Asti et les portes du paradis

C’est fou tout ce que j’ai à vous dire sur Asti, alors que je n’y ai passé qu’une journée ! Je ne m’attendais pas à découvrir tant de choses dans cette ville piémontaise… C’est d’ailleurs pour cela que j’ai été presque déçue, de n’y avoir prévu que deux nuits.

Je vous ai déjà parlé de la cathédrale, de la Collegiata San Secondo, de la tour Troyana, du Palazzo Mazzetti… Et il me reste encore des détails à partager avec vous. C’est parti ?

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Nostra Signora Porta Paradisi est plus qu’une église. C’est en fait un sanctuaire.

Outre l’église, qui était fermée lors de notre visite, on trouve un petit jardin, avec une mare aux poissons et tortues et une grotte. La grotte est une copie de celle de Lourdes.

Nous sommes arrivés par l’arrière, et avons d’abord découvert la grotte, devant laquelle sont installés de nombreux bancs, avant de nous diriger vers l’entrée de l’église, et de pouvoir contempler sa façade.

Asti

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L’église a été bâtie en 1902, en intégrant le bâtiment primitif. Son style roman-bizantin surprend, notamment grâce à sa coupole de 41 mètres, surmontée d’une vierge dorée.

J’ai trouvé le bâtiment vraiment original, très différent des autres églises, pourtant nombreuses, que nous avions pu visiter pendant ce voyage !

Toujours au centre ville, nous avons pu admirer la Torre Rossa, qui selon une vieille légende, aurait constitué la prison du saint patron de la ville, San Secondo, juste avant son martyr en 119. Il ne reste plus de témoins de cette époque pour l’affirmer avec certitude, mais les habitants y croient suffisamment pour surnommer l’imposante tour « Torre San Secondo ».

La tour a beaucoup évolué au cours des siècles, mais daterait du Iier siècle après JC.

On suppose qu’elle aurait fait partie du mur d’enceinte de la ville, dont elle aurait constitué une porte d’accès.

Aujourd’hui, elle mesure 31 mètres de haut, mais ne se visite pas. A Asti, seule la Torre Troyana se visite.

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Piazza Fratelli Cairoli, l’on peut admirer une statue équestre d’Umberto I (1844-1900), roi d’Italie (fils de Vittorio Emmanuele II).

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Nous avons ensuite visité le Santuario di San Giuseppe. Cette belle église fut imaginée à partir de 1927 et consacrée en 1931. Elle est donc relativement récente, mais la bouder pour cette raison serait à mon sens une erreur…

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Marre des églises ? Allez, changeons de registre… Vous saviez vous que le siège de l’entreprise Sacla se trouvait à Asti ? Et bien moi non, et je l’ai appris sur place ! L’entreprise a été crééé en 1939 à Asti, et propose des olives, des antipasti, mais aussi des sauces pour la pasta, et même des pâtes…

Aujourd’hui encore 100 % des produits Sacla sont fabriqués en Italie, sur deux sites, dont celui d’Asti !

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Cette parenthèse culinaire terminée, j’aimerais conclure notre visite par un petit tour piazza Roma, histoire d’admirer le palazzo Medici et la Torre Comentina.

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Il y a beaucoup de luminosité, donc mes photos sont très bof… mais bon, il fallait que je les partage malgré tout, car ce bâtiment est vraiment beau… Qu’en pensez-vous ?

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La porte du bâtiment étant ouverte, je n’ai pas résisté à la tentation d’y jeter un œil, voire deux… et j’ai bien fait.

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Super chouette, non ? Et bien imaginez que dans ce bâtiment, il y a un salon de coiffure, et que l’intérieur du salon est décoré dans le même thème. J’ai pu constater cela car une cliente est entrée pendant que nous étions dans le hall…

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Quant à la tour_encore une tour !_ elle date du XIIIème siècle, et mesure 38,55 mètres de haut. L’anecdote, c’est que fut un temps, la tour a servi de poste d’observation, pour arbitrer le palio d’Asti, mais celui-ci se tient désormais trop loin, piazza Alfieri !

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Un dernier petit passage dans la rue commerçante, et nous quittons Asti… mais ce n’est qu’un au revoir ! A presto !

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Mantova, et si on y retournait ?

En 2016, nous avions préparé un petit road trip italien, qui nous avait menés de Biella tout au nord, jusqu’à Bologne, au nord-est. Nous avions beaucoup aimé les différentes villes visitées, mais avions parfois regretté de manquer de temps à certains endroits. A Mantova par exemple, nous n’étions restés qu’un après-midi, et étions repartis avec une sensation d’avoir un peu bâclé la visite…

C’est pourquoi quand l’occasion s’est présentée de revenir dans la ville, nous l’avons saisie !

Mantova est une ville du nord de la péninsule, capitale de la province du même nom, en Lombardie.

La grande originalité de Mantova, est son système de défense, imaginé au XIIème siècle par l’Architecte et Ingénieur Hydraulique Alberto Pitentino. En effet, la ville était entourée par des lacs artificiels, issus du fleuve Mincio !

Ces lacs portaient chacun un nom : Supérieur, du Milieu, Inférieur et Paiolo.

Mantova 2017

 

Mantova 2017

En arrivant à Mantova, cette configuration presque insulaire surprend, même s’il ne reste plus que trois des quatre lacs d’origine, les inondations du XVIIème siècle ayant contraint à assécher le lac Paiolo.

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Mantova est touristique, donc même en août elle ne dort pas ! Certaines boutiques sont prises d’assaut, notamment celles qui vendent les spécialités de la ville.

Mantova 2017

La tour de la Gabbia, en travaux, vue de la piazza delle Erbe

 

Mais nous restons dans les terres, et en août, la plupart des habitants sont partis à la mer. Vous le voyez sur mes photos, ce n’est pas la cohue, et la visite reste vraiment plaisante !

Il y a des restos à touristes, qui proposent des pizze toute la journée (rappelons que la pizza vient de Naples, et se savoure plutôt le soir. Les italiens la mangent aussi le midi, mais en général ils l’achètent alors en tranche et à emporter).

Mantova 2017

Le Duomo est fort joli. Nous n’avons pas visité l’intérieur cette année, ni la Rotonda (surprenante église toute ronde, qu’il vous faudra absolument découvrir) mais avons préféré retourner à la basilique Sant’Andrea qui nous avait marqués l’an passé. Elle est très grande, avec un plafond peint en trompe l’œil. On pourrait le croire en relief, et finir par vraiment douter de ce que l’on voit.

Au bout de la nef, se trouve parait-il un échantillon du sang du Christ…

La construction de la basilique a débuté en 1472.

Mantova 2017

Mantova 2017

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Mantova 2017

Mantova 2017

Basilique Sant’ Andrea

Croyants ou non, je vous conseille un petit passage par la basilique, car elle est réellement superbe et ne vous laissera pas… de marbre ! Personnellement, je la trouve encore plus belle que la cathédrale.

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Retour au Duomo…

Parlons un peu de la Cathédrale, quand-même… Elle a quant à elle été reconstruite au XVIème siècle, après qu’un incendie a détruit le premier édifice. D’une façade gothique, elle est passé à une façade baroque, en marbre de Carrare, un marbre blanc presque dépourvu de veinage.

Si vous décidez de prendre un petit café glacé à Mantova, installez-vous en terrasse piazza Sordello. C’est d’ici que vous profiterez au maximum des beautés de la ville, puisque vous pourrez contempler à la fois la cathédrale, le palais ducal, et la torre della Gabbia.

Il est d’usage de donner la hauteur des tours, donc sachez que celle-ci mesure 52 mètres. C’est honorable, mais nous en avons vu de bien plus hautes pendant notre séjour italien.

Gabbia signifie cage en italien, et si la tour a hérité de ce nom, ce n’est pas un hasard, car il y a bien une cage qui fut installée sur sa façade au XVème siècle, à la demande de Guglielmo Gonzaga. La cage servait à enfermer les malfaiteurs, à la vue de tous. Des témoignages rapportent que l’un d’eux y est restés trois mois !

Jusqu’à présent, la tour de ne se visitait pas. Mais… depuis juin 2017 elle est en travaux, pour permettre justement d’accueillir les visiteurs, et leur offrir une belle vue sur la ville. Intéressant, non !?

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La cathédrale de Mantova

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Torre della Gabbia

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Mantova est un petit bijou de la Renaissance, façonné par la famille Gonzague.

Le palazzo Ducale, situé à côté de la cathédrale, a été construit à partir du XIVème siècle. Un jour c’est certain, nous prendrons le temps de visiter l’intérieur, pour admirer les peintures qu’il abrite… Mais ce jour là, nous avons préféré déambuler en ville, et nous égarer volontairement dans les petites rues… S’égarer reste un bien grand mot, car Mantova n’est pas grande, et il faudrait vraiment le vouloir pour se perdre, même pour moi qui n’ai absolument aucun sens de l’orientation !

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À Mantova, le centre est réellement petit et se parcourt facilement à pied. Il y a diverses boutiques, surtout des chaines (Jennyfer, Kiko). À noter : la librairie Libraccio vend de nombreux livres d’occaz !!

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Oups… on dirait que j’ai un peu craqué…

J’ai passé un certain temps dans les rayons de Libraccio, toute frétillante ! Il faut dire qu’en Italie les livres sont assez chers et que le moindre « tascabille » (livre de poche) vaut tout de suite 9-10 €… Donc là je me suis fait plaisir !

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Un dernier panoramique du château San Giorgio, bâti à la fin du XIVème siècle, et hop nous sommes repartis, ravis de notre seconde visite… Oui, il faudra aussi que nous visitions le château un jour, car l’on entend énormément de bien des tableaux qui y sont exposés… C’est noté, nous reviendrons à Mantova !

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Asti, au musée !

Les musées, en général ce n’est pas ma tasse de thé… Quand je visite une ville, j’ai plutôt tendance à m’intéresser aux balades en extérieur, aux vieilles pierres, aux jardins botaniques, aux terrasses s’il fait suffisamment beau, et après pourquoi pas aux magasins ! J’avoue que généralement, les visites de musées passent à la trappe…

Sauf qu’à Asti, nous avions un billet cumulatif pour découvrir la Tour qui domine la ville, et différents musées. Alors tant qu’à faire, nous sommes allés au Palazzo Mazzetti.

L’adresse ? Corso Vittorio Alfieri 357

C’est en plein centre ville, donc très facile d’accès, et bien indiqué !

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Premier détail qui a son importance, et que je souhaite donc souligner : l’accueil est réellement parfait. Nous avons acheté nos billets auprès d’une dame fort souriante, qui nous a accueillis de façon ultra sympathique. Quand nous sommes repartis, sa collègue et elle-même nous ont souhaité une bonne journée, et quand nous avons dit « merci » pour la visite, elles nous ont répondu que c’était elles qui nous remerciaient. Cela peut sembler basique, et pourtant, nous avons réellement été impressionnés par cet accueil !

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Le musée est installé dans un somptueux palais baroque. Ainsi, il y a autant à voir aux murs qu’au sol, ou encore aux plafonds.

En entrant dans le salon d’honneur, on découvre La Femme, un impressionnant tableau de Giacomo Grosso (Torino, 1860-1938) réalisé en 1895.Cet artiste a fait sa spécialité des portraits de femmes habillées de façon très raffinée et luxueuse.

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Dans le musée, l’on peut admirer des tableaux de différents styles et époques, mais également des meubles anciens, des sculptures, et le palais en lui-même.

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Ci-dessus, la salle du Zodiaque : les portraits au mur sont de Salvatore Bianchi (1653 – 1727). Le canapé est d’époque pré-Ikéa, et plus précisément, du XVIIIème siècle.

On ne nous dit rien sur le parquet mais quand-même… Je trouve qu’il mérite qu’on s’y intéresse aussi, non ? 🙂

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Et hop, une petite porte dorée, avec les emblèmes de la famille Della Rovere. Vous voyez les chênes ? Logique, puisque « Rovere » signifie « chêne » en italien !

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La galerie Mazzetti m’a bien plu aussi… Stucs, marbres, sculptures, portraits, on est loin de la décoration zen dans cette pièce !

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Au second étage, les peintures deviennent le centre de notre attention, avec une pièce entière dédiée à Michelangelo Pittatore, grand peintre originaire d’Asti (1825-1903).

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Je n’accrocherais pas ses portraits dans mon salon, mais il faut reconnaître qu’ils sont troublants tant on a parfois l’impression de se trouver devant une photographie !

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Une autre salle est dédiée aux peintures de paysages, avec notamment le tableau ci-dessous, intitulé Paesaggio astigiano (fin XIXème siècle).

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Si vous avez lu mes précédents billets sur Asti, vous devriez reconnaître l’édifice sur le tableau ci-dessous…

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Vous l’avez ?

Oui, il s’agit bien évidement de la Cathédrale d’Asti !

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Je ne vous mettrai pas plus d’images de ce musée. Ce n’est pas l’envie qui me manque de le faire, mais bon, cela ne rend pas aussi bien qu’une visite réelle.

J’espère néanmoins que l’aperçu vous aura plu, et qui sait… si vous avez l’occasion de vous rendre à Asti, peut-être aurez-vous envie de découvrir le Palazzo Mazzetti en vrai, grâce à moi ? A presto !

 

A la découverte d’Asti ! (suite)

Asti, ou Ast en piémontais, est une ville du nord de l’Italie, connue essentiellement pour ses vins.

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En effet, dans les provinces d’Asti, Cuneo et Alessandria, sont élaborés les meilleurs vins rouges de la botte, ainsi que des vins blancs. Si je vous dis « Asti Spumante » cela vous dit probablement quelques chose ? Il s’agit d’un vin blanc mousseux, doux, et faible en alcool (généralement, moins de 8 %), obtenu à partir d’un cépage de muscat blanc.

Le vin rouge Barbera est également originaire d’Asti et Monferrato.

Chaque année, Asti est en fête pendant une semaine, à l’occasion de la Douja d’Or, une grande exposition de vins, qui se déroule en septembre. Mais nous avons visité la ville au mois d’août…

Asti est aussi une terre de gastronomie, avec le festival delle Sagre, qui met en avant les produits typiques du coin, et notamment la truffe blanche, toujours en septembre.

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Nous n’avons pas goûté les spécialités culinaires, sacrilège (!) car nous ne sommes pas restés suffisamment longtemps sur place. Nous n’avons passé que deux nuits à Asti, et en plein mois d’août, la plupart des restos étaient fermés… En plus, sur nos deux journées, nous en avons consacré une à la visite de Turin.

Mais il est clair qu’il nous faudra rattraper notre retard lors d’une prochaine visite ! De toute façon, nous avons découvert que la région était fort intéressante, donc nous prévoyons d’y revenir pour approfondir notre exploration !

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Nous avions prévu de visiter Asti en une demi journée. Mais force a été de constater qu’après 3 heures de balade, nous étions loin d’être rassasiés. Nous ne comptions certes pas tout voir en si peu de temps, mais même sans aller jusque là, nous avions tous les deux le sentiment d’avoir vraiment trop survolé la visite.

Alors le matin de notre départ, nous avons réglé le réveil plus tôt que prévu, et repoussé l’heure de prendre la route, pour pouvoir continuer notre balade…

Cela nous a permis de visiter la Cathédrale.

Elle se trouve relativement loin de l’extra centre, et les alentours sont inhabituellement calmes, comparés aux autres villes italiennes, où souvent l’activité se concentre justement autour du duomo.

En fait, nous avions considéré que la Collegiata di San Secondo, qui se trouve au centre de la ville, sur une grande place bien animée, était la cathédrale. Elle était imposante, vraiment sublime à l’intérieur, et cela ne nous aurait pas semblé illogique qu’elle soit l’édifice religieux principal.

Et bien nous nous trompions. La cathédrale di Santa Maria Assunta e San Gottardo est l’une des églises principales du Piémont. Elle mesure 82 mètres de long, pour une hauteur de 24 mètres.

L’édifice est imposant de style gothique lombard, en briques, et possède un campanile séparé.

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Pas de bol, nous sommes arrivés en même temps qu’un groupe de touristes allemands. Leur guide donnait les explications en parlant très fort, sans se soucier des personnes qui auraient eu l’idée saugrenue de se recueillir… Surprenant ! Et puis comme nous ne parlons pas allemand, nous n’avons même pas pu profiter des explications… eheh…

Malgré tout, la hauteur des murs et la splendeur des décors peints nous ont saisis. Cette cathédrale se lit comme un livre illustré !

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La construction de la première cathédrale d’Asi remonterait au Vème ou VIème siècle, et ferait suite à la démolition de plusieurs églises antérieures, dont les matériaux auraient été réutilisé. Suite à un incendie survenu au Xième siècle, il fallut reconstruire…

Les améliorations successives furent nombreuses, comme souvent pour des édifices de cette importance. La cathédrale visible actuellement daterait du XIII-XIVème siècle.

Un sublime portail latéral fut ajouté ultérieurement. Malheureusement, il était en travaux lors de notre visite… mais cela nous fait encore une excuse pour revenir !

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Il faisait très chaud et le soleil tapait fort lors de notre visite, donc nous n’avons pas admiré l’extérieur de la Cathédrale en détails, et sommes bien vite rentrés au frais…

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L’intérieur de la Cathédrale est merveilleux… très haut, et entièrement peint. Les fresques baroques ont été réalisées par des artistes milanais : Francesco Fabbrica, Pietro Antonio Pozzi, et bolognais : Bocca.

Partout, il y a des peintures, et pourtant l’ensemble est très lumineux, très beau.

Nous avons beau ne pas être de grands connaisseurs en matière d’art, nous avons pris le temps d’apprécier les tableaux exposés dans la cathédrale…

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A chaque fois que je vois une coupole peinte, comme celle de la cathédrale d’Asti, une fois la première impression passée, je pense aux difficultés auxquelles les peintres ont dû faire face pour la réaliser… Peindre aussi haut, sur une surface courbe, quel casse-tête ! Et pourtant, le résultat est superbe, et l’on voit d’abord la beauté de l’oeuvre, avant de se rendre compte de la prouesse technique !

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Je pense que vous l’aurez compris, la visite d’Asti, et en particulier, de sa cathédrale, nous a beaucoup plu. J’espère que ce petit aperçu vous aura intéressé. N’hésitez pas à le dire en commentaire.

Je vous dis « ciao ciao » et vous quitte avec une petite image des lampadaires d’Asti, avec leurs pieds poilus !

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A presto !

 

 

Asti parait, c’est vachement chouette !

C’est parce-que nous ne voulions pas parcourir Modène-Besançon d’une traite (7 heures !) dans une voiture sans clim, que nous avons cherché une ville où faire étape sur le chemin !

Asti semblait sympathique et nous n’avions encore jamais visité cette ville…

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Asti se trouve dans la région Piémont (50 km à l’est de Turin). C’est une ville à taille humaine, connue pour ses vins d’excellente qualité. On peut s’y loger à l’hôtel ou en B&B pour quelques 60 € la nuit, à deux.

En ce samedi d’août, nous débarquons au centre ville à 15 heures passées. Après avoir laissé la voiture sur le parking Campo Palio (en partie gratis, mais attention, il y a des zones interdites selon les jours de marché) nous avons parcouru le marché… J’ai acheté une petite robe… Mais cela, je pense que vous vous en fichez.

Le marché est plutôt pas mal, avec des fringues, des lunettes, des chapeaux, de l’alimentation, à tous les prix.

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En rejoignant le centre ville, nous avons traversé depuis le parking, en direction d’un bâtiment à la forme surprenante. Nous avons peut-être l’esprit mal tourné, mais cette espèce de tour, encadrée de deux petits bâtiments arrondis, nous a fait penser à… Osez me dire que vous voyez autre chose !

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Il s’agit de la casa del Littorio, l’ancien bâtiment qui servait de siège au parti fasciste.

Cette construction est réalisée selon le style rationaliste de l’époque.

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Nous avons croisé un point d’infos touristiques, donc nous avons poussé la porte pour prendre quelques brochures. La dame au guichet nous a remis un guide « Asti dans la poche » et nous a donné pleins d’infos dans un français presque meilleur que le notre ! Quel accueil !!

Je crois que nous n’avions jamais été aussi bien renseignés sans rien avoir à demander. C’était vraiment agréable.

Elle nous a parlé des grandes fêtes qui se teindraient au mois de septembre : le fameux palio et la douja, grande fête du vin. Bon, au départ nous nous sommes dit que cela ne nous concernerait pas, puisque nous étions en août, mais au final l’idée d’en parler à tous les touristes n’est probablement pas mauvaise. Cela peut faire germer l’idée de revenir en septembre…

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La piazza San Secondo (photo ci-dessus) est sans nul doute le cœur d’Asti. Là, se dresse la collégiale San Secondo, que nous avons d’abord prise pour la cathédrale ! Il faut dire qu’elle est superbe, avec ses murs de briques et son style gothique lombard.

Sa construction remonte au XIIIème siècle.

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À l’intérieur, outre les magnifiques peintures, l’on peut voir les gonfalons (drapeaux) du fameux palio d’Asti, le plus vieux de toute la botte !

Le palio est un événement clef pour la ville. Il est organisé tous les ans, et ce depuis le Moyen-Âge ! Il consiste en diverses célébrations en l’honneur du Saint Patron de la ville, San Secondo, et se termine par une course de chevaux montés à cru (sans selle).

Le palio se déroule sur la piazza Alfieri.

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Et puis, comme nous l’avons fait à plusieurs reprises au cour de nos vacances, nous avons cherché à prendre de la hauteur…

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Pour cela, nous avons rejoint la torre Troiana, une tour médiévale qui se dresse à 44 m au dessus de la piazza Medici. C’est la plus haute tour du Piémont à ce jour, et même si nous étions monté dans une tour bien plus haute à Bologne quelques jours auparavant, nous avons beaucoup apprécié la visite !

Il fallait acheter les billets au musée (palazzo Mazzetti) et l’on pouvait ensuite entrer dans la tour via un système de badge, et visiter seuls ! Je n’avais encore jamais vu cela, une visite en solo. Je dois dire que cela m’a surpris, surtout en Italie où il n’est pas rare que les monuments et musées ferment tout le mois d’août dans les zones peu touristiques !

Le ticket seul pour la tour coûte 3 €. Mais on nous a vendu un billet cumulatif à 5 €.

J’ai trouvé le système de badge intéressant. Cela nous a permis de visiter tranquillement, et j’imagine que cela rend possible une ouverture en août qui ne serait probablement pas rentable s’il fallait avoir une personne sur place pour accueillir les rares visiteurs ! En effet, nous étions vraiment tous seuls dans la tour !

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Le billet à 5 € chacun, nous donnait accès à la tour, mais aussi au Museo Civico di Sant’Anastacio, et à la pinacothèque, valable 2 jours de suite, il incluait l’entrée de deux autres sites, que nous visiterons une prochaine fois !

Le musée di Sant’Anastacio est en fait une compilation de vestiges d’une ancienne église romane du XI ème siècle. On admire aussi des pierres anciennes, provenant de diverses églises et maisons de la ville.

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Il y a une partie des objets exposés qu’il est possible de toucher. Cela rend la visite accessible aux personnes malvoyantes.

Il est bien organisé et les explications sont en anglais et italien. Il y a beaucoup à lire et donc à apprendre, sur les emblèmes des grandes familles du coin, et sur la signification des différents symboles. Nous n’avons pas pris le temps de tout lire, je l’avoue… mais si nous avions eu plus de temps nous aurions probablement approfondi un peu, car c’était intéressant.

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Je m’arrêterai ici pour ce premier billet au sujet d’Asti, mais il faudra que je revienne avec vous dans cette jolie ville, car j’ai encore des choses à vous présenter… notamment le musée du Palazzo Mazzetti… A presto ! 🙂

 

A Dozza on dessine sur les murs

Dozza est une petite commune d’Émilie-Romagne, à un peu moins de 40 kilomètres de Bologne, qui compte quelques 6 500 habitants à la louche.

Malgré sa petite taille, elle est souvent mentionnée dans les documents touristiques, car elle a la particularité d’être une sorte de musée à ciel ouvert. C’est l’homme qui a trouvé mention de ce village dans un guide de l’Italie du Nord. Il n’y avait pas énormément d’informations, et nous ignorions si notre déplacement serait « rentabilisé », mais la curiosité a pris le dessus !

En effet, Dozza doit sa célébrité à de nombreuses peintures, qui ornent les façades des maisons. La Biennale del Muro Dipinto est née en 1965, et s’étale sur quatre jours, au moins de septembre. A cette occasion, des artistes reconnus au niveau national ou international, se donnent rendez-vous à Dozza, pour peindre sur les murs !

 

Dozza est une ville médiévale, qui figure parmi les 100 plus beaux villages italiens. Le camion du livreur passe pile poil sous la porte d’entrée de la ville. Nous avons laissé la voiture un peu plus bas, préférant monter à pieds et profiter des petites rues pavées.

Dozza

Avant de visiter Dozza, nous nous demandions si les peintures seraient bien visibles, et s’il s’agissait d’oeuvre durables. En effet, nous pensions qu’il pourrait être question d’oeuvres éphémères, et donc qu’il n’y aurait plus rien sur les murs en août !

Pas du tout. Ce sont bien des oeuvres faites pour durer.

Si la période de la biennale est l’occasion rêvée pour une visite, car on peut alors voir les artistes en pleine action, une visite en août est également fort intéressante.

Les peintures sont vraiment belles, et l’originalité réside dans le fait que des styles très différents les uns des autres, se côtoient en un même lieu.

Certaines oeuvres m’ont laissée assez indifférentes, quand je suis restée plantée plusieurs minutes devant d’autres.

Dozza

Dozza

En nous baladant au hasard des ruelles, nous avons trouvé l’église. Donc nous sommes entrés par curiosité. Il s’agit de l’église paroissiale all’Assunzione della Vergine, qui daterait du Moyen-Âge, et aurait été reconstruite au XVème siècle, puis rénovée dans les années 1940.

Et puis il y avait cette vieille pub, que j’ai trouvé sympathique. Et oui, il n’y a pas que les pizze en Italie ! Il y a les piadine aussi,  d’épaisses crêpes de froment, préparées à base de Saintdoux (parfois d’huile d’olive) et qui servent de support, pour déguster la charcuterie du coin…

En Emilie-Romagne on trouve des piadinerie un peu partout et il n’est pas rare de croiser des italiens qui en savourent une assis sur un escalier, un coin de fontaine, ou même en marchant !

A Dozza, on admire les peintures, et cela vaut déjà largement la visite… mais si jamais l’argument n’était pas suffisant pour justifier un déplacement, alors sachez qu’il y a aussi une superbe forteresse des Sforza (rocca), devenue résidence nobiliaire de la famille Malvezzi-Campeggi, qui y vécu jusque dans les années 1960.

Dozza

La rocca se dresse en haut du village, comme un gros et beau château de sable, sauf qu’elle est en brique. Elle abrite différents musées, et une œnothèque qui regroupe environ 800 références de vins !

Dozza

Dozza

Je ne vais pas vous poster une photo de chaque oeuvre qui orne les murs de Dozza. Ce serait dommage, pour le cas où vous souhaitiez visiter la ville à votre tour… mais ce n’est pas l’envie qui me manque, tant j’ai adoré ma balader dans cette belle ville, atypique et pittoresque !

Lors de notre visite, le village était quasiment désert. Nous n’avons pas croisé d’autres touristes, et les seuls personnes qui n’étaient pas à la sieste, étaient un groupe de retraités, qui papotaient sur des bancs, à côté de la rocca.

Ne vous attendez donc pas à débarquer dans un village ultra touristique ! Ici point de cartes postales, de restos qui proposent des pizze H24 ou de boutiques de souvenirs ! Et je dirais… tant mieux !

Dozza

J’espère que la visite virtuelle vous aura plu, et qui sait, vous aura aussi donné envie de découvrir Dozza pour de vrai ! En attendant, n’hésitez pas à réagir en commentaire ! @ presto !

Ghisalba

C’est parce-que nous voulions profiter des animations autour du château de Malpaga, et que nous avions du temps à tuer en attendant qu’elles débutent, que nous avons pris la voiture pour explorer les alentours. Je vous resitue rapidement les choses, nous nous trouvons en Italie du Nord, et plus précisément en Lombardie, à proximité de Bergame.

Nous étions donc en train de sillonner les petites routes, quand nous avons vu un gros dôme au loin. Et comme nous sommes incroyablement curieux, et bien nous avons décidé d’aller le voir de plus près…

Ghisalba - La Rotonda

Bergame - les châteaux (#Malpaga #Pagazzano et la petite ville de #Treviglio) #Italia

Quelle surprise, dans un patelin paumé au milieu de nohere, de tomber sur une gigantesque église aux airs de temple grec ! Imaginez un peu, le Panthéon, dans un bled de Haute-Saône ! Vous avez l’idée ?

Nous arrivons dans ce village, au beau milieu d’une chaude journée d’août. Il n’y a pas âme qui vive, et l’on entend à peine quelques éclats de voix qui émanent d’une sorte de bar-pizzeria. Tous les autres habitants sont probablement en train de siester. Et puis il y a nous, deux touristes, plantés devant la Rotonda.

L’église de Ghisalba est juchée sur une sorte de promontoire. Pour atteindre l’entrée, il faut monter quelques marches d’un très large escalier.

Ghisalba - La Rotonda

Ghisalba - La Rotonda

Depuis le seuil, au milieu des énormes colonnes immaculée, on peut regarder le sol, en galets noir et blanc…

Ghisalba - La Rotonda

Ghisalba - La Rotonda

La Rotonda fut réalisée par un architecte réputé, il Cagnola (1762-1833), à qui l’on doit également l’arc de triomphe de Milan.

Le campanile qui se dresse à côté, est en réalité une ancienne tour défensive.

L’église a la particularité d’être toute ronde, d’où son appellation : La Rotonda. A priori, l’intérieur mérite largement la visite, mais pas de bol, lors de notre passage les portes étaient fermées… Une prochaine fois, qui sait ?

Ghisalba - La Rotonda

Ghisalba - La Rotonda

Nous avons pic-niqué sur de chouettes bancs, juste en face de la Rotonda…