Ceci n’est pas une banane !

J’ai choisi le livre de Céline Theeuws dans les suggestions de ma Kindle, pour son thème. En effet, il était noté qu’il traitait d’anorexie. En réalité et après avoir lu ce roman, je dirais que le thème principal est plutôt celui du harcèlement moral.

Dans tous les cas et quel que soit le thème dominant, ce roman m’a beaucoup plu !

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Sixtine est une jeune belge, fraichement arrivée à Paris. Pour vivre son rêve d’habiter la ville Lumière, elle a pris un travail de vendeuse dans une enseigne d’alimentation biologique. Cela lui permet de payer son petit studio. Mais très vite, ses espoirs sont mis à mal par ses collègues, qui font d’elle leur souffre douleur.

Sixtine ne se rebiffe pas, prend sur elle et perd énormément de poids…

Bien que l’histoire ne prête pas spécialement à sourire, la couverture vous permettra de le deviner, ce roman reste profondément optimiste.

Il faut dire que l’écriture de Céline Theeuwws est absolument délicieuse et permet de donner vie à une héroïne tout à fait attachante. En plus de cela, l’histoire est traitée intelligemment, sans longueurs, sans superflu.

On reste beaucoup dans le factuel, dans ce que fait Sixtine jour après jour. Il n’y a pas de longues introspections qui pourraient alourdir le récit.

Pour le rythme de ce roman, pour la belle écriture de l’auteure et pour le traitement intelligent de l’histoire, il vous faut absolument lire ce livre !

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Si je mens…

J’aime bien les thrillers. Je me délecte quand il y a du suspens, de l’angoisse, et une belle brochette de suspects !

Si Je Mens tu Vas en Enfer est un roman de Sarah Pinborough, Auteure britannique de romans de Fantasy et d’horreur. Je n’avais encore rien lu d’elle, mais le résumé proposé sur Netgalley a su retenir mon attention !

 

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Lisa est une femme au passé trouble, qui n’aspire qu’à mener une existence tranquille, avec sa fille de seize ans, Ava. Ce rêve pourtant simple pourrait bien se retrouver menacer, lorsque l’adolescente sauve un petit garçon de la noyade, et devient une célébrité locale.

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Le roman se compose de courts chapitres que l’on enchaîne un peu comme s’il s’agissait de bonbons, en mode « allez, un dernier… plus qu’un… ». Il est difficile de lâcher le livre, tant le récit qu’il continent est prenant, et ce dès les toutes premières pages.

Nous alternons les narrateurs, entre Lisa, sa fille Ava, et la meilleure amie de Lisa, Maryline. Chacune a ses secrets, que nous découvrons progressivement au fil des pages.

L’on sait d’emblée que Lisa a fuit quelque chose, et qu’elle n’est pas tranquille à l’idée que quelqu’un ou quelque chose resurgisse. Ava a des secrets d’ado, avec un petit copain officiel et un fantasme beaucoup plus officieux. Quant à Maryline, il se pourrait bien que son couple en apparence parfait ne soit pas si merveilleux que ce que pensent les autres…

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Ce livre m’a beaucoup plu, car il met en scène des personnages plutôt classiques, auxquels il m’a été facile de m’identifier. Le suspens était très présent, dès les premières pages. Et l’auteure n’a pas jugé nécessaire de nous faire perdre du temps avec une introduction inutilement longue !

Je me suis retrouvée plongée dans l’histoire au bout de quelques pages, et n’avais qu’une seule envie, retrouver mon bouquin dès que j’avais quelques minutes de libres !

J’ai apprécié ma lecture jusqu’au bout, sans avoir à regretter aucune longueur. Je ne saurais donc que vous conseiller ce livre !

 

 

 

Le Liseur du 6 h 27

Ce livre de Jean-Pierre Didierlaurent a été un grand succès au moment de sa sortie en 2015, mais j’étais passée à côté. J’en avais entendu beaucoup de bien, mais avais d’autres livres en attente à ce moment là.

Ce n’est pas la première publication de l’auteur, qui était déjà connu pour ses nouvelles, mais il s’agit en revanche de son tout premier roman.

Le Liseur poireautait patiemment dans ma pile à lire depuis au moins 2 ans, quand je me suis ENFIN décidée à le lire !

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C’est l’histoire de Guylain Vignolles, un employé discret au service de la Zestor 500, une machine qui broie les livres invendus pour fabriquer du papier recyclé.

La journée, Guylain Vignolles exécute mécaniquement les tâches pour lesquelles on le paie. Puis, après avoir éteint la machine et récupéré les quelques pages que cette dernière n’a pas réduit en gouillasse, il rentre chez lui.

Et le lendemain, tout recommence. Il prend le train de 6 h 27, et se met à lire à voix haute les fameuses pages sauvées la veille…

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Ce livre est une sorte de conte moderne où la machine joue le rôle du monstre abominable qui détruit les livres, et par extension les hommes. Il est animé par des personnages que l’auteur a rendu biens vivants, grâce à une foule de petits détails, plus savoureux les uns que les autres.

Le livre est court, quelques 200 pages et pourtant l’auteur parvient à créer un petit univers, qui nous devient très vite familier. Comment ne pas s’attacher à Guylain, un homme lambda, ni grand ni petit, ni gros ni maigre, presque invisible et c’est voulu, qui ne vit que pour aller appuyer sur le bouton de la Zestor, et nourrir Rouget de Lisle, son poisson ?

Je ne dirais pas que ce livre est un chef d’oeuvre, mais j’ai passé d’excellents moments à en tourner les pages… Je vous le conseille vivement, voire un peu plus !

L’Innocence, Tracy Chevalier

J’ai découvert Tracy Chevalier il y a une dizaine d’années, en lisant son roman La Dame à la Licorne, qui est encore des années après, mon roman favori. J’aime beaucoup les livres de cette auteure américaine. Elle propose en effet des romans historiques, qui ont l’avantage de nous transporter dans le temps… Notez que j’ai écrit ROMANS historiques, donc ce ne sont pas des livres pour apprendre l’histoire, mais plutôt des romans, avec un aspect historique. La nuance est de taille.

Avec L’Innocence, Tracy Chevalier nous envoie à Londres en 1792, où nous faisons la connaissance de Thomas Kellaway, ébeniste originaire d’un petit village du Dorset. Thomas Kellaway arrive à Londres, avec femme et enfants, sur l’invitation d’un Directeur de Cirque, Philip Astley.

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Le dépaysement est total pour la famille Kellaway, et notamment pour les deux enfants, Jem et Maisie. La ville leur apparaît tout d’abord immense et bruyante, avant qu’ils entreprennent de la découvrir aidés d’une jeune londonnienne, Maggie Butterfield, et de leur voisin Mr Blake, graveur et poète…

J’ai regretté que le récit soit un peu long à se mettre en place. Au départ, je lisais quelques pages, puis reposais le livre, car je n’arrivais pas à me plonger dans l’histoire, chose rare avec cette Auteure ! Et puis, petit à petit, je suis entrée dans l’intrigue, pour ne plus en ressortir.

Il y a tout une première partie qui sert à planter le décor, pendant laquelle j’ai déploré le manque d’action. Nous découvrons un Londres pas toujours très accueillant, avec ses pubs, ses prostituées et son brouillard qui désoriente les nouveaux arrivants encore peu habitués.

J’ai lu ce livre en version originale, sous le titre Burning Bright. C’était assez facile car bien que l’action se situe dans le passé, et qu’il y ait un vocabulaire un peu spécifique (du matériel lié au travail du bois par exemple) j’ai très vite réussi à retenir qui était qui, et qui faisait quoi !

D’un côté j’ai apprécié le dépaysement, puisque l’action se situe dans un Londres de la fin du XIIXème siècle. J’ai aimé également les thèmes du déracinement et de la fin de l’enfance, qui sont traités en parallèle avec une belle habileté. Malgré tout, j’ai regretté le fait que l’histoire soit un peu plate. J’aurais aimé un peu plus de rebondissements, et que les personnalités des différents protagonistes soient plus fouillées, moins simplistes.

Néanmoins, la lecture m’a plu, mais je dirais que de tous les livres de Tracy Chevalier, celui-ci est le plus dispensable.

 

Le matcha by Lipton

Le thé matcha est un thé vert japonais, qui a la particularité de se présenter sous forme de poudre très fine. Les feuilles de thé ont été broyées entre deux meules de pierre. Le matcha se boit après que l’on ait mélangé la poudre et l’eau avec une sorte de petit fouet en bambou, le chasen.

Ce thé a un goût bien différent des thés infusés, et il présente également des bienfaits phénoménaux. Le matcha contient plus de cent fois plus d’antioxydant que les thés infusés !

Au Japon, quelque semaine avant la récolte des feuilles de thé qui serviront à préparer le matcha, on recouvre les arbustes, pour leur cacher la lumière, et donner un goût bien spécifique à ses feuilles.

Le vrai matcha coûte relativement cher, ce qui est justifié par le temps nécessaire à sa préparation. Mais bon… pour une consommation de tout les jours, cela peut constituer un frein. C’est le cas pour moi.
Je me suis donc laissée tenter par les sachets Lipton au matcha. La marque ne propose pas du 100 % matcha vous vous en doutez, mais du thé vert classique, mélangé à du matcha… On peut essayer après tout !

Bon, je n’irai pas par 4 chemins, cet achat était un ratage total. Ce thé est un simple thé vert, qui malgré la présente de matcha dans ses ingrédients, n’a aucun goût particulier… Je n’avais pas de grandes attentes, mais j’ai été déçue malgré tout.
Je vais terminer les vingt sachets et tourner la page !

Histoires Criminelles, Christophe Hondelatte

J’ai toujours aimé les faits divers. Fut un temps je lisais les recueils de Pierre Bellemare. Puis je me suis mise à écouter les podcasts de Christophe Hondelatte, qui relatent entre autres des affaires criminelles. Je suis assez friande de ce genre de récits, et ai donc tout naturellement demandé mon exemplaire numérique des Histoires Criminelles parues chez JC Lattès.

Le livre est paru le 23 janvier 2019, et la version papier compte 288 pages.

Christophe Hondelatte nous invite à découvrir vingt-cinq histoires glaçantes, comme celle du détenu qui a tué puis mangé son co-détenu, au prétexte que celui-ci ne s’était pas lavé les mains avant de venir à table…

J’ai beaucoup aimé lire ce bouquin (oui dit comme ça après un résumé de cannibalisme, ça sonne bizarrement !), tout comme j’aime beaucoup écouter les émissions de l’auteur. J’ai retrouvé le même plaisir, grâce à la clarté de son récit, et à la grosse dose de suspens toujours bien présente !

Alors je serai brève… Si vous êtes amateur de faits divers, que vous aimez Faites Entrer l’Accusé, les histoires de meurtres, de disparitions etc, ce livre vous plaira !

Rencontre avec les chats milanais

Le concept des bars à chats a gagné la France il y a quelques années, et on a vu apparaître de ci de là, quelques établissements de ce type. On ne peut pas parler de véritable mode, car ces neko cafés (c’est leur nom au Japon, d’où ils sont originaires) restent relativement peu nombreux.

J’ai mes habitudes au Café des Félins de ma ville, et j’aime y passer quelques heures, quand j’ai envie de me détendre. Alors, de passage à Milan j’ai eu envie de tester un bar à chats, pour voir un peu comment se déclinait le concept de l’autre côté des Alpes !

A l’heure où j’écris ces lignes, il y a deux bars à chats dans la capitale économique italienne : Le Crazy Cat Café et le Catmint Cat Café. Il fallait faire un choix, et comme le Crazy Cat était le plus ancien, et le premier Neko café de la région, j’ai sélectionné celui-ci.

L’établissement se situe Via Napo Torriani, 5, et est facilement accessible à pieds, puisqu’il n’y a qu’une petite dizaine de minutes de marche depuis la gare Centrale !

L’accueil y est plutôt sympathique, et la déco soignée.

Il y a quelques objets de récup’ bien vintages, comme une vieille télé cathodique. On peut prendre place soit à table, soit dans des petits salons, en s’installant dans un canapé moelleux, ou dans un fauteuil. L’endroit est très propre, soigné, et l’ambiance est définitivement au calme. Les gens parlent doucement, voire chuchotent.

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Si la déco m’a beaucoup plu, j’ai regretté que le lieu soit nettement moins cosy que dans le Café des Félins de Besançon. Les petits salons ne sont pas séparés par des panneaux, ou par des recoins de murs. Du coup, tout est très ouvert, et on ne se sent pas comme dans son propre salon !

Cela n’empêche que l’on passe un bon moment au Crazy Cat, et que l’on se régale… La carte est bien garnie, et l’on peut manger un véritable repas complet ! Le café propose le petit-dèj, le brunch, l’apéro (sacré en Italie !) et des snacks tout au long de la journée. Il est également possible de déguster une boisson (chaude ou froide), une ou plusieurs douceurs pour le goûté ou à tout moment de la journée !

Le menu est accessible par ici : menu

Les prix m’ont parus corrects, mais j’ai regretté que la cat therapy soit ajoutée en fin de note. Il s’agit d’un supplément d’un euro par personne, mentionné sur le site internet, mais que je n’avais pas vu sur le menu, et qui m’a un poil surprise…

Au final mon cappuccino glacé (au lait de soja) m’a coûté non pas les 4,50 € du menu, mais 5,50 €. Ce n’est pas énorme dans l’absolu (cher pour l’Italie), mais cela change un peu la donne.

Les chats du café proviennent d’associations.