Le Duomo de Milan

Le duomo de Milan n’est pas un « dôme » comme on serait facilement tentés de le traduire en français. Il s’agit de la cathédrale de la ville ; une immense cathédrale gothique, toute de marbre vêtue, qui se dresse sur la piazza del duomo (logique !), en plein centre de Milan. C’est LE lieu emblématique, LE symbole de Milan.

Pour l’anecdote, le film Bienvenue chez les Ch’tis a été adapté dans différents pays. En Italie, il s’agit de Benvenuti al Sud, et le personnage principal est un milanais muté dans le sud de la botte. Avant de partir, il va dire au revoir au duomo. 

Pour découvrir ce splendide symbole, prenez soit la ligne 1 soit la ligne 3 du métro, et descendez à la station DUOMO. En sortant, vous n’aurez pas à chercher, car vous aurez directement cette vue :

La visite de l’intérieur de l’église est gratuite, à l’exception de la partie du Trésor. Mais on lit ça et là que cette partie payante ne vaut pas forcément le coup d’œil, alors personnellement je n’ai jamais vraiment ressenti le besoin de vérifier par moi-même. D’ailleurs, pour être tout à fait honnête, l’intérieur du Duomo ne m’a pas spécialement marquée. Il est assez « simple », tout de pierres, et j’en garde un souvenir relativement sombre.

C’est grand, et les colonnes donnent une impression de hauteur qui nous fait sentir minuscule. Mais comparé à d’autres édifices religieux que j’ai pu visiter, je n’ai pas été vraiment impressionnée. (Les cathédrales de Parme ou encore d’Asti, m’ont beaucoup plus marquée).

Pour découvrir l’intérieur de l’édifice, pensez à prévoir une étole pour couvrir vos épaules si besoin, car même en plein été, la tenue correcte est de mise, et si vous êtes trop en mode touriste, cela ne passera pas.

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En chiffre le Duomo, cela donne ça :

*157 mètres de long,

*108 m de haut (largement battu par la Cathédrale allemande d’Ulm, qui culmine à 161.5 m). Même la cathédrale de Rouen, plus haute cathédrale française, est plus haute, puisqu’elle atteint 151 mètres.

Oui mais…

*11 700 m² cela fait déjà pas mal en superficie…

*40 000 personnes peuvent être accueillies dans ses mûrs !

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Pour vous repérer dans le temps, voici quelques dates :

*1386 : c’est l’année où a débuté sa construction… A la base, il y avait deux églises, détruites par un incendie au XIème siècle.

*1572 : il s’agit de la date de la consécration. Mais ne vous y trompez pas, la cathédrale était encore loin d’être achevée !

*1774 : c’est la date d’installation de la Madonina, statue de la Vierge en cuivre doré, symbole de la cathédrale, et par extension de la ville toute entière.

*1813 : la façade est achevée !

Et puisque l’on parle de la Madonina, voici sa taille… 4.16 m. On ne dirait pas vue d’en bas, et pourtant…

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L’extérieur de la cathédrale est fait de blocs de marbre blanc-rosé, extrait des carrières de Candoglia, dans la vallée voisine de l’Ossola. Ce marbre fut choisi pour sa solidité, mais également parce-qu’il était relativement facile de l’acheminer, via le lac Majeur, le Tessin, puis par les canaux artificiels (navigli) de Milan.

Si l’intérieur de la cathédrale ne m’a jamais vraiment marqué comme dit précédemment, je conseillerais en revanche vivement de grimper sur le toit… Cette partie de la visite est celle qui à mon sens, permet le plus de profiter de la cathédrale.

A pieds (7 €/adulte) on vit certainement plus de l’expérience qu’en ascenseur (13 €/adulte). L’ascension permet de se renforcer les cuisses, tout en profitant de superbes points de vue sur la ville et sur les statues qui ornent l’édifice.

Cela peut changer assez régulièrement, mais en général, la grande file d’attente la plus visible est celle pour l’ascenseur. Et l’attente se fait dans un bâtiment voisin, pour acheter les billets pour les escaliers. Lors de ma dernière visite, c’était à la boutique du duomo, sur le côté de l’édifice.

Sachez que les billets sont également vendus sur le site officiel du duomo.

Une fois parvenu tout en haut, on peut se balader sur le toit. La quasi totalité du toit est accessible, ce qui permet de vraiment admirer la vue dans toutes les directions.

N’hésitez pas également, une fois de retour au sol, à vous approcher des portes en bronze. Elles sont relativement récentes, puisqu’elles datent du XXème siècle. Avant cela, elles étaient en bois. Ces gigantesques portes de bronze sont entièrement sculptées.

On pourrait en écrire encore et encore sur le duomo. Les cathédrales sont des témoignages formidables de l’Histoire, ne serait-ce que parce-que leur construction s’est étalée sur plusieurs siècles. Je pourrais vous parler des statues, des flèches au nombre de 136, du surnom de « hérisson de marbre », de la statue du roi Vittorio Emmanuele II qui trône sur sa place. Mais à un moment donné, il me faudrait penser à conclure…

J’espère que ce billet vous aura plu. Racontez-moi, vous avez déjà visité Milan ? 🙂

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Fai piano quando torni

« Fais doucement quand tu rentres » ainsi pourrait se traduire le titre de ce roman italien. C’est un roman de Silvia Truzzi, paru en 2018.

Un titre intrigant, pour un livre tout en douceur et délicatesse.

Je préfère vous le dire de suite, pour lire ce roman à l’heure actuelle, il faut comprendre l’italien. Car il n’a pas encore été traduit. Alors j’ai hésité à faire un article dessus, car mon blog est en français, et que peu de mes lecteurs doivent parler italien. Mais j’ai tellement aimé ce livre, que j’avais envie d’en parler malgré tout.

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Nous suivons la narratrice Margherita, qui est à l’hôpital au début du récit. Nous ignorons pourquoi elle est là précisément, mais découvrons peu à peu qu’elle a eu un accident de voiture.

Au fur et à mesure des pages, ce sont ses blessures psychiques qui se découvrent, bien plus présentes que les blessures physiques.

Margherita est trentenaire, et ne s’est jamais remise du décès de son père. Elle souffre encore énormément de sa rupture avec Francesco. 

Pour dire les choses clairement, elle n’a plus vraiment goût à la vie.

La personne la plus présente dans le quotidien de la trentenaire, est sa mère.

Et puis, les choses vont changer peu à peu, avec l’arrivée d’Anna, une vieille dame excentrique, voisine de chambre d’hôpital. Anna est haute en couleur, (surtout le rose,) et bien déterminée à ne pas rester à sa place.

Si au départ, Marghi snobe Anna, progressivement elle va se laisser apprivoiser… Toutes deux vont former un improbable binôme, pour le meilleur et juste le meilleur !

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J’ai bien aimé cette lecture, pour la rencontre entre deux femmes, deux cœurs brisés qui ont eu des réactions totalement opposées, mais finissent par faire route commune.

Anna est née très pauvre, et a travaillé comme domestique lorsqu’elle était toute jeune, pour pouvoir survivre quand ses parents n’avaient plus les moyens de la nourrir. A l’inverse, Marghi n’a jamais manqué de rien (du moins sur le plan matériel).

Anna a rencontré son grand amour mais n’a pas pu faire sa vie avec lui, à cause des codes de l’époque. Marghi elle, a vécu avec Francesco, jusqu’à ce que celui-ci lui annonce qu’il ne l’aimait plus. Les deux femmes n’ont jamais pu se résigner. Nicola et Francesco occupent leurs pensées.

Ce livre aurait pu manquer de crédibilité, et tomber la tête la première dans le cliché. Mais c’était sans compter sur la délicatesse de l’écriture de Silvia Truzzi. L’auteure nous présente ses personnages avec tact et patience, sans longueurs. Je me suis vite attachée aussi bien à Margherita qu’à Anna. J’ai cru à leur amitié, et compris que celle-ci les aiderait à résoudre des problèmes qu’elles ne parvenaient pas à surmonter individuellement.

Ce roman se lit très facilement, et est rempli d’optimisme. Pour cela je ne peux que vivement vous en conseiller sa lecture !

Ma vie de Pingouin – Katarina Mazetti

Katarina Mazetti a rencontré le succès en France, avec son roman Le Mec de la Tombe d’à Côté. Je l’avais beaucoup aimé, pour le côté touchant de l’histoire, et la plume agile de son auteure. C’est donc tout naturellement que j’ai choisi de lire ses autres romans lorsque l’occasion s’est présentée.

Ma Vie de Pingouin est paru en 2015 aux éditions Gaïa.

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Envie d’une petite croisière ? Oubliez la Méditerranée, le farniente en bikini et les visites en short. C’est pour l’Antarctique qu’embarque notre jolie brochette de touriste ! Parmi eux, Alba une septuagénaire indépendante, qui s’amuse de l’observation de ses semblables ; une jeune femme optimiste qui rit tout le temps, un homme déprimé, un drôle de couple dont la femme semble franchement nymphomane, et bien d’autres encore…

La croisière s’amuse, nous aussi, et peu à peu nous découvrons les secrets des uns et des autres, ce qui se cache derrière des apparences bien souvent trompeuses.

Ce roman m’a plu, car les personnages sont attachants chacun à leur façon. On alterne les narrateurs au fil des chapitres, et globalement toutes les histoires m’intéressaient autant. Il n’y avait pas un personnage que je trouvais barbant comparé aux autres.

Ce n’a pas été un coup de cœur, car je ne suis pas identifiée à un personnage en particulier, mais malgré tout ce livre m’a bien plu. Je vous recommanderais donc volontiers sa lecture !

L’enfer est pavé de bonnes intentions

 

J’ai remporté mon exemplaire de ce livre grâce à un concours Twitter. J’étais ravie de recevoir un joli livre à la couverture jaune pétante.

Dans L’Enfer est pavé de Bonnes Intentions, nous retrouvons Emily, l’ancienne Assistante de Miranda Priesley, du Diable s’Habille en Prada. Emily est devenue spécialiste des relations publiques, et gère notamment l’image de célébrités.
Elle est régulièrement appelée à la rescousse quand une star fait une grosse boulette, à l’image de ce chanteur qui a jugé de bon goût de s’afficher avec un déguisement de nazi.
Dernièrement, Emily est un peu contrariée, car elle a perdu des dossiers, au profit d’une concurrente plus jeune, coqueluche des réseaux sociaux. Mais notre business woman aux dents longues est loin d’avoir dit son dernier mot…
Ce bouquin est très facile à lire, et la seule petite difficulté qui pourrait s’opposer au lecteur distrait, reste le nombre de personnages. Mais bon, honnêtement ce n’est pas insurmontable ! Il y a la fameuse Emily, sa copine Miriam la copine de la copine, Karolina. Autour des trois femmes, gravitent maris et connaissances, dans un univers à la Desperate Housewives, où pas un brin d’herbe ne dépasse.
J’ai adoré le ton grinçant d’Emily. Ce personnage est une typique pouf, que l’on adore détester. Carriériste, ultra sapée, et méga snob, elle n’en reste pas moins attachante.
L’action se déroule majoritairement en banlieue, où Miriam a élu domicile, après avoir renoncé à sa carrière d’avocate à New-York. Tout n’est qu’apparences et fric. Mais on gratte le vernis avec délice, pour découvrir toutes les petites surprises cachées derrière…
Ce bouquin n’est pas un prix Goncourt. Il ne restera probablement pas dans votre mémoire. Mais quel délice de le retrouver pendant ma pause du midi, ou le soir après une journée intense au bureau, pour se relaxer les neurones ! C’est rigolo, léger mais pas dépourvu de rebondissements. Bref, une bonne comédie bien réussie !

Je vis très bien ma rupture – mais mon chat est inconsolable par Alessia d’Alba

J’ai demandé à recevoir ma copie numérique depuis Netgalley, car le résumé me tentait bien. Une histoire de rupture amoureuse, vécue du côté masculin, c’était original. Et rien que dans les quelques lignes de résumé, on percevait une bonne dose d’humour…

C’est vrai cela, à bien y réfléchir, je ne crois vraiment pas avoir jamais lu un livre comique sur la rupture sentimentale, côté homme. Et vous ?
Bref.

Je me suis lancée dans la lecture sans regarder le nombre de pages, et ai été surprise de terminer le livre très très rapidement. C’est en voyant qu’il ne me restait que dix minutes de lecture, que j’ai compris que ce livre n’était pas un roman, mais une nouvelle. 
Et j’ai été un poil déçue, car j’aurais bien passé un peu plus de temps avec Eugène et Fabio !
Commençons par le début.
Eugène vit avec Fabio, son ancien voisin. Il occupe le canapé, dans un petit appart parisien de 30 m². Avant cela, chacun vivait avec sa copine, mais depuis qu’ils se sont fait lourder, ils se sont installés en collocation, avec un troisième mâle : le chat Boris.
Eugène s’est mis à la natation, Fabio a continué le tango. Parallèlement à ces activités, ils ont fait intervenir une comportementaliste un peu bizarre, pour tenter d’apaiser les rapports entre le chat Boris et Eugène.
Cette nouvelle est un petit bijou de bonne humeur, qui se lit très facilement. J’avais en permanence le sourire aux lèvres. L’histoire est amusante, pleine de petites situations comiques.
Les personnages sont attachants, et le trait n’est pas trop forcé, ce qui fait que l’on prend plaisir à lire ce bouquin car on s’attache réellement aux personnages.
Cette nouvelle sera parfaite à savourer cet été, sur la plage ou non, que vous soyez un lecteur acharné ou que vous ne lisiez que quelques pages par an ! En plus, pas besoin de tergiverser bien longtemps… l’e-book ne coûte que 1.99 € !

Boris Vian – L’Arrache Coeur

Parmi mes romans favoris, il y a L’Ecume des Jours de Boris Vian. Ce livre, je l’ai ouvert lorsque j’étais ado, un peu par hasard, car je l’avais trouvé dans la bibliothèque de mes parents et que le résumé au dos m’avait intriguée. Depuis je l’ai relu plusieurs fois, et ai vu le film avec Audrey Tautou et Omar Sy.

J’ai voulu continuer à découvrir les romans de Boris Vian, et ai ouvert cette fois, l’Arrache Coeur, son dernier roman, paru en 1953. Ce roman aurait dû être le premier d’une trilogie, mais son manque de succès en librairie a incité l’artiste à abandonner l’écriture.

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Jacquemort est Psychiatre. Au début du livre, il arrive dans un village, et fait la connaissance de Clémentine et son époux Angel. Clémentine est en train d’accoucher, et Jacquemort va l’aider, assisté de la bonne Culblanc. 

Petit à petit, les personnages nous sont présentés. Nous découvrons qu’Angel était enfermé par Clémentine, qui vivait très mal sa grossesse. Une fois les enfants nés, car Clémentine attendait des trumeaux, Angel est libéré, mais ne rejoint pas la couche matrimoniale pour autant.

Jacquemort explique qu’il est une âme vide, et cherche à se remplir en analysant les gens et leurs pensées. Il commence par s’essayer à l’analyse de Culblanc, mais cela finit toujours très rapidement de la même façon ; en levrette…

Le Psychiatre découvre les mœurs violentes du village. Il y a la foire aux vieux, un rassemblement hebdomadaire, au cours duquel des anciens sont vendus aux enchères, moqués et violentés. Au village, tout le monde se met des pains, sans que cela ne choque personne. Les apprentis sont exploités jusqu’à la mort.

Mais la société est bien organisée, puisque la Gloïre, un vieil homme, vogue sur les eaux et pêche avec les dents les pourritures jetées par ses concitoyens…

Je ne vous en raconte pas plus. Le roman dépeint raconte essentiellement l’obsession grandissante de Clémentine pour ses trois enfants. Il décrit également les mœurs du village, et l’évolution des triplés (en fait ce sont des jumeaux et un « isolé »).

J’ai beaucoup aimé ce livre, car il est typique de la plume de Boris Vian, à la fois fantaisiste, absurde, et poétique. J’ai préféré le début, avec la découverte du village et des pratiques surprenantes des villageois. Ensuite, j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs pour nous présenter l’obsession de Clémentine, et j’ai été moins passionnée par ma lecture. Mais cela ne m’a pas empêchée de dévorer ce roman, et d’en garder un excellent souvenir !

La patiente parfaite

Le livre dont je m’apprête à vous parler, n’a pas (encore ?) été traduit en français. Je l’ai lu en italien après l’avoir trouvé en promo dans la boutique Kindle.

Il est aussi disponible en VO anglaise.

Ce livre est un policier-thriller de Jenny Blackhurst.

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Il nous présente trois amies : Karen, Bea et Eleanor. Les trois femmes désormais trentenaires, sont amies depuis toujours. Elles se connaissent à la perfection, ou du moins le pensent…

Mais les apparences peuvent être trompeuses. Et l’arrivée d’une nouvelle patiente dans le cabinet de psy de Karen pourrait bien tout bouleverser.

La patiente en question semblent savoir des choses sur les héroïnes, qui pourraient les compromettre.

Ce livre m’a bien plu, car j’ai eu peur pour les trois femmes. J’ai suivi la piste que me présentait l’auteure, presque en lui faisant une entière confiance… je me suis laissée berner, et ai adoré cela.

La nouvelle patiente de Karen est intrigante. Elle laisse échapper des infos au compte goutte et comme Karen, je n’étais jamais sûre de ne pas interpréter moi-même ce qu’elle disait…

Ce roman est plutôt réussi en ce sens que j’avais régulièrement les chocottes pour les personnages, et étais prête à accuser à tort deux ou trois fois.

Je n’ai pas regretté de longueurs et me suis bien repérée parmi les personnages. Si vous lisez en italien, et appréciez les histoires à suspens, alors ruez-vous sur ce livre. Autrement, vous pourrez découvrir un autre livre de l’auteur, traduit en français celui-là : une Cruelle Absence.