fils de son existence.

Ce n’est pas ennuyeux non, mais il m’a manqué un petit je ne sais quoi pour m’attacher véritablement aux personnages.

Maxwell est un homme solitaire, qui observe beaucoup les autres. S’il lui arrive de partir dans de longs monologues qui peuvent littéralement tuer son voisin de siège dans l’avion, il est plus fréquent qu’il se retrouve bloqué, à ne pas savoir quoi faire ni quoi dire pour se faire comprendre de ses pairs.

Ah comme il est plus facile pour lui de faire la route avec Emma, la voix de son GPS, que de parler avec son ex femme !

J’ai trouvé que l’auteur avait un certain talent, pour nous proposer une histoire sur ce thème, sans nous faire sombrer dans l’ennui le plus profond. D’habitude, dès qu’il y a un peu trop d’introspection, je me mets à bailler. Là pas du tout. Mais même si les découvertes que le narrateur fait sont fort intéressantes, il m’a manqué un petit quelque chose, pour réellement m’attacher à ce personnage, et m’impliquer pleinement dans l’histoire.

 

 

J’ai testé La Kube, box littéraire

Connaissez-vous le principe de la Kube ?

Il s’agit d’une box littéraire que vous pouvez offrir ou vous (faire) offrir, ponctuellement ou sous forme d’abonnement.

Elle contient un livre (de poche ou semi-poche) et quelques goodies en lien avec la lecture.

Dans ma Kube, j’ai trouvé du thé en vrac, un marque-page, un petit carnet de notes, et quelques autres surprises que vous pouvez voir sur l’image ci-dessus…

Le livre, pièce centrale de notre Kube, est choisi avec soin et sur mesure par un Libraire partenaire. Lors de la commande, le destinataire est en effet invité à décrire ses goûts et envies du moment. A partir de là, le libraire choisit un livre qui devrait lui convenir.

Ensuite, le destinataire peut soit connaître la proposition du libraire, soit faire confiance et valider l’envoi du livre…

Sympathique comme concept, non ?

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#lecture #citation #roman #lâcheté

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J’avais noté que je souhaitais lire un roman feel-good, léger et qui me donnerait la pêche en plein hiver.

J’ai reçu Vivement l’Avenir de Marie-Sabine Roger. L’auteure est une ancienne instit. J’avais déjà lu et adoré Trente-Six Chandelle, un de ses autres romans. Mais ça je ne m’en souvenais plus. C’est en préparant le billet que vous êtes en train de lire que j’ai fait le rapprochement !

Dans Vivement l’Avenir, elle nous présente Alex, trentenaire androgyne au look d’éternel ado. Alex n’a pas d’attaches et sillonne la France et même le monde, au grès des opportunités. Elle vient d’atterrir chez Marlène et Bertrand, un couple qui loue une chambre. Ils vivent ou plutôt cohabitent avec le frère lourdement handicapé de Bertrand.

Contre toute attente, c’est auprès du frère en question, Gérard de son prénom, qu’Alex va trouver le plus d’humanité.

Ce bouquin est un pur produit feel-good, blindé de bons sentiments et de personnages que l’on aimerait rencontrer IRL (in real life, une expression que j’ai découvert dernièrement et qui je dois dire, est fort pratique). Malgré tout, il reste crédible, et c’est toute sa force. OK, les choses se passent plutôt facilement, mais pas trop non-plus, et l’on ne bascule pas dans un monde de Bisounours.

Du coup, cela donne une belle petite lecture, dont on sort avec le sourire aux lèvres. 🙂