Je vis très bien ma rupture – mais mon chat est inconsolable par Alessia d’Alba

J’ai demandé à recevoir ma copie numérique depuis Netgalley, car le résumé me tentait bien. Une histoire de rupture amoureuse, vécue du côté masculin, c’était original. Et rien que dans les quelques lignes de résumé, on percevait une bonne dose d’humour…

C’est vrai cela, à bien y réfléchir, je ne crois vraiment pas avoir jamais lu un livre comique sur la rupture sentimentale, côté homme. Et vous ?
Bref.

Je me suis lancée dans la lecture sans regarder le nombre de pages, et ai été surprise de terminer le livre très très rapidement. C’est en voyant qu’il ne me restait que dix minutes de lecture, que j’ai compris que ce livre n’était pas un roman, mais une nouvelle. 
Et j’ai été un poil déçue, car j’aurais bien passé un peu plus de temps avec Eugène et Fabio !
Commençons par le début.
Eugène vit avec Fabio, son ancien voisin. Il occupe le canapé, dans un petit appart parisien de 30 m². Avant cela, chacun vivait avec sa copine, mais depuis qu’ils se sont fait lourder, ils se sont installés en collocation, avec un troisième mâle : le chat Boris.
Eugène s’est mis à la natation, Fabio a continué le tango. Parallèlement à ces activités, ils ont fait intervenir une comportementaliste un peu bizarre, pour tenter d’apaiser les rapports entre le chat Boris et Eugène.
Cette nouvelle est un petit bijou de bonne humeur, qui se lit très facilement. J’avais en permanence le sourire aux lèvres. L’histoire est amusante, pleine de petites situations comiques.
Les personnages sont attachants, et le trait n’est pas trop forcé, ce qui fait que l’on prend plaisir à lire ce bouquin car on s’attache réellement aux personnages.
Cette nouvelle sera parfaite à savourer cet été, sur la plage ou non, que vous soyez un lecteur acharné ou que vous ne lisiez que quelques pages par an ! En plus, pas besoin de tergiverser bien longtemps… l’e-book ne coûte que 1.99 € !
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Avec des Si et des Peut-Être

J’aime beaucoup les romans de Carène Ponte, depuis que j’ai lu le premier, Un Merci de Trop. Je l’avais gagné à un concours Facebook, et avais eu la chance de le recevoir dédicacé !

J’avais aussi lu Tu as promis que tu Vivrais pour moi, qui ne m’avait pas déçue, bien au contraire.

Cette auteure française écrit des romans qui ont en commun de présenter des héroïnes toutes simples, auxquelles l’on peut facilement s’identifier. Elles évoluent dans des environnements généralement proches du mien, et c’est quelque chose qui me plait.

Carène Ponte écrit des histoires bourrées d’humour et de bonne humeur, en ajoutant toujours une dose de sensibilité. Ce sont des livres dits feel-good, qui mettent du baume au cœur ! Avec des Si et des Peut-être ne déroge pas à la règle.

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De quoi cela parle ?

Maxine, est une prof de français au lycée de Savannah…-sur-Seine. Elle aime son métier, et ses élèves qui eux n’aiment pas Flaubert. Max vit en colocation avec une écolo vegan prénommée Claudia, qui produit de drôles de jus d’herbes et des masques pour le visage qui empestent à douze kilomètres à la ronde. Elle est célibataire, (et fantasme sur son Proviseur), mais a deux super copines, qui travaillent également dans son lycée, et qu’elle voit donc fréquemment.

Maxine a l’habitude de se questionner, et d’envisager comment les choses auraient pu tourner si elle avait agit différemment à tel ou tel moment…

Elle aura l’occasion de le savoir, puisque justement, un beau matin elle se réveille dans un appartement inconnu, qui s’avère être le sien dans un univers parallèle… un univers où elle aurait agit différemment, et où tout s’en serait trouvé modifié !

***

Vous vous dites peut-être que des romans qui se proposent d’étudier les dimensions parallèles, et de proposer des alternatives, en fonction de points du passés qui auraient été modifiés, on en trouve à la pelle. Ce n’est pas faux.
Je pense notamment à des bouquins sur les voyages dans le temps, qui permettent de se rendre compte que l’on ne joue pas impunément avec le passé !

Mais ce n’est pas vraiment cela qui compte le plus dans le roman de Carène Ponte. Ici, l’accent est vraiment mis sur les relations aussi bien familiales, qu’amicales, ou encore sentimentales. 

On s’interroge sur l’impact de nos choix sur les-dites relations. Et au passage, on prend une bonne dose de douceur, en fréquentant les personnages tous plus attachants les uns que les autres, qui peuplent les pages de ce roman.

C’est léger, doux comme un bonbon, et cela permet de se détendre, et de décompresser après une dure journée !

Je suis ravie d’avoir pu découvrir ce livre par le biais de Netgalley. Je remercie donc vivement les éditions Michel Lafon.

L’homme idéal existe, il est québécois

Je ne sais pas ce qui m’arrive, mais ces derniers temps je me remets à lire des livres de chick-litt, alors que j’avais totalement cessé il y a quelques années ! J’ai envie de romans légers, amusants, d’héroïnes dont le plus gros souci dans la vie est de marcher avec des talons de 10 centimètres sans se fouler la cheville.

L’Homme Idéal Existe, il est Québécois m’a donc fait envie, car il promettait tout cela : un bon mélange de romance et d’humour !

De quoi cela parle ? D’une jeune femme qui rencontre un homme, un québécois (non, vous aviez deviné ?) et part vivre avec lui au Québec, sur un coup de tête. 

Voilà notre narratrice qui débarque dans la maison d’un homme qu’elle connait à peine, et se met à tisser une histoire romantique un peu à part, assez éloignée des romances que l’on peut lire habituellement. Pourquoi ? Parce-que son prince charmant venu du grand nord a des codes un peu différents de ceux des princes standards.

Il est… normal. Oui, en fait c’est le terme qui le définit le mieux, la normalité. Point de chichis entre eux, de manières, de politesse excessive.

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Et du coup, suis-je tombée raide dingue de ce livre ?

Pas vraiment… J’ai trouvé la lecture amusante, divertissante. Mais j’ai regretté plusieurs choses… Tout d’abord, même si c’est le principe même de ce livre de nous montrer les différences culturelles entre français et québécois, j’ai trouvé que l’auteur abusait un peu trop des expressions québécoises, et en truffait véritablement son récit… Une expression par ci par là, c’est rigolo, surtout que souvent on peut vraiment former un beau quiproquo… Mais trois expressions par phrases, cela fait vraiment trop… Personne ne passe sa vie à parler de façon imagée comme le fait Gabriel… !

Ensuite, j’ai été déçue que l’auteur se contente de jouer la carte de l’humour, et néglige celle des sentiments… On reste vraiment en surface, sans creuser véritablement. Je ne me suis pas attachée aux personnages…

Finalement, je verrais bien ce livre adapté en One-Woman Show. Mais en livre il est un peu trop concentré en blagues, et pas suffisamment creusé sur le côté romantique, pour me convaincre.

Toutefois, j’ai passé un bon moment en le lisant, et j’ai souri plusieurs fois. Je dirais donc qu’il n’est pas incontournable, mais pas à fuir à toutes jambes pour autant !

J’ai aimé certaines scènes, certaines réflexions que j’ai pu avoir moi-aussi en début de relation amoureuse. Mais j’ai regretté que ces passages soient trop peu nombreux.