Longtemps j’ai rêvé d’elle

Ce roman était dans ma Kindle depuis des années. Je ne me rappelle plus comment il y est entré. Toujours est il qu’il était là et qu’un soir, après avoir fini mon roman en cours, j’ai choisi d’entamer celui-ci.

Un matin, Jonas se réveille après avoir rêvé qu’une jeune femme lui apparaissait et lui délivrait un message.

Peu de temps après, ses parents disparaissent dans un accident de voiture.

Ce roman est l’histoire de la rencontre entre Jonas, et l’apparition de son rêve : Lior.

C’est une rencontre dans une librairie un peu spéciale, avec en personnages secondaires, un Libraire fort attachant, des amis fidèles, et une jeune femme gravement malade.

Ce roman m’a plu car les personnages sont touchants, même si parfois ils mériteraient d’avoir des caractères un peu plus nuancés, moins caricaturaux. La meilleure amie de Lior par exemple, est une esthéticienne superficielle, totalement obsédée par la séduction, et drague tout ce qui bouge. Elle joue les potiches du début à la fin, affirmant même ne jamais avoir compris l’intérêt de la lecture. Un peu trop caricatural disais-je !

J’ai aimé le fait que le livre que j’avais dans les mains fasse partie du récit, tel un personnage à part entière.

J’ai parfois pensé que l’auteur s’accordait de sacrées facilités. Par exemple, le personnage de Lior est infirmier et s’occupe d’une jeune femme très malade et alitée. Jamais il n’est question des soins que Lior prodigue à Serena, la jeune femme en question. Elle lui lit des livres, lui tient compagnie mais qui fait la toilette, mystère ?

Donc bon, c’est parfois un peu trop Bisounoursland. Mais cela n’empêche que j’ai bien accroché à ce roman, et vous le conseille !

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Organiser un séjour en Italie

Ciao ! Aujourd’hui je vous propose quelques astuces et bonnes adresses, pour organiser votre séjour en Italie.

 

L’hébergement

Pour commencer, sachez qu’il n’y a pas que les hôtels (alberghi ou hotel pour les établissements les + hauts de gamme) et les campings à votre disposition, mais aussi des chambres à louer et B&B.

Qu’il s’agissent de chambres seules ou de chambres avec salle de bain (bagno), indépendantes ou chez l’habitant, on parle d’affitacamere. Littéralement, ce sont des « loueurs de chambres ». En parlant de salle de bain, soyez vigilant au moment de réserver, et vérifiez si vous avez bien votre bagno indépendant, ou s’il est commun à plusieurs logements !

L’affitacamere est très proche du B&B. Certains utilisent même les deux termes indifféremment. Mais juridiquement, il y a quelques nuances. L’affitacamere est plus professionnel que le B&B. Il peut être ouvert toute l’année, et proposer jusqu’à six chambres. Dans les deux cas, ce sont des logements meublés, avec chauffage, eau courante et le ménage est effectué au moins une fois par semaine par le Gérant.

En général, si vous optez pour l’affitacamere, vous aurez juste la chambre, avec une salle de bain soit commune soit privée. Il peut y avoir un coin cuisine, mais ce n’est pas obligatoire.

Le B&B devrait, comme son nom l’indique, inclure le petit-déj (la colazione)… mais ce n’est pas automatique. Certains B&B n’offrent que le lit ! Idem pour les affitacamere. Parfois vous êtes totalement indépendant, et le gérant ne passe qu’occasionnellement.

Pour trouver un logement de ce type, je vous conseille le site suivant, qui liste les principaux B&B du pays et vous permet de prendre contact avec les propriétaires :

https://www.bbitalia.it/fr/

En général, on envoie un mail directement depuis le site, puis on s’entend avec le propriétaire par mail ou téléphone (n’hésitez pas à utiliser Whatsapp, appli très employée en Italie, et gratuite !). Le paiement se fait habituellement sur place, ce qui permet de ne pas avoir à payer en avance par virement ou autre. Personnellement je préfère ! Prévoyez des espèces, car les lecteurs de CB sont un poil moins répandus en Italie.

Si vous séjournez en août, et visez une ville dans les terres (Milan, Turin, Bologne), alors vous pourriez avoir la chance de dénicher un hôtel pour quelques dizaines d’euros. En effet, en plein été, les italiens se ruent vers les côtes et les grandes villes qui n’ont pas d’accès sur la mer se retrouvent désertées. A vous les 3* à 50 € la nuit !

 

 

La colazione

Le petit-dèj italien est généralement composé de viennoiseries et gâteaux industriels. Les croissants de boulangerie sont habituellement fourrés de crème anglaise, marmelade ou crème chocolatée. S’ils ne sont pas fourrés, attendez-vous à ce qu’ils aient été tartinés de sucre !

Dans les hôtels, suivant la catégorie, on peut trouver des petit-déj continentaux comme dans nos 3 et 4 étoiles.

caffé

Le stationnement

Prenez toujours garde, si vous êtes en voiture, au stationnement. Se garer en Italie est souvent coûteux, et parfois laborieux (zones limitées en temps, accès limité par les ZTL dans les centres villes).

Quelques mots sur les ZTL ; ce sont des zones de centres villes, qui sont réservées aux riverains. Si l’on n’est pas munis d’un permis d’accès, on ne peut y pénétrer à certains horaires, sous peine de recevoir une amende assez salée.

Les panneaux qui indiquent les ZTL sont parfois peu visibles. Rédigés en italien uniquement, ils sont parfois noyés dans la masse, et quand on est déjà bien occupé à chercher son chemin, on peut facilement les zapper. Or, un loupage peut coûter cher, puisque les plaques des véhicules contrevenants sont scannés par des caméras, et que la sanction atteint facilement les 100 € par passage…

Vous trouverez plus d’info en suivant ce lien : https://it.ambafrance.org/Informations-generales-sur-la-conduite-en-Italie

Regardez si un parking est prévu dans votre hébergement, et s’il implique un supplément.

Pour vos déplacement en Italie, gardez en tête que le train reste accessible en terme de prix, et que parfois cela peut être valable de séjourner en périphérie de la ville, quitte à prendre le train ou le bus, au lieu de loger en plein centre en payant beaucoup plus cher.

Pour plus d’infos sur le train, cela se passe ici.

Voilà pour les conseils d’ordre général. Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à me le dire en commentaire ! 🙂

 

La Femme de Nos Vies – Didier Van Cauwelaert

J’aime beaucoup Didier Van Cauwelaert, et lis tous ses romans. Mais je ne me jette pas sur les dernières sorties, préférant prendre mon temps et faire durer le plaisir… Ceci explique que j’ai lu La Femme de Nos Vies seulement maintenant, alors que ce roman date de 2013 !

***

L’histoire débute au chevet d’une vieille dame mourante. David Rosfeld rencontre Marianne, la petite fille d’Ilsa. Petit à petit, au fil des conversations entre les deux protagonistes, nous découvrons l’histoire qui est David, et comment il était lié à Ilsa.

Adolescent, le jeune fermier a été sauvé de la barbarie nazie, par une femme qui l’a fait passer pour surdoué, et envoyé dans une école pour génies précoces. David raconte comment cette femme, Ilsa a changé son destin, lui a permis de développer son intelligence, mais également de découvrir les premiers émois, la passion…

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En commençant la lecture de ce roman, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre. Je vous l’ai dit, je lis tous les Cauwelaert, donc pourquoi irais-je lire les résumés ?

J’ai été surprise de tomber sur une Histoire avec un grand H car je m’attendais à un récit de rencontre amoureuse, comme l’auteur en propose régulièrement. J’ai même eu un moment de déception, car je pensais lire quelque chose d’assez léger, et n’étais pas forcément dans une époque historique.

Et finalement, j’ai bien accroché au roman, et au fait que l’auteur mêle le vrai, et le faux pour s’approprier l’Histoire. Tout l’intérêt du récit est le fait que le narrateur essaie de réhabiliter Ilsa Schaffner auprès de sa petite fille, qui la voit comme une criminelle nazie.

Il est intéressant de voir comment l’Histoire peut retenir des choses erronées, qui arrangent les petites affaires de ceux qui la racontent. Ce roman aborde différents thèmes, et amène à se questionner. Par exemple, j’ai aimé le fait que David se retrouve parmi les surdoués sans l’être réellement lui-même. Le fait que les autres portent sur lui un regard plein de respect, et le pensent surdoué, l’aide à prendre confiance et à accomplir de grandes choses.

Quand votre milieu vous discrédite au lieu de vous contredire, c’est toujours la preuve que vous avez raison.

Sur ce, j’espère vous avoir donné envie de découvrir ce roman, si ce n’est déjà fait !

A bientôt ! 🙂

Reservoir Dogs

J’ai quelques lacunes impardonnables dans mes connaissances cinématographiques. Comprenez par là que je n’ai pas encore vu certains classiques parmi les classiques. Mais je travaille là-dessus, croyez-moi, et ce n’est pas désagréable !

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Dernièrement j’ai visionné pour la première fois, Reservoir Dogs, un Tarantino sorti en 1992. Ce film est à classer dans les « petits budgets » car il n’a coûté « que » 1.2 millions de dollars.

L’histoire est celle de six bonhommes, recrutés par Joe Cabot et son fils, pour braquer une bijouterie. Le casse se déroule en plein jour, et se termine en bain de sang.

Les malfrats sont sensés se retrouver dans un entrepôt sordide après le braquage. Mais tous n’arrivent pas au point de rendez-vous.

Il faut que je vous précise que les protagonistes ne se connaissent pas tous avant le braquage, et qu’ils ont des noms de code pour préserver leur anonymat, même et surtout entre eux.

Les premiers arrivés à l’entrepôt sont Mr White et Mr Orange, qui a une balle logée dans le bide et perd beaucoup de sang.

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Ce film m’a bien plu. L’originalité première est que l’on n’assiste pas au braquage. On découvre les personnages avant, en train de terminer un repas dans un resto sans grand intérêt. Puis le générique de début se lance, et on retrouve la troupe, ou du moins ce qui en reste, après le fameux casse.

Le film se déroule essentiellement en huit clos, dans l’entrepôt sordide qui sert de planque. Il y a Mr Orange qui se vide de son sang dans un coin, Mr White qui se recoiffe et essaie d’enlever tout le sang qu’il a sur les mains. Débarque ensuite Mr Blonde, le psychopathe de service, tout juste sorti de prison, et déjà reparti dans les coups foireux. En bon psycho, il a pris soin d’embarquer un flic dans le coffre de sa bagnole, et va prendre plaisir à le torturer, juste pour le kiffe, même pas pour qu’il lâche le nom de la possible taupe qui s’est glissée parmi eux…

C’est peu crédible, totalement tarantinesque, et le fait justement d’en faire des tonnes, fait que l’on finit par y croire et par en redemander.

Je ne regrette pas du tout mon visionnage !

 

 

La Vie est Facile, ne t’inquiète pas

J’ai lu beaucoup d’avis très positifs sur les romans d’Agnès Martin-Lugand, donc le nom de l’auteure était enregistré quelque part dans mon cerveau. Je n’avais pas noté en revanche, que La Vie est Facile, ne t’inquiète pas, était la suite des Gens Heureux lisent et boivent du café.

Du coup… j’ai lu la suite avant le début. Mais honnêtement, cela ne m’a pas perturbée du tout.

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Commençons par un petit résumé fait maison :

Diane est de retour à Paris. La jeune femme était partie en Irlande, pour essayer de se reconstruire après l’accident de voiture qui a coûté la vie à son mari et à sa fille. Alors qu’elle vient de racheter les locaux du café littéraire, qu’elle tient avec l’aide de son meilleur ami, elle rencontre Olivier, l’homme parfait sous tous rapports.

Olivier est prévenant, attentionné, patient, et il offre à Diane un petit cocon rassurant, qui pourrait lui permettre de refaire sa vie.

Mais une partie du cœur de l’héroïne est resté outre Manche, dans la famille du peu loquace Edward… Et quand Diane apprend que la mère de ce dernier est gravement malade, elle n’hésite pas bien longtemps à retourner sur place…

***

La Vie est Facile est pour moi un feel-good book, en ce sens qu’il situe son récit dans un univers un peu (totalement ?) barbapapa. L’héroïne a vécu un drame des plus horribles, en perdant son mari et son enfant. Mais elle évolue désormais dans un quotidien plutôt agréable, où elle est sa propre patronne, secondée par un meilleur ami très présent. Elle peut décider de se faire la malle en Irlande du jour au lendemain, puisque Félix est là pour s’occuper du café. Elle ne semble pas manquer d’argent, puisqu’elle achète ses billets d’avion la veille pour le lendemain. Bref, la vie est facile, comme indiqué dans le titre.

Elle rencontre l’amoureux à première vue parfait. Disons que là comme ça, c’est plutôt le pied pour elle.

Oui mais… toute cette perfection pourrait bien correspondre sur le papier à un idéal de vie, mais devenir dans la réalité un peu frustrante… Et ça, je veux bien le concevoir. On le comprend vite, toutes ces belles choses toutes lisses ne font pas le bonheur de Diane… Parce-qu’il y a le bel Edward qui est resté en Irlande et qu’elle n’a pas totalement oublié.

Comme je n’ai pas encore lu le premier roman, je n’ai pas tous les détails de leur histoire. Je n’ai pu qu’essayer de deviner, en fonction des allusions que l’auteure glisse dans le second roman. Cela m’a suffi.

J’ai tout de suite accroché à l’histoire, car l’écriture de l’auteure est agréable, sans chichi. Le fait d’avoir une narration à la première personne doit aider à développer une belle empathie avec le personnage central. Diane m’a paru sympathique, attachante.

Je n’ai pas regretté de longueurs ou de manque de crédibilité… jusqu’à un certain point. J’y reviendrai.

J’ai trouvé que l’histoire se déroulait bien, puisque jamais je n’ai été tentée de sauter une page, ou même un paragraphe. C’était facile à lire. En revanche, il faut bien critiquer un peu… j’ai regretté quelques grosses facilités, quelques hasards un peu trop heureux, et un peu trop difficiles à croire, dans la toute dernière partie du roman. Disons que le final du livre ne m’a pas totalement convaincue car trop de bol, cela ne fait pas bien crédible. Et pourtant, je suis quelqu’un de bon public pour les happy end !

Pour autant, il serait dommage de bouder ce roman, qui reste à mon sens un bon livre pour se changer les idées sans se donner de crampe au cerveau.