L’élégance du Hérisson

C’est en me baladant dans une librairie de Mantova (en Italie) que j’ai trouvé ce roman français, proposé à -50 %, car d’occasion. Lire un roman français, traduit en italien, je me suis dit que c’était un peu cucul la praline… et puis finalement, je l’ai acheté malgré tout. Passons.

Mantova 2017

J’ai un peu tardé avant d’entamer ma lecture, et me suis plongée dans cette histoire en plein mois de janvier frisquet. Mais je ne pense pas que la météo ait été la seule coupable, si ce roman m’a laissé un peu… de glace.

Car en effet, malgré le succès rencontré par ce livre (prix des libraires 2007, traduit en 34 langues, adapté au cinéma avec Josiane Balasko dans le rôle principal) j’ai été un poil déçue.

Commençons par le début.

C’est l’histoire de Renée, cinquante-quatre ans, veuve, Concierge depuis vingt-sept ans dans un immeuble bourgeois parisien.

Vue de l’extérieur, Renée est l’archétype même de la Concierge selon ses propres dires.

Elles ne parle pas beaucoup, ne prend pas soin de son apparence, et s’arrange pour passer volontairement pour une inculte.

En réalité, elle a des goûts à l’opposé de que l’on peut imaginer. Elle aime le cinéma japonais, la littérature classique, et se révèle bien plus instruite que tous les autres occupants bourgeois de son immeuble.

Dans l’immeuble justement, il y a aussi Paloma, jeune fille qui vit avec ses bourgeois de parents, et sa frangine prénommée Colombe. Paloma est à part elle-aussi…

***

Si ce roman ne m’a pas emballée plus que cela, c’est en grande partie car le récit de Muriel Barbery manque cruellement de nuance. Dès le départ, on a les gentils d’un côté (Renée, Paloma et quelques rares personnages secondaires) et les vilains de l’autre. Les gentils restent gentils, et les vilains… et bien restent vilains.

Petit à petit, nous découvrons toute la galerie de personnages et suivons l’évolution de leurs relations entre eux. Il y a les petites gens, tous adorables, et les bourgeois, pour la plupart méprisants donc détestables. Et puis il y a quelques exceptions, pour confirmer la règle. C’est tout.

Et puis, il ne se passe rien de bien folichon. On reste toujours profondément enfouis dans les clichés…

L’idée d’une concierge particulièrement cultivée, qui jouerait les niaises pour avoir la paix, pourquoi pas… Mais il faudrait tout de même plus pour faire un roman, non ?

Alors bon, l’Élegance du Hérisson n’est pas fondamentalement un mauvais livre. Mais je n’ai pas été transportée par l’histoire malgré tout. Vous l’aviez compris je pense…