Un Amore di Zitella – Andrea Vitali

C’est à Mantova, pendant mes vacances, que j’ai trouvé ce roman d’occasion dans la librairie Libraccio. A 4,95 € j’ai craqué, car le résumé me tentait pas mal…

Ce roman paru en 1996, est relativement court, puisqu’il ne compte que 116 pages. Il nous dépeint l’existence paisible de Iole Vergara.

Iole travaille comme dactylo pour la commune de Bellano. Elle est ce que l’on appelle à l’époque, une « vieille fille ». 

Son quotidien est fait d’habitudes, qui forment une douce routine. Elle discute avec sa collègue Iride, qui n’a pas son pareil pour faire des histoires et trouver toujours à redire, dîne invariablement d’un café au lait, et s’accommode plutôt bien de sa solitude.

Et puis un jour, sur un malentendu, Dante débarque dans la vie de Iole…

Et là je ne vous en dirai pas plus, car c’est la clef du roman… un roman paisible, comme le village de Bellano, au bord du lac de Côme.

Il m’a beaucoup plu car même s’il ne se passe finalement pas grand chose, l’auteur arrive à dresser un joli portrait des gens qui font ce village. On a plaisir à les découvrir et à prendre part à leurs petites histoires.

L’écriture est fine, très accessible. Il faut juste lire l’italien ! J’ai beaucoup aimé cette découverte, et pense me mettre à la recherche des autres livres de cet auteur…

Mantova 2017

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Quand Bologne monte dans les tours !

Je vous ai déjà parlé de Bologne, une fois, deux fois même ! Car nous avons effectivement visité cette ville une première fois, en 2016. Mais la capitale d’Emilie-Romagne nous avait surpris par sa taille, et par la foule de choses à visiter. Donc, nous y sommes retournés cette année, pour prendre le temps de mieux la découvrir.

C’est à vélo, avec des montures prêtées par notre hôtel, que nous avons arpenté Bologne, en long, en large et en travers.

Il faut savoir que le centre ville est fort plaisant en vélos, surtout durant les T-days, quand la circulation est interdite aux véhicules motorisés. Et comme nous étions là le 15 août, un jour férié, et bien nous avons profité d’un centre ville débarrassé des voitures !

Après avoir pédalé un peu au hasard, nous avons fait un arrêt au pied de l’une des nombreuses tours, la torre degli Asinelli, pour la visiter.

Cette tour, fait partie du couple des « due torri« , symbole de Bologne. La seconde est la tour Garisenda, et ne se visite pas.

Bologna

Bologna

 

Bologne, ses tours…

Bologne est truffée de tours, construites pour la plupart aux XII et XIII ème siècles, par de riches familles. On ignore exactement quel était leur rôle, mais il semblerait qu’elles étaient avant tout des instruments de prestiges, plus que des bâtiments défensifs. En gros, c’était à qui avait la plus haute tour… basique.

Il paraîtrait que la ville médiévale comptait jusqu’à 100 tours, dont la plupart a été démolie pour prévenir d’éventuels effondrements.

Certaines sources avancent le nombre de 180 tours, mais il semble excessif et certaines tours auraient été comptées deux fois, car elles avaient différentes appellations. Actuellement il reste une vingtaine de tours toujours debout. Celle dont je vous parle est la plus haute.

Bologna

Base de la tour Asinelli

***

La torre degli Asinelli mesure 97,2 m de haut et est inclinée de 1,3°. Cela se voit à l’oeil nu, même si l’inclinaison ne vaut pas celle de la tour de Pise ! L’édifice a un plan carré, et l’on accède au sommet via un escalier en bois de 498 marches.

Dans la tour, il n’y a pas grand chose à part un escalier en bois. L’édifice est plutôt vide.

Finalement, le plus difficile n’est pas de grimper les quelques 500 marches, mais bien d’obtenir le billet d’entrée. J’exagère un tout petit peu. En fait, les billets ne sont pas vendus en bas de la tour. Il y a bien une boutique au rez de chaussée, mais ce n’est pas ici que vous trouverez les billets.

Ceux-ci s’achètent soit sur le site internet, soit à l’office de tourisme. Nous avons pris les vélos pour nous y rendre, mais après 20 minutes de poireautage et alors que le tableau affichait inlassablement T73 et que j’avais le ticket T75, nous avons laissé tombé et pris nos billets sur le net.

Comptez 5 € par adulte !

Bologna

Une fois détenteur du précieux sésame, il ne reste plus qu’à se diriger vers l’entrée de la tour, et attendre un départ groupé. Car nous montons tous ensemble à heure précise, restons quelques minutes au sommet, avant de redescendre, à nouveau en groupe.

L’ascension n’est pas forcément une partie de plaisir, car les marches sont parfois étroites, mais il n’y a rien d’infaisable. J’avais lancé mon chrono, par curiosité, et nous sommes arrivés en haut en 9 minutes ! N’imaginez pas que nous avons tenté d’aller le plus vite possible. Je vous rappelle que tout le monde montait en groupe, et il n’était guère possible de doubler.

Si besoin, il est possible de s’arrêter dans un coin et de se laisser doubler. Certains l’ont fait sans aucun souci.

Donc vraiment, cela reste une activité assez accessible !

Bologna

Bologna

Bologna

Une fois arrivés en haut de la tour, l’on peut bien-sûr admirer la ville. C’est même le but de la manœuvre je dirais !

Bologna

Bologna

On peut essayer de compter les autres tours… et chercher la tour jumelle, la tour Garisenda, bien plus petite…

Bologna

C’est bon ? Vous la voyez ?

Et puis vient le moment de redescendre…

Bologna

La visite nous a vraiment plu, et je la conseillerais vivement à quiconque visiterait Bologne. Attention toutefois, car une légende raconte que monter dans la tour degli Asinelli porterait malchance aux étudiants, qui louperaient ensuite leurs exams…

 

De l’absurdité d’être accro au boulot

De temps en temps, j’aime me plonger dans un essai, entre deux romans de fiction.  Ma dernière lecture en date dans ce genre, a été De l’Absurdité d’être accro au boulot, qui paraîtra le 11 octobre 2017 chez JCLattès.

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Depuis plus de six ans, Annie Kahn l’auteure, tient une chronique dans le Monde, intitulée « Ma vie en boîte ». Elle suit de près les différentes études qui ont trait au monde de l’entreprise.

C’est un condensé de toutes ses recherches, de toutes ses lectures, qu’elle nous propose dans son ouvrage, pour nous aider à être plus heureux au travail, et en même temps, plus efficaces ! Car oui, quand on est heureux de travailler, on est aussi plus productif. Qui en doutait encore ?

L’auteure casse certains stéréotypes sur le monde de l’entreprise, détricote les idées préconçues, explique certains chiffres, lance des hypothèses. Tout s’enchaîne dans de brefs chapitres, organisés en grands thèmes.

Le style est tout à fait abordable et même enjoué, ce qui rend la lecture agréable. Annie Kahn prtage avec nous des informations parfois étonnantes, sur ce qui peut permettre d’améliorer la vie au travail.

En lisant de l’Absurdité d’être Accro au Boulot, vous comprendrez pourquoi il est essentiel de ne pas jouer à qui fait le plus d’heures, et de bichonner votre vie privée !

Ceux qui semblent en faire le plus ne sont pas nécessairement les plus bosseurs. Ceux qui peuvent avoir l’air totalement sûrs d’eux ne le sont pas forcément autant que cela, et bonne nouvelle, un chef qui doute est plus susceptible d’être un bon manager, qu’un individu trop sûr de lui !

Ce livre se lit comme un roman ou presque, et nous apprend forcément beaucoup de choses sur le monde du travail ! J’ai beaucoup apprécié cette lecture !

 

 

Barbara, Roman

Je vous l’avais dit au moment de vous présenter la biographie de Romy Schneider, j’apprécie les biographies, même celles des artistes que je ne connais quasiment que de nom. Alors quand j’ai vu que celle de Barbara par Julie Bonnie était proposée sur Netgalley, j’ai demandé mon exemplaire.

Une belle #lecture à vous recommander en ce #mardiConseil ! #jclattès #Barbara

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Je ne connais que très peu la chanteuse, dont je sais à peine chantonner quelques mots du plus grand succès, l’Aigle Noir que nous avions appris à l’école.

Et pourtant, j’ai beaucoup aimé tourner les pages du roman de Julie Bonnie. Roman ? Oui car c’est bien un roman que propose l’auteur, aucun doute là-dessus. Le mot est clairement noté sur la couverture « Barbara, roman ».

Pas question de relater précisément la vie de Barbara, en donnant des dates et en partageant avec nous des réflexions sur la manière dont elle a mené ses recherches. Julie Bonnie a choisi de retracer l’existence de Monique, c’est le vrai prénom de Barbara, dans un livre au style poétique.

Cela donne une très jolie lecture, dont on tourne les pages comme celles d’un livret de partition…

Et pourtant, elle ne fut pas toujours rose la vie de Monique ; je crois même qu’elle était plutôt noire ; noire comme ses tenues et comme certaines touches de son piano papier…

Très jeune, elle fut abusée par son père, avant de connaître la misère et les déconvenues amoureuses. Et ce sont ces années là, celles qui ont précédé le succès, que l’auteure nous livre. Choix original, mais pas incompréhensible, puisque ces années justement sont très certainement celles qui ont fait de la chanteuse, la femme que l’on connait tous un peu.

En quelques mots : Belle, que dis-je très belle lecture, facile d’accès et touchante.

Le livre des Radieux, de Brandon Sanderson – tomes 1 et 2

Chronique guest : bienvenue à Monsieur Verbania !

Le livre des Radieux fait suite à deux romans, «la voie des rois 1 & 2», qui ouvrent la saga de Brandon Sanderson sur le monde de Roshar.

les #lectures de Môssieur… #livre

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Roshar est un monde de pierre et de guerre, une guerre terrible et insensée entre les humains et les Parshendis, des êtres humanoïdes ayant la possibilité de changer de forme dans certaines conditions. C’est un monde de tempêtes, où le Père des Tempêtes, un être pseudo-divin, écume les terres en charriant une tempête géante avec lui… en lui…

Alors que le dirigeant de la confédération humaine tente de mettre un terme à la guerre contre les Parshendis, il est assassiné par un homme vêtu de blanc, qui fait montre de pouvoirs magiques impressionnants, et qui utilise une Lame d’éclat, une épée magique légendaire qui était l’apanage exclusif des Chevaliers Radieux, un groupe d’humains dotés de pouvoirs étranges, depuis longtemps tombé en disgrâce et dissout.

Nous suivons dans ce monde Kaladin, et Shallan, en deux histoires séparées qui finiront par se recouper.

#lectures

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Kaladin est un soldat tombé en esclavage par une perfidie de son général, et qui lui voue une haine qui ne pourra s’éteindre que dans la mort de l’un des deux protagonistes. Shallan est une jeune aristocrate dont les déboires familiaux l’ont rendue fragile, mais qui possède une force de caractère surhumaine, qui finira par la faire partir à la découverte de ses réelles capacités.

Kaladin et Shallan vont tous les deux avancer dans leur vie, séparément, pour se rejoindre ensuite dans la bataille finale contre les Parshendis, qui décidera du sort du monde ; quelque soit l’issue, une des deux races ne sera plus.

#extrait

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Ces deux livres, ou plutôt ce livre en deux tomes, m’a plongé dans un monde original, profond, sans pitié mais qui connait la beauté. On est séduit rapidement par les personnages principaux et on en vient à vibrer pour eux lors de leurs combats ou épreuves. Le style est fluide et nous permet de nous immerger dans l’univers de l’auteur, qui n’en est pas à ses débuts. Néanmoins, je conseille la lecture des deux tomes précédents afin de mieux comprendre une intrigue bien ficelée (je ne l’ai pas fait, car en commençant ma lecture, j’ignorais qu’ils existaient). En conclusion je recommande fortement cette lecture aux fans de fantasy originale.

Positif – Camille Genton

Je lis Positif le #roman de #CamilleGenton sur le #vih

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Positif est un récit autobiographique, publié chez JC Lattès en septembre 2017. Il compte 208 pages, et se lit très rapidement, grâce au ton vif et incisif employé par son auteur. Vous pouvez vous plonger dedans et le lire d’une traite, sans aucun problème.

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Dans Positif, Camille Genton nous raconte comment il a appris qu’il était séropositif.

Ce jeune homme, entrepreneur dans la Communication, pensait réaliser un simple test de routine, mais a vu sa vie basculer à la lecture du résultat.

Nous découvrons avec lui la maladie, et suivons son cheminement, l’annonce à ses proches, les rendez-vous médicaux ; le tout s’enchaîne sans temps mort, comme si nous étions entraînés dans une véritable spirale pour la vie, pour l’amour. Ce livre porte très très bien son titre, car c’est une bouffée de positivisme, un hymne à la Vie qui doit continuer malgré tout.

J’ai beaucoup aimé ce livre, car il est rempli d’optimisme, et qu’il permet d’aborder le sujet du VIH sous un angle différent. Il ne s’agit pas de dire que la maladie est vaincue et qu’il ne faut plus se protéger. Absolument pas. Mais on découvre ce qu’est le quotidien d’un porteur du VIH en 2017. Et honnêtement cela m’a appris des choses.

Tous nos contretemps – Elan Mastai

Je ne suis vraiment pas une grande amatrice de science-fiction. A part la Planète des Singes, que j’ai lu sous la contrainte au lycée, je crois que je n’avais jamais lu aucun livre de ce genre littéraire… Et pourtant, la couverture de Tous nos Contretemps a attiré mon regard sur Netgalley, et après avoir lu le résumé de ce roman, j’ai craqué et demandé à recevoir ma copie électronique…

#lecture #kindle #sf

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Ce livre édité par Bragelone, nous invite à voyager dans le temps en compagnie de Tom Barren, un jeune homme qui a vécu dans une autre version de notre monde. Il se déplaçait dans des capsules de transit, s’habillait avec des fringues ultra perfectionnées, et ne connaissait ni la guerre ni la pauvreté, puisque toutes deux étaient tout bonnement absente de la surface du globe. Malgré tout, Tom n’était pas heureux, en grande partie car il avait perdu la femme dont il était éperdument amoureux.

Suite à une série de mésaventures, Tom se retrouve dans le monde tel que nous le connaissons…

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Ce livre est un roman de SF qui flirte avec d’autres genre littéraires. Il y a notamment une belle part de romance, mais aussi tout un tas de questionnements fort intéressant autour de l’identité et de la famille.

La question centrale du roman est la suivante : Vaut-il mieux pour Tom, retrouver son monde parfait, mais sans les gens qu’il aime… ou rester dans notre monde moyen-âgeux, en compagnie de sa famille et de son amoureuse ? Et puis… Qui est le vrai Tom au fond ?

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Le futur n'est pas plus avancé ! #regime #sciencefiction #sf #lecture

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Au départ j’ai vraiment accroché au récit. J’ai aimé les passages décrivant le monde de Tom, celui plein de technologies. Ce monde a bénéficié d’une invention absolument révolutionnaire, qui a impacté profondément son développement.

Puis, j’ai suivi Tom dans notre monde, celui que nous connaissons, et j’ai aimé découvrir ce qu’il en pensait, et comment il s’y habituait peu à peu, en faisant la connaissance de la nouvelle version de ses proches.

Mais ensuite, aux 3/4 du livres, je me suis un peu lassée. L’auteur m’a perdue à force de naviguer dans le temps, et de nous faire découvrir différentes versions du même Tom. J’ai eu du mal à tout comprendre, et trouvé la conclusion franchement longue…

Dommage.

Du coup, je ressors de cette lecture avec une impression mitigée. Je ne regrette pas d’avoir lu ce livre, car l’histoire m’a plu globalement. Mais j’aurais aimé une fin un peu plus accessible, moins tarabiscotée.

A vous de vous faire votre propre opinion désormais !