C’est quoi un café italien ?

En Italie, on boit du bon café. En voilà un cliché, qui se vérifie assez facilement. Les italiens apprécient généralement le café, et le consomment sous différentes formes. Si les capsules connaissent un fort succès, et menacent des marques emblématiques comme Bialetti, le « vrai » café expresso a encore de beaux jours devant lui.

Introduit en Europe à partir de 1615 par les marchands vénitiens, le café a donné naissance à des lieux de dégustation : les caffeterie, comme le fameux Caffè Florian, toujours présent place Saint Marc à Venise.

Je n’y suis jamais allée même si je suis passée plusieurs fois devant lors de séjours à Venise. Je pense que la prochaine fois que je me rendrai dans cette merveilleuse ville, je me laisserai tenter…

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Si vous commandez un « caffè », vous vous verrez servir un espresso. Ne vous attendez pas à une tasse remplie à ras bord comme c’est souvent le cas en France. Si vous souhaitez cela, il vous faudra commander un « lungo ». Et l’on vous servira un espresso contenant plus d’eau. Vous pouvez aussi ajouter de l’eau à votre espresso, mais tâchez de le faire discrètement, car c’est un peu un sacrilège.^^ (je ne vous ai JAMAIS conseillé cela).

L’espresso se boit au bar, debout et d’une seule traite. L’idée n’est pas de papoter et de prendre son temps. Il n’y a pas assez de quantité pour cela ! 

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Sucre ou pas, chacun ses préférences. Vous trouverez toujours du sucre blanc, de l’aspartame, et du sucre de canne à disposition en petits sachets.

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Vous pouvez aussi choisir un corto ou un ristretto si vous souhaitez un café encore plus serré, qui contient moins d’eau. Si vous souhaitez plus de quantité, mais sans que le café ne soit dilué, commandez un doppio espresso soit deux cafés dans une même tasse. La macchiato est un café contenant une goutte de lait ou de crème. Le cappucino n’est bien-sûr pas servi avec un chapeau de Chantilly, mais avec de la mousse de lait. Il est consommé au petit-déjeuné uniquement.

Le marocchino est un café servi sur une base de cacao, voire de Nutella dans certains bars.

En été, on savourera le shakerato en terrasse ; un espresso passé au shaker avec des glaçons et parfois un trait de liqueur ou de sirop (amande, vanille). La plupart du temps, le shakerato est servi déjà sucré. Pensez à préciser « senza zucchero » si vous ne souhaitez pas de sucre !

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Comptez 2.5 € en moyenne pour un shakerato. Certains ne se gênent pas pour le vendre 5 € dans les lieux les plus touristiques… Mais ce n’est jamais bien justifié. Je préfère mon shakerato dans un grand verre à pied, et saupoudré de cacao amer. 🙂

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Enfin, le caffè corretto est un espresso agrémenté d’une dose de liqueur, comme la grappa.

La liste est loin d’être exhaustive, mais elle regroupe les cafés les plus classiques, que vous pourrez trouver dans la plupart des bars italiens. Attention à l’heure, car si le cappuccino se boit le matin, le shakerato s’éclipse en fin d’après-midi pour laisser la place à l’Apérol Spritz ! :-p

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Chez ma Cousine (Besançon)

 

Le dimanche aprem, j’ai mes petites adresses où traîner, et prendre un bon thé. Mais en juillet, certaines ferment sans forcément prévenir… c’est ainsi que je me suis retrouvée, le bec dans l’eau… je n’allais pas rentrer bredouille et ai décidé de me balader un peu au centre. Et mes pas m’ont portée devant cette adresse, qui m’intriguait depuis des mois, mais dont je n’avais encore jamais poussé la porte.

Chez ma Cousine

Ce café se trouve au 49 rue des Granges, juste avant la librairie L’Intranquille. Il s’agit d’un coffee shop associatif, qui propose aussi ponctuellement des soirées jeux, des échanges en anglais, des concerts. On peut y boire aussi bien chaud que froid et manger de la petite restauration, puisqu’il n’y a pas de cuisine sur place.

Milk-shakes, cheesecake, crêpes, gaufres, tartes salées, pizze, bon café, thé à la tasse ou en théière, salades à composer sur mesure… Le choix est vaste, et les prix corrects (compte 3.50 € pour une théière de 2 tasses par exemple).

Si tout n’est pas fait maison, la Chantilly elle, l’est et rencontre un vif succès sur les boissons chaudes notamment !

L’arrangement de la salle est vraiment cosy, avec un sol et des tables en bois, des canapés, de gros fauteuils, quelques chaises. Une petite salle au fond offre encore plus de tranquillité. Il y a des jeux à disposition, essentiellement de rapidité (Dooble par exemple).

Ici le café glacé s’appelle café grec, et je vous le valide totalement. Préparé au mixeur, il est servi avec une belle dose de mousse !

Chez ma Cousine est une belle adresse, où passer un moment entre amis, en couple ou même seul. On s’y sent bien.

 

 

Un café nommé noisette

J’apprécie un petit café de temps en temps, notamment en milieu de matinée, pour me redonner un coup de boost au travail. Si j’aime le café, je ne me considère pas du tout comme connaisseuse, loin de là ! Pour tout vous dire, quand je ressens un manque de caféine, mais n’ai pas de cafetière à portée de main, je peux même boire de l’instantané. Cet amateurisme explique donc que je n’ai aucune honte à acheter parfois des cafés aromatisés, comme celui dont je m’apprête à vous parler, qui est parfumé à la noisette !

Chez Café Royal j’avais déjà goûté le café à l’amande, celui à la vanille et la variété au caramel. Il ne manquait plus que la noisette à mon tableau de chasse, alors je l’ai ajoutée à ma dernière commande, passée directement sur le site de la marque (il y a 5 % de cashback Igraal, on ne va pas s’en priver !)

La boîte cartonnée qui contient 10 capsules, coûte 3,09 €, soit… 30,90 centimes la capsules (trop forte en calcul la nana !). Ce n’est pas donné-donné, mais cela reste dans la moyenne.

Ce sont des capsules en plastique, pas vraiment au top niveau écologie, mais elles ne sont pas emballées individuellement, donc c’est déjà cela…

Pour trouver des infos sur le café en lui-même, sa provenance, sa variété, il faut fouiller… Car sur le site, on nous parle surtout de l’arôme de noisette. Sur la boîte cartonnée, je trouve « 100 % arabica » et rien de plus. Il doit probablement s’agir d’un blend (mélange).

La force ? 4/10 selon Café Royal, qui nous recommande de boire ce café en version longue, et pourquoi pas avec une pointe de lait (macchiato) ?

Pour ma part, je le fais couler dans un mug, jusqu’au milieu du contenant. Et je le bois sans rien de plus, ni lait ni sucre. J’apprécie le parfum gourmand de noisette qui émane de la machine, et parfume mon bureau ! En bouche, ce café est équilibré, nullement acide, rond en bouche.

C’est parfait pour une pause réconfortante dans une longue matinée de travail !

Parfois je trouve les cafés aromatisés trop aromatisés, et pas assez corsés. Cela donne un jus de chaussettes aux arômes, et le résultat me déçoit. Ici ce n’est pas le cas. Le café est suffisamment corsé, pour que l’ensemble soit harmonieux. Cela reste très aromatisé et si vous n’aimez pas les cafés aromatisés, forcément cela risque de ne pas vous plaire. Mais on sent malgré tout le café !

Sur ce, je vous souhaite une belle journée, caféinée ou non, et vous dis à très bientôt !

Le café à l’italienne

S’il y a bien un objet que tous les italiens (ou presque, car il y a toujours des exceptions) ont en au moins un exemplaire dans leur logement, c’est la moka. Non, je n’ai pas écrit « une cafetière », mais bien une moka, car la moka est une cafetière bien particulière…

C’est la machine la plus utilisée par les italiens, et ce malgré la simplicité des machines à dosettes, et la persistance des machines napolitaines (cuccumella). On la surnomme affectueusement macchinetta, soit « petite machine ».

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#buongiorno #caffè @bialettiofficial

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C’est en effet une petite machine manuelle, inventée en 1933 par l’ingénieur Alfonso BIALETTI.

Son fonctionnement est judicieux, puisqu’il s’agit de remplir le réservoir d’eau, avant de positionner le filtre rempli de café moulu, et de faire chauffer la cafetière, pour que la vapeur monte dans l’entonnoir et permette de torréfier le café.

La moka ne permet pas de préparer un espresso au sens propre du terme, car la pression n’est pas suffisante (9 bars pour un espresso). On obtient généralement moins de crema (la fameuse mousse) avec la machine moka, qu’avec un percolateur, quoi que selon le café choisi, il reste possible d’en avoir…

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#macchinetta #moka #caffè

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Si préparer un café à la moka n’a rien de bien sorcier, quelques petits points sont utiles à connaître, pour extraire un maximum de saveurs.

Tout d’abord, vous pouvez acheter du café en grains, et le moudre vous-même au lieu de recourir à du café déjà moulu qui aura moins d’arômes… Honnêtement, j’achète du café déjà moulu, je le confesse. Je pourrais faire l’effort de moudre mon café, mais il me faudrait acheter un moulin, à caser dans ma cuisine déjà bien remplie. Et honnêtement, vu que je suis la seule à boire du café chez moi, et que je n’en consomme que le week-end, ce serait assez peu raisonnable d’encombrer encore plus les lieux pour un usage aussi restreint !

On conseille en général un café spécialement moulu pour la moka, en grains plus fins que pour les cafetières électriques. Mais à moins d’aller en magasin spécialisé, vous aurez du mal à en dénicher.

 

Généralement, les moka sont en aluminium, et il faut déjà les utiliser 3-4 fois puis jeter le mélange, avant de pouvoir savourer un bon café. Cela permet d’enlever le goût métallique justement.

Les moka compatibles induction, sont elles plutôt en inox. Elles coûtent plus cher, donc à moins d’avoir une cuisinière induction, vous opterez logiquement pour un modèle en inox.

Il est conseillé d’utiliser de l’eau minérale pour éviter le calcaire, qui viendrait altérer le goût du café. Mais si toutefois vous préfériez prendre l’eau du robinet, alors veillez à la faire couler fraîche, car prendre de l’eau chaude pour gagner du temps reviendrait à bâcler la manipulation, et à obtenir un café… moins bon !

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#caffè

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Bleup bleup bleup, j’ai laissé le café éclabousser partout, juste pour le plaisir de faire cette vidéo…^^

Pour laisser les arômes s’exprimer au maximum, veillez à obtenir une ébullition progressive (feu doux), et pas trop longue. Dans tous les cas, le feu ne doit pas être trop puissant, et dépasser de la moka, au risque de l’abîmer… surtout si comme moi, vous avez choisi une moka Colors, plus fragile car peinte !

La moka gargouille ? Il est temps de la retirer du feu, de remuer le contenu avec une petite cuillère, et de servir !

Sachez aussi qu’il ne faut pas tasser le café dans le filtre.

Enfin, comme pour les théières en fonte, les machines moka se rincent simplement à l’eau. Il faut à tout prix éviter de les laver, car le liquide vaisselle pourrait retirer la couche huileuse laissée par le café, et donner une boisson au goût de savon !

Côté prix, selon la contenance choisie (de 1 à 18 tasses format espresso), les prix varient… Pour une 6 tasses Bialetti colors, j’ai dépensé 35 €. Cela peut sembler cher, mais croyez-moi c’est un investissement car vous aurez votre machine pour des années !

Prévoyez un petit changement de joint de temps en temps, selon l’utilisation que vous faites de votre machine… et c’est tout !

Personnellement, j’ai mûrement réfléchi au moment de m’équiper pour préparer du café. J’ai envisagé la machine Nespresso, balayé l’option cafetière électrique que je n’apprécie pas, pensé à la cafetière à piston… J’ai finalement choisi la moka pour le bon compromis qu’elle offrait entre qualité et prix, et je ne le regrette absolument pas !

Gourmesso, Ethiopie et Honduras

Le café, j’en bois tous les jours une ou deux tasses au maximum. Je ne suis pas une énorme consommatrice, mais je tiens à mon café quotidien, et aime quand celui-ci est de qualité !

C’est parce-que le site Gourmesso.fr était partenaire d’Igraal, et proposait 7,5 % de cashback, que j’y ai passé ma première commande.

Le Cashback, pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est un système qui permet de récupérer un certain pourcentage des sommes dépensées sur vos achats en ligne. Vous installez une petite barre sur votre navigateur, ou passez par le lien partenaire du site Igraal, et profitez des avantages (cashback, mais aussi codes promos). Pratique, non ?

Si je vous ai convaincus, je vous propose d’utiliser mon lien de parrainage pour vous abonner ! :p

Grâce au cashback, j’ai donc pu découvrir le site Gourmesso, qui propose un assortiment de capsules de café certifiées commerce équitable. Sur Gourmesso, les capsules sont vendues à partir de 25 centimes l’unité, et l’on peut trouver vingt-cinq variétés différentes. La livraison est offerte à partir de 55 € d’achat.

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#café @gourmesso

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L’Etiopia Blend Forte est comme son nom l’indique (blend) un mélange de plusieurs grains. C’est un arabica, issu d’Afrique de l’Est, et d’Amérique centrale et du sud.

Le site nous annonce une intensité de 10/10, avec de délicates notes citronnées…

J’ai été totalement séduite par ce café, qui est effectivement intense, mais nullement acide (à vrai dire, je n’ai pas relevé les notes citronnées qui étaient annoncées). Il m’apporte le petit coup de boost dont j’ai besoin en milieu de matinée, sans me laisser d’acidité en bouche.

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Honduras Pura Forte est un expresso provenant du Honduras. Il est délicieux également, car il possède une bonne intensité (9 sur 10 selon la marque), doublée d’une acidité agréable. Je trouve qu’il picote légèrement la langue, sans être trop acide pour autant. Je n’en fait qu’à ma tête et le bois allongé, et pas en espresso comme il devrait être bu. De cette façon, il est totalement à mon goût !

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#espresso Honduras

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Ce café offre une bonne longueur en bouche. C’est à dire que son goût persiste plusieurs minutes après que l’on ait bu la dernière goutte.

Si j’ai plaisir à boire le blend d’Ethiopie le matin, je trouve cet expresso du Honduras plus adapté à une fin de repas, pour son côté acide qui ne me convient pas en matinée !

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Là gamme de #cafés @gourmesso

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Ci-dessus, vous pouvez voir que Gourmesso en offre pour tous les goûts, avec des cafés plus ou moins corsés, et même un déca pour ceux qui apprécient le café sans caféine.

Les capsules sont en plastique sans BPA. Ce ne sont pas des cafés pures origines, pour la plupart, mais plutôt des mélanges. Mais cela n’empêche qu’ils sont globalement à mon goût…

Et vous, connaissez-vous Gourmesso ? Avez-vous envie de découvrir cette marque ?

Pure Origine Sumatra, de Lobodis

Ciao a Tutti!

Aujourd’hui je vous propose une petite dégustation de café, avec une capsule compatible Nespresso de chez Lobodis.

Sumatra est présenté comme un café puissant et épicé, d’intensité 12/12.

Il provient de la région de Mandelhing, au nord de l’île indonésienne de Sumatra. Cultivé dans les montagnes d’une région volcanique, c’est un arabica atypique, qui promet des notes chocolatées et épicées.

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Petite aparté si vous le permettez, pour parler de ce terme que l’on connait tous parfois sans le connaître : ARABICA.

Il s’agit de la variété du café et elle dépend de l’arbuste sur lequel ont poussé les grains de café. En l’occurrence, l’arabica provient du coffea arabica. L’autre variété la plus connue et le robusta, qui provient du coffea canephora.

Comme son nom l’indique, le robusta est un arbuste robuste, dont la culture nécessite moins d’entretien que celle de son « rival ». Mais il produit un café beaucoup plus corsé, plus amer. L’arabica est plus répandu, car il offre un éventail de saveur bien plus étendu. Son goût est généralement plus fin. Et enfin, il contient moitié moins de caféine que le robusta.

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Revenons à notre café Lobodis (un arabica je le rappelle), et enchaînons sur des considérations plus terre à terre : le prix ? Que l’on achète les capsules par 40, 60 ou 100, elles reviennent toujours à 0,336 € l’unité.

La capsule est en plastique noir, avec une partie plus souple, que la machine Nespresso perfore sans difficulté particulière. J’apprécie que l’on puisse lire « Sumatra 12 » sur chaque capsule. Cela me permet de ranger les capsules dans ma bonbonnière, sans avoir à conserver l’emballage pour me rappeler de quel café il s’agit.

Les dosettes sont emballées ensemble dans un même sachet. Là encore cela me plait, pour le côté écologique. Je n’apprécie pas du tout les capsules emballées individuellement, qui produisent des kilos de déchets ! (En plus j’ai la flemme d’ouvrir les petits sachets individuels).

Ce café est certifié Bio et Equitable (Max Havelaar).

Assez parlé. Si on le buvait ce café ?

Je l’ai préparé dans ma tasse fétiche, que j’ai remplie de façon à préparer un café long.

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#café #coffeetime #Lobodis

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La mousse est bien présente, sans être trop épaisse (et donc trop fake).

Dès la première gorgée, je peux valider le côté atypique de ce café ! Il est relativement acide, mais d’une acidité qui me convient tout à fait, car elle est couplée à une vraie intensité.

Je perçois des notes citronnées, qui évoluent vers un petit goût épicé. Ce café reste bien en bouche. Il est très présent.

En revanche, je n’ai pas reconnu les notes chocolatées qui étaient annoncées. Cela n’empêche que j’apprécie beaucoup ce café. J’ai plaisir à le boire en milieu de matinée au bureau, pour une pause aussi réconfortante que dynamisante !

C’est un excellent café, qui devrait conquérir les amateurs de boissons corsées. A côté de lui, mes autres capsules du moment m’ont semblé bien tristounettes…

Je vous laisse, sur une vidéo de Sumatra qui coule au ralenti. 🙂

Modèna, nous revoilà !

Modena est une belle ville que nous avions déjà visité l’an dernier (vous retrouverez mon premier article ici). Nous étions restés un jour seulement et aurions bien pris plus de temps pour profiter de l’endroit… Alors nous avions prévu une nouvelle étape sur place cette année.

En fait, pour être précis, la ville n’est pas énorme, et on a assez rapidement fait le tour des principaux centres d’intérêt. Mais, il est plaisant de s’y promener, et de prendre le temps de flâner. Donc si la visite en une seule journée est largement faisable, je vous conseillerais de prévoir malgré tout 48 heures minimum, pour goûter pleinement aux charmes de la ville du vinaigre balsamique !

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Nous avons rejoint Modena depuis notre hôtel de Campogalliano, en voiture. En nous garant à Giovanni di Tien Anmen gratuitement, il nous a fallu marcher un peu le long du stade et des murs bof bof, avant de rejoindre le centre. Mais ce n’était pas insupportable du tout !

Je vous mets quelques clichés pris le long du chemin, pour l’ambiance !

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La Chiesa Santa Maria Pomposa est une église petite et assez sobre, qui se visite rapidement. Elle date du XIIème siècle. L’intérieur était un peu trop sombre pour prendre de belles photos, mais honnêtement, je n’ai pas été subjuguée par la visite. Je ne dis pas que cela ne valait pas le détour, pas du tout, mais ce n’est pas dramatique si vous n’avez pas l’occasion de la visiter.

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Nous avons retrouvé la piazza Roma avec ses fontaines que nous aimons tant… Elles n’ont pas vraiment d’intérêt culturel. Ce sont des jets verticaux, récents (j’ai cru comprendre que la place avait été réaménagée en 2015). Mais elles font le bonheur des enfants et des touristes qui n’ont aucune honte à passer tout près (voire carrément dedans) pour se rafraîchir !

Sur les bords de la place, des bancs en marbre recyclé permettent de faire une pause, de se détendre en regardant les mômes qui ne se lassent pas de jouer avec les fontaines. Les bancs ont apparemment coûté 900 € pièce, et fait râler pas mal d’habitants… On peut les comprendre pour le coup.

Il y a peu, on trouvait ici un parking, qui a été supprimé. Les travaux ont été particulièrement coûteux, et pas forcément du goût de tous les habitants, encore une fois. Mais personnellement, je trouve le résultat vraiment réussi…

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Après avoir pris des dizaines de photos et nous être trempés dans les jets des fontaines, nous avons fait un tour à pied jusqu’au Duomo, et admiré la Ghirlandina, la tour dans laquelle il est possible (et même fortement recommandé) de grimper !

Dans le jeu de qui a la plus haute, Modène n’a pas trop à rougir. Sa fameuse tour mesure 89,32 mètres ! Elle est plus petite que la Torre degli Asinelli de Bologne (97,2 mètres), ou que le Campanile de la Place San Marco à Venise (98,6 mètres), mais reste fort imposante !

Et en plus, elle est réellement belle ! Enfin, cela n’engage que moi, mais personnellement je trouve cette tour originale, reconnaissable entre mille.

Au départ, elle assumait un rôle civique, puisqu’elle informait les habitants de l’ouverture et de la fermeture des portes de la ville médiévale.

Pour avoir l’immense bonheur de gravir les marches qui vous porteront en haut de la Ghirlandina, il ne vous faudra débourser que 3 €. Aucune raison alors de se priver de la vue imprenable qu’elle offre sur Modène !

 

 

 

Le duomo me plait particulièrement. Je vous donne son nom complet, pour le principe : La cattedrale metropolitana di Santa Maria Assunta in Cielo e San Geminiano.

Ceci étant dit, il a été bâtie à l’endroit où fut enterré le saint protecteur de Modène, San Geminiano. Avant sa construction, deux églises avaient déjà été implantées au même endroit. C’est souvent ainsi que cela se passe avec les cathédrales ; elles remplacent d’anciens édifices, en reprennent parfois des morceaux, puis évoluent sur plusieurs siècles…

La construction de la cathédrale a débutée en 1099, dans un style roman, et s’est achevée en 1319.

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J’aime particulièrement la sublime rosace qui orne sa façade. Celle-ci a été rajoutée par la suite, au XIIIème siècle.

Les portes latérales, sont magnifiques également, tout en finesse…

L’intérieur de la cathédrale est tout aussi beau que sa façade. Ce qui saisit immédiatement lorsque l’on entre dans l’édifice, c’est le grand jubé en marbre sculpté.

La première fois, je l’avais cru en bois, pour sa teinte beige-brune. Mais il s’agit bien de marbre, et les sculptures représentent la Passion du Christ.

Le reste est assez sobre, loin des cathédrales baroques où chaque centimètre carré est recouvert de fresques. C’est joli aussi, mais elles se ressemblent. Alors que là, il y a vraiment des éléments marquants, que l’on ne voit qu’ici… dont le fameux jubé.

Sous le jubé, l’on trouve le passage pour accéder à la crypte, dans laquelle se trouve le tombeau de San Gemiano.

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Intérieur de la cathédrale de Modène

 

Le jubé

 

 

 

 

La crypte, avec ses nombreuses colonnes

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La crypte, avec le tombeau de San Gemiano

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Détail de marqueterie

Nous avons passé un temps considérable à admirer la cathédrale, que nous avions pourtant déjà visité il y a un an. Je vous confirme que vraiment, celle-ci mérite et re-mérite la visite ! Puis nous sommes ressortis pour continuer notre balade…

Puisque nous étions déjà venus à Modène et que nous avions visité les incontournables, cette année nous étions plus libres de suivre nos envies, et d’aller vers les rues qui nous attiraient, sans même regarder notre plan !

Nous avons fait un petit passage par le centre d’information touristique, qui se situe juste à côté de la Cathédrale. A Modène, l’on peut emprunter des vélos gratuitement. Oui, vous avez bien lu, gratuitement, en laissant juste 20 € de caution par vélo, en espèces. Cela ne prend que 5 minutes maximum, et vous pouvez ensuite vous rendre aux bornes C’Entro in Bici (il y en a une à 2 minutes à pied du bureau touristique) et prendre votre bicyclette !

Alors bien-sûr, ce ne sont pas des vélos de compèt, mais ils sont globalement bien entretenus, et tout à fait fonctionnels ! Pour visiter cette ville toute plate, c’est vraiment au poil !

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Nous avons donc roulé sur les pavés, sillonné les rues et accroché nos cadenas à une bonne dizaine de poteaux différents, le temps de « visiter » une boutique de fringues ou de bidouilles diverses et variées.

Le seul petit hic, était qu’à la station où nous avons pris nos vélos, aucun n’avait de panier, et que nous avons donc dû nous débrouiller pour pédaler avec nos sacs. Mais cela reste vraiment du détail !

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Et puis, une fois que nous avons eu notre dose de pédalage, nous nous sommes assis en terrasse, au bar Cafélivre… avant de découvrir qu’il y avait bien du café, mais pas l’ombre d’un seul livre ! 2,50 € shakerato, c’est le prix, et c’est toujours aussi bon…

Le seul point négatif avec Modène, c’est que l’on y trouve un musée de la Figurine, que nous adorerions visiter, mais qui ferme tous les ans pendant le mois d’août… Or, comme mes vacances tombent invariablement en août, je pense qu’il nous sera difficile de visiter un jour ce musée ! A part cela, la ville a tout pour nous plaire…

Pour les amateurs de belles carosseries, sachez qu’on trouve aussi à Modène, le musée Casa Enzo Ferrari, à ne pas confondre avec le Musée Ferrari tout court, à Maranello. Comme nous avions prévu de visiter le musée de l’auto de Turin pendant les mêmes vacances, nous avons zappé celui de Modène… ce sera pour une autre fois !

Et enfin, je ne vous parlerai pas du vinaigre balsamique de Modène, car… je l’ai déjà fait. L’article est visible ici !

Comme j’ai coutume de le dire pour conclure mes articles, j’espère que la visite vous a plu… Pas de meilleure façon de me le faire savoir que de laisser un commentaire ! A presto !