Balade à Bologne

Je sais, je vous ai déjà parlé de Bologne à plusieurs reprises, mais la ville est réellement vaste et il y a énormissimement à dire sur elle. Donc il se peut que ce billet ne soit pas le dernier…

Pour commencer voici des affiches artistiques, qui ont croisé notre regard et nous ont « contraint » à nous arrêter alors que nous faisions le tour de la ville à vélo.

Elles sont l’oeuvre de différents artistes de street art, qui ont participé au projet CHEAP on BOARD en partenariat avec la ville de Bologne. Les artistes ont réalisé des affiches « non-conventionnelles » qui ont été installées sur des panneaux inutilisés, à différents endroits du centre ville.

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Ensuite, je ne vous parlerai pas de la statue de Neptune, qui trône en face de la cathédrale. Non, ce n’est pas qu’elle ne m’intéresse pas. Au contraire, j’aimerais énormément pouvoir l’admirer. Mais celle-ci est en travaux, et en 2017 comme en 2016, nous n’avons vu qu’une bâche géante, sur laquelle figurent quelques photos de détails de la fameuse fontaine…

Construite pour le pape Pie IV, cette fontaine monumentale représente le pouvoir papal. Neptune domine les eaux (comme le pape domine le monde). On voit donc Neptune, avec à ses pieds, des statues qui représentent le Gange, le Nil, l’Amazone et le Danube. Ce sont les grands fleuves qui symbolisent les quatre continents connus à l’époque.

Nous pouvons visiter le chantier de restauration du monument, mais à mon sens cela n’a pas un intérêt immense si l’on n’a jamais vu la fontaine en question…

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Un jour nous reviendrons, j’y tiens !

Nous avions caressé l’idée de visiter la Bologne médiévale avec un casque de réalité virtuelle. C’est une activité proposée au palazzo Pepoli. On enfile un casque, et pof, on se retrouve dans les rues de Bologne au XIIIème siècle. La ville de l’époque a été reconstituée, avec ses nombreuses tours de l’époque.

La Macchina del Tempo avait l’air vraiment trop cool, mais l’attente de plus de trente minutes à l’office de tourisme a eu raison de notre patience. Et puis il faut dire que le billet coûtait relativement cher, donc finalement, tout mis bout à bout, nous avons préféré profiter de notre précieux temps pour visiter les églises et nous balader dans les rues de l’époque actuelle !

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La basilique San Petronio n’est pas en travaux. On pourrait le croire, puisque sa façade n’est qu’en partie terminée. Le marbre ne recouvre pas l’intégralité du bâtiment, et la brique est encore largement visible, faisant de l’édifice la plus grande église de brique du monde !

La basilique est construite dans un style gothique, et est dédiée à Saint Pétrone, évêque du Vème siècle et patron de la ville de Bologne.

Il ne faut pas la confondre avec la Cathédrale San Pietro, qui se trouve à quelques rues de là… Cette dernière est moins imposante, car elle apparaît dans une rue, et non au bout d’une immense place.

Bien-entendu, il faut absolument visiter l’intérieur de la basilique, ne serait-ce que pour ressentir l’immensité du lieu, et se retrouver tout petit riquiqui.

Lors de notre visite en 2016, nous avions dû nous acquitter d’un droit de faire des photos de 2 € par personne. Cette année, allez savoir pourquoi, le guichet était fermé et nous avons pu prendre des photos sans rien payer. Tant mieux, n’est-ce pas ?

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J’aime beaucoup cette basilique, pour son apparente simplicité. On a une impression d’immensité et de luminosité lorsque l’on pénètre à l’intérieur. Et puis, en avançant, en regardant par ci par là, on se rend compte qu’il y a une foule de détails à admirer, notamment dans les chapelles latérales.

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A voir également si vous appréciez les belles églises, la Basilique San Domenico.

C’est l’une des églises de la ville la plus riche d’Histoire.

Saint Dominique de Guzman, père fondateur de l’ordre des dominicains, était originaire d’Espagne. Mais c’est à Bologne, en 1221, qu’il mourut, après avoir fondé un couvent. Les moines ont souhaité bâtir une plus grande église, qui est la basilique que l’on peut encore admirer de nos jours.

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A l’intérieur de la-dite église, dans une chapelle latérale, se trouve le sépulcre de Saint Dominique. C’est sans conteste un incontournable à voir à Bologne, vu les noms des artistes de l’époque qui participèrent à la réalisation : Nicola Pisano, Arnolgo di Cambio, Niccolo dell’Arca, Alfonso Lombardi, et probablement le plus connu : Michelangelo Buonarroti.

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L’ange sur le côté droit serait l’oeuvre de Michelangelo.

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Ne quittez pas cette basilique sans avoir visité le chœur. Pour ce faire, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 50 centimes, mais honnêtement, cette somme est dérisoire pour pouvoir admirer les marqueteries qui s’y trouvent, et faire un petit tour dans le cloître.

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Pendant que nous admirions les marqueteries, une dame est venue faire la poussière. Elle avait l’air totalement blasé, et ne regardait même plus les boiseries, alors que nous étions tous les deux à ouvrir de gros yeux ronds « Ouah t’as vu là, il y a même un effet 3D ! ». La scène devait être assez comique ! 🙂

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Et ainsi s’achève notre visite du jour. J’espère qu’elle vous aura plu… N’hésitez pas à me le faire savoir en laissant un commentaire ! A PRESTO!!

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Le Musée du Bois – Riva1920

Cette année, nous sommes partis en vacances en Italie. Comme tous les ans en fait, mais avec des étapes différentes. En allant de notre première ville (Milan) à la seconde (Bergame), nous avons fait un crochet par Cantù, à proximité de Côme, en Lombardie.

Cantù en soi, pouvait mériter une visite, mais je ne saurais vous le confirmer de façon catégorique, car il ne nous a pas été vraiment possible de le faire, faute de temps.

Si nous sommes passés par Cantù, c’était pour visiter le Museo del Legno, et le showroom de l’entreprise Riva1920.

 

Museo del Legno #Riva1920 #Cantù

Banc en bois pigmenté noir

Connaissez-vous la Riva ? C’est une entreprise de mobilier italienne, qui appartient à une fratrie : Maurizio, Davide et Anna Riva. Maurizio est d’ailleurs venu en personne nous ouvrir les portes du musée, qui était normalement fermé en août !

J’avais écrit sur la page Facebook officielle pour me renseigner et on m’avait répondu de téléphoner la vieille pour confirmer ma visite.

Riva produit des meubles d’exception. L’essence la plus représentative utilisée par l’entreprise, est le kauri, un arbre néozélandais millénaire, dont le bois massif est parfois combiné à de la résine pour former des meubles absolument uniques.

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Museo del Legno #Riva1920 #Cantù

Table Earth (kauri et résine)

Au départ, la Riva était une entreprise assez classique fondée par Nino Romano. Elle proposait des meubles traditionnels. L’arrivée de Mario Riva, son beau-fils, ne changea pas l’orientation de l’entreprise, qui continua à produire du mobilier traditionnel, en bois massif.

Ce sont les frères Riva, fils de Mario Riva, qui ont progressivement introduit une dimension de design et d’Art (avec un grand A) qui a permis de différencier leurs meubles et de les faire connaître dans toute l’Italie et bien au delà.

Imaginez, ce n’est qu’en 1992 que Riva a participé pour la première fois au salon du meuble de Milan !

 

 

Museo del Legno #Riva1920 #Cantù

Les bois utilisés sont choisis rigoureusement, en respectant la nature. Ainsi, l’entreprise utilise du Chêne, du Noyer, du Cèdre du Liban, du Peuplier, mais aussi du bois de récupération, comme le Kauri précédemment évoqué ou encore le chêne des « briccole« . Ce sont les poteaux utilisés à Venise ! Et cela donne des meubles absolument uniques !

Comme vous le voyez, ces poteaux en chêne sont très originaux. Ils ont passé entre dix et vingt ans dans la lagune, pour signaler les voies d’eau, et indiquer le niveau de la marée, avant d’être remplacés pour cause d’usure. Ces morceaux de bois sont marqués par des petits mollusques, qui les creusent en formant des ronds absolument parfaits, qui leurs donnent tout leur caractère.

Museo del Legno #Riva1920 #Cantù

Table en briccole

Le kauri est un arbre très ancien, qui se trouve uniquement en Nouvelle-Zélande. Il s’agit d’un conifère, qui peut atteindre 70 mètres de haut, et dont le tronc mesure parfois jusqu’à 9 mètres de diamètre. De nos jours, sa coupe est strictement interdite. Mais il y a des millénaires, une série de cataclysme a abattu de nombreux arbres kauri, qui se sont retrouvés ensevelis.

Sous terre, sans oxygène, les troncs se sont particulièrement bien conservés. Ils n’ont ni pourri ni finis pétrifiés. La Riva les travaille aujourd’hui, pour en faire des meubles uniques.

Museo del Legno #Riva1920 #Cantù

Table en kauri et résine (12 mètres de long)

Museo del Legno #Riva1920 #Cantù

Table en racine de kauri et verre

A Cantù, l’on peut visiter gratuitement le showroom Riva, et le musée du bois. Le Showroom permet de découvrir quelques pièces de l’entreprise, comme des tables en kauri, des articles en briccole vénitiennes, ou encore des plateaux en peuplier, des articles en bois de chêne ou de noyer, des dressings en cèdre du Liban.

Les articles exposés changent selon les collections. En effet, il s’agit d’un showroom, dont il a pour vocation première de servir de vitrine, pour les clients de l’entreprise.

Nous avons pu y voir la collection créée spécialement pour Lamborghini, à partir de bois et de cuir.

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Ensuite, nous avons visité le musée en lui-même. C’est une vaste pièce toute en longueurs, où sont exposés différents outils, collectionnées par Maurizio Riva. On peut ainsi voir un chariot à marbre, en bois bien-sûr. Ce sont des chariots de ce type qui ont servi à déplacer les blocs de marbre toscans, qui servirent à la construction de la cathédrale de Milan !

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Au fond, à droite sur l’image, vous voyez le char à marbre…

 

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Nous n’avons pas voulu abuser de la gentillesse de Monica, qui nous a fait visiter le musée en période estivale, alors qu’il aurait dû être fermé. Donc nous n’avons pas posé des dizaines de questions. Mais il aurait été possible de le faire, car le musée regorgeait de pièces vraiment intéressantes.

 

J’ai particulièrement été marquée par le bois pétrifié, qui est finalement une sorte de fossil de bois, devenu tellement dur qu’il se travaille comme une pierre (photo ci-dessous).

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Cette visite nous a enchantés. Nous avons vraiment été impressionnés par l’originalité des meubles Riva, et ravis par l’accueil qui nous a été réservé. Précisons que nous étions venus vraiment en touristes, sans même annoncer que nous parlerions de notre visite sur ce blog, ou quoi que ce soit.

Si vous aimez comme moi, tout ce qui touche au bois, ou si vous êtes amateurs de design, alors je pense que cette visite peut vous plaire… L’entrée au showroom et au musée est gratuite.

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Une guitare en kauri

 

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Encore une utilisation intéressante du bois des briccole

 

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Nous nous quittons sur une dernière image du bâtiment de Cantù, bien reconnaissable à son bardage en sapin… La visite vous a plu ?

Randonnée dans les Pyrénées

De passage pour un week-end prolongé chez nos amis toulousains, nous avons souhaité faire une « petite randonnée » pour prendre un peu de hauteur.

Comme nous étions habitués aux randos de Franche-Comté, qui nous prenaient souvent 50 % du temps annoncé (rando de 4 heures bouclée en 2 heures), nous avions jeté notre dévolu sur un parcours de 5 heures… sans penser que le dénivelé ne serait pas vraiment comparable. Et bien, je vous le confirme, la rando nous a effectivement pris 5 heures, et a mis nos mollets à rude épreuve !

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Au départ de Gourbit dans l’Ariège, nous avons trouvé un sentier légèrement pentu, qui nous a permis de cheminer au milieu d’une belle hêtraie. Honnêtement, nous n’avons pas admiré les arbres en détail, tous occupés que nous étions à prendre de grandes inspirations, pour compenser la douleur intense qui n’a pas tardé à apparaître dans nos jambes !

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Chaque petit muscle de nos membres inférieurs a été sollicité, pendant l’ascension, qui a duré un peu de plus de 2 heures, et ce sans aucun répit (je ne parle que de la montée, mais la rando a duré environ 5 heures). Je vous le confesse… j’ai beau être relativement sportive, j’ai pas mal douillé ce jour là !

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Heureusement, personne n’était là pour la compèt’, et nous avons pu faire quelques arrêts, le temps de prendre des photos, de reposer nos jambes, ou encore de trouver un coin pipi entre les arbres !

Pour ma part, j’ai surtout pris pleins de clichés !

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C’est un petit peu avant le roc de Querquéou, que nous avons ouvert nos sacs à dos, au col de Lastris (1427 m) histoire de grignoter un peu avant de reprendre l’ascension. La pause était bienvenue, pour profiter du magnifique paysage en contrebas…

A cette altitude, nous avons cessé de croiser des arbres…

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Et puis nous avons continué de grimper, rencontrant d’autres randonneurs, qui eux redescendaient et nous ont assuré « Vous-y êtes presque, courage ! ». Et moi, candide : « c’est vrai ? »… « Non non, c’était juste pour vous motiver ! » Arf.

Le roc de Querquéou, à 1840 mètres d’altitude, est en fait une sorte d’amas de pierres, du plus bel effet sur fond de ciel bleu et de nuages de beau temps…

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L’endroit est idéal pour prendre de belles photos façon « fond d’écran Windows ».

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Je ne suis pas une habituée des grandes randos en montagne, et j’ai été impressionnée par la rapidité avec laquelle la végétation évolue lorsque l’on prend de l’altitude…

Une fois passé le roc de Querquéou, plus d’herbe au sol, mais une sorte de paille, et de jolies fleurs par ci par là…

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Et vous savez quoi, quand en plein mois de mai, alors que la veille on se baladait épaules nues, on trouve de la neige au sol, et bien c’est que l’on a bien marché !

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Pour autant nous n’étions pas arrivés. Mais c’est à plat que notre balade s’est poursuivie, jusqu’à découvrir l’étang d’Artax. Tranquillement niché entre les montagnes, à presque 1700 mètres d’altitude (1695 précisément) ce bel étang n’est pas forcément destiné à faire trempette. Mais sa contemplation est des plus agréables.

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En voulant toucher la neige, j’ai mis les pieds dans une sorte de petit ruisseau, et me suis retrouvée avec les baskets trempées… car oui, j’ai fait toute la rando en baskets de running, faute d’équipement plus adapté. Mais cela ne m’a pas gênée plus que cela pour le retour.

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A partir de l’étang, nous avons redescendu environ 800 mètres de dénivelé, pour rejoindre le parking. Cela nous a pris deux bonnes heures, que j’ai trouvées nettement plus agréables que la montée.

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La traversée d’une forêt de hêtres en ce mois de mai était vraiment plaisante, car les arbres étaient pleins de fruits (oui oui, on appelle cela des fruits), et que nous pouvions voir des mini-hêtres partout dans le sol !

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Pour votre information, le fruit du hêtre, appelé « faine » est contenu dans une bogue plus petite que celle d’une châtaigne, appelée « cupule ». Il y a 3-4 faines par cupule, et elles sont consommées par de nombreux animaux (les sangliers notamment). Nous autres humains pouvons les faire griller pour les déguster à l’apéro, mais il faut alors les consommer avec modération, car leurs tanins et triméthylamines sont toxiques.

J’espère que la balade vous aura plu. Moi en tout cas, j’ai adoré, même si l’ascension m’en a fait baver. Cela valait vraiment l’effort fourni !

A bientôt !

Un belle balade en Franche-Comté

Profitant du premier vrai beau week-end de l’année à Besançon, nous avons pris notre bouquin de balades, et choisi de faire une petite virée du côté de Baume-les-dames. Comme l’excursion nous a fait le plus grand bien, j’ai envie de la partager avec vous, pour qui sait, peut-être vous donner l’envie de la faire à votre tour !

Promenons-nous...

Promenons-nous...

Le parcours commence au bord du canal, et nous emmène jusqu’à la croix du Châtard, pour admirer la ville d’en haut, avant de redescendre… Nous avions prévu les baskets de rando et les jeans qui ne craignaient pas d’être salis, et cela s’est avéré être une bonne idée, car le chemin était parfois un peu salissant à travers bois, avec quelques pierres à escalader, mais rien de trop compliqué pour les jeunes athlètes du dimanche que nous sommes !

Petit conseil qui peut s’avérer précieux, puisque la balade se fait à travers bois, pensez à prévoir des vêtements assez couvrants, car nous avons pu croiser quelques tiques. Il aurait été fâcheux d’en ramener sur nous !

Dans les bois...

Très rapidement, on se retrouve au milieu d’une forêt de feuillus, avec quelques résineux de ci de là. Nous avons croisé des troncs d’arbres attaqués par les scolytes, quelques fleurettes timides à cette période de l’année, et un trailer particulièrement motivé, qui zig-zaguait entre les rochers !

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Nous avons pris le temps de faire une tonne de photos, essentiellement en macro. Et malgré tout, le tour ne nous a pris que 2 h 45 alors que le livre de rando annonçait 2 h 30 !

 

Dans les bois...

Dans les bois...

Dans les bois...

Nous avons découvert de drôles de cabanes en bois, pas forcément au top niveau isolation…

Dans les bois...

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Voilà pour la balade du jour. J’espère que ce billet vous aura plu, et donné envie de traîner vos baskets en Franche-Comté ! A bientôt !

 

Dans les bois...

Promenons-nous dans les bois… à la rencontre des scolytes !

Lors d’une balade en forêt, nous sommes tombés nez à nez avec des arbres, dont les troncs portaient d’étranges inscriptions sous l’écorce. En nous approchant, nous avons pu constater que le bois avait été comme creusé par des parasites, au point de faire tomber l’écorce et de laisser le tronc tout nul, et creusé…

Une rapide recherche sur le net en rentrant à la maison nous a permis de mettre un nom sur les coupables : les scolytes.

Ce sont des insectes xylophages (xylo -> le bois, et on reconnait le « phage » déjà croisé dans « anthropophage » ou « coprophage » bon appétit bien sûr ! Les individus « xylophages » mangent le bois).

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Nous n’avons pas vu les scolytes « en personnes », mais si nous avions poussé nos recherches, nous aurions peut-être pu découvrir des insectes mesurant de 2 à 7 mm de long, noir ou brun.

Même s’ils sont des parasites, qui s’attaquent aux arbres, et peuvent entraîner la mort de certains spécimens déjà affaiblis, ils ont une utilité, puisqu’ils se nourrissent avant tout du bois mort, et contribuent donc à accélérer sa décomposition. En réalité, c’est l’odeur même du bois mort, et des arbres stressés (oui oui) qui attire le scolyte…

 

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Ce n’est que lorsqu’ils sont en surnombre, et que le bois mort ne suffit pas à nourrir tous les individus, que les scolytes attaquent les arbres sur pied. Généralement, ce sont les arbres affaiblis qui trinquent, ceux qui sont déjà frappés par la sécheresse, les tempêtes, ou qui manquent de certains éléments à cause d’un sol trop pauvre.

 

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Face aux scolytes, l’arbre sain se défend par des écoulements de résine, mais l’arbre déjà affaibli a plus de difficultés à faire face, et peut finir par en mourir…

Il n’existe pas de traitement homologué pour traiter les arbres contre les scolytes. En revanche des insecticides permettent de lutter contre ce parasite sur les grumes (bois coupé).

 

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J’espère que ce petit billet nature vous a intéressé et qui sait, appris des choses ! N’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire ! 🙂

 

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