Fai Bei Sogni

Fai bei Sogni est un roman de Massimo Gramellini, traduit en français sous le titre Fais de Beaux Rêves Mon Enfant. Il est paru en 2012 et a depuis été adapté en film, que je n’ai pas encore regardé.

J’ai choisi ce livre en version originale dans la boutique Kindle, car je recherchais une lecture en italien. En effet, dans mon nouveau travail, je n’utilise plus du tout l’italien. Donc j’ai un peu peur de perdre mon vocabulaire. C’est pourquoi j’ai décidé de me remettre à lire en italien.

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Ce livre est le récit d’une vie, celle de Massimo, un jeune garçon âgé de neuf ans lorsqu’il perd sa maman.

Celle-ci disparait brutalement, terrassée par un infarctus, alors qu’elle souffrait d’un cancer. Tout au long du livre, nous découvrons à quel point la disparition de la Mère a impacté la vie entière du narrateur, jusqu’à l’âge adulte alors qu’il est devenu un journaliste accompli.

Fai Bei Sogni est aussi une histoire de secret, un secret gardé enfoui pendant des années. C’est l’histoire d’un homme qui a eu peur de vivre, peur d’accepter la réalité trop difficile pour lui.

Ce roman m’a plu car l’histoire est racontée avec beaucoup de délicatesse. L’auteur parvient bien à restituer le vécu de l’enfant, et celui de l’adulte. Il y a une évolution entre les âges, qui se fait avec beaucoup de subtilité.

Pour autant, je n’ai pas eu le coup de cœur absolu. Il m’a manqué une petite pointe de poésie, quelque chose dans les mots, des envies de souligner des phrases, pour être totalement charmée par ce livre.

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The Rumour – Lesley Kara

Le livre dont je m’apprête à vous parler, n’est à ce jour pas encore disponible en français. J’ignore si une traduction est prévue. Je l’ai trouvé dans la boutique Kindle, rubrique livre en étranger, et l’ai lu en version originale anglaise.

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Joanna mène une vie plutôt tranquille dans la petite ville de cotière de Flinstead. Elle a emménagé récemment avec son fils Alfie, pour se rapprocher de sa mère et quitter Londres.

La jeune femme essaie de se faire une place dans les différents groupes de femmes de la ville, plus pour permettre à Alfie de s’intégrer, que pour elle-même.

Un jour, pour se rendre intéressante auprès de ses nouvelles connaissances, elle partage une rumeur, au sujet d’une ancienne criminelle, une tueuse d’enfant, qui vivrait incognito à Flinstead…

A partir de là, tout s’enchaine très vite. La rumeur s’amplifie, des femmes sont soupçonnées d’être la fameuse criminelle, Joanna reçoit des menaces déguisées…

***

J’ai bien aimé ce livre, et ai été surprise par son rythme. L’action n’est pas vraiment omniprésente, en ce sens qu’il n’y a pas eu de meurtre ou de disparition récente. On ne se retrouve pas avec un criminel en cavale qu’il faut démasquer rapidement. On enquête juste sur une femme qui a tué un enfant quand elle était elle-même une gamine.

On pourrait craindre de s’ennuyer un peu à simplement suspecter toutes les habitantes de Flinstead les unes après les autres. Mais pas du tout… l’histoire est prenante, d’autant plus que l’auteure a su placer des intrigues secondaires, qui permettent de rythmer le récit.

Je ne dirais pas que j’étais captivée par ma lecture, car ce n’était pas totalement le cas. Mais j’ai lu ce livre assez rapidement malgré tout. J’avais hâte de connaître le fin mot de l’histoire et de voir dans quelle galère Joanna avait bien pu se fourrer…

La fin bien que légèrement prévisible, m’a convaincue !

 

 

Charmant, de David SAFIER

Je me rappelle lorsque j’ai lu Maudit Karma de David Safier. Quel grand moment ! Je n’avais qu’une hâte, trouver deux minutes pour ouvrir ce bouquin et me régaler ! Plus tard, j’avais tout aussi adoré Jésus M’aime, du même auteur. Je m’attendais donc à me fendre la poire à coups de hache en ouvrant son dernier roman, baptisé sobrement Charmant.

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Est-ce moi qui ait vieilli et ne suis plus aussi facile à faire rire, ou bien l’auteur qui s’essouffle un peu à force d’écrire des romans qui se veulent plus hilarants les uns que les autres ? Honnêtement je ne sais pas vous dire, mais ce dont je suis sûre, c’est que je n’ai pas passé un excellent moment en lisant Charmant.

L’idée de base était sympa, avec cette héroïne qui n’en est pas une, et qui vole un carnet magique dans lequel tout ce que l’on dessine prend vie. Vu le titre, vous avez probablement deviné que cet éternel cœur brisé, qui nous livre son CV amoureux dès les premières pages du livre, va dessiner… un prince charmant.

Le Prince est plutôt fun, et nous rappelle un peu le film des Visiteurs, quand il débarque de son royaume imaginaire en plein Berlin. Mais très vite, j’ai été lassée par l’enchainement très (trop) rapide des gags. Trop c’est trop.

Et puis peut-être ai-je aussi eu du mal à m’attacher à la narratrice, une sorte de Bridget Jones niveau 12, qui se dénigre et se laisse critiquer à longueur de pages… Le personnage de looseur peut avoir un côté attachant, mais à condition de ne pas TROP forcer le trait il me semble. Et là, à forcer le trait, on a percé la feuille…

Alors non, ne croyez pas que j’ai détesté ce bouquin. Mais à refaire, je ne pense pas que je le lirais, car j’avais des attentes bien trop élevées vis à vis de David Safier… et que j’ai eu du mal à finir ma lecture, puisque je n’étais plus surprises par les évènements…

 

Votre attention s’il vous plait

Parfois, j’apprécie la lecture d’un livre autre que de fiction. Comprenez par là que je ne lis pas que des romans, et qu’il m’arrive de m’aventurer dans les lectures de développement personnel par exemple.

En demandant mon exemplaire numérique de Votre Attention s’il vous plait, paru aux éditions Belfond, je pensais me lancer à la découverte d’un livre de développement personnel. J’imaginais que l’auteur David Kwong, distillerait ses conseils de Magicien (car c’est son métier) et qu’il ferait le parallèle avec des situations de la vie de tous les jours. J’avais raison pour la première partie, mais moins pour la seconde, et c’est ce qui m’a manqué en lisant cet ouvrage.

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Connaître les grands principes de la magie, et comprendre comment les Magiciens parviennent à tromper leur monde était fort intéressant. Mais je n’ai pas vraiment réussi à retirer des conseils applicables à des situations concrètes de mon quotidien.

Attirer l’attention sur nos grands gestes qui en cachent de plus discrets, captiver le public en faisant sortir un perroquet de son blazer, OK cela me semble futé… mais je manque d’imagination pour reproduire cela en réunion.

Du coup, à force de rester dans la théorie, j’ai trouvé le temps long. Ce n’était pas vraiment ce que j’étais venue chercher dans cette lecture.

Le résumé officiel nous indique que « David Kwong nous dévoile, avec érudition et humour, les secrets de l’art de l’illusion et en livre sept grands principes, étayés d’exemples et de mises en application concrètes.

Un ouvrage irrésistible grâce auquel vous pourrez devenir les magiciens de votre propre vie et tracer votre chemin vers le succès. »

L’auteur nous en apprend beaucoup sur les méthodes qu’il emploie pour manipuler son public, en attirant son attention sur un point particulier, tandis qu’il se passe autre chose juste à côté par exemple. Il insiste sur l’importance de préparer minutieusement ses interventions, et de prévoir des plans de secours. Il illustre son propos de nombreux exemples, de chiffres tirés d’études diverses et variées. Tout cela est réellement intéressant, mais je le répète, je m’attendais à plus de lien entre ce côté théorique et ma vie de tous les jours.

Je dirais donc qu’il faut lire ce livre en connaissance de cause, sans trop se fier à la couverture qui à mon sens, ne reflète pas le contenu.

Ceci n’est pas une banane !

J’ai choisi le livre de Céline Theeuws dans les suggestions de ma Kindle, pour son thème. En effet, il était noté qu’il traitait d’anorexie. En réalité et après avoir lu ce roman, je dirais que le thème principal est plutôt celui du harcèlement moral.

Dans tous les cas et quel que soit le thème dominant, ce roman m’a beaucoup plu !

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Sixtine est une jeune belge, fraichement arrivée à Paris. Pour vivre son rêve d’habiter la ville Lumière, elle a pris un travail de vendeuse dans une enseigne d’alimentation biologique. Cela lui permet de payer son petit studio. Mais très vite, ses espoirs sont mis à mal par ses collègues, qui font d’elle leur souffre douleur.

Sixtine ne se rebiffe pas, prend sur elle et perd énormément de poids…

Bien que l’histoire ne prête pas spécialement à sourire, la couverture vous permettra de le deviner, ce roman reste profondément optimiste.

Il faut dire que l’écriture de Céline Theeuwws est absolument délicieuse et permet de donner vie à une héroïne tout à fait attachante. En plus de cela, l’histoire est traitée intelligemment, sans longueurs, sans superflu.

On reste beaucoup dans le factuel, dans ce que fait Sixtine jour après jour. Il n’y a pas de longues introspections qui pourraient alourdir le récit.

Pour le rythme de ce roman, pour la belle écriture de l’auteure et pour le traitement intelligent de l’histoire, il vous faut absolument lire ce livre !

Si je mens…

J’aime bien les thrillers. Je me délecte quand il y a du suspens, de l’angoisse, et une belle brochette de suspects !

Si Je Mens tu Vas en Enfer est un roman de Sarah Pinborough, Auteure britannique de romans de Fantasy et d’horreur. Je n’avais encore rien lu d’elle, mais le résumé proposé sur Netgalley a su retenir mon attention !

 

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Lisa est une femme au passé trouble, qui n’aspire qu’à mener une existence tranquille, avec sa fille de seize ans, Ava. Ce rêve pourtant simple pourrait bien se retrouver menacer, lorsque l’adolescente sauve un petit garçon de la noyade, et devient une célébrité locale.

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Le roman se compose de courts chapitres que l’on enchaîne un peu comme s’il s’agissait de bonbons, en mode « allez, un dernier… plus qu’un… ». Il est difficile de lâcher le livre, tant le récit qu’il continent est prenant, et ce dès les toutes premières pages.

Nous alternons les narrateurs, entre Lisa, sa fille Ava, et la meilleure amie de Lisa, Maryline. Chacune a ses secrets, que nous découvrons progressivement au fil des pages.

L’on sait d’emblée que Lisa a fuit quelque chose, et qu’elle n’est pas tranquille à l’idée que quelqu’un ou quelque chose resurgisse. Ava a des secrets d’ado, avec un petit copain officiel et un fantasme beaucoup plus officieux. Quant à Maryline, il se pourrait bien que son couple en apparence parfait ne soit pas si merveilleux que ce que pensent les autres…

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Ce livre m’a beaucoup plu, car il met en scène des personnages plutôt classiques, auxquels il m’a été facile de m’identifier. Le suspens était très présent, dès les premières pages. Et l’auteure n’a pas jugé nécessaire de nous faire perdre du temps avec une introduction inutilement longue !

Je me suis retrouvée plongée dans l’histoire au bout de quelques pages, et n’avais qu’une seule envie, retrouver mon bouquin dès que j’avais quelques minutes de libres !

J’ai apprécié ma lecture jusqu’au bout, sans avoir à regretter aucune longueur. Je ne saurais donc que vous conseiller ce livre !

 

 

 

Le Liseur du 6 h 27

Ce livre de Jean-Pierre Didierlaurent a été un grand succès au moment de sa sortie en 2015, mais j’étais passée à côté. J’en avais entendu beaucoup de bien, mais avais d’autres livres en attente à ce moment là.

Ce n’est pas la première publication de l’auteur, qui était déjà connu pour ses nouvelles, mais il s’agit en revanche de son tout premier roman.

Le Liseur poireautait patiemment dans ma pile à lire depuis au moins 2 ans, quand je me suis ENFIN décidée à le lire !

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C’est l’histoire de Guylain Vignolles, un employé discret au service de la Zestor 500, une machine qui broie les livres invendus pour fabriquer du papier recyclé.

La journée, Guylain Vignolles exécute mécaniquement les tâches pour lesquelles on le paie. Puis, après avoir éteint la machine et récupéré les quelques pages que cette dernière n’a pas réduit en gouillasse, il rentre chez lui.

Et le lendemain, tout recommence. Il prend le train de 6 h 27, et se met à lire à voix haute les fameuses pages sauvées la veille…

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Ce livre est une sorte de conte moderne où la machine joue le rôle du monstre abominable qui détruit les livres, et par extension les hommes. Il est animé par des personnages que l’auteur a rendu biens vivants, grâce à une foule de petits détails, plus savoureux les uns que les autres.

Le livre est court, quelques 200 pages et pourtant l’auteur parvient à créer un petit univers, qui nous devient très vite familier. Comment ne pas s’attacher à Guylain, un homme lambda, ni grand ni petit, ni gros ni maigre, presque invisible et c’est voulu, qui ne vit que pour aller appuyer sur le bouton de la Zestor, et nourrir Rouget de Lisle, son poisson ?

Je ne dirais pas que ce livre est un chef d’oeuvre, mais j’ai passé d’excellents moments à en tourner les pages… Je vous le conseille vivement, voire un peu plus !