Les pâtes, il y aurait tant à en dire…

Toutes les pâtes ne se valent pas.  Sans même aller dans le détail des formes de pâtes (farfalle, penne, spaghetti, linguine, orecchiette, conchiglie, fusilli, …) nous allons apprendre à distinguer une bonne pâte, d’une moins bonne… car on n’a qu’une vie, et qu’elle est trop courte pour la passer à manger de mauvaises pâtes !

Même si elles sont toutes fabriquées à base de farine de blé dur et d’eau (éventuellement avec des œufs pour certaines), la qualité de la farine peut grandement varier. Le procédé de fabrication joue également un rôle non-négligeable sur la qualité finale du produit.

Je ne parlerai pas des pâtes cuisson rapide. Elles sont plus fines que les autres (donc plus rapides à cuire, logique) et je les boude car justement… plus le temps de cuisson préconisé est long, plus le produit est qualitatif. Adieu donc les pâtes prêtes en 3 minutes ! Il paraîtrait d’ailleurs que leur amidon a été modifié, pour cuire plus rapidement, et que cela augmente leur index glycémique… Difficile d’en avoir le cœur net, mais dans le doute…

Le temps de cuisson est généralement noté sur le paquet, pas toujours de façon très visible. Il court à partir du moment où les pâtes sont dans l’eau, et que l’ébullition a repris. Mieux vaut ne pas le dépasser, car vos pâtes ne seront plus al dente, et deviendront moins digestes… Mais stop, je ne vais pas vous parler ici de la meilleure façon de cuisiner les pâtes. Je vais m’en tenir à l’étape préliminaire : bien CHOISIR ses pâtes !

Le saviez-vous, tous les blés ne sont pas de la même qualité. La teneur en protéines est un indicateur de cette qualité ; probablement le plus facile à contrôler pour le consommateur. Plus elle est haute, mieux c’est. On la connait en regardant le tableau des valeurs nutritives, sur les paquets (à partir de 12 % c’est correct, mais cela peut monter dans les 15 % sans aucun problème.).

Sur les spaghetti Barilla par exemple, on découvre 12.8 % de protéines.

Vos pâtes doivent être rugueuses. Avant même de les cuire, observez-les, touchez-les !

Cela accroche ? C’est poreux ? Tant mieux ! Leur cuisson n’en sera que meilleure et la surface irrégulière retiendra la sauce. L’idéal pour obtenir une texture poreuse ? Le tréfilage dans un moule en bronze. Parfois c’est précisé sur le paquet.

Tréfilage, c’est quoi donc ? Il s’agit simplement de l’action de donner une forme au mélange de semoule de blé et d’eau, en le passant dans un moule. Cette étape précède celle du séchage.

Pour les pâtes blanches (donc ni complètes, ni semi complètes) la couleur doit être homogène avant cuisson. Des traces colorées peuvent indiquer un mauvais séchage, des fragments qui auraient dû être éliminés et vont fragiliser la pâte pendant la cuisson. Parce-que bien sûr, la pâte idéale ne change pas de forme à la cuisson. Une fois cuite, elle ne cède pas sous la fourchette, mais garde son aspect initial, et résiste légèrement sous la dent.

L’eau de cuisson est toute blanche ? Mauvais signe… vos pâtes ont perdu leur amidon.

Non les pâtes fraîches ne sont pas forcément meilleures que les pâtes sèches. Il y a de bonnes pâtes fraîches, comme il y a de bonnes pâtes sèches. La pâte sèche n’est pas la solution de repli quand il n’y a plus de pâtes fraîches au frigo ! Certaines pâtes sèches sont bien meilleures que certaines pâtes fraîches !

Et puisque l’on parle de pâtes sèches, abordons la question du séchage justement… Il se fait tout de suite après le tréfilage. Il peut être plus ou moins long, selon que l’on a ou non recours à des machines. Un séchage lent est garant d’une pâte de qualité, puisque la structure profonde du blé n’aura pas été modifiée par la haute température. Un séchage lent donne en général des pâtes qui fleurent bon le blé à l’ouverture du paquet.

Sur ce, je vous souhaite un bon appétit !

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Le Salon d’Hugo – Besançon

Il y a longtemps que je pensais tester le salon de thé Le Salon d’Hugo, situé dans la Grande Rue, au centre-ville de Besançon. En fait, je le voyais régulièrement, en allant au café des Félins situé juste en face… Finalement, je ne l’aurai jamais testé en tant que salon de thé, car il a changé de concept et est devenu un restaurant !

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Le salon d'Hugo. #Besançon #vegetarien

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Le Salon d’Hugo propose des bowls, ou des bols pour les anglophobes ! Ce sont… et bien des bols, composés d’ingrédients froids et sains (et oui, je valide, c’est vraiment sain !).
Actuellement il y en a quatre sur la carte : un bol à base de poulet, un autre avec des crevettes, et deux bols végétariens (et même végétaliens selon la sauce que vous choisissez) l’un avec des falafels, et l’autre, des boulettes de riz thai.
Les bols sont composés à la commande, avec des légumes (carottes, roquette, concombres…), légumineuses (fèves, pois chiches), céréales (petit épeautre, semoule de blé…), et des oléagineux (amandes, graines de courge…).
A la carte, on trouve également des boissons, et notamment une limonade régionale, Elixia (fabriquée à Champagnole dans le Jura), et une citronnade maison. Les boissons sont servies dans de grands verres, avec une pâte en guise de paille. Amusant (et écolo) !
Le restaurant est joliment décoré, avec du mobilier de récupération et un vrai parquet en bois qui craque. Il y a une petite terrasse, avec quelques tables de deux.
Les bols sont de bonne taille, et bien remplis. Lors de mes deux visites j’ai opté pour le même plat, celui avec les falafels, des fèves, des petits pois, des carottes, du concombre… J’ai demandé la sauce d’un autre bol, car celle qui accompagnait normalement ce plat était à base de lait, et que je n’en consomme pas. La sauce soja-orange est délicieuse !
J’apprécie que les sauces soient présentées dans des petits contenants à part. On peut doser, et répartir à sa convenance.
Pour 9.50 € le bol, on mange vraiment bien, aussi bien d’un point de vue quantitatif que qualitatif ! Et s’il reste un petit creux, les tartes maison et autres desserts (cœur fondant au chocolat, financier rhubarbe etc) pourront le combler.
Le café est bon également (vrai café au percolateur), et le service aussi efficace que souriant. Lors de la première visite, nous avions attendu un petit peu, car la personne était seule en salle. Mais la deuxième fois, nous avons été servis très rapidement.
Si je suis venue manger ici deux samedi de suite, je pense que cela vous résume assez bien mon avis sur le Salon d’Hugo ? J’ai aimé. J’ai apprécié le contenu de mon bol, et l’ambiance dans laquelle j’ai pu le dévorer. Et je reviendrai !

Le gelato à l’italienne

Non, la glace à l’italienne n’est pas cette crème glacée invariablement proposée en version vanille-fraise, qui sort d’une machine, en formant une spirale. Cette glace plus molle que la moyenne vient en réalité des Etats-Unis, et est assez peu proposée en Italie.

Le vrai gelato, c’est une préparation artisanale, présentée dans des bacs, dont elle ressort allègrement. On voit bien qu’il n’a jamais été possible de contenir tout cela sous un couvercle !

Souvent, on la sert à la spatule, généreusement et rarement, très rarement sous forme de boule ! Sa texture plus aérée que les glaces françaises, rendrait cela compliqué. Les glaces italiennes sont préparées à base de crème fouettée, de lait, de sucre et de jaunes d’œufs. A ces ingrédients de base, s’ajoutent les fruits, ou les autres parfums.

On est loin de la première glace importée en Europe par les italiens, faite de fruits mélangés à… de la neige ! Un sorbet, plus qu’une crème glacée. On raconte que Néron en savourait déjà en 64 ! Pour trouver de la neige à Rome il fallait se lever tôt, ou en faire venir depuis les Alpes. C’est la seconde option qui fonctionnait le mieux. Imaginez donc bien que la consommation de ces glaces était réservée à quelques très très rares privilégiés !

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Revenons à 2019 et à nos gelati, qui coûtent trois fois rien en Italie. Comptez 2.50 € en moyenne pour une petite coupe. Vous pouvez mettre un peu plus dans les lieux vraiment touristiques, mais vraiment « un peu » pas le double ! Cela ne serait pas justifié.

Les bonnes glaces fondent vite. C’est pourquoi la coppetta (la coupelle) est plus indiquée que les cornets, à mon sens. Mais si tu préfères le cornet, ne te gênes pas ! Avec la mode du healthy, on en trouve de plus en plus facilement pour tous les goûts, vegan et sans gluten.

Les parfums de glace se déclinent à l’infini, de la traditionnelle vanille, à la pastèque, en passant par l’indémodable citron, la pistache, et sans oublier les sorbets de légumes (et oui oui c’est bon). Il y a aussi les plus gourmands, chocolat, Nutella, Oreo, Straciatella (lait entier, crème fraîche et éclats de chocolat).

Les italiens sont fans de gelato, et savourent leur crème glacée en déambulant dans les rues et ruelles, lors de la passeggiata (la balade) qu’ils ont eux-mêmes inventée quelques siècles en arrière !

Chez ma Cousine (Besançon)

 

Le dimanche aprem, j’ai mes petites adresses où traîner, et prendre un bon thé. Mais en juillet, certaines ferment sans forcément prévenir… c’est ainsi que je me suis retrouvée, le bec dans l’eau… je n’allais pas rentrer bredouille et ai décidé de me balader un peu au centre. Et mes pas m’ont portée devant cette adresse, qui m’intriguait depuis des mois, mais dont je n’avais encore jamais poussé la porte.

Chez ma Cousine

Ce café se trouve au 49 rue des Granges, juste avant la librairie L’Intranquille. Il s’agit d’un coffee shop associatif, qui propose aussi ponctuellement des soirées jeux, des échanges en anglais, des concerts. On peut y boire aussi bien chaud que froid et manger de la petite restauration, puisqu’il n’y a pas de cuisine sur place.

Milk-shakes, cheesecake, crêpes, gaufres, tartes salées, pizze, bon café, thé à la tasse ou en théière, salades à composer sur mesure… Le choix est vaste, et les prix corrects (compte 3.50 € pour une théière de 2 tasses par exemple).

Si tout n’est pas fait maison, la Chantilly elle, l’est et rencontre un vif succès sur les boissons chaudes notamment !

L’arrangement de la salle est vraiment cosy, avec un sol et des tables en bois, des canapés, de gros fauteuils, quelques chaises. Une petite salle au fond offre encore plus de tranquillité. Il y a des jeux à disposition, essentiellement de rapidité (Dooble par exemple).

Ici le café glacé s’appelle café grec, et je vous le valide totalement. Préparé au mixeur, il est servi avec une belle dose de mousse !

Chez ma Cousine est une belle adresse, où passer un moment entre amis, en couple ou même seul. On s’y sent bien.

 

 

Potiron et légumes anciens au lait de coco

Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de cuisiner à partir de légumes congelés, en plus des légumes frais de saison. Avant cela, j’ai longtemps pensé que le surgelé n’avait pas de goût, que les légumes étaient remplis d’eau, et sans aucune vitamine. En fait, j’ai compris que je me trompais. A part quelques exception (les oignons congelés me semblent insipides par exemple) j’ai été bluffée.

Il se trouve que les légumes vendus au rayon surgelé, ont été congelés dès la récolte, et contiennent souvent bien plus de vitamines que les légumes frais, qui ont perdu depuis leur cueillette… Et puis reconnaissons aussi la facilité pour préparer des légumes déjà découpés, et déjà épluchés !

Bon… la photo ne donne pas envie. Mais ayez confiance : c’était succulent !

Du coup, j’avais envie de diversifier un peu le contenu de mon congél, et de sortir des traditionnels haricots verts, brocolis et juliennes. J’ai jeté un œil chez Thiriet… et là j’ai trouvé du potiron, et un mix carottes-panais-potimarron. Comptez 2.50 € pour les 600 g de mélange, et 2.75 € pour le potiron (600 g également).

J’ai passé mes légumes à la poêle. Une fois décongelés, j’ai ajouté un peu de lait de coco (difficile de vous donner une quantité précise, car tous les laits de coco ne sont pas dilués de la même façon. Je dirais 1/3 de la briquette, pour 2 personnes), des épices (curry indien + une pointe de cannelle).

J’ai fait du riz rond complet à côté, puis en fin de cuisson, je l’ai ajouté à la poêlée. Et je me suis régalée !

J’espère que cette idée vous plaira et que vous aurez envie de tester !

 

Petit épeautre façon risotto

Voici une recette facile et savoureuse, pour cuisiner le petit épeautre. Ce cousin du blé, à ne pas confondre avec l’épeautre, qui est moins intéressant d’un point de vue nutritionnel, se trouve un peu partout, mais je vous conseillerais de l’acheter en magasin bio car étonnamment, il y est souvent moins cher qu’en grande surface.

Pourquoi consommer du petit épeautre ? Et bien tout d’abord parce-que cela change, et que c’est bon. Et si ces raisons ne vous suffisent pas, parce-que cette céréale contient les 8 acides aminés (phénylalanine, leucine, méthionine, lysine, isoleucine, valine, thréonine et tryptophane) qui forme une protéine complète, au même titre que la viande. Et de ce fait, cela devient une céréale particulièrement intéressante pour les personnes végétariennes.

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Pour réaliser cette recette, il vous faudra laisser tremper le petit épeautre dans de l’eau pendant toute une journée. Pour ma part, je prévois deux poignées par personne et je mets à tremper le matin pour le soir.

Ensuite, je prépare les ingrédients suivants : (quantités pour 2 voraces)

-une poignée de tomates séchées par personne (je prends celles de Grand Frais),

-une courgette

-2 carottes

-un oignon

-une ou deux gousses d’ail (frais c’est encore mieux)

-100 g de tofu fumé (celui de Norma est le meilleur selon moi)

-une briquette de crème de soja.

Je fais tremper les tomates séchées dans l’eau tiède, pour retirer un max de sel et les ramollir.

Pendant ce temps, je coupe tous les légumes et le tofu en petits dés.

Je fais revenir l’oignon dans une cuillère à soupe d’huile d’olive.

Une fois l’oignon devenu translucide, j’ajoute le petit épeautre, et un peu d’eau.

Je laisse cuire jusqu’à évaporation de l’eau, puis ajoute à nouveau de l’eau, et les légumes.

Je coupe les tomates séchées en petits morceaux, et les ajoute à la préparation.

J’attends l’évaporation… et remets de l’eau.

Je continue ainsi, 3 ou 4 fois au total, selon le niveau de cuisson désiré. Puis j’incorpore la crème de soja (je mets environ la moitié d’une briquette, mais chacun dose selon ses envies) et les dés de tofu.

Je remue pour que cela n’accroche pas, et une fois bien chaud, bien aguicheur, je sers mon risotto !

Salez et poivrez si besoin.

Hop, à table !

 

Soupe épaisse aux haricots rouges

Voici une petite recette végétarienne (végétalienne même, puisqu’elle ne contient aucun ingrédient d’origine animale) à réaliser au cuiseur sous pression.

 

Préparation : ça dépend de ta vitesse à éplucher un oignon… 

Allez, 5 à 10 minutes !

Cuisson : 2 minutes pour dorer les oignons + 5 minutes sous pression

Pour combien de personnes ? 2, éventuellement 3…

***

Il vous suffit d’émincer un oignon et de le faire griller avec un peu d’huile d’olive (mode DORER du Cookeo, sinon à la poêle). Puis on ajoute trois tomates coupées en petits cubes, un petit pot de concentré de tomates, et des épices (j’ai mis une cuillère à café environ de chaque) : paprika, coriandre, curcuma, harissa.

Hop on rince les haricots rouges (200 à 250 grammes) avant de les ajouter au mélange, avec deux verres d’eau, et pim pam, on fait cuire 5 minutes sous pression, avant de déguster…

Pour un plat complet, on peut ajouter des protéines de soja texturées (vendues en magasin bio) à la soupe, ou accompagner de céréales de son choix.

Bon app !