Visitons Toulouse !

Salut fidèles lecteurs et visiteurs de passage ! Merci d’être là, à consacrer votre précieux temps à la lecture de mon blog. 🙂

Lors du week-end prolongé du 8 mai, nous avons rendu visite à des amis fraîchement installés à côté de Toulouse. C’était une première pour nous, et l’occasion de découvrir la ville rose. Rappelez-vous, je vous avais déjà parlé de ce fameux week-end, au cours duquel nous avions visité Albi également.

Albi - Toulouse

Pourquoi rose ?

Vous le savez probablement déjà, Toulouse est surnommé la Ville Rose. Ce que vous ignorez peut-être en revanche, c’est pourquoi.

Je vous donne la réponse en image…

Albi - Toulouse

Voilà… à Toulouse, la brique est omniprésente. La ville est donc littéralement rose ! Et cela se vérifie aussi depuis le ciel parait-il… mais je n’ai pas eu l’occasion d’en faire l’expérience.

Derrière Paris, Lyon et Marseille, Toulouse est la quatrième ville la plus peuplée de France. Elle compte plus de 465 000 habitants.

Albi - Toulouse

 

Surprenant, on trouve à Toulouse des bâtiments à colombages, comme à Strasbourg ! Pour moi, les colombages renvoyaient automatiquement à l’Alsace et à la Normandie. Et j’ai été surprise de constater que la technique avait été largement utilisée aussi à Toulouse (et Albi). Ici on l’appelle « Corondage« .

Il resterait à ce jour plus de deux-cent maisons de ce type à Toulouse !

Albi - Toulouse

La Place du Capitole

La principale place de la ville est celle du Capitole, que l’on rejoint facilement via la ligne A du métro… métro fort pratique, soit dit en passant, car il fonctionne sans conducteur, et que les quais sont bordés de portes palières. Mais bon, ce n’est pas le sujet !

Le bâtiment du capitole abrite la mairie et le théâtre. Sa façade est faite de pierre calcaire et… de briques bien-entendu.

Albi - Toulouse

Lors de notre visite, un guide de la ville, réalisé par des étudiants, était lancé (pas littéralement ; on nous le donnait gentiment dans la main^^) et il y avait des animations sur la place, notamment des concerts, en lien avec ce lancement. Du coup, vous le voyez sur les photos, la place était remplie de monde et de barrières !

Juste à côté de la place, se trouve un petit square pour les enfants, avec du mobilier sur le thème des arbres… plutôt sympa…

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

En nous promenant, nous sommes « tombés » sur plusieurs églises, dont nous avons poussé la porte, en curieux que nous sommes…

 

Des églises

L’église du Taur m’a plu pour… son parquet. En effet, nous sommes plus habitués aux sols de pierre dans les églises. Déformation professionnelle (je travaille dans le bois ; la encore pas littéralement) je n’ai pu m’empêcher de remarquer ce détail.

La légende veut que cette église ait été bâtie là où le corps de Saint Saturnin, premier évêque de la ville, s’est détaché du taureau, qui le traînait derrière lui…

On ne faisait pas dans la dentelle en 250 !

Albi - Toulouse

Une fois la contemplation du plancher terminée, j’ai levé le nez et remarqué un orgue de taille conséquente…

Albi - Toulouse

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Albi - Toulouse

Lors de notre visite, le temps était mitigé. Nous avons eu de la pluie le matin, puis le soleil a daigné sortir de derrière les nuages, avant de s’éclipser de façon assez fourbe, pour laisser la place à une averse de grêle !

Malgré tout, les terrasses étaient bien remplies (hormis pendant l’averse bien-entendu).

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Toulouse m’a donné l’impression d’une ville où il fait bon se balader, s’installer en terrasse, aller au resto. Les rues sont rarement désertes, surtout en ce mois de mai, où tout le monde avait envie de profiter du soleil de retour après l’hiver !

 

Saint-Sernin

Je vous parlais un peu plus haut, de l’église du Taur, bâtie là où le corps de Saint Saturnin se serait détaché du taureau. Ce Saint martyrisé en 250, était le premier évêque de la ville. Ses reliques reposent désormais dans la basilique Saint Sernin.

Saint Sernin (Toulouse)

 

Saint Sernin est un édifice roman, dont l’intérieur nous a surpris par sa clarté.

 

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Pendant notre visite, une exposition de différentes œuvres du peintre Arbacas, était en cours. Elle se terminait le 4 juin 2017.

Arcabas est un artiste français, né en 1926. Il réalise des œuvres d’art sacré contemporain, à l’image du polyptyque que vous pouvez admirer ci-dessous…

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Nous n’avions pas prévu de visiter l’église Saint Pierre des Chartreux, car nous n’en avions pas entendu parler. Mais elle s’est trouvée sur notre chemin, donc nous avons poussé la porte…

Eglise Saint-Pierre des Chartreux

De l’extérieur, l’église ne payait pas de mine… et pourtant, la visite nous a bien plu, car elle se fait en empruntant une allée qui passe sur les côtés de l’église, et nous mène au chœur, où nous attend un orgue (encore un !).

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Un peu de culture, savez-vous comment s’appellent ces petits « strapontins » que l’on trouve autour de l’autel ?

Ce sont des miséricordes, également appelée « patience » ou « crédence ». On peut y reposer les fesses sans s’asseoir totalement, ou basculer la tablette de bois, pour en faire un siège. Selon les églises, les miséricordes sont plus ou moins travaillées.

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Basilique de la Daurade

Nous avons échappé à une grosse averse de grêle, en nous réfugiant dans un autre édifice religieux ; la basilique de la Daurade.

Celle-ci présente un intérieur étonnamment sombre, qui je dois le dire honnêtement, ne m’a pas laissé beaucoup de souvenirs.

Dans la précipitation pour échapper à la grêle, nous n’avons pas admiré la façade. Pourtant avec le recul, il semblerait que c’était la partie la plus intéressante, comparée à l’intérieur même du bâtiment.

En effet, cette basilique a été bâtie sur les vestiges d’un temple romain.

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Hop, je vous pose cette photo de street art comme ça, pour le plaisir des yeux…

 

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En nous baladant, nous avons découvert un café original, qui propose des consommations (café, thé, jus de fruits, en-cas) en illimité. Ici l’on paye au temps passé, et l’on peut venir pour la journée ou au contraire, juste pour une heure. C’est pratique pour travailler, bouquiner, ou se rencontrer dans un endroit publique. Bien-entendu, il y a du wifi.

Nous n’avons pas testé, mais à travers la fenêtre, nous avons vu que le concept semblait bien fonctionner !

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Cathédrale Saint-Etienne

Enfin, nous avons visité la Cathédrale…

Celle-ci a une apparence surprenante, pas du tout symétrique, et faite de styles particuliers qui ont été mélangés.

Il est difficile de connaître avec certitude son origine, mais elle remontrait au XIème siècle environ, et le bâtiment actuel aurait, comme souvent, été bâti à partir d’un édifice plus ancien alors en ruines.

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La façade principale présente une belle rosace, inspirée directement de celle de Notre Dame de Paris.

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Chose rare, il reste dans cette Cathédrale, plusieurs vitraux datant du XIVème siècle.

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Ainsi s’achève notre visite de Toulouse.

J’espère qu’elle vous aura plu, et permis de découvrir de jolies choses… 🙂

Voyage – Découverte d’Albi

Ce week-end cela ne vous aura pas échappé, nous étions le 8 mai… enfin, les 6 et 7 mai précisément, suivis du lundi férié ! Nous avions pris notre vendredi pour rallonger encore un peu cette grosse coupure, et aller visiter un couple d’amis à Toulouse.

Aussi loin que je me souvienne, je n’avais encore jamais mis les pieds dans la ville rose. L’homme nivor non-plus. Mais avant de découvrir la capitale du royaume Wisigoth, nous avons commencé par visiter sa voisine Albi, distante d’environ 75 km.

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Albi, généralités

Albi est une ville du sud-ouest, chef lieu du département du Tarn, dans la nouvelle région Occitanie.

L’Occitanie est issue de la fusée des anciennes régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Albi est connue pour diverses raisons, et notamment pour le nom de ses habitants, les albigeois, qui renvoie à la Croisade des Albigeois, au XIIIème siècle, au cours de laquelle les cathares furent violemment réprimés par l’Eglise catholique romaine.

Nous n’entrerons pas dans les détails, car je ne suis pas experte en ce domaine, mais sachez simplement que le catharisme était un mouvement chrétien considéré comme hérétique.

 

La Cathédrale Sainte-Cécile

La cathédrale Sainte-Cécile, fut érigée contre le catharisme, pour réaffirmer la puissance de l’Eglise romaine. Elle est encore aujourd’hui le joyau de la ville d’Albi.

 

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Nos amis avaient organisé pour nous une visite VIP, puisque c’est un de leur ami prêtre, qui nous a servi de guide !

Nous avons l’habitude de visiter des bâtiments religieux. Je dirais qu’à ce jour nous avons dû découvrir une bonne trentaine de cathédrales et un nombre incalculable d’églises, surtout lors de nos séjours en Italie !! Mais nous avons encore énormément à apprendre car généralement nous nous contentons des informations du guide du Routard, qui rentre assez peu dans les détails.

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La Cathédrale Sainte-Cécile mesure 40 mètres de haut, et est la plus grande cathédrale de brique du monde. Son clocher culmine à 78 mètres.

Elle a été rehaussée de 7 mètres des siècles après sa construction, pour donner une impression toujours plus marquante. C’est réussi ! Vous pouvez voir la démarcation au niveau de la ligne de gargouilles.

Lorsque sa construction fut entamée en 1282, l’idée était de dresser une forteresse, et de marquer les esprits. On imagine assez aisément que l’objectif a été atteint, car même de nos jours, ce mastodonte de brique nous fait nous sentir tous petits !

 

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L’édifice est réellement imposant. L’extérieur est en briques rouges, comme la plupart des monuments d’Albi. Seule l’entrée est en pierre grise, choisie pour sa plus grande facilité à sculpter, par rapport à la brique. Le côté très travaillé, très fin, contraste avec le reste du bâtiment.

De dehors, comme je vous le disais précédemment, la Cathédrale a des airs de forteresse. L’intérieur en revanche, est beaucoup plus raffiné. Il a parfois souffert, notamment pendant la révolution, quand les armoiries ont été retirées… Des statues ont été fondues. Mais il reste néanmoins sublime…

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On entre sur le côté, et il est tentant de s’orienter sur la gauche, qui est en fait le fond de la Cathédrale. À l’époque, les fidèles s’installaient dos à l’immense fresque du Jugement Dernier, et écoutaient les chœurs, qu’ils ne voyaient pas. Les civils étaient séparés des religieux, et ne pouvaient pas se rendre dans certaines parties de la cathédrale, réservées au clergé.

Rappelons qu’à une époque où l’imprimerie n’existait pas encore, et la télé encore moins, les peintures servaient à instruire les fidèles, à leur montrer les choses… Les murs de la cathédrales d’Albi avaient donc un rôle pédagogique. Ce que l’on pouvait y admirer servait à marquer les esprits.

Ainsi, la peinture murale du Jugement Dernier, exposait les pêchés capitaux, et les conséquences qui attendaient les pêcheurs…

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Cette peinture a été réalisée à partir de 1474. Malheureusement, au XVIIème siècle, une porte fut ouverte au milieu de la peinture, faisant disparaître… le Christ et le pêché de la Paresse. Du coup, la peinture n’est plus complète. Mais l’on peut malgré tout admirer cette oeuvre impressionnante, et lire le détail des châtiments, qui est noté en vieux français, assez facile à déchiffrer !

Toulouse-Albo

Toulouse-Albo

Juste au dessus du Jugement Dernier, l’orgue de Christophe Moucherel a été réalisé entre 1734 et 1736. Il est orné de nombreux angelots, qui tournaient à l’époque sur eux mêmes. Imaginez un peu le spectacle !

Tournons lui le dos, et regardons maintenant le jubé ! A l’époque, les fidèles s’installaient face à lui, pour écouter les chœurs… Ce jubé est une oeuvre gothique construite au XVème siècle. Il servait à séparer les religieux du peuple.

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Le jubé est impressionnant… A l’époque il était encore plus marquant, car il y avait des armoiries, qui ont été détruites par les révolutionnaires.

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Sur la droite, avant de pénétrer dans le chœur, nous pouvons voir la statue de Sainte-Cécile.

Sainte-Cécile

Sainte Cécile, dont Cécile était en réalité le nom de famille et non le prénom, est une martyre chrétienne, qui aurait vécu en Sicile avant d’être condamnée entre 176 et 180 par l’empereur Marc Aurèle, pour avoir converti de nombreuses personnes au christianisme.

Son corps a été retrouvé en 1599, presque intact et dans sa position d’origine, reproduite dans la sculpture que vous voyez ci-dessus.

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Le choeur et le trésor

La visite du chœur est payante. Mais je vous la recommande néanmoins car vous verrez de superbes peintures et sculptures, qui peuvent vous occuper pendant des heures… Les artistes de l’époque ne se contentaient pas de peintre ou sculpter le minimum. Ils rajoutaient des petites « surprises » un peu partout… Des visages cachés dans les fonds colorés, des petits animaux…

Visite du chœur : 5 €

Visite du chœur + trésor : 6 €

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Regardez bien dans les encarts marbrés en bas… on peut distinguer des visages !

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A l’intérieur du chœur, les sièges des chanoines sont étonnamment simples… comparés aux murs ornés de sculptures très raffinées !

Toulouse-Albo

Toulouse-Albo

Albi

 

Il est possible de visiter le Trésor, et de voir les objets encore utilisés ponctuellement, comme les « accessoires » de l’évêques. Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marquée.

 

Albi

Albi

Une fois la visite terminée, nous avons marché au hasard dans les rues, le nez levé pour admirer les colombages…

Albi

Albi

Vue sur les jardins depuis la terrasse de la cathédrale

Albi

Albi est une superbe ville. J’ai été marquée par le nombre impressionnant de boutiques qui ont conservé de belles devantures en bois, et par les maisons à colombages que je ne m’attendais pas à voir ici.

 

Albi

 

Cloître Saint-Salvi

Nous avons fait un petit tour dans le cloître Saint-Salvi et sommes entrés dans l’église du même nom.

Albi

Albi

 

La ville m’a paru très verte. Il y a beaucoup d’arbres, châtaigniers, platanes comme chez nous à Besançon, mais aussi… des figuiers !

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

 

Les ponts

Il y a deux ponts à Albi : le pont vieux, et le Pont… Neuf, aussi appelé pont du 22 août 1944, en référence à la libération de la ville.

Albi - Toulouse

Pont Vieux – Albi

Albi - Toulouse

https://www.flickr.com/photos/63296507@N04/34429103761/

Pont Neuf – Albi

 

Notre petit tour est à présent terminé… J’espère que cela vous a plu. Je vous remercie pour vos réactions que j’ai hâte de lire en commentaires, et vous donne rendez-vous très bientôt pour la visite de Toulouse ! 🙂

 

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

Cathédrale Saint-Jean, Besançon

Besançon givrée

J’aime beaucoup visiter les cathédrales, notamment quand je fais du tourisme en Italie. J’ai en mémoire au moins 20 édifices, parmi lesquels ceux de Milan, Bologne, Monza, Bergame, Brescia, ou encore Strasbourg, Paris tout simplement,… Mais je ne me souvenais plus d’avoir visité la cathédrale de ma propre ville…

Alors, le 1er janvier, en guise de balade post-réveillon, nous avons enfilé gants et bonnets, et sommes allés redécouvrir la cathédrale Saint-Jean !

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Cette église se situe en plein centre historique, au pied de la citadelle. On passe la porte noire, et on découvre la cathédrale, comme posée là, sur un terrain très pentu…

Besançon givrée

 

Les bisontins n’y prêtent presque plus attention, tant elle est omniprésente dans la ville, mais généralement, elle surprend les touristes. La pierre locale, reconnaissable à sa couleur, qui varie du rose au bleu, « habille » également la cathédrale.

 

Besançon givrée

 

L’intérieur ne surprend pas forcément, ni par ses dimensions, ni par les décorations. On a vu plus grand, plus fastueux. Mais malgré tout, la visite n’est pas inintéressante… On peut admirer la rose de Saint-Jean, une table de communion en marbre blanc, datant du XIème siècle.

L’aigle en haut de la table, représente le Christ ressuscité. A l’opposé, l’agneau rappelle le sacrifice du Christ.

 

Besançon givrée

Besançon givrée

Besançon givrée

Besançon givrée

On peut passer derrière l’autel, et admirer les vitraux…

Besançon givrée

La cathédrale abrite également des tableaux, parmi lesquels certains valent franchement le coup d’œil.

La Vierge aux Saints par exemple est une peinture sur bois exécutée en 1512 par Fra Bartolomeo (Baccio della Porta ; Fra Bartolomeo étant son nom de moine). Ce peintre florentin a cotoyé Raphaël, et les deux hommes se sont mutuellement influencés.

Cette oeuvre mesure 2,52 x 2,23 m et il est possible d’allumer un éclairage spécial (gratuit) pour l’admirer.

Il s’agit d’un véritable chef-d’oeuvre de la renaissance italienne, qui a été largement copié.

Au centre, on reconnait la Vierge à l’Enfant, portée par des anges. Ils sont entourés par cinq saints : Saint Sébastien, Saint Etienne, Saint Jean-Baptiste, Bernard de Clairvaux et Saint Antoine.

Agenouillé, à gauche, Ferry Carondelet est le commanditaire de la toile.

Besançon givrée

Besançon givrée

Besançon givrée

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Si vous n’en avez pas assez, je vous invite à (re)lire mon billet sur l’église de la Madeleine, située à Besançon également. C’est par ici !

 

Besançon givrée

Besançon givrée

Le Vieux Lyon n’est pas mort

Continuons nos balades et découvrons (ou redécouvrons) l’une des plus grandes villes françaises, en nous arrêtant à nouveau à Lyon, dans le cœur historique de la ville, quartier Vieux-Lyon ! Cela vous dit ?

Prenez votre ticket de TCL (transports en commun lyonnais) et montez avec moi dans le funiculaire !

Lyon

Vue sur la basilique depuis le centre ville (nous sommes ici à deux pas de la place Bellecour)…

Lyon - Ficelle

 

Le Vieux-Lyon est l’endroit touristique par excellence. Situé sur les rives de la Saône, il est très facilement reconnaissable à ses façades pastels, et l’on y trouve des bâtiments qui sont autant de points de repères pour le touriste :

*Fourvière bien-entendu à laquelle on accède soit par le funiculaire (aussi surnommé La Ficelle) soit à la force des mollets. C’est LA grande basilique perchée au dessus de Lyon.

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La basilique vue depuis la passerelle du palais de Justice…

Lyon

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Lyon

Lyon

Sous le lion, se trouve l ‘entrée de la crypte.

Fourvière

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Face à la basilique, la statue de Jean-Paul II

Outre la vue sublime que l’on s’offre une fois au dessus de la colline de Fourvière, il faut profiter de la visite de la crypte… Elle est gratuite bien-entendu, et pour l’avoir faite une bonne dizaine de fois, je peux vous dire que l’on ne se lasse jamais de voir autant de beauté…

 

Lyon

La vue sur Lyon depuis la basilique…

 

*l’église Saint-Georges : le premier édifice date du Moyen-Âge, mais a été plusieurs fois abîmé et restauré, comme souvent avec les monuments aussi anciens…

Lyon

Lyon

L’église Saint-Georges, telle que nous la connaissons aujourd’hui, date de 1844. Ses premières fondations remontent en réalité à 547, mais elle a été plusieurs fois démolie, pour être reconstruite.

C’est à l’Architecte Pierre Bossan que l’on doit l’église de style néogothique, sur la façade de laquelle il est possible d’admirer Saint-Georges, terrassant le dragon, avec autour de lui, Saint-Pierre et Saint-Jean.

Pierre Bossan a également dessiné le mobilier néogothique qui meuble l’intérieur de l’édifice, tandis que les vitraux sont l’oeuvre de Maréchal de Metz.

 

*la Cathédrale Saint-Jean

Ci-dessous, on l’aperçoit depuis la colline de Fourvière…

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Avant de se rapprocher…

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Saint-Jean #Luon

Un déséquilibré a vandalisé l’horloge astronomique en 2013, à coups de barre de fer. A l’heure où j’écris ces lignes, l’horloge est toujours en panne, mais elle vaut néanmoins le coup d’œil comme vous pouvez le constater sur la photo qui suit…

 

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Le quartier est classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. On peut y admirer l’architecture datant de la Renaissance, au travers de cours qui rappellent certains palais florentins…

Lyon

La photo ne date pas de janvier, vous vous en doutez… :-p

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Le Vieux-Lyon avec son charme (presque) italien, ses petites ruelles, et ses boutiques pour touristes, est le lieu où vous pourrez trouver la plupart des bouchons lyonnais (ces fameux restos qui rendent hommage à la gastronomie du coin). Si le dimanche la plupart des commerces lyonnais sont fermés, cet endroit fait exception, et il peut être intéressant de venir y traîner ses sandales pour faire quelques emplettes de cartes postales et souvenirs !

Lyon

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Je vous laisse sur ces quelques images et vous propose de nous retrouver prochainement pour une nouvelle balade, par ici, par là, je ne sais pas encore où, mais ce sera probablement très sympa ! :-p

Pour plus de Lyon, je vous renvoie à mon précédent billet, sur un tout autre quartier : la Confluence !

 

 

 

 

 

Tu voulais voir Vérone ? T’as vu Vérone !

Si je vous dis « Vérone« , au mieux vous me répondrez « Roméo et Juliette« , au pire vous ne saurez pas quoi dire. Me trompe-je ? La voisine de Venise est assez peu connue. Pourtant, cette ville de Vénétie ne manque pas d’arguments pour attirer le touriste curieux !

Vérone est une grande ville (900 000 habitants) et la circulation en voiture peut être compliquée. Même en août nous avons trouvé cela assez tendu par moments sur de grandes artères où tout le monde semblait faire un peu n’importe quoi ! Les mauvaises langues diront qu’en Italie c’est la norme, mais je leur répondrai qu’elles se trompent en résumant l’Italie à ses grosses villes. Au bord du Lac Majeur les gens roulent avec beaucoup plus de civisme. Mais… nous nous éloignons du sujet !

Verona

Le centre ville est plein de zones bleues où le stationnement est limité en durée. Mais le soir, la plupart des zones bleues deviennent gratuites et illimitées (voir les horaires notés à chaque fois sur des panneaux). C’est un poil compliqué à appréhender pour le touriste de base, et nous avons pu constater que même pour les habitants parfois cela n’était pas totalement clair !

 

C’est beau une ville la nuit…

Nous sommes arrivés en fin d’après-midi et le temps de poser nos bagages à l’hôtel, nous avons découvert la ville de nuit, en nous garant vers le tribunal (places dans la rue, gratuites après 19 h à cet endroit).

Verona

Ce soir là, il y avait un opéra (Aïda) dans les arènes et nous étions la veille du 15/08, donc il y avait énormément de monde dans les rues.  C’était très agréable de se balader sur la piazza Bra.

Verona

Les gens mangeaient des glaces autour de la fontaine, ou geekaient sur leurs smartphones, assis sur les grands escaliers !

Les touristes finissaient leurs pizze en terrasse…

Verona

Les arènes sont impressionnantes, et immenses. Des décors sont stockés en face et les gens s’amusent à se prendre en photos avec. Le jour, on croise aussi des gladiateurs qui posent avec les touristes en échange d’une pièce.

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Le Castelvecchio (datant du XIVème siècle) vaut le détour… de jour comme de nuit, mais surtout de jour pour profiter de son joli pont… Nous y reviendrons un peu plus loin…

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Verona

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Verona

Nous avons ensuite visité la ville de jour, en commençant par un tour en petit train touristique (5 €). J’ai regretté que les commentaires soient très succints et diffusés via les hauts parleurs et non dans des casques individuels. Du coup avec le bruit du train sur les pavés et les voix des autres passagers, nous avons eu bien du mal à entendre quoi que ce soit ! Les explications en français arrivaient en dernier (après italien-anglais-allemand) et nous les avions après avoir dépassé les monuments.

Ceci dit, le petit tour de 25 mn est sympathique ! Il permet de cerner tous les principaux points d’intérêt pour y retourner ensuite à pieds ! (Attention, le train ne va pas dans les zones piétonnes, logique, et n’emmène donc pas à la Casa di Giulietta).

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Ci-dessus, la piazza Bra, où se trouvent de nombreux restos, avec vue sur les arènes…

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Le midi, nous avons mangé chez Flora, un resto 100 % vegan, où l’on paye au poids. Deux buffets sont à disposition, un froid et un chaud. On se sert, on fait peser son assiette, et on mange ! On peut passer plusieurs fois au buffet si besoin, prendre un pain en supplément (1 €), un dessert, etc…

Ce jour là il y avait des plats de quinoa aux légumes, lentilles à la menthe, spaghetti de légumes, orecchiette, des aubergines fondantes servies avec une sauce délicieuse, du riz… Tout est détaillé sur des ardoises et l’on sait ce que l’on va manger !

Nous nous sommes absolument régalés et avons même fait un brin de causette avec le serveur, qui a vécu en France et parle très bien français !!

Promis je vous posterai un billet spécial sur ce resto, avec photos !

 

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À Vérone la plupart des points d’intérêt sont payants :

 

*Petit train touristique 5 € les 25 mn

*Cathédrale 2,50 € (nous y sommes entrés pendant un concert du 15/08 et du coup il n’y avait pas de billetterie, mais nous sommes restés à l’entrée pour ne pas déranger).

*Castelvecchio, le château médiéval avec son pont levi. On peut néanmoins admirer l’extérieur et passer sur le pont Scaliger en pénétrant dans la cour du château (gratuitement). Le pont est vraiment original et je conseillerais vivement d’aller l’admirer car c’est l’un des monuments que j’ai préféré à Vérone.

Tout de briques rouges, il enjambe l’Adige, depuis le milieu du XIVème siècle… enfin, en réalité, il a été détruit par les allemands en 45, et reconstruit presque à l’identique !

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J’aurais aimé monter dans la Tour des Lamberti mais l’entrée de la Tour seule n’est proposée que lorsque le musée est fermé. Sinon on paye obligatoirement pour les deux… Le prix est de 8 €. Il me semble qu’il y a un supplément pour monter avec l’ascenseur mais je n’en suis pas certaine (les tarifs étaient compliqués à comprendre !).

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La tour des Lamberti est voisine de la Piazza delle Erbe. Cette place envahie par les stands pour touristes (si vous voulez rapporter un porte-clefs, une casquette, ou vous acheter une salade de fruits, notez l’adresse) mérite que l’on vienne la découvrir tôt le matin, ou tard le soir, quand les kiosques sont repliés…

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Nous ne pouvions pas tout faire donc nous avons choisi de visiter San Zeno , à 2,50 €/personne.

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On entre et découvre un Joli cloître. Une expo autour de la Cène reprend de grandes œuvres sur ce thème. Puis, l’on visite l’église et sa crypte.

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Dans l’église, une Coupe en porphyre : monolithe d’époque romaine provenant d’un bâtiment thermal (IIème siècle après JC) nous surprend par ses dimensions ! Là j’ai souri, car mon homme prenait des photos d’un petit bassin, sous tous les angles… Je me suis approchée et j’ai compris qu’il n’avait pas vu le monolithe romain, dans son dos, et pensait que le petit bassin qu’il photographiait, était celui du IIème siècle. Ah ah ah ! :-p

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A savoir… Sur la fresque de la Cène, les scorpions font allusion à l’imminente trahison de Judas.

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La porte en bois a été réalisée par deux Maîtres de l’époque, qui ont assemblé des morceaux de bronze provenant d’autres portes, d’époques et de milieux culturels différents. Cette porte est protégée par une autre porte en bois et donc, visible uniquement depuis l’intérieur.

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La crypte est très belle et l’on y trouve le cercueil de verre de San Zeno (protégé par une grille).

Nous nous sommes arrêtés devant le surprenant tableau Eterna eclissi d’ Aladino Ghioni (peinture avec des clous)… Je l’ai trouvé superbe !

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Dans l’église, on voit des écritures sur les murs, comme des dégradations que laisseraient des écoliers sur les tables de cours… en s’approchant, on peut relever les dates, et constater que ce sont en fait des graffitis d’époque, que l’on doit probablement à des fidèles qui s’ennuyaient pendant la messe !

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Puis, au fur et à mesure de notre balade, nous avons vu la Chiesa di San Lorenzo (payante mais avec un petit jardin qui vaut le coup d’œil si vous passez à proximité_ne faites pas le détour exprès).

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Ne quittez pas Vérone sans avoir vu l’impressionnante Porta Borsari (époque romaine) et Santa Anastasia. Cette église se visite mais il faut payer et nous avions encore d’autres points à visiter donc nous ne sommes pas entrés.

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Pour les amateurs d’églises, il est possible de payer 6 € pour visiter les 4 églises principales de la ville (Duomo, San Zeno, Santa Anastasia, …).

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Santa Anastasia

Il existe une carte qui inclut les entrées des principaux monuments et offre des réductions. Elle se décline en 24 et 48 h (18 ou 22 €). Nous ne l’avons pas prise car nous n’étions pas intéressés par les musées et préférions faire certaines activités qui n’étaient pas comprises dans la carte (le petit train notamment). Faire tout ce qui est compris sur la carte en 24 h me semble très compliqué, à moins de commencer tôt le matin, de finir tard le soir, de ne pas manger et de courir entre chaque étape !!

 

Et puis Juliette…

Enfin, il fallait voir la maison de Juliette (celle qui aimait Roméo). Si vous voulez mon avis, c’est un attrape touristes car Giulietta&Romeo sont des personnages de fiction, popularisés par William Shakespeare qui a synthétisé des contes italiens. Par définition, puisque Juliette et son amant n’ont pas existé, ils n’ont eu ni maison ni tombe. Mais bon, le touriste aime avoir l’impression de voir des trucs de ouf alors on peut assez facilement lui vendre tout et n’importe quoi…

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Le mur du passage qui amène à la maison de Juliette est recouvert d’inscriptions d’amoureux qui se jurent que leur passion sera éternelle. Certains ont collé des déclarations d’amour écrites tant bien que mal sur des serviettes de resto, avec des chewing-gums en guise de pâte à fixe. Summum du romantisme, on peut acheter un petit cadenas en forme de cœur dans la boutique Romeo et Juliette, à côté de la maison…

 

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Ensuite il faut voir le balcon, quelques mètres plus loin. Les visiteurs, ceux qui ont payé pour entrer dans la maison, peuvent parader sur le balcon en faisant des duck faces. Certains s’en donnent à cœur joie et posent pendant de longues minutes… J’ai patienté pour pouvoir faire une photo sans Juliette peroxydée en mini short…

 

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Dernière étape, le touriste doit absolument palper le sein droit de la statue de Juliette pour s’assurer amour et prospérité. Nous ne l’avons pas fait car nous sommes déjà amoureux et prospères, et surtout un peu trop timides pour faire cela devant des centaines d’autres touristes.

Mais d’autres ne se gênaient pas. Deux hommes se sont même pris le chou car l’un se moquait du second qui restait un peu trop longtemps à peloter la statue. Cela s’est fini en « What is zeu problem? What is zeu problem? » tandis qu’un garde suivait la scène depuis une fenêtre, l’air blasé. So fucking romantic!

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Hop, on ressort de la cours en prenant garde à ne pas salir ses chaussures sur les dizaines de gobelets de glace abandonnés au sol, et on rejoint des rues moins engorgées.

Impression générale ? Vérone est une jolie ville mais trop de touristes ne lui rendent pas hommage. Il faut sortir un peu des sentiers battus et visiter les églises et les petites rues, car si l’on se borne à suivre les attractions autour de Roméo et Juliette, on finit rapidement écœurés.

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On retrouve à Vérone, l’ambiance des grandes villes touristiques, avec des rues bondées, des boutiques spéciales pour touristes, et des vendeurs qui vous interpellent en anglais. Difficile de vivre la vraie Vérone, celle des italiens ; du moins quand on reste seulement deux jours, comme nous ! Mais la visite nous a néanmoins beaucoup plu et nous garderons un souvenir plutôt positif !

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Ci-dessus, des pavés probablement usés par les roues des charrettes…

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La défense d’éléphant qui pendouille sur la piazza delle Erbe, sans que personne n’ait jamais vraiment su pourquoi.

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Un audio-guide d’un autre temps…

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Devant le Duomo…

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Et, dans le Duomo...

J’espère que la visite vous a plu. N’hésitez pas à commenter, et à vous abonner pour ne pas louper les futurs billets sur mes autres visites italiennes ! :-p

La sauce à prise… Découverte de Bologne.

 

Quoi ?

Sauce / Bologne, on n’a plus le droit aux jeux de mots pourris sur son propre blog ?

Bon…

Aujourd’hui je vous glisse dans ma valise, et vous emmène avec moi au nord-est de l’Italie, à Bologne ! Bologne est la capitale de L’Emilie-Romagne, une région située dans la plaine du Pô. C’est une ville dynamique, notamment car elle abrite la plus ancienne université de l’occident, qui daterait de 1088 ! De nos jours, l’université de Bologne est encore au cœur de la vie bolonaise, avec quelques 100 000 étudiants, sur une population totale de 386 000 âmes !

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Un po’ di storia… [un peu d’Histoire]

Ce sont les étrusques qui fondèrent la belle Bologne, en 534 avant Jésus Christ. Je ne vous détaillerai pas toute l’histoire de la ville, car je ne suis pas historienne, et verrais assez peu l’intérêt de paraphraser des sites qui ont déjà fait tout le boulot. En revanche, je vous propose un petit aperçu des sites qui valent le coup d’œil…

Bologne est une ville prospère et cela se ressent… Elle est le berceau de marques prestigieuses, parmi lesquelles Ducati, Lamborghini, ou dans un autre domaine, La Perla.

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Une GRANDE ville

Puisque Bologne est la capitale régionale, on pouvait s’attendre à visiter une grande ville. Mais malgré tout, j’ai été surprise ! Je n’imaginais pas que les bâtiments seraient aussi hauts, et qu’il y aurait autant de monde dans les rues, surtout en août. Après avoir visité Parme et Modène, le contraste a été saisissant !

Globalement j’ai trouvé la ville impressionnante et j’ai aimé le centre. Mais j’ai regretté plusieurs choses.

Déjà, il y a énormément de tags et de dégradations un peu partout. C’est sale et moche et là cela m’a particulièrement sauté aux yeux.

J’ai rarement eu cette impression en Italie, à part à Turin (je ne suis pas allée dans le sud du pays depuis le millénaire passé).

Ensuite, le centre est très joli mais dès que l’on en sort, les bâtiments sont communs, et la ville n’a plus vraiment de charme.

Enfin, dernier point, plusieurs fois le touriste doit payer, là où il n’en a pas l’habitude…

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Dans le duomo, il est interdit de faire des photos… sauf si l’on paye 2 €. Là on nous remet un bracelet en papier fluo et on devient autorisé à prendre des clichés. J’ai demandé si l’autorisation valait pour plusieurs appareils car nous avions chacun un appareil photo, un Ipod (super pour les panoramiques) et enfin une petite caméra sportive. Niet ! Le monsieur a carrément attaché le bracelet à l’appareil photo… Pas très sympa j’ai trouvé… Les autres visiteurs avaient généralement leur bracelet au poignet !

Je suis d’accord pour payer pour photographier, mais il y a des limites…

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Et pour ceux qui penseraient passer entre les mailles du filet, et faire des photos gratis, oubliez ! Un Monsieur sillonnait le duomo pour repérer les contrevenants et leur demander « no photo ! ».

Ensuite, il faut payer 3 € pour admirer l’une des chapelles de la cathédrale (nous ne l’avons pas fait). Dans une autre église, rebelote, la visite d’une partie du bâtiment coûte 3 € !

Et enfin dans la troisième église de notre parcours, nous avons visité une crypte. Des panneaux indiquaient que l’on pouvait verser une offrande. Et un jeune homme le répétait dans toutes les langues à la sortie…

Je ne suis pas contre laisser une pièce ou deux pour aider à l’entretien et la restauration des églises. Régulièrement j’achète un petit souvenir ou allume une lumière en échange d’une pièce, mais je n’aime pas du tout le fait d’y être contrainte ou lourdement encouragée…

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Malgré tout, la visite de la cathédrale m’a beaucoup plu. A noter, la façade n’est pas terminée, ce qui donne un effet vraiment original comme vous pourrez le voir sur la photo un peu plus bas… Et anecdote en passant : Les carabiniers qui nous ont contrôlé à l’entrée nous ont lancé un « vive la France ! » qui m’a bien amusée.

Régulièrement j’avais le réflexe de sortir mon appareil photo, avant de me raviser… Mais heureusement vous pourrez voir les photos de monsieur (quand il aura pris le temps de les charger sur Flickr) !

Le bâtiment surprend par sa hauteur. L’intérieur est particulièrement lumineux, en brique et marbre.

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C’est ici qu’en 1530, Charles Quint a été sacré Empereur du Saint Empereur Romain-Germanique.

On peut regretter le manque de panneaux explicatifs dans la cathédrale. Certes c’est un bâtiment religieux et pas un musée, mais malgré tout, il y a énormément de belles choses à voir et plusieurs fois je me suis interrogée. J’aurais bien aimé en savoir un peu plus…

Au sol, une sorte de barre en cuivre traverse la cathédrale. À midi, un rayon de soleil traverse les vitraux et se pause le long de la barre pour indiquer la date. C’est le Routard qui nous a appris cela…

Nous étions plusieurs clampins à marcher le long de la barre, le nez vers le sol… Mais nous n’avons rien vu. C’était un peu trop compliqué !! (Mais rigolo).

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La place du Duomo ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Elle est belle, mais lors de notre visite, un cinéma de plein air y était installé et masquait une bonne partie des façades. D’autre part, la fontaine de Neptune était bâchée, pour travaux et nous n’avons pas pu l’admirer.

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La piazza San Francesco m’a bien plus marquée, avec l’église du même nom (fermée car nous sommes arrivés en début d’aprem).

Des tombeaux en hauteur sont abrités par des petits bâtiments pointus. Ce sont des glossateurs (juristes).

La place est actuellement en travaux (décidément !) et sera rénovée pour donner plus de place aux piétons et à la végétation.

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À Bologne, on peut alterner visite et shopping. Les deux grosses rues commerçantes sont celle de l’Independenza et Ugo Bassi. On y trouve Calliope, OVS, Terranova, H&M, Bershka pour les fringues pas chères, Kasanova pour la maison, Wycon, Mac, et encore bien d’autres marques de make up…

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Face à H&M, se trouve l’église San Pietro, dans laquelle il est possible de visiter la crypte (c’est ici que l’offrande est fortement recommandée). Dans l’église, des fenêtres au sol permettent de voir le sous-sol… On y accède via des escaliers et peut se promener sous le bâtiment… C’est très sympa…

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Nous avons également visité la Chiesa Santa Maria de Vita avant de rentrer manger pour ressortir by night !

Le soir de notre visite, il y avait du cinéma de plein air sur la place principale (je l’ai déjà écrit plus haut). Nous sommes passés pour voir l’ambiance. C’était noir de monde mais vraiment sympa !

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A noter, Bologne est parfois rendue aux piétons, lors des T-days. Cela signifie que la zone centrale est interdite aux véhicules motorisés, et même si cela complique un peu la vie parfois, il faut reconnaître que c’est agréable quand on est à pieds !

En revanche, les vélos en libre-service sont réservés aux abonnés, et il n’y a pas de système pour les louer en temps que touriste, comme c’est le cas à Modène par exemple.

Ceci dit, le centre ville est bien desservi par les bus…

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Je vous parlerai du Palazzo Communale dans un billet spécifique, car mine de rien je vous ai déjà dit pas mal de choses pour aujourd’hui, et il en reste encore beaucoup à dire ! A bientôt et merci pour vos commentaires ! BACI !

Parme ne nous a pas pris pour des jambons ! [Italie]

Pardon.

Pour le titre.

Mais c’était trop tentant…

« Et vous cette année vous repartez en Italie ? »

C’est la phrase que nous entendons souvent dans la bouche de nos amis quand revient la période bénie des vacances. Et invariablement, nous y répondons « oui ». Oui, on part à nouveau dans le nord de l’Italie, mais… cette année on innove. Nous avions prévu un petit circuit d’une dizaine de jour, entre Biella et Bologne, avec un crochet par… PARME ! Car oui, nous avons beau nous rendre en Italie chaque année, nous n’avons encore pas fait le tour de la botte, loin de là !

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Quelques généralités…

Parme se trouve en Emilie-Romagne, région située au nord de la Toscane, dont la capitale est Bologne.

Je ne savais pas grand chose de Parme avant de m’y rendre, mais j’étais bien décidée à en apprendre des tonnes sur la ville et sur les parmesans (ah ah oui, fallait que je la place celle-ci, puisque c’est ainsi que l’on appelle les habitants !).

Parme est donc la ville du fameux fromage, et du jambon de Parme évidemment. Cela peut sembler logique, inutile à préciser, mais si cela me fait plaisir de le faire, je ne vois pas pourquoi je m’en priverais !

Il existe des circuits gourmands, pour découvrir la ville à travers ses spécialités culinaires. Mais nous avons fait le choix de nous attarder plutôt sur les monuments, même si nous n’avons pas manqué de nous faire plaisir également à table (ce sera l’objet d’un billet spécifique).

Parme, c’est aussi le berceau de Barilla, où Pietro Barilla ouvrit une fabrique de pain et de pâtes en 1877 (non, l’usine Barilla ne se visite plus, bouh). Maintenant on peut uniquement « visiter » l’Academia, qui est une sorte de centre de formation, axée sur la gastronomie.

Parme, ville de gastronomie donc, mais pas que ! La ville est coupée en deux par le fleuve du Parma, affluent du Pô. Elle abrite de nombreux monuments, qu’il nous était impossible de voir dans leur intégralité durant notre court séjour…

Mais ce n’est pas bien grave, car cela fera une excuse pour revenir !

À Parme, comme partout en Italie, il y a un dialecte local : le pramzàn. C’est ça qui est formidable avec l’Italie, cette mosaïque linguistique et culturelle qui n’arrête pas de surprendre la française que je suis !

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Nous sommes arrivés en train (depuis Fidenza) et avons entrepris de visiter la ville avec notre guide du Routard et quelques infos glanées sur le net (Wikipédia et le site officiel de la ville).

Il s’est avéré que le billet d’entrée cumulatif a 8 € qui permettait de visiter plusieurs monuments et musées n’existait plus. Donc nous avons changé nos maigres plans !

Au musée !

Pour 4 € chacun nous avons parcouru la pinacothèque. Bien que nous ne soyons pas de gros amateurs de peintures et musées, nous avons beaucoup apprécié !

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À l’entrée, des brochures gratuites en anglais ou italien sont à disposition. Il nous faudra arriver à la septième salle pour nous apercevoir que derrière les panneaux fixes en italien, se trouvent des fiches en anglais, français et espagnol !

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Les œuvres vont des XIVème et XVème  siècles jusqu’à 1900, et témoignent de la richesse artistique de la ville.

Les photos seront plus intéressantes que mes commentaires de néophyte. Retenez juste que de très grands peintres ont vécu à Parme et formé des élèves parfois très doués. On peut donc voir leurs œuvres dans ce musée, mais aussi dans les églises de la ville… Ce qui nous amène au second point : la découverte de la Piazza Ducale et du Duomo.

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La Cathédrale

La place n’est pas une place carrée bordée de terrasses. Mais elle est néanmoins très fréquentée. Nous sommes surpris de trouver beaucoup de touristes et notamment des français. Ce n’est ni Paris ni Milan mais ils sont plus nombreux que dans nos autres étapes !

Juste à la sortie (ou à l’entrée, question de point de vue) de la Cathédrale, il y a une boutique de souvenirs, avec des cartes postales à 1 €. Cela vient me conforter dans l’idée que la ville est particulièrement prisée des touristes. Mais nous verrons des villes bien plus fréquentées en août, notamment Vérone…

Le Duomo est splendide. L’intérieur est peint sur chaque centimètre carré. La coupole est d’une beauté à couper le souffle. Il a fallu 4 ans au peintre le Corrège pour la réaliser.

L’assomption de la Vierge y est représentée en trompe l’œil. En soit la peinture est déjà impressionnante de réalisme, mais quand on imagine la prouesse technique qui a été réalisée pour la produire sur un support en hauteur, et courbe, on n’a plus de mot…

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OK cela peut sembler très chargé comme cela en photos, mais en vrai, imaginez un peu comme l’on se sent tout petit au milieu de cet immense bâtiment ! On pourrait se balader pendant des heures, en observant tous les petits détails des peintures qui ornent les murs…

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Une fresque de Benedetto Antelami datant de 1178 représente la déposition du Christ.

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J’ignore combien de temps nous avons passé dans cette splendide Cathédrale… mais nous avons adoré cette visite ! [L’entrée est gratuite. Je le précise car ce n’est pas toujours le cas selon les villes…]

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D’ailleurs, sitôt sortis, nous avons remis cela avec l’église San Giovanni Evangelista, juste à côté. Beaucoup moins prisée des touristes, cette église datant de 1490-1519 (construite sur un ancien édifice du Xème siècle.) est également plus sombre. Les peintures ont souffert du temps, mais restent fort impressionnantes. Là encore, on peut admirer une coupole peinte par le Corrège.

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La coupole de San Giovanni Evangelista

Vous En voulez encore ? Pas de souci, Santa Maria della Steccata est aussi une belle église, avec là encore une coupole ! Comme dans le Duomo (aussi appelé Santa Maria Assunta) la coupole représente l’Assomption de la Vierge. Elle est l’oeuvre de Bernardino Gatti.

Dans la crypte, la dernière chemise de Louis XVI (Luigi Seidici) est conservée… celle qu’il avait lors de son exécution donc. Mais l’accès se fait sur demande auprès de la sacristie et nous n’avons pas osé demander.

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Toutes ces églises, cela donne soif… Nous avons donc pris un petit remontant au Bar Panificio 10, piazza della Steccata.

Ce fut un espresso pour Monsieur et un thé pour moi (d’office, un thé noir bio en sachet, servi comme souvent en Italie avec une rondelle de citron). Ce que je retiendrai de ce bar, c’est l’emplacement étrange des WC… au sous-sol, accessibles via un monte-charge. Pour s’y rendre, il faut garder le doigt appuyer sur le bouton et attendre d’arriver en bas pour relâcher. Cela a un côté étrange et un brin inquiétant.

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Purée, on s’attendait à ce que ce soit beau Parme, mais à ce point quand-même pas ! J’aurais bien aimé visiter le Baptistère, mais il aurait fallu revenir une deuxième journée… ah ba tiens, voilà une belle excuse pour repasser par ici une prochaine fois !

Ce bâtiment octogonal est situé juste à côté de la Cathédrale, construit entre 1196 et 1216 il est richement décoré, avec des peintures à couper le souffle (oui encore). 

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J’aurais pu vous parler aussi du Palazzo della Pilotta (photo ci-dessus)… Nous ne l’avons pas visité, mais nous sommes passés plusieurs fois à proximité, car il se situe au centre de la ville, et qu’il a des dimensions qui ne permettent pas vraiment de le louper !

Il tire son nom du jeu de la « Pelote » (Pelota en italien) car les soldats pratiquaient ce jeu dans la cour, à l’époque… Construit entre 1580 et 1611, il a connu plusieurs évolutions, destructions, reconstructions, et abrite désormais divers musées.

 

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J’aurais pu vous parler du Starb… ah ba non c’est pas un Starbuck !

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Bref, j’aurais pu vous pondre un article de 5 000 mots sur Parme, mais vous n’auriez pas tout lu, restons honnêtes. Alors je reviendrai dans un prochain billet, pour vous parler de Parme ou d’autres découvertes italiennes. Promis !

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Et sinon les vaches qui font le parmesan ?

Et oui, vous vous doutez bien qu’on ne les trouve pas à Parme même, mais par contre vous ignorez peut-être qu’on ne les trouve pas non-plus autour de la ville… C’est ce qui surprend finalement, car on s’attend à voir des pâtures partout, avec des vaches qui broutent joyeusement, et en réalité on ne voit que des champs de céréales et de légumes… Les vaches sont dans des bâtiments…

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A bientôt et merci par avance pour vos réactions ! 🙂