Fai piano quando torni

« Fais doucement quand tu rentres » ainsi pourrait se traduire le titre de ce roman italien. C’est un roman de Silvia Truzzi, paru en 2018.

Un titre intrigant, pour un livre tout en douceur et délicatesse.

Je préfère vous le dire de suite, pour lire ce roman à l’heure actuelle, il faut comprendre l’italien. Car il n’a pas encore été traduit. Alors j’ai hésité à faire un article dessus, car mon blog est en français, et que peu de mes lecteurs doivent parler italien. Mais j’ai tellement aimé ce livre, que j’avais envie d’en parler malgré tout.

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Nous suivons la narratrice Margherita, qui est à l’hôpital au début du récit. Nous ignorons pourquoi elle est là précisément, mais découvrons peu à peu qu’elle a eu un accident de voiture.

Au fur et à mesure des pages, ce sont ses blessures psychiques qui se découvrent, bien plus présentes que les blessures physiques.

Margherita est trentenaire, et ne s’est jamais remise du décès de son père. Elle souffre encore énormément de sa rupture avec Francesco. 

Pour dire les choses clairement, elle n’a plus vraiment goût à la vie.

La personne la plus présente dans le quotidien de la trentenaire, est sa mère.

Et puis, les choses vont changer peu à peu, avec l’arrivée d’Anna, une vieille dame excentrique, voisine de chambre d’hôpital. Anna est haute en couleur, (surtout le rose,) et bien déterminée à ne pas rester à sa place.

Si au départ, Marghi snobe Anna, progressivement elle va se laisser apprivoiser… Toutes deux vont former un improbable binôme, pour le meilleur et juste le meilleur !

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J’ai bien aimé cette lecture, pour la rencontre entre deux femmes, deux cœurs brisés qui ont eu des réactions totalement opposées, mais finissent par faire route commune.

Anna est née très pauvre, et a travaillé comme domestique lorsqu’elle était toute jeune, pour pouvoir survivre quand ses parents n’avaient plus les moyens de la nourrir. A l’inverse, Marghi n’a jamais manqué de rien (du moins sur le plan matériel).

Anna a rencontré son grand amour mais n’a pas pu faire sa vie avec lui, à cause des codes de l’époque. Marghi elle, a vécu avec Francesco, jusqu’à ce que celui-ci lui annonce qu’il ne l’aimait plus. Les deux femmes n’ont jamais pu se résigner. Nicola et Francesco occupent leurs pensées.

Ce livre aurait pu manquer de crédibilité, et tomber la tête la première dans le cliché. Mais c’était sans compter sur la délicatesse de l’écriture de Silvia Truzzi. L’auteure nous présente ses personnages avec tact et patience, sans longueurs. Je me suis vite attachée aussi bien à Margherita qu’à Anna. J’ai cru à leur amitié, et compris que celle-ci les aiderait à résoudre des problèmes qu’elles ne parvenaient pas à surmonter individuellement.

Ce roman se lit très facilement, et est rempli d’optimisme. Pour cela je ne peux que vivement vous en conseiller sa lecture !

Bologne – la Basilique San Luca

Lors de mon dernier séjour à Bologne, j’avais entendu parler du sanctuaire de San Luca. Il s’agit d’une basilique, qui se trouve en dehors du centre de la ville, sur une colline boisée (Monte Guardia). Les photos sur les différentes brochures touristiques, donnaient bien envie de découvrir cette église.

L’on peut y accéder de différentes façons.
En fait l’originalité du lieu est que la basilique est précédée de 4 kilomètres d’arches (en réalité, ce sont 3 kilomètres et des bananes, mais on ne va pas chipoter).

Dans la basilique, on trouve une icône byzantine de la Vierge Marie avec Jésus. La légende raconte qu’elle aurait été peinte par Saint-Luc, l’évangéliste. L’icône daterait du Xème (peut-être XIème siècle) et a été restaurée au XIIème siècle.

Tous les ans à l’ascension, l’icône est transférée de la basilique à la Cathédrale, au centre de Bologne. C’est pour la protéger des intempéries, que les arches ont été construits.

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L’idéal à mon sens, était de laisser la voiture tout en bas, à proximité d’un cimetière. Là, le stationnement était gratuit, alors que dans les autres rues il fallait payer 1,50 €/heure.

Le cimetière semblait particulièrement joli donc cela a justifié d’y faire un tour… En effet, il abrite de nombreuses statues, des tombes véritables oeuvres d’art, des espaces couverts assez inédits (je n’ai en tout cas pas le souvenir d’avoir vu d’autres cimetières semblables).

C’est en rentrant en France, et en retrouvant mon ordinateur, que j’ai pu découvrir qu’il s’agissait du cimetière de la chartreuse (Certosa en italien) et que de nombreuses personnalités y étaient enterrées (des politiciens, des joueurs de foot, des éditeurs, des artistes…).

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Entre le cimetière et San Luca, on passe à proximité du stade de foot de Bologne. Le stade Renato dall’Ara est celui du club Bologna FC.

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La montée jusqu’à San Luca à pied prend environ 1 heure avec de nombreux arrêts photos. Je ne sais pas précisément à partir de quel point l’on compte les 4 km, car les arches commencent quasiment au niveau du cimetière et se coupent à certains endroits.

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A un certain point, nous avons pris un autre chemin, et croisé une riveraine a qui j’ai demandé quelques précisions. Elle nous a expliqué que nous pouvions continuer à grimper par la route et que nous en aurions pour 7 km environ. Ou alors nous pouvions retourner sous les arcades et là il y aurait encore 2 km de grimpette. Nous avons opté pour le second choix ! Sportifs oui, mais pas totalement matti (fous) non-plus !

Le chemin est fort praticable. Nous voyions beaucoup de sportifs l’emprunter en footing ou en marche rapide. Certains prenaient la route parallèle en vélo. Je n’ai vu aucune autre personne en talons. Pourtant je n’ai pas eu à regretter mon choix d’enfiler mes sandales compensées ce matin là !

La pente est relativement douce car le chemin comprend des escaliers. Donc on alterne la montée avec une petite inclinaison et les volées d’escaliers. Cela ne fait pas particulièrement mal aux cuisses !

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Certes l’ascension est un peu longuette, mais nous avons apprécié de l’avoir faite car c’est tout l’intérêt au final !

La basilique de San Luca est belle et de là haut, on profite d’une jolie vue sur Bologne. Mais finalement, l’intérieur de l’église n’est pas exceptionnel. Entendons-nous bien, il est très beau. Mais on en trouve d’aussi jolis dans des églises plus accessibles, sans avoir à marcher 4 km !

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C’est pour cela que je conseillerais de monter à pied pour ne pas rater l’intérêt principal de la visite : les arches !

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Avec le San Luca Express, l’aller – retour pour San Luca coûte 10 €. Il est possible d’acheter la descente seule en train, à 6 €. Une fois en haut nous avons hésité mais finalement nous avons préféré économiser et repartir à pied. J’ai lancé le chrono pour voir. Nous avons mis 25 minutes ! Et le train ne nous a pas dépassés !!

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En haut de San Luca, il n’y a que des cabines de WC de chantier. Je vous laisse imaginer leur état par une journée d’août où le mercure atteint les 41 degrés… Une fois revenus en bas, nous avions bien besoin d’une pause pipi. Nous avons trouvé le bar Maratona. Il ne paye pas de mine avec sa micro terrasse. En fait les quatre chaises et la table sont prises par des habitués. Nous nous rabattons sur la salle, où un gars s’acharne à aligner des poules et des coqs sur une machine à sous.

Le shakerato est servi dans des verres qui ont bien vécu (rayés mais propres). 2 € chacun, c’est le café glacé le moins cher que nous n’avons jamais bu. Et il est bon !

Le serveur est tout à fait sympathique et les WC propres. Point de wifi, mais nous n’en cherchions pas spécialement !

En résumé, je vous conseille vivement la visite de San Luca. Ne zappez pas la montée à pied car en haut il n’y a pas besoin de prévoir plus de 30 minutes. Comptez 1 h 30 pour l’aller retour à pied, en prenant votre temps. Et si vous le souhaitez, vous pourrez rapporter des petits souvenirs de la boutique officielle : chapelets, médailles (1 €, 1,50 €), cartes postales (0,80 €), livres, …

Balade à Bologne

Je sais, je vous ai déjà parlé de Bologne à plusieurs reprises, mais la ville est réellement vaste et il y a énormissimement à dire sur elle. Donc il se peut que ce billet ne soit pas le dernier…

Pour commencer voici des affiches artistiques, qui ont croisé notre regard et nous ont « contraint » à nous arrêter alors que nous faisions le tour de la ville à vélo.

Elles sont l’oeuvre de différents artistes de street art, qui ont participé au projet CHEAP on BOARD en partenariat avec la ville de Bologne. Les artistes ont réalisé des affiches « non-conventionnelles » qui ont été installées sur des panneaux inutilisés, à différents endroits du centre ville.

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Ensuite, je ne vous parlerai pas de la statue de Neptune, qui trône en face de la cathédrale. Non, ce n’est pas qu’elle ne m’intéresse pas. Au contraire, j’aimerais énormément pouvoir l’admirer. Mais celle-ci est en travaux, et en 2017 comme en 2016, nous n’avons vu qu’une bâche géante, sur laquelle figurent quelques photos de détails de la fameuse fontaine…

Construite pour le pape Pie IV, cette fontaine monumentale représente le pouvoir papal. Neptune domine les eaux (comme le pape domine le monde). On voit donc Neptune, avec à ses pieds, des statues qui représentent le Gange, le Nil, l’Amazone et le Danube. Ce sont les grands fleuves qui symbolisent les quatre continents connus à l’époque.

Nous pouvons visiter le chantier de restauration du monument, mais à mon sens cela n’a pas un intérêt immense si l’on n’a jamais vu la fontaine en question…

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Un jour nous reviendrons, j’y tiens !

Nous avions caressé l’idée de visiter la Bologne médiévale avec un casque de réalité virtuelle. C’est une activité proposée au palazzo Pepoli. On enfile un casque, et pof, on se retrouve dans les rues de Bologne au XIIIème siècle. La ville de l’époque a été reconstituée, avec ses nombreuses tours de l’époque.

La Macchina del Tempo avait l’air vraiment trop cool, mais l’attente de plus de trente minutes à l’office de tourisme a eu raison de notre patience. Et puis il faut dire que le billet coûtait relativement cher, donc finalement, tout mis bout à bout, nous avons préféré profiter de notre précieux temps pour visiter les églises et nous balader dans les rues de l’époque actuelle !

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La basilique San Petronio n’est pas en travaux. On pourrait le croire, puisque sa façade n’est qu’en partie terminée. Le marbre ne recouvre pas l’intégralité du bâtiment, et la brique est encore largement visible, faisant de l’édifice la plus grande église de brique du monde !

La basilique est construite dans un style gothique, et est dédiée à Saint Pétrone, évêque du Vème siècle et patron de la ville de Bologne.

Il ne faut pas la confondre avec la Cathédrale San Pietro, qui se trouve à quelques rues de là… Cette dernière est moins imposante, car elle apparaît dans une rue, et non au bout d’une immense place.

Bien-entendu, il faut absolument visiter l’intérieur de la basilique, ne serait-ce que pour ressentir l’immensité du lieu, et se retrouver tout petit riquiqui.

Lors de notre visite en 2016, nous avions dû nous acquitter d’un droit de faire des photos de 2 € par personne. Cette année, allez savoir pourquoi, le guichet était fermé et nous avons pu prendre des photos sans rien payer. Tant mieux, n’est-ce pas ?

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J’aime beaucoup cette basilique, pour son apparente simplicité. On a une impression d’immensité et de luminosité lorsque l’on pénètre à l’intérieur. Et puis, en avançant, en regardant par ci par là, on se rend compte qu’il y a une foule de détails à admirer, notamment dans les chapelles latérales.

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A voir également si vous appréciez les belles églises, la Basilique San Domenico.

C’est l’une des églises de la ville la plus riche d’Histoire.

Saint Dominique de Guzman, père fondateur de l’ordre des dominicains, était originaire d’Espagne. Mais c’est à Bologne, en 1221, qu’il mourut, après avoir fondé un couvent. Les moines ont souhaité bâtir une plus grande église, qui est la basilique que l’on peut encore admirer de nos jours.

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A l’intérieur de la-dite église, dans une chapelle latérale, se trouve le sépulcre de Saint Dominique. C’est sans conteste un incontournable à voir à Bologne, vu les noms des artistes de l’époque qui participèrent à la réalisation : Nicola Pisano, Arnolgo di Cambio, Niccolo dell’Arca, Alfonso Lombardi, et probablement le plus connu : Michelangelo Buonarroti.

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L’ange sur le côté droit serait l’oeuvre de Michelangelo.

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Ne quittez pas cette basilique sans avoir visité le chœur. Pour ce faire, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 50 centimes, mais honnêtement, cette somme est dérisoire pour pouvoir admirer les marqueteries qui s’y trouvent, et faire un petit tour dans le cloître.

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Pendant que nous admirions les marqueteries, une dame est venue faire la poussière. Elle avait l’air totalement blasé, et ne regardait même plus les boiseries, alors que nous étions tous les deux à ouvrir de gros yeux ronds « Ouah t’as vu là, il y a même un effet 3D ! ». La scène devait être assez comique ! 🙂

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Et ainsi s’achève notre visite du jour. J’espère qu’elle vous aura plu… N’hésitez pas à me le faire savoir en laissant un commentaire ! A PRESTO!!

Bien manger, végétarien à Bologne

En vacances en Italie, nous essayions d’alterner restos et pique-niques.

Nous avions l’habitude d’acheter une conserve de lentilles, des tomates et de la salade, pour nous faire un petit repas rapide et peu coûteux, à manger dans un parc avant de reprendre notre balade.

Nous devions ce jour là, trouver un magasin pour acheter de quoi grignoter, et reprendre notre visite de Bologne. Mais alors que nous passions en vélo dans une petite rue, mon regard a été attiré par un resto, sur la vitrine duquel l’on pouvait lire « cuisine naturelle » (en italien bien-sûr).

Le menu affiché à l’extérieur me laissait penser que les prix allaient être épicés. L’intérieur était épuré, avec de grandes photos d’art au mur. Mais j’ai regardé malgré tout… Pas si chers en fait…

8 € le plat en moyenne… Tout était végétalien… Avec des choses simples (pasta à la tomate, couscous aux légumes, houmous,) et d’autres plus originales (« fromages » végétaux).

L’homme a été intrigué aussi et a proposé que nous entrions. Go !

L’accueil était sympathique, les WC propres (ne jamais sous-estimer ce point d’une importance de premier ordre pour un touriste !).

Nous avons choisi des penne aux légumes et un couscous de semoule complète au pesto, avec de l’eau pétillante.

Le menu n’est pas bien long. Il y a 5 ou 6 plats. Mais c’est bon signe, comparé à un resto qui proposerait de tout, à base de produits décongelés…

Tout de suite, on nous a apporté une petite soupe froide au poivron, à partager. Elle s’accompagnait de pain et de petits biscuits bio.

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Un délice !

Nous étions seuls dans le resto avec un autre client, la cuisto et la serveuse. Donc nos plats sont arrivés rapidement.

La serveuse nous a précisé qu’il y aurait quelques modifications. Les plats sont préparés avec des ingrédients bio et locaux, donc il faut parfois s’adapter.

Les penne ont effectivement été remplacées par d’autres pâtes courtes (j’ai zappé le nom. Il s’agissait de gros radiatori). Et il n’y avait pas d’olive dedans, alors qu’elles étaient notées sur le menu.

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Radici - resto veg

Nous avons adoré nos plats, simples, délicieux, bien présentés et en bonne quantité !

En plus la serveuse nous a demandé si tout se passait bien, en nous rapportant des crackers et du pain alors que nous n’avions même pas fini notre panière.

Elle nous a aussi demandé si nous étions en vacances et nous a offert chacun un verre de vin pour fêter cela !

Sans être trop intrusive, elle a échangé quelques mots avec nous, sur Bologne, l’Émilie-Romagne, la gastronomie etc… Elle nous a dit qu’elle avait vécu à Paris, ce qui expliquait qu’elle se débrouille très bien en français !

Nous avons passé un excellent moment, bu un autre dernier verre de vin offert, suivi d’un espresso chacun.

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Les desserts semblaient délicieux et originaux. Mais il fallait que nous puissions remonter sur nos vélos et pédaler encore quelques heures, donc cela n’aurait pas été sérieux de manger encore !

Ce resto a été une belle découverte. Nous avons vraiment bien mangé et le fait de papoter avec la serveuse a ajouté un vrai plus. On était loin de l’adresse touristique qui propose des menus « traditionnels » de pizza aux frites matin-midi et soir à des prix indécents. Pour cela, il est clair que nous reviendrons si nous visitons à nouveau Bologne !

Pour plus d’infos, de photos, voici la page officielle de ce resto : RADICI

Bologna, les 7 églises mais encore…

Ciao a Tutti ! Je vous avais déjà proposé un bon aperçu de Bologne / Bologne encore / Bologne encore encore… (cliquez sur les liens pour retrouver les articles !) Mais Bologne est vaste et il y a encore beaucoup à dire sur cette ville ! C’est pourquoi nous nous retrouvons aujourd’hui pour compléter ces billets, et continuer la visite… Vous venez ?

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La basilique Santo Stefano (Saint Etienne en français) se trouve au centre ville de Bologne. C’est en fait un ensemble d’églises, de chapelles et de cloîtres, regroupés en un même endroit.

On parle aussi de sette chiese, c’est à dire des « sept églises ».

Bologna

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Séjournant à Bologne pour 48 heures seulement, nous ne pouvions pas tout voir de la capitale émiliane. Donc les sept églises font partie des lieux que nous avons zappé.

Nous avons simplement fait un petit tour à vélo sur la place face à la basilique. Avec le sol pavé, cela secouait drôlement, mais c’était malgré tout fort plaisant car il y avait des choses à voir à peu près partout !

Cela ne fait aucun doute, nous reviendrons à Bologne, et cette fois nous approfondirons notre visite des églises !

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Ce qui me reste en tête quand je pense à Bologne, outre les fameuses due torri, ou la basilique San Petronio, ce sont les passages d’arcades. On en trouve partout. Et même si globalement cela appartient au paysage urbain italien en général, à Bologne c’est encore plus notable.

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Bologne est grande, et vous en ferez difficilement le tour en un ou deux jours. Une visite sur deux journée est envisageable, à condition d’accepter de ne pas entrer dans toutes les églises et de zapper les musées. Mais un séjour plus long est aussi tout à fait conseillé, car vous avez largement de quoi vous occuper pour cinq jours ou plus !

En plus vous ne mourrez pas de faim, car Bologne est connue et reconnue pour sa gastronomie ! On y mange des pâtes farcies, de la charcuterie, mais pas que… Si comme nous vous n’êtes pas obnubilés par le fait de manger des pâtes et/ou de la pizza à chaque repas (parce-que non, les italiens ne mangent pas QUE des pâtes et de la pizza), vous pouvez tester le Taj Mahal par exemple… un excellent resto indien qui a reçu le certificat d’excellence Trip Advisor

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Assez mangé ? Et si nous faisions une petite balade digestive ?

Il y a une place que je vous conseille de découvrir. On pourrait presque la zapper en tant que place, car elle est assez exiguë, et pourtant c’est un haut lieu de vie ! Il y a toujours du monde !

Lors de notre première visite de la ville, nous avions traîné sur cette place en pleine nuit, car il y avait un petit concert dans un bar, et que de nombreuses personnes s’étaient installée devant la chambre de commerce pour profiter de la musique.

Il s’agit de la piazza della Mercanzia, d’où l’on peut admirer le Palazzo du même nom.

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Je lui trouve un air très médiéval vraiment plaisant. En réalité, cette place existe depuis l’époque romaine ! Bien-sûr, son aménagement a évolué au fur et à mesure des siècles.

Située au croisement de deux rues principales : Via Emilia et Via Salaria, la piazza della Mercanzia était sur le chemin menant à Rimini et Ravenne. 

Sous l’occupation napoléonienne, le palais devint le siège de la chambre de Commerce. Dans les archives du-dit palais, on retrouve des recettes des plats les plus fameux de Bologne, parmi lesquels la mesure de la vraie tagliatelle !

8 mm cuite, et environ 7 mm crue… Cela correspondrait à 12,270 millièmes de la hauteur de la tour Asinelli.

Ici, on jugeait également les escrocs, et une fois la sentence prononcée, on l’appliquait. Parfois cela impliquait de lier le coupable à la colonne centrale du palais, pour le livrer à la vindicte populaire !

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En 1484, la tour De’Bianchi, située devant le palais, s’effrondra, entraînant la mort de 23 personnes. 

Plus tard, le palais a malheureusement été détruit pendant la seconde guerre mondiale. Mais, heureusement pour nous, il fut reconstruit à l’identique.

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Depuis la place, on peut voir une vieille connaissance… la reconnaissez-vous ? C’est la torre Asinelli bien-sûr !

Sur ce, je vous fais des baci et vous dis à presto pour de nouvelles découvertes italiennes ! 🙂 Bon dimanche à tous !

A Dozza on dessine sur les murs

Dozza est une petite commune d’Émilie-Romagne, à un peu moins de 40 kilomètres de Bologne, qui compte quelques 6 500 habitants à la louche.

Malgré sa petite taille, elle est souvent mentionnée dans les documents touristiques, car elle a la particularité d’être une sorte de musée à ciel ouvert. C’est l’homme qui a trouvé mention de ce village dans un guide de l’Italie du Nord. Il n’y avait pas énormément d’informations, et nous ignorions si notre déplacement serait « rentabilisé », mais la curiosité a pris le dessus !

En effet, Dozza doit sa célébrité à de nombreuses peintures, qui ornent les façades des maisons. La Biennale del Muro Dipinto est née en 1965, et s’étale sur quatre jours, au moins de septembre. A cette occasion, des artistes reconnus au niveau national ou international, se donnent rendez-vous à Dozza, pour peindre sur les murs !

 

Dozza est une ville médiévale, qui figure parmi les 100 plus beaux villages italiens. Le camion du livreur passe pile poil sous la porte d’entrée de la ville. Nous avons laissé la voiture un peu plus bas, préférant monter à pieds et profiter des petites rues pavées.

Dozza

Avant de visiter Dozza, nous nous demandions si les peintures seraient bien visibles, et s’il s’agissait d’oeuvre durables. En effet, nous pensions qu’il pourrait être question d’oeuvres éphémères, et donc qu’il n’y aurait plus rien sur les murs en août !

Pas du tout. Ce sont bien des oeuvres faites pour durer.

Si la période de la biennale est l’occasion rêvée pour une visite, car on peut alors voir les artistes en pleine action, une visite en août est également fort intéressante.

Les peintures sont vraiment belles, et l’originalité réside dans le fait que des styles très différents les uns des autres, se côtoient en un même lieu.

Certaines oeuvres m’ont laissée assez indifférentes, quand je suis restée plantée plusieurs minutes devant d’autres.

Dozza

Dozza

En nous baladant au hasard des ruelles, nous avons trouvé l’église. Donc nous sommes entrés par curiosité. Il s’agit de l’église paroissiale all’Assunzione della Vergine, qui daterait du Moyen-Âge, et aurait été reconstruite au XVème siècle, puis rénovée dans les années 1940.

Et puis il y avait cette vieille pub, que j’ai trouvé sympathique. Et oui, il n’y a pas que les pizze en Italie ! Il y a les piadine aussi,  d’épaisses crêpes de froment, préparées à base de Saintdoux (parfois d’huile d’olive) et qui servent de support, pour déguster la charcuterie du coin…

En Emilie-Romagne on trouve des piadinerie un peu partout et il n’est pas rare de croiser des italiens qui en savourent une assis sur un escalier, un coin de fontaine, ou même en marchant !

A Dozza, on admire les peintures, et cela vaut déjà largement la visite… mais si jamais l’argument n’était pas suffisant pour justifier un déplacement, alors sachez qu’il y a aussi une superbe forteresse des Sforza (rocca), devenue résidence nobiliaire de la famille Malvezzi-Campeggi, qui y vécu jusque dans les années 1960.

Dozza

La rocca se dresse en haut du village, comme un gros et beau château de sable, sauf qu’elle est en brique. Elle abrite différents musées, et une œnothèque qui regroupe environ 800 références de vins !

Dozza

Dozza

Je ne vais pas vous poster une photo de chaque oeuvre qui orne les murs de Dozza. Ce serait dommage, pour le cas où vous souhaitiez visiter la ville à votre tour… mais ce n’est pas l’envie qui me manque, tant j’ai adoré ma balader dans cette belle ville, atypique et pittoresque !

Lors de notre visite, le village était quasiment désert. Nous n’avons pas croisé d’autres touristes, et les seuls personnes qui n’étaient pas à la sieste, étaient un groupe de retraités, qui papotaient sur des bancs, à côté de la rocca.

Ne vous attendez donc pas à débarquer dans un village ultra touristique ! Ici point de cartes postales, de restos qui proposent des pizze H24 ou de boutiques de souvenirs ! Et je dirais… tant mieux !

Dozza

J’espère que la visite virtuelle vous aura plu, et qui sait, vous aura aussi donné envie de découvrir Dozza pour de vrai ! En attendant, n’hésitez pas à réagir en commentaire ! @ presto !

[Bologne] Taj Mahal – manger végétarien

Pendant nos vacances estivales, nous avons fait étape une journée à Bologne. Je vous arrête de suite, ne pensez pas manger des spaghetti bolo à Bologne car 1) la bolognaise s’appelle ici « ragù » 2) les spaghetti sont napolitaines !

Bologna

Pour la visite de la ville, je vous renvoie à mon billet touristique, en cliquant ici. Aujourd’hui nous parlerons bouffe food, et uniquement bouffe food !

Nous avons été originaux puisque nous n’avons mangé ni pasta ni pizza. Nous fîmes le choix d’un resto indien ! En effet, les restos indiens sont souvent pratiques pour les végétariens de mon espèce, et le Taj Mahal ne fait pas exception à la règle.

Taj Mahal - resto indien

Ce resto était ouvert en août, malgré sa position un peu excentrée (il est à 15 mn de marche rapide du centre avec la Cathédrale, et la plupart des boutiques voisines étaient fermées pour congés).

Voici son adresse exacte :

Via S. Felice, 92, 40122 Bologna, Italie

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Le Taj Mahal offre plusieurs plats végétariens voire végétaliens et même une assiette végétarienne à 18 €, et un menu complet avec dessert, nan etc à 34 €.

La salle est ultra grande et décorée à l’indienne, avec des lustres multicolores, des tissus au plafond et une chaîne de télé indienne en fond sonore.

Taj Mahal - resto indien

Préoccupation number 2 du touriste (la number 1 étant de remplir son estomac), les WC sont propres !

Mais revenons-en aux assiettes…

Après avoir dégusté la chips géante à la farine de pois chiches, que l’on trouve dans la plupart des restos indiens, et que l’on tartine de sauces typiques (une sauce piquante, une sorte de ketchup ultra sucré, et une sauce de yaourt à la menthe) nous avons découvert nos plats…

Taj Mahal - resto indien

J’ai opté pour l’assiette VG, qui incluait un pain (j’ai pris un chapati au blé complet) et mon homme nivore a choisi le poulet vindaloo avec du riz basmati, et un naan.

Taj Mahal - resto indien

Le serveur ne parle pas très bien italien. Nous non-plus (enfin, là je joue les modestes, cling cling !). Mais ce n’est nullement problématique ! Il est très souriant et soucieux de nous faire passer un bon moment !

Taj Mahal - resto indien

Ci-dessus, l’assiette végétarienne…

Les plats arrivent rapidement. Le resto a beau être super grand, nous sommes les premiers à débarquer vers midi, et seules deux autres tables se rempliront ce jour-là. C’est normal, nous sommes en plein mois d’août, et les habitants sont à la mer (on peut supputer que les touristes se restaurent dans les lieux plus « typiques ») !…

Pour moi c’est un plateau en aluminium avec des petits creux remplis des différents plats : soupe à la courgette, lentilles en curry, légumes indiens… Le serveur m’a tout présenté mais souvent dans ces cas là j’oublie aussi vite. Pas grave. C’était bon, et c’est tout ce qui compte !

Taj Mahal - resto indien

Taj Mahal - resto indien

Ci-dessus, le plat de Monsieur…

À aucun moment on ne nous a demandé si nous souhaitions manger pimenté. Nos plats étaient relevés, mais pas piquants. C’était très bon, mais nous aurions pu apprécier un peu plus de piment car nous adorons quand cela picote !

Au centre, le riz basmati aux épices vient compléter tout cela… Il est succulent.

L’homme ouvre de grands yeux devant sa plâtrée de riz. Nous avons la grosse dalle (tourisme et marche obligent !) mais il n’est pas dit que nous ferons assiette nette…

Les plats sont délicieux. Les naans le sont aussi… moelleux, goûteux… (voir photo à peine plus haut).

Plus de place pour un dessert, mais je commande un thé vert. Ce sera du Lipton en sachet (oups) mais servi dans une jolie théière en porcelaine. Et l’on nous apporte deux tasses. Donc monsieur se laisse tenter !

Taj Mahal - resto indien

Il est temps de repartir… On règle et on échange deux-trois mots avec le serveur qui a remarqué notre accent et s’enquiert de notre origine. C’est vraiment bien la France ? La langue ressemble à l’italien ?! C’est toujours super sympa de parler avec les locaux en vacances, même si en l’occurence notre serveur n’était pas un pur local !! :-p

Ciao. Arrivederci ! C’était une très bonne découverte que ce resto et pour moi maintenant Bologne a un petit goût de curry, vraiment délicieux ! 😉

Ajout de Monsieur : Il a pu faire recharger sa batterie d’appareil photos, et cela lui a beaucoup rendu service. En effet, la préoccupation number 4 du touriste (la number 3 étant de pouvoir dormir de temps en temps) est d’être capable de rapporter des photos, il est essentiel d’avoir toujours un appareil avec de la batterie…

Côté addition, nous nous en tirons pour environ 35 € pour deux plats bien complets, chacun un naan, et un thé à partager. C’est totalement dans la moyenne des restos indiens, et le rapport qualité-prix est fort correct car nous nous sommes régalés, et n’avons plus eu faim de tout l’après-midi !!

Notons à nouveau l’un des gros points forts du resto, en plus de la nourriture excellente : l’accueille vraiment sympathique !

Si nous repassons par Bologne, il se peut bien que le Taj Mahal revoie nos bobines !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bologne, suite et fin de la visite

Ciao ciao, je vous retrouve aujourd’hui pour terminer notre petit tour de Bologne… Si vous avez raté le premier épisode, vous le retrouverez ici…

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Bologna

Je regrette un peu de ne pas avoir profité au maximum de mon séjour express à Bologne. En effet, nous avons fait étape pour une seule journée dans la capitale émiliane, et j’étais fatiguée par les précédentes visites. Donc j’ai un peu traîné les pieds lorsqu’il a s’agit de visiter. C’est dommage, parce-que Bologne est une ville énorme et qu’il y avait beaucoup beaucoup de choses à voir. Je pense que la visite peut s’effectuer sur une journée, mais qu’à moins d’être vraiment en top forme, et prêt à arpenter la ville non-stop, il vaut mieux opter pour une étape de 48 heures !

Bologna #Italia #Emilia

Bologne vous surprendra par la hauteur de ses bâtiments, et par la présence de nombreuses tours médiévales…

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Etape obligée lors d’une visite de Bologne : le Palazzo communale, siège actuel de la mairie. On l’appelle également Palazzo d’Accursio, en référence à Accursius, juriste et maître de droit à l’université de Bologne.

On y entre gratuitement, et se balade à l’intérieur des pièces ouvertes au public. Mieux vaut faire une petite recherche avant de s’y rendre, pour savoir un peu de quoi il retourne, ou emporter le Routard, comme nous… Car je n’ai pas le souvenir d’avoir vu de nombreux panneaux explicatifs.

Bologna - Palazzo Communale

Bologna

Bologna

Initialement il accueillait quelques services municipaux, mais servait surtout à conserver les céréales destinées aux habitants de la ville.

Bologna #Italia #Emilia

Le Palazzo se compose de différents bâtiments, organisés autour d’une cour à arcades. J’ai trouvé l’agencement de la cour intéressant, car du mobilier urbain en pierre a été mis à disposition du public. Cela s’intègre très bien dans l’espace, et donne un côté très sympathique. Les gens s’installent sur les bancs de pierre, et profitent du wifi gratuit dans un cadre plutôt agréable…

Bologna

Bologne

Sur la façade, on peut admirer une Vierge à l’enfant de Niccolò dell’Arca, qui date du XVème siècle.

Bologna

L’on peut profiter d’une jolie vue sur la place devant la basilique San Petronio, qui rappelons-le, n’a jamais été terminée, et a donc une apparence assez originale…

Duomo di Bologna

Le palazzo communale se visite gratuitement, comme j’ai pu vous le dire précédemment, à l’exception d’une partie musée, que nous avons laissée de côté.

On peut découvrir la salle Farnese, richement décorée… C’est là que l’empereur Charles Quint fut couronné en 1530. Les peintures racontent l’histoire de Bologne, du Moyen-Âge au XVIIème siècle…

 

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Tours médiévales

A l’époque médiévale, il était bien vu pour les riches familles de Bologne, de faire ériger une tour, la plus haute possible, pour figurer son prestige… C’était à qui aurait la plus grande… (uhuh, classique !).

On dit qu’il y avait plus de 100 tours dans la ville, mais aujourd’hui il n’en reste qu’une petite vingtaine, dont les deux plus connues sont la Torre ASINELLI, construite à partir de 1109 par la famille du même nom, et sa voisine, la très penchée Torre GARISENDA. Ensemble, on les désigne sous le surnom « le due torre » (les deux tours).

 

 

Sur la place Nettuno, se trouve une imposante et magnifique statue de Neptune, réalisée en 1566 par Jean de Bologne. C’est une statue de bronze. Mais malheureusement, lors de notre visite, elle était en rénovation et nous ne l’avons absolument pas vue…

Bologna #Italia #Emilia

Petit aperçu de la place by night, un soir de cinéma de plein air, avec la basilique en fond…

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Ainsi s’achève notre visite de Bologne. Si vous avez aimé la balade, alors je vous invite à revenir pour découvrir d’autres étapes italiennes très bientôt ! BACI !

Ici vous trouverez mon bon plan pour trouver un hôtel à Bologne...

Se loger à Bologne [Italie]

Ciao! Aujourd’hui je vous propose un bon plan pour loger en plein Bologne sans vous ruiner… Il s’agit de l’hôtel que nous avions réservé en août 2016, pour une nuit seulement.

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Pour rappel, mon article sur Bologne se trouve ici

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L’Elite Suite hôtel se trouve à Bologne même, près du centre ville.

On rejoint la place principale en vingt minutes de marche rapide. Cependant le chemin est répétitif car on longe une rue sous arcades, dans laquelle il n’y a que des boutiques de fruits et légumes ou presque.

Bologna #Italia #Emilia

Des bus passent à 100 m environ de l’hôtel, et le ticket coûte 1,50 €.

 

Un bel hôtel, pour moins de 50 €/nuit !

Nous avions réservé une chambre matrimoniale sur le net (c’est le terme employé en Italie pour désigner une chambre double avec un grand lit), en envoyant un mail à l’établissement. Il nous en avait coûté 48 €, petit dèj buffet inclus ; 51 € avec la taxe de séjour, et ce en plein mois d’août. Le paiement s’est effectué sur place, au check-out.

Le check-in fut efficace, bien que nous soyons arrivés à 10 h 35. Une chambre a pu nous être attribuée immédiatement, au troisième étage.

Le personnel est très pro, multilingue et serviable. La demoiselle du check in a proposé de nous expliquer le fonctionnement de l’hôtel en français mais nous avons demandé en italien !

Seul point d’amélioration possible, l’accueil très pro manque peut-être un peu de chaleur. Un petit sourire par ci par là serait bienvenu !

Ayri Hotel - Bologna

Ayri Hotel - Bologna

Parking inclus…

En face de l’hôtel, un parking avec barrières est à disposition. Mais nous n’avons pas bien compris… En fait il y a une dizaine de places dans un parking couvert non protégé, sous l’hôtel. L’endroit est exigu et il faut manœuvrer car la C3 ne braque pas assez pour se faufiler en une seule fois. Cela peut expliquer que ces places soient gratuites.

Nous avons vu des polonais galérer longuement avec un break de location, pour se retourner et ressortir du parking…

Des garages fermés sont proposés, à 6 € la journée (hors du parking en question, donc plus faciles d’accès).

Ayri Hotel - Bologna

Ayri Hotel - Bologna

Des installations agréables…

Les communs sont propres, moquettés. La moquette n’empêche pas d’entendre les bruits de talons et de valises à roulettes depuis les chambres, mais cela reste assez calme.

Globalement, cet hôtel était pas mal fréquenté pendant notre séjour et nous avons dormi avec les boules Quies car des éléphants sauteurs avaient pris une chambre proche de la notre. Je déteste les éléphants sauteurs. Pas vous ?

 

Ayri Hotel - Bologna

 

La chambre est décorée avec goût. Le lit double est propre, et confortable. On trouve un minibar avec de l’eau au frais, des sodas. Je n’ai pas relevé les prix mais j’ai mis mes propres affaires dans le petit frigo !

Dans la chambre, on trouve un bureau, une chaise, deux chevets avec liseuses design, une lampe dont l’on peut régler la luminosité.

La carte de la chambre sert à activer l’électricité. Je n’aime pas trop ce système car lorsque l’on n’est pas dans la chambre, les prises ne fonctionnent plus… Impossible donc de laisser un appareil se recharger en notre absence (exemple, un téléphone que l’on voudrait charger pendant que l’on est dans la salle du petit dèj).

 

Ayri Hotel - Bologna

 

La salle de bain est grande, avec une belle cabine de douche, un bidet (Italie oblige !), un lavabo et une belle vasque bien pratique pour poser ses affaires ! Il y avait des produits d’accueil (gel douche, savon, bonnet de douche), des mouchoirs jetables dans un distributeur, et des sachets hygiéniques. Un sèche cheveux était également à disposition.

 

Ayri Hotel - Bologna

Ayri Hotel - Bologna

 

L’homme a apprécié la présence de volets roulants, permettant de plonger la chambre dans l’obscurité totale ! Pour dormir c’est quand-même appréciable ! Les double fenêtres coupent bien les bruits de la rue.

Dès 7 h 00 le petit dèj est servi au second étage. C’est un buffet avec : viennoiseries en pagaille, tartes et gâteaux faits maison, biscuits type Mulino Bianco, œufs brouillés (sans crème, 100 % œufs), œufs coque, prunes au sirop, carpaccio d’ananas, pastèque, melon, pain de mie, pain de mie complet, biscottes diet, pain blanc, céréales sucrées de toutes sortes, miel, confitures, charcuterie, beurre…

Les boissons chaudes sont servies au bar et j’ai eu la joie de trouver du lait de soja (sucré, malheureusement mais je n’oserais pas m’en plaindre :-p). Il y a aussi des distributeurs de boissons aux fruits.

Il y a un coin vegan avec des céréales (sucrées) et des biscuits industriels vegan. Et oui, la mode du vegan a atteint l’Italie, peut-être même avant la France. C’est impressionnant parfois !!

Nous nous sommes régalés, surtout avec les fruits frais. Le seul hic était d’arriver à accéder aux buffets car la salle est en longueur et le coin avec les aliments est vite bondé, d’autant que les gens sont un peu en mode zombie, à peine sortis du lit.

Globalement il y avait pas mal de choix. Il était possible de manger en salle ou sur une grande et jolie terrasse.

D’ailleurs, la belle terrasse est ouverte 24/24 h et nous avons pu y manger notre pic-nique du soir et profiter du micro-onde mis à disposition ! Nous étions tous seuls et avons apprécié le lieu. C’est bien plus sympa que de manger dans la chambre, assis sur la glacière !! :-p

Ayri Hotel - Bologna

Cet hôtel a été le plus classe de notre séjour en Italie. Le rapport qualité-prix est très bon. Les services sont à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un 4 étoiles italien. La situation n’est pas tout à fait centrale, mais permet malgré tout de visiter Bologne sans voiture.

 

Pour plus d’infos ou pour réserver, c’est par ici !

 

La sauce à prise… Découverte de Bologne.

 

Quoi ?

Sauce / Bologne, on n’a plus le droit aux jeux de mots pourris sur son propre blog ?

Bon…

Aujourd’hui je vous glisse dans ma valise, et vous emmène avec moi au nord-est de l’Italie, à Bologne ! Bologne est la capitale de L’Emilie-Romagne, une région située dans la plaine du Pô. C’est une ville dynamique, notamment car elle abrite la plus ancienne université de l’occident, qui daterait de 1088 ! De nos jours, l’université de Bologne est encore au cœur de la vie bolonaise, avec quelques 100 000 étudiants, sur une population totale de 386 000 âmes !

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Un po’ di storia… [un peu d’Histoire]

Ce sont les étrusques qui fondèrent la belle Bologne, en 534 avant Jésus Christ. Je ne vous détaillerai pas toute l’histoire de la ville, car je ne suis pas historienne, et verrais assez peu l’intérêt de paraphraser des sites qui ont déjà fait tout le boulot. En revanche, je vous propose un petit aperçu des sites qui valent le coup d’œil…

Bologne est une ville prospère et cela se ressent… Elle est le berceau de marques prestigieuses, parmi lesquelles Ducati, Lamborghini, ou dans un autre domaine, La Perla.

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Une GRANDE ville

Puisque Bologne est la capitale régionale, on pouvait s’attendre à visiter une grande ville. Mais malgré tout, j’ai été surprise ! Je n’imaginais pas que les bâtiments seraient aussi hauts, et qu’il y aurait autant de monde dans les rues, surtout en août. Après avoir visité Parme et Modène, le contraste a été saisissant !

Globalement j’ai trouvé la ville impressionnante et j’ai aimé le centre. Mais j’ai regretté plusieurs choses.

Déjà, il y a énormément de tags et de dégradations un peu partout. C’est sale et moche et là cela m’a particulièrement sauté aux yeux.

J’ai rarement eu cette impression en Italie, à part à Turin (je ne suis pas allée dans le sud du pays depuis le millénaire passé).

Ensuite, le centre est très joli mais dès que l’on en sort, les bâtiments sont communs, et la ville n’a plus vraiment de charme.

Enfin, dernier point, plusieurs fois le touriste doit payer, là où il n’en a pas l’habitude…

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Dans la basilique, il est interdit de faire des photos… sauf si l’on paye 2 €. Là on nous remet un bracelet en papier fluo et on devient autorisé à prendre des clichés. J’ai demandé si l’autorisation valait pour plusieurs appareils car nous avions chacun un appareil photo, un Ipod (super pour les panoramiques) et enfin une petite caméra sportive. Niet ! Le monsieur a carrément attaché le bracelet à l’appareil photo… Pas très sympa j’ai trouvé… Les autres visiteurs avaient généralement leur bracelet au poignet !

Je suis d’accord pour payer pour photographier, mais il y a des limites…

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Et pour ceux qui penseraient passer entre les mailles du filet, et faire des photos gratis, oubliez ! Un Monsieur sillonnait l’église pour repérer les contrevenants et leur demander « no photo ! ».

Ensuite, il faut payer 3 € pour admirer l’une des chapelles de la basilique (nous ne l’avons pas fait). Dans une autre église, rebelote, la visite d’une partie du bâtiment coûte 3 € !

Et enfin dans la troisième église de notre parcours, nous avons visité une crypte. Des panneaux indiquaient que l’on pouvait verser une offrande. Et un jeune homme le répétait dans toutes les langues à la sortie…

Je ne suis pas contre laisser une pièce ou deux pour aider à l’entretien et la restauration des églises. Régulièrement j’achète un petit souvenir ou allume une lumière en échange d’une pièce, mais je n’aime pas du tout le fait d’y être contrainte ou lourdement encouragée…

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Malgré tout, la visite de la basilique San Petronio m’a beaucoup plu. A noter, la façade n’est pas terminée, ce qui donne un effet vraiment original comme vous pourrez le voir sur la photo un peu plus bas… Et anecdote en passant : Les carabiniers qui nous ont contrôlé à l’entrée nous ont lancé un « vive la France ! » qui m’a bien amusée.

Régulièrement j’avais le réflexe de sortir mon appareil photo, avant de me raviser… Mais heureusement vous pourrez voir les photos de monsieur (quand il aura pris le temps de les charger sur Flickr) !

Le bâtiment surprend par sa hauteur. L’intérieur est particulièrement lumineux, en brique et marbre.

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C’est ici qu’en 1530, Charles Quint a été sacré Empereur du Saint Empereur Romain-Germanique.

On peut regretter le manque de panneaux explicatifs dans la basilique. Certes c’est un bâtiment religieux et pas un musée, mais malgré tout, il y a énormément de belles choses à voir et plusieurs fois je me suis interrogée. J’aurais bien aimé en savoir un peu plus…

Au sol, une sorte de barre en cuivre traverse la basilique. À midi, un rayon de soleil traverse les vitraux et se pause le long de la barre pour indiquer la date. C’est le Routard qui nous a appris cela…

Nous étions plusieurs clampins à marcher le long de la barre, le nez vers le sol… Mais nous n’avons rien vu. C’était un peu trop compliqué !! (Mais rigolo).

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La place devant la basilique San Petronio ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Elle est belle, mais lors de notre visite, un cinéma de plein air y était installé et masquait une bonne partie des façades. D’autre part, la fontaine de Neptune était bâchée, pour travaux et nous n’avons pas pu l’admirer.

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La piazza San Francesco m’a bien plus marquée, avec l’église du même nom (fermée car nous sommes arrivés en début d’aprem).

Des tombeaux en hauteur sont abrités par des petits bâtiments pointus. Ce sont des glossateurs (juristes).

La place est actuellement en travaux (décidément !) et sera rénovée pour donner plus de place aux piétons et à la végétation.

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À Bologne, on peut alterner visite et shopping. Les deux grosses rues commerçantes sont celle de l’Independenza et Ugo Bassi. On y trouve Calliope, OVS, Terranova, H&M, Bershka pour les fringues pas chères, Kasanova pour la maison, Wycon, Mac, et encore bien d’autres marques de make up…

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Face à H&M, se trouve l’église San Pietro, dans laquelle il est possible de visiter la crypte (c’est ici que l’offrande est fortement recommandée). Dans l’église, des fenêtres au sol permettent de voir le sous-sol… On y accède via des escaliers et peut se promener sous le bâtiment… C’est très sympa…

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Nous avons également visité la Chiesa Santa Maria de Vita avant de rentrer manger pour ressortir by night !

Le soir de notre visite, il y avait du cinéma de plein air sur la place principale (je l’ai déjà écrit plus haut). Nous sommes passés pour voir l’ambiance. C’était noir de monde mais vraiment sympa !

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A noter, Bologne est parfois rendue aux piétons, lors des T-days. Cela signifie que la zone centrale est interdite aux véhicules motorisés, et même si cela complique un peu la vie parfois, il faut reconnaître que c’est agréable quand on est à pieds !

En revanche, les vélos en libre-service sont réservés aux abonnés, et il n’y a pas de système pour les louer en temps que touriste, comme c’est le cas à Modène par exemple.

Ceci dit, le centre ville est bien desservi par les bus…

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Je vous parlerai du Palazzo Communale dans un billet spécifique, car mine de rien je vous ai déjà dit pas mal de choses pour aujourd’hui, et il en reste encore beaucoup à dire ! A bientôt et merci pour vos commentaires ! BACI !