Rencontre avec les chats milanais

Le concept des bars à chats a gagné la France il y a quelques années, et on a vu apparaître de ci de là, quelques établissements de ce type. On ne peut pas parler de véritable mode, car ces neko cafés (c’est leur nom au Japon, d’où ils sont originaires) restent relativement peu nombreux.

J’ai mes habitudes au Café des Félins de ma ville, et j’aime y passer quelques heures, quand j’ai envie de me détendre. Alors, de passage à Milan j’ai eu envie de tester un bar à chats, pour voir un peu comment se déclinait le concept de l’autre côté des Alpes !

A l’heure où j’écris ces lignes, il y a deux bars à chats dans la capitale économique italienne : Le Crazy Cat Café et le Catmint Cat Café. Il fallait faire un choix, et comme le Crazy Cat était le plus ancien, et le premier Neko café de la région, j’ai sélectionné celui-ci.

L’établissement se situe Via Napo Torriani, 5, et est facilement accessible à pieds, puisqu’il n’y a qu’une petite dizaine de minutes de marche depuis la gare Centrale !

L’accueil y est plutôt sympathique, et la déco soignée.

Il y a quelques objets de récup’ bien vintages, comme une vieille télé cathodique. On peut prendre place soit à table, soit dans des petits salons, en s’installant dans un canapé moelleux, ou dans un fauteuil. L’endroit est très propre, soigné, et l’ambiance est définitivement au calme. Les gens parlent doucement, voire chuchotent.

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Si la déco m’a beaucoup plu, j’ai regretté que le lieu soit nettement moins cosy que dans le Café des Félins de Besançon. Les petits salons ne sont pas séparés par des panneaux, ou par des recoins de murs. Du coup, tout est très ouvert, et on ne se sent pas comme dans son propre salon !

Cela n’empêche que l’on passe un bon moment au Crazy Cat, et que l’on se régale… La carte est bien garnie, et l’on peut manger un véritable repas complet ! Le café propose le petit-dèj, le brunch, l’apéro (sacré en Italie !) et des snacks tout au long de la journée. Il est également possible de déguster une boisson (chaude ou froide), une ou plusieurs douceurs pour le goûté ou à tout moment de la journée !

Le menu est accessible par ici : menu

Les prix m’ont parus corrects, mais j’ai regretté que la cat therapy soit ajoutée en fin de note. Il s’agit d’un supplément d’un euro par personne, mentionné sur le site internet, mais que je n’avais pas vu sur le menu, et qui m’a un poil surprise…

Au final mon cappuccino glacé (au lait de soja) m’a coûté non pas les 4,50 € du menu, mais 5,50 €. Ce n’est pas énorme dans l’absolu (cher pour l’Italie), mais cela change un peu la donne.

Les chats du café proviennent d’associations.

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C’est Versailles ici !

A la base, je me rendais à Paris pour assister au Mondial de l’auto… mais j’ai été fort déçue par l’affluence, qui empêchait d’approcher la moindre voiture à plus de deux mètres sans avoir à poireauter environ 10 minutes (oui j’exagère), et par l’absence de grandes marques, comme FIAT, Volkswagen, Alfa Romeo ou encore Ford.

Du coup, la visite fut expédiée, laissant plus de temps pour d’autres découvertes parisiennes…

Se rendre à Versailles en transports en commun depuis mon point de chute de Rungis, n’était pas nécessairement évident. Il fallait déjà prendre un bus, puis emprunter le RER… Finalement le déplacement en voiture m’a paru plus adapté, quitte à vendre un rein pour payer le parking (0,50 € le 1/4 d’heure…). 6 € le rein, c’est pas cher vous me direz.

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Et bam, un château !

Quand on arrive par la route, et que l’on cherche le château des yeux, il se passe un phénomène que j’ai déjà ressenti en de rares occasions… notamment en découvrant le Colisée. On cherche, et finalement il apparaît d’un coup, énorme, monumental, et bam on ne voit plus que lui ! (Non je ne vous décris pas un coup de foudre).

Le château de Versailles en impose, par sa taille et par ses détails dorés. Et ce n’est point un hasard, puisque cette résidence royale souhaitée par Louis XIV avait entre autres fonctions, celle de représenter l’absolutisme du souverain (son côté « je suis le soleil » tout ça tout ça).

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Pourquoi Versailles quand il y avait déjà le Louvre ?

Versailles avait deux autres fonctions. La première était de permettre au roi de s’éloigner de la ville de Paris, car il avait été profondément marqué par la fronde. La seconde, était de construire une résidence suffisamment grande pour pouvoir y loger les courtisans et les garder à l’œil… Ainsi, il occupait ces privilégiés à grands renforts de fêtes plus fastueuses les unes que les autres, et évitait ainsi qu’ils ne complotent contre lui !

Entre le château et les jardins, il faut parfois choisir…

J’avais trop peu de temps pour visiter l’ensemble du château, et j’aurais de toute façon aimé préparer la visite pour en profiter au maximum. Ceci explique que j’ai choisi de visiter uniquement les jardins.

Pour ce faire, il m’a fallu payer la somme de 9,50 € car nous étions un jour de Grandes Eaux. Comprenez par là que certaines fontaines étaient en action et que la musique venait ponctuer la visite. Sans cela, l’entrée dans les jardins aurait été gratuite.

Honnêtement… je n’ai pas vraiment remarqué les fontaines en action. Celle d’Apollon dont je vous parlerai plus loin n’était pas en marche et je l’ai regretté.

Pour le détail des tarifs, vous pouvez consulter le lien suivant TARIFS Versailles

L’orangerie compose une partie des jardins de Versailles, et compte actuellement 1 500 arbres, qui poussent en caisses. Cela permet de les abriter pendant l’hiver. On trouve des orangers en majorité, mais également des grenadiers, des lauriers, des myrtes.

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Un chantier titanesque

Pour Louis XIV, l’aménagement des jardins, qu’il confia à Le Nôtre, était au moins aussi important que l’aménagement du château lui-même. Le travail accompli par Le Nôtre fut titanesque, et s’étendit sur quarante ans !

Il fallu niveler le terrain, déboiser, creuser des bassins, acheminer des arbres de diverses régions françaises, et faire preuve d’une ingéniosité sans limites pour bâtir quelque chose sur un terrain originairement marécageux.

Ce furent des milliers d’hommes qui se retrouvèrent mis à contribution.

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Le problème de l’eau se posa, car il en fallait une certaine quantité pour alimenter les différentes fontaines ! Malheureusement elle manquait, et la meilleure solution trouvée à l’époque, fut de déclencher les fontaines chacune à leur tour, au fur et à mesure de la progression du roi dans les jardins.

Les jardins de Versailles sont les plus beaux jardins à la française, aussi appelés jardins classiques ou encore jardins réguliers pour leur symétrie, et l’usage de formes géométriques.

Ces jardins offrent des tracés réguliers, et l’on peut y admirer des végétaux taillés avec une grande précision. Outre les végétaux qui y sont rois, on peut voir de nombreuses fontaines, et des statues.

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L’allée royale

Le parc du château de Versailles s’étend sur 815 hectares. Il serait dommage de ne pas parcourir son allée royale, qui mène au bassin d’Apollon. Dans ce bassin, le char d’Apollon émerge de l’eau, tiré par quatre chevaux.

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Il m’a fallu zoomer pour prendre le cliché ci-dessus, car le bassin est à l’image de tout Versailles, très très grand. Je m’attendais à pouvoir regarder les statues en détails, mais avec ma vue de myope, ce ne fut pas possible !

Enfin, après le bassin d’Apollon, l’on trouve le Grand Canal, creusé entre 1667 et 1680. Long de 1 650 mètres, et large de 62 mètres, il se joue de la perspective. Depuis la galerie des glaces, l’on a vue sur le canal, qui semble de même largeur sur toute sa longueur. En réalité, trois bassins de largeurs différentes apparaissent de la même taille vus depuis le château !

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Les bosquets, qui bordent l’allée du roi, valent aussi la balade. A l’époque, ces lieux étaient dédiés aux divertissements puisque l’on pouvait y assister à des concerts, ou encore à des représentations de théâtre.

Ils furent remaniés au cours des époques, et on y trouve désormais de nombreux bassins et statues qui n’étaient pas tous présents à l’époque du roi soleil.

Enfin, concluons sur le fait que le jardin nécessite un entretien régulier, et qu’il doit être replanté tous les cent ans ! La dernière fois, ce fut fait juste après la tempête de 1999, qui avait considérablement endommagé les arbres. De ce fait, l’aspect du jardin tel qu’il apparaît aujourd’hui, est très proche de celui que le roi Louis XIV a connu.

J’espère que la visite virtuelle vous aura plu. N’hésitez pas à me le dire en commentaires ! A très bientôt !

Les thermes de Baden-Baden

Les thermes de Caracalla sont des thermes impériaux romains, construits en 216 et baptisés selon le nom de l’empereur d’alors. Les ruines encore visibles actuellement à Rome, témoignent de l’aspect colossal de ces bains, qui étaient à l’époque les plus grands et plus luxueux jamais construits.

Voilà pourquoi les thermes de Baden-Baden ont repris le nom de Caracalla… et ils ont bien fait d’oser, car en effet ces thermes allemands sont une pure merveille…

Il y a plus de 2000 ans, les romains avaient déjà découvert les vertus des sources thermales de la région. Désormais, ces bienfaits sont rendus accessibles à la populasse que nous sommes, à partir de 15 euros par personne !

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Thermes de Caracalla

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Depuis Besançon il faut compter environ 3 heures de route, pour rejoindre Baden-Baden. C’est long, mais cela en vaut la peine.

Les tarifs des thermes varient selon la durée choisie, et si vous souhaitez ou non accéder à l’espace sauna, qui a la particularité d’être réservée aux naturistes. Ils débutent à 15 € pour 1,5 heure sans sauna.

Lorsque vous arrivez à l’entrée des thermes, vous acquittez vos droits d’entrée, et vous voyez remettre un bracelet magnétique, qui vous permet d’utiliser les casiers, et d’acheter d’éventuels services supplémentaires (séance d’UV, petite restauration etc).

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Les thermes sont en partie couverts, avec un grand bassin central, dans lequel sont installés des fontaines et jets d’hydromassages. Sur les côtés, des transats sont à disposition, dont certains surmontés de lampes de luminothérapie.

On trouve aussi un bain froid (18°C) et un chaud (environ 40°C), un hammam et des cabines UV accessibles avec un supplément.

Pour les plus motivés, une salle de fitness est également à disposition, mais il faut là-aussi payer en plus.

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#BadenBaden

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La partie extérieure est aussi intéressante, avec un bassin avec courant, des sièges hydromassants, des jacuzzi, et là encore des transats.

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#Thermes de Caracalla à #BadenBaden #relax

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Tout est fait pour que les visiteurs puissent se détendre et profiter des bienfaits de l’eau thermale en toute quiétude. Comme j’ai visité les thermes un jour de semaine, l’affluence était réduite, comparée à celle que l’on aurait pu constater un week-end. Mais malgré tout j’ai été surprise par le calme, et le respect des consignes ! Dans le hammam, les gens chuchotaient. C’était réellement appréciable.
La décoration est vraiment soignée, et m’a beaucoup plu. On est loin des hammams tous carrelés de blancs, qui rappellent la déco des piscines municipales !

Enfin, sachez qu’il y a la possibilité de se restaurer sur place, avec de la petite restauration rapides, des pâtes, des sandwichs et mêmes des options végétariennes.

En espérant que cet article vous aura plu… je vous dis à très bientôt !

Escale à Montreux

Connaissez-vous Montreux ?
Jusqu’à très récemment, je vous aurais répondu que non, que le nom de la ville m’inspirait juste un festival de jazz. Mais la situer précisément sur la carte de la Suisse, vous dire ce qu’il y avait à voir là-bas etc, j’en aurais été incapable.

Pourtant Montreux est jolie, nichée sur les bords du lac Léman, dans le canton de Vaud ;elle a de quoi attirer les touristes !

Les rives du lac sont fleuries, ce qui rend la balade fort agréable en ce mois d’août, malgré l’affluence de visiteurs (dont je fais partie). Il faut un peu jouer des coudes pour se faufiler entre les petits stands de souvenirs, et les autres visiteurs !

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On renonce assez vite à savourer une glace vu les prix tout à fait helvètes, mais on profite de la vue, et de l’ambiance un peu « croisette » ! Il est clair que Montreux n’est pas vraiment un lieu de villégiature pour touristes lambda. On remarque bien vite l’impressionnant Fairmont Montreux Palace, un établissement 5 étoiles construit en 1906.

J’ai voulu consulter les prix, par pure curiosité, mais ce soir là les 236 chambres et suites étaient déjà toutes prises ! Pour la semaine suivante, avec les 10 % de remise consentis pour les réservations en ligne, nous arrivions à 422 CHF par nuit !

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Que peut-on admirer à Montreux, et bien le lac justement, les statues qui bordent ce dernier, le marché couvert…

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Et parmi les statues, il y a celle de Freddie Mercury, car le chanteur du groupe Queen adorait Montreux, et y avait son studio.

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#Montreux Freddie Mercury

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La statue de bronze fait face au lac, et impressionne par sa taille. Elle est fleurie par les fans. Mais si l’on veut véritablement prendre conscience de l’admiration que vouent de nombreuses personnes au leader de Queen, disparu en 1991, il faut se rendre au studio du groupe…

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Montreux

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Ainsi s’achève notre petite visite de Montreux. J’espère qu’elle vous aura plu et appris deux ou trois choses ! A bientôt !

Bologne – la Basilique San Luca

Lors de mon dernier séjour à Bologne, j’avais entendu parler du sanctuaire de San Luca. Il s’agit d’une basilique, qui se trouve en dehors du centre de la ville, sur une colline boisée (Monte Guardia). Les photos sur les différentes brochures touristiques, donnaient bien envie de découvrir cette église.

L’on peut y accéder de différentes façons.
En fait l’originalité du lieu est que la basilique est précédée de 4 kilomètres d’arches (en réalité, ce sont 3 kilomètres et des bananes, mais on ne va pas chipoter).

Dans la basilique, on trouve une icône byzantine de la Vierge Marie avec Jésus. La légende raconte qu’elle aurait été peinte par Saint-Luc, l’évangéliste. L’icône daterait du Xème (peut-être XIème siècle) et a été restaurée au XIIème siècle.

Tous les ans à l’ascension, l’icône est transférée de la basilique à la Cathédrale, au centre de Bologne. C’est pour la protéger des intempéries, que les arches ont été construits.

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L’idéal à mon sens, était de laisser la voiture tout en bas, à proximité d’un cimetière. Là, le stationnement était gratuit, alors que dans les autres rues il fallait payer 1,50 €/heure.

Le cimetière semblait particulièrement joli donc cela a justifié d’y faire un tour… En effet, il abrite de nombreuses statues, des tombes véritables oeuvres d’art, des espaces couverts assez inédits (je n’ai en tout cas pas le souvenir d’avoir vu d’autres cimetières semblables).

C’est en rentrant en France, et en retrouvant mon ordinateur, que j’ai pu découvrir qu’il s’agissait du cimetière de la chartreuse (Certosa en italien) et que de nombreuses personnalités y étaient enterrées (des politiciens, des joueurs de foot, des éditeurs, des artistes…).

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Entre le cimetière et San Luca, on passe à proximité du stade de foot de Bologne. Le stade Renato dall’Ara est celui du club Bologna FC.

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La montée jusqu’à San Luca à pied prend environ 1 heure avec de nombreux arrêts photos. Je ne sais pas précisément à partir de quel point l’on compte les 4 km, car les arches commencent quasiment au niveau du cimetière et se coupent à certains endroits.

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A un certain point, nous avons pris un autre chemin, et croisé une riveraine a qui j’ai demandé quelques précisions. Elle nous a expliqué que nous pouvions continuer à grimper par la route et que nous en aurions pour 7 km environ. Ou alors nous pouvions retourner sous les arcades et là il y aurait encore 2 km de grimpette. Nous avons opté pour le second choix ! Sportifs oui, mais pas totalement matti (fous) non-plus !

Le chemin est fort praticable. Nous voyions beaucoup de sportifs l’emprunter en footing ou en marche rapide. Certains prenaient la route parallèle en vélo. Je n’ai vu aucune autre personne en talons. Pourtant je n’ai pas eu à regretter mon choix d’enfiler mes sandales compensées ce matin là !

La pente est relativement douce car le chemin comprend des escaliers. Donc on alterne la montée avec une petite inclinaison et les volées d’escaliers. Cela ne fait pas particulièrement mal aux cuisses !

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Certes l’ascension est un peu longuette, mais nous avons apprécié de l’avoir faite car c’est tout l’intérêt au final !

La basilique de San Luca est belle et de là haut, on profite d’une jolie vue sur Bologne. Mais finalement, l’intérieur de l’église n’est pas exceptionnel. Entendons-nous bien, il est très beau. Mais on en trouve d’aussi jolis dans des églises plus accessibles, sans avoir à marcher 4 km !

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C’est pour cela que je conseillerais de monter à pied pour ne pas rater l’intérêt principal de la visite : les arches !

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Avec le San Luca Express, l’aller – retour pour San Luca coûte 10 €. Il est possible d’acheter la descente seule en train, à 6 €. Une fois en haut nous avons hésité mais finalement nous avons préféré économiser et repartir à pied. J’ai lancé le chrono pour voir. Nous avons mis 25 minutes ! Et le train ne nous a pas dépassés !!

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En haut de San Luca, il n’y a que des cabines de WC de chantier. Je vous laisse imaginer leur état par une journée d’août où le mercure atteint les 41 degrés… Une fois revenus en bas, nous avions bien besoin d’une pause pipi. Nous avons trouvé le bar Maratona. Il ne paye pas de mine avec sa micro terrasse. En fait les quatre chaises et la table sont prises par des habitués. Nous nous rabattons sur la salle, où un gars s’acharne à aligner des poules et des coqs sur une machine à sous.

Le shakerato est servi dans des verres qui ont bien vécu (rayés mais propres). 2 € chacun, c’est le café glacé le moins cher que nous n’avons jamais bu. Et il est bon !

Le serveur est tout à fait sympathique et les WC propres. Point de wifi, mais nous n’en cherchions pas spécialement !

En résumé, je vous conseille vivement la visite de San Luca. Ne zappez pas la montée à pied car en haut il n’y a pas besoin de prévoir plus de 30 minutes. Comptez 1 h 30 pour l’aller retour à pied, en prenant votre temps. Et si vous le souhaitez, vous pourrez rapporter des petits souvenirs de la boutique officielle : chapelets, médailles (1 €, 1,50 €), cartes postales (0,80 €), livres, …

Balade à Bologne

Je sais, je vous ai déjà parlé de Bologne à plusieurs reprises, mais la ville est réellement vaste et il y a énormissimement à dire sur elle. Donc il se peut que ce billet ne soit pas le dernier…

Pour commencer voici des affiches artistiques, qui ont croisé notre regard et nous ont « contraint » à nous arrêter alors que nous faisions le tour de la ville à vélo.

Elles sont l’oeuvre de différents artistes de street art, qui ont participé au projet CHEAP on BOARD en partenariat avec la ville de Bologne. Les artistes ont réalisé des affiches « non-conventionnelles » qui ont été installées sur des panneaux inutilisés, à différents endroits du centre ville.

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Ensuite, je ne vous parlerai pas de la statue de Neptune, qui trône en face de la cathédrale. Non, ce n’est pas qu’elle ne m’intéresse pas. Au contraire, j’aimerais énormément pouvoir l’admirer. Mais celle-ci est en travaux, et en 2017 comme en 2016, nous n’avons vu qu’une bâche géante, sur laquelle figurent quelques photos de détails de la fameuse fontaine…

Construite pour le pape Pie IV, cette fontaine monumentale représente le pouvoir papal. Neptune domine les eaux (comme le pape domine le monde). On voit donc Neptune, avec à ses pieds, des statues qui représentent le Gange, le Nil, l’Amazone et le Danube. Ce sont les grands fleuves qui symbolisent les quatre continents connus à l’époque.

Nous pouvons visiter le chantier de restauration du monument, mais à mon sens cela n’a pas un intérêt immense si l’on n’a jamais vu la fontaine en question…

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Un jour nous reviendrons, j’y tiens !

Nous avions caressé l’idée de visiter la Bologne médiévale avec un casque de réalité virtuelle. C’est une activité proposée au palazzo Pepoli. On enfile un casque, et pof, on se retrouve dans les rues de Bologne au XIIIème siècle. La ville de l’époque a été reconstituée, avec ses nombreuses tours de l’époque.

La Macchina del Tempo avait l’air vraiment trop cool, mais l’attente de plus de trente minutes à l’office de tourisme a eu raison de notre patience. Et puis il faut dire que le billet coûtait relativement cher, donc finalement, tout mis bout à bout, nous avons préféré profiter de notre précieux temps pour visiter les églises et nous balader dans les rues de l’époque actuelle !

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La basilique San Petronio n’est pas en travaux. On pourrait le croire, puisque sa façade n’est qu’en partie terminée. Le marbre ne recouvre pas l’intégralité du bâtiment, et la brique est encore largement visible, faisant de l’édifice la plus grande église de brique du monde !

La basilique est construite dans un style gothique, et est dédiée à Saint Pétrone, évêque du Vème siècle et patron de la ville de Bologne.

Il ne faut pas la confondre avec la Cathédrale San Pietro, qui se trouve à quelques rues de là… Cette dernière est moins imposante, car elle apparaît dans une rue, et non au bout d’une immense place.

Bien-entendu, il faut absolument visiter l’intérieur de la basilique, ne serait-ce que pour ressentir l’immensité du lieu, et se retrouver tout petit riquiqui.

Lors de notre visite en 2016, nous avions dû nous acquitter d’un droit de faire des photos de 2 € par personne. Cette année, allez savoir pourquoi, le guichet était fermé et nous avons pu prendre des photos sans rien payer. Tant mieux, n’est-ce pas ?

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J’aime beaucoup cette basilique, pour son apparente simplicité. On a une impression d’immensité et de luminosité lorsque l’on pénètre à l’intérieur. Et puis, en avançant, en regardant par ci par là, on se rend compte qu’il y a une foule de détails à admirer, notamment dans les chapelles latérales.

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A voir également si vous appréciez les belles églises, la Basilique San Domenico.

C’est l’une des églises de la ville la plus riche d’Histoire.

Saint Dominique de Guzman, père fondateur de l’ordre des dominicains, était originaire d’Espagne. Mais c’est à Bologne, en 1221, qu’il mourut, après avoir fondé un couvent. Les moines ont souhaité bâtir une plus grande église, qui est la basilique que l’on peut encore admirer de nos jours.

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A l’intérieur de la-dite église, dans une chapelle latérale, se trouve le sépulcre de Saint Dominique. C’est sans conteste un incontournable à voir à Bologne, vu les noms des artistes de l’époque qui participèrent à la réalisation : Nicola Pisano, Arnolgo di Cambio, Niccolo dell’Arca, Alfonso Lombardi, et probablement le plus connu : Michelangelo Buonarroti.

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L’ange sur le côté droit serait l’oeuvre de Michelangelo.

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Ne quittez pas cette basilique sans avoir visité le chœur. Pour ce faire, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 50 centimes, mais honnêtement, cette somme est dérisoire pour pouvoir admirer les marqueteries qui s’y trouvent, et faire un petit tour dans le cloître.

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Pendant que nous admirions les marqueteries, une dame est venue faire la poussière. Elle avait l’air totalement blasé, et ne regardait même plus les boiseries, alors que nous étions tous les deux à ouvrir de gros yeux ronds « Ouah t’as vu là, il y a même un effet 3D ! ». La scène devait être assez comique ! 🙂

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Et ainsi s’achève notre visite du jour. J’espère qu’elle vous aura plu… N’hésitez pas à me le faire savoir en laissant un commentaire ! A PRESTO!!

Lodi [Italie]

Lodi est une ville de taille moyenne, située dans le nord de l’Italie, en Lombardie. Elle donne son nom à sa province, entourée par les villes de Milan, Piacenza, Pavia et Crémona.

L’histoire de la ville remonte à loin, et aujourd’hui encore on peut admirer des oeuvres architecturales qui témoignent du riche passé de Lodi.

En ce dimanche d’août (2016), je découvre une ville calme. La plupart des magasins sont fermés et le resteront car il est noté qu’ils sont en congés jusqu’à la fin du mois.

LODI - Italia

Néanmoins, les italiens qui n’ont pas déserté la ville pour la mer, sont en terrasse à savourer une glace ou un café glacé (c’est assez traditionnel en Italie de prendre son temps en terrasse et en famille le dimanche et personnellement je trouve cette coutume fort sympathique).

Je les imite au caffé Nazional, avec vue sur la cathédrale, piazza della Vittoria. Ce sera un café marocain (café avec lait et cacao) et un (bon) thé ! [1,80 € le cawa au cacao et lait ; 3,50 € le thé].

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LODI - Italia - Lombardia

La vue depuis le café…

La piazza della Vittoria est un vaste espace carré. Chaque côté mesure environ 75 mètres. Et l’on y trouve outre la cathédrale, le palais Municipal. La place est entourée de colones qui forment des arches, sur ses quatre côtés.

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La Cathédrale est jolie, avec une façade asymétrique de style roman, terminée semble t-il en 1284. Elle est en terre cuite, et comporte un portique dont les fines colonnes reposent sur des sculptures de lions, comme l’on en voit souvent en Italie.

La rosace est à noter également, tout comme les fenêtres divisées en deux (bifora en italien).

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L’intérieur ne paye pas de mine aux premiers abords, mais en réalité, des chapelles latérales sont richement décorées, avec peintures et sculptures. Au fond, on trouve une crypte qui abrite d’autres statues dont une de Sainte Catherine, et deux cercueils en verre. On peut voir les corps à l’intérieur… à vous de décider si vous voulez les voir ou pas, je vous aurai prévenus !

Duomo LODI

Duomo LODI

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Duomo LODI

Duomo LODI

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Le Tempio Civico dell’Incoronata dans la rue du même nom, vaut franchement d’être visité. C’est ce qui m’a le plus plu à Lodi. Conçue en 1488, l’église a été bâtie aux frais de la mairie, d’où son appellation de « civico« .

Parler de chef d’oeuvre n’a rien d’exagéré, tant nous avons sous les yeux, un joyau de l’art lombard !

Incoronata - Lodi

Incoronata - Lodi

L’église a été bâtie à la place d’un bordel. La légende dit qu’une vierge était peinte sur la façade d’un lieu de perdition, et qu’un jour, ses larmes ont coulé devant une bagarre entre prostituées et ivrognes… De là, on a construit une église. Che buona idea!

Incoronata - Lodi

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Pendant ma visite, un groupe de personnes âgées papote bruyamment dans l’église. Cela rajoutait presque du charme à l’endroit.

L’intérieur est à couper le souffle, avec des murs recouverts de peintures, sculptures et dorures, et pour couronner le tout, un sublime coupole.

L’incoronata abrite également une galerie d’art, avec des oeuvres vieilles de plusieurs siècles.

Incoronata - Lodi

Le cimetière de Lodi semblait intéressant aussi, mais fermé lors de notre visite (ouvert de 8 h 00 à 17 h 00 sauf le jeudi).

LODI - Italia - Lombardia

LODI - Italia - Lombardia

J’ai traîné encore un peu dans le centre ville, admiré les vieilles façades, poussé la porte de plusieurs églises, puis suis repartie… ravie une fois de plus, et des images plein la tête !

Lodi - Santuario delLODIle Grazie

Chiesa Santa Maria delle Grazie – Lodi

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Alors, tentés ? Si vous voulez vous loger à proximité de Lodi, ce billet sur l’hôtel Sabrina peut vous intéresser…