Thé sencha

Un jour que j’étais en rupture de stock de thé pour le bureau, j’ai fait une infidélité à ma petite boutique de thé, et ai acheté en grande surface. J’ai opté pour du thé vert bio sencha de la marque Naturela. Je ne pensais pas vous en parler, car il s’agit d’un thé très simple, sans arômes, juste du thé vert. Sauf que ce thé est délicieux…

Naturela est une marque de produits bio qui a vu le jour en 2010. Elle est dédiée à la grande distribution, et revendique vendre du bio accessible. Depuis 2016, la marque a intégré le groupe Bjorg, un grand nom du bio européen.

Naturela propose des thés, cafés, des tisanes et infusions, du sucre, et du cacao. Les thés sont vendus soit en vrac, soit en sachets. Dans le vrac, on trouve du thé vert indien aux épices et citron (pas encore croisé dans mon magasin…), du thé vert à la pêche, ou encore de l’English Breakfast.

J’ai opté pour le sencha tout simple, qui m’a coûté un peu moins de 4 € les 80 grammes.

Ce thé est joli à regarder, car on a de gros morceaux de feuilles, et pas une poudre. Les feuilles se déploient dans l’infuseur, laissant échapper tout leur arôme. Il provient de Chine, où il été récolté manuellement.

Je consomme plutôt du thé aromatisé en général, mais là j’ai trouvé mon bonheur avec ce thé nature. Son goût est bien présent, très doux, pas du tout amer comme l’est parfois le thé vert. C’est un plaisir de le déguster tout au long de la journée.

PokeSamba – bonne adresse !

Les poké bowls sont super à la mode depuis quelques temps. Ils s’inscrivent dans la lignée des buddha bowls, ces plats tout en un qui permettent de manger les restes du frigo en composant un plat à base d’ingrédients divers et variés. C’est plein d’ingrédients peu transformés, colorés, et on se régale.

Le poké bowl vient d’Hawaï où « po.ke » signifie « couper ». Son ingrédient de base est le poisson cru. Il est réputé sain (ne me faites pas dire « healty » car le mot « sain » veut dire absolument la même chose, merci) même si j’ai l’impression que dans nos versions européennes, cela se discute. Mais… là n’est pas le sujet !

J’avoue, au départ j’étais plutôt du genre à critiquer les buddha et poké. Mais ça, c’était avant que je tombe totalement affamée, sur un petit resto milanais.

POKE SAMBA Via San Nicolao, 2, 20123 Milano MI, Italie

Ouvert du lundi au samedi (ferme à 17 h 00 le samedi)

Pour ceux qui connaissent Milan, la rue San Nicolao est assez proche du château des Sforza. On y accède en métro, en prenant la ligne 1 (station CAIROLI CASTELLO). A pied depuis le Duomo, il y en a pour une dizaine de minutes (1.1 km). L’endroit est donc facile d’accès.

 

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Chez Poké Samba on a le choix entre 3 tailles de bol. Selon la taille, on peut choisir 1, 2 ou 3 ingrédients protéinés.

À la base, il faut se décider entre salade, riz noir, riz à sushi (voire un mix entre plusieurs riz, entre riz et salade). Puis on opte pour sa ou ses protéines parmi : saumon, saumon sauce piquante, thon, ceviche (poisson en sauce piquante), tofu, et j’en passe.

Le choix des légumes est vaste et j’ai pu constater que les carottes étaient coupées sur place. Il y a aussi des tomates cerises, des edamames, de l’ananas, des algues wakame, de la purée de patate douce, du concombre, …

En sauce j’ai pris la basique sauce soja. Il était possible d’en demander plusieurs parmi : mayo piquante, wasabi, aigre-douce… mais j’ai opté pour la sécurité !!

Et enfin, le croquant pour parfaire tout cela : pois au wasabi, noix de cajou, oignons grillés, amandes effilées, pistaches, algues nori..

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Je le confesse, j’ai totalement kiffé mon poké, au point de revenir le surlendemain. Oui oui.

En même temps, à 10 € le bol médium, sans aucun supplément (certaines restos mettent des suppléments sur des ingrédients spécifiques) pourquoi aurais-je à rougir ? C’est une chouette adresse pour bien manger à Milan, alors je la partage avec vous ! En plus le personnel est sympa et patient (pas le genre à speeder le touriste qui cherche ses mots). Alors go !

Une éthique et beaucoup de transparence

J’aime le sport, et j’aime avoir de belles tenues pour me dépenser. Même si généralement, à la fin de mon échauffement à la salle, je suis déjà tout échevelée, avec des auréoles sous les bras, je mets un point d’honneur à m’entraîner dans des tenues qui me plaisent !

La marque Oceans Apart semblait rencontrer un vif succès, et j’étais fort intriguée à force de croiser ses leggings colorés sur les réseaux sociaux, dans les vidéos de youtubeuses, et sur Vinted. C’est pourquoi, lorsque j’ai trouvé un leggings corail en très bon état à seulement 15 €… je l’ai commandé.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, parlons un peu de la marque. Oceans Apart donc, que l’on pourrait traduire par « séparés par l’océan » pour dire (ce n’est pas moi qui l’invente, c’est noté sur le site) que même si les océans nous séparent, que nous sommes différents, au fond nous sommes tous connectés. L’exercice est essentiel à chacun de nous, pour se sentir bien.

Oceans Apart se veut éthique et responsable. C’est une marque vegan. Alors je vous avoue que l’information me laisse un peu en mode What the Fuck, parce-que je ne vois pas trop si les autres marques de sport utilisent des produits d’origine animale… A part pour les baskets en cuir, je me questionne.

Les produits sont dessinés en Californie, puis produits dans différentes usines. Sur le site, on voit des photos des personnes qui fabriquent les vêtements, mais je n’ai pas l’information sur les pays où étaient implantées les usines. Il est précisé que la marque visite ses sites de production chaque mois. Cela me semble plutôt positif tout cela.

Sur le site on nous parle beaucoup de se sentir magnifique, de croire en notre beauté intérieure. Le discours est très positif. Je regrette juste un peu que les modèles qui illustrent le site et les comptes sociaux de la marque aient toutes le même physique longiligne. Un peu de diversité aurait été appréciée ! 🙂

Chez Oceans Apart, on trouve des brassières, des tops, des leggings et quelques accessoires. Les leggings sont déclinés en plusieurs gammes. Le mien est un coloris corail (Sunset Pant). Neuf, il vaut 59.99 € (vendu également en « set » avec la brassière, à 99.99 €, actuellement remisé 79.99 €). On nous recommande de prendre du XS pour une taille 36, S pour du 38 et ainsi de suite. Et dans la FAQ, il est conseillé d’opter pour la taille au-dessus pour un maximum d’opacité. J’ai donc suivi les conseils… … … J’ai pris une taille au-dessus.

Quand je l’ai eu entre les mains pour la première fois, j’ai été très surprise par la matière. Elle est effectivement très fine. J’avais l’impression de toucher un collant épais, mais pas un legging. Je portais du vernis noir ce jour là et en manipulant le leggings, j’ai vu mes ongles par transparence, à travers le tissu.

J’ai l’habitude d’enfiler mes leggings de sport à toute vitesse, pour gagner un maximum de temps et m’entraîner au plus vite ! C’est d’autant plus vrai les semaines où je m’entraîne le midi. Et bien là, j’ai dû revoir ma façon d’enfiler un leggings, car j’avais peur de passer un ongle à travers la matière ! Alors non, ce n’est pas fragile comme un collant, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit… Mais tout de même, un peu de délicatesse est nécessaire.

Le leggings colle totalement à la peau, et gaine les jambes et le ventre. Honnêtement, niveau silhouette c’est formidable. Et pour le sport cela doit être absolument génial, car la matière suit tous les mouvements du corps, sans créer aucune entrave. Mais, et il y a un gros mais… il est dramatiquement transparent.

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Photo posée ici en prévision d'un article de blog…

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Qu’un legging soit transparent au niveau des fesses lorsque l’on se met en squat, c’est déjà gênant. Mais là, il est transparent aux fesses et partout ailleurs, et sans que l’on ait besoin de tirer sur le tissu… Debout, on voit tout à travers… La culotte, la couture de la culotte, l’étiquette de la culotte si celle-ci dépasse.

Alors ok, Oceans Apart croit en notre beauté intérieure… mais tout de même… :-p

Je me suis dit que j’avais dû mal faire un truc… Un legging à plus de 50 euros, ça ne peut pas être à ce point importable ?

Donc j’ai quand-même essayé de porter différents sous-vêtements, de couleurs diverses et variées… Culotte chair, shorty corail sans couture, str (non pas de string pour le sport, désolée de vous décevoir !)… Rien n’y faisait. Je me sentais… disons-le franchement : toute nue. Il était absolument impossible d’envisager me rendre à la salle de sport ainsi.

Donc j’ai remisé mon nouveau legging éthique vegan californien dans mon placard, et ai ressorti mon bon vieux legging squat proof pas vegan pas éthique et pas californien pour aller suer en toute tranquillité dans la cage à squats.

Fin de l’expérience.

Il paraîtrait, à ce que l’on lit sur les réseaux sociaux (où je ne suis pas la seule à me plaindre), que la marque aurait revu ses leggings Sunset pour régler le problème d’opacité. Mais l’expérience m’aura suffi pour le moment. J’accorderai peut-être une nouvelle chance à Oceans Apart d’ici quelques temps, mais pas dans l’immédiat.

 

 

Karachi, Lyon

Lors d’un précédent séjour à Lyon, nous avions prévu de savourer un ramen. Mais les amis que nous avions retrouvés sur place avaient déja réservé un indien. Donc nous avions suivi. C’est ainsi que nous avons découvert le Karachi. Et là vous allez me dire… Mais Karachi c’est au Pakistan, pas en Inde !

Et vous aurez raison. Le Karachi est un restaurant indien et pakistanais.

Bref, nous nous sommes régalés et avons donc décidé d’y retourner lors d’une seconde visite à Lyon.

Situé au 206 rue Garibaldi, il est facile d’accès, puisqu’il se trouve à quelques centaines de mètres de la Part-Dieu (donc de la gare).

Le resto est ouvert depuis 1982 et a reçu diverses distinctions, certificat d’excellence Trip Advisor, fourchettes d’or…

Nous avions réservé via le site, et ne l’avons pas regretté car les deux salles se sont très vite remplies.

Il existe des menus classiques ou végétarien. Le menu Découverte par exemple : entrée, plat, dessert et nan. Il est également possible de commander à la carte. Comptez dans les 25-30 € par personne.

Le service est vraiment souriant, et les serveuses sont efficaces sans être pressantes. Nous avons été servis rapidement et avons pu manger à notre rythme, sans nous sentir poussés dehors !

Les plats étaient exquis, bien épicés, dépaysants. Nous n’avons pas laissé un seul grain de riz basmati ! Pour le côté épicé, ne vous imaginez pas que nous avons mangé particulièrement piquant. Cela piquait un peu mais vraiment pas beaucoup. Allez-y sans crainte sauf si vraiment vous détestez les épices !

Mais qu’avons-nous mangé précisément ? Des samosas au bœuf, des légumes épicés (petits pois, pommes de terre, …), un poulet tandori, et du riz au lait. Côté boisson, le resto est sans alcool. J’ai savouré un thé épicé.

Woko, Lyon

De passage à Lyon, nous avons testé deux fois le restaurant de la Part-Dieu, qui présentait l’immense double intérêt d’être à deux pas de la gare, et de proposer des plats végétariens convenables*.

J’avais déjà mangé chez Woko, il y a des années, lorsque le restaurant se trouvait sur les toits du centre Part-Dieu. Désormais il est au dernier étage, sans terrasse. Et la carte a changé.
Woko est une chaîne de restaurants présente essentiellement à Lyon (4 adresses en centres commerciaux), à St Genis-Laval, juste à côté de Lyon, mais aussi à Cagnes sur Mer, Lille et Béthune.
C’est une cantine viet, qui sert de la restauration rapide, inspirée de la street food vietnamienne. Mais qui dit « rapide » ne dit pas nécessairement « mauvaise ». Ainsi la chaîne met en avant le fait que 90 % de ses préparations sont faites maison, à partir de produits frais.
La prise de commande est rapide, tout comme la préparation des plats. Et c’est appréciable, surtout lorsque l’on a un train à prendre ! Lors des deux visites, j’ai trouvé que les personnes qui ont pris la commande étaient sympathiques.
On choisit entre commander à la carte (dans les 8 € le plat), ou s’offrir un menu (12 € environ), qui inclut l’entrée ou le dessert en plus du plat, et une boisson.
Pour le plat : salade / riz / nouilles / wok / sandwich banh-mi ou soupe phô. La viande est au choix, avec une option tofu appréciable pour les végétariens !
Pour les entrées : nems, rouleau de printemps, là-aussi proposées en version végétariennes. Les desserts ne nous ont pas spécialement tentés, ni les bubble teas, mais sachez qu’il y en a !
La salle est un peu bruyante, mais rien d’insupportable. C’est un fast food, pas un resto étoilés ! Il y a des tables classiques, des tables hautes, et on nous remet un petit bippeur qui avertit lorsque les plats sont dispos au comptoir.
J’ai apprécié les deux plats que j’ai mangés, aussi bien les nouilles que le riz. A noter : il y avait les deux fois une grosse quantité de féculents, et assez peu de légumes. J’ai pensé que cela devait être une méthode pour servir des assiettes copieuses sans ruiner le budget. La sauce est déjà disposée dans l’assiette, et pour moi il y en avait un poil trop, car cela masquait les saveurs à la longue.
Les entrées, que ce soit les nems de monsieur, ou mon rouleau végétariens, n’avaient rien d’exceptionnel. Les nems étaient fort gras, et le rouleau aurait été meilleur avec un peu plus d’herbes aromatiques (de la coriandre !). Mais bon, pour le prix payé, difficile de demander mieux. Honnêtement, c’était correct, la preuve nous sommes venus deux fois ! Et je pense que nous pourrons revenir lors d’une prochaine visite…
* Plat végétarien convenable : un plat équilibré avec légumes, féculents et protéines, qui ne contiennent pas une triple dose de fromage.

Qui a tué la belle-mère ?

Mother-in-Law, en français « belle-mère » est un roman sur une relation entre une belle-fille et sa belle-mère, qui se termine par le meurtre de la dernière. Tout l’intérêt du roman, est de découvrir qui en voulait suffisamment à Diana pour la tuer.
J’ai lu ce livre en anglais et à ma connaissance, sa version française n’existe pas (encore).
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Le livre débute avec l’arrivée chez Lucy et Ollie, de deux Policiers qui viennent leur apprendre la mort de Diana, la mère d’Ollie. Cette entrée en matière est longue, mais pas ennuyante pour autant. Elle permet de bien nous imprégner de l’ambiance, et de partager les émotions ressenties par Lucy.
Nous faisons la connaissance du couple Ollie-Lucy, de leurs jeunes enfants. Puis arrivent la sœur d’Ollie, Antoinette dite Nettie, et son mari Patrick. Les personnages ne sont pas très nombreux et l’auteure les présente de façon claire, ce qui fait que je ne me suis pas du tout emmêlé les pinceaux !
Rapidement nous découvrons que les mobiles pour se débarrasser de Diana sont nombreux, et que les personnages planquent tous leurs petits secrets.
Diana a été retrouvée morte, mais pendant les premières pages, nous n’en savons pas plus sur les circonstances de sa mort. Nous apprenons simplement qu’il semble s’agir d’un suicide, mais que la Police doit enquêter pour s’en assurer.
Ensuite, nous faisons un bon dans le passé, et découvrons les grandes étapes de la vie de famille. Les narrateurs alternent, tantôt Lucy, tantôt Diana. Très vite, j’ai compris qu’il y avait des zones d’ombre dans la vie de Diana, des non-dits.
Dans la version de Lucy, Diana est une femme peu avenante, presque froide. Lucy, qui est orpheline de mère, aurait aimé être proche de sa belle-mère, mais cela n’a jamais été possible. Si Diana a toujours été polie et courtoise, elle n’a jamais été proche de Lucy, ne lui a jamais témoigné aucune tendresse, aucune sympathie.
Pourtant, Diana a dédié sa vie à son mari, qu’elle aimait profondément, et aux réfugiés.
Progressivement, nous nous apercevons que Diana a vécu des choses, qui ont pu la rendre distante. Nous comprenons qu’elle n’était pas seulement la femme froide que Lucy avait en face d’elle.
Ce livre m’a bien plu, car j’ai rapidement senti que l’on n’avait beaucoup à découvrir sur le personnage de Diana, et sur ses proches.
L’enquête sur la mort de la belle-mère avance à tous petits pas, mais le fait que celle-ci soit entrecoupée de flash back sur l’histoire familiale fait que l’on ne s’ennuie absolument pas.
Le dénouement est satisfaisant, et je ne l’avais pas deviné avant d’arriver dans les dernières pages. Donc j’ai refermé ce livre en étant totalement conquise !

 

L’accident de l’A35 – Graeme Macrae Burnet

J’ai choisi ce livre dans le catalogue Netgalley, car je suis friande de bons thrillers plein de suspens et pas trop sanglants.

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Ici, tout débute par une macabre découverte, celle d’un homme qui s’est crashé sur l’autoroute. L’individu semble être mort sur le coup. Son véhicule est visiblement le seul impliqué. Mais quelque chose ne colle pas trop, et comme la veuve est plutôt jolie (et qu’elle semble peu affectée par la mort de son époux)… Gorsky va mener l’enquête.

Ne vous attendez pas à un thriller à l’américaine. Nous sommes à Saint-Louis, et l’enquête ne nous mènera pas en dehors des frontières alsaciennes ! L’histoire est assez simple, mais l’auteur sait planter le décors, et créer une ambiance particulière en distillant quelques infos croustillantes sur chacun de ses personnages.

Il y a Gorsky, le flic alcoolique dont la femme a quitté la maison. Il y a la charmante veuve de la victime, et son fils ado un peu spécial… Tout ce gentil monde évolue dans un décor des plus banals, entre petites rues alsaciennes et bars de quartier…

Finalement, tout le monde semble enfermé dans des existences sans grand intérêt, Gorsky le premier. Aucun personnage n’attire vraiment la sympathie, mais j’ai eu envie de savoir malgré tout, de connaître le pourquoi de cet accident. Et j’ai beaucoup apprécié le dénouement, qui s’il n’est pas dingue, m’a tout de même surprise !