Longtemps j’ai rêvé d’elle

Ce roman était dans ma Kindle depuis des années. Je ne me rappelle plus comment il y est entré. Toujours est il qu’il était là et qu’un soir, après avoir fini mon roman en cours, j’ai choisi d’entamer celui-ci.

Un matin, Jonas se réveille après avoir rêvé qu’une jeune femme lui apparaissait et lui délivrait un message.

Peu de temps après, ses parents disparaissent dans un accident de voiture.

Ce roman est l’histoire de la rencontre entre Jonas, et l’apparition de son rêve : Lior.

C’est une rencontre dans une librairie un peu spéciale, avec en personnages secondaires, un Libraire fort attachant, des amis fidèles, et une jeune femme gravement malade.

Ce roman m’a plu car les personnages sont touchants, même si parfois ils mériteraient d’avoir des caractères un peu plus nuancés, moins caricaturaux. La meilleure amie de Lior par exemple, est une esthéticienne superficielle, totalement obsédée par la séduction, et drague tout ce qui bouge. Elle joue les potiches du début à la fin, affirmant même ne jamais avoir compris l’intérêt de la lecture. Un peu trop caricatural disais-je !

J’ai aimé le fait que le livre que j’avais dans les mains fasse partie du récit, tel un personnage à part entière.

J’ai parfois pensé que l’auteur s’accordait de sacrées facilités. Par exemple, le personnage de Lior est infirmier et s’occupe d’une jeune femme très malade et alitée. Jamais il n’est question des soins que Lior prodigue à Serena, la jeune femme en question. Elle lui lit des livres, lui tient compagnie mais qui fait la toilette, mystère ?

Donc bon, c’est parfois un peu trop Bisounoursland. Mais cela n’empêche que j’ai bien accroché à ce roman, et vous le conseille !

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La Femme de Nos Vies – Didier Van Cauwelaert

J’aime beaucoup Didier Van Cauwelaert, et lis tous ses romans. Mais je ne me jette pas sur les dernières sorties, préférant prendre mon temps et faire durer le plaisir… Ceci explique que j’ai lu La Femme de Nos Vies seulement maintenant, alors que ce roman date de 2013 !

***

L’histoire débute au chevet d’une vieille dame mourante. David Rosfeld rencontre Marianne, la petite fille d’Ilsa. Petit à petit, au fil des conversations entre les deux protagonistes, nous découvrons l’histoire qui est David, et comment il était lié à Ilsa.

Adolescent, le jeune fermier a été sauvé de la barbarie nazie, par une femme qui l’a fait passer pour surdoué, et envoyé dans une école pour génies précoces. David raconte comment cette femme, Ilsa a changé son destin, lui a permis de développer son intelligence, mais également de découvrir les premiers émois, la passion…

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En commençant la lecture de ce roman, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre. Je vous l’ai dit, je lis tous les Cauwelaert, donc pourquoi irais-je lire les résumés ?

J’ai été surprise de tomber sur une Histoire avec un grand H car je m’attendais à un récit de rencontre amoureuse, comme l’auteur en propose régulièrement. J’ai même eu un moment de déception, car je pensais lire quelque chose d’assez léger, et n’étais pas forcément dans une époque historique.

Et finalement, j’ai bien accroché au roman, et au fait que l’auteur mêle le vrai, et le faux pour s’approprier l’Histoire. Tout l’intérêt du récit est le fait que le narrateur essaie de réhabiliter Ilsa Schaffner auprès de sa petite fille, qui la voit comme une criminelle nazie.

Il est intéressant de voir comment l’Histoire peut retenir des choses erronées, qui arrangent les petites affaires de ceux qui la racontent. Ce roman aborde différents thèmes, et amène à se questionner. Par exemple, j’ai aimé le fait que David se retrouve parmi les surdoués sans l’être réellement lui-même. Le fait que les autres portent sur lui un regard plein de respect, et le pensent surdoué, l’aide à prendre confiance et à accomplir de grandes choses.

Quand votre milieu vous discrédite au lieu de vous contredire, c’est toujours la preuve que vous avez raison.

Sur ce, j’espère vous avoir donné envie de découvrir ce roman, si ce n’est déjà fait !

A bientôt ! 🙂

La Vie est Facile, ne t’inquiète pas

J’ai lu beaucoup d’avis très positifs sur les romans d’Agnès Martin-Lugand, donc le nom de l’auteure était enregistré quelque part dans mon cerveau. Je n’avais pas noté en revanche, que La Vie est Facile, ne t’inquiète pas, était la suite des Gens Heureux lisent et boivent du café.

Du coup… j’ai lu la suite avant le début. Mais honnêtement, cela ne m’a pas perturbée du tout.

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Commençons par un petit résumé fait maison :

Diane est de retour à Paris. La jeune femme était partie en Irlande, pour essayer de se reconstruire après l’accident de voiture qui a coûté la vie à son mari et à sa fille. Alors qu’elle vient de racheter les locaux du café littéraire, qu’elle tient avec l’aide de son meilleur ami, elle rencontre Olivier, l’homme parfait sous tous rapports.

Olivier est prévenant, attentionné, patient, et il offre à Diane un petit cocon rassurant, qui pourrait lui permettre de refaire sa vie.

Mais une partie du cœur de l’héroïne est resté outre Manche, dans la famille du peu loquace Edward… Et quand Diane apprend que la mère de ce dernier est gravement malade, elle n’hésite pas bien longtemps à retourner sur place…

***

La Vie est Facile est pour moi un feel-good book, en ce sens qu’il situe son récit dans un univers un peu (totalement ?) barbapapa. L’héroïne a vécu un drame des plus horribles, en perdant son mari et son enfant. Mais elle évolue désormais dans un quotidien plutôt agréable, où elle est sa propre patronne, secondée par un meilleur ami très présent. Elle peut décider de se faire la malle en Irlande du jour au lendemain, puisque Félix est là pour s’occuper du café. Elle ne semble pas manquer d’argent, puisqu’elle achète ses billets d’avion la veille pour le lendemain. Bref, la vie est facile, comme indiqué dans le titre.

Elle rencontre l’amoureux à première vue parfait. Disons que là comme ça, c’est plutôt le pied pour elle.

Oui mais… toute cette perfection pourrait bien correspondre sur le papier à un idéal de vie, mais devenir dans la réalité un peu frustrante… Et ça, je veux bien le concevoir. On le comprend vite, toutes ces belles choses toutes lisses ne font pas le bonheur de Diane… Parce-qu’il y a le bel Edward qui est resté en Irlande et qu’elle n’a pas totalement oublié.

Comme je n’ai pas encore lu le premier roman, je n’ai pas tous les détails de leur histoire. Je n’ai pu qu’essayer de deviner, en fonction des allusions que l’auteure glisse dans le second roman. Cela m’a suffi.

J’ai tout de suite accroché à l’histoire, car l’écriture de l’auteure est agréable, sans chichi. Le fait d’avoir une narration à la première personne doit aider à développer une belle empathie avec le personnage central. Diane m’a paru sympathique, attachante.

Je n’ai pas regretté de longueurs ou de manque de crédibilité… jusqu’à un certain point. J’y reviendrai.

J’ai trouvé que l’histoire se déroulait bien, puisque jamais je n’ai été tentée de sauter une page, ou même un paragraphe. C’était facile à lire. En revanche, il faut bien critiquer un peu… j’ai regretté quelques grosses facilités, quelques hasards un peu trop heureux, et un peu trop difficiles à croire, dans la toute dernière partie du roman. Disons que le final du livre ne m’a pas totalement convaincue car trop de bol, cela ne fait pas bien crédible. Et pourtant, je suis quelqu’un de bon public pour les happy end !

Pour autant, il serait dommage de bouder ce roman, qui reste à mon sens un bon livre pour se changer les idées sans se donner de crampe au cerveau.

 

 

J’ai lu le dernier Chiara Moscardelli !

Quand j’ai vu sur la blogosphère, que Chiara Moscardelli avait publié un nouveau roman en français, je me suis ruée sur Netgalley pour demander mon exemplaire ! J’avais adoré Quand on s’y attend le moins, et avais ensuite lu Volevo Solo Andare a Letto Presto en italien. Je m’attendais donc à passer d’excellents moments avec ce nouvel opus, intitulé Ma Vie en Plus Sexy.

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Cela me coûte de l’écrire, car vraiment je n’aime pas critiquer négativement un auteur qui m’a procuré du bonheur, mais… je n’ai pas apprécié ce livre.

Je l’ai lu, jusqu’à la fin, et cela n’a pas été une corvée (sinon j’aurais abandonné). Mais je n’ai pas souri comme avec les précédents. Il n’y a eu qu’une seule fois où j’ai franchement ricané, et globalement j’ai lu pour lire, sans vraiment accrocher à l’histoire.

J’étais prête à pardonner la tour de Pise sur la couverture des éditions Belfond (alors que l’action se déroule partout sauf à Pise), mais le reste n’a pas réussi à me faire aimer ce roman. Et vraiment, je le regrette, car j’apprécie l’auteure.

Pour le résumé, disons que c’est une autobiographie, puisque la narratrice s’appelle Chiara Moscardelli. Au début du livre, elle s’apprête à entrer au bloc opératoire, pour se faire retirer une grosseur au sein. Et alors que l’anesthésie fait effet, elle plonge dans le sommeil et revit sa propre existence…

On suit la jeunesse de Chiara, depuis sa naissance par le siège_ qui selon elle a conditionné sa vie entière_ jusqu’à aujourd’hui, en passant par ses premiers émois amoureux, la rencontre de ses amis, ses voyages de jeunesse, ses débuts professionnels.

Cela aurait pu être tordant quand on connait l’humour dont l’auteure est dotée. Mais la narratrice est à mon sens trop caricaturale. Et elle manque cruellement d’amour propre et de respect pour elle-même. Vous allez me dire que c’est le cas de beaucoup de personnes, et je vous l’accorderai sans aucune hésitation, mais là vraiment le trait est trop forcé, et la lecture en devient désagréable. Comment peut-on rire de telles aventures ?

Pour moi, le summum a été atteint lorsque Chiara se fait agresser et s’offusque que les délinquants n’en veuillent qu’à son argent et ne cherchent pas à la violer. En tant que lecteur je me suis demandé ce que j’étais sensée ressentir… Devais-je trouver cela amusant, ou éprouver de la pitié ?

Chiara se juge laide et se contente des miettes, notamment en matière de relations amoureuses. Après avoir passé son enfance seule dans un coin, à manger les mini-pizze pendant les fêtes, elle désespère de ne pas être une gatta morta (une femme fatale pour simplifier) et de traîner sa virginité comme un fardeau. Elle accepte alors de coucher avec le premier venu, puisque Francesco, sur lequel elle fantasme depuis toujours, ne daigne pas vouloir d’elle.

Là encore vous me direz que cela arrive. Beaucoup de personnes attendent qu’un(e) autre leur apporte le bonheur sur un plateau (au lieu de travailler à cela). Mais là c’est excessif. Et puis cela se répète tout au long du livre, sans jamais varier.

Chiara aurait pu être un peu nous, ou nous rappeler une bonne copine. Mais personnellement je ne me suis ni identifiée, et n’ai pas non-plus reconnu une amie. Je ne me suis pas attachée. J’ai suivi le récit par principe, parce-que lorsque j’entame un livre, je le termine, à moins qu’il ne soit mortellement ennuyeux ou totalement incompréhensible.

L’auteure évoque plusieurs fois Bridget Jones, qui selon elle a une vie plutôt sympa en comparaison. En effet, elle finit par avoir deux mecs à ses pieds, dont l’un n’est autre que Hugh Grant… Si Chiara affirme envier Bridget Jones, avec qui elle aurait finalement peu de choses en commun, il faut quand-même dire que si, il y a un petit air de famille. Mais malheureusement Chiara reste moins attachante que sa lointaine cousine anglaise…

La conclusion est pleine de bon sens, et m’a rassurée un peu puisqu’elle semble prouver que l’auteure a compris ce qui clochait dans sa vie, et que la solution était en elle et pas chez les autres. Mais cela n’a pas suffit à sauver tout ce que j’avais lu avant ces dernières pages.

Dommage.

Je ne vais pas m’arrêter de lire Chiara Moscardelli. Je pense bien découvrir ses autres romans encore non-traduits. Mais je ne conseille pas spécialement la lecture de celui-ci.

 

Fai Bei Sogni

Fai bei Sogni est un roman de Massimo Gramellini, traduit en français sous le titre Fais de Beaux Rêves Mon Enfant. Il est paru en 2012 et a depuis été adapté en film, que je n’ai pas encore regardé.

J’ai choisi ce livre en version originale dans la boutique Kindle, car je recherchais une lecture en italien. En effet, dans mon nouveau travail, je n’utilise plus du tout l’italien. Donc j’ai un peu peur de perdre mon vocabulaire. C’est pourquoi j’ai décidé de me remettre à lire en italien.

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Ce livre est le récit d’une vie, celle de Massimo, un jeune garçon âgé de neuf ans lorsqu’il perd sa maman.

Celle-ci disparait brutalement, terrassée par un infarctus, alors qu’elle souffrait d’un cancer. Tout au long du livre, nous découvrons à quel point la disparition de la Mère a impacté la vie entière du narrateur, jusqu’à l’âge adulte alors qu’il est devenu un journaliste accompli.

Fai Bei Sogni est aussi une histoire de secret, un secret gardé enfoui pendant des années. C’est l’histoire d’un homme qui a eu peur de vivre, peur d’accepter la réalité trop difficile pour lui.

Ce roman m’a plu car l’histoire est racontée avec beaucoup de délicatesse. L’auteur parvient bien à restituer le vécu de l’enfant, et celui de l’adulte. Il y a une évolution entre les âges, qui se fait avec beaucoup de subtilité.

Pour autant, je n’ai pas eu le coup de cœur absolu. Il m’a manqué une petite pointe de poésie, quelque chose dans les mots, des envies de souligner des phrases, pour être totalement charmée par ce livre.

The Rumour – Lesley Kara

Le livre dont je m’apprête à vous parler, n’est à ce jour pas encore disponible en français. J’ignore si une traduction est prévue. Je l’ai trouvé dans la boutique Kindle, rubrique livre en étranger, et l’ai lu en version originale anglaise.

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Joanna mène une vie plutôt tranquille dans la petite ville de cotière de Flinstead. Elle a emménagé récemment avec son fils Alfie, pour se rapprocher de sa mère et quitter Londres.

La jeune femme essaie de se faire une place dans les différents groupes de femmes de la ville, plus pour permettre à Alfie de s’intégrer, que pour elle-même.

Un jour, pour se rendre intéressante auprès de ses nouvelles connaissances, elle partage une rumeur, au sujet d’une ancienne criminelle, une tueuse d’enfant, qui vivrait incognito à Flinstead…

A partir de là, tout s’enchaine très vite. La rumeur s’amplifie, des femmes sont soupçonnées d’être la fameuse criminelle, Joanna reçoit des menaces déguisées…

***

J’ai bien aimé ce livre, et ai été surprise par son rythme. L’action n’est pas vraiment omniprésente, en ce sens qu’il n’y a pas eu de meurtre ou de disparition récente. On ne se retrouve pas avec un criminel en cavale qu’il faut démasquer rapidement. On enquête juste sur une femme qui a tué un enfant quand elle était elle-même une gamine.

On pourrait craindre de s’ennuyer un peu à simplement suspecter toutes les habitantes de Flinstead les unes après les autres. Mais pas du tout… l’histoire est prenante, d’autant plus que l’auteure a su placer des intrigues secondaires, qui permettent de rythmer le récit.

Je ne dirais pas que j’étais captivée par ma lecture, car ce n’était pas totalement le cas. Mais j’ai lu ce livre assez rapidement malgré tout. J’avais hâte de connaître le fin mot de l’histoire et de voir dans quelle galère Joanna avait bien pu se fourrer…

La fin bien que légèrement prévisible, m’a convaincue !

 

 

Charmant, de David SAFIER

Je me rappelle lorsque j’ai lu Maudit Karma de David Safier. Quel grand moment ! Je n’avais qu’une hâte, trouver deux minutes pour ouvrir ce bouquin et me régaler ! Plus tard, j’avais tout aussi adoré Jésus M’aime, du même auteur. Je m’attendais donc à me fendre la poire à coups de hache en ouvrant son dernier roman, baptisé sobrement Charmant.

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Est-ce moi qui ait vieilli et ne suis plus aussi facile à faire rire, ou bien l’auteur qui s’essouffle un peu à force d’écrire des romans qui se veulent plus hilarants les uns que les autres ? Honnêtement je ne sais pas vous dire, mais ce dont je suis sûre, c’est que je n’ai pas passé un excellent moment en lisant Charmant.

L’idée de base était sympa, avec cette héroïne qui n’en est pas une, et qui vole un carnet magique dans lequel tout ce que l’on dessine prend vie. Vu le titre, vous avez probablement deviné que cet éternel cœur brisé, qui nous livre son CV amoureux dès les premières pages du livre, va dessiner… un prince charmant.

Le Prince est plutôt fun, et nous rappelle un peu le film des Visiteurs, quand il débarque de son royaume imaginaire en plein Berlin. Mais très vite, j’ai été lassée par l’enchainement très (trop) rapide des gags. Trop c’est trop.

Et puis peut-être ai-je aussi eu du mal à m’attacher à la narratrice, une sorte de Bridget Jones niveau 12, qui se dénigre et se laisse critiquer à longueur de pages… Le personnage de looseur peut avoir un côté attachant, mais à condition de ne pas TROP forcer le trait il me semble. Et là, à forcer le trait, on a percé la feuille…

Alors non, ne croyez pas que j’ai détesté ce bouquin. Mais à refaire, je ne pense pas que je le lirais, car j’avais des attentes bien trop élevées vis à vis de David Safier… et que j’ai eu du mal à finir ma lecture, puisque je n’étais plus surprises par les évènements…