Colt Express, l’appli !

Bien le bonjour chers lecteurs !

Je vous avais déjà parlé du jeu de société Colt Express. C’est un jeu familial, rapide à expliquer et à mettre en place, dans lequel nous incarnons des bandits qui s’en prennent à un train. Nous devons programmer nos actions, avant de les réaliser :

-se déplacer dans le train ou sur le toît

-tirer une balle

-mettre un coup de poing

-ramasser des $ / joyaux

-déplacer le marshall

Ce jeu, nous l’aimons beaucoup. Mon homme y joue même le midi au travail avec ses collègues (moi je n’ai pas de collègues, donc c’est vite vu !).

Du coup, quand j’ai vu qu’il avait été adapté pour les smartphones, j’ai passé l’info à mon homme, qui l’a immédiatement acheté…

L’appli coûte 3,99 €, un prix correct selon moi. ATTENTION il s’agit d’un prix de lancement, qui augmentera par la suite, donc ne tardez pas si vous souhaitez l’acheter !

Pour le reste… Je laisse le clavier à Monsieur, qui vous présentera le jeu mobile bien mieux que moi !

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https://www.instagram.com/p/BOmhauzBo8u/?taken-by=malikchakroun

Le jeu se divise en 2 sections : Histoire, et Classique.

La section Histoire présente chaque Bandit, son histoire, en 5 chapitres. Chaque chapitre est accompagné d’une page de bande-dessinée. On découvre ainsi, au fur et à mesure des missions, de nouvelles pages de la bande-dessinée.

Les missions sont de difficulté croissante et permettent de comprendre la mentalité et les motivations de chaque Bandit. On s’aperçoit bien vite que le Marshall, loin d’être un défenseur de la liberté et du droit, est à la limite de l’honnêteté. On nous donne bonne conscience : les Bandits, ce sont les gentils ! Cupides certes, mais fondamentalement bons ! 😉

De plus, à chaque fois que l’on finit le dernier chapitre d’un Bandit, on débloque un accessoire / mode de jeu qui enrichira la section « classique ». Django débloque un bâton de dynamite, Belle un prototype meurtrier, Cheyenne une amulette aux pouvoirs occultes, Tuco un wagon sans toit, Doc un mode de jeu ou le dernier wagon est détaché à la fin du tour… Il me manque encore Ghost, donc ce sera la surprise.

Les BD sont bien faites, ce n’est pas juste un goodies sans intérêt.

https://www.instagram.com/p/BOmhdcRhe7u/?taken-by=malikchakroun

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La section Classique permet de jouer une partie personnalisée, ou une partie rapide, ou encore de jouer en ligne.

La partie personnalisée permet de choisir le nombre de Bandits, et les modes de jeu. La partie rapide fait un choix aléatoire de ces 2 options. Le jeu en ligne vous permet de jouer contre d’autres vrais joueurs au lieu de lutter contre une I.A.

Je n’ai jamais testé le jeu en ligne, car il n’y a pas beaucoup de connectés, et j’ai peur que ce soit long si un joueur fait autre chose en jouant.

La partie rapide est mon choix préféré. Elle permet de mettre une dimension aléatoire au jeu.

A noter : on ne peut pas choisir son propre Bandit aléatoirement. Il faut toujours faire un choix.

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En résumé…

 

POINTS POSITIFS :

  • L’ergonomie de l’application est plutôt bonne. On comprend vite comment jouer, et c’est assez réactif.

POINTS NÉGATIFS :

  • L’application est gourmande en batterie et mémoire. Si vous jouez avec 20% de batterie, autant ne pas jouer, car vous ne pourrez pas finir votre partie. J’ai signalé le problème aux éditeurs, qui m’ont dit qu’ils en avaient conscience, et qu’ils étaient en train de travailler dessus.
  • Le nombre de joueurs en ligne est trop limité pour jouer souvent ou exclusivement en ligne.
  • On ne peut pas switcher d’appli quand on utilise Colt Express ; cela quitte automatiquement (normalement, quand vous jouez à Colt Express, vous devriez être entièrement concentré sur les choix des autres Bandits, donc bon…)
  • Il n’est pas possible de jouer à deux joueurs physiques ou plus sur un seul appareil, et de se passer l’Iphone/Ipod.

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Pour conclure, l’application a plus de points négatifs, on dirait, que de points positifs. Néanmoins, j’y joue souvent avec plaisir, souvent câblé au secteur, et je la recommanderais tout de même. Je vous conseille de profiter du prix réduit tant qu’il l’est, et de mettre à jour votre application au fur et à mesure des corrections de bugs 🙂

Bon jeu !!

Cottage Garden – un jeu fleuri

Cottage Garden est un « petit » jeu d’Uwe Rosenberg. Je précise petit car il est beaucoup moins compliqué à expliquer et long que d’autres jeux comme Agricola, Caverna ou Ora et Labora ! Néanmoins, pour l’acquérir, il vous en coûtera une petite trentaine d’euros. Nous reviendrons là-dessus…

Ce jeu est une sorte d’évolution de Patchwork (que je ne connais pas, mais ne se joue qu’à deux). Avec Cottage Garden, on peut jouer jusqu’à 4 joueurs, pour  une partie moyenne d’une demi-heure, et à partir de 8 ans.

Le thème du jeu est relativement original. Uwe Rosenberg nous avait habitué à planter, récolter, et nourrir des personnages. Mais ici, nous allons varier un peu et incarner chacun un jardinier, qui a pour mission de planter et agencer… des fleurs ! Chacun joue dans son propre jardin, et n’intervient d’aucune façon dans celui des adversaires.

Les pièces sont distribuées via un marché central. C’est ici que l’on peut éventuellement interagir, en piquant des pièces qu’un autre joueur aurait bien voulu. Mais l’interaction se limite à cela. Et puis franchement, à part prendre les pièces bonus (certaines pièces comportent des pots ou des serres, qui valent des points) on ne s’amuse pas vraiment à prendre les pièces en fonction de ce que les autres joueurs pourraient vouloir, mais plutôt en fonction de ce que nous pouvons souhaiter pour notre jardin ! En plus, il faut voir que l’on ne peut choisir sa pièce que dans une ligne en particulier, qui change à chaque tour, donc les interactions sont encore limitées par cette contrainte.

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Chaque plaque de jardin comporte différents éléments (pots en terre, serres) qui valent des points si on ne les recouvre pas par des fleurs. On score sur deux échelles distinctes, avec trois petits marqueurs par couleur (le bleu pour les serres, et l’orange pour les pots). Au fur et mesure, en passant des marqueurs, on remporte des bonus, qui aident à compléter les plaques.

Le but, est de finir un maximum de plaques, pour marquer un maximum de points…

Finalement, Cottage Garden est une sorte de tetris ! En effet, le but va être de positionner des pièces de différentes formes sur les plaques de jardin, en évitant au maximum de recouvrir les éléments (pots et serres).

Bien sûr il y a des petites bidouilles en plus pour pimenter le jeu. À notre tour de jeu, on peut opter pour prendre un jeton pot au lieu d’une pièce. On le place alors sur un plateau. Cela apporte un point de plus, mais ne recouvre qu’une case et fait donc perdre du temps.

Et les chats ? Le chat occupe une case de plateau, et peut donc permettre de compléter sans avoir à écraser un pot ou une serre avec une pièce.

La fin du jeu s’accélère à partir du sixième tour. À chaque fois que l’on joue, on perd deux points… Il faut donc se dépêcher de finir les plateaux quitte à écraser des éléments…

Cottage Garden est un jeu fastoche, mais pas non-plus trop facile. Il est rapide à comprendre mais quelques petites subtilités viennent pimenter la partie. Le graphisme est plutôt agréable (merci à l’illustrateur Andrea Boeckhoff !).

En conclusion, c’est un joli jeu, familial, rapide à installer et expliquer. Personnellement il m’a bien plu !

L’homme l’a trouvé un peu trop léger à son goût, chose que je peux concevoir… Mais bon, vu qu’une partie dure moins d’une heure, cela ne me semble pas rédhibitoire. J’aurais plaisir à y jouer à nouveau, en deuxième partie de soirée après un jeu plus costaud par exemple !

 

The Colonist – Gros jeu !

De retour d’Essen, le frère de mon copain nous a proposé de tester The Colonist, un gros gros jeu bien touffu, plein de cartes, de jetons et de bidules en bois (on appelle cela des « meeples« ).

Nous avons commencé par une partie d’initiation, que nous n’avons pas terminée. Nous lui avons consacré environ 3 heures, avec des pauses discussion.

The Colonist

Ci-dessus, un aperçu d’une partie du matériel : en haut à gauche ce sont les ressources (bois, planches, argile, briques…) ; dans le sachet au milieu, quelques bâtiments, et puis en bas les jetons outils, avec au centre, les sous-sous.

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The Colonist est un GROS jeu qui demande du temps et de la place. Mieux vaut le savoir avant de lancer une partie !

Il est prévu pour 1 à 4 joueurs, âgés de 12 ans minimum (12 ans ok, mais pour des enfants bien habitués aux jeux de ce type car franchement, ce n’est pas un Monopoly !!).

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Le pitch

Nous incarnons un colon, qui s’est vu confier par l’Empereur, la tâche de fonder une communauté. Il faudra ensuite développer sa colonie, et battre les concurrents !

Le but est d’atteindre le plein emploi.

 

Se situer dans l’espace temps…

The Colonist se joue en 4 ères, de 5 ans chacune, et les années se divisent (non pas en 4 saisons) en 2 saisons.

 

Comment qu’on fait ?

Dans un premier temps, il sera nécessaire de recruter des fermiers, pour les faire travailler. Très rapidement, le stockage manquera pour conserver les ressources, donc il deviendra important de bâtir de nouveaux lieux de stockage et garde-mangers.

Pour qu’une bâtiment remplisse son rôle, il doit être activé. C’est à dire qu’il faut placer un gus dessus (fermier, citoyen, marchand).

Parallèlement, chacun devra développer des bâtiments où il pourra faire travailler ses fermiers. Un fermier, c’est bien, mais un citoyen c’est encore mieux. Et le summum, c’est le marchand. Vous vous en doutez, quand c’est mieux c’est plus cher, donc il faudra nourrir et habiller les personnages, plus ou moins selon leur rang social…

The Colonist

Et en pratique ?

En pratique nous avons un plateau central composé de tuiles. Il y a une configuration de départ, indiquée dans le livret de règles, et de nouvelles tuiles apparaissent au fur et à mesure du jeu, pour élargir les possibilités d’actions. L’apparition des tuiles ajoute au côté aléatoire, et à la rejouabilité. On sait qu’à un moment donné on pourra produire tel ou tel truc, mais on ne sait pas quand précisément…

On positionne notre pion sur l’une des tuiles, pour effectuer l’action qui y figure. Chaque joueur a 3 actions par tour de jeu, qu’il effectue les unes à la suite des autres.

On se déplace de tuile en tuile, avec une exception pour les tuiles de marché. Aller de n’importe quelle tuile vers une tuile marché ne coûte qu’un point de déplacement.

Il est en revanche interdit de revenir sur la tuile de départ (exemple, je pars d’une tuile A, je vais en B, C, et ne peux pas finir mon tour sur la tuile A).

Pour utiliser une tuile déjà occupée par un autre joueur, je dois payer un coût indiqué sur la carte de marché. Ce coût change à chaque tour.

The Colonist

Mais z’encore ?

Je peux par exemple me rendre sur une tuile de ressources, pour obtenir des bois, que je vais stocker dans mes entrepôts. Je peux aussi me rendre à la « joinery » pour scier mon bois et en faire des planches. Je peux me rendre sur une tuile pour piocher une carte, et ensuite aller sur la tuile de développement qui me permettra de jouer cette carte. Je peux aussi construire des bâtiments, si je possède les ressources et outils nécessaires…

Les actions sont très nombreuses, très variées, et pour élargir encore les possibilités, il y a des Ambassades, et des niveaux dans ces Ambassades, que nous pouvons valider pour jouir de petits avantages… On peut dans un premier temps, jouer sans les ambassades, pour simplifier la partie. Mais par la suite, cela me semble quand-même fort intéressant de les intégrer, d’autant plus qu’il y a plusieurs cartes d’ambassades, donc qu’elles changent de partie en partie… et modifient considérablement le jeu !

Les ressources sont de différents types, et se transforment (le bois devient planches ; l’argile devient brique etc).

On a donc des cycles de production, et de nouveaux produits qui apparaissent au fil du jeu, et modifient la partie petit à petit…

 

En résumé ?

Ce jeu offre énormément d’options à chaque joueur. Les actions sont diverses et variées, et l’on peut opter pour des stratégies très différentes à chaque partie. OK ce n’est pas un jeu pour débutant, et il faudra jouer plusieurs fois pour connaître les différentes tuiles et cartes, mais quand on aime ce genre de jeu bien complexe, on ne peut qu’aimer The Colonist, car il est bien fichu, et étonnamment rapide à prendre en main. En effet, la mécanique n’a rien de compliqué. L’interactivité n’est pas énorme, mais on finit rapidement par se gêner sur le plateau central, ce qui pimente bien la partie !

 

Comptez environ 3 h 30 – 4 h 00 pour une partie complète à 4 joueurs. Honnêtement il n’y a pas de quoi être rebuté, car l’on s’amuse dès la première partie !

Ora et Labora – Un jeu d’Uwe Rosenberg

Ora et Labora : prier et travailler… Voilà un programme original, proposé par Uwe Rosenberg, le créateur d’Agricola, à qui l’on doit également l’excellent (cela n’engage que moi) Caverna, et le non-moins génial (même remarque) La Route du Verre !

Ce jeu sorti en 2011 nous propose d’incarner des bénédictins : un prieur et son serviteur.

C’est un jeu complexe, dans lequel nous allons : collecter des ressources, acheter des bâtiments, les activer en plaçant nos prieurs dessus, construire des agglomérations, et scorer dessus.

Il existe deux façons de jouer, en choisissant la partie dite « courte » (trois bonnes heures pour nous !) ou la partie longue (pas testée). Dans la partie courte, on gagne des ressources à chaque tour, ce qui facilite un peu les choses. Mais gardons à l’esprit qu’à chaque tour, tout le monde gagne les mêmes ressources.

C’est un jeu prévu pour 1 à 4 joueurs.

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Chaque joueur possède un terrain de départ (le même pour tout le monde) fait de différents types de paysage (versants, plaine, côte, etc).

Il faudra prendre en compte le type de paysage au moment d’acheter les bâtiments, car on ne peut pas construire n’importe quoi n’importe où… Cela semble logique. Un phare en pleine montagne ce serait étrange… Néanmoins, on peut l’oublier, et se retrouver comme un crétin au moment de poser son bâtiment de la mort qui tue… (c’est du vécu).

Le but va être de construire des bâtiments, qui rapporteront des points, et permettront de transformer les biens de base, en biens plus ou moins élaborés.

Si Agricola et la Route du Verre faisaient déjà fort en terme de ressources divers et variés, Ora et Labora fait encore plus fort, avec des biens de base qui possèdent tous une version améliorée : le mouton devient viande, le blé se transforme en foin, etc…

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On commence la partie chacun avec un terrain de départ, sur lequel on pourra placer des bâtiments qui sont mis à disposition au centre de la table, et qui apparaissent progressivement au cour de la partie.

Contrairement à Agricola, les emplacements laissés vides ne donnent pas de points négatifs au moment du décompte.

Certaines cases sont prises par de la forêt ou de la tourbe, que l’on retirera et qui rapporterons des ressources (bois et tourbe).

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Et moi, qu’en dis-je ?

Je n’ai pas eu le coup de cœur pour ce jeu, bien que j’aime généralement beaucoup les jeux d’Uwe Rosenberg.

Pour une fois, j’ai été la moins bottée, de toute la tablée… Et c’est ultra rare.

Je vais tâcher de vous expliquer pourquoi…

Bon, laissons de côté le graphisme bof bof, puisque tous les jeux d’Uwe Rosenberg sont globalement assez moches. Ce qui m’a gênée, c’est le fait que l’on ait une multitude de cartes, qui arrivent tout au long du jeu, avec toujours des explications à lire, mais surtout, des ressources à sortir pour les acheter. (Oui oui c’est classique, mais attendez un peu…) On ne sait pas ce qui va sortir, donc on ne peut pas prévoir les ressources pour acheter, et avoir une stratégie à moyen ou long terme. Bien que l’on soit pleins de ressources, on a la sensation de manquer en permanence, car ce ne sont pas les bonnes ressources pour acheter ce que l’on aimerait !

Vous me direz, c’est normal et il suffit de rejouer. Oui, mais là c’est particulièrement marqué…

Entendons-nous bien, je n’ai rien contre les jeux complexes, au contraire, mais j’aime quand cela s’enchaîne bien. Là cela manque de logique, de visibilité. Ce n’est pas assez intuitif… Je veux bien me creuser un peu la tête, mais pas passer 10 minutes à chaque fois que c’est mon tour de jouer, pour essayer d’envisager tous les scénarios possibles, et sortir le plus avantageux pour moi. Encore, prendre dix minutes pour jouer, ce n’est pas si embêtant que cela, mais attendre dix minutes quand ce n’est pas son tour, là c’est vraiment lourdingue.

Ajoutez à cela que l’on peut utiliser les bâtiments des autres, et profiter des actions qu’ils offrent, pour une pièce. On demande alors au joueur d’utiliser l’un de ses pions disponible, pour activer le bâtiment à notre place (s’il a un pion dispo, sinon c’est niet). C’est sympa, mais compliqué car il faut regarder le plateau des autres, donc potentiellement se lever, et essayer de se rappeler de toutes les cartes bâtiments des adversaires, en plus des siennes… Compliqué encore une fois… Too much information !

On a tendance à jouer les fainéants et à se focaliser sur son propre jeu, ce qui est déjà assez compliqué au final…

Ce n’est que mon avis. Mes camarades de jeu ont beaucoup plus aimé que moi. Les amateurs de jeux de grosse réflexion seront probablement ravis. Moi, je préfère quand cela s’enchaîne plus rapidement, avec des actions variées, mais moins prise de tête. Je ne dirai donc pas que Ora et Labora n’est pas un bon jeu. Mais je pourrais vous lister au moins dix jeux qui me plaisent plus que celui-ci !

Fête vos Jeux à Montbéliard

Fête vos Jeux est un événement lancé en 2009 par l’association montbéliardaise La croisée des jeux. Cette année, il se tenait sur deux jours, le lundi 31 octobre et le mardi 1er novembre, du lundi 14 h 00, au mardi 18 h 00, non-stop !

Cet événement se veut familial et tout public, et l’entrée est 100 % gratuite. Il y a un grand parking, gratuit aussi, et une petite restauration sur place (menu avec lasagnes, crêpes, boissons chaudes et froides).

Nous avons décidé de nous rendre à ce salon pour une seule journée, le mardi 1er, et sommes arrivés en masse, avec nos copains du club de jeux ! :-p

L’originalité de Fête vos jeux, est qu’il se tient tout de suite après Essen (THE gros salon du jeu en Europe) et que l’on peut donc y découvrir les nouveautés toutes fraîches, directement rapportées d’Allemagne.

 

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La salle de la Roselière est grande et agréable. Les jeux sont organisés par éditeurs, associations, et types (les nouveautés / les jeux qui plaisent aux seniors / aux ados etc). Comme dans la plupart des salons de ce type, des animateurs sont présents pour présenter les jeux et renseigner les visiteurs !

Outre les jeux de plateau, on trouve aussi des jeux de culture générale (Question pour un Champion), des échecs, un tournoi de Rubix Cube… Certains jouent à des jeux de figurines, sur des plateaux qu’ils ont eux-mêmes réalisés.

Les inventeurs

Les Inventeurs – Asmodée

Nous avons commencé par essayer Les Inventeurs édité par Bombyx et distribué par Asmodée. Le jeu est joli et rapide à comprendre. Le premier animateur à qui nous avons demandé de nous expliqué les règles n’avait pas l’air super emballé, et a fait appel à un collègue, qui nous a gentiment « mis en route » !^^

Nous avons chacun 4 savants matérialisés par des cartes à trous. Ils possèdent des compétences de base (mécanique, chimie, etc) que nous allons pouvoir améliorer.

Les inventeurs

Des contrats sont placés au centre de la table et nous les remplissons avec les compétences en question, en plaçant de petits cubes en bois pour valider tel ou tel point de compétence…

Quand on décide d’engager un savant sur un projet, on fait pivoter sa carte, pour indiquer qu’il est occupé. Il faudra ensuite passer un tour pour désengager tous nos savants, et pouvoir les utiliser à nouveau sur d’autres projets.

Les inventeurs

Une fois qu’un contrat est complété, les joueurs qui se sont investis dans sa réalisation remportent des avantages : la carte contrat ou des jetons pour améliorer les compétences de ses inventeurs ou d’autres bonus (les jetons en question sont les petits ronds visibles sur la photo un peu plus haut). Celui a le plus participé à un contrat choisit son bonus en premier, puis c’est le tour du second et ainsi de suite…

Les Inventeurs

Je vous la fais courte, mais savez déjà presque tout ! Ce jeu est vraiment sympathique et on s’amuse dès la première partie car la mécanique est simple.

Point intéressant, il se joue de 2 à 5 joueurs. Pratique, car finalement on a plutôt des l’habitude des jeux de ce type qui sont prévus pour 4 joueurs maximum. Nous avons joué à 3.

Même si les explications sont courtes, ce n’est pas trop facile, car on score de différentes façons : en améliorant les compétences des inventeurs par rapport à un objectif noté sur chaque carte / en formant des suites avec les contrats / en collectant les points de victoire sur les contrats.

A son tour de jeu, chaque joueur a le choix entre deux actions :

*faire travailler l’un de ses inventeurs en l’envoyant sur un contrat,

*réactiver tous ses inventeurs.

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Nous avons bien aimé ce jeu…

Pour s’amuser avec des gens qui n’ont pas l’habitude des « gros » jeux ou pour une seconde partie de soirée, c’est l’idéal, car la partie dure 30 à 45 minutes environ, explications comprises !

On joue en trois âges, et la partie s’achève une fois que l’on a rempli les derniers contrats. Aussi simple que cela…

En plus, un livret est fourni, dans lequel on trouve tous les inventeurs, et une courte biographie, qui permet de savoir qui a fait quoi, et donc de se cultiver un peu !

Les inventeurs

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Lorenzo il Magnifico

Lorenzo il Magnifico est un jeu bien plus complexe. Je ne le décrirai pas en détails dans l’immédiat (ce serait troooop long). Mais je vous dirai qu’il se joue en 1 h 30 – 2 h 00 environ. Si cela vous intéresse, je pourrai vous le présenter ultérieurement…

C'est écrit dessus !

C’est un jeu stratégique avec différents curseurs à améliorer : points d’armée, clergé,…

Chacun construit son jeu de carte et embauche des personnages. Il y a énormément d’actions possibles et selon les cartes achetées, le jeu varie grandement d’un joueur à l’autre. Rejouabilité : au top, et encore améliorable si une extension voit le jour par la suite, ce qui est à mon sens fort probable…

Au départ, on peut trouver le jeu compliqué, car on ne sait pas bien par où commencer, mais en réalité, tout s’articule plutôt bien, et il y a une vraie logique. Donc une fois que l’on a fait quelque tours, on voit mieux où l’on va. Certes, on ne sait pas de suite comment se positionner pour remporter la partie, mais on comprend comment jouer, et c’est déjà pas mal !!

La difficulté pour moi, serait de faire des choix, pour avancer sur certains aspects, quitte à en délaisser d’autres. Il y a forcément une part de frustration, car on ne peut pas exceller en tout… Si l’on choisit d’améliorer sa production, il faut accepter de ne pas scorer au maximum sur l’échelle du clergé. Mais pour autant, on ne peut pas délaisser totalement le clergé et se retrouver excommunié (cela correspond aux tuiles placées sur le batistère que vous voyez sur le plateau ci-dessous… les conséquences de l’excommunication changent à chaque partie, mais sont globalement dissuasives !)… Bref, il faut doser, faire des choix, et essayer de s’en sortir le moins mal possible !

Lorenzo il Magnifico

Nous avons beaucoup aimé ce jeu, tous autant  que nous étions, même si pour ma part, j’ai pris un mauvais départ et finit avec un score minable !

Ce jeu n’est pas encore distribué en France, mais vous pourrez le trouver facilement sur le net, dans les 40 €.

Point positif : les carts ne contiennent aucun texte, donc vous pouvez acheter ce jeu à l’étranger, sans souffrir de la barrière de la langue, à part pour le livret de règles.

Gros plan sur Lorenzo il Magnifico

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Via Nebula

Via Nebula nous a permi de nous détendre un peu les neurones. Nous avons construit des plaines dans la brume et tracé des chemins jusqu’aux ressources. Ceci, afin d’approvisionner nos chantiers et de remplir des contrats…

Le but est de placer les ressources nécessaires à l’achat d’une carte, sur un même chantier. Attention à ne pas stocker trop de ressources, car une ressource non-utilisée finit en réserve, et rapporte des points négatifs !

Via Nebula

Via Nebula

Ci-dessus, le plateau individuel que possède chaque joueur : les tuiles plaines servent à recouvrir la brume, pour pouvoir acheminer des marchandises vers les chantiers (matérialisés par les demi-tuiles en bas, au centre). Les arches en bois représentent les villes, que l’on battit une fois un chantier terminé.

Facile à comprendre, mais pas non-plus trop simple, Via Nebula est un bon jeu familial, auquel nous avons eu plaisir à jouer entre adultes ! En plus, il est très joli, ce qui ne gâche rien.

C’est un jeu de construction, de collecte de ressources, avec des contrats à remplir. Comme souvent, on finit par se marcher un peu sur les pieds, et par débloquer des ressources qui seront collectées par les autres. Cela amène un peu de tension, mais rien de trop frustrant, rassurez-vous !

Par Martin Wallace , illustré par Vincent Joubert, Édité par Space Cowboys , distribué par Asmodee.

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Celestia

Celestia s’inscrit dans la même lignée du jeu familial et joli ! Nous avons joué sur un tapi « deluxe » qui n’est pas commercialisé avec le jeu de base. Nous avions aussi de jolis personnages peints à la main au lieu des pions basiques. Cela fait beaucoup, et je pense que nous aurions moins accroché avec le jeu classique…

Celestia

Dans Celestia nous incarnons un équipage de bateau volant, qui part à la découverte de planètes. Tour à tour, chaque joueur se retrouve Capitaine du navire, et doit gérer le trajet et faire face aux pépins : orage, pirates, nuages…

Celestia

Pour cela, il a des cartes en main, qui protègent contre les intempéries et autres. Le dé nous donne les obstacles à affronter etle Capitaine annonce s’il peut pu non y faire face. Bien-sûr, il peut bluffer…

(Dos d’une carte, juste pour vous montrer comme les illustr’ sont soignées !)

Celestia

Ceux qui le suivent restent dans le vaisseau en espérant rejoindre la planète suivante. Les autres descendent et prennent une carte. Plus on va loin, plus les cartes ont de la valeur… mais plus on risque de se crasher et de finir sans rien !

Celestia

Bien-sûr, des cartes exceptionnelles viennent pimenter tout cela…

 

Ce jeu nous a amusés pour la partie bluff toujours marrante… Il est très simple, joli. Une partie dure 30-45 minutes. Il m’a rappelé Isla Dorada, un autre jeu dans lequel nous voyageons en équipe, en essayant chacun de gagner des points pour sa pomme !

Celestia

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Papà Paolo

Enfin… nous avons terminé sur une partie un peu plus « sérieuse » même si le thème restait très léger, chez Papà Paolo ! Dans ce jeu, nous sommes des livreurs de pizze napolitains, qui devons optimiser nos business !

Première impression : le design ne m’a pas plu du tout… C’est trop fouillis, et les rues sont toutes droites, à l’américaine, et certainement pas comme à Naples. Détail, oui sûrement, mais moi cela m’a gêné ! Je crois que j’ai vraiment bloqué sur les détails… Je ne me suis pas sentie à Napoli !^^

Papà Paolo

Une fois la première impression passée, attaquons-nous au fond… Ce jeu est intéressant, car il y a beaucoup d’aspects à gérer, depuis l’agrandissement de son secteur de livraison, à l’amélioration de sa capacité de livraison, en passant par l’essentiel ; à savoir la fabrication des pizze !

Chaque fois que l’on livre un quartier complet, on augmente le curseur correspondant à la couleur du-dit quartier. Cela permet d’améliorer une capacité (capacité de fabrication de pizze / de livraison / trésorerie …).

On s’attend à du facile et rigolo, et en fait on est surpris par les facettes différentes que l’on explore avec Papà Paolo ! Il y a une vraie stratégie à mettre en place.

Belle découverte donc, à ne pas mettre entre toutes les mains, car je pense que les joueurs novices auront probablement du mal à accrocher tout de suite…

Papà Paolo

Papa Paolo

Papà Paolo

Ce jeu est une nouveauté présentée à Essen. J’ai beaucoup aimé les mécanismes. En revanche, je trouve que le graphisme mériterait d’être revu, pour le plaisir de jeu, mais aussi pour plus de visibilité… En effet, sur les tuiles quartier, certains bâtiments sont colorés, pour indiquer les clients qui s’y trouvent. Parfois on a du mal à voir ce qui est coloré et ce qui ne l’est pas…

Papà Paolo

C’est assez rare que je trouve un jeu moche, mais là je dois le dire… Toutefois, mes camarades de jeu ne partageaient pas mon avis, alors bon, je n’insisterai pas plus que cela sur ce point !

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En conclusion, nous avons passé une excellente journée à Montbéliard, et tous les jeux testés nous ont plu ! Alors nous reviendrons l’an prochain, c’est fort probable !

Merci pour vos lectures et à tout de suite en commentaires ! :-p

Quitter la terre et changer de système solaire avec… Ad’Astra !

Bonjour à tous, et merci de passer me lire même un dimanche. Quoi de joli pour vous ce week-end ? Vous faites le pont ? :-p

Moi oui, et je vais en profiter pour me rendre à une fête du jeu de société… articles en vue !!!

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Normalement je n’aime pas les jeux qui se situent dans l’espace.

Je ne crois pas aux extra-terrestres, et ne suis pas du tout attirée par les histoires de planètes, de vaisseaux spatiaux, de conquêtes galactiques.

Mais il n’y a que les crétins finis qui ne changent jamais d’avis. Et ce soir là, j’ai eu envie de tester AD’ ASTRA.

Ad’Astra n’est pas une nouveauté, puisque ce jeu de Bruno Faidutti (Citadelle, Isla Dorada, Novembre Rouge, …) et de Serge Laget date déjà de 2009. J’y avais joué à sa sortie, mais n’en avais gardé qu’un très très vague souvenir.

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Premier point, ce jeu est très joliment illustré, par Justin Albers et Kieran Yanner. La boîte est superbe, et l’intérieur ne déçoit pas non-plus.

Point de plateau de jeu à l’intérieur, mais des planètes que l’on dispose au hasard, et qui permettent de former un espace de jeu qui change et se renouvelle à chaque partie. On trouve aussi un plateau qui va servir à disposer nos cartes d’actions et à compter les points de victoire.

Ensuite, chaque joueur reçoit des cartes, et des petits accessoires en plastique : vaisseaux, terraformations, colonies, usines…

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Comme toujours, je ne vais pas vous décortiquer les règles du jeu, car ce n’est pas l’objet de ce blog, qui se veut généraliste. Si vous souhaitez tous les détails, des sites spécialisés les donnent, et font cela mieux que moi (ici par exemple : https://www.trictrac.net/jeu-de-societe/ad-astra).

Ad’Astra est un jeu d’exploration et de ressources. Nous avons chacun une couleur, avec des vaisseaux correspondants, et nous devons explorer les systèmes solaires, coloniser les planètes en y posant notre vaisseau et en y construisant colonies et usines, pour exploiter les ressources.

Les ressources nous servent ensuite à construire de nouveaux vaisseaux / colonies / usines…

L’originalité de ce jeu se situe dans le fait que nous programmons nos actions en début de tour.

Chaque joueur possède des cartes :

*de collecte de ressources : il va choisir de produire une ressource présente sur sa carte, et la ressource choisie sera produite, pour lui mais aussi pour les autres joueurs qui exploitent la ressource en question…

*de déplacements : qui permettent de déplacer ses vaisseaux dans l’espace, de se poser sur une nouvelle planète etc…

*de construction : pour bâtir un vaisseau, une terraformation etc…

*d’échange : pour proposer aux autres joueurs d’échanger des ressources, ou échanger avec la banque, 2 ressources contre 1.

Ad’Astra n’est pas :

-un jeu de bagarre… On n’explose pas les vaisseaux des autres. Lorsque l’on se trouve sur une planète, on y est et on reste. Personne ne peut dégager nos colonies.

-un jeu de spéculation : avec l’échange à 2 contre 1 à la banque, il n’y a aucun intérêt de faire des négociations lors des phases d’échanges avec les autres joueurs.

En revanche, c’est un jeu relativement complexe, qui offre de nombreuses possibilités et une rejouabilité fort intéressante. En effet, le fait de programmer les actions, fait que l’on doit essayer de deviner ce que les autres joueurs auront programmé… Et cela induit forcément, des ratages !!

Lors de notre première partie, nous avons pu remarquer qu’il était compliqué d’anticiper les actions des autres !

J’ai beaucoup aimé ce jeu, pour sa mécanique originale. J’ai beau ne pas être fana des jeux qui se déroulent dans l’espace (allez savoir pourquoi !) cela ne m’a pas empêché de passer un excellent moment. Alors, go, testez à votre tour, vous devriez aimer !!

 

 

Bienvenue parmi les nobles ! [Rédacteur Invité]

Bonjour à toutes et à toutes, et merci d’accueillir Malik, qui prend le clavier pour proposer une chronique ludique, sur un jeu de société ! Pour ceux qui n’auraient pas fait le rapprochement, Malik est mon homme-nivor. :-p

 

***

Permettez-moi (allez, siouplé, ce ne sera pas long) de vous parler aujourd’hui d’un jeu de société très sympa auquel j’ai joué pas plus tard que cet après-midi : « Among Nobles« , qui, pour les non-anglophones, veut grosso-modo dire « Entre nobles ».

Quelques informations :

Le principe du jeu :

Le jeu tourne autour d’une thématique simple : le mariage entre générations de nobles. Il reprend des grands noms de la noblesse européenne d’antan, tel qu’Henri VIII ou Charlemagne.

L’idée motrice du jeu est, à partir d’un couple de départ, de créer une dynastie puissante en faisant des enfants, en les mariant à des partis intéressants, pour devenir la faction la plus prestigieuse au sein de la Noblesse.

 

Un point sur la misogynie :

On n’a pas l’habitude des jeux ouvertement misogynes, mais « Among Nobles » en est un. Mais ce n’est pas de sa faute. Il reprend un mode de pensée et de fonctionnement typique de la noblesse du moyen-âge et des époques successives. A cette époque avoir un héritier mâle était un cadeau de Dieu et une grande chance, les filles étant appréciées mais surtout en tant que « monnaie d’échange » pour des mariages intéressants.

Il vous faudra donc passer votre chemin si vous êtes trop sensibles à ce sujet, ou fermer un peu les yeux si vous voulez tout de même y jouer :)…

Comment joue-t-on ?

Chaque joueur bénéficie de 3 jetons d’action, et d’un couple de départ.

Chaque carte de personnage a 4 lignes avec des icônes de couleur (une ou plusieurs) qui représentent des actions. Les hommes comme les femmes ont des actions, mais les mâles ont souvent des actions plus fortes, avec le petit bémol que certaines femmes peuvent sublimer leurs hommes une fois mariées. Et seules les femmes ont des actions de procréation… qu’elles ne peuvent effectuer bien sûr que si elles sont mariées (à une exception près).

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Les cartes ont 2 zones : une zone d’avantages à gauche, et une zone d’actions à droite. Lors d’un mariage, on met la carte de la mariée à moitié derrière celle de son époux. Ce qui fait qu’elle perd ses « avantages » mais donne des actions supplémentaires à son mari.

A chaque fois que c’est son tour, un joueur pose un jeton d’action sur une ligne d’action d’un de ses personnages. Il effectue alors les actions de la ligne les unes après les autres. Un mâle célibataire aura le plus souvent 2 actions par ligne, alors qu’un couple en aura au moins 4 ! D’où l’intérêt des mariages !

En plus sans mariage, pas d’enfants, et du coup, quand votre génération la plus vieille meurt (c’est triste, mais c’est la vie), si vous n’avez pas de descendants vous êtes éliminés.

Vous pourrez, au cours de votre tour, faire des enfants, marier vos fils, vous rendre à l’église, faire une action militaire, ou intriguer.

Lorsque vous mariez un de vos fils, chacun de vos adversaire doit vous présenter une de leurs filles (s’ils en ont de célibataires) et vous faites votre choix (comme au marché pourrait-on dire). Il est judicieux de programmer vos mariages quand des filles intéressantes sont disponibles pour pouvoir avoir des actions puissantes.

Avoir une fille, c’est bien, mais elle vous sera ravie dès qu’un de vos adversaire aura un mâle à marier, vous rapportant un peu de prestige au passage mais rien de plus (le joueur avec le plus de prestige remporte la partie).

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Le jeu comporte des factions, autrement dit, des couleurs : vert, bleu, rouge, et jaune. Chaque couleur correspond à une affinité avec un type d’action : intrigue, religion, guerre, et commerce. Un couple ne peut avoir d’enfant que d’une couleur d’un des deux membres. Regardez donc bien les enfants disponibles en fonction des couleurs et de leurs pouvoirs.

Les actions militaires vous permettent de conquérir des provinces pour vous amener des impôts (or, ou prestige). Le joueur majoritaire au début du tour sur une province gagne son impôt.

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Conclusion :

J’ai vraiment bien aimé ce jeu. Les combinaisons d’actions et de couleurs doivent être mûrement réfléchies, et il faut faire attention à ne pas se faire rattraper par le temps qui peut mettre fin à toute une génération. Les enfants, c’est la vie.

Il se prend en main assez facilement, mais est assez fin pour vous assurer de nombreuses parties sans répétition.

Il faut compter à peu près 1 h, 1 h 30 pour finir la partie.

NB : il n’existe qu’en anglais, et est très difficile à avoir, vu qu’il est assez peu distribué…

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Ludimania, le Festival du Jeu de Dijon

Les jeux de société sont en plein boom ces dernières années. Des festivals sont organisés à droite et à gauche. On peut y découvrir les nouveautés, ou jouer à des jeux déjà connus et reconnus.

Ce week-end nous avons visité Ludimania, à Dijon.


Ce festival est organisé par une association et l’entrée est gratuite !
L’ambiance familiale nous a beaucoup plu. Nous avons aussi apprécié le fait que la buvette soit très correcte en terme de prix. Il est clair que l’association n’en profite absolument pas pour dépouiller les visiteurs ! (Thé, café, infusion 0.50 € – coca, Orangina 1 € – sandwich 3,50 € – menu (sandwich, boisson, crêpe 5,50 €… et l’indispensable gobelet consigné à 1 €).

Le Festival s’organise en 3 espaces :

*la salle principale avec les jeux « grand public » présentés par des animateurs,

*la salle au sous-sol avec les jeux plus complexes, à disposition sans explications de règles,

*l’extérieur, avec les jeux pour les enfants essentiellement, mais aussi les jeux apéro type Dobble.

On trouve aussi des jeux rapides à tester debout, dans les couloirs.

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Nous sommes arrivés le dimanche à l’ouverture (11 h 00), avons pris notre petit badge avec notre prénom, et commencé par faire un tour du Festival, pour repérer les jeux qui nous tentaient le plus.

Finalement, c’est la salle principale qui nous a le plus attirés et nous y avons testé le jeu Edenia, de chez Blackrock.

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Il s’agit d’un jeu de conquête, où chaque joueur possède 3 moutons qu’il doit faire fuir sur une nouvelle planète. Les moutons ont épuisé les ressources de leur planète d’origine et doivent rejoindre Edenia pour survivre… Pour ce faire, ils emprunteront différents types de chemins, rencontreront des planètes sur lesquelles ils pourront planter leur drapeau pour marquer des points de victoire, collecteront des artefacts…

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La carte se construit au fur et à mesure du jeu, par l’ajout de tuiles (à la Tikal).
Edenia est donc un jeu d’exploration, facile et rapide à prendre en main, amusant, et familial.

Une partie nous a duré 45 minutes environ. Nous avons globalement aimé sans avoir pour autant un gros coup de cœur. Cela me semble être un bon jeu pour s’amuser en famille (à partir de 8 ans), avec des non-joueurs ou en seconde partie de soirée.

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Ensuite nous avons découvert Chimère de chez Game Flow. Annoncé pour environ 45 mn de jeu, c’est aussi un « petit » jeu. Le concept est amusant. On crée chacun 4 animaux en assemblant une tête, un tronc et un derrière. Chaque pièce a des caractéristiques. Et on retrouve ces caractéristique au centre de la table, selon les saisons.

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Le but est de former la bête la plus adaptée à chaque saison.

Chaque pièce piochée doit être placée, sur son plateau ou… sur celui des autres !

Tout le monde joue en même temps. Après la première phase de construction, on passe à une seconde, pendant laquelle chaque joueur arrange son plateau, échange ses pièces entre elles.


On compte les points selon les caractéristiques de chaque chimère, pour déterminer quel animal survit le mieux à chaque saison.

Puis vient le concours. Ici on doit élire la chimère la plus mignone/féroce/… Pour cela les joueurs ont droit à un petit argumentaire pour défendre leur bestiole…

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Cette phase a été la moins convaincante. Nous étions d’accord pour dire que ce n’était pas super amusant, et que cette phase tombait un peu comme un cheveu sur la soupe…

Globalement les impressions sur ce jeu ont été mitigées. J’ai été celle qui a préféré ce jeu. J’ai aimé le principe de fabriquer des créatures, et de pourrir le plateau des autres. Mais il faut néanmoins reconnaître que la phase de concours est peu convaincante et que le jeu est un peu fouillis par moment. On s’amuse mais on n’enchaîne pas 3-4 parties !

imageCi-dessus : Pandémie, jeu collaboratif que je connais par ailleurs et vous conseille. 🙂

Après le casse-croute, nous avons testé le prototype de Dice Forge chez Libellud. Il s’agit d’un jeu de « dice building » dont la sortie est prévue pour mai 2017.

Au lieu de construire son jeu de carte, on améliore ici ses dés ! Oui vous avez bien lu ! Le jeu n’est pas encore finalisé mais l’idée sera d’avoir un dé aux faces interchangeables…

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Le dé permet d’obtenir des ressources : sous, rubis, énergie, points de victoire…

On cumule les ressources sur un compteur, que l’on peut étendre en achetant une ou plusieurs plaques d’extension.

Les ressources servent à acheter de nouvelles faces de dés et des cartes. Les cartes permettent de scorer des points de victoire ou d’obtenir des pouvoirs (par exemple, celui de relancer un dé lorsque l’on est premier joueur).

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Ce jeu a été un coup de cœur pour toute la table… Nous avons aimé la rapidité des explications et le fait que le jeu soit immédiatement accessible. La mécanique est toute simple, et l’on n’a pas besoin de se référer à la notice toutes les 2 minutes.

Malgré tout, les cartes et le système d’amélioration du dé offrent de multiples possibilités de stratégie…

Je n’entrerai pas dans les détails des règles du jeu, car ce n’est pas ma tasse de thé, mais vraiment je voudrais insister sur l’intérêt de ce jeu !
J’ai vraiment hâte de pouvoir y rejouer pour tester d’autres stratégies, essayer de scorer sur les cartes au lieu de viser directement les points de victoire… J’ai hâte également de voir à quoi ressemblera la version définitive du jeu, les dés et le plateau de ressources…

Nous avons passé un excellent moment à Ludimania, et découvert de bons jeux. J’étais presque déçue de ne pas être venue les deux jours de suite, mais finalement je ne suis pas sûre que j’aurais trouvé de quoi jouer une deuxième journée (quoi que…).

L’ambiance était au top. Le lieu est pratique et sympa. Et on trouvait de quoi amuser tout le monde, des jeux tous simples et rapides aux gros jeux de plusieurs heures. On reviendra, c’est certain ! 🙂

 

 

Je suis un nain et je vis dans une caverne… CAVERNA [Board Game]

Mais qu’est-ce qu’elle nous chante aujourd’hui Anaverbania ?

Ne vous inquiétez pas, le soleil ne m’a pas tapé sur la tête. Je vais bien.

Non, en fait, je m’apprête simplement à vous présenter CAVERNA, un jeu de plateau pour 1 à 7 joueurs, sorti de l’imagination féconde d’Uwe Rosenberg ! Ce nom vous dit quelque chose ? Normal, on lui doit aussi Agricola et la Route du Verre, pour ne citer que ces deux là.

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Caverna, c’est un gros jeu, dans tous les sens du terme. En version française, il est édité par Filosofia et vaut dans les 65 €.

La boîte est assez grande, et surtout elle est bien bien remplie. On parle de 4 kilos de matériel ! Prévoyez de sortir la table à rallonges et les petits récipients pour stocker les meeples !

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Avant de se lancer dans une partie tête baissée, il faut s’assurer d’avoir du temps devant soi, puisque l’on prévoit 30 minutes par joueur, mais surtout… une longue étape de présentation des règles (24 pages de règles à se farcir pour le(s) plus motivé(s) !

Ceci dit, si vous connaissez déjà Agricola, certains mécanismes sont identiques, et vous devriez gagner du temps sur les explications de règles. Pour notre petit groupe, et bien que je n’ai pas joué à Agricola depuis 5 ans environ, nous avons bouclé la soirée, explications incluses, à 4 joueurs, en 3 h 30 !

Je vais dans cette chronique, beaucoup faire référence à Agricola, car les deux jeux sont assez proches. On retrouve le principe de l’agriculture, de l’élevage, et de l’amélioration de l’habitat de nos petits personnages…

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Dans les grandes lignes…

Dans Caverna, nous incarnons des nains qui vivent dans leurs cavernes, et doivent creuser grottes et tunnels, pour collecter des ressources.

Rubis, minerai, il y a de quoi faire, en plus des habituels blés/légumes/bois/boeufs (…) (que l’on avait déjà dans Agricola). En plus des ressources à collecter, des animaux à faire se reproduire, des récoltes, chaque nain doit veiller à aménager sa caverne, pour pouvoir agrandir sa famille. Je vous rappelle que COMME DANS AGRICOLA (encore une fois) un pion donne droit à une action, donc plus on a de pions, plus on joue ! Mais attention… il faudra penser à les nourrir !

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Voici un « petit » aperçu des aménagements proposés, qui sont finalement autant de stratégies de jeu !

Simple Caverna ? Non. Mais c’est ça qui est bien…

Caverna c’est un jeu plein d’interactivité, qui fait appel à la réflexion, au côté tactique de chacun. Il y a beaucoup de tuiles d’aménagement au centre de la table, qui permettent de scorer, et peuvent former des synergies entre elles. Par exemple, j’avais pour ma part acheté une tuile qui me donnait droit à une pierre supplémentaire à chaque début de tour. Puis, ayant amassé énormément de pierres, j’ai acheté une tuile qui convertissait chaque pierre en point de victoire ! Cela m’a permis de faire 21 points rien que sur la pierre…

Comme pour Agricola, il faut se diversifier un minimum, car si l’on laisse son terrain avec des cases vides, on score en négatif en fin de partie. S’il nous manque certaines ressources (un boeuf par exemple) on prend -1 au moment du décompte…

Caverna est un jeu de ressources certes, mais pas uniquement. C’est un jeu de réflexion, ultra complexe, mais avec des mécanismes logiques, relativement rapides à assimiler. Je ne le conseillerais pas à des joueurs débutants, pour sa complexité qui peut rebuter. Mais pour des gens qui ont l’habitude de jouer à des jeux de plateau un peu originaux (autres que le Monopoly donc), il est tout à fait accessible.

Le prix peut sembler très élevé, mais il faut bien voir que nous sommes face à un jeu complexe, qui offre une infinité de tactiques, et donc une rejouabilité très très grande. Autrement dit, on peut jouer et rejouer à Caverna sans se lasser, et donc rentabiliser son achat !

Connaissez-vous Caverna ?

Agricola ?

Aimez-vous jouer entre amis ou en famille ? Dites-moi tout !! 🙂

Party & Co

 

À l’occasion de l’anniversaire d’une amie, je me suis dit que cela pourrait être une bonne idée d’offrir un jeu de société. Comme je ne savais pas bien ce qui se faisait en jeux grand public, je me suis rendue chez Maxi Toys… Et j’ai choisi un jeu qui m’était totalement inconnu mais dont la boîte semblait prometteuse : Party & Co !

Les jeux Party & Co sont divers et variés. Il existe une version Disney par exemple. C’est pour le Party & Co Ils Elles que nous avons opté, tout simplement car c’était le seul disponible dans le magasin !!

Cela laissait imaginer de bons moment entre amis, autour d’un jeu mettant en concurrence les hommes et les femmes !

Ce jeu nous rappelle plusieurs grands classiques comme le Pictionnary ou le Trivial Pursuit, puisqu’il propose de s’affronter autour de :

*Mimes

*Dessins

*Questions

et d’une quatrième étape, qui consiste à se mettre dans la peau d’un joueur de l’équipe adverse, et de répondre à des questions à sa place… Ensuite, les joueurs de sa propre équipe, doivent deviner de quel joueur il s’agissait… Par exemple, une fille doit imaginer être l’un des garçons, répondre à sa place à « J’aime regarder des combats de filles dans la boue : oui/non » et les autres filles doivent deviner quel joueur aurait répondu cela…

Le dé qui permet de définir la catégorie propose aussi deux « bonus » : le joueur choisit sa catégorie / les adversaires choisissent pour lui…

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La boîte est jolie et le matériel est sympa aussi, avec de grosses bouches et de jolies moustaches, pour chacun des joueurs. Elles servent pour le moment où l’on se met dans la peau d’un autre joueur, car le prénom de la personne à incarner est noté au dos.

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On trouve aussi dans la boîte, un plateau pour compter les points, des cartes de questions, une ardoise, des stylos pour l’ardoise…

Les illustrations sont sympas, modernes, colorées. Bref, le jeu en lui-même est joli !

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Et nous voilà lancés… Un garçon doit faire deviner aux autres un « niplet » (ou cache-téton) en dessinant… Pas mal son dessin non ? Mais l’équipe n’a pas trouvé !

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En revanche, les filles ont bien reconnu la danseuse de pole dance, après avoir répondu « une surfeuse ?? ».

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Simple et efficace, ce jeu permet de mettre l’ambiance de façon quasi immédiate. On s’amuse, on rit, on se moque (gentiment)… Parfois on sèche carrément, comme lorsqu’une fille doit dessiner le logo du club de foot du Spartak Moscou… (même les hommes n’auraient pas su).

Le mime du pilate par un garçon qui ne savait pas de quoi il s’agissait nous a bien fait rire également, puisqu’il s’est lancé dans une imitation de Ponce Pilate, au lieu de faire des postures de gym !

J’ai dû dessiner un penalty… J’ai simplement fait un terrain de foot, et espéré que mes co-équipières balanceraient tous les termes de foot en leur connaissance, ce qu’elles ont fait ! Et c’est passé ! Youpi !

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Les hommes ont dû faire deviner l’expression il y a du monde au balcon » par le dessin, mimer de changer une couche à un bébé… C’était hilarant !

En bref, je recommande ce jeu, surtout si vous avez une bande de potes avec lesquels vous vous entendez vraiment bien. Car n’oublions pas qu’il est déconseillés aux moins de 16 ans, en raison de questions un peu sexuelles. Ce ne sera donc par le jeu à sortir pour clore un dîner avec votre patron.^^

Connaissiez-vous Party & Co ? Est-ce que ce jeu vous fait envie ?

Nous, vous l’aurez compris, on a bien aimé. Cela change des traditionnels Time’s Up et autres Pictionnary, que l’on aime aussi beaucoup !