Le mariage du mensonge

Le livre dont je vais vous parler aujourd’hui existe en anglais, en italien et en espagnol. Il n’a à ce jour, pas été traduit en français. Mais comme je l’ai adoré, je vais vous en parler malgré tout.


C’est un thriller de Belle KIMBERLY, qui date de 2016. Je l’ai trouvé dans les promos de la boutique Amazon Kindle.


Nous faisons la connaissance d’Iris et son mari Will, qui se réveillent le lendemain de leur anniversaire de rencontre, follement amoureux l’un de l’autre. Le couple file le parfait amour, et a décidé de faire un bébé.


Alors qu’Iris arrive en retard au travail, après un petit câlin matinal, elle apprend qu’un avion parti du même aéroport que son mari vient de s’écraser. 


Heureusement, quelques minutes plus tard, elle découvre avec soulagement que l’avion n’allait pas à Orlando, mais à Seattle. Ouf, ce n’était pas le vol de Will…


Et pourtant, très vite la compagnie aérienne publie la liste des passagers, sur laquelle figure le nom de Will…
Que s’est-il passé ? Pourquoi Will aurait-il menti à sa femme ? Qu’avait-il à cacher ?


De fil en aiguille, Iris va mener l’enquête, et découvrir d’autres points d’ombre… 


Ce roman m’a captivée depuis les toutes premières pages. Je me suis tout de suite prise au jeu, et ai eu envie de savoir pourquoi Will avait menti. 

L’auteur nous fait vite comprendre qu’il ne s’agit pas d’une banale histoire de double vie ou de tromperie. C’est bien plus compliqué que cela !


J’avais du mal à éteindre la liseuse pour me coucher, car je voulais toujours en savoir plus. J’ai trouvé que le récit était vraiment bien ficelé, facile à suivre, et pleins de fausses pistes !

Il Principe Abusivo

En ce moment, je regarde pas mal de films en italien. Et l’algorithme de Netflix l’a bien remarqué. C’est ainsi qu’un soir, je me suis retrouvée à regarder IL PRINCIPE ABUSIVO

Il était une fois, à notre époque actuelle (le film date de 2013), une jolie princesse qui n’intéressait pas les médias. Et c’était son gros soucis. Le chambellan, comprenant la déception de Letizia, propose un plan. Pour intéresser les médias, il faut un scandale. La princesse doit avoir une histoire d’amour, et autant ne pas faire les choses à moitié, ce sera avec un jeune homme pauvre, le plus pauvre du royaume !

Le chambellan trouve l’homme en question, et c’est Antonio, un jeune chômeur qui vit d’astuces et de petites arnaques. Antonio s’attache bien vite à la princesse, qui de son côté fait semblant de l’apprécier. Mais ses mauvaises manières sont compliquées à gérer, notamment lors des soirées mondaines.

La suite, je pense que vous la voyez bien venir…

Au départ, j’ai eu du mal à accrocher. Le trait est beaucoup trop forcé sur le côté caffone d’Antonio. C’est trop improbable. Mais rapidement, son personnage évolue, et devient de plus en plus attachant, et plutôt crédible. Là, la comédie fait son effet.

J’avais beau savoir comment cela allait se terminer, et me dire que c’était vraiment vu et revu, je dois avouer que j’ai passé un bon moment devant ce film. Il y avait des scènes amusantes, et d’autres plutôt romantiques, qui m’ont convaincue.

Au fil des minutes, l’histoire évolue, de la farce à la romance.

A voir en VO pour profiter des accents !

Celle qu’il attendait

Alerte : ce livre est une merveille ! Il s’agit d’un roman d’Amour, mais en dehors des standards !

C’est l’histoire d’Eugénie et Joséphin, qui se rencontrent à Paris par hasard, et s’aiment immédiatement. Eugénie parle tout le temps. Joséphin est mutique.

Elle est mi-femme mi-poésie et répare les ailes des papillons blessés. Son métier ? Inventrice !

Il est tout mince et porte une étrange cicatrice au visage. Le peu qu’il raconte laisse deviner un passé tourmenté.

Entre eux c’est comme une évidence, à laquelle il faudra tout de même laisser un peu de temps… Chacun a été blessé et ne peux pas croire aussi facilement au bonheur.

Ce livre est à part, un petit joyaux avec de faux airs de l’Écume des Jours, pour son côté parfois farfelu. L’histoire est un délice, et la fin wahou un feu d’artifices !

« En cas de besoin, tournez toujours votre visage vers une fenêtre : elles sont les sorties de secours de l’âme que le génie humain a eu la sagesse inconsciente de poser dans toutes ses constructions. »

Je ne vous en dis volontairement pas plus sur ce livre, car ce serait prendre le risque de trop en dire… J’espère que ces quelques mots vous aurons mis en appétit et vous donneront envie de lire de roman, publié chez Fayard.

Enrico Piaggio – An Italian Dream

Ce film est sorti en novembre 2019 et est disponible sur Netflix.

Son action se situe au sortir de la seconde guerre mondiale, dans la petite ville toscane de Pontedera. L’usine d’Enrico Piaggio est en ruine, et celui-ci se sent l’immense responsabilité de tout reconstruire, pour ne pas laisser la famille de ses ouvriers sur le carreau.

Il n’est plus possible pour lui de fabriquer des avions, comme il l’a fait pendant la guerre. Pour rebondir, il lui faut une idée nouvelle, et il la trouve à travers un moyen de transport petit, agile, capable de répondre aux besoins de tous, quelque soit le sexe ou la classe sociale. La Vespa est née !

Le moteur est fixé à l’arrière, ce qui dégage l’espace pour les jambes, et permet aux femmes (et aux prêtres !) de s’installer sans dévoiler leurs jambes.

Ce film inspiré de l’histoire réelle, comporte une bonne portion de romance, qui n’a pas été pour me déplaire. Les histoires d’amour prennent le pas sur les complications financières que rencontre l’entrepreneur. En effet, Enrico Piaggio a épousé une veuve de guerre, qui a été non-seulement une épouse, mais aussi une précieuse conseillère. Cela est bien visible dans le film.

Il y a quelques libertés prises pas les scénaristes, puisqu’il est clairement montré que le fait de mettre en scène un scooter Piaggio dans le film Vacances Romaines a été demandé par Enrico Piaggio, alors que dans la réalité, a priori ce n’était pas le cas. Toujours est-il que la fameuse scène avec Audrey Hepburn au guidon d’une Vespa a fortement contribué au succès du motorino à l’étanger !

Ce film est une belle bouffée d’air frais, une belle histoire de reconstruction. Je vous le conseille !