L’hypnose, c’est quoi, et pour qui ?

Commençons par le commencement. Oubliez vos images sensationnelles d’hypnose collective, réalisée sur des plateaux télé. Zappez le passage d’Aladdin, quand Jafar ensorcelle le vizir en lui faisant fixer sa canne à tête de serpent. L’hypnose ce n’est pas (que) cela.

 

Vous noterez au passage que je me suis creusée pour dénicher des illustrations…

L’hypnose est un état modifié de conscience, qui permet d’atteindre l’inconscient ; une sorte d’autre nous, nourri par nos pulsions refoulées, nos fantasmes les plus secrets, mais aussi par nos traumatismes.

L’inconscient est l’élément central sur lequel se base la psychanalyse. Par définition, nous n’avons pas conscience de ce qui s’y cache. Pourtant, notre inconscient aurait une incidence sur nos actions, nos sentiments et nos jugements.

Si personne n’a encore pu prouver l’existence de cet inconscient, nous sommes nombreux à ne pas douter qu’il existe bel et bien. Il serait le coupable lorsque nous commettons un acte manqué (Quand tu arrives à la salle de sport et remarques que tu as oublié tes baskets…), de nos lapsus, de nos rêves.

Freud parlait déjà de cet inconscient, ni véritablement ami ni au contraire ennemi, qui cohabite avec notre conscience.

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L’intérêt de toucher à l’inconscient est de détricoter des mécanismes qu’il a pu mettre en place, et qui nous compliquent la vie. Par exemple, on peut avoir tout à gagner à recourir à l’hypnose pour débloquer des situations de dépendances (cigarette, TOC), pour soigner des phobies (peur du vide, agoraphobie), pour solutionner des troubles du comportement alimentaires, des insomnies, une anxiété trop prononcée… Il y a énormément d’applications possibles.

J’ai même lu que parfois, l’hypnose pouvait aider à faire resurgir un traumatisme enfoui, que le sujet avait totalement occulté.

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Et techniquement, cela se passe comment ?

Le sujet n’est pas vraiment endormi, pas vraiment totalement réveillé. Il est entre les deux…

Avant toute chose, précisons que tout le monde n’est pas réceptif à l’hypnose de la même façon. Certains sujets sont particulièrement réceptifs, d’autres auront besoin de plusieurs séances pour commencer à ressentir des effets. Et d’autres encore, ne verront aucun changement.

Dans tous les cas, il s’agit d’une thérapie brève. En moyenne, 3 à 5 séances suffisent. On peut bien-sûr se faire hypnotiser pour différents soucis, ou revenir après une première session, si le problème revient. Mais globalement, il ne faut pas se figurer que l’on va faire 10 ans d’hypnothérapie !

Il existe deux types principaux d’hypnose :

-l’hypnose traditionnelle, dans laquelle l’hypnothérapeute suggère des images, des sensations visuelles et corporelles ;

-l’hypnose Ericksonienne, dans laquelle le sujet est placé en profonde relaxation, et participe activement à la séance.

J’ai pour ma part testé les deux méthodes, avec quelques années d’intervalles. J’ai noté que l’hypnose traditionnelle, testé en second lieu, était plus profonde. Mais dans les deux cas, j’ai eu la chance d’être réceptive, et de voir de très nettes améliorations ! Je ne conseillerais donc pas une méthode plutôt qu’une autre.

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La première séance permet généralement de prendre contact avec le praticien, et d’exposer le problème qui a amené à se tourner vers lui. On discute, on analyse les choses qui ne fonctionnent pas comme on aimerait. C’est aussi l’occasion de découvrir les principes de l’hypnothérapie, et éventuellement de poser des questions.

Ensuite, on entre généralement dans la phase d’hypnose à proprement parler. Au total, une séance (hypnose + discussion avant et parfois après) dure en général une heure.

La principale interrogation des gens qui ont recours pour la première fois à cette technique, concerne souvent le niveau de conscience que l’on conserve pendant la séance. Autrement dit, si l’hypnothérapeute décide de me faire marcher dans la rue déguisé en poule, est-ce que je vais le faire ? Vous voyez l’idée ?

Là-dessus, je peux tout de suite vous répondre qu’il y a un vrai fossé entre l’hypnose thérapeutique et l’hypnose de spectacle, celle que l’on voit dans les shows télé !

Pendant une séance d’hypnose thérapeutique, on ne part pas totalement à l’abandon, et on garde toujours le contrôle. Pour ma part, j’ai surtout eu des suggestions de pensées, des images, et j’ai eu très peu à bouger. La praticienne m’a seulement fait faire un exercice qui demandait de bouger le bras durant la phase hypnotique. Pour tout le reste, j’étais allongée et statique.

Dans tous les cas, même si parfois j’ai pu potentiellement m’endormir (il me semble qu’une fois c’est arrivé quelques minutes) jamais je n’ai été forcée de faire quoi que ce soit qui ne me convenait pas. Je gardais toujours le contrôle sur mes actions.

L’hypnothérapeute formule des phrases en rapport avec la discussion préalable, et le sujet est libre de les accepter ou non. Autrement dit, si vous consultez pour arrêter de fumer, mais que vous n’êtes pas d’accord avec l’idée profonde d’arrêter de fumer, et que vous pensez que l’hypnose aura un effet magique, sans que vous n’ayez aucun effort de volonté à fournir… cela risque d’être compliqué. Il faut qu’il y ait une vraie volonté de la part du sujet, qu’il adhère aux phrases qu’il entend pendant la phase hypnotique.

Dans le cas des troubles du comportement alimentaire par exemple, l’hypnose peut amener un déblocage, mais il ne vous fera pas basculer de l’anorexie à la boulimie, simplement parce-que le praticien vous suggère de manger à nouveau. Et vous ne courrez pas acheter un triple burger en sortant de séance (normalement).

A préciser également, selon le praticien, les séances peuvent se dérouler en position assise ou allongée. J’ai essayé les deux, car on me laissait le choix, et je n’ai pas forcément noté de différence fondamentale.

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Pour ma part, l’hypnose m’a aidé à sortir d’une situation que je ne maîtrisais pas. Cela me dépassait totalement et je ne parvenais pas à identifier les blocages qui me maintenaient dans ladite situation.

J’ai réellement senti les changements qui se sont opérés après la toute première séance, et les améliorations se sont poursuivies sur plusieurs mois après la dernière séance (4 au total).

Forcément, après une expérience aussi positive, je ne peux que vous recommander de sauter le pas, si vous avez un problème, qui peut se solutionner par l’hypnose. ?N’espérez pas forcément des effets dès la première séance, et ne baissez pas les bras trop rapidement… Nous ne sommes pas tous réceptifs de la même façon, et il peut y avoir besoin de s’accrocher un peu plus parfois !

Sachez qu’en moyenne une séance coûte cinquante euros. Certes, c’est une somme, multipliée par 3 à 5 séances. Mais lorsqu’un souci nous gâche vraiment la vie, il serait dommage de passer à côté d’une solution aussi efficace que peut l’être l’hypnothérapie !

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A Silent Voice

A Silent Voice est un shonen manga, c’est à dire un manga pour adolescents, publié en sept volumes de 2013 à 2014. L’adaptation cinématographique est sortie en 2016 au Japon, et arrive en France actuellement.

Je suis allée voir ce manga, car l’histoire semblait jolie, et que j’apprécie globalement les films japonais d’animation. Je n’avais pas lu le manga avant cela.

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Au départ, j’ai bien accroché à l’histoire. Shoko Nishimiya est une jeune sourde, qui arrive dans une nouvelle école primaire. Immédiatement, elle est prise en grippe par Shoya Ishida, qui s’amuse à la malmener par rapport à son handicap. La plupart des autres élèves suit Shoya, ou plus globalement, n’oppose aucune objection au harcèlement qu’il fait subir à Shoko.

Devenu lycéen, Shoya Ishida semble avoir mûri cette histoire, puisqu’il étudie la langue des signes, et souhaite se rapprocher de son ancien bouc émissaire…

Dans l’idée, l’histoire m’a bien plu. J’ai trouvé le thème fort intéressant, et bien traité. Il y a beaucoup de sujets qui sont abordés par ce film, comme l’adolescence, le harcèlement scolaire, l’effet de groupe, le handicap…

Mais, vous attendiez un « mais » n’est-ce pas ? Le voici donc. Mais… ensuite j’ai regretté que le film présente des longueurs, et que les personnages se compliquent considérablement la vie en gambergeant plus que de raison, au lieu de simplement présenter leurs excuses.

Alors je sais, culturellement le Japon est très très différent de la France, et je ne doute nullement du fait que les réactions des personnages de Silent Voice correspondent à des réactions que l’on pourrait observer au Japon. Mais personnellement, c’était culturellement trop éloigné de moi pour que je profite pleinement de ce film.

J’aurais aimé qu’il se passe plus de choses, plus d’actions, et pas uniquement des réflexions quasi-philosophiques.

Voilà. Vous pouvez me huer en commentaires, car globalement ce film a eu de super critiques. Croyez-moi j’ai franchement hésité à le critiquer à mon tour, car je me suis dit que j’avais dû louper quelque chose. Mais voilà, je me suis lancée malgré tout, et ai voulu vous présenter mon avis personnel !

Escale à Montreux

Connaissez-vous Montreux ?
Jusqu’à très récemment, je vous aurais répondu que non, que le nom de la ville m’inspirait juste un festival de jazz. Mais la situer précisément sur la carte de la Suisse, vous dire ce qu’il y avait à voir là-bas etc, j’en aurais été incapable.

Pourtant Montreux est jolie, nichée sur les bords du lac Léman, dans le canton de Vaud ;elle a de quoi attirer les touristes !

Les rives du lac sont fleuries, ce qui rend la balade fort agréable en ce mois d’août, malgré l’affluence de visiteurs (dont je fais partie). Il faut un peu jouer des coudes pour se faufiler entre les petits stands de souvenirs, et les autres visiteurs !

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On renonce assez vite à savourer une glace vu les prix tout à fait helvètes, mais on profite de la vue, et de l’ambiance un peu « croisette » ! Il est clair que Montreux n’est pas vraiment un lieu de villégiature pour touristes lambda. On remarque bien vite l’impressionnant Fairmont Montreux Palace, un établissement 5 étoiles construit en 1906.

J’ai voulu consulter les prix, par pure curiosité, mais ce soir là les 236 chambres et suites étaient déjà toutes prises ! Pour la semaine suivante, avec les 10 % de remise consentis pour les réservations en ligne, nous arrivions à 422 CHF par nuit !

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Que peut-on admirer à Montreux, et bien le lac justement, les statues qui bordent ce dernier, le marché couvert…

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Et parmi les statues, il y a celle de Freddie Mercury, car le chanteur du groupe Queen adorait Montreux, et y avait son studio.

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#Montreux Freddie Mercury

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La statue de bronze fait face au lac, et impressionne par sa taille. Elle est fleurie par les fans. Mais si l’on veut véritablement prendre conscience de l’admiration que vouent de nombreuses personnes au leader de Queen, disparu en 1991, il faut se rendre au studio du groupe…

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Montreux

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Ainsi s’achève notre petite visite de Montreux. J’espère qu’elle vous aura plu et appris deux ou trois choses ! A bientôt !

On ne dit pas…

Aujourd’hui, j’avais envie de vous proposer un petit billet en mode Bescherelle, avec les expressions incorrectes, que l’on entend le plus !

Au jour d’aujourd’hui est sans doute la plus entendue. Pourtant elle est doublement incorrecte. En effet, à l’origine, « hui » signifiait déjà « aujourd’hui », « présentement ». C’est ce petit mot qui a évolué et donné le oggi italien et le hoy espagnol (les deux signifient « aujourd’hui »).

« Aujourd’hui » était déjà une expression redondante. Alors en devenant « au jour d’aujourd’hui »_et cela ne date pas d’hier, puisque l’expression aurait été utilisée dès le seizième siècle_ elle a évolué en expression doublement redondante !

Certains spécialistes du langage défendent malgré tout l’expression « au jour d’aujourd’hui », arguant qu’elle permet d’insister sur le côté très actuel, très présent d’un fait. Mais globalement, il semble admis que cette expression est inutilement lourde. De plus, elle peut être facilement remplacée par des synonymes, comme « à notre époque », « de nos jours »…

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J’ai été est souvent employé à tort au lieu de « je suis allé ». En effet, lorsqu’il s’agit d’indiquer que l’on a effectué un déplacement, c’est le verbe « aller » qui devrait être utilisé. Pourtant, nous sommes nombreux à nous permettre une familiarité, en affirmant « j’ai été au cinéma » ou « j’ai été en Espagne »… Une fois ce temps en temps, cela passe, mais attention si vous affirmez « j’ai été au coiffeur » car là vous risquez d’être catalogué, et pas très positivement !

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Il y a une faute à l’écrit qui me fait systématiquement tiquer. Il s’agit du « si il », au lieu du « s’il ». Pour le terme technique, il s’agit d’une élision. Quand « si » est suivi du pronom « il(s) », il devient « s’ « . Et puis c’est tout !

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Avez-vous déjà cherché « taboulet » sur Google ou Twitter par exemple ? Un nombre impressionnant de personnes orthographient le mot « taboulé » en le faisant transiter par un « tabouret ». Aussi surprenant qu’inexact.

Et j’en profite pendant que nous abordons le sujet, pour vous préciser que ce plat est originaire du Liban. D’ailleurs je vous conseille de goûter un taboulé libanais, à base de boulgour et de persil… C’est délicieux !

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Et là je conclus ce billet, en espérant ne pas avoir commis de faute de français… Rien n’est moins sûr malheureusement, et je saurai réagir humblement si j’avais échoué, et que vous me le signaliez en commentaire !

A vous de m’indiquer les fautes de langues que vous relevez parfois autour de vous, et qui vous amusent ou vous agacent ! 🙂

Versailles – la série qui te la joue royale

J’aime l’Histoire, sans pour autant être une experte, loin de là ! J’apprécie de regarder des films et séries historiques, tout en gardant à l’esprit qu’il y a forcément eu des adaptations, des parties romancées pour rendre le divertissement plus intéressant pour les téléspectateurs lambdas.

J’ai commencé à visionner Versailles, sans a priori, juste pour le plaisir…

La série compte trois saisons, et a été diffusée à partir de la fin de l’année 2015 sur Canal+.

La saison 1 que je viens de terminer, compte dix épisodes, de 50 minutes chacun.

Sacrilège crierons certains, elle a été filmée en anglais… Mais j’ai choisi de la regarder en version doublée, car voir Louis XIV parler la langue de Shakespeare me semblait étrange.

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L’histoire commence en 1667. Louis XIV a alors vingt-huit ans, et décide de fixer le siège de son pouvoir absolu à Versailles, où se trouve le pavillon de chasse de son défunt père.

Pour garder les importants à portée de main, et tout surveiller au mieux, il lance la construction d’un projet titanesque, sans s’arrêter aux objections des différents intervenants. Versailles est éloigné de Paris ? Les routes qui y mènent sont peu sûres ? Le terrain est marécageux ? Et alors ?

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Versailles a beau situer son intrigue au dix-septième siècle, c’est une série très actuelle. Entendez par là qu’elle reprend les codes des séries qui marchent en ce moment. Toutes les quinze minutes, il y a soit du sexe, soit de la violence. C’est dans le contrat.

Est-ce gênant ? Honnêtement non, parce-que j’imagine bien qu’au dix-septième à la cour, il devait effectivement y avoir du sexe et de la violence.

Les scènes ont été tournées à Versailles, mais aussi dans d’autres lieux chargés d’Histoire, comme à Vaux le Vicomte ou Rambouillet, et bien-sûr, les acteurs sont en costumes d’époque.

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La série se regarde bien, et permet de se rappeler les grandes lignes de nos cours d’Histoire. On voit comment Louis XIV règne en monarque absolu sur une cour qui se passionne pour les complots et jeux d’influence. On observe comment les rapports de force changent rapidement, comment certain(e)s se positionnent en écrasant les autres.

Dans chaque épisode ou presque, on peut constater à quel point il était facile de se faire empoissonner ou couper la tête pour trois fois rien…

La médecine n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui, je ne vous apprends rien, et les saignées que Molière critiquait dans ses pièces n’ont pas été oubliées des scénaristes.

Il se passe toujours quelque chose à la cour, et les nombreux personnages secondaires qui gravitent autour du roi, apportent tous leur dose d’intérêt à cette série. J’ai particulièrement apprécié le personnage étonnamment moderne de Monsieur, le frère du Roi connu pour son homosexualité assumée.

Je vais enchaîner, en visionnant la saison 2, preuve que la première saison m’a véritablement convaincue… Et vous, vous connaissez cette série ? Vous l’avez déjà regardée ?

 

Le café à l’italienne

S’il y a bien un objet que tous les italiens (ou presque, car il y a toujours des exceptions) ont en au moins un exemplaire dans leur logement, c’est la moka. Non, je n’ai pas écrit « une cafetière », mais bien une moka, car la moka est une cafetière bien particulière…

C’est la machine la plus utilisée par les italiens, et ce malgré la simplicité des machines à dosettes, et la persistance des machines napolitaines (cuccumella). On la surnomme affectueusement macchinetta, soit « petite machine ».

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#buongiorno #caffè @bialettiofficial

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C’est en effet une petite machine manuelle, inventée en 1933 par l’ingénieur Alfonso BIALETTI.

Son fonctionnement est judicieux, puisqu’il s’agit de remplir le réservoir d’eau, avant de positionner le filtre rempli de café moulu, et de faire chauffer la cafetière, pour que la vapeur monte dans l’entonnoir et permette de torréfier le café.

La moka ne permet pas de préparer un espresso au sens propre du terme, car la pression n’est pas suffisante (9 bars pour un espresso). On obtient généralement moins de crema (la fameuse mousse) avec la machine moka, qu’avec un percolateur, quoi que selon le café choisi, il reste possible d’en avoir…

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#macchinetta #moka #caffè

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Si préparer un café à la moka n’a rien de bien sorcier, quelques petits points sont utiles à connaître, pour extraire un maximum de saveurs.

Tout d’abord, vous pouvez acheter du café en grains, et le moudre vous-même au lieu de recourir à du café déjà moulu qui aura moins d’arômes… Honnêtement, j’achète du café déjà moulu, je le confesse. Je pourrais faire l’effort de moudre mon café, mais il me faudrait acheter un moulin, à caser dans ma cuisine déjà bien remplie. Et honnêtement, vu que je suis la seule à boire du café chez moi, et que je n’en consomme que le week-end, ce serait assez peu raisonnable d’encombrer encore plus les lieux pour un usage aussi restreint !

On conseille en général un café spécialement moulu pour la moka, en grains plus fins que pour les cafetières électriques. Mais à moins d’aller en magasin spécialisé, vous aurez du mal à en dénicher.

 

Généralement, les moka sont en aluminium, et il faut déjà les utiliser 3-4 fois puis jeter le mélange, avant de pouvoir savourer un bon café. Cela permet d’enlever le goût métallique justement.

Les moka compatibles induction, sont elles plutôt en inox. Elles coûtent plus cher, donc à moins d’avoir une cuisinière induction, vous opterez logiquement pour un modèle en inox.

Il est conseillé d’utiliser de l’eau minérale pour éviter le calcaire, qui viendrait altérer le goût du café. Mais si toutefois vous préfériez prendre l’eau du robinet, alors veillez à la faire couler fraîche, car prendre de l’eau chaude pour gagner du temps reviendrait à bâcler la manipulation, et à obtenir un café… moins bon !

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#caffè

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Bleup bleup bleup, j’ai laissé le café éclabousser partout, juste pour le plaisir de faire cette vidéo…^^

Pour laisser les arômes s’exprimer au maximum, veillez à obtenir une ébullition progressive (feu doux), et pas trop longue. Dans tous les cas, le feu ne doit pas être trop puissant, et dépasser de la moka, au risque de l’abîmer… surtout si comme moi, vous avez choisi une moka Colors, plus fragile car peinte !

La moka gargouille ? Il est temps de la retirer du feu, de remuer le contenu avec une petite cuillère, et de servir !

Sachez aussi qu’il ne faut pas tasser le café dans le filtre.

Enfin, comme pour les théières en fonte, les machines moka se rincent simplement à l’eau. Il faut à tout prix éviter de les laver, car le liquide vaisselle pourrait retirer la couche huileuse laissée par le café, et donner une boisson au goût de savon !

Côté prix, selon la contenance choisie (de 1 à 18 tasses format espresso), les prix varient… Pour une 6 tasses Bialetti colors, j’ai dépensé 35 €. Cela peut sembler cher, mais croyez-moi c’est un investissement car vous aurez votre machine pour des années !

Prévoyez un petit changement de joint de temps en temps, selon l’utilisation que vous faites de votre machine… et c’est tout !

Personnellement, j’ai mûrement réfléchi au moment de m’équiper pour préparer du café. J’ai envisagé la machine Nespresso, balayé l’option cafetière électrique que je n’apprécie pas, pensé à la cafetière à piston… J’ai finalement choisi la moka pour le bon compromis qu’elle offrait entre qualité et prix, et je ne le regrette absolument pas !

Accepte ton corps ! Reportage

J’ai vu passer un lien sur internet, menant vers un reportage proposé en libre accès sur Youtube. Le sujet m’a tout de suite intéressée, et je pense qu’il parlera à une majorité de femmes… Je vais donc vous le présenter et tâcher de vous donner envie de le visionner à votre tour !

Voici la photo sur laquelle début le reportage. C’est un avant-après peu conventionnel, de Taryn Brumfitt, créatrice du #BodyImageMovement Pourquoi « peu conventionnel » ? Car le sujet est plus gros sur la seconde photo, mais aussi plus souriant ! C’est rare, non ?

Taryn est australienne. Elle écrit, donne des conférences, et est également maman de trois enfants. Elle a quelque chose en plus que beaucoup n’ont pas. Elle aime son corps. Et pourtant, celui-ci est loin d’être parfait, par rapport aux canons de la beauté actuellement en vigueur.

Taryn explique au début du reportage, qu’elle n’a pas toujours aimé son physique, loin de là. Elle a successivement pris du poids, en a perdu, s’est musclée, avant de réaliser que quoi qu’elle fasse, quel que soit le corps qu’elle se façonnerait, elle était sur la mauvaise piste pour être heureuse.

Même lorsqu’elle a réussi à atteindre un objectif de corps mince et musclé, en regardant derrière elle les efforts que cela lui avait coûté, elle a compris que non, elle n’était pas sur le bon chemin.

C’est alors qu’elle a réalisé que pour arriver à apprécier son corps, et à être en paix avec, il lui faudrait « juste  » l’accepter, et en prendre soin. Sa vie a changé. De son propre aveu, elle a eu la sensation d’avoir gagné à la loterie !

C’est pour permettre à toutes les femmes de tirer le ticket gagnant, qu’elle a réalisé le reportage dont je suis en train de vous parler.

Pour cela, elle est partie aux quatre coins du monde, rencontrer des femmes dont elle a ensuite compilé les témoignages. Pendant une heure et demi de reportage, nous rencontrons grâce à Taryn, une jeune femme qui souffre d’anorexie, une photographe de mode, un chirurgien esthétique (ah oui, il y a aussi quelques hommes !), une rédactrice en chef d’un magazine féminin, …

Chacun(e) témoigne sur ce vaste sujet commun, celui de l’image du corps féminin et de son acceptation.

Parmi les femmes interviewées par Taryn, il y a Mia Freedman, Rédactrice en chef de Cosmopolitan Australia, qui s’est battue pour casser les codes, et mettre des femmes « pulpeuses » dans les pages de son magazine.

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Le reportage nous montre que la minceur n’est pas nécessairement synonyme de bonheur, et que l’on peut tout à fait être épanouie avec un physique qui ne remplit pas les critères habituels. Il nous rappelle que nous n’avons qu’un corps, et que si l’on en prend soin, on met toutes les chances de son côté pour l’aimer. Penser en permanence au poids, nous empêche de nous concentrer sur autre chose…

J’ai particulièrement aimé le passage dans lequel Tarynn explique qu’elle ne veut pas sans cesse dire à sa propre fille qu’elle est belle. Elle préfère la complimenter sur ce qu’elle fait, et l’encourager à entreprendre des projets, plutôt que de mettre l’accent sur son apparence.

Le reportage nous appelle également à nous focaliser sur de vrais sujets, sans perdre un temps précieux à compter les calories ingérées et à détester notre graisse dans le miroir !

Finalement, le propos n’a rien de bien nouveau. Mais il n’est jamais inutile de le réentendre je pense, surtout s’il est comme ici, illustré par de nouveaux exemples.

J’ai regardé Accepte ton Corps ! sans voir filer le temps, et j’en ai retiré beaucoup de pensées positives. Alors je vous le conseille si vous ne l’avez pas déjà vu !

Voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=oaqgFNmH5CM

 

Sur le même sujet, si vous avez envie d’aller plus loin, je vous renvoie vers mon billet sur la diet culture !