Liars and Saints – Maile Meloy

Liars and Saints est un roman traduit de l’américain et paru en français sous le titre Pieux Mensonges. La version originale date de 2003, et c’est celle-ci que j’ai lue, car j’ai eu la chance de trouver le livre papier chez Emmaüs !

 

Une famille, en Amérique…

Ce livre est une histoire de famille, qui débute dans les années 1940, avec la rencontre et le mariage d’Yvette et Teddy. Les jeunes gens s’unissent en Californie, et Yvette tombe enceinte avant que son mari, pilote de chasse, parte à la guerre. 

Ce roman nous fait partager le destin d’une famille américaine, pendant plusieurs générations. Nous suivons l’histoire d’Yvette et Teddy, puis de leurs filles, Clarissa et Margot….

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Un récit plein de rebondissements…

Les histoires familiales, je m’en méfie d’habitude, car il m’est arrivé plusieurs fois d’en lire, et de regretter des longueurs… Ce fut le cas avec Le Goût des Pépins de Pomme de Katharina Hagena par exemple. Je pourrais aussi citer Boomerang de Tatiana de Rosnay, qui m’a plu, mais moins que ses autres romans, que j’ai trouvé dans l’ensemble plus rythmés…

Qu’ai-je pensé de Liars and Saints ?

Et bien d’entrée de jeu, j’ai véritablement accroché au style fort accessible de l’auteur, et à sa façon de nous présenter les personnages, de façon claire. On découvre Yvette et Teddy, puis leurs filles, et les fréquentations de celles-ci, mais il n’est nul besoin de relever les noms, car cela reste toujours très abordable !

Les faits s’enchaînent à un bon rythme et on ne se focalise pas sur un seul point, comme cela peut être le cas dans d’autres romans familiaux. Il y a des secrets de famille (pas un seul et unique), mais aussi des évènements a priori sans importance, qui marquent profondément certains personnages, et seront évoqués ponctuellement tout au long du récit…

Le roman est émaillé d’événements, et à la page 40 je me faisais déjà la réflexion d’être pleinement plongée dans l’histoire, et d’avoir découvert deux faits marquants !

Sur les 260 pages que fait ce roman, l’auteure arrive à nous immerger totalement dans la famille, et à nous faire nous attacher à chacun des personnages.

Nous découvrons les forces qui les animent, et comprenons leurs blessures, et leurs façons d’affronter certains événements.

J’ai ralenti ma lecture à la fin du livre, car je n’avais pas envie de me séparer d’eux… C’est rare que cela me fasse cela, et j’avais vraiment du mal à accepter de quitter ce roman.

Vous l’aurez compris, Liars and Saints a été un vrai coup de cœur… Je vous le conseille donc, et plutôt trente-cinq fois qu’une !

 

Il faut sauver John Lennon, Mo Daviau

Et toi, tu lis quoi ? #roman #JohnLennon #lecture

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Peut-être est-ce parce-que la biographie de Lennon par David Foenkinos a été l’un de mes plus gros coups de cœur de 2016 (le livre est paru en 2010, mais moi je l’ai lu en 2016), lorsque j’ai vu ce titre dans les nouveautés parues aux Presses de la Cité, mon œil a été comme accroché.

La couverture originale et annonce un roman a priori amusant, avec un visage représenté à partir de la bobine d’une cassette audio… Cela fleurait bon le retour dans le passé, et moi j’aime assez…

Il Faut Sauver John Lennon est le premier roman de l’auteure californienne Mo Daviau.

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Résumé

Karl est un ancien musicos, devenu propriétaire d’un bar un peu crade. Il partage son quotidien avec son vieux pote Wayne, quand un jour, en fouillant dans un placard, il découvre une sorte de faille spatio-temporelle, qui lui permet de retourner dans le passé.

En grands amateurs de musique, Karl et Wayne décident d’utiliser la faille pour assister à des concerts légendaires… ils proposent également à des connaissances de profiter de ce très bon plan, moyennement finances. Pas question d’utiliser le retour dans le passé pour modifier les choses. Ils s’y rendent comme simple spectateurs…

Et puis, un jour pas comme les autres, alors qu’ils se disputent car Wayne veut utiliser le retour dans le passé pour modifier les évènements (en l’occurrence, pour sauver Lennon), Karl s’emmêle les pinceaux et expédie Wayne en 980…

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#lecture

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Ce roman a un délicieux goût de feel-good, et m’a fait penser à d’autres livres qui évoquaient le retour dans passé et la nostalgie. J’avais en tête Collector d’Olivier Bonnard par exemple.

Ce livre est vraiment sympathique, car les personnages sont attachants. L’auteure n’est pas tombé dans le travers de nous dépeindre des quarantenaires ados attardés, comme c’est souvent le cas pour les romans qui font appel à la nostalgie.

Elle réussit en quelques mots, à brosser des portraits de gens comme vous et moi, crédibles car faits de forces mais aussi de faiblesses, de blessures, qui les rendent humains.

Karl a des regrets, comme tout le monde. Avec le recul, il y a des choses qu’il aurait aimé faire différemment, des opportunités qu’il aurait dû saisir. Sa vie ne lui apparait pas forcément réussie et plus d’une fois il a rêvé de revenir en arrière et de changer les choses. Mais maintenant qu’il en a la possibilité, le fera t-il ?! Et s’il le fait, quelles seront les incidences sur le présent ? N’a t-il pas plus à perdre qu’à gagner sur ce coup là ?

Ce livre aborde l’amour au sens large, celui du couple, mais aussi l’amour entre deux amis. Il a aussi un côté écolo, car il nous fait réfléchir à notre planète et à ce qu’elle pourrait devenir à moyen terme. Bref, il est plus profond qu’il n’y parait… et pourrait bien vous surprendre !

Dans Il faut Sauver John Lennon, nous avons tous les ingrédients requis pour faire un bon bouquin : des sentiments, de l’humour, de la réflexion, et une bonne pointe de suspens. Bien mélangés, et cuits juste ce qu’il faut, ils forment un joli roman, que l’on savoure le sourire aux lèvres…

Mon Amie la Douleur – Chronique Guest

Aujourd’hui c’est ma Mum qui vous donne son avis sur MON AMIE LA DOULEUR, un roman de Lanahmé V, paru ce mois-ci chez Librinova. Je vous remercie par avance pour vos réactions, et votre accueil pour ce Rédacteur invité de choix !^^

 

Résumé

Valérie, chef d’entreprise, la quarantaine, mène une existence confortable mais certainement pas paisible aux côtés d’un mari adorable et de leur fille unique.

Au détour d’une intervention chirurgicale, des douleurs abdominales vont l’assaillir et ne plus la quitter, transformant sa vie en enfer. Tous les examens réalisés s’avèrent normaux ; pour le chirurgien et les médecins, pas d’erreur médicale, rien de pathologique, donc tout va bien.

L’hospitalisation en maison médicale permettra d’établir un lien entre la douleur physique bien réelle et un burn-out doublé d’une dépression, le tout suivi de la mise en place d’un traitement antidépresseur associé à une psychothérapie .

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Un style particulier…

La narratrice, auteur du livre, raconte son histoire au rythme du burn-out ; déverse des mots qui deviennent des phrases, longues et souvent sans ponctuation. Elle crache, vomit presque sa rage face à l’incompréhension et à l’incompétence du monde médical.

Dans le même temps elle raconte ses journées passées à travailler comme une forcenée sans la moindre attention accordée aux signaux d’alerte envoyés par son corps en état d’épuisement. Elle écrit, vite, comme elle vit et comme elle est, exigeante, voulant toujours plus, et livre les détails de son enfance, sa relation avec ses parents, les moments douloureusement vécus. Elle se bat contre son ennemi « Manque de jus » et tente de se faire une amie de «madame Douleur». Les antidépresseurs deviennent des «pour la vie».

 

Verdict

Le thème intéresse (il faut dire que je suis Infirmière, donc forcément ce livre me parle), l’histoire accroche ; le personnage est attachant, quoi qu’un peu brutal… On déplore les fautes d’orthographe, les temps mal conjugués et les fautes de grammaire récurrentes. Les phrases trop longues obligent parfois à un retour en arrière car on a oublié le début. L’histoire néanmoins demeure intéressante et le thème de la douleur bien traité.

English words

Hi Everyone!

Je vous retrouve aujourd’hui pour partager une nouvelle fournée d’expressions anglophones. Sans plus attendre, voici une petite subtilité capillo-littéraire !

En anglais on ne dort pas AVEC des bigoudis, mais DANS des bigoudis. En effet, l’expression permettant de dire que l’on dort avec des bigoudis, pour se réveiller avec de jolis ondulations est « to sleep in curlers » et là encore, on note l’extrême logique anglophone, puisque « curlers » vient de « to curl » (boucler), tout simplement. Les anglais n’ont pas besoin d’inventer un mot pour désigner un truc qui permet de boucler les cheveux, ils reprenent simplement le verbe et lui ajoutent un suffixe !

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Connaissez-vous l’expression « to get shitfaced » ?

Je la trouve assez facile à comprendre puisqu’elle est faite des mots « shit » (merde) et « face » (visage). Il s’agit tout simplement d’exprimer l’état d’ébriété avancé, que l’on pourrait traduire en français par être « bourré » ou « défoncé ».

Tout le monde a fini défoncé = Everyone got shitfaced

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#reading #novel

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to run out of steam ou to lose steam signifie « arriver à cours de vapeur » ou « perdre de la vapeur ». C’est une expression imagée, qui traduit le fait de perdre de l’énergie, de s’essouffler.

Cela peut s’utiliser dans différents contextes, notamment pour traduire le fait qu’une personne en train de s’énerver, perd peu à peu ses forces, et commence à se calmer.

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Terminons avec l’expression « to pan out » qui se traduirait en français par « se passer », ou « se dérouler ».

Par exemple : « Je suggère d’attendre, pour voir comment les choses évoluent » : I suggest we wait to see how things pan out.

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Et c’est tout pour cette fois, mais comme d’habitude, je vous propose de partager les expressions étrangères (pas uniquement anglaises) que vous pouvez connaître, par vos lectures, vos cours, vos voyages. Et on se retrouve bientôt pour une nouvelle ration de vocabulaire ! 🙂

E’ una vita che ti aspetto – Fabio Volo

Je ne suis pas une fan absolue de Fabio Volo. J’ai déjà lu quelques romans de lui, écouté des émissions de radio qu’il anime, vu un film tiré de son roman Un Giorno in Più. Parfois c’est sympa, mais globalement cela peut vite devenir agaçant, notamment au niveau des romans, car cet auteur a l’habitude de proposer des histoires très ressemblantes les unes aux autres.

J’avais d’ailleurs lu un roman de lui il y a peu, donc je savais que je courais un risque en me lançant à nouveau dans un roman du même auteur, après un si court laps de temps… : CHRONIQUE ICI

Mais j’avais envie de lire en italien, et le seul livre que je n’avais pas encore lu, en italien, dans ma Kindle, était un livre de Fabio VoloE’ une Vita che ti Aspetto (littéralement : cela fait une vie que je t’attends).

Au départ, nous découvrons un homme, qui ressent une sorte de déprime sans raison bien définie. Il va voir un copain médecin qui lui fait un check-up complet et lui dit qu’il n’a aucun problème physique. Ce même copain lui fait comprendre qu’il ne vit pas. Il existe, mais ne vit pas…

Voilà donc notre narrateur, qui se lance dans une vraie introspection, pour essayer de retrouver sa vie, et le goût qui l’accompagne.

Thème classique me direz-vous, et je confirme…

Ce thème de la routine, et du gars qui voit passer sa vie sans prendre le risque de faire les choix qui pourrait la rendre plus palpitante, a déjà été abordé maintes fois dans des livres, dans des films. Il est revisité ici par Volo, qui comme à son habitude, part dans des digressions à n’en plus finir. Il nous propose de suivre les pensées d’un narrateur unique, qui philosophe sur des petits détails de sa vie.

L’idée est sympa au départ, mais quand on a déjà lu 2 – 3 romans du même auteur, on a l’impression de relire toujours la même chose, et cela lasse. D’autant que ce roman n’est vraiment pas le plus prenant en terme d’action… Il ne se passe rien de spécial, et on lit pour avancer dans le roman, et passer à autre chose…

On retrouve tous les trucs que Fabio Volo a exploré dans ses précédents romans :

*la peur du changement

*l’existence ou non du grand amour

*l’existence ou non du destin

*le rapport aux parents

*l’amitié

Donc vous l’aurez probablement compris, je ne recommande pas spécialement la lecture de ce livre… Sans dire qu’il est totalement nul, je l’ai trouvé à peu près aussi plat que l’encéphalogramme d’un axolotl qui regarderait la neuvième saison de Secret Story doublée en moldave. Et si je place le terme « axolotl » c’est voulu, parce-que Volo nous parle de cet amphibien dans son roman, et que c’est la seule chose intéressante que m’a apporté ce livre ! Si vous ne connaissez pas encore l’axolotl, Google est votre ami. Ciao ! :-p

 

L’Homme qui ne Voulait Pas Devenir Président – Julien Leclercq

Eh oui, deux articles aujourd’hui, car j’ai énormément de livres et de films à vous présenter ! Ce livre dont je m’apprête à vous parler, je le ramène du futur proche, où j’ai fait un saut grâce à ma machine à avancer le temps. Croyez-moi ou non, il sortira an mars dans toutes les bonnes librairies !

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Les dernières années ont vu la politique mondiale changer, avec notamment une forte montée du populisme. Non ce n’est pas un gros mot, même si dans la bouche de certains, ce terme prend une connotation négative.

Le populisme est un courant politique qui se caractérise par le rejet des politiciens traditionnels, issus de l’élite, et met en avant les intérêts du peuple. 

Il est porté en général, par un leader charismatique… On pourrait citer Beppe Grillo et son mouvement 5 Stelle en Italie, le parti Podemos en Espagne, et encore bien d’autres…

La crise économique y serait pour beaucoup dans la montée du populisme… le comportement souvent immoral des élites qui nous gouvernent ferait le reste… (vous faut-il des exemples ? Je ne pense pas…^^).

Nous n’allons pas nous lancer ici dans une analyse poussée des raisons de la montée de ce courant, ni débattre pour savoir si c’est une bonne chose, ou au contraire un risque, mais allons plutôt parler d’un livre qui rebondit sur l’actualité, et imagine une situation incongrue, qui pourrait se dérouler en France, pas plus tard que maintenant !

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En effet, dans l’Homme qui ne Voulait pas Devenir Président, Julien Leclercq nous présente Michel, un type lambda qui se retrouve du jour au lendemain, candidat aux élections présidentielles, contre son gré !

Mais… comment est-ce possible ? Et bien notre homme avait un peu  bien picolé au cours d’une fête et a eu la bonne (?) idée de monter sur scène, devant des milliers de personnes et de débiter un petit discours improvisé, sur la nullité des politiques.

Cela aurait pu en rester là. Mais en 2017, tout est filmé, partagé, liké, n’est-ce pas ?

Comme Michel a ponctué son intervention par une annonce de sa candidature (avant de vomir), la machine infernale s’est lancée… après les réseaux sociaux, les médias traditionnels ont fait monter la sauce, aidés par les amis du héros…

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#lecture #roman

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Ce roman m’a globalement plu, moi qui ne suis pourtant pas du tout intéressée par la politique. Certes je suis l’actualité, car il me semble important de rester informée et d’avoir une opinion, mais la politique est loin de me passionner.

J’ai aimé l’univers dans lequel évoluait Michel, sa simplicité, et ses préoccupations très terre à terre. J’ai trouvé que parfois, l’auteur forçait un peu trop le trait sur le côté loser de son personnages (il ne prend son pied qu’en picolant et en jouant à la console). J’aurais probablement plus accroché à un personnage moins caricatural.

Ce roman a le mérite de faire réfléchir (mais pas trop non-plus) tout en restant vraiment divertissant. Il est comme la courge en automne, de saison, et en cela, il me semble parfait à placer tout en haut de la pile à lire !

Sur 5 je lui donnerais 3,5. Il manque en effet à mon sens un petit quelque chose qui rendrait les personnages plus attachants. Mais pour un premier roman (Julien Leclercq a publié deux autres livres Journal d’un Salaud de Patron et Chroniques d’un Salaud de Patron) il y a malgré tout du très bon dans ce livre.

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En guise de conclusion, je vous laisse avec cette citation, issue d’une interview accordée à la Dépêche. L’auteur de L’Homme qui ne Voulait pas Devenir Président expliquait il y a quelques temps «Il faut un candidat ni de gauche, ni de droite. Il ne faut pas faire croire que les Français ne s’intéressent pas à la politique».

Qu’en dites-vous ?

Allez-vous lire ce roman ?

Lady Susan – Jane Austen

J’ai mis longtemps à oser approcher la littérature classique anglaise. Mais une fois mon premier roman refermé (les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë) j’ai eu envie de rester dans cette période et ce pays, car je m’y plaisais bien ! Je me suis donc mise en quête d’un autre livre susceptible de me convenir, et je suis tombée sur un billet du blog de Miss Alfie, qui nous présentait Lady Susan.

Lady Susan est un court roman épistolaire, fait de quarante et une lettres précisément.

Ce n’est pas le livre le plus connu de Jane Austen, à qui l’on doit Orgueil et Préjugés notamment. Mais cela constituait une sorte de porte d’entrée pour moi, afin de découvrir le style de l’auteure, avant de me lancer éventuellement dans un livre plus épais !

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Jane Austen a écrit Lady Susan en 1794, mais ce titre n’est sorti qu’en 1871. L’auteure avait environ 18 ans au moment de l’écriture de ce conte moral.

 

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Lady Susan est une veuve de trente-cinq ans, qui parait beaucoup plus jeune, et est dotée d’une grande beauté. Aventureuse désargentée, elle n’a aucun scrupule à jouer de son charme, pour séduire et manipuler…

Au contraire, elle s’amuse à faire chavirer les cœurs, et à convertir ceux qui ont une opinion négative sur elle.

Au début du roman, nous apprenons qu’elle va s’installer quelques temps chez son beau-frère, Mr Charles Vernon.

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Le livre est fait de lettres échangées entre Lady Susan et son amie Mrs Alicia Johnson, mais aussi entre Mrs Vernon (la femme du beau-frère) et sa propre mère, Lady de Courcy.

Certains personnages nous sont présentés au travers des lettres, notamment Frederica Vernon, la fille de Lady Susan, âgée de seize ans. Sa mère aimerait la voir épouser Sir James Martin, un homme stupide, mais riche…

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Catherine Vernon écrit à son frère, au sujet de sa belle-sœur…

She is really excessively pretty.

[…]

I must, for my own part, declare that I have seldome seen so lovely woman as Lady Susan. She is delicately fair, with fine grey eyes and dark eyelashes; and from her appareance one would not suppose her more than five and twenty, though she must in fact be ten years older.

[…]

She is clever and agreeable, has all that knowledge of the world which makes conversation easy, and talks very well, with a happy commande of language, which is too often used, I believe, to make black appear white.

Manipulatrice, Lady Susan déteste son beau-frère et sa belle-sœur, et les sentiments sont réciproques, d’autant plus que la première a tenté d’empêcher le mariage des Vernon… Mais elle s’emploie à tisser sa toile, et à étendre son réseau jour après jour… Cela commence par Réginald, le frère de Mrs Vernon, qui vient également habiter chez eux…

Le roman est intéressant, car il dépeint des rapports hautement hypocrites entre différents personnages qui se détestent bien cordialement. Lady Susan est une peste, un personnage qui ne joue jamais franc jeu et s’amuse à séduire et manipuler son monde. Elle ne semble aimer qu’elle même, et n’a aucune affection pour sa propre fille, qu’elle trouve sotte et sans aucun intérêt !

 

Le livre se lit facilement. Il ne contient pas de longueurs inutiles, et m’a fait sourire à plusieurs reprises. Je suis absolument ravie de l’avoir ouvert !

Je n’ai pas encore visionné l’adaptation ciné qui a été faite de ce roman, mais sachez qu’elle existe, sous le titre Love&Friendship