Fai piano quando torni

« Fais doucement quand tu rentres » ainsi pourrait se traduire le titre de ce roman italien. C’est un roman de Silvia Truzzi, paru en 2018.

Un titre intrigant, pour un livre tout en douceur et délicatesse.

Je préfère vous le dire de suite, pour lire ce roman à l’heure actuelle, il faut comprendre l’italien. Car il n’a pas encore été traduit. Alors j’ai hésité à faire un article dessus, car mon blog est en français, et que peu de mes lecteurs doivent parler italien. Mais j’ai tellement aimé ce livre, que j’avais envie d’en parler malgré tout.

truzzi.jpg

 

***

Nous suivons la narratrice Margherita, qui est à l’hôpital au début du récit. Nous ignorons pourquoi elle est là précisément, mais découvrons peu à peu qu’elle a eu un accident de voiture.

Au fur et à mesure des pages, ce sont ses blessures psychiques qui se découvrent, bien plus présentes que les blessures physiques.

Margherita est trentenaire, et ne s’est jamais remise du décès de son père. Elle souffre encore énormément de sa rupture avec Francesco. 

Pour dire les choses clairement, elle n’a plus vraiment goût à la vie.

La personne la plus présente dans le quotidien de la trentenaire, est sa mère.

Et puis, les choses vont changer peu à peu, avec l’arrivée d’Anna, une vieille dame excentrique, voisine de chambre d’hôpital. Anna est haute en couleur, (surtout le rose,) et bien déterminée à ne pas rester à sa place.

Si au départ, Marghi snobe Anna, progressivement elle va se laisser apprivoiser… Toutes deux vont former un improbable binôme, pour le meilleur et juste le meilleur !

***

J’ai bien aimé cette lecture, pour la rencontre entre deux femmes, deux cœurs brisés qui ont eu des réactions totalement opposées, mais finissent par faire route commune.

Anna est née très pauvre, et a travaillé comme domestique lorsqu’elle était toute jeune, pour pouvoir survivre quand ses parents n’avaient plus les moyens de la nourrir. A l’inverse, Marghi n’a jamais manqué de rien (du moins sur le plan matériel).

Anna a rencontré son grand amour mais n’a pas pu faire sa vie avec lui, à cause des codes de l’époque. Marghi elle, a vécu avec Francesco, jusqu’à ce que celui-ci lui annonce qu’il ne l’aimait plus. Les deux femmes n’ont jamais pu se résigner. Nicola et Francesco occupent leurs pensées.

Ce livre aurait pu manquer de crédibilité, et tomber la tête la première dans le cliché. Mais c’était sans compter sur la délicatesse de l’écriture de Silvia Truzzi. L’auteure nous présente ses personnages avec tact et patience, sans longueurs. Je me suis vite attachée aussi bien à Margherita qu’à Anna. J’ai cru à leur amitié, et compris que celle-ci les aiderait à résoudre des problèmes qu’elles ne parvenaient pas à surmonter individuellement.

Ce roman se lit très facilement, et est rempli d’optimisme. Pour cela je ne peux que vivement vous en conseiller sa lecture !

Publicités

Bologne – la Basilique San Luca

Lors de mon dernier séjour à Bologne, j’avais entendu parler du sanctuaire de San Luca. Il s’agit d’une basilique, qui se trouve en dehors du centre de la ville, sur une colline boisée (Monte Guardia). Les photos sur les différentes brochures touristiques, donnaient bien envie de découvrir cette église.

L’on peut y accéder de différentes façons.
En fait l’originalité du lieu est que la basilique est précédée de 4 kilomètres d’arches (en réalité, ce sont 3 kilomètres et des bananes, mais on ne va pas chipoter).

Dans la basilique, on trouve une icône byzantine de la Vierge Marie avec Jésus. La légende raconte qu’elle aurait été peinte par Saint-Luc, l’évangéliste. L’icône daterait du Xème (peut-être XIème siècle) et a été restaurée au XIIème siècle.

Tous les ans à l’ascension, l’icône est transférée de la basilique à la Cathédrale, au centre de Bologne. C’est pour la protéger des intempéries, que les arches ont été construits.

***

Bologna

L’idéal à mon sens, était de laisser la voiture tout en bas, à proximité d’un cimetière. Là, le stationnement était gratuit, alors que dans les autres rues il fallait payer 1,50 €/heure.

Le cimetière semblait particulièrement joli donc cela a justifié d’y faire un tour… En effet, il abrite de nombreuses statues, des tombes véritables oeuvres d’art, des espaces couverts assez inédits (je n’ai en tout cas pas le souvenir d’avoir vu d’autres cimetières semblables).

C’est en rentrant en France, et en retrouvant mon ordinateur, que j’ai pu découvrir qu’il s’agissait du cimetière de la chartreuse (Certosa en italien) et que de nombreuses personnalités y étaient enterrées (des politiciens, des joueurs de foot, des éditeurs, des artistes…).

Bologna

Bologna

Bologna

*

Entre le cimetière et San Luca, on passe à proximité du stade de foot de Bologne. Le stade Renato dall’Ara est celui du club Bologna FC.

Bologna

 

*

La montée jusqu’à San Luca à pied prend environ 1 heure avec de nombreux arrêts photos. Je ne sais pas précisément à partir de quel point l’on compte les 4 km, car les arches commencent quasiment au niveau du cimetière et se coupent à certains endroits.

Bologna

Bologna

Bologna

Bologna

A un certain point, nous avons pris un autre chemin, et croisé une riveraine a qui j’ai demandé quelques précisions. Elle nous a expliqué que nous pouvions continuer à grimper par la route et que nous en aurions pour 7 km environ. Ou alors nous pouvions retourner sous les arcades et là il y aurait encore 2 km de grimpette. Nous avons opté pour le second choix ! Sportifs oui, mais pas totalement matti (fous) non-plus !

Le chemin est fort praticable. Nous voyions beaucoup de sportifs l’emprunter en footing ou en marche rapide. Certains prenaient la route parallèle en vélo. Je n’ai vu aucune autre personne en talons. Pourtant je n’ai pas eu à regretter mon choix d’enfiler mes sandales compensées ce matin là !

La pente est relativement douce car le chemin comprend des escaliers. Donc on alterne la montée avec une petite inclinaison et les volées d’escaliers. Cela ne fait pas particulièrement mal aux cuisses !

Bologna

Certes l’ascension est un peu longuette, mais nous avons apprécié de l’avoir faite car c’est tout l’intérêt au final !

La basilique de San Luca est belle et de là haut, on profite d’une jolie vue sur Bologne. Mais finalement, l’intérieur de l’église n’est pas exceptionnel. Entendons-nous bien, il est très beau. Mais on en trouve d’aussi jolis dans des églises plus accessibles, sans avoir à marcher 4 km !

Bologna

Bologna

Bologna

Bologna

C’est pour cela que je conseillerais de monter à pied pour ne pas rater l’intérêt principal de la visite : les arches !

Bologna

Bologna

Bologna

Avec le San Luca Express, l’aller – retour pour San Luca coûte 10 €. Il est possible d’acheter la descente seule en train, à 6 €. Une fois en haut nous avons hésité mais finalement nous avons préféré économiser et repartir à pied. J’ai lancé le chrono pour voir. Nous avons mis 25 minutes ! Et le train ne nous a pas dépassés !!

Bologna

En haut de San Luca, il n’y a que des cabines de WC de chantier. Je vous laisse imaginer leur état par une journée d’août où le mercure atteint les 41 degrés… Une fois revenus en bas, nous avions bien besoin d’une pause pipi. Nous avons trouvé le bar Maratona. Il ne paye pas de mine avec sa micro terrasse. En fait les quatre chaises et la table sont prises par des habitués. Nous nous rabattons sur la salle, où un gars s’acharne à aligner des poules et des coqs sur une machine à sous.

Le shakerato est servi dans des verres qui ont bien vécu (rayés mais propres). 2 € chacun, c’est le café glacé le moins cher que nous n’avons jamais bu. Et il est bon !

Le serveur est tout à fait sympathique et les WC propres. Point de wifi, mais nous n’en cherchions pas spécialement !

En résumé, je vous conseille vivement la visite de San Luca. Ne zappez pas la montée à pied car en haut il n’y a pas besoin de prévoir plus de 30 minutes. Comptez 1 h 30 pour l’aller retour à pied, en prenant votre temps. Et si vous le souhaitez, vous pourrez rapporter des petits souvenirs de la boutique officielle : chapelets, médailles (1 €, 1,50 €), cartes postales (0,80 €), livres, …

Balade à Bologne

Je sais, je vous ai déjà parlé de Bologne à plusieurs reprises, mais la ville est réellement vaste et il y a énormissimement à dire sur elle. Donc il se peut que ce billet ne soit pas le dernier…

Pour commencer voici des affiches artistiques, qui ont croisé notre regard et nous ont « contraint » à nous arrêter alors que nous faisions le tour de la ville à vélo.

Elles sont l’oeuvre de différents artistes de street art, qui ont participé au projet CHEAP on BOARD en partenariat avec la ville de Bologne. Les artistes ont réalisé des affiches « non-conventionnelles » qui ont été installées sur des panneaux inutilisés, à différents endroits du centre ville.

Bologna

Bologna

Bologna

*

Ensuite, je ne vous parlerai pas de la statue de Neptune, qui trône en face de la cathédrale. Non, ce n’est pas qu’elle ne m’intéresse pas. Au contraire, j’aimerais énormément pouvoir l’admirer. Mais celle-ci est en travaux, et en 2017 comme en 2016, nous n’avons vu qu’une bâche géante, sur laquelle figurent quelques photos de détails de la fameuse fontaine…

Construite pour le pape Pie IV, cette fontaine monumentale représente le pouvoir papal. Neptune domine les eaux (comme le pape domine le monde). On voit donc Neptune, avec à ses pieds, des statues qui représentent le Gange, le Nil, l’Amazone et le Danube. Ce sont les grands fleuves qui symbolisent les quatre continents connus à l’époque.

Nous pouvons visiter le chantier de restauration du monument, mais à mon sens cela n’a pas un intérêt immense si l’on n’a jamais vu la fontaine en question…

Bologna

Bologna

Un jour nous reviendrons, j’y tiens !

Nous avions caressé l’idée de visiter la Bologne médiévale avec un casque de réalité virtuelle. C’est une activité proposée au palazzo Pepoli. On enfile un casque, et pof, on se retrouve dans les rues de Bologne au XIIIème siècle. La ville de l’époque a été reconstituée, avec ses nombreuses tours de l’époque.

La Macchina del Tempo avait l’air vraiment trop cool, mais l’attente de plus de trente minutes à l’office de tourisme a eu raison de notre patience. Et puis il faut dire que le billet coûtait relativement cher, donc finalement, tout mis bout à bout, nous avons préféré profiter de notre précieux temps pour visiter les églises et nous balader dans les rues de l’époque actuelle !

Bologna

La basilique San Petronio n’est pas en travaux. On pourrait le croire, puisque sa façade n’est qu’en partie terminée. Le marbre ne recouvre pas l’intégralité du bâtiment, et la brique est encore largement visible, faisant de l’édifice la plus grande église de brique du monde !

La basilique est construite dans un style gothique, et est dédiée à Saint Pétrone, évêque du Vème siècle et patron de la ville de Bologne.

Il ne faut pas la confondre avec la Cathédrale San Pietro, qui se trouve à quelques rues de là… Cette dernière est moins imposante, car elle apparaît dans une rue, et non au bout d’une immense place.

Bien-entendu, il faut absolument visiter l’intérieur de la basilique, ne serait-ce que pour ressentir l’immensité du lieu, et se retrouver tout petit riquiqui.

Lors de notre visite en 2016, nous avions dû nous acquitter d’un droit de faire des photos de 2 € par personne. Cette année, allez savoir pourquoi, le guichet était fermé et nous avons pu prendre des photos sans rien payer. Tant mieux, n’est-ce pas ?

Bologna

Bologna

Bologna

J’aime beaucoup cette basilique, pour son apparente simplicité. On a une impression d’immensité et de luminosité lorsque l’on pénètre à l’intérieur. Et puis, en avançant, en regardant par ci par là, on se rend compte qu’il y a une foule de détails à admirer, notamment dans les chapelles latérales.

*

A voir également si vous appréciez les belles églises, la Basilique San Domenico.

C’est l’une des églises de la ville la plus riche d’Histoire.

Saint Dominique de Guzman, père fondateur de l’ordre des dominicains, était originaire d’Espagne. Mais c’est à Bologne, en 1221, qu’il mourut, après avoir fondé un couvent. Les moines ont souhaité bâtir une plus grande église, qui est la basilique que l’on peut encore admirer de nos jours.

Bologna

Bologna

A l’intérieur de la-dite église, dans une chapelle latérale, se trouve le sépulcre de Saint Dominique. C’est sans conteste un incontournable à voir à Bologne, vu les noms des artistes de l’époque qui participèrent à la réalisation : Nicola Pisano, Arnolgo di Cambio, Niccolo dell’Arca, Alfonso Lombardi, et probablement le plus connu : Michelangelo Buonarroti.

Bologna

Bologna

L’ange sur le côté droit serait l’oeuvre de Michelangelo.

*

Ne quittez pas cette basilique sans avoir visité le chœur. Pour ce faire, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 50 centimes, mais honnêtement, cette somme est dérisoire pour pouvoir admirer les marqueteries qui s’y trouvent, et faire un petit tour dans le cloître.

Bologna

Bologna

Bologna

Bologna

Pendant que nous admirions les marqueteries, une dame est venue faire la poussière. Elle avait l’air totalement blasé, et ne regardait même plus les boiseries, alors que nous étions tous les deux à ouvrir de gros yeux ronds « Ouah t’as vu là, il y a même un effet 3D ! ». La scène devait être assez comique ! 🙂

Bologna

Bologna

Bologna

Bologna

Et ainsi s’achève notre visite du jour. J’espère qu’elle vous aura plu… N’hésitez pas à me le faire savoir en laissant un commentaire ! A PRESTO!!

Bien manger, végétarien à Bologne

En vacances en Italie, nous essayions d’alterner restos et pique-niques.

Nous avions l’habitude d’acheter une conserve de lentilles, des tomates et de la salade, pour nous faire un petit repas rapide et peu coûteux, à manger dans un parc avant de reprendre notre balade.

Nous devions ce jour là, trouver un magasin pour acheter de quoi grignoter, et reprendre notre visite de Bologne. Mais alors que nous passions en vélo dans une petite rue, mon regard a été attiré par un resto, sur la vitrine duquel l’on pouvait lire « cuisine naturelle » (en italien bien-sûr).

Le menu affiché à l’extérieur me laissait penser que les prix allaient être épicés. L’intérieur était épuré, avec de grandes photos d’art au mur. Mais j’ai regardé malgré tout… Pas si chers en fait…

8 € le plat en moyenne… Tout était végétalien… Avec des choses simples (pasta à la tomate, couscous aux légumes, houmous,) et d’autres plus originales (« fromages » végétaux).

L’homme a été intrigué aussi et a proposé que nous entrions. Go !

L’accueil était sympathique, les WC propres (ne jamais sous-estimer ce point d’une importance de premier ordre pour un touriste !).

Nous avons choisi des penne aux légumes et un couscous de semoule complète au pesto, avec de l’eau pétillante.

Le menu n’est pas bien long. Il y a 5 ou 6 plats. Mais c’est bon signe, comparé à un resto qui proposerait de tout, à base de produits décongelés…

Tout de suite, on nous a apporté une petite soupe froide au poivron, à partager. Elle s’accompagnait de pain et de petits biscuits bio.

21082147_10212213927156225_260065845_o

21039540_10212213927036222_1258621588_n

Un délice !

Nous étions seuls dans le resto avec un autre client, la cuisto et la serveuse. Donc nos plats sont arrivés rapidement.

La serveuse nous a précisé qu’il y aurait quelques modifications. Les plats sont préparés avec des ingrédients bio et locaux, donc il faut parfois s’adapter.

Les penne ont effectivement été remplacées par d’autres pâtes courtes (j’ai zappé le nom. Il s’agissait de gros radiatori). Et il n’y avait pas d’olive dedans, alors qu’elles étaient notées sur le menu.

21039663_10212213925596186_1529663874_n

Radici - resto veg

Nous avons adoré nos plats, simples, délicieux, bien présentés et en bonne quantité !

En plus la serveuse nous a demandé si tout se passait bien, en nous rapportant des crackers et du pain alors que nous n’avions même pas fini notre panière.

Elle nous a aussi demandé si nous étions en vacances et nous a offert chacun un verre de vin pour fêter cela !

Sans être trop intrusive, elle a échangé quelques mots avec nous, sur Bologne, l’Émilie-Romagne, la gastronomie etc… Elle nous a dit qu’elle avait vécu à Paris, ce qui expliquait qu’elle se débrouille très bien en français !

Nous avons passé un excellent moment, bu un autre dernier verre de vin offert, suivi d’un espresso chacun.

21040605_10212213926356205_78184484_n

Les desserts semblaient délicieux et originaux. Mais il fallait que nous puissions remonter sur nos vélos et pédaler encore quelques heures, donc cela n’aurait pas été sérieux de manger encore !

Ce resto a été une belle découverte. Nous avons vraiment bien mangé et le fait de papoter avec la serveuse a ajouté un vrai plus. On était loin de l’adresse touristique qui propose des menus « traditionnels » de pizza aux frites matin-midi et soir à des prix indécents. Pour cela, il est clair que nous reviendrons si nous visitons à nouveau Bologne !

Pour plus d’infos, de photos, voici la page officielle de ce resto : RADICI

Bologna, les 7 églises mais encore…

Ciao a Tutti ! Je vous avais déjà proposé un bon aperçu de Bologne / Bologne encore / Bologne encore encore… (cliquez sur les liens pour retrouver les articles !) Mais Bologne est vaste et il y a encore beaucoup à dire sur cette ville ! C’est pourquoi nous nous retrouvons aujourd’hui pour compléter ces billets, et continuer la visite… Vous venez ?

***

La basilique Santo Stefano (Saint Etienne en français) se trouve au centre ville de Bologne. C’est en fait un ensemble d’églises, de chapelles et de cloîtres, regroupés en un même endroit.

On parle aussi de sette chiese, c’est à dire des « sept églises ».

Bologna

Bologna

Séjournant à Bologne pour 48 heures seulement, nous ne pouvions pas tout voir de la capitale émiliane. Donc les sept églises font partie des lieux que nous avons zappé.

Nous avons simplement fait un petit tour à vélo sur la place face à la basilique. Avec le sol pavé, cela secouait drôlement, mais c’était malgré tout fort plaisant car il y avait des choses à voir à peu près partout !

Cela ne fait aucun doute, nous reviendrons à Bologne, et cette fois nous approfondirons notre visite des églises !

Bologna

Ce qui me reste en tête quand je pense à Bologne, outre les fameuses due torri, ou la basilique San Petronio, ce sont les passages d’arcades. On en trouve partout. Et même si globalement cela appartient au paysage urbain italien en général, à Bologne c’est encore plus notable.

Bologna

Bologna

Bologne est grande, et vous en ferez difficilement le tour en un ou deux jours. Une visite sur deux journée est envisageable, à condition d’accepter de ne pas entrer dans toutes les églises et de zapper les musées. Mais un séjour plus long est aussi tout à fait conseillé, car vous avez largement de quoi vous occuper pour cinq jours ou plus !

En plus vous ne mourrez pas de faim, car Bologne est connue et reconnue pour sa gastronomie ! On y mange des pâtes farcies, de la charcuterie, mais pas que… Si comme nous vous n’êtes pas obnubilés par le fait de manger des pâtes et/ou de la pizza à chaque repas (parce-que non, les italiens ne mangent pas QUE des pâtes et de la pizza), vous pouvez tester le Taj Mahal par exemple… un excellent resto indien qui a reçu le certificat d’excellence Trip Advisor

Bologna

*

Assez mangé ? Et si nous faisions une petite balade digestive ?

Il y a une place que je vous conseille de découvrir. On pourrait presque la zapper en tant que place, car elle est assez exiguë, et pourtant c’est un haut lieu de vie ! Il y a toujours du monde !

Lors de notre première visite de la ville, nous avions traîné sur cette place en pleine nuit, car il y avait un petit concert dans un bar, et que de nombreuses personnes s’étaient installée devant la chambre de commerce pour profiter de la musique.

Il s’agit de la piazza della Mercanzia, d’où l’on peut admirer le Palazzo du même nom.

Bologna

Bologna

Je lui trouve un air très médiéval vraiment plaisant. En réalité, cette place existe depuis l’époque romaine ! Bien-sûr, son aménagement a évolué au fur et à mesure des siècles.

Située au croisement de deux rues principales : Via Emilia et Via Salaria, la piazza della Mercanzia était sur le chemin menant à Rimini et Ravenne. 

Sous l’occupation napoléonienne, le palais devint le siège de la chambre de Commerce. Dans les archives du-dit palais, on retrouve des recettes des plats les plus fameux de Bologne, parmi lesquels la mesure de la vraie tagliatelle !

8 mm cuite, et environ 7 mm crue… Cela correspondrait à 12,270 millièmes de la hauteur de la tour Asinelli.

Ici, on jugeait également les escrocs, et une fois la sentence prononcée, on l’appliquait. Parfois cela impliquait de lier le coupable à la colonne centrale du palais, pour le livrer à la vindicte populaire !

Bologna

En 1484, la tour De’Bianchi, située devant le palais, s’effrondra, entraînant la mort de 23 personnes. 

Plus tard, le palais a malheureusement été détruit pendant la seconde guerre mondiale. Mais, heureusement pour nous, il fut reconstruit à l’identique.

Bologna

Depuis la place, on peut voir une vieille connaissance… la reconnaissez-vous ? C’est la torre Asinelli bien-sûr !

Sur ce, je vous fais des baci et vous dis à presto pour de nouvelles découvertes italiennes ! 🙂 Bon dimanche à tous !

A Dozza on dessine sur les murs

Dozza est une petite commune d’Émilie-Romagne, à un peu moins de 40 kilomètres de Bologne, qui compte quelques 6 500 habitants à la louche.

Malgré sa petite taille, elle est souvent mentionnée dans les documents touristiques, car elle a la particularité d’être une sorte de musée à ciel ouvert. C’est l’homme qui a trouvé mention de ce village dans un guide de l’Italie du Nord. Il n’y avait pas énormément d’informations, et nous ignorions si notre déplacement serait « rentabilisé », mais la curiosité a pris le dessus !

En effet, Dozza doit sa célébrité à de nombreuses peintures, qui ornent les façades des maisons. La Biennale del Muro Dipinto est née en 1965, et s’étale sur quatre jours, au moins de septembre. A cette occasion, des artistes reconnus au niveau national ou international, se donnent rendez-vous à Dozza, pour peindre sur les murs !

 

Dozza est une ville médiévale, qui figure parmi les 100 plus beaux villages italiens. Le camion du livreur passe pile poil sous la porte d’entrée de la ville. Nous avons laissé la voiture un peu plus bas, préférant monter à pieds et profiter des petites rues pavées.

Dozza

Avant de visiter Dozza, nous nous demandions si les peintures seraient bien visibles, et s’il s’agissait d’oeuvre durables. En effet, nous pensions qu’il pourrait être question d’oeuvres éphémères, et donc qu’il n’y aurait plus rien sur les murs en août !

Pas du tout. Ce sont bien des oeuvres faites pour durer.

Si la période de la biennale est l’occasion rêvée pour une visite, car on peut alors voir les artistes en pleine action, une visite en août est également fort intéressante.

Les peintures sont vraiment belles, et l’originalité réside dans le fait que des styles très différents les uns des autres, se côtoient en un même lieu.

Certaines oeuvres m’ont laissée assez indifférentes, quand je suis restée plantée plusieurs minutes devant d’autres.

Dozza

Dozza

En nous baladant au hasard des ruelles, nous avons trouvé l’église. Donc nous sommes entrés par curiosité. Il s’agit de l’église paroissiale all’Assunzione della Vergine, qui daterait du Moyen-Âge, et aurait été reconstruite au XVème siècle, puis rénovée dans les années 1940.

Et puis il y avait cette vieille pub, que j’ai trouvé sympathique. Et oui, il n’y a pas que les pizze en Italie ! Il y a les piadine aussi,  d’épaisses crêpes de froment, préparées à base de Saintdoux (parfois d’huile d’olive) et qui servent de support, pour déguster la charcuterie du coin…

En Emilie-Romagne on trouve des piadinerie un peu partout et il n’est pas rare de croiser des italiens qui en savourent une assis sur un escalier, un coin de fontaine, ou même en marchant !

A Dozza, on admire les peintures, et cela vaut déjà largement la visite… mais si jamais l’argument n’était pas suffisant pour justifier un déplacement, alors sachez qu’il y a aussi une superbe forteresse des Sforza (rocca), devenue résidence nobiliaire de la famille Malvezzi-Campeggi, qui y vécu jusque dans les années 1960.

Dozza

La rocca se dresse en haut du village, comme un gros et beau château de sable, sauf qu’elle est en brique. Elle abrite différents musées, et une œnothèque qui regroupe environ 800 références de vins !

Dozza

Dozza

Je ne vais pas vous poster une photo de chaque oeuvre qui orne les murs de Dozza. Ce serait dommage, pour le cas où vous souhaitiez visiter la ville à votre tour… mais ce n’est pas l’envie qui me manque, tant j’ai adoré ma balader dans cette belle ville, atypique et pittoresque !

Lors de notre visite, le village était quasiment désert. Nous n’avons pas croisé d’autres touristes, et les seuls personnes qui n’étaient pas à la sieste, étaient un groupe de retraités, qui papotaient sur des bancs, à côté de la rocca.

Ne vous attendez donc pas à débarquer dans un village ultra touristique ! Ici point de cartes postales, de restos qui proposent des pizze H24 ou de boutiques de souvenirs ! Et je dirais… tant mieux !

Dozza

J’espère que la visite virtuelle vous aura plu, et qui sait, vous aura aussi donné envie de découvrir Dozza pour de vrai ! En attendant, n’hésitez pas à réagir en commentaire ! @ presto !

Quand Bologne monte dans les tours !

Je vous ai déjà parlé de Bologne, une fois, deux fois même ! Car nous avons effectivement visité cette ville une première fois, en 2016. Mais la capitale d’Emilie-Romagne nous avait surpris par sa taille, et par la foule de choses à visiter. Donc, nous y sommes retournés cette année, pour prendre le temps de mieux la découvrir.

C’est à vélo, avec des montures prêtées par notre hôtel, que nous avons arpenté Bologne, en long, en large et en travers.

Il faut savoir que le centre ville est fort plaisant en vélos, surtout durant les T-days, quand la circulation est interdite aux véhicules motorisés. Et comme nous étions là le 15 août, un jour férié, et bien nous avons profité d’un centre ville débarrassé des voitures !

Après avoir pédalé un peu au hasard, nous avons fait un arrêt au pied de l’une des nombreuses tours, la torre degli Asinelli, pour la visiter.

Cette tour, fait partie du couple des « due torri« , symbole de Bologne. La seconde est la tour Garisenda, et ne se visite pas.

Bologna

Bologna

 

Bologne, ses tours…

Bologne est truffée de tours, construites pour la plupart aux XII et XIII ème siècles, par de riches familles. On ignore exactement quel était leur rôle, mais il semblerait qu’elles étaient avant tout des instruments de prestiges, plus que des bâtiments défensifs. En gros, c’était à qui avait la plus haute tour… basique.

Il paraîtrait que la ville médiévale comptait jusqu’à 100 tours, dont la plupart a été démolie pour prévenir d’éventuels effondrements.

Certaines sources avancent le nombre de 180 tours, mais il semble excessif et certaines tours auraient été comptées deux fois, car elles avaient différentes appellations. Actuellement il reste une vingtaine de tours toujours debout. Celle dont je vous parle est la plus haute.

Bologna

Base de la tour Asinelli

***

La torre degli Asinelli mesure 97,2 m de haut et est inclinée de 1,3°. Cela se voit à l’oeil nu, même si l’inclinaison ne vaut pas celle de la tour de Pise ! L’édifice a un plan carré, et l’on accède au sommet via un escalier en bois de 498 marches.

Dans la tour, il n’y a pas grand chose à part un escalier en bois. L’édifice est plutôt vide.

Finalement, le plus difficile n’est pas de grimper les quelques 500 marches, mais bien d’obtenir le billet d’entrée. J’exagère un tout petit peu. En fait, les billets ne sont pas vendus en bas de la tour. Il y a bien une boutique au rez de chaussée, mais ce n’est pas ici que vous trouverez les billets.

Ceux-ci s’achètent soit sur le site internet, soit à l’office de tourisme. Nous avons pris les vélos pour nous y rendre, mais après 20 minutes de poireautage et alors que le tableau affichait inlassablement T73 et que j’avais le ticket T75, nous avons laissé tombé et pris nos billets sur le net.

Comptez 5 € par adulte !

Bologna

Une fois détenteur du précieux sésame, il ne reste plus qu’à se diriger vers l’entrée de la tour, et attendre un départ groupé. Car nous montons tous ensemble à heure précise, restons quelques minutes au sommet, avant de redescendre, à nouveau en groupe.

L’ascension n’est pas forcément une partie de plaisir, car les marches sont parfois étroites, mais il n’y a rien d’infaisable. J’avais lancé mon chrono, par curiosité, et nous sommes arrivés en haut en 9 minutes ! N’imaginez pas que nous avons tenté d’aller le plus vite possible. Je vous rappelle que tout le monde montait en groupe, et il n’était guère possible de doubler.

Si besoin, il est possible de s’arrêter dans un coin et de se laisser doubler. Certains l’ont fait sans aucun souci.

Donc vraiment, cela reste une activité assez accessible !

Bologna

Bologna

Bologna

Une fois arrivés en haut de la tour, l’on peut bien-sûr admirer la ville. C’est même le but de la manœuvre je dirais !

Bologna

Bologna

On peut essayer de compter les autres tours… et chercher la tour jumelle, la tour Garisenda, bien plus petite…

Bologna

C’est bon ? Vous la voyez ?

Et puis vient le moment de redescendre…

Bologna

La visite nous a vraiment plu, et je la conseillerais vivement à quiconque visiterait Bologne. Attention toutefois, car une légende raconte que monter dans la tour degli Asinelli porterait malchance aux étudiants, qui louperaient ensuite leurs exams…