Pas la penne d’être Vg pour les adorer !

Ouh la la j’ai fait fort sur le titre tout en jeu de mot ! Ne partez pas, je vous promets que la suite de l’article sera plus sérieuse (mais pas trop non-plus) !

Aujourd’hui je vous parle de pâtes aux lentilles que j’ai achetées chez Carrefour, dans la gamme Veggie.

 

Prix

2,29 € la boîte, ce n’est pas super cher à première vue. Mais en empoignant le paquet, je me suis tout de suite dit « Mais, elle est minuscule cette boîte ! » Et oui, 250 grammes contre 500 grammes en général, pour l’équivalent en pâtes classiques… Pour se rendre mieux compte, un paquet de 500 grammes de Penne Barilla coûte 0,79 € chez Carrefour. En version bio, 1,56 €… Donc finalement, ces penne de lentilles sont relativement coûteuses, oui. Je pense que c’est bien vu de faire des paquets de 250 grammes, car s’il avait fallu mettre 4,60 € pour un paquet de 500 grammes, je ne l’aurais jamais fait ! C’est psychologique…

A moins d’avoir vécu sur Mars les 3-4 dernières années, vous n’avez pas pu ne pas remarquer que le végétarisme était super à la mode en ce moment. Toutes les marques s’y mettent et sortent des aliments végétariens, de Herta à Aoste, en passant par le Gaulois, Bonduelle, et même Mac Donalds qui a lancé son veggie burger tout dernièrement. Les marques de distributeurs ont également voulu leur part du gâteau veggie, à l’image de Carrefour, qui propose entre autres, des pâtes à base de légumineuses. A ce jour, on a le choix entre :

*les macaroni de pois chiches,

*les penne de lentilles corail,

*les fusilli de pois cassés.

Pourquoi une gamme veggie ?

Ba oui parce-que si on réfléchit deux secondes, les pâtes classiques ne sont composées que de farine de blé dur et d’eau, et sont donc végétariennes…

Oui mais… dans les légumineuses il y a bien plus de protéines que dans le blé, surtout le blé raffiné… donc les végétariens ont intérêt à intégrer ces féculents à leur alimentation… Futé, non ?

Ces pâtes sont composées de farine de lentille corail, et c’est tout.

Elles apportent apportent 335 kcalories aux 100 grammes (on parle ici de 100 grammes de pâtes avant cuisson), quand des penne de blé en apportent environ 360 pour la même quantité. C’est sensiblement la même chose. Mais, elles sont moins riches en glucides (52 grammes contre 71) et plus riches en protéines (25 grammes contre seulement 12 dans les pâtes classiques). Et ça, c’est bien. Elles sont également riches en fibres, qui rassasient et facilitent le transit… (6 grammes contre 3 dans les pâtes de blé classiques).

Va #penne

A post shared by Ana (@chiarastory) on

Alors je ferai court ; ces pâtes sont pratiques à préparer (comme les pâtes classiques, on fait bouillir l’eau, on laisse cuire, et on égoutte), et m’ont beaucoup plu pour leur goût. Elles sentent la lentille corail, donc si vous aimez ça, et bien vous aimerez ces pâtes. En revanche, elles n’ont nullement la texture des pâtes de blé. Quel scoop !

Lorsque l’on cherche à les piquer à la fourchette, elles ont tendance à se casser. Et puis elles sont beaucoup plus farineuses en bouche.

Pas de mystère, on ne peut pas faire des pâtes de blé sans blé. Bah oui. Cela vous étonne ?

Donc, j’aime ces pâtes de lentilles, mais je les cuisine en sachant que ce ne sont pas des pâtes de blé. C’est à dire que j’adapte mes recettes, et ne calque pas une recette de pâtes classique.

Bien-sûr, on peut servir ces pâtes avec une simple sauce tomate, du pesto, ou encore du fromage. Mais je trouve plus fun d’inventer d’autres recettes… Par exemple j’ai trouvé délicieux de faire sauter quelques légumes (haricots verts, petits pois, oignons) au wok, avant de les servir avec mes penne, et d’ajouter un peu d’huile de coco pour le côté exotique. C’était délicieux, et je pense tenter une prochaine fois avec une sauce curry…

Et vous, vous avez déjà testés les pâtes sans blé ? Quelles sont vos favorites ?

 

Publicités

Y’a pas que la pasta et la pizza dans la vie… Y’a la farinata aussi !

Quand on parle de bouffe italienne, les gens pensent systématiquement PIZZA et PASTA. Certes la pizza est italienne, et même si elle est originaire de Naples, on peut aujourd’hui la savourer même dans le nord, entière ou à la tranche.

La pasta est bien présente aussi, sous une infinité de formes, et cuisinée selon une multitude de recettes. Mais ce n’est pas pour autant que la gastronomie italienne se résume à ces deux plats !

Ci-dessus, la Farinata de la Coop, dégustée à Ferrare !

*

Du côté de Ferrare, en Emilie-Romagne, on cuisine traditionnellement la farinata, une galettes salée, réalisée à base de farine de pois chiches. Oui, car en Italie le pois chiche est une légumineuse assez appréciée, beaucoup plus consommée qu’en France, où il ne trouve sa place que dans le couscous. Arrêtez-moi si je me trompe !

Assez parlé, on passe à la recette !

Ci-dessus : Première tentative de farinata…

Pour réaliser une farinata de taille conséquente (disons pour deux plats standards, ou la plaque du four en entier) il vous faudra :

*trois verres de farine de pois chiches

*4 verres d’eau (je fais chauffer l’eau pour que la pâte soit plus facile à mélanger)

*1/4 de verre d’huile d’olive

*une pincée de sel

Et c’est tout !

A Ferrare, nous trouvions des farinate plus ou moins huileuses, plus ou moins salées. A vous d’ajuster la recette selon vos goûts finalement !

J’ai ajouté un peu de basilic dans ma recette, mais chacun fait comme il le souhaite !

Prévoyez un moule de type tôle à tarte ou prenez la plaque du four recouverte de papier cuisson, et idéalement préparez la pâte de façon à la laisser reposer 24 heures avant cuisson. Si vous n’avez pas le temps, tant pis, mais personnellement je trouve que plus la pâte a le temps de reposer, meilleur c’est !

Dans un premier temps, on verse la farine dans un saladier, avant de former un petit puis central dans lequel on dépose l’huile d’olive. Puis on remue en incorporant l’eau petit à petit. On n’oublie pas la pincée de sel. Et on recouvre d’un linge pour laisser reposer.

C’est aussi rapide et simple que cela !

Ensuite, on passe à la cuisson. Le four préchauffé à 240°C, on verse la pâte dans un moule, ou sur une plaque recouverte de papier cuisson, et hop c’est parti pour 20 à 25 minutes !

Pour ma part, j’utilise directement la plaque du four, pour obtenir une farinata géante et toute fine. C’est l’idéal pour nourrir un max de personnes, ou pour avoir de quoi se régaler plusieurs fois ! Car la farinata se conserve sans aucun problème, pendant 3 à 4 jours, au frigo dans un récipient fermé ou un aluminium !

#farinata #italianfood #Ferrara #miam #food

A post shared by Ana (@chiarastory) on

C’est healthy ? Oui, plus que la farine de blé raffinée, car la farine de pois chiches même si elle est un poil plus calorique, vous apportera en moyenne 22 grammes de protéines aux 100 grammes, et 55 grammes de glucides (contre respectivement 20 grammes de protéines et quasiment 80 grammes de glucides dans la farine de blé). L’huile d’olive est bien présente, mais sans excès, et puis le bon gras c’est la vie ! :-p

Je vous ai tentés ? Je l’espère ! Si vous testez n’oubliez pas de me le dire, et encore mieux, de partager vos photos ! 🙂

 

Aubergine Asian Style

Ciao à tous. Comment allez-vous en ce dimanche de novembre ? Personnellement je trouve ce temps déprimant, mais j’ai néanmoins affronté les éléments ce matin pour aller en courses. Cela m’a permis de me remonter le moral en m’adonnant ensuite à l’une de mes passions : la découpe de légumes ! 😀

*

Dernièrement nous sommes allés au resto chinois avec un ami. J’avais goûté les aubergines vapeur en entrée, et m’étais régalée. J’ai voulu tenter une recette similaire par moi-même, et suis partie un peu au pif, faute de trouver une recette qui ressemblait vraiment à ce que j’avais pu manger au resto.

J’ai acheté deux grosses aubergines, dont j’ai coupé les extrémités. Puis je les ai taillées en quatre, dans le sens de la longueur.

Bim, les aubergines entraient pile poil dans mon cuiseur Lekué. Il a fallu faire deux tournées, mais finalement une grosse aubergine aurait pu suffire pour réaliser une entrée pour deux.

Pour la cuisson vapeur, à vous de jouer selon votre méthode favorite. Moi j’utilise le diabolique micro-onde. J’ai cuit les aubergines pendant environ 10 minutes, jusqu’à obtenir des légumes fondants.

Puis j’ai laissé les victimes reposer sur ma planche à découper, avant de les détailler en petites bûchettes.

Pendant ce temps, j’ai préparé une sauce à base de :

-sauce soja nature : c’est la base de cette sauce, mais vous pouvez la couper avec de l’eau si vous n’appréciez pas les plats « trop » salés !

-huile de sésame : environ une cuillère à soupe par aubergine,

-gomasio : c’est un mélange de sel et de graines de sésame,

-harissa… pas très asiatique, certes. Dans l’idéal j’aurais choisi du gingembre, mais n’en ayant pas sous la main, j’ai cherché une autre idée !

-vinaigre de riz : une pointe seulement !

Ma mixture prête, j’ai disposé les petits morceaux d’aubergines dans un plat, et recouvert le tout de sauce.

Aubergines à la sauce soja

Et le tour était joué !

Idéalement, il faut réaliser la recette une heure ou deux avant de servir, pour que les aubergines s’imprègnent bien de la mixture. Ensuite, on peut déguster froid, ou chaud en réchauffant un petit peu au four.

Ces aubergines sont délicieuses soit en entrée, soit en plat avec du riz.

Bon app !

Riche en protéines

En ce moment, il y a un phénomène qui m’agace au plus haut point. Je ne comptais pas en parler sur ce blog, car c’est un peu hors-sujet par rapport aux thèmes que j’aborde habituellement. Mais comme mon agacement ne passe pas, je me suis dit qu’un petit HS ne ferait pas un grand mal, et me permettrait de partager mon énervement. Alors par avance, je vous demande de bien vouloir me pardonner ce billet un rien coup de gueule !

Il s’agit d’aborder ici la mode du végétarisme, qui s’empare de la France depuis quelques années.

Alors bien-sûr en tant que végétarienne, je devrais me réjouir de voir que le végétarisme a retrouvé ses lettres de noblesse, et qu’il est désormais bien vu d’adopter un régime sans viande (ni poisson). D’ailleurs c’est le cas, je suis sincèrement ravie de constater que les français consomment moins de viande. 

#vegetarien #veganfood

A post shared by Ana (@chiarastory) on

Oui il y a des protéines cachées dans cette photo. :-p

 

Mais malheureusement, ce phénomène de mode n’amène pas que du bon.

De quoi voudrais-je vous parler ? Et bien de ces marques qui se lancent dans les gammes végétales, et proposent des produits sensés REMPLACER la viande. Ce n’est pas forcément annoncé de façon aussi franche, mais souvent les marques mettent bien l’accent sur le côté végétarien du produit, avec un nom en « veggie » et un packaging dans les tons verts. Du coup, on imagine qu’en achetant tels nuggets ou tel « steak » on aura un produit équivalent à une portion de viande. On imagine aussi que l’on va mettre un produit diététique (ou healthy) dans son assiette, alors que ce n’est pas forcément le cas.

L’ennui à mon sens, c’est que bon nombre de ces produits sont probablement délicieux au goût (et encore, tout dépend de la définition de délicieux que l’on a en tête) mais ne valent rien sur le plan nutritionnel.

Je m’explique.

Dans n’importe quel aliment, on trouve trois grandes catégories de nutriments :

*les protéines : on les trouve dans la viande, dans le poisson, mais aussi dans les céréales complètes, les légumineuses, le quinoa (qui n’est pas une céréale), le soja..

*les glucides : ce sont les sucres au sens large, donc ils sont présents dans les féculents, le pain, les fruits et légumes, et de plus ou moins bonne qualité selon leur provenance et s’ils sont raffinés.

*les lipides : il s’agit des graisses, souvent diabolisées, et pourtant nécessaires à notre santé ! Il y en a des bonnes (l’huile d’olive pour ne citer qu’elle) et de moins bonnes (à vous de m’en citer tiens !).

L’ensemble donne la valeur nutritionnelle de l’aliment, plus ou moins élevée d’ailleurs (cela s’exprime par le nombre de kcalories aux 100 grammes).

Nous avons tous et toutes besoin d’un certain nombre de protéines, de glucides et de lipides, pour vivre. C’est ce qui permet à notre corps de fonctionner.

Il faut, pour être en forme et le rester, veiller à apporter à notre corps :

1/ le bon nombre de calories,

2/ une bonne répartition entre protéines / glucides / lipides…

Autrement dit, si vous avez besoin de 1 500 kcals par jour, et que vous ne mangez que du riz blanc (full glucides) sans matière grasse ni protéines, cela ne va pas vraiment le faire.

Mais je m’égare.

Ce que je cherche à dénoncer dans ce billet, c’est le fait que de nombreuses marques lancent des produits destinés aux végétariens, qui ont une composition vraiment discutable.

Je ne citerai pas de marques en particulier, mais j’ai déjà croisé dans des rayons, des boulettes végétales qui présentaient moins de 5 grammes de protéines aux 100 grammes… C’est absolument négligeable. En comparaison, un steak de boeuf, selon sa teneur en matière grasse, apporte en moyenne 20 à 30 grammes de protéines aux 100 grammes.

Les apports recommandés pour chaque personne dépendent de son activité physique. Plus vous êtes musclé, plus il vous faudra de protéines pour entretenir votre masse musculaire. Mais globalement, pour faire une moyenne, on parle de 0,8 grammes de protéine par kilo et par jour. Par exemple, une femme de 60 kilos plutôt sédentaire, aura besoin d’environ 50 grammes de protéines par jour (j’insiste sur le « environ »).

Pour en revenir aux boulettes dont je vous parlais plus haut, je ne dis pas qu’elles sont à éviter absolument. Si elles vous font envie, alors allez-y ! Mais il serait bon de savoir que leur composition n’en fait pas du tout un produit de REMPLACEMENT de la viande. Là où les choses deviennent dangereuses, c’est lorsque l’on achète ce type de produit en imaginant que l’on peut le consommer pour obtenir un équivalent nutritif à un steak par exemple.

Trop de nouveaux végétariens profitent de la diversification de l’offre des similis, pour manger des produits tous prêts, sans se soucier le moins du monde de la composition…

On voit certains manger des nuggets de blé avec des pâtes… rappelez-moi juste, à base de quoi sont faites les pâtes ? Bref, on a une assiette 100 % blé… Je doute que cela soit la définition de la diversification alimentaire.

Sans devenir un obsédé de l’étiquette, il serait bon de prendre conscience que « végétarien » ne rime pas forcément toujours avec « sain » et que mettre un produit dans son panier, juste parce-qu’il y a le mot « veggie » sur l’emballage, peut être une erreur…

On trouve des similis totalement valables, équilibrés, sains, mais il faut pour les dénicher… lire les étiquettes !

Si le sujet vous intéresse, je vous propose d’en reparler plus en détail une prochaine fois… En attendant, n’hésitez pas à réagir en commentaires. Ce sera un plaisir de découvrir vos réactions, et d’y répondre !

J’ai goûté les pâtes au sarrasin…

Les pâtes, j’adore cela. Oui mais je les aime de qualité !

Rien de plus basique qu’une assiette de pâtes me direz-vous. Et toutes les pâtes se valent ? Non.

Les pâtes Ma Vie Sans Gluten que je m’apprête à vous présenter, sont des tortiglioni, préparées à base de farine de sarrasin biologique. Elles sont courtes, en forme de tubes striés, et garanties sans gluten. Comme l’homme n’aime pas des masses la farine de sarrasin, à part pour les crêpes, il n’a pas voulu goûter. Donc j’ai cuit ces tortiglioni à la casserole, et les ai mise dans un récipient, pour les manger au bureau.

#pasta #sansgluten @greenweez

A post shared by Ana (@chiarastory) on

Je ne réchauffe jamais mes pâtes au micro onde car je trouve qu’elles s’en sortent très mal. J’utilise une astuce dont je vous ai déjà donné les détails ici.

La texture est surprenante. C’est plus élastique, moins croquant qu’une pâte classique à base de blé. Néanmoins, la pâte reste épaisse, et a un bel aspect.

Le goût est discret. On reconnait le sarrasin, mais cela n’est pas flagrant quand on mange une pâte seule… En fait cela sent discrètement la galette bretonne. C’est amusant. En mangeant ces pâtes avec des légumes, le goût du sarrasin est plus difficile à détecter.

Est-ce que c’est bon ? Oui. Sans hésiter ! C’est original, et vraiment bon.

Maintenant, je dirais que ces pâtes sont différentes des pâtes classiques. Pour moi, si j’ai envie de pâtes, je prendrai des pâtes de blé. Si j’ai envie de pâtes de sarrasin, j’en prendrai au sarrasin. Autrement dit, cela ne remplace pas. C’est autre chose, et cela permet de varier !

Ce sont des produits différents, qui n’ont pas le même goût, pas la même texture. Et une envie de pasta ne sera pas comblée par ces pâtes de sarrasin (et inversement).

Je teste les #tortiglioni au sarrasin de #maviesansgluten @greenweez #pasta #veganfood

A post shared by Ana (@chiarastory) on

La texture est vraiment différente, et le goût sarrasin ne se mariera pas avec les mêmes accompagnements que d’habitude.

Dans tous les cas, oui je mangerai à nouveau de ces pâtes, et avec plaisir. La prochaine fois je pense les marier à des petits champignons à la crème de soja… Et vous, connaissez-vous ? Avec quoi les dégustez/dégusteriez-vous ?

Pour plus d’infos, n’hésitez pas à visiter le site officiel, et pourquoi pas, à goûter pour vous faire votre propre avis !

Y’a pas que le riz blanc dans la vie !

J’adore le riz.

Comme pour les pâtes, il en existe une variété infinie, et autant de façons de le préparer et de l’accommoder.

En France, nous connaissons surtout le riz long, le basmati, et dans une moindre mesure, le thaï, que nous consommons tous trois en version « blanc », c’est à dire décortiqué. C’est assez dommage, car on se prive du son et du germe, qui apportent les fibres, les vitamines et les minéraux… 

Il est conseillé de choisir des riz bruns, qui sont certes un poil plus caloriques (c’est négligeable), mais paradoxalement, aident à garder la ligne. Pourquoi ? Parce-que :

*de par leur teneur en fibres, ils sont plus longs à être digérés, et tiennent donc plus au ventre -> moins de fringales,

*ils sont plus durs, donc plus longs à mastiquer, et l’on est plus rapidement repu -> on en mange moins,

*ils ont un index glycémique moins élevé, et nous font donc sécréter moins d’insuline, et donc moins stocker.

Malin non ?

Si vous n’aimez pas le riz complet… le riz noir vous séduira peut-être plus ?

Ce riz était appelé Riz de l’Empereur car fut un temps, il était difficile à obtenir, et l’Empereur chinois se le réservait, et interdisait tout bonnement aux sujets d’en manger. Cela a du bon d’être souverain !

De nos jours, on le trouve en magasins bio, mais aussi en grandes surfaces (chez Priméal ou Markal notamment) et pour 2,50 – 2,80 € les 500 grammes, les simples citoyens comme vous et moi peuvent se l’offrir assez facilement !

Pour ma part, je le prépare au cuiseur à riz Tupperware, et suis toujours surprise par la couleur violet très profond que prend l’eau de cuisson. C’est dû à la forte teneur en anthocyanes, des pigments naturels présents également dans la peau du raisin. Ils sont très riches en antioxydants, et donc excellents à la santé !

Sinon côté recettes, comme ce riz a plus de goût que le riz blanc en général, ou même que le riz complet, je préfère lui laisser le rôle star dans l’assiette, et le présenter avec de simples haricots poêlés avec des oignons, ou quelques champignons à la crème…

Et vous, vous aimez le riz ? Quel est votre préféré ?

 

La diet culture, un GROS bobard qui peut faire mal

C’est dingue comme parfois, mettre un terme anglais sur les choses permet de commencer à les cerner, et donc par extension, à les comprendre.

Je suis tombée dernièrement sur celui de diet culture, que l’on pourrait traduire par « la culture du régime » et je me suis dis « Purée mais c’est ça ! C’est ça qui cloche, cette manie de sanctifier le fait de perdre du poids, et de nous répéter H24 que nous sommes tous gros et laids ! ».

Nous avons tous compris depuis des lustres que la pub visait à créer des besoins, pour faire vendre. Si nous avions dormi en cours d’économie, Beigbeder nous a proposé un cours de rattrapage grand public, avec 99 Francs (le livre ET le film). Au besoin relisez/revisionnez l’oeuvre.

L’industrie des régimes aussi fait de la pub, et pour cela, elle joue avec notre poids, et la vision que nous en avons…

Allumez la télé et zappez pour tomber sur les pubs. Cela ne devrait pas vous prendre longtemps avant de tomber sur un spot pour une nouvelle méthode de régime, ou un Xième produit light, à moins que vous ne visionniez une publicité pour un cachet miracle, qui promet d’absorber une bonne partie des sucres et des graisses qui vous allez ingérer.

Idée de base : nous sommes tous trop gras, trop gros, et amateurs de bouffe peu saine.

–> c’est d’ailleurs pour cela que nous ne sommes pas pleinement heureux.

Solution proposée : des régimes, des produits miracles, des plats sains.

Résultat : Même les personnes qui ne sont pas en surpoids se lancent dans des régimes, qu’elles abandonnent souvent (parce-que manger est un plus qu’une envie, un besoin physiologique).

C’est là qu’arrive la sensation d’échec, et que se lance le cercle vicieux…

C’est futé… mais qui est-ce qui trinque dans l’affaire ? Le consommateur lambda, vous et moi autrement dit, qui se trouve toujours trop gras, trop mou du ventre, et a en plus la sensation d’être un naz qui ne parvient pas à tenir un régime.

*

On trouve assez peu de choses en français sur la diet culture, cette injonction qui nous est faite de manger moins et toujours plus sain. Pourtant, on commence à parler tout doucement d’orthorexie, cette maladie classée parmi les troubles du comportement alimentaire (TCA) qui se caractérise par une obsession du manger sain. Tu le vois le hashtag #healthyfood ?

Pour résumer les choses, la diet culture serait une sorte de lavage de cerveau, opéré par les médias (pubs, magazines, mode, etc). Elle empreigne notre société, et marque notre quotidien sans que nous ne nous en rendions forcément compte.

Elle induirait chez nous des pensées comme « le gras est un ennemi à supprimer » / « manger du chou kalé et du jus de betterave fait de moi une bonne personne » / « si je mange ce cake, je vais devenir une affreuse grosse baleine ».

Rectification : le gras est nécessaire à un bon fonctionnement du corps et de l’esprit. C’est le mauvais gras, et l’excès de gras qui cause des dégâts, et à plus forte raison quand il se retrouve dans des produits SUCRÉS comme l’industrie en propose tant.

A noter, le gras est totalement diabolisé alors que le sucre a encore la vie belle en comparaison. Pourtant vous noterez que le sucre est une calorie vide. Notre corps a besoin de glucides certes, mais pas de glucides ultra raffinés qui ne lui apportent que de l’énergie, sans vitamines, sans minéraux, que dalle, niet, niente di niente. Toutefois, les produits « 0 % de matière grasse » continuent à pulluler dans les rayons, alors qu’ils contiennent pour de nombreuses références, du sucre à gogo. Bref.

D’ailleurs, permettez-moi de faire encore une aparté, et d’écrire une bonne fois pour toute, le gras que l’on retrouve sur notre corps, n’est pas directement du gras consommé tel quel dans les aliments. Le sucre consommé en excès par exemple, est stocké, et devient AUSSI du gras dans notre corps. Tandis que le bon gras, consommé en quantités raisonnable, sert à la construction de nos cellules par exemple.

Manger du chou kalé et du jus de betterave ne vous fera pas de mal (si vous ne vous alimentez pas que de cela) mais si vous êtes un con fini, cela ne changera rien à ce niveau… 

Si vous mangez ce cake, vous mangerez ce cake. Les baleines ne mangent pas de  cake. Elles se nourrissent essentiellement de mini-crevettes (krill).

*

Alors bien-sûr, à la base, la majeure partie de ces messages vise à nous faire culpabiliser. Ce n’est pas pour le plaisir de nous nuire (quoi que) mais plutôt pour gagner de l’argent. Le nerf de la guerre.

Je culpabilise –> je me sens mal –> on me propose une solution –> j’achète la solution en question en espérant aller mieux…

L’ennui, c’est qu’à la longue, ces messages peuvent induire un véritable danger chez certains sujets, qui seraient un poil trop réceptifs. Et pas besoin d’être exagérément réceptif, quand le message est omniprésent, à la télé, à la radio, dans les journaux,…

On parle de plus en plus des IMC exagérément bas des mannequins, et des retouches numériques dans les magazines de mode, qui peuvent pousser certaines femmes (et hommes aussi) vers l’anorexie.

Mais que dire des messages qui valorisent toujours plus les aliments sains, et diabolisent au contraire tout ce qui est « trop gras, trop sucré, trop salé » et faussent notre rapport à la nourriture ?

Rappelons-le, manger n’est pas un acte qui devrait nous faire nous sentir coupable. Il n’y a aucune honte à avoir faim et à prendre du plaisir en mangeant.

La nourriture est un carburant, une nécessité pour faire fonctionner le corps et l’esprit. Manger n’est pas « craquer ». Manger, c’est alimenter son corps, comme il doit l’être, rien de plus, rien de moins. Si on peut le faire avec plaisir, alors tant mieux.

Est-ce que vous ne trouvez pas cela hallucinant toutes ces ex-Miss qui font des pubs pour des régimes ou cachets visant à aider la perte de poids ? Est-ce que vous ne vous sentez pas un peu agressés parfois, d’entendre des publicités qui vous interpellent par un « Et vous ? Vous commencez quand ??? ».

Se priver de manger, compter les calories, acheter des aliments light, cela ne choque presque plus personne. Tout cela est devenu normal. Réprimer ses envies, se punir, se priver pour atteindre un idéal de corps mince, le seul admis comme modèle de réussite, est une (triste) normalité.

Difficile dans de telles conditions, de passer à côté de tous ces messages culpabilisants, et de garder un rapport sain vis à vis de la nourriture. Difficile, mais pas impossible, surtout une fois que l’on a pris conscience de ce phénomène de diet culture.

Les commentaires sont ouverts. Faites-vous plaisir !