Les rondeurs de Miss France

Selon Sylvie Tellier, présidente du comité Miss France, la nouvelle Miss France « a des rondeurs » et « les assume ». Quand j’ai entendu cela, j’ai eu envie d’insulter mon écran en poussant des cris de marcassin. Groui groui, mais elle le voit où les rondeurs ?!

A la place, j’ai pris mon clavier et je me suis lancée dans la rédaction du billet que vous êtes en train de lire.

Certes Miss Tahiti, fraîchement devenue Miss France 2019, n’était pas la plus mince des candidates. Mais de là à parler de rondeurs, il y a un fossé, que Sylvie Tellier a franchi allègrement.

Miss Normandie (ci-dessus) correspondait probablement plus au physique « classique » de Miss France version TF1 ?

Vaimalama, affiche des mensurations de rêve, qui restent nettement en dessous la moyenne nationale, et correspondent à mon sens totalement à la définition de la minceur. Faudrait-il que l’on voit l’intégralité de ses côtes pour que la Présidente du comité Miss France la juge mince ?

Pas question de critiquer les candidates les plus minces. Il y a différentes morphologies, et certaines personnes sont naturellement très très minces. Que l’on trouve cela joli ou non n’a pas lieu à donner un débat. Mais imposer ces physiques très minces comme un modèle de normalité dans les concours de Miss me rend assez triste.

Cela me fait penser aux régimes des mannequins Victoria’s Secret, pour le côté corps très minces, érigés en modèles quasi-inaccessibles. Il se raconte que ces femmes ne mangent que des aliments liquides dans les semaines qui précèdent le show, et font deux séances de sport par jour. Un modèle difficile à suivre pour le commun des mortels (et intenable sur la durée)… qui leur donne leurs corps incroyables le temps d’un défilé… corps qui restent superbe hors période de défilé, bien-entendu, mais que l’on met moins en lumière. Mais je m’éloigne du sujet !

La blonde Sylvie Tellier poursuit en se réjouissant du fait que « après le corps sylphide de Maëva on a les rondeurs de Vaimalama ». Non mais… quelqu’un voudrait bien lui demander de se taire ?! Quel message est-elle en train de passer aux personnes qui l’écoutent ?

Pardonnez mon agacement (probablement bien perceptible dans ces quelques lignes) mais à prendre des corps maigres (oui, maigres) comme base de la normalité, on finit pas juger « gros » donc anormaux, des corps minces. Et là on entre sur un terrain dangereux. Tout le monde n’a pas la capacité à être très mince / maigre sans mettre sa santé en jeu, et un discours comme celui tenu par Sylvie Tellier devient dangereux. Il le devient d’autant plus que de nombreuses jeunes filles suivent les Miss et fantasment de le devenir un jour !

On pense ce que l’on veut du concours de Miss France en lui-même. Beaucoup le jugent rétrograde, peu flatteur pour la femme, … Bof, personnellement je pense que les candidates y participent de leur plein gré, et que cela peut leur ouvrir pas mal de portes. En revanche, je suis écœurée de lire que Vaimalama Chaves a des rondeurs. Quand certains avancent que le concours a pris un nouveau tournant en élisant une ancienne ronde, je réponds que non, le concours aura évolué quand il mettra sur le podium une femme qui ne rentre pas dans un 34-36.

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To the Bone – Netflix

To the Bone est un film Netflix, que vous pourrez voir… en vous abonnant à Netflix, logique. C’est parce-que ce film nous tentait particulièrement, que nous avons commencé à envisager la possibilité de nous abonner à Netflix, alors que nous avions déjà une pile de DVD à regarder. Et comme vous pouvez le deviner, nous avons fini par craquer !

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Lily Collins (la fille de Phil Collins), incarne Ellen, une jeune femme de 20 ans qui souffre d’anorexie mentale depuis des années. Elle a déjà suivi diverses thérapies pour tenter de se libérer du mal qui la ronge, sans succès jusque là. 

Ellen rencontre le docteur Beckham, un Médecin spécialisé dans le traitement des troubles du comportement alimentaires, qui propose une thérapie originale. La jeune femme est séduite et décide de tenter le tout pour le tout…

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J’attendais beaucoup de ce film, et étais assez confiante car la bande-annonce semblait confirmer que ce sujet était habillement traité. En plus, l’actrice principale est une ex-anorexique, donc on pouvait supposer qu’elle apporterait une bonne dose de crédibilité.

Et en effet, le film tient la route. Plusieurs détails prouvent que le sujet n’est pas inconnu à la Réalisatrice, Marti Noxon. L’on voit notamment à plusieurs reprises, que les patients connaissent la teneur en calories des aliments, à la calorie près.

Ils sont obsédés par ces calories et par le fait de perdre du poids, au point de courir dès qu’ils le peuvent, de monter et descendre les escaliers au pas de course, de chercher toujours de nouvelles solutions pour se purger… (mais chose rare et appréciable, vous ne verrez aucune scène de vomissement dans ce film !)

Ce film sort du lot, car il ne met pas spécialement l’accent sur l’alimentation. Il s’intéresse avant tout au psychique. Par petites touches, nous découvrons les différents éléments qui ont fait que Lily a plongé peu à peu dans l’anorexie. Nous réalisons à quel point sa maladie impacte sa vie, mais aussi celle de ses proches.

Il n’y a pas une seule raisons qui a tout fait basculer, mais un ensemble de choses, qui mises bout à bout, ont fait déborder le vase.

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To the Bone n’a pas la prétention d’expliquer l’anorexie, ni de faire du spectaculaire. Il présente le cas bien spécifique d’Ellen, et la solution apportée à ce cas particulier ; une solution parmi tant d’autres.

Autour d’Ellen, les adolescents et jeunes adultes se retrouvent dans un centre qui a des allures de maison, où ils peuvent vivre entre eux, manger sans qu’on leur impose des aliments, ou des quantités.

C’est au contact les uns des autres, qu’ils parviennent à se soigner, en retrouvant le goût de vivre.

L’interprétation de Lily Collins est superbe. L’actrice ne surjoue pas. On ne nous impose aucune scène marquante inutile, juste pour faire du spectacle. On ne tombe jamais dans le voyeurisme, dans le sale.

J’aurais peut-être apprécié que le personnage de Lily soit moins lumineux. En effet, on voit parfois que Lily est épuisée, et il y a même une scène où elle tombe, victime de ses restrictions. Mais globalement, malgré sa maigreur, Lily reste jolie.

Je pense qu’il aurait été juste d’accentuer le côté laid de la maladie, de parler même par petites touches, des dangers auxquels les malades s’exposaient. Nous aurions pu voir Lily perdre ses cheveux par poignées, ou ressentir les palpitations de son cœur par exemple. Je pense que cela aurait renforcé le message.

En conclusion, To the Bone est un film fort et marquant, qui mérite vraiment d’être vu.

 

 

Raw, journal d’une anorexique – Lydia Davis

Amazon aura ma peau. A chaque fois que je me connecte sur la boutique depuis ma Kindle, je tombe sur des livres qui me sont recommandés, en fonction de mes derniers achats… et j’ai bien du mal à me raisonner, et à ne pas ajouter un ou deux titres à ma pile à lire… Cette fois-ci, j’ai acheté Raw, The Diary of an Anorexic, de Lydia Davis (en anglais).

Il s’agit comme son titre l’indique, du journal d’une jeune femme anorexique. Il est composé de différents documents, un récit à la première personne, mais aussi des billets issus du blog de Lydia, des lettres de ses docteurs, des e-mails de ses amis…

Le tout permet de découvrir l’histoire terrifiante de cette jeune femme, qui a sombré dans l’anorexie mentale à l’âge de 19 ans.

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Etudiante sans histoires, Lydia était alors entourée d’une famille aimante, et avait des amis. Mais peu à peu, sans qu’elle ne sache vraiment se l’expliquer, elle s’est mise à se restreindre, et à maigrir, jusqu’à atteindre un poids vraiment très très bas, qui l’a mise en danger de mort.

Malgré toute l’aide apportée par ses proches, par l’équipe médicale, et malgré sa propre volonté de s’en sortir, Lydia a dû se battre, toujours plus, contre une maladie toujours plus forte.

Elle a connu la restriction, puis les crises de boulimie, les vomissements, la dépression, les envies suicidaires. Lydia ne nous épargne rien, et nous donne à lire des billets de son blogs glaçants, dans lesquels elle exprime le manque de sens de sa vie, son absence d’envies. Elle ne parvient plus à se souvenir ce qui pouvait la rendre heureuse avant, et vit chaque jour en attendant la suite, en espérant que tout cela s’arrête…

***

La jeune femme aujourd’hui âgée de 23 ans, se dit maintenant presque sortie d’affaire, à 90 % guérie. Quand on regarde ses photos actuelles, elle est effectivement en bien meilleure forme(s) que quelques années en arrière.

« Desperately trying to remember what I like and what I don’t like, what I want, what I have done, what I think, who I am. »

Ce n’est pas le premier livre que je lis sur le sujet des troubles alimentaires. Mais celui-ci a été pour moi l’un des plus durs. Je pense que cela vient du fait que beaucoup de documents contenus dans ce livre sont d’époque. Les billets de blog par exemple, ont été écrits par Lydia pendant la maladie. Donc ils sont forcément plus noirs que s’ils l’avaient été par la suite, de la main d’une Lydia sortie d’affaire…

En plus, Lydia a connu des épisodes de profonde dépression, et ses écrits étaient alors très très noirs.

« Everytime I’m doing something I’m thinking of the next thing. »

Ce témoignage est difficile. Mais il permet d’en apprendre plus sur les troubles du comportements alimentaires, et se termine sur une note positive, puisque je vous le rappelle, Lydia est désormais quasiment guérie.

Je n’ai pas eu le coup de cœur pour ce livre, comme j’ai pu l’avoir pour Why Can’t you just Eat de Shannon Lagasse, mais j’ai néanmoins trouvé qu’il apportait de l’eau au moulin !

Je pense qu’il manque une sorte de recul, d’analyse, que Lydia aurait pu apporter en plus de l’aspect purement factuel. Mais en même temps, le livre correspond bien au titre, puisqu’il s’agit d’un journal, et pas d’un manuel à l’usage des personnes victimes de TCA et de leur entourage !

« I would like so much to be able to enjoy the things I used to enjoy, and see things the way I used to see them. »

 

Why Can’t you just Eat?

Les troubles du comportements alimentaires désignent différentes maladies parmi lesquelles l’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie, pour ne citer qu’elles.

Ils touchent essentiellement des femmes, le plus souvent jeunes, et peuvent entraîner  de graves séquelles, voire dans les cas extrêmes, le décès (20 % des cas selon l’auteur de ce livre, en incluant les suicides).

Dans son livre « Why can’t you just Eat », Shannon Lagasse partage son expérience, et nous raconte comment elle est tombée dans l’enfer des TCA (eating disorders en anglais).

***

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En partant de son propre vécu, et sans vouloir généraliser, elle décortique les mécanismes qu’elle a elle-même construit, la plupart du temps de façon inconsciente, et qui l’ont retenue prisonnière.

Elle explique comment elle a défini plus ou moins consciemment, des règles pour s’alimenter de façon extrêmement restrictive.

« There was not much in the lunch room that would constitute as healthy, and certainly nothing that fit the parameters I had set ut for myself around food. »

Il n’y avait rien dans la salle à manger, qui pouvait être sain, et certainement rien qui entrerait dans les paramètres que j’avais moi-même définis autour de la nourriture…

Shannon décrit puis analyse, et nous offre une vision très claire de ce que sont les TCA, et de ce que ressent la personne qui en est victime.

Shannon était un peu ronde, comme la plupart des femmes de sa famille. En commençant un régime d’elle-même, elle a peu à peu éliminé tous les aliments les plus caloriques, jusqu’à ne plus manger que des légumes et quelques fruits.

Parallèlement, elle s’est mise à pratiquer le sport à outrance, organisant sa vie autour de son activité physique.

Obsédée par l’idée de perdre toujours plus de poids, et encouragée par les compliments de son entourage, la jeune femme a basculé dans une spirale infernale.

I could only eat, I only deserved to eat, once I’d worn my body out through exercise.

Je ne pouvais manger, je ne méritais de manger, qu’une fois que j’avais usé mon corps par l’exercice.

Ce livre est relativement court (130 pages) et très facile d’accès. Il permet de comprendre comment naît le trouble alimentaire, comment il évolue, et pourquoi il est si compliqué d’en sortir. Il explique très clairement qu’il s’agit d’une maladie mentale, et pas d’une simple envie de ressembler à un mannequin taille 0 !

Shannon Lagasse s’en est sortie justement, et pose un regard fort intéressant sur son expérience, avec la volonté de comprendre, et d’expliquer, pour aider les personnes qui souffrent de TCA, et leur entourage.

Il s’agit réellement un témoignage à mettre entre toutes les mains, aussi bien celles des malades que de ceux qui souhaitent en savoir plus, et comprendre. Parce-que trop souvent, nous avons encore l’image de la personne anorexique qui choisit de ne manger que des pommes pour ressembler aux mannequins de la fashion week, alors que non, les TCA sont bien plus compliqués que cela.

Ce livre est en anglais, et à ma connaissance, n’a pas encore été traduit en français, mais je n’ai pas eu de difficultés à le lire, car il ne contient pas de termes particulièrement compliqués.

Pour aller plus loin, vous pouvez suivre l’auteur sur les réseaux sociaux, notamment sur TWITTER.

I was creating and feeding my own eating disorders with these thoughts.

Je créais et alimentais mes propres troubles du comportements alimentaires avec ces pensées.

Thornytorinx [Témoignage]

 

Aujourd’hui je vous parle d’un livre témoignage, qui a déjà dix ans ! Thornythorinx est un récit autobiographique de Camille de Peretti.

Cette jeune femme nous raconte sa descente en enfer à cause de l’anorexie-boulimie.

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Alors qu’elle est encore toute jeune, Camille se retrouve à étudier dans une grande école de commerce. Elle qui rêvait d’embrasser une carrière artistique, voit ses rêves d’éloigner petit à petit.

Bonne élève, Camille perd les pédales dans ces études qui ne lui correspondent pas. Avec le rythme de vie estudiantin, la jolie fille mince prend quelques kilos. Elle le vit très mal, et tombe rapidement dans le piège de l’anorexie…

Camille nous raconte sans aucun tabou, comment elle a commencé à se faire vomir, et à ses peser plusieurs fois par jour pour contrôler son poids.

« Contrôler » c’est bien le mot… car Camille se pèse, aux 100 grammes près, et s’inflige des vomissements pour rester mince, toujours plus mince…

C’est cru. Parfois les détails écœurent. J’ai ressenti du dégoût en lisant certains passages. Mais ce témoignage a le mérite de ne rien cacher de l’horreur que représentent les troubles du comportement alimentaire.

***

Ce livre est dur, car il ne nous épargne rien, mais il se lit vite (il fait moins de 150 pages, écrites dans un style très accessible). A vous de voir si vous avez envie de vous plonger dans cette histoire… ou non !

 

Sur le même thème, retrouvez mes chroniques :

[Livre] 10 étapes pour surmonter les troubles alimentaires

À Solenn – témoignage

 

À Solenn – témoignage

Solenn était une enfant heureuse de vivre, jusqu’au jour où l’anorexie a débarqué dans sa vie.

Tout a commencé par un régime, une envie de perdre quelques kilos en trop… Solenn saute les repas du soir, puis met en place des règles de plus en plus strictes ; refuse toute matière grasse, tout aliment sucré, ne se nourrit plus que de légumes.

Ses parents, Véronique et Patrick Poivre d’Arvor, feront tout pour sauver leur fille, qui descendra à 30 kilos et sera plusieurs fois hospitalisée. Malgré tout l’amour dont ils sauront l’entourer, malgré la présence de la famille, les voyages, les jolis projets, Solenn mettra fin à ses jours, à 19 ans.

***

Dans ce livre bouleversant, la maman de Solenn s’adresse à sa fille et retrace sa courte vie, marquée par les restrictions alimentaires extrêmes, par la dépression, et par la boulimie, et propose un portrait lumineux de celle qui fut avant la maladie, une jeune fille joyeuse qui ravissait son entourage.

Le livre est d’une incroyable pudeur. Il nous raconte surtout qui était Solenn, sans entrer dans les détails de la maladie. Il décrit sa descente en enfers, et le combat de ses proches. Il a beau faire un peu moins de 130 pages et se lire très rapidement, il marque le lecteur ; qu’il soit ou non concerné par le drame de l’anorexie.

Ce livre est un témoignage à lire, définitivement.

Véronique Pouvre d’Arvor l’a écrit dix ans après la disparition de sa fille. Mais on sent la douleur toujours aussi intense…

 

[Livre] 10 étapes pour surmonter les troubles alimentaires

Aujourd’hui je vous propose de vous présenter un livre un peu différent de ceux que j’ai l’habitude de chroniquer habituellement. Différent, car il ne s’agit pas d’un roman, mais plutôt d’un livre pratique. Son titre ne laisse aucun doute là-dessus :

10 étapes pour surmonter les troubles alimentaires

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Je suis tombée dessus par hasard chez Emmaüs et ne l’ai payé que quelques centimes. Vous pourrez à votre tour le trouver facilement sur des sites comme Amazon, pour environ 8 €.

Derrière un terme, parfois abrégé « TCA » on regroupe plusieurs problèmes, qui touchent une fonction vitale de l’individu : l’alimentation. Anorexie, boulimie, mais aussi hyperphagie, orthorexie, ces différents troubles touchent tous à quelque chose d’a priori instinctif, qui devrait être source de plaisir.

Quand tout se dérègle, que l’appétit n’est plus là, que se nourrir devient source de grande anxiété, que certains utilisent des laxatifs ou se font vomir, que d’autres passent leur temps à penser à ce qu’ils vont manger et à compter les calories, il devient essentiel de trouver une aide, et rapidement, car plus ces troubles s’installent dans la durée, et plus les espoirs de guérison s’amenuisent.

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Les auteurs, Kate Middleton (non ce n’est pas LA Kate Middleton) et Jane Smith, se proposent d’explorer la question des TCA, et d’apporter des pistes pour les surmonter, sans toutefois annoncer que leur livre suffira, et remplacera un véritable suivi médical et psychologique.

En 120 pages, elles expliquent que les TCA touchent environ 5 % de la population mondiale, essentiellement des femmes, mais aussi quelques hommes, notamment dans les milieux sportifs et artistiques. Elles s’adressent avant tout aux victimes des TCA, qui ont franchi une première étape, celle de se reconnaître malades et de vouloir s’en sortir. Mais elles n’oublient pas pour autant les proches, qui peuvent également souffrir de voir une personne chère touchée par les TCA, et vouloir apporter un soutien. Il y a tout un chapitre qui leur est consacré.

J’ai trouvé particulièrement intéressant le fait que les auteures analysent la cause des troubles du comportement alimentaire, et le chemin qui peut mener à l’anorexie, à la boulimie, et aux autres TCA. On peut constater qu’il y a souvent une base commune, qui est le manque de confiance en soi, et la volonté de vouloir contrôler, pour prouver que l’on peut être à la hauteur. Cela peut aider les personnes atteintes de TCA à comprendre comment elles ont pu en arriver là, pour mieux lutter contre le mal qui les ronge au quotidien.

Les personnes souffrants de TCA sont souvent des gens qui ont à cœur de bien faire, et pourraient être définies comme perfectionnistes.

Une fois les TCA et leurs causes analysés, les auteures abordent la question de la guérison, et donnent au lecteur des pistes pour s’interroger sur ses objectifs. Elles demandent notamment de dresser une liste entre les avantages et les inconvénients qu’apportent les TCA, et l’amènent à se demander s’il ne serait pas plus heureux sans TCA… Elles le font se questionner sur ce qui les motive à guérir, et ce qui pourrait éventuellement le retenir, l’empêcher d’avancer dans cette voie.

J’ai trouvé ce chapitre particulièrement utile, et je pense qu’il peut constituer un déclic pour certaines personnes atteintes de TCA. Bien-sûr, cela ne fera pas tout, et d’ailleurs, les auteures ne manquent jamais de rappeler que les rechutes sont normales et généralement nombreuses avec ces maladies, mais cela reste un bon début.

Elles suggèrent de chercher de l’aide, auprès du corps médical, mais aussi auprès de proches de confiance, et expliquent en quoi il est essentiel de trouver un appui parmi ses proches, pour ne pas rester seul face à la maladie.

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Les auteures

Kate Middleton est Psychologue.

Jane Smith est présidente de l’association Anorexia & Bulimia Care, et elle a également une expérience personnelle des TCA, puisqu’elle a accompagné sa propre fille dans la guérison des TCA.

On sent que toutes deux maîtrisent leur sujet. Cela rend le livre particulièrement intéressant, et très facile à lire. On peut sans problème le parcourir en une ou deux fois, et en ressortir avec une meilleure connaissance des TCA.

C’est parce-que ce livre est bien fait et qu’il permet une bonne compréhension des TCA, que je vous en parle, bien que cela ne soit pas une lecture 100 % plaisir. Mais rassurez-vous, cela restera une chronique exceptionnelle, et je reviendrai très vite vous parler de livres plus légers !

@bientôt !!