Noyers, l’un des plus beaux villages de France

Ne criez pas trop sur votre GPS, si comme le mien il ne connait pas Noyer-sur-Serein, car en réalité, ce petit village s’appelle officiellement Noyers. Mais il est apparemment d’usage d’employer la version longue.

Noyers se trouve dans l’Yonne, en Bourgogne donc… et est un village prisé des touristes, car il est classé, et à juste titre, parmi les plus beaux villages français.

Amoureux des vieilles pierres, des colombages, de bois sculpté et de petites ruelles, il vous faut impérativement découvrir Noyers !

Noyers sur Serein

Noyers sur Serein

Le village a su garder son charme médiéval, tout en restant un lieu vivant, où habitent et travaillent de « vrais gens ». En effet, nous croisons des nucériens (c’est le nom des habitants), qui vaquent à leurs occupations. Nous voyons des chats, des chiens, des groupes d’amis qui profitent du soleil en terrasse.

Noyers sur Serein

Même s’il y a beaucoup de petits commerces qui doivent vivre du tourisme, ce dernier n’a pas pris le dessus, au point de dénaturer le village, et cela fait réellement plaisir.

Noyers sur Serein

Nous remarquons un bon nombre de gîtes, qui semblent tous vraiment charmants… certains ont affiché des photos des chambres en plus des tarifs, et cela donne envie !

Noyers sur Serein

Noyers compte 78 bâtiments classés ou inscrits monuments historiques. La plupart datent du XVème siècle. Parmi les bâtiments classés, il y a notamment l’église, construite dans un style gothique flamboyant.

Noyers sur Serein

Noyers sur Serein

Comme si les vieilles pierres ne suffisaient pas, Noyers est également très bien fleurie… Partout, l’on trouve des roses trémières, de toutes les couleurs ou presque…

Noyers sur Serein

Noyers sur Serein

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Et même quelques roses « classiques »…

Noyers sur Serein

Noyers sur Serein

Je l’ignorais lors de ma visite, et ne l’ai appris qu’ensuite en préparant l’article que vous êtes en train de lire ; certains épisodes d’une Famille Formidable ont été tournés à Noyers ! Vous savez, le téléfilm avec Annie Duperey ?

En effet, ce lieu si original semble tout indiqué pour servir de décor de film !

Noyers sur Serein

Noyers sur Serein

Ci-dessus : détail d’une sculpture sur la façade de la maison du compagnonnage

Noyers sur Serein

En nous baladant, nous avons trouvé des panneaux, qui indiquaient un château… Intrigués, nous les avons suivis, et avons gravi 370 marches à travers les bois, pour déboucher sur… un chantier.

Il y avait à l’origine, un château édifié au Moyen-Âge (on a la trace de son existence avant le XIème siècle) mais il n’en reste aujourd’hui que des ruines. L’ancienne forteresse, comptait semble t’il parmi les plus importantes de la région. Actuellement, une association travaille autour de ces ruines. Nous avons pu voir des gargouilles réalisées tout récemment… nous n’avons pas su à quoi elles allaient servir précisément, mais c’était impressionnant !

Noyers sur Serein

Noyers sur Serein

Noyers sur Serein

Noyers sur Serein

En redescendant, nous nous sommes arrêtés au belvédère, pour profiter d’une belle vue sur le village…

Noyers sur Serein

Et puis nous avons repris la route, pour rentrer à notre hôtel, à Avallon, ravis de notre balade médiévale et bucolique !

Offenbourg, le temps d’une balade…

Pour mon anniversaire cette année, mon homme m’avait prévu une magnifique surprise. Il m’a emmenée en week-end sans me dire où précisément…

La première étape de notre virée, était Offenbourg (en allemand « Offenburg »), une charmante petite ville frontalière, à quelques 25 kilomètres de Strasbourg, où nous nous étions déjà rendus pour faire du shopping !

Offenbourg se trouve au bord de la rivière Kinzig. Son centre ville est très dynamique, du fait de la présence de très nombreuses boutiques. Si vous l’ignorez, alors je suis ravie de vous apprendre qu’ici, vous pourrez faire de vraies belles affaires, notamment pour tout ce qui est produits cosmétiques. A vous les produits bio encore moins chers que du non-bio vendu en France par exemple ! Visez les enseignes Müller et dm !

Mais vous pourrez aussi acheter des vêtements, des accessoires pour la maison, ou de l’alimentaire. On peut notamment trouver beaucoup de produits de végétarisme (tofus préparés, similis carnés, etc) pour des prix inférieurs à ceux pratiqués ici.

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La ville compte 60 000 habitants et ce qui frappe immédiatement (à part les maisons à colombages) c’est le nombre de vélos, qu’ils roulent ou soient attachés dans les rues. Il y en a partout !

Nous avons opté pour un parking payant, faut de trouver un emplacement gratuit. Ensuite, il était facile de se déplacer à pieds car la ville n’est pas bien grande et que l’on s’y repère sans problème.

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Le centre ville est joli, à taille humaine. Le samedi est jour de marché donc il y a une animation supplémentaire. Fleurs, légumes, fringues, on trouve un peu de tout sur les étals, mais il m’a semblé que les fruits et légumes étaient particulièrement chers comparés aux prix que j’ai l’habitude de voir en France.

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Parmi les monuments qui attirent le regard à Offenbourg, il y a l’église protestante que nous n’avons vue que de l’extérieur.

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Il y a aussi la Heilig-Kreuz-Kirche. Pardonnez mon allemand, mais j’ai choisi espagnol LV2, donc je serais bien embêtée pour vous traduire le nom de cette église !

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Au hasard de nos pas, nous sommes « tombés » sur un événement automobile, dont nous n’avons pas bien saisi tous les détails, faute de comprendre l’allemand encore une fois. Toujours est-il qu’il y avait une belle Lamborghini que nous avons pu approcher sans difficultés. Quand je pense à la cohue que c’est pour en apercevoir une au mondial de Genève !

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Et hop, une « petite » Bentley aussi !

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L’architecture change vraiment par rapport à ce que nous avons l’habitude de voir à Besançon. L’on est tout de suite dépaysés finalement !

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Au loin, nous avions remarqué à plusieurs reprises, deux clochers qui se dressaient côte à côte ; deux clochers d’un même édifice. Nous avons donc cédé à la curiosité, et rejoint le bâtiment en question, qui s’est avéré être une église orthodoxe.

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Offenburg

Offenburg

Offenburg

Il m’a été difficile de trouver des informations sur la ville, notamment car je ne comprends pas l’allemand. Donc cela explique le peu de texte en comparaison avec le nombre de photos… Je doute de vous avoir appris grand chose pour cette fois, mais j’espère néanmoins que les photos vous aurons plu, et pourquoi pas… donné envie de visiter Offenbourg ! @ bientôt !

Visite de Strasbourg… by night !

Je vous avais déjà présenté la cathédrale de Strasbourg, lors d’une précédente virée alsacienne. Je ne vous parlerai donc pas de ce joyau de l’art gothique dans ce nouveau billet, et me contenterai de vous proposer quelques photos… Oui parce-que bon, vous parler de Strasbourg sans vous montrer la cathédrale, est tout bonnement impensable !

Strasbourg

Strasbourg

Strasbourg

A côté de la cathédrale, des sculptures récentes, représentant notamment une gargouille qui sort de terre en admirant l’édifice, ont attiré notre attention. J’ai trouvé la sculpture vraiment originale, et apprécié le fait qu’elle s’intègre dans l’espace en servant de banc… Elle est tout à fait à sa place au milieu des strasbourgeois et des touristes, qui dégustent une glace en regardant la cathédrale, flânent ou se bécotent sous les tilleuls…

Strasbourg

Strasbourg

Dommage que certains se sentent obligés d’ajouter leur trace sur des œuvres aussi jolies… mais bon, peut-on encore s’étonner ?

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A proximité de la cathédrale, la place Kleber est remarquable pour ses fontaines à jets, dans laquelle nous avons pu voir des enfants batifoler.

La place soit son nom au général strasbourgeois Jean-Baptiste Kléber, qui joua un rôle important lors des guerres de la Révolution française. On trouve sa statue au centre de la place, avec ses cendres conservées dans un caveau.

Strasbourg

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Au gré de notre balade, nous avons également aperçu le temple protestant, temple Neuf.

Et puis, nous avons rencontré l’église Saint Maurice, place Arnold, tout près d’un resto vegan dont je vous parlais dernièrement : VELICIOUS.

Avec son style néo gothique et son clocher très pointu, on la reconnait de loin (l’église, pas le resto vegan). Le soir, les enfants étaient nombreux à faire du vélo ou jouer au ballon sur la place, très agréable avec ses tilleuls qui apportent une ombre probablement bienvenue aux heures les plus chaudes !

Strasbourg

Strasbourg

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Nous ne nous sommes pas approchés de Saint Paul, que nous n’avons vue que de loin, depuis notre arrêt de tram.

Strasbourg

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Dans un tout autre genre, un peu de street art…

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L’intérêt de cette photo ne réside pas dans le logo jaune, mais bien dans la façade joliment peinte. Vous l’aviez deviné !

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Et voilà pour notre tour nocturne… Ce fut bref, mais il y aura une suite, diurne et bucolique ! A bientôt !

Saint-Père, village de l’Yonne

De passage en Bourgogne le temps d’un week-end, nous avions trouvé une carte touristique, sur laquelle figuraient les principaux centres d’intérêts de la région. Et mon homme avait tout de suite repéré les Fontaines Salées à Saint-Père. Nous avons donc pris la voiture pour nous y rendre, et après quelques péripéties à cause de notre GPS qui n’était pas du tout à jour, sommes arrivés au village de Saint-Père, anciennement dénommé Saint-Père-sous-Vézelay.

Le village est vraiment charmant. Il correspond pas mal au cliché du joli petit patelin français, tel que les étrangers peuvent le rêver… avec de vieilles pierres, des vélos rouillés devant les maisons fleuries et partout, des échoppes d’artisans !

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Finalement, les fontaines salées se trouvaient à 1,5 km du village, et lorsque nous sommes arrivés à 12 h 40, la barrière d’accès était baissée. Nous n’avons donc pas visité ce lieu. Mais… si nous sommes arrivés « en retard » c’est parce-que nous avons été retenus à Saint Pierre. En effet, le village en lui-même méritait la visite !

D’abord, nous avons croisé l’atelier d’un tourneur sur bois, avec lequel nous avons papoté quelques minutes. Le Monsieur nous a montré ses créations, et comme l’homme le relançait sans cesse avec des questions techniques, la conversation a un peu duré. C’était vraiment très intéressant !

Nous aurions pu continuer sur notre lancée et passer à la saboterie, mais alors nous n’aurions plus eu le temps de visiter l’église…

Saint-Père

De loin, nous avions repéré un magnifique clocher gothique. Il était impossible de ne pas s’en approcher, tant l’édifice paraissait somptueux.

En effet l’église de Saint-Père est un véritable petit joyaux de l’art gothique. C’est bien simple, on croirait une cathédrale miniature ! Sa construction s’est étalée du XIIIème au XVème siècle. Le clocher mesure une cinquantaine de mètres.

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L’église de Saint-Pierre a connu les outrages du temps, comme sa voisine la Basilique de Vézelay. Mais tout comme cette dernière, elle fut restaurée par Viollet le Duc, à compter de 1840. Aujourd’hui elle semble ne rien avoir perdu de sa splendeur de l’époque. Elle surprend, si majestueuse au milieu d’un petit village de 300 âmes !

Même si à l’époque, le village était plus peuplé, il n’a jamais été pour autant une grande ville. La construction de l’édifice a vraisemblablement été rendue possible par la participation de nombreux et généreux donateurs.

Saint-Père

Le porche est sublime, et totalement représentatif de l’architecture gothique, avec ses arcs brisés, et ses croisées d’ogives. Dans le narthex (c’est l’entrée de l’église, sous le porche) se trouve un tombeau, de Dame Gaudri Guibourg » (1258). Il s’agit probablement de l’une des donatrices.

Saint-Père

Saint-Père

L’intérieur de l’église nous a tout de suite séduits, par sa clarté et la finesse des décors. La nef immaculée se termine sur un chœur entouré de cinq chapelles.

Saint-Père

Saint-Père

Saint-Père

Si vous appréciez les belles églises, et avez l’occasion de passer dans les parages, alors je vous recommande vivement de faire un petit crochet par Saint Père, et de découvrir l’église, qui vaut réellement que l’on s’y arrête quelques dizaines de minutes…

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Et si les articles sur de belles églises t’intéresses, tu peux cliquer ici, ici ou encore ici !

Visite de la basilique de Vézelay

La Basilique de Vézelay est un édifice du XIIème siècle, situé dans le département de l’Yonne (région Bourgogne Franche-Comté). Son nom est Basilique Marie-Madeleine, et elle se visite, tout comme le village de Vézelay, qui lui aussi vaut véritablement que l’on s’y attarde, pour ses anciennes bâtisses aux façades en pierres apparentes, ses jolies rues fleuries, et ses terrasses où il fait bon flâner…

Vezelay

Vezelay

La basilique nous accueille, majestueuse au bout de la place principale du village.

Vezelay

Surmontant la grande porte, un Christ figure dans une scène de jugement dernier facilement reconnaissable.

L’on entre d’abord par un narthex, sorte de sas qui permet de transiter entre l’extérieur et l’église en elle-même.

Le narthex, est réalisé suivant les codes de l’art roman. Il y a peu d’éléments, mais ce sont des éléments forts, qui marquent immédiatement. En l’occurrence, nous repérons immédiatement les trois tympans, sortes de demi-cercles qui ornent le haut des portes qui mènent dans la basilique.

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Ils représentent de grands épisodes des évangiles : Visitation, Ascension, etc…

Au centre, un Christ nous accueille, mains ouvertes, et nous invite à entrer dans la basilique.

Notre guide nous fait remarquer que les mains du Christ sont avancées vers nous, et plus grandes que son visage, pour donner une vraie image de grandeur.

Il est entouré des signes du zodiaques, des travaux de chaque mois, qui sont autant de récupérations des signes païens de l’époque. Le but ? Proposer des symboles auxquels le public de l’époque est habitué.

On reconnait aussi des représentations des différents peuples, qui signifient que les prophètes rependent la bonne parole dans le monde entier.

Basilique de Vézelay #Yonne #Bourgogne #France

Il faut se rappeler que pendant longtemps, les églises se lisaient comme des « BD ». L’imprimerie n’ayant pas encore été inventée, et de toute façon la population était dans sa majorité analphabète, il fallait donc avoir des illustrations sur lesquelles s’appuyer pour enseigner le catéchisme !

De nos jours mieux vaut avoir un bon guide pour décrypter les symboles romans, auxquels ne ne comprenons plus grand chose. Cela tombe bien, des visites guidées sont organisées tous les jours à Vézelay !

Chacun laisse la somme qu’il souhaite en fin de visite.

Notre guide était une religieuse passionnée et passionnante, qui nous a présenté la basilique pendant environ 1 h 30, détaillant les tympans, la nef, puis le chœur.

La basilique était toute petite au départ, mais a été agrandie, grâce à l’affluence des pèlerins qui venaient voir les reliques de Marie-Madeleine. Il faut dire que Vézelay était alors un haut lieu de la chrétienté, situé sur le chemin de Compostelle. Le fait que des reliques de Marie-Madeleine y soient exposées a contribué au rayonnement de ce lieu.

Mais au fil des années, d’autres reliques « concurrentes » ont nuit à la réputation de celles de Vézelay. C’est ainsi que la basilique a été peu à peu abandonnée… Heureusement elle fut restaurée par Viollet le Duc.

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Passons les portes du narthex, et découvrons l’intérieur de la basilique !

Actuellement, l’église est en superbe état. On est surpris par la clarté, peu habituelle dans des nefs romanes ! Celle de Vézelay mesure 62,5 mètres de long. Notre guide nous fait estimer la hauteur… 20 mètres par ici, 30 mètres renchérit un autre visiteur… difficile à dire… La réponse est « seulement » 18,55 mètres. Et pourtant elle parait bien plus haute cette basilique ! On se sent réellement tout petit une fois à l’intérieur.

Les nombreuses fenêtres latérales et l’utilisation de pierres claires de la région y sont pour quelque chose dans la sensation d’immensité.

Tous les ans pendant le solstice d’été, un jeu de lumière se produit. La lumière qui pénètre par les fenêtres latérales forme un chemin lumineux tout au long de la nef, comme pour inviter le visiteur à rejoindre le chœur.

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Notre guide nous a expliqué que cela avait été étudié et n’était nullement le fruit du hasard. Et l’on imagine les maux de tête qu’ont dû s’imposer les Ingénieurs de l’époque, qui ont calculé l’angle à donner aux fenêtres pour réaliser cette prouesse…

Lors de notre visite, le 25 juin nous aurions dû pouvoir admirer le chemin de lumière… mais malheureusement, le soleil n’était pas assez coopératif, et il a fallu nous contenter de regarder les photos du phénomène observé l’année précédente !

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La nef de la basilique correspond aux techniques de l’art roman. L’on trouve des arcs classiques, totalement arrondis, et les voûtes au plafond sont des voûtes d’arêtes. Vous le voyez ci-dessous, entre les arcs, l’on a comme des grandes croix.

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Le chœur, au bout de la nef donc, est réalisé lui, selon le style gothique.

Vous pouvez constater que les arcs sont brisés, pour plus de résistance, et que les voûtes en ogive remplacent les voûtes d’arête. Là encore, les bâtisseurs ont utilisé une pierre locale, un calcaire très blanc.

Vezelay

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Le chœur est très sobre, très dépouillé. Pourtant, la symbolique est bien là, dans la géométrie, dans le calcul même. Ce n’est pas parce-que l’on ne voit ni sculptures ni peintures donnant à voir des symboles très imagés, qu’il n’y a aucune symbolique ! Par exemple, vous ne le verrez pas forcément bien sur la photo ci-dessus, car j’ai moi-même eu du mal à le voir en vrai, mais l’un des pilier est carré quand les autres sont arrondis. Ce pilier carré représente… Judas ! Pas facile à deviner pour nous, mais apparemment, pour les croyants de l’époque cela faisait parfaitement sens ! (Ce pilier se sur la partie droite de la photo).

Au fond de l’église, l’on peut descendre un petit escalier, et se baisser un peu si l’on mesure plus d’un mètre 60, pour pénétrer dans la petite crypte, et se recueillir devant les reliques de Marie-Madeleine.

Vezelay

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Il y aurait encore énormément à dire sur cette basilique, mais il faut bien penser à mettre un point final à cet article à un moment donné ! Alors je vous remercie pour vos lectures et vous dis à très bientôt pour de nouvelles découvertes ! En attendant, n’hésitez pas à commenter.

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Les Sampietrini romains

Dans les premières pages de Volevo Solo Andare a Letto Presto de Chiara Moscardelli, l’héroïne du roman se retrouve avec une chaussure cassée, car l’un de ses talons s’est pris entre deux « sampietrini« . Ne connaissant pas ce terme, et bien que le contexte me permette de deviner son sens, j’avais interrogé le dictionnaire de ma liseur électronique.

Les sampietrini (ou Sanpietrini) sont en fait les pavés typiques de certaines villes italiennes, Rome en tête, faits de basaltes. Ce sont de gros blocs irréguliers, qui tirent leur nom de la place Saint-Pierre du Vatican, dont ils sont un emblème.

Sur le site officiel de la ville de Rome, une page leur est consacrée, et nous apprend que chaque bloc cubique mesure 12 centimètre de côté, pour 17 centimètres de haut, et pèse 3 kilos !

Ils offrent plusieurs avantages que l’on aurait tendance à oublier puisque l’on voit plus facilement les aspects négatifs : cela glisse, le sol est irrégulier, et les talons se prennent dans les interstices. Mais rappelons tout de même que ces pavés en plus d’être jolis, ne recouvrent pas totalement le sol, et laissent ainsi circuler l’eau. Ils s’adaptent aux irrégularités du terrain, et sont très très résistants.

A l’époque des carrosses, c’était fort pratique, bien qu’un peu bruyant… De nos jours, les sampietrini sont peu adaptés à la circulation des deux roues, ou  même des voitures… mais comme les Fiat 500 (les anciennes du moins), ils font partie du paysage romain, et personne (de sensé) ne voudrait les voir disparaître !

 

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San Giovanni in Laterano – Rome

La basilique San Giovanni in Laterano, Saint-Jean-de-Latran en français, est l’une des quatre basiliques majeures de Rome (avec Saint-Pierre, Saint-Paul-hors-les-murs et Sainte-Marie Majeure).

San Giovanni in Laterano porte le titre de omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput, qui se traduit par «mère et tête de toutes les églises de la ville et du monde».

Comme les trois autres basiliques majeures, elle possède une porte sainte, qui est ouverte au début de chaque année sainte (tous les 25 ans, et parfois de façon exceptionnelle. L’année 2016, année de la miséricorde, était une année sainte, qui s’est terminée le 20 novembre).

La porte sainte est murée à la fin de chaque année sainte, et rouverte à la prochaine année sainte.

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Voici la façade de Saint-Jean-de-Latran, telle que nous l’avons découverte lors de notre première visite. En effet, la basilique était proche de notre hôtel (à moins que ce ne soit l’hôtel qui ait été proche de la basilique… :-p Ceci explique que nous soyons passés plusieurs fois à proximité).

La basilique a un statut très particulier. Elle est la propriété du Vatican, alors qu’elle ne se situe pas sur le territoire du Saint Siège.

Douze conciles y eurent lieu pendant le Moyen-Âge et la Renaissance, et c’est ici que Charlemagne se fit baptiser, en 774. Rappelons que son sacre se déroula lui, à Saint-Pierre, au Vatican, le 25 décembre 800.

C’est ici aussi que furent signés les fameux accords du Latran, qui fixent les relations entre l’État italien et le Vatican, en 1929.

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Sur la place voisine, l’on trouve le plus grand obélisque de Rome…

La construction de la basilique a débuté sur commande de l’Empereur Constantin, et l’édifice a été consacré en 324, deux ans avant Saint-Pierre. Elle s’est effectuée sur les anciens terrains d’une famille du nom de Laterani, d’où le nom de la basilique.

Le bâtiment que l’on connait aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec la basilique de Constantin, car il a été plusieurs fois endommagé, par les ennemis ou par des phénomènes naturels (tremblements de terre). Le cloître, dont la visite est payante, est la partie la plus ancienne. Il date du XIIIème siècle.

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Il faut savoir que la papauté n’a pas toujours siégé à Saint-Pierre, et qu’avant de s’installer dans l’actuel Vatican, le pape était au Latran ! Ce fut vrai du IVème au XIVème siècle, jusqu’à l’exil à Avignon.

La façade est en travertin, comme le Colisée, et a été réalisée entre 1732 et 1735.

Entrons, et découvrons l’intérieur de la basilique, surprenant par son immensité, et par la richesse des décorations, en style baroque.

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C’est Francesco Borromini qui fut chargé de décorer l’intérieur de la basilique, à compter de 1650. La nef est longue de 130 mètres (c’est grand, croyez-moi !), et sur les côtés, nous pouvons admirer des statues des apôtres.

Borromini a conservé le sol, en marbre et remontant à la période médiévale, ainsi que l’impressionnant plafond en caissons peints. Ces caissons sont en bois sculpté, et doré…

San Giovanni in Laterano - ROMA

Dire que tout cela est « beau » serait un euphémisme. En photos, vous le voyez, la basilique est somptueuse, mais ce n’est rien comparé au sentiment que l’on ressent en la découvrant pour de vrai…

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

Il y aurait encore énormément à dire sur la basilique du Latran, mais je pense que vous trouverez d’autres sites bien documentés si l’envie vous prend de compléter ce que je vous ai déjà présenté…

Pour ma part, je vous propose de terminer sur quelques photos…

San Giovanni in Laterano - ROMA

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Statue de bois de Vierge à l’enfant, donnée à la basilique par le Pape François

San Giovanni in Laterano - ROMA

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San Giovanni in Laterano - ROMA

A bientôt, pour de nouvelles découvertes romaines, mais aussi pour des avis livres et films of course !