Versailles – la série qui te la joue royale

J’aime l’Histoire, sans pour autant être une experte, loin de là ! J’apprécie de regarder des films et séries historiques, tout en gardant à l’esprit qu’il y a forcément eu des adaptations, des parties romancées pour rendre le divertissement plus intéressant pour les téléspectateurs lambdas.

J’ai commencé à visionner Versailles, sans a priori, juste pour le plaisir…

La série compte trois saisons, et a été diffusée à partir de la fin de l’année 2015 sur Canal+.

La saison 1 que je viens de terminer, compte dix épisodes, de 50 minutes chacun.

Sacrilège crierons certains, elle a été filmée en anglais… Mais j’ai choisi de la regarder en version doublée, car voir Louis XIV parler la langue de Shakespeare me semblait étrange.

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L’histoire commence en 1667. Louis XIV a alors vingt-huit ans, et décide de fixer le siège de son pouvoir absolu à Versailles, où se trouve le pavillon de chasse de son défunt père.

Pour garder les importants à portée de main, et tout surveiller au mieux, il lance la construction d’un projet titanesque, sans s’arrêter aux objections des différents intervenants. Versailles est éloigné de Paris ? Les routes qui y mènent sont peu sûres ? Le terrain est marécageux ? Et alors ?

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Versailles a beau situer son intrigue au dix-septième siècle, c’est une série très actuelle. Entendez par là qu’elle reprend les codes des séries qui marchent en ce moment. Toutes les quinze minutes, il y a soit du sexe, soit de la violence. C’est dans le contrat.

Est-ce gênant ? Honnêtement non, parce-que j’imagine bien qu’au dix-septième à la cour, il devait effectivement y avoir du sexe et de la violence.

Les scènes ont été tournées à Versailles, mais aussi dans d’autres lieux chargés d’Histoire, comme à Vaux le Vicomte ou Rambouillet, et bien-sûr, les acteurs sont en costumes d’époque.

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La série se regarde bien, et permet de se rappeler les grandes lignes de nos cours d’Histoire. On voit comment Louis XIV règne en monarque absolu sur une cour qui se passionne pour les complots et jeux d’influence. On observe comment les rapports de force changent rapidement, comment certain(e)s se positionnent en écrasant les autres.

Dans chaque épisode ou presque, on peut constater à quel point il était facile de se faire empoissonner ou couper la tête pour trois fois rien…

La médecine n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui, je ne vous apprends rien, et les saignées que Molière critiquait dans ses pièces n’ont pas été oubliées des scénaristes.

Il se passe toujours quelque chose à la cour, et les nombreux personnages secondaires qui gravitent autour du roi, apportent tous leur dose d’intérêt à cette série. J’ai particulièrement apprécié le personnage étonnamment moderne de Monsieur, le frère du Roi connu pour son homosexualité assumée.

Je vais enchaîner, en visionnant la saison 2, preuve que la première saison m’a véritablement convaincue… Et vous, vous connaissez cette série ? Vous l’avez déjà regardée ?

 

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Le café à l’italienne

S’il y a bien un objet que tous les italiens (ou presque, car il y a toujours des exceptions) ont en au moins un exemplaire dans leur logement, c’est la moka. Non, je n’ai pas écrit « une cafetière », mais bien une moka, car la moka est une cafetière bien particulière…

C’est la machine la plus utilisée par les italiens, et ce malgré la simplicité des machines à dosettes, et la persistance des machines napolitaines (cuccumella). On la surnomme affectueusement macchinetta, soit « petite machine ».

#buongiorno #caffè @bialettiofficial

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C’est en effet une petite machine manuelle, inventée en 1933 par l’ingénieur Alfonso BIALETTI.

Son fonctionnement est judicieux, puisqu’il s’agit de remplir le réservoir d’eau, avant de positionner le filtre rempli de café moulu, et de faire chauffer la cafetière, pour que la vapeur monte dans l’entonnoir et permette de torréfier le café.

La moka ne permet pas de préparer un espresso au sens propre du terme, car la pression n’est pas suffisante (9 bars pour un espresso). On obtient généralement moins de crema (la fameuse mousse) avec la machine moka, qu’avec un percolateur, quoi que selon le café choisi, il reste possible d’en avoir…

#macchinetta #moka #caffè

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Si préparer un café à la moka n’a rien de bien sorcier, quelques petits points sont utiles à connaître, pour extraire un maximum de saveurs.

Tout d’abord, vous pouvez acheter du café en grains, et le moudre vous-même au lieu de recourir à du café déjà moulu qui aura moins d’arômes… Honnêtement, j’achète du café déjà moulu, je le confesse. Je pourrais faire l’effort de moudre mon café, mais il me faudrait acheter un moulin, à caser dans ma cuisine déjà bien remplie. Et honnêtement, vu que je suis la seule à boire du café chez moi, et que je n’en consomme que le week-end, ce serait assez peu raisonnable d’encombrer encore plus les lieux pour un usage aussi restreint !

On conseille en général un café spécialement moulu pour la moka, en grains plus fins que pour les cafetières électriques. Mais à moins d’aller en magasin spécialisé, vous aurez du mal à en dénicher.

 

Généralement, les moka sont en aluminium, et il faut déjà les utiliser 3-4 fois puis jeter le mélange, avant de pouvoir savourer un bon café. Cela permet d’enlever le goût métallique justement.

Les moka compatibles induction, sont elles plutôt en inox. Elles coûtent plus cher, donc à moins d’avoir une cuisinière induction, vous opterez logiquement pour un modèle en inox.

Il est conseillé d’utiliser de l’eau minérale pour éviter le calcaire, qui viendrait altérer le goût du café. Mais si toutefois vous préfériez prendre l’eau du robinet, alors veillez à la faire couler fraîche, car prendre de l’eau chaude pour gagner du temps reviendrait à bâcler la manipulation, et à obtenir un café… moins bon !

#caffè

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Bleup bleup bleup, j’ai laissé le café éclabousser partout, juste pour le plaisir de faire cette vidéo…^^

Pour laisser les arômes s’exprimer au maximum, veillez à obtenir une ébullition progressive (feu doux), et pas trop longue. Dans tous les cas, le feu ne doit pas être trop puissant, et dépasser de la moka, au risque de l’abîmer… surtout si comme moi, vous avez choisi une moka Colors, plus fragile car peinte !

La moka gargouille ? Il est temps de la retirer du feu, de remuer le contenu avec une petite cuillère, et de servir !

Sachez aussi qu’il ne faut pas tasser le café dans le filtre.

Enfin, comme pour les théières en fonte, les machines moka se rincent simplement à l’eau. Il faut à tout prix éviter de les laver, car le liquide vaisselle pourrait retirer la couche huileuse laissée par le café, et donner une boisson au goût de savon !

Côté prix, selon la contenance choisie (de 1 à 18 tasses format espresso), les prix varient… Pour une 6 tasses Bialetti colors, j’ai dépensé 35 €. Cela peut sembler cher, mais croyez-moi c’est un investissement car vous aurez votre machine pour des années !

Prévoyez un petit changement de joint de temps en temps, selon l’utilisation que vous faites de votre machine… et c’est tout !

Personnellement, j’ai mûrement réfléchi au moment de m’équiper pour préparer du café. J’ai envisagé la machine Nespresso, balayé l’option cafetière électrique que je n’apprécie pas, pensé à la cafetière à piston… J’ai finalement choisi la moka pour le bon compromis qu’elle offrait entre qualité et prix, et je ne le regrette absolument pas !

Accepte ton corps ! Reportage

J’ai vu passer un lien sur internet, menant vers un reportage proposé en libre accès sur Youtube. Le sujet m’a tout de suite intéressée, et je pense qu’il parlera à une majorité de femmes… Je vais donc vous le présenter et tâcher de vous donner envie de le visionner à votre tour !

Voici la photo sur laquelle début le reportage. C’est un avant-après peu conventionnel, de Taryn Brumfitt, créatrice du #BodyImageMovement Pourquoi « peu conventionnel » ? Car le sujet est plus gros sur la seconde photo, mais aussi plus souriant ! C’est rare, non ?

Taryn est australienne. Elle écrit, donne des conférences, et est également maman de trois enfants. Elle a quelque chose en plus que beaucoup n’ont pas. Elle aime son corps. Et pourtant, celui-ci est loin d’être parfait, par rapport aux canons de la beauté actuellement en vigueur.

Taryn explique au début du reportage, qu’elle n’a pas toujours aimé son physique, loin de là. Elle a successivement pris du poids, en a perdu, s’est musclée, avant de réaliser que quoi qu’elle fasse, quel que soit le corps qu’elle se façonnerait, elle était sur la mauvaise piste pour être heureuse.

Même lorsqu’elle a réussi à atteindre un objectif de corps mince et musclé, en regardant derrière elle les efforts que cela lui avait coûté, elle a compris que non, elle n’était pas sur le bon chemin.

C’est alors qu’elle a réalisé que pour arriver à apprécier son corps, et à être en paix avec, il lui faudrait « juste  » l’accepter, et en prendre soin. Sa vie a changé. De son propre aveu, elle a eu la sensation d’avoir gagné à la loterie !

C’est pour permettre à toutes les femmes de tirer le ticket gagnant, qu’elle a réalisé le reportage dont je suis en train de vous parler.

Pour cela, elle est partie aux quatre coins du monde, rencontrer des femmes dont elle a ensuite compilé les témoignages. Pendant une heure et demi de reportage, nous rencontrons grâce à Taryn, une jeune femme qui souffre d’anorexie, une photographe de mode, un chirurgien esthétique (ah oui, il y a aussi quelques hommes !), une rédactrice en chef d’un magazine féminin, …

Chacun(e) témoigne sur ce vaste sujet commun, celui de l’image du corps féminin et de son acceptation.

Parmi les femmes interviewées par Taryn, il y a Mia Freedman, Rédactrice en chef de Cosmopolitan Australia, qui s’est battue pour casser les codes, et mettre des femmes « pulpeuses » dans les pages de son magazine.

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Le reportage nous montre que la minceur n’est pas nécessairement synonyme de bonheur, et que l’on peut tout à fait être épanouie avec un physique qui ne remplit pas les critères habituels. Il nous rappelle que nous n’avons qu’un corps, et que si l’on en prend soin, on met toutes les chances de son côté pour l’aimer. Penser en permanence au poids, nous empêche de nous concentrer sur autre chose…

J’ai particulièrement aimé le passage dans lequel Tarynn explique qu’elle ne veut pas sans cesse dire à sa propre fille qu’elle est belle. Elle préfère la complimenter sur ce qu’elle fait, et l’encourager à entreprendre des projets, plutôt que de mettre l’accent sur son apparence.

Le reportage nous appelle également à nous focaliser sur de vrais sujets, sans perdre un temps précieux à compter les calories ingérées et à détester notre graisse dans le miroir !

Finalement, le propos n’a rien de bien nouveau. Mais il n’est jamais inutile de le réentendre je pense, surtout s’il est comme ici, illustré par de nouveaux exemples.

J’ai regardé Accepte ton Corps ! sans voir filer le temps, et j’en ai retiré beaucoup de pensées positives. Alors je vous le conseille si vous ne l’avez pas déjà vu !

Voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=oaqgFNmH5CM

 

Sur le même sujet, si vous avez envie d’aller plus loin, je vous renvoie vers mon billet sur la diet culture !

Bologne – la Basilique San Luca

Lors de mon dernier séjour à Bologne, j’avais entendu parler du sanctuaire de San Luca. Il s’agit d’une basilique, qui se trouve en dehors du centre de la ville, sur une colline boisée (Monte Guardia). Les photos sur les différentes brochures touristiques, donnaient bien envie de découvrir cette église.

L’on peut y accéder de différentes façons.
En fait l’originalité du lieu est que la basilique est précédée de 4 kilomètres d’arches (en réalité, ce sont 3 kilomètres et des bananes, mais on ne va pas chipoter).

Dans la basilique, on trouve une icône byzantine de la Vierge Marie avec Jésus. La légende raconte qu’elle aurait été peinte par Saint-Luc, l’évangéliste. L’icône daterait du Xème (peut-être XIème siècle) et a été restaurée au XIIème siècle.

Tous les ans à l’ascension, l’icône est transférée de la basilique à la Cathédrale, au centre de Bologne. C’est pour la protéger des intempéries, que les arches ont été construits.

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L’idéal à mon sens, était de laisser la voiture tout en bas, à proximité d’un cimetière. Là, le stationnement était gratuit, alors que dans les autres rues il fallait payer 1,50 €/heure.

Le cimetière semblait particulièrement joli donc cela a justifié d’y faire un tour… En effet, il abrite de nombreuses statues, des tombes véritables oeuvres d’art, des espaces couverts assez inédits (je n’ai en tout cas pas le souvenir d’avoir vu d’autres cimetières semblables).

C’est en rentrant en France, et en retrouvant mon ordinateur, que j’ai pu découvrir qu’il s’agissait du cimetière de la chartreuse (Certosa en italien) et que de nombreuses personnalités y étaient enterrées (des politiciens, des joueurs de foot, des éditeurs, des artistes…).

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Entre le cimetière et San Luca, on passe à proximité du stade de foot de Bologne. Le stade Renato dall’Ara est celui du club Bologna FC.

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La montée jusqu’à San Luca à pied prend environ 1 heure avec de nombreux arrêts photos. Je ne sais pas précisément à partir de quel point l’on compte les 4 km, car les arches commencent quasiment au niveau du cimetière et se coupent à certains endroits.

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A un certain point, nous avons pris un autre chemin, et croisé une riveraine a qui j’ai demandé quelques précisions. Elle nous a expliqué que nous pouvions continuer à grimper par la route et que nous en aurions pour 7 km environ. Ou alors nous pouvions retourner sous les arcades et là il y aurait encore 2 km de grimpette. Nous avons opté pour le second choix ! Sportifs oui, mais pas totalement matti (fous) non-plus !

Le chemin est fort praticable. Nous voyions beaucoup de sportifs l’emprunter en footing ou en marche rapide. Certains prenaient la route parallèle en vélo. Je n’ai vu aucune autre personne en talons. Pourtant je n’ai pas eu à regretter mon choix d’enfiler mes sandales compensées ce matin là !

La pente est relativement douce car le chemin comprend des escaliers. Donc on alterne la montée avec une petite inclinaison et les volées d’escaliers. Cela ne fait pas particulièrement mal aux cuisses !

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Certes l’ascension est un peu longuette, mais nous avons apprécié de l’avoir faite car c’est tout l’intérêt au final !

La basilique de San Luca est belle et de là haut, on profite d’une jolie vue sur Bologne. Mais finalement, l’intérieur de l’église n’est pas exceptionnel. Entendons-nous bien, il est très beau. Mais on en trouve d’aussi jolis dans des églises plus accessibles, sans avoir à marcher 4 km !

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C’est pour cela que je conseillerais de monter à pied pour ne pas rater l’intérêt principal de la visite : les arches !

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Avec le San Luca Express, l’aller – retour pour San Luca coûte 10 €. Il est possible d’acheter la descente seule en train, à 6 €. Une fois en haut nous avons hésité mais finalement nous avons préféré économiser et repartir à pied. J’ai lancé le chrono pour voir. Nous avons mis 25 minutes ! Et le train ne nous a pas dépassés !!

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En haut de San Luca, il n’y a que des cabines de WC de chantier. Je vous laisse imaginer leur état par une journée d’août où le mercure atteint les 41 degrés… Une fois revenus en bas, nous avions bien besoin d’une pause pipi. Nous avons trouvé le bar Maratona. Il ne paye pas de mine avec sa micro terrasse. En fait les quatre chaises et la table sont prises par des habitués. Nous nous rabattons sur la salle, où un gars s’acharne à aligner des poules et des coqs sur une machine à sous.

Le shakerato est servi dans des verres qui ont bien vécu (rayés mais propres). 2 € chacun, c’est le café glacé le moins cher que nous n’avons jamais bu. Et il est bon !

Le serveur est tout à fait sympathique et les WC propres. Point de wifi, mais nous n’en cherchions pas spécialement !

En résumé, je vous conseille vivement la visite de San Luca. Ne zappez pas la montée à pied car en haut il n’y a pas besoin de prévoir plus de 30 minutes. Comptez 1 h 30 pour l’aller retour à pied, en prenant votre temps. Et si vous le souhaitez, vous pourrez rapporter des petits souvenirs de la boutique officielle : chapelets, médailles (1 €, 1,50 €), cartes postales (0,80 €), livres, …

Balade à Bologne

Je sais, je vous ai déjà parlé de Bologne à plusieurs reprises, mais la ville est réellement vaste et il y a énormissimement à dire sur elle. Donc il se peut que ce billet ne soit pas le dernier…

Pour commencer voici des affiches artistiques, qui ont croisé notre regard et nous ont « contraint » à nous arrêter alors que nous faisions le tour de la ville à vélo.

Elles sont l’oeuvre de différents artistes de street art, qui ont participé au projet CHEAP on BOARD en partenariat avec la ville de Bologne. Les artistes ont réalisé des affiches « non-conventionnelles » qui ont été installées sur des panneaux inutilisés, à différents endroits du centre ville.

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Ensuite, je ne vous parlerai pas de la statue de Neptune, qui trône en face de la cathédrale. Non, ce n’est pas qu’elle ne m’intéresse pas. Au contraire, j’aimerais énormément pouvoir l’admirer. Mais celle-ci est en travaux, et en 2017 comme en 2016, nous n’avons vu qu’une bâche géante, sur laquelle figurent quelques photos de détails de la fameuse fontaine…

Construite pour le pape Pie IV, cette fontaine monumentale représente le pouvoir papal. Neptune domine les eaux (comme le pape domine le monde). On voit donc Neptune, avec à ses pieds, des statues qui représentent le Gange, le Nil, l’Amazone et le Danube. Ce sont les grands fleuves qui symbolisent les quatre continents connus à l’époque.

Nous pouvons visiter le chantier de restauration du monument, mais à mon sens cela n’a pas un intérêt immense si l’on n’a jamais vu la fontaine en question…

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Un jour nous reviendrons, j’y tiens !

Nous avions caressé l’idée de visiter la Bologne médiévale avec un casque de réalité virtuelle. C’est une activité proposée au palazzo Pepoli. On enfile un casque, et pof, on se retrouve dans les rues de Bologne au XIIIème siècle. La ville de l’époque a été reconstituée, avec ses nombreuses tours de l’époque.

La Macchina del Tempo avait l’air vraiment trop cool, mais l’attente de plus de trente minutes à l’office de tourisme a eu raison de notre patience. Et puis il faut dire que le billet coûtait relativement cher, donc finalement, tout mis bout à bout, nous avons préféré profiter de notre précieux temps pour visiter les églises et nous balader dans les rues de l’époque actuelle !

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La basilique San Petronio n’est pas en travaux. On pourrait le croire, puisque sa façade n’est qu’en partie terminée. Le marbre ne recouvre pas l’intégralité du bâtiment, et la brique est encore largement visible, faisant de l’édifice la plus grande église de brique du monde !

La basilique est construite dans un style gothique, et est dédiée à Saint Pétrone, évêque du Vème siècle et patron de la ville de Bologne.

Il ne faut pas la confondre avec la Cathédrale San Pietro, qui se trouve à quelques rues de là… Cette dernière est moins imposante, car elle apparaît dans une rue, et non au bout d’une immense place.

Bien-entendu, il faut absolument visiter l’intérieur de la basilique, ne serait-ce que pour ressentir l’immensité du lieu, et se retrouver tout petit riquiqui.

Lors de notre visite en 2016, nous avions dû nous acquitter d’un droit de faire des photos de 2 € par personne. Cette année, allez savoir pourquoi, le guichet était fermé et nous avons pu prendre des photos sans rien payer. Tant mieux, n’est-ce pas ?

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J’aime beaucoup cette basilique, pour son apparente simplicité. On a une impression d’immensité et de luminosité lorsque l’on pénètre à l’intérieur. Et puis, en avançant, en regardant par ci par là, on se rend compte qu’il y a une foule de détails à admirer, notamment dans les chapelles latérales.

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A voir également si vous appréciez les belles églises, la Basilique San Domenico.

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C’est l’une des églises de la ville la plus riche d’Histoire.

Saint Dominique de Guzman, père fondateur de l’ordre des dominicains, était originaire d’Espagne. Mais c’est à Bologne, en 1221, qu’il mourut, après avoir fondé un couvent. Les moines ont souhaité bâtir une plus grande église, qui est la basilique que l’on peut encore admirer de nos jours.

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A l’intérieur de la-dite église, dans une chapelle latérale, se trouve le sépulcre de Saint Dominique. C’est sans conteste un incontournable à voir à Bologne, vu les noms des artistes de l’époque qui participèrent à la réalisation : Nicola Pisano, Arnolgo di Cambio, Niccolo dell’Arca, Alfonso Lombardi, et probablement le plus connu : Michelangelo Buonarroti.

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L’ange sur le côté droit serait l’oeuvre de Michelangelo.

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Ne quittez pas cette basilique sans avoir visité le chœur. Pour ce faire, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 50 centimes, mais honnêtement, cette somme est dérisoire pour pouvoir admirer les marqueteries qui s’y trouvent, et faire un petit tour dans le cloître.

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Pendant que nous admirions les marqueteries, une dame est venue faire la poussière. Elle avait l’air totalement blasé, et ne regardait même plus les boiseries, alors que nous étions tous les deux à ouvrir de gros yeux ronds « Ouah t’as vu là, il y a même un effet 3D ! ». La scène devait être assez comique ! 🙂

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Et ainsi s’achève notre visite du jour. J’espère qu’elle vous aura plu… N’hésitez pas à me le faire savoir en laissant un commentaire ! A PRESTO!!

Lodi [Italie]

Lodi est une ville de taille moyenne, située dans le nord de l’Italie, en Lombardie. Elle donne son nom à sa province, entourée par les villes de Milan, Piacenza, Pavia et Crémona.

L’histoire de la ville remonte à loin, et aujourd’hui encore on peut admirer des oeuvres architecturales qui témoignent du riche passé de Lodi.

En ce dimanche d’août (2016), je découvre une ville calme. La plupart des magasins sont fermés et le resteront car il est noté qu’ils sont en congés jusqu’à la fin du mois.

LODI - Italia

Néanmoins, les italiens qui n’ont pas déserté la ville pour la mer, sont en terrasse à savourer une glace ou un café glacé (c’est assez traditionnel en Italie de prendre son temps en terrasse et en famille le dimanche et personnellement je trouve cette coutume fort sympathique).

Je les imite au caffé Nazional, avec vue sur la cathédrale, piazza della Vittoria. Ce sera un café marocain (café avec lait et cacao) et un (bon) thé ! [1,80 € le cawa au cacao et lait ; 3,50 € le thé].

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LODI - Italia - Lombardia

La vue depuis le café…

La piazza della Vittoria est un vaste espace carré. Chaque côté mesure environ 75 mètres. Et l’on y trouve outre la cathédrale, le palais Municipal. La place est entourée de colones qui forment des arches, sur ses quatre côtés.

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La Cathédrale est jolie, avec une façade asymétrique de style roman, terminée semble t-il en 1284. Elle est en terre cuite, et comporte un portique dont les fines colonnes reposent sur des sculptures de lions, comme l’on en voit souvent en Italie.

La rosace est à noter également, tout comme les fenêtres divisées en deux (bifora en italien).

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L’intérieur ne paye pas de mine aux premiers abords, mais en réalité, des chapelles latérales sont richement décorées, avec peintures et sculptures. Au fond, on trouve une crypte qui abrite d’autres statues dont une de Sainte Catherine, et deux cercueils en verre. On peut voir les corps à l’intérieur… à vous de décider si vous voulez les voir ou pas, je vous aurai prévenus !

Duomo LODI

Duomo LODI

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Duomo LODI

Duomo LODI

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Le Tempio Civico dell’Incoronata dans la rue du même nom, vaut franchement d’être visité. C’est ce qui m’a le plus plu à Lodi. Conçue en 1488, l’église a été bâtie aux frais de la mairie, d’où son appellation de « civico« .

Parler de chef d’oeuvre n’a rien d’exagéré, tant nous avons sous les yeux, un joyau de l’art lombard !

Incoronata - Lodi

Incoronata - Lodi

L’église a été bâtie à la place d’un bordel. La légende dit qu’une vierge était peinte sur la façade d’un lieu de perdition, et qu’un jour, ses larmes ont coulé devant une bagarre entre prostituées et ivrognes… De là, on a construit une église. Che buona idea!

Incoronata - Lodi

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Pendant ma visite, un groupe de personnes âgées papote bruyamment dans l’église. Cela rajoutait presque du charme à l’endroit.

L’intérieur est à couper le souffle, avec des murs recouverts de peintures, sculptures et dorures, et pour couronner le tout, un sublime coupole.

L’incoronata abrite également une galerie d’art, avec des oeuvres vieilles de plusieurs siècles.

Incoronata - Lodi

Le cimetière de Lodi semblait intéressant aussi, mais fermé lors de notre visite (ouvert de 8 h 00 à 17 h 00 sauf le jeudi).

LODI - Italia - Lombardia

LODI - Italia - Lombardia

J’ai traîné encore un peu dans le centre ville, admiré les vieilles façades, poussé la porte de plusieurs églises, puis suis repartie… ravie une fois de plus, et des images plein la tête !

Lodi - Santuario delLODIle Grazie

Chiesa Santa Maria delle Grazie – Lodi

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Alors, tentés ? Si vous voulez vous loger à proximité de Lodi, ce billet sur l’hôtel Sabrina peut vous intéresser…

Musée des Confluences – Lyon

Ciao a Tutti !

Je vous invite aujourd’hui à me suivre à Lyon, à la (re)découverte du musée des Confluences !

Sorte de gros cailloux posé à la confluence du Rhône et de la Saône,  le bâtiment en lui-même m’a longtemps intrigué. Mais si j’étais déjà entrée dans son hall, je n’avais encore jamais visité les expos.

Lyon

Le musée des Confluences porte ce nom certes parce-qu’il correspond à son emplacement géographique, mais aussi car il permet d’observer la confluence des civilisations et des cultures.

C’est en effet, un musée d’histoire naturelle, d’histoire de l’homme (anthropologie), des sociétés, et des civilisations. Il abrite une collection permanente, avec notamment un squelette de mammouth découvert à Sainte-Foy-les Lyon en 1859. Et l’on peut aussi y visiter des expositions temporaires.

Lyon

La visite débute dès l’entrée dans le hall, après les contrôles de sécurité.

Le bâtiment de style déconstructiviste ne laissera personne indifférent…

En fait, si vous arrivez par l’autre côté du bâtiment, la visite débutera même avant l’entrée dans le hall, puisque vous traverserez les jardins…

Lyon

Lyon - musée des Confluences

Lyon - musée des Confluences

Lyon - musée des Confluences

Revenons dans le hall et acquittons les droits d’entrée.

Ceux-ci permettent d’accéder à tout le contenu ; expos permanentes et temporaires.

A noter, un pass annuel adulte est proposé au tarif de 30 €. Cela me semble plus que valable pour les lyonnais !

Lyon - musée des Confluences

J’ai pu visiter deux expos temporaires, en me disant que je pourrais tout à fait revenir voir l’expo permanente par la suite. Inutile de bâcler !

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Lumière ! Le Cinéma inventé est une exposition consacrée à l’invention des Frères Lumière. L’invention au singulier ? Pas uniquement je dirais, puisque certes les frères Lumières ont inventé le ciné, mais en parcourant l’expo, on se rend vite compte qu’ils avaient mis sur pied tout un ensemble de techniques ingénieuses, autour de l’image…

Lyon - musée des Confluences

J’ai ainsi pu découvrir de quelles façons nos ancêtres se divertissaient avant l’invention du cinéma, en visionnant de courtes scènes souvent humoristiques sur différents supports.

Lyon - musée des Confluences

Dans ce drôle de pupitre en bois, une bande imprimée projetait de petites séquences, que l’on pouvait regarder en se penchant sur le dessus de la machine. Bien-sûr, il fallait payer pour cela, et l’animation était vraiment toute simple et sans son.

Bien-sûr, j’ai pu visionner le premier film des frères Lumière. Il s’agit de la sortie de l’usine Lumière de Lyon, en 1895.

Cette exposition m’a permis de mesurer tout le génie des frères Lumière.

J’ai adoré cette visite…

Et elle ne s’est pas terminée ainsi, puisque j’ai ensuite pu profiter de l’expo Venum, sur le venin, et admirer Lyon depuis le toit du musée… Cela vous dirait que je vous en parle également ?