A la pêche aux mots chez Maupassant

J’ai lu dernièrement un recueil de nouvelles de Guy de Maupassant. J’aime beaucoup cet auteur, pour sa capacité à décrire merveilleusement ses contemporains.

Son style est fort accessible, et son oeuvre se lit sans aucune difficulté. Mais il peut arriver que l’on croise des mots inconnus… Même si cela ne gêne en rien la compréhension, j’aime parfois relever les termes nouveaux et chercher leur signification précise…

En voici une poignée !

Petite surprise dans la commande @carrefourfrance Drive ☺️ Ça fait plaisir !

A post shared by Ana (@chiarastory) on

La photo n’a rien, mais alors RIEN à voir, mais j’aime toujours illustrer mes billets !
*

Varlopé – « Un parfum de bois varlopé. » –> un bois varlopé est un bois qui a été travaillé à l’aide d’un varlope. C’est une sorte de rabot allongé, utilisé pour aplanir le bois. Le terme précis est « dégauchir » et a donné ensuite « dégauchisseuse », le nom de la machine utilisée par la suite pour le même usage.

Le Savetier – On peut retrouver la racine du mot « savate » dans ce nom de métier, qui désigne l’artisan qui réparait les chaussures.

Tilburys – Il s’agit d’une voiture « hippomobile », c’est à dire tractée par des chevaux. Elle est légère, et peu encombrante, puisqu’elle ne peut accueillir que deux passagers, et ne comporte pas de coffre. Son invention remonte à 1815, en Angleterre comme son nom l’indique.

Chantre – On retrouve ici la racine de « chanter » du latin « cantare », et en effet, le chantre est un chanteur, notamment dans les églises.

Lutrin – Restons dans l’église, avec ce pupitre souvent en bois, qui supporte un livre, pendant que la personne le lit, ou écrit. Le lutrin peut être utilisé ailleurs qu’à l’église, mais de nos jours c’est ici que l’on continue de le croiser le plus fréquemment. Il permet de ne pas avoir à porter l’ouvrage, notamment si celui-ci est volumineux, ou encore trop précieux pour être tenu à la main…

Kyrie Eleison – Si vous avez bien appris votre catéchisme et fréquenté la messe dominicale, vous avez probablement déjà entendu ce chant…  Kyrie Eleison est une formule grecque que l’on peut traduire par « Seigneur, prends pitié ».

Serpent – Oui je sais ce qu’est un serpent en général, mais quand Maupassant en a décrit un qui faisait de la musique, dans une église, je me suis dit que l’on ne devait pas parler du même… et en effet, une rapide recherche sur le net, m’a appris qu’un serpent était aussi un instrument de musique, qui appartient à la famille des cuivres, bien qu’il soit en réalité en bois et recouvert de cuir. Le musicien fait vibrer ses lèvres contre le bouquin (embouchure) et produit ainsi un son similaire à celui du trombone. La forme du serpent est vraiment caractéristique, et rappelle tout à fait l’animal du même nom !

Une Vie – Guy de Maupassant

La lecture des Hauts de Hurlevent m’ayant quelque part réconciliée avec les classiques, et donné envie de poursuivre mes (re)découvertes dans ce domaine, je me suis laissée tenter par un roman qui m’intriguait depuis des années : Une Vie de Guy de Maupassant.

Il faut savoir que ce roman est d’abord paru en plusieurs feuilletons, en 1883, avant d’être proposé en livre, sous le titre L’Humble Vérité.

***

Ne vous attendez pas à un gros pavé de 900 pages. Une Vie tient en environ 300 pages, selon les éditions. C’est bon à savoir, non ?

***

#maupassant Une Vie

A post shared by Ana (@chiarastory) on

Au départ…

Dans Une Vie, nous découvrons dès les premières pages, la jeune Jeanne, fille de Simon-Jacques et de la baronne Adelaïde. Jeanne est fille unique et est âgée de dix-sept ans. Son père l’a placée au couvent, d’où elle sort tout juste, prête à découvrir… la vie, la vraie (ce billet n’est pas sponsorisé par Auchan) !

 

Premières impressions

Les premières pages m’ont tout de suite inspiré confiance, puisque le style de Guy de Maupassant est accessible. On ne se perd pas dans des phrases de trois lignes de long. Certes, ce n’est pas écrit comme un roman actuel, mais pas bien loin. On lit sans effort.

 

Et puis… le coup de cœur !

L’histoire est simple, mais belle. Comme on peut s’y attendre en se fiant au titre, Guy de Maupassant nous narre l’histoire d’une vie, parmi tant d’autres. Cette vie, celle de Jeanne, est faite comme beaucoup, d’espoirs et de désillusions. La jeune femme est choyée par ses parents, et espère beaucoup de l’avenir à sa sortie du couvent et épouse le premier jeune homme de son rang qu’elle rencontre, sans vraiment se questionner.

Au départ tout est beau, et Jeanne et Julien forment un couple presque parfait… mais cela ne dure absolument pas.

Et ainsi va la vie… Nous suivons l’existence de Jeanne, d’abord jeune femme, puis épouse, mère, veuve…

***

A travers ce roman, nous découvrons le quotidien des normands du XIXème siècle. Nous suivons bien-entendu les barons (les parents de Jeanne) mais également les domestiques, les paysans et les religieux, tous dépeints avec beaucoup de réalisme.

La Vie de Jeanne a beau être assez simple, le roman ne manque pas d’intérêt. Je ne me suis jamais ennuyée, et n’ai jamais ne serait-ce qu’été tentée de sauter une ligne.

Pour moi, ce roman est un gros coup de cœur, qui me donne envie de découvrir les autres livres de Maupassant…

 

 

Grace Kelly, l’amour et moi – Lucy Holliday

J’avais beaucoup apprécié le personnage de Libby Lomax, dans le roman Audrey Hepburn, la vie et Moi. Alors quand j’ai vu que la suite était proposée sur NetGalley, je n’ai pas hésité, et ai réclamé ma copie numérique… Les éditions Harper Collins ont accédé à ma requête, et je les en remercie, car grâce à elles, j’ai pu à nouveau, passer un excellent moment avec ma copine londonienne !

téléchargement

Dans ce livre, nous retrouvons les personnages déjà présentés dans l’opus précédent. Mais cela ne pose aucun souci de lire ce livre sans avoir lu le précédent, car les deux histoires sont indépendantes, et que les protagonistes nous sont présentés à nouveau.

Libby a rompu avec Dillon, son petit copain au physique de rêve, mais à la cervelle un peu vide, et se retrouve à nouveau célibataire.

Elle travaille à son compte, comme créatrice de bijoux fantaisie. Ce serait le bonheur, si elle ne dépendait pas d’investisseurs un peu… spéciaux. Pour compliquer les choses encore un petit peu plus, Libby a quitté son ancien appartement miteux, et vit dans un grand appart qui appartient à l’un des investisseurs.

Elle est toujours très proche d’Olly, pour qui elle nourrit un amour secret depuis des lustres… et a gardé le contact avec la sœur de ce dernier, l’adorable Nora.

Dans le roman précédent, Libby avait rencontré Bogdan, le fils de son logeur Bogdan (oui les deux s’appellent Bogdan), un moldave haut en couleurs, qui a décidé d’assumer son rêve : devenir coiffeur !

Et bien sûr, Libby a toujours son fameux canapé Chesterfield, une vieillerie qui sent le chien mouillé, et d’où semblent sortir des célébrités décédées… Après Audrey Hepburn, c’est Grace Kelly qui fait son apparition dans le salon de Libby…

*

C’est bien ?

Je ne suis d’habitude pas très friande des livres en plusieurs tomes. J’aime changer d’ambiance en général. Et pourtant, j’avais tellement accroché au personnage de Libby Lomax, que j’ai décidé de tenter le coup et de lire un autre roman de ses aventures, moins de 15 jours après avoir refermé le précédent… C’était risqué.

Et pourtant, j’ai à nouveau eu grand plaisir à suivre notre héroïne, et à partager ses journées riches en rebondissements !

Ce roman est un délice, car il nous apporte tout ce que l’on est en droit d’espérer d’un bon bouquin de chicklit, et même un peu plus : de l’amour bien-entendu, mais aussi de l’amitié, et une bonne grosse dose d’humour. Le personnage de Libby est attachant, car la jeune femme doute d’elle-même, et représente une trentenaire lambda, à laquelle il est facile de s’identifier. Autour d’elles, différents personnages tous plus intéressants les uns que les autres, permettent de tisser des histoires secondaires, qui ajoutent à l’intérêt du roman. On ne s’ennuie jamais !

Pour en revenir à Libby, on est loin de la pimbêche toujours juchée sur 20 centimètres de talons aiguilles, qui ne se préoccupe que de sa manucure et de sortir boire des cocktails colorés avec ses copines. Ce personnage est plutôt incarné par sa sœur, et dans une moindre mesure, par leur mère…

Et puis l’histoire est pimentée par les apparitions toujours savoureuses, de Grace Kelly ! Je dirais que ce personnage est loin d’être central, bien qu’il soit mentionné dans le titre du roman. Mais il apporte incontestablement la touche d’originalité de ce livre.

En conclusion, ce roman est vraiment bon… à savourer au fond de votre lit, ou sur la serviette, dès que le soleil voudra bien montrer le bout de ses rayons !

Voyage – Découverte d’Albi

Ce week-end cela ne vous aura pas échappé, nous étions le 8 mai… enfin, les 6 et 7 mai précisément, suivis du lundi férié ! Nous avions pris notre vendredi pour rallonger encore un peu cette grosse coupure, et aller visiter un couple d’amis à Toulouse.

Aussi loin que je me souvienne, je n’avais encore jamais mis les pieds dans la ville rose. L’homme nivor non-plus. Mais avant de découvrir la capitale du royaume Wisigoth, nous avons commencé par visiter sa voisine Albi, distante d’environ 75 km.

Toulouse-Albo

Albi, généralités

Albi est une ville du sud-ouest, chef lieu du département du Tarn, dans la nouvelle région Occitanie.

L’Occitanie est issue de la fusée des anciennes régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Albi est connue pour diverses raisons, et notamment pour le nom de ses habitants, les albigeois, qui renvoie à la Croisade des Albigeois, au XIIIème siècle, au cours de laquelle les cathares furent violemment réprimés par l’Eglise catholique romaine.

Nous n’entrerons pas dans les détails, car je ne suis pas experte en ce domaine, mais sachez simplement que le catharisme était un mouvement chrétien considéré comme hérétique.

 

La Cathédrale Sainte-Cécile

La cathédrale Sainte-Cécile, fut érigée contre le catharisme, pour réaffirmer la puissance de l’Eglise romaine. Elle est encore aujourd’hui le joyau de la ville d’Albi.

 

Toulouse-Albo

Nos amis avaient organisé pour nous une visite VIP, puisque c’est un de leur ami prêtre, qui nous a servi de guide !

Nous avons l’habitude de visiter des bâtiments religieux. Je dirais qu’à ce jour nous avons dû découvrir une bonne trentaine de cathédrales et un nombre incalculable d’églises, surtout lors de nos séjours en Italie !! Mais nous avons encore énormément à apprendre car généralement nous nous contentons des informations du guide du Routard, qui rentre assez peu dans les détails.

Toulouse-Albo

La Cathédrale Sainte-Cécile mesure 40 mètres de haut, et est la plus grande cathédrale de brique du monde. Son clocher culmine à 78 mètres.

Elle a été rehaussée de 7 mètres des siècles après sa construction, pour donner une impression toujours plus marquante. C’est réussi ! Vous pouvez voir la démarcation au niveau de la ligne de gargouilles.

Lorsque sa construction fut entamée en 1282, l’idée était de dresser une forteresse, et de marquer les esprits. On imagine assez aisément que l’objectif a été atteint, car même de nos jours, ce mastodonte de brique nous fait nous sentir tous petits !

 

Toulouse-Albo

L’édifice est réellement imposant. L’extérieur est en briques rouges, comme la plupart des monuments d’Albi. Seule l’entrée est en pierre grise, choisie pour sa plus grande facilité à sculpter, par rapport à la brique. Le côté très travaillé, très fin, contraste avec le reste du bâtiment.

De dehors, comme je vous le disais précédemment, la Cathédrale a des airs de forteresse. L’intérieur en revanche, est beaucoup plus raffiné. Il a parfois souffert, notamment pendant la révolution, quand les armoiries ont été retirées… Des statues ont été fondues. Mais il reste néanmoins sublime…

Toulouse-Albo

On entre sur le côté, et il est tentant de s’orienter sur la gauche, qui est en fait le fond de la Cathédrale. À l’époque, les fidèles s’installaient dos à l’immense fresque du Jugement Dernier, et écoutaient les chœurs, qu’ils ne voyaient pas. Les civils étaient séparés des religieux, et ne pouvaient pas se rendre dans certaines parties de la cathédrale, réservées au clergé.

Rappelons qu’à une époque où l’imprimerie n’existait pas encore, et la télé encore moins, les peintures servaient à instruire les fidèles, à leur montrer les choses… Les murs de la cathédrales d’Albi avaient donc un rôle pédagogique. Ce que l’on pouvait y admirer servait à marquer les esprits.

Ainsi, la peinture murale du Jugement Dernier, exposait les pêchés capitaux, et les conséquences qui attendaient les pêcheurs…

Toulouse-Albo

Cette peinture a été réalisée à partir de 1474. Malheureusement, au XVIIème siècle, une porte fut ouverte au milieu de la peinture, faisant disparaître… le Christ et le pêché de la Paresse. Du coup, la peinture n’est plus complète. Mais l’on peut malgré tout admirer cette oeuvre impressionnante, et lire le détail des châtiments, qui est noté en vieux français, assez facile à déchiffrer !

Toulouse-Albo

Toulouse-Albo

Juste au dessus du Jugement Dernier, l’orgue de Christophe Moucherel a été réalisé entre 1734 et 1736. Il est orné de nombreux angelots, qui tournaient à l’époque sur eux mêmes. Imaginez un peu le spectacle !

Tournons lui le dos, et regardons maintenant le jubé ! A l’époque, les fidèles s’installaient face à lui, pour écouter les chœurs… Ce jubé est une oeuvre gothique construite au XVème siècle. Il servait à séparer les religieux du peuple.

Toulouse-Albo

Toulouse-Albo

Le jubé est impressionnant… A l’époque il était encore plus marquant, car il y avait des armoiries, qui ont été détruites par les révolutionnaires.

Toulouse-Albo

Sur la droite, avant de pénétrer dans le chœur, nous pouvons voir la statue de Sainte-Cécile.

Sainte-Cécile

Sainte Cécile, dont Cécile était en réalité le nom de famille et non le prénom, est une martyre chrétienne, qui aurait vécu en Sicile avant d’être condamnée entre 176 et 180 par l’empereur Marc Aurèle, pour avoir converti de nombreuses personnes au christianisme.

Son corps a été retrouvé en 1599, presque intact et dans sa position d’origine, reproduite dans la sculpture que vous voyez ci-dessus.

Toulouse-Albo

Le choeur et le trésor

La visite du chœur est payante. Mais je vous la recommande néanmoins car vous verrez de superbes peintures et sculptures, qui peuvent vous occuper pendant des heures… Les artistes de l’époque ne se contentaient pas de peintre ou sculpter le minimum. Ils rajoutaient des petites « surprises » un peu partout… Des visages cachés dans les fonds colorés, des petits animaux…

Visite du chœur : 5 €

Visite du chœur + trésor : 6 €

Toulouse-Albo

Regardez bien dans les encarts marbrés en bas… on peut distinguer des visages !

Toulouse-Albo

A l’intérieur du chœur, les sièges des chanoines sont étonnamment simples… comparés aux murs ornés de sculptures très raffinées !

Toulouse-Albo

Toulouse-Albo

Albi

 

Il est possible de visiter le Trésor, et de voir les objets encore utilisés ponctuellement, comme les « accessoires » de l’évêques. Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marquée.

 

Albi

Albi

Une fois la visite terminée, nous avons marché au hasard dans les rues, le nez levé pour admirer les colombages…

Albi

Albi

Vue sur les jardins depuis la terrasse de la cathédrale

Albi

Albi est une superbe ville. J’ai été marquée par le nombre impressionnant de boutiques qui ont conservé de belles devantures en bois, et par les maisons à colombages que je ne m’attendais pas à voir ici.

 

Albi

 

Cloître Saint-Salvi

Nous avons fait un petit tour dans le cloître Saint-Salvi et sommes entrés dans l’église du même nom.

Albi

Albi

 

La ville m’a paru très verte. Il y a beaucoup d’arbres, châtaigniers, platanes comme chez nous à Besançon, mais aussi… des figuiers !

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

 

Les ponts

Il y a deux ponts à Albi : le pont vieux, et le Pont… Neuf, aussi appelé pont du 22 août 1944, en référence à la libération de la ville.

Albi - Toulouse

Pont Vieux – Albi

Albi - Toulouse

https://www.flickr.com/photos/63296507@N04/34429103761/

Pont Neuf – Albi

 

Notre petit tour est à présent terminé… J’espère que cela vous a plu. Je vous remercie pour vos réactions que j’ai hâte de lire en commentaires, et vous donne rendez-vous très bientôt pour la visite de Toulouse ! 🙂

 

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

Orgueils et Préjugés, le film

Il y a trois catégories de personnes au monde :

1/ celles qui ne regardent jamais l’adaptation ciné d’un livre qu’elles ont aimé,
2/ celles qui préfèrent voir le film avant de lire le livre,
3/ celles qui préfèrent voir le film après avoir lu le livre.
(Le premier qui commente en disant qu’il n’a aucune préférence cherche les ennuis).
Pour ma part j’appartiens à la troisime catégorie. J’aime voir l’adaptation après avoir lu l’original. Je m’ennuie en lisant un livre dont j’ai déjà vu le dénouement !
C’est donc après avoir reposé ma Kindle et donné une bonne note à Orgueil et Préjugés sur Amazon, que j’ai appuyé sur le bouton lecture du DVD.

J’avais adoré le livre ; j’espérais ne pas être déçue par le film.

Je vous présente ici la version de 2005.

18443358.jpg

Synopsis

Le film reprend fidèlement l’histoire de Jane Austen et nous immerge au cœur de la famille Bennett.

Mr and Mrs Bennett appartiennent à la gentry anglaise du XIXème siècle. Ils ont cinq filles, toutes en âge d’être mariées. Si Mr Bennett mène une existence paisible au milieu de ses livres, son épouse en revanche, est obsédée par l’idée de marier ses filles, au point de se rendre souvent ridicule en ventant lourdement leurs mérites en société.

Jeanne l’aînée, est d’une grande beauté, et fait preuve de beaucoup d’empathie. Lorsque Mr Bingley arrive dans la région et qu’il la rencontre, le charme opère immédiatement entre ces deux personnages profondément aimables…

Entre son ami Darcy et la deuxième fille Bennett, Elizabeth, les choses sont en revanche plus compliquées…

 

Une adaptation brillante

Le film est à la hauteur du livre. Son casting a été fort bien réalisé. Même si je ne suis pas une inconditionnelle de Keira Knightley (ses mimiques m’agacent) force est de constater qu’elle incarne une Elizabeth plus vraie que nature, audacieuse et qui sait ce qu’elle veut !
Je ne vais pas détailler chaque personnage individuellement, mais vous dire simplement que par rapport aux personnages que j’avais imaginé en lisant le livre, aucun ne m’a déçue, bien au contraire !

Les passages clefs sont bien repris dans le film. Et l’on peut assister aux scènes de bal, aux conversations, aux repas, en ayant les images devant les yeux, ce qui nous permet de voir les superbes tenues d’époque !

J’ai adoré le livre. J’en dirais autant du film !

Charlie, les filles lui disent merci

Quand j’ai trouvé ce DVD sur un vide-grenier, avec les capotes sur la jaquette, et le résumé au dos, tout semblait indiquer qu’il s’agissait d’une grosse daube. Mais malgré tout, j’ai décidé de donner sa chance à cette comédie de 2007, et de l’acheter, pour la modique somme de 1 €.

C’était une erreur.

Au casting, il y a Jessica Alba, qui donne la réplique à Dan Cook (personnellement je ne le connaissais pas du tout).

téléchargement.jpg

Lui, c’est Charlie, et quand il était gamin, une petit gothique qui en pinçait pour lui, lui a jeté une malédiction. Depuis, Charlie se rend compte que chaque fois qu’il couche avec une femme, elle finit par le quitter, puis par épouser le prochain homme qu’elle fréquente.

Un jour, cela finit par se savoir, et Charlie a la surprise de voir les femmes se battre pour profiter de son fameux « don » (et donc pour coucher avec lui). Ce qui pourrait passer pour une chance inouïe, va finalement s’avérer être un sacré handicap, lorsqu’il rencontre la belle Cam (Jessica Alba).

Charlie est face à un terrible dilemme…  S’il couche avec Cam, elle risque fort de le quitter, et de se marier avec un autre…

*

Le synopsis est assez original, et on pourrait s’attendre à une comédie légère. En réalité, on est plus près d’American Pie que de Pretty Woman… Nous n’avons pas compté le nombre de paires de seins que nous avons pu voir en 1 h 30 de film… et encore, il aurait fallu compter les seins pas uniquement par paire, car sans vouloir spoiler, à la fin on voit même une femme à trois seins…

Ce film semble avoir été réalisé uniquement pour servir de prétexte à une succession de scènes vulgaires, entrecoupées par des répliques dégoûtantes. Je vous en cite une pour l’exemple :

« Hum cette fille, elle pourrait me péter dans la bouche, je me plaindrais même pas ! »

C’est lourd, gras, et ça reste sur l’estomac. A moins d’aimer l’humour très très très lourd, ou de vouloir absolument connaître la filmographie intégrale de Jessica Alba, passez votre chemin, sincèrement…

 

100% Bio, le buffet vegan de Rome à ne pas louper !

Il y a à Rome, un resto que je ne saurais que trop vous conseiller ! Il s’appelle 100% Bio et se trouve Piazza di Porta San Paolo, 6, à proximité de la Pyramide de Cestius.

IMG_0032

 

Le fonctionnement

Il fonctionne essentiellement sous forme de buffet. On se sert soi-même, et l’on pèse son assiette, pour obtenir un petit ticket. On peut ainsi se resservir, et payer ensuite en faisait l’addition de tous les tickets.

100 % bio est un resto 100 % vegan. Mais l’homme Nivore s’est régalé malgré tout, car il a pu garnir son assiette de plats divers et variés.

 

Le prix

Le prix est de 2,60 €/100 grammes, sachant que l’on paye à chaque fois le poids de l’assiette… donc cela va assez vite mine de rien, surtout lorsque l’on a marché toute la matinée, et que l’on a très faim.

 

Le choix

Au menu le jour de notre passage : légumes râpés au vinaigre, poireaux, champignons et seïtan, tempeh, pois chiches, quinoa,…

Il y a des crudités, des féculents, des plats de légumes, des substitut de viande (seitan, tempeh), … Chacun y trouvera son bonheur.

Et pour les gourmands de sucré, des patisseries sont proposées en sus, mais nous n’en avons pas pris.

IMG_0031

Nous n’avons pas trouvé de pain pour tartiner houmous et tartinade de curcuma. Pourtant d’autres tables en avaient donc je pense que nous n’avons pas bien cherché ! Dans les commentaires de Tripadvisor, certains voyageurs mentionnent un sachet proposé à 1,50 €.

IMG_0030

Après une grosse journée de marche, nous avons pris pour 1,30 kg de buffet à deux. Cela nous semblait énorme, mais il faut rappeler que l’on paye le poids de l’assiette en elle-même, et elle n’est pas super légère. J’aurais bien aimé peser l’assiette vide pour voir, mais je n’ai pas osé… :-p

100% Bio Roma

Dans tous les cas, nous nous sommes régalés. Les plats étaient originaux pour certains (champignons et seitan notamment), plus simples pour d’autres (carottes et betteraves râpées), mais toujours succulents.

Au final, la note faisait un peu mal aux fesses (2,60 € / 100 grammes, soit 26 € le kilo si vraiment vous êtes aussi nuls que moi en maths). Mais vu la qualité et la quantité, il n’y avait rien à redire. On aurait juste pu demander un peu plus d’explication de la part des serveurs, qui ont paru un peu déconcerté d’avoir à accueillir des touristes, et n’ont pas cherché à nous renseigner (bien que nous parlions italien). Certes nous nous sommes débrouillés, mais personne ne nous a jamais demandé si tout se passait bien, ni ne nous a proposé de pain par exemple.

100% Bio Roma
Les noms des plats étaient notés et le fait de savoir que tout était 100 % vegan simplifiait bien le choix !
Dernier détail, l’eau proposée à table est l’eau du robinet, filtrée et éventuellement gazéifiée si vous en faites la demande. Comme cela, on consomme une « boisson » locale.

A bientôt pour de nouvelles aventures italiennes !