Warriors, ils savent pour quoi ils se battent.

Warriors est un film sorti en 2011, que l’on pourrait classer dans la catégorie DRAME.

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Nous suivons en parallèle, le destin de deux frangins que la vie a séparé. D’un côté, Tommy est un ancien Marine qui renoue le contact avec son père. De l’autre, Brendan est prof le jour, et combat la nuit dans des clubs de strip tease, en espérant parvenir à payer le prêt de sa maison.
En apparences, les deux frangins n’ont pas grand chose à voir l’un avec l’autre. L’un est paumé, et profondément abîmé par la vie ; l’autre est l’américain lambda, avec sa femme et ses deux petites filles. Mais en réalité, ils pourraient bien avoir plus de points communs qu’ils ne l’imaginent… et si le ring les rapprochait ?

Dès les premières minutes, ce film m’a captivée. L’histoire est simple finalement, mais son traitement la rend vraiment belle. On alterne les scènes de baston plutôt sympathiques à regarder (à condition d’aimer le combat bien-entendu) et les passages plus profonds. Ces derniers permettent de retracer petit à petit les événements qui ont faits que Brendan et Tommy se sont éloignés.

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Tous deux s’inscrivent à un championnat qui va voir s’affronter les plus grands combattants de combat mixte du monde. A la clef, une coquette somme qui pourrait bien leur permettre de solutionner quelques points merdiques de leurs existences respectives. Mais… il n’y aura qu’un seul vainqueur, et il devra affronter des concurrents de taille…

 

OK c’est un film de baston, mais c’est justement parce-qu’il n’y a pas que la baston, et parce-que les personnages sont animés par quelque chose de plus profond, que Warriors est une petite pépite. Gavin O’Connor le Réalisateur, prouve si besoin était, que l’on peut proposer du muscle et des upercuts dans un film, sans pour autant renoncer à tout scénario.

Cela aurait pu mal virer, avec des thèmes qui attirent méchamment le cliché (le Marine soutenu par ses pairs, sur fond de patriotisme US, le père ancien alcoolique, la belle blonde qui a séparé les frangins… j’en passe et des meilleurs) mais l’histoire tient la route du début à la fin.

Les passages de combat sont à la fois jolis techniquement, et chargés d’émotions. Tout se passe dans les regards, dans le peu de mots qui s’échangent dans la cage.

Joel Edgerton et Tom Hardy sont exceptionnels dans les rôles de frères ennemis. Le second est particulièrement incroyable, pour son interprétation de la haine poussée à son summum.

Le scénario a beau être prévisible dans ses grandes lignes_on sait par exemple, que les deux frères vont se retrouver et devoir s’affronter physiquement_cela ne m’a pas gênée, car ce qui comptait était de savoir comment tout cela allait se terminer à l’issue du championnat.

J’ai réellement adoré ce film et vous le recommande très très chaudement !

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Première Année – cinéma

Le week-end passé, j’ai profité de mes invitations remportées sur le blog de Lily lit, pour m’offrir un bon moment ciné ! Je suis allée voir Première Année, comédie dramatique française qui retrace la première année des étudiants de médecine.

Avant toute chose, il faut que je vous précise que je n’ai jamais mis les pieds en fac de médecine. Après une année passée en fac d’Histoire, j’ai bifurqué sur un BTS. A peine ai-je traversé la cours de la fac de Médecine, pour rejoindre des amis qui y étudiaient. Mon expérience s’arrête là. Donc je ne serai pas en mesure de vous dire si oui ou non ce film retrace fidèlement la première année de Médecine !

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Thomas Litli le Réalisateur, est Médecin. Et il a déjà réalisé deux autres films sur la même thématique de la Médecine. Ici, il choisit d’évoquer la fameuse première année d’études, par l’intermédiaire de deux personnages, qui se battent parmi tant d’autres, pour passer en seconde année malgré les numerus closus.

Antoine triple sa première année. Il est obnubilé par le fait de devenir médecin. C’est bien simple : il ne vit que par et pour cela.
Benjamin au contraire, sort du lycée et s’est inscrit en Médecine un peu par hasard, poussé par la Conseillère d’orientation, et par un père chirurgien.

Au départ, le contraste entre les deux jeunes hommes est on ne peut plus marqué. Mais rapidement, Benjamin va se prendre « au jeu » des études, et se mettre à travailler.

Nous suivons le quotidien de ce drôle de binôme, entre révisions dans le RER, nuits entourés de polycopiés à apprendre par cœur, et schémas d’anatomie tracés dans la purée du resto U !

Ecrit ainsi, cela ne donne pas forcément envie de se ruer vers la salle de cinéma la plus proche… Et pourtant ce film m’a régalée. J’ai trouvé que le duo d’acteurs (Vincent Lacoste et William Lebghil) fonctionnait parfaitement bien, et que le scénario se déroulait sans longueurs ni incohérences.

Le film est rythmé par de bonnes répliques, et amène à s’interroger sur des thèmes assez globaux, comme celui de l’ascenseur social (le fils de Chirurgien a bien plus de facilité par rapport à l’étudiant qui n’a pas de père médecin), et même si le quotidien des deux étudiants est peu enviable (surtout celui d’Antoine) on ne bascule pas dans un scénario déprimant au possible pour autant.

Si le thème vous titille, je vous invite vivement à vous laisser tenter par Première Année !

Crazy Statham

Moi, j’adoooore Jason Statham. Alors cela fera peut-être un peu groupie, mais tant pis j’assume. C’est parce-qu’il incarnait le personnage principal dans Crazy Joe, que j’ai choisi de visionner ce film d’action.

Joe est un ex-soldat, qui a été profondément marqué par ce qu’il a vécu en Afghanistan. Pour échapper à un procès en cour martiale, il fuit vers Londres, et finit à la rue totalement alcoolisé.
Une nuit pas comme une autre, notre homme parvient à pénétrer dans un appartement inoccupé. Saisissant l’opportunité, il va se requinquer, trouver un emploi dans un resto chinois d’abord comme plongeur… avant d’évoluer vers un poste de videur, puis d’homme de main.
Mais l’on n’échappe pas si facilement à son destin, et les vieux démons de Joe sont coriaces. Ajoutez là-dessus qu’il a une vengeance à accomplir. Et le voilà qui plonge dans ce que la capitale anglaise a de plus sombre…
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Le moins que l’on puisse dire, est que ce film n’a pas fasciné le public. Si l’on regarde les critiques, et les notes sur certains sites spécialisés comme Allociné, on constate que de nombreux spectateurs n’ont pas accroché. Le côté traumatisme de guerre ne les a pas convaincu, et le fait que le film soit trop sombre, les a souvent découragés.

Pour ma part, j’ai apprécié ce film d’action doublé d’un thriller. J’ai particulièrement aimé la relation particulière qui se forme entre Joe et la bonne-sœur qui s’occupe de la soupe populaire.

On pourra pointer du doigt quelques facilités scénaristiques, c’est certain. Mais si l’on est prêts à passer outre, ce film permet de s’offrir un bon moment devant sa télé !

Peut-être que ce qui dérange le plus au final, c’est que l’on s’attache à un personnage, qui a une morale bien particulière… Les anti-héros, qui vont contre la loi et utilisent la violence pour faire triompher le bien, passent encore. Mais ce n’est pas le cas de Joe, qui suit une ligne de conduite tout en zig zag, dessinée selon une morale toute personnelle !

Statham sort un peu de son rôle de gangster bien fringué, pour aller vers un personnage un peu plus sombre (mais parfois bien fringué quand-même, on ne se refait pas). Le côté psychologique aurait pu être plus creusé, mais il l’est déjà suffisamment à mon sens pour un film d’action… Je ne m’attendais pas à visionner un Almodovar !

Pas de happy end pour notre Joe pas si fou que le titre voudrait bien nous le laisser croire, mais malgré tout… on peut trouver du positif dans ce film d’action, si l’on veut bien s’en donner la peine.

J’ai aimé.

Je recommande.

Ah, et il y a un peu de baston, mais pas des masses.

Sully, sur l’Hudson

Sully est un biopic, réalisé par Clint Eastwood en 2016. Ce film d’une heure et demi relate l’incroyable amerrissage réalisé sur l’Hudson par le pilote Chesley Sullenberger (dit Sully).

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Peu après le décollage de l’aéroport de la Guardia, l’avion a perdu ses deux réacteurs, conséquence d’une collision avec des oiseaux. Jugeant qu’il n’avait pas la possibilité de rejoindre l’un des aéroports les plus proches, Sully a opté pour l’amerrissage sur le fleuve, avec succès puisque tous les passagers et membres de l’équipage sont sortis sains et saufs.

Le film m’a beaucoup plu, car il retrace le court trajet du vol de l’A320, jusqu’à l’amerrissage, et l’arrivée des différents secours. Et il montre également l’après, quand les compagnies d’assurance ont essayé de prouver que Sully aurait pu retourner à l’aéroport, pour ne pas endommager l’avion…

Le contraste entre l’opinion publique, qui considère Sully comme un véritable héro, et les doutes de la bureaucratie, est fort intéressant et bien traité ! On voit à quel point les considérations financières font plonger dans une situation ubuesque, à base de vols sur simulateurs, de calculs statistiques informatiques, de suppositions qui oublient tout aspect humain.

On alterne les passages qui retracent le vol en lui-même, les scènes du tribunal, et les souvenirs et cauchemars de Sully. J’ai apprécié cette construction rythmée, qui jamais ne m’a perdue en chemin.

Sully est réellement un bon film, que je vous recommande !

 

 

A Silent Voice

A Silent Voice est un shonen manga, c’est à dire un manga pour adolescents, publié en sept volumes de 2013 à 2014. L’adaptation cinématographique est sortie en 2016 au Japon, et arrive en France actuellement.

Je suis allée voir ce manga, car l’histoire semblait jolie, et que j’apprécie globalement les films japonais d’animation. Je n’avais pas lu le manga avant cela.

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Au départ, j’ai bien accroché à l’histoire. Shoko Nishimiya est une jeune sourde, qui arrive dans une nouvelle école primaire. Immédiatement, elle est prise en grippe par Shoya Ishida, qui s’amuse à la malmener par rapport à son handicap. La plupart des autres élèves suit Shoya, ou plus globalement, n’oppose aucune objection au harcèlement qu’il fait subir à Shoko.

Devenu lycéen, Shoya Ishida semble avoir mûri cette histoire, puisqu’il étudie la langue des signes, et souhaite se rapprocher de son ancien bouc émissaire…

Dans l’idée, l’histoire m’a bien plu. J’ai trouvé le thème fort intéressant, et bien traité. Il y a beaucoup de sujets qui sont abordés par ce film, comme l’adolescence, le harcèlement scolaire, l’effet de groupe, le handicap…

Mais, vous attendiez un « mais » n’est-ce pas ? Le voici donc. Mais… ensuite j’ai regretté que le film présente des longueurs, et que les personnages se compliquent considérablement la vie en gambergeant plus que de raison, au lieu de simplement présenter leurs excuses.

Alors je sais, culturellement le Japon est très très différent de la France, et je ne doute nullement du fait que les réactions des personnages de Silent Voice correspondent à des réactions que l’on pourrait observer au Japon. Mais personnellement, c’était culturellement trop éloigné de moi pour que je profite pleinement de ce film.

J’aurais aimé qu’il se passe plus de choses, plus d’actions, et pas uniquement des réflexions quasi-philosophiques.

Voilà. Vous pouvez me huer en commentaires, car globalement ce film a eu de super critiques. Croyez-moi j’ai franchement hésité à le critiquer à mon tour, car je me suis dit que j’avais dû louper quelque chose. Mais voilà, je me suis lancée malgré tout, et ai voulu vous présenter mon avis personnel !

Neuilly sa mère sa mère

Neuilly sa mère est une comédie sortie en 2009. A l’époque je n’en avais pas entendu plus parler que cela, et ne l’avais donc pas visionnée. C’est tout dernièrement, en 2018, que je l’ai regardée. Et franchement, je me suis fendu la poire du début à la fin ! Cela tombait bien, car la suite vient tout juste de sortir… presque dix ans après !

L’histoire est celle de Sami Benboudahoud, 14 ans, qui vit heureux au milieu de ses potes dans une cité de Chalon. Un jour, son petit quotidien tranquille est bouleversé, car sa mère doit s’absenter et le confier à sa tante, qui habite… Neuilly.
Sami se retrouve au milieu des riches, dans une école différente, et partage sa chambre avec son cousin Charles, qui a pour idole Nicolas Sarkozy !

Ce premier opus était vraiment tordant. Il réussissait à s’inscrire dans le genre de la comédie, tout en sonnant juste sur de nombreux points. Il y avait une bonne part de vrai, une belle observation de notre société, qui rendait ce film vraiment savoureux.

Le fait de le regarder en 2018 ajoutait de l’intérêt, car il y avait une petite dose de nostalgie en bonus !

 

*

Avec Neuilly sa mère sa mère, Gabriel Julien-Laferrière le Réalisateur, ne m’a pas déçue ! Il a réussi à reprendre un casting quasi-identique (seule l’actrice qui joue la tante de Sami change). Et il a fait faire à ses acteurs le voyage inverse.

 

Sami vit toujours à Nanterre, comme à la fin du premier film, et c’est lui qui accueille son cousin Charles, et ses parents, ruinés à cause d’une sombre affaire de maltraitance animale mise à jour dans la boîte de son oncle, et de la révélation de l’existence de comptes bancaires dans des paradis fiscaux.

Voilà les riches de Neuilly, qui dorment à même le sol dans une HLM, et boivent du café instantané au petit-dèj ! 

En plus de cela, Charles est en pleine dépression, suite à le défaite de Nicolas Sarkozy, et aux élections successives de François Hollande et d’Emmanuel Macron. 

Dans cette suite, Charles devient le personnage central. Il se lance en politique, et brigue le fauteuil de maire de Nanterre. Pour atteindre son objectif, l’ancien gamin de Neuilly est prêt à tout, et même plus encore !…

Ah ce que nous avons ri devant ce film !

Les politiques en prennent pour leur grade, et le réalisateur ne juge pas nécessaire d’incorporer un semblant de morale dans son film. Quelle excellente idée, c’est souvent justement ce qui gâche les comédies françaises !

Neuilly sa mère sa mère caricature notre société, mais jamais ne tombe dans le cliché. C’est rafraîchissant, parfait pour cette période de l’année !

J’ai particulièrement ri lorsque Charles se rend au QG du parti En Marche! Mais… je ne vous en dirai pas plus, car je ne voudrais pas vous gâcher la surprise si toutefois vous n’aviez pas encore vu cette délicieuse comédie !

Le violoniste du diable

Je ne suis pas une grande passionnée de musique classique. J’en écoute de temps en temps, quand mon humeur s’y prête, surtout en voiture. Sur ma playlist classique, il y a un nom qui revient souvent, celui d’un violoniste italien qui vécu entre 1782 et 1840 : PAGANINI.

C’est en effectuant quelques recherches sur ce musicien hors normes, que j’ai découvert qu’un film avait été réalisé, sur sa vie.

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Paganini le Violoniste du Diable est en réalité un téléfilm allemand, sorti en 2013. Dans le rôle principal, on retrouve un « vrai » violoniste David Garett (j’écris cela dans le sens où il est violoniste avant d’être acteur). Vous pourrez le googliser, pour constater que le Monsieur n’est pas trop laid, pour peu que l’on aime le crayon khôl et les mèches décolorées qui virevoltent autour d’une barbe de trois jours. Franchement, disons ce qui est, il est plus crédible que son collègue André Rieu, dans le rôle du musicien charismatique ! Car oui, Paganini était charismatique, et probablement même plus que cela.

Le fait de jouer du violon de façon totalement inédite, en continuant malgré les cordes qui lâchaient les unes après les autres, aidait probablement… C’était un peu la pop star de l’époque, qui donnait tout sur scène, et finissait en nage sans plus aucune corde à son violon.

Le musicien était connu pour ses nombreuses conquêtes féminines.
Et le film met largement l’accent dessus, nous proposant quelques scènes de jambes en l’air à intervalles réguliers.

L’on disait également de Paganini qu’il avait conclu un pacte avec le diable, pour jouer comme il jouait. Certains allaient plus loin, affirmant qu’il était le diable lui-même. Dans le film, il a une sorte d’agent, qui est clairement comparé au diable… Pourquoi pas, l’idée n’est pas sotte…

Au final, l’on apprend assez peu de choses sur le personnage principal, et il faudrait de toute façon vérifier ensuite la part de vérité et la part romancée, car cette dernière semble assez importante. L’on rejoint notre homme alors qu’il est déjà adulte, et connu. Rien n’est dit sur son enfance ni sur sa formation. Il faut se contenter de détails à peine suggérés.

Le film met essentiellement l’accent sur les excès du musicien, sorte de pop star destroy avant l’heure. Ce n’était pas encore sex, drogue et rock n roll, mais pas loin au final, et l’on pourrait même ajouter les jeux d’argent en bonus !

Bon, concrètement le film se regarde, mais on est vite plus amusés que convaincus par les plissements d’yeux sensés probablement mimer le regard séducteur chez David Garett !

A voir en sachant à quoi vous attendre, en faisant du repassage ou en peaufinant votre manucure ! :p