The Wife who Ran Away – Tess Stimson

Je ne connaissais pas du tout Tess Stimson, jusqu’à ce que je trouve l’un de ses romans sur un vide-grenier. C’est parce-qu’il était en anglais que je me suis attardée sur ce livre, et l’ai acheté…

Tess Stimson est une auteure britannique, qui vit désormais dans le Vermont avec son mari. Elle écrit surtout des romans de chicklit, à l’image de celui que je m’apprête à vous présenter…

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The Wife who Ran Away que l’on pourrait traduire par La Femme qui s’est enfuie nous présente le personnage de Kate. C’est une quarantenaire mariée à Ned, et mère de deux adolescents. Elle travaille dur, et porte sa famille à bout de bras, quand son époux ne semble pas se tuer à la tâche. Et pour compliquer le tout, elle doit aussi prendre en charge sa mère…

Un jour, Kate craque, et sans réfléchir plus loin, suit son instinct, monte dans un taxi, se rend à l’aéroport, avant d’embarquer à destination de Rome !

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Ce livre ne m’a pas passionnée au point de me faire veiller tard pour ne pas avoir à le refermer. Mais il m’a néanmoins permis de passer des moments agréables.
L’écriture de Tess Stimson est plaisante, et je n’ai pas eu de mal à me plonger dans son récit, bien qu’il soit en anglais.
Les passages romains sont un peu clichés. Kate fait ses courses dans 3 commerces différents, passant chez le Laitier, le Vendeur de fruits et le Boucher pour bien nous signifier qu’elle ne va pas au supermarché comme elle l’aurait fait chez elle. Bien-sûr, elle fait de la Vespa, et boit du café préparé dans une vieille cafetière en métal. Mais bon… tout cela reste réaliste. Tant qu’elle ne se balade pas en Fiat 500 en écoutant Toto Cutugno, je pense que l’on peut valider.
Kate est attachante, et son entourage l’est tout autant… J’ai trouvé que l’auteure brossait des portraits crédibles, et prenait le temps de faire évoluer les caractères des uns et des autres, sans pour autant nous faire ressentir de longueurs.
Le récit se met en place calmement, mais jamais je n’ai eu envie de sauter des paragraphes. Je me plaisais dans l’histoire.
Parfois j’ai été surprise par la tournure des événements. Et même si je me doutais de la fin, Tess Stimson a réussi à apporter des nuances inattendues dans son dénouement.
Ce livre m’a donc globalement bien plu, et je vous le recommanderais, en anglais puisqu’il n’a pas (encore) été traduit en français…

Who’s that Girl – Alexandra POTTER

C’est en vide-grenier, il y a au moins un an, sinon deux, que j’ai trouvé ce roman en VO. Il est très rare que je tombe sur des livres en langues étrangères en vide-grenier, et encore plus rare, que je tombe sur des livres en langues étrangères, qui me font envie ! Alors lorsque cela arrive, et bien j’achète.

Je ne connaissais pas du tout l’auteure, et me suis donc fiée uniquement au résumé.

J’ai bien fait… car Alexandra POTTER est une auteure anglaise dont l’écriture m’a tout de suite plu. Cela, plus une héroïne attachante et une histoire pleine de rebondissements… je ne pouvais qu’adorer le roman !

Le livre existe en version française, réjouissez-vous !

Vous le trouverez ICI, sous le titre Les Deux Vies de Charlotte Merryweather : https://www.amazon.fr/Deux-Vies-Charlotte-Merryweather/dp/2253158054/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1493724146&sr=1-1

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Mes #lectures du moment sont 👍👍👍 #chicklit

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Et en avant-première, vous pouvez deviner que je vais prochainement vous parler d’un autre livre de chicklit… 🙂

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Charlotte est une trentenaire londonienne, qui dirige sa propre agence de PR (Public Relation). En couple depuis des années avec Miles, elle fait passer sa carrière au premier plan, n’est guère enthousiasmée par la perspective d’acheter une maison et de fonder un foyer avec son compagnon.

Charlotte court toute la journée. Le matin, elle le fait littéralement, suivant son coach personnel pour un jogging matinal. Puis elle slalome dans sa New Beetle pour rejoindre le bureau, où elle continue de se speeder toute la journée. A peine s’accorde t-elle quelques moments de repos par ci par là, pour voir son amie de toujours, Vanessa…

Un jour, Charlotte va se croiser elle-même, alors qu’elle n’avait que 21 ans… Et cela va bouleverser sa vie…

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Pourquoi j’ai adoré ?

Je vous l’ai déjà dit, le style d’Alexandra Potter est délicieux. Elle écrit de façon simple, mais avec beaucoup de belles expressions, que vous pouvez vous amuser à relever, pour enrichir votre anglais ! Il n’y a pas, je préfère de loin lire des romans anglais plutôt qu’américains… mais chuttt !

L’histoire est plaisante, et ne s’essouffle jamais. Nous avons plusieurs intrigues en une, et ne restons pas uniquement focalisés sur les retrouvailles avec la plus jeune Charlotte.

Et puis le personnage de Charlotte est attachant (qu’il s’agisse de la vingtenaire, ou de la trentenaire d’ailleurs !). La jeune femme n’a rien d’agaçant, et il est assez facile de se retrouver au moins en partie dans son personnage.

Ce roman est facile d’accès et m’a permis de passer de très bons moments de lecture. Je le recommande vivement !

Un roman sur le tennis

Lauren Weisberger est une auteure américaine née en 1977, à qui l’on doit Le Diable s’habille en Prada. Ce livre est son tout premier roman, paru en 2003, et comme beaucoup je l’ai adoré.

Laissez-moi à présent, vous parler d’un autre roman de cette auteur : The Single Games (titre français : l’Art et la Manière de Conclure en Beauté).

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Ce livre m’a été offert par Karine, ma e-copine à qui je dois déjà beaucoup de découvertes théinées !

Et je dois dire qu’elle a super bien choisi ce roman !

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Je ne m’intéresse pas du tout au tennis. Pour tout vous dire, j’ignorais même ce qu’était le fameux « grand Chelem » et je m’en fichais royalement.

Puisque nous en parlons, je vous l’explique rapidos, pour le cas où vous soyez aussi ignares que moi.

C’est en fait l’ensemble des quatre tournois les plus importants : Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open. Un joueur réalise le grand Chelem quand il remporte les 4 tournois la même année.

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 Mais revenons-en au roman…

De quoi cela parle ?

Charlotte, dite Charlie, est une joueuse de tennis professionnelle. Elle est parmi les meilleures joueuses de tennis au monde, mais pas LA meilleure, et cela commence à l’ennuyer un peu, d’autant qu’elle sort de blessure et que le temps passe… Elle aimerait décrocher le pompon avant de raccrocher ses raquettes.

Pour mettre toutes les chances de son côté, la jeune femme décide de se séparer de son entraîneuse, et de recourir à l’exigeant Todd. L’entraineur a amené les plus grands joueurs au top niveau. Ce n’est pas un rigolo, mais Charlie est persuadée qu’il est l’homme de la situation.

Nous suivons donc le parcours de Charlie, ses différents sacrifices et les compromis auxquels elle doit faire face, pour espérer grimper tout en haut du podium…

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Les chapitres sont courts. Ils abordent surtout les journées de Charlie, faites d’entraînements, de matchs, et de repas light pris généralement avec son père et son frère et Manager.

Nous découvrons aussi sa vie sentimentale, plutôt plate, sauf lorsque la jeune femme retrouve Marco, un autre joueur de tennis avec lequel elle tisse une relation qui se veut « casual »

Et puis il y a les frictions avec les autres joueuses, la pression des médias, les relations avec les différents sponsors, le rythme de folie qui va de paire avec la vie de sportive de haut niveau.

Tout cela est évoqué par l’auteure, et contribue à former un roman relativement complet, et jamais ennuyeux. Pendant environ 400 pages, je n’ai jamais décroché !

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Nous suivons certains passages de matchs, et étonnamment, même pour moi qui n’aime pas le tennis, ou du moins qui ne m’y étais jamais intéressée, cela a été passionnant.

Parfois j’avais l’impression de suivre le match depuis les gradins, et j’en aurais presque eu mal à la nuque à force de regarder la balle filer entre Charlie et son adversaire !

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J’ai beaucoup aimé ce livre, car il traite d’un thème assez peu abordé dans les romans de chicklit : le sport de haut niveau, vu à travers les yeux d’une athlète.

Ici, nous ne suivons pas une working-girl newyorkaise, qui trottine en talons aiguilles pour aller acheter son latte avant de rejoindre son bureau à la city. Nous découvrons le quotidien d’une tenniswoman, qui se couche tôt après un repas sans alcool, pour être en forme le lendemain et enchaîner les matchs.

Et franchement, j’ai beaucoup aimé découvrir le quotidien de Charlie. J’ai eu un pincement au cœur au moment de refermer ce roman, car je savais que l’héroïne allait me manquer…

Grace Kelly, l’amour et moi – Lucy Holliday

J’avais beaucoup apprécié le personnage de Libby Lomax, dans le roman Audrey Hepburn, la vie et Moi. Alors quand j’ai vu que la suite était proposée sur NetGalley, je n’ai pas hésité, et ai réclamé ma copie numérique… Les éditions Harper Collins ont accédé à ma requête, et je les en remercie, car grâce à elles, j’ai pu à nouveau, passer un excellent moment avec ma copine londonienne !

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Dans ce livre, nous retrouvons les personnages déjà présentés dans l’opus précédent. Mais cela ne pose aucun souci de lire ce livre sans avoir lu le précédent, car les deux histoires sont indépendantes, et que les protagonistes nous sont présentés à nouveau.

Libby a rompu avec Dillon, son petit copain au physique de rêve, mais à la cervelle un peu vide, et se retrouve à nouveau célibataire.

Elle travaille à son compte, comme créatrice de bijoux fantaisie. Ce serait le bonheur, si elle ne dépendait pas d’investisseurs un peu… spéciaux. Pour compliquer les choses encore un petit peu plus, Libby a quitté son ancien appartement miteux, et vit dans un grand appart qui appartient à l’un des investisseurs.

Elle est toujours très proche d’Olly, pour qui elle nourrit un amour secret depuis des lustres… et a gardé le contact avec la sœur de ce dernier, l’adorable Nora.

Dans le roman précédent, Libby avait rencontré Bogdan, le fils de son logeur Bogdan (oui les deux s’appellent Bogdan), un moldave haut en couleurs, qui a décidé d’assumer son rêve : devenir coiffeur !

Et bien sûr, Libby a toujours son fameux canapé Chesterfield, une vieillerie qui sent le chien mouillé, et d’où semblent sortir des célébrités décédées… Après Audrey Hepburn, c’est Grace Kelly qui fait son apparition dans le salon de Libby…

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C’est bien ?

Je ne suis d’habitude pas très friande des livres en plusieurs tomes. J’aime changer d’ambiance en général. Et pourtant, j’avais tellement accroché au personnage de Libby Lomax, que j’ai décidé de tenter le coup et de lire un autre roman de ses aventures, moins de 15 jours après avoir refermé le précédent… C’était risqué.

Et pourtant, j’ai à nouveau eu grand plaisir à suivre notre héroïne, et à partager ses journées riches en rebondissements !

Ce roman est un délice, car il nous apporte tout ce que l’on est en droit d’espérer d’un bon bouquin de chicklit, et même un peu plus : de l’amour bien-entendu, mais aussi de l’amitié, et une bonne grosse dose d’humour. Le personnage de Libby est attachant, car la jeune femme doute d’elle-même, et représente une trentenaire lambda, à laquelle il est facile de s’identifier. Autour d’elles, différents personnages tous plus intéressants les uns que les autres, permettent de tisser des histoires secondaires, qui ajoutent à l’intérêt du roman. On ne s’ennuie jamais !

Pour en revenir à Libby, on est loin de la pimbêche toujours juchée sur 20 centimètres de talons aiguilles, qui ne se préoccupe que de sa manucure et de sortir boire des cocktails colorés avec ses copines. Ce personnage est plutôt incarné par sa sœur, et dans une moindre mesure, par leur mère…

Et puis l’histoire est pimentée par les apparitions toujours savoureuses, de Grace Kelly ! Je dirais que ce personnage est loin d’être central, bien qu’il soit mentionné dans le titre du roman. Mais il apporte incontestablement la touche d’originalité de ce livre.

En conclusion, ce roman est vraiment bon… à savourer au fond de votre lit, ou sur la serviette, dès que le soleil voudra bien montrer le bout de ses rayons !

Audrey Hepburn, la vie et moi Lucy Holliday

Au début, lorsque j’ai entamé la lecture de Audrey Hepburn, la vie et moi, j’ai eu peur de ne pas trop accrocher. L’héroïne était moins proche de moi, moins crédible que celles que je venais de quitter dans mes dernières lectures. Il y avait un côté très fictionnel auquel j’ai craint de résister…

Et puis finalement, j’ai très vite changé d’avis. Au bout de deux chapitres j’ai eu envie de continuer ma lecture, et à la fin du troisième Libby était devenue ma nouvelle meilleure copine !

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Commençons par le début…

Libby est une héroïne classique de chicklit, en ce sens qu’elle est un peu complexée, surtout lorsqu’elle se compare à sa frangine, blonde ultra féminine dotée d’une forte poitrine.

Elle a de bons amis sur lesquels elle peut compter, à défaut de pouvoir s’épancher sur l’épaule maternelle…

Constamment enquiquinée par sa mère, qui la rabaisse pour mieux porter sa sœur aux nues, Libby enchaine les castings auxquels l’inscrit son ascendante, et cumule les rôles de figurante, sans grande conviction…

C’est déguisée en extraterrestre mécano qu’elle va faire la rencontre du plus beau mec vivant sur la planète Terre… juste avant de mettre le feu à ses propres cheveux… mais ça, c’est une autre histoire…

Et le titre dans tout cela ? Ah oui, j’allais oublier de vous préciser que Libby va aussi rencontrer l’héroïne de Diamants sur Canapé, dans son propre canapé justement… L’élégante actrice, ou son fantôme, va même lui réaliser une coupe de cheveux de façon totalement improvisée…

C’est tout ? Non bien-sûr, mais pour connaître la suite, il faudra lire ce roman !

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Ce livre publié par Harper Collins m’a beaucoup plu, car il comporte tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un bon bouquin de chicklit. L’héroïne est attachante et a forcément quelques points communs avec nous…

Elle a une vie sentimentale à peu près aussi épanouissante que sa carrière professionnelle… et son cercle familial ne rattrape pas ce triste tableau ! Malgré tout, Libby reste pleine de peps et de ressources. Lire ses aventures nous donne forcément la pêche !

Et puis le livre est copieusement fourni en humour ! Il y a notamment le personnage de Bogdan, le propriétaire de l’appartement de Libby qui semble posséder tout le quartier… et son fils, Bogdan fils de Bogdan, qui rêve d’être coiffeure. Et enfin, il y a la délicieuse Audrey Hepburn, qui découvre la société actuelle et sa technologie… l’Ipad, la machine Nespresso, ce qui donne des passages désopilants !

L’ensemble est vraiment plaisant,et promet de très belles heures de lecture…

Pas si simple – Lucie Castel

Pas si Simple est un roman que l’on peut sans aucune hésitation classer parmi les livres de chicklit. Et la chicklit, si jamais vous avez vécu sur Mars ces dix dernières années, disons que c’est de la littérature légère, plutôt destinée aux femmes. Non je ne dis pas que toutes les lectures légères sont réservées aux femmes, mais celle-ci en particulier l’est.

L’ouvrage de référence en la matière est Le journal de Bridget Jones.

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Pas si Simple est paru tout récemment aux éditions Harlequin, en format papier et ebook.

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Nous découvrons Scarlet et Emilie, deux frangines qui étaient sensées prendre l’avion à Londres, pour rejoindre leur Mère en France pour Noël. Mais une grosse tempête de neige contraint les avions à rester au sol…

Tandis qu’elles attendent à Heathrow, les deux jeunes femmes font la connaissance de William, un anglais rapidement séduit par le caractère très spontanée de l’aînée des deux sœurs.

De fil en aiguille, William invite Scarlet et Millie chez lui, et nos deux frenchie se retrouvent au milieu d’une réunion familiale absolument imprévue…

Pas si simple aborde différents thèmes inépuisables, tels que la famille, la reconstruction après le deuil, et bien-sûr : l’amour ! L’auteure nous propose un roman à la fois drôle et sensible, que l’on savoure avec le sourire aux lèvres.

Je me suis rapidement prise au jeu, et attachée aux différents personnages ; notamment à celui de Scarlet. J’ai adoré le personnage de Millie, Sexologue (donc Psychologue par extension) qui lit dans les gens comme dans des livres ouverts… J’ai aimé l’écriture simple et pleine d’humour de Lucie Castel. Plusieurs fois j’ai souri à ses métaphores, et craqué, lisant un chapitre de plus, et repoussant toujours plus l’heure d’éteindre ma lampe de chevet !

Ce roman se lit très rapidement. Vous pourriez bien vous l’envoyer d’une seule traite !

Sous des aspects très légers, il offre tout un éventail de sentiments, et ne pourra pas vous laisser indifférents…

Quand on s’y Attend le Moins – chicklit italienne

J’aime beaucoup l’Italie, et à défaut de pouvoir m’y rendre physiquement autant que je le souhaiterais, j’effectue des séjours virtuels grâce à des films et lectures !

Je ne loupe jamais un bon roman italien… euh en fait si, car je n’ai encore rien lu d’Elena Ferrante malgré tout le bien que j’en entends (cela viendra !!).

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#lecture #chicklit #Italia @editionsbelfond

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Lorsque j’ai vu qu’un roman de Chiara Moscardelli était sorti chez Belfond, et qu’il s’agissait d’un livre de chicklit, mon sang n’a fait qu’un tour. Je le voulais ! En plus, l’action se situe à Milan, et moi cette ville, je l’aime d’amour ♥♥♥ !

« A Milan tout le monde est pressé et manifeste un agacement immédiat si on se montre lent en quoi que ce soit. Les Milanais ouvrent le sachet de sucre avant même l’arrivée du café. »

 

Résumé à ma sauce (tomate)

Dans Quand on s’Y attend le Moins, Chiara Moscardelli nous brosse le portrait attachant de Pénélope, une sorte de Bridget Jones italienne, originaire de Bari (sud de la botte), milanaise d’adoption.

Pénélope est un peu empotée, et a le chic pour se mettre dans des situations peu enviables, comme ce jour où passablement ivre sur son vélo, elle renverse un sosie du Conte Ristori (c’est un sex symbol d’une série télé italienne)…

La situation est déjà embêtante, mais cela ne s’arrête pas là pour notre héroïne, puisqu’elle va découvrir que le turn-around manager employé par sa boîte pour dégraisser, est ce fameux jeune homme… enfin, pas exactement… Il lui ressemble énormissimement, mais dit s’appeler Galanti…

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😂 #roman #milano #vegan

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C’est un roman entre la chicklit et le feel-good, qui fait l’effet d’une bouchée de pâtes fraîches al dente, avec une sauce pesto faite maison…

Il y a énormément de bouquins de chicklit qui sortent chaque jour, et à mon sens, beaucoup n’ont pas un grand intérêt. Il arrive fréquemment que je m’ennuie en lisant ce genre de roman, ou pire que l’héroïne m’agace prodigieusement… Ce n’est pas forcément évident d’imaginer un personnage principal à la fois crédible, rigolo, et attachant… Mais avec Pénélope, Chiara Moscardelli a totalement réussi.

L’héroïne est vraiment à mourir de rire. Elle a bien-sûr des défauts et complexes (c’est bien cela qui la rend adorable, comme d’hab) mais aussi des qualités, qu’elle a tendance à ne pas voir. Autrement dit, Pénélope a un gros point commun avec la femme lambda : son manque de confiance en elle. C’est d’ailleurs ce manque de self-esteem qui la maintient dans sa position actuelle, puisqu’elle n’ose pas forcer le destin et candidater à des postes plus adaptés à son profil.

Résultat, elle bosse chez Pimpax, une marque de protections périodiques, dont elle assure la communication externe. Concrètement, Pénélope rédige des articles sur le point G, l’orgasme, l’amour… alors qu’elle ambitionnait à la base d’être Journaliste…

Ses collègues sont pour la plupart des blondes filiformes qui se nourrissent de pousses de soja et de tartes aux pois chiches sans gluten. Il y a d’ailleurs quelques passages savoureux sur la mode du vegan à Milan, que j’ai trouvés particulièrement délicieux… (ok je suis végétarienne, donc je ne vais pas critiquer le véganisme, mais il faut reconnaître que c’est devenu super branché à Milan ces dernières années, au point d’en être parfois risible).

On rit de tout et n’importe quoi dans ce roman… Certains passages sur les collègues de Pénélope m’ont fait penser à des gens que j’ai pu moi-même connaître. Il y a ce type par exemple, que tout le monde surnomme « fichier Excel » car quoi qu’il fasse, il ouvre Excel pour créer un tableur sensé l’aider dans sa mission !

Il y a aussi cette manie adorable chez Pénélope, d’appeler sa Grand-Mère dès qu’elle est angoissée, ou a besoin d’un conseil. Et la vieille dame lui répond par des proverbes en dialecte, que l’on a envie de recopier pour ne pas les oublier !

Enfin, chose relativement rare dans la chicklit, il y a une vraie intrigue, autre que la simple intrigue amoureuse (entre Pénélope et Galanti/Ristori). Il s’agit de savoir justement, si Galanti et Ristori sont en réalité une seule et même personne… et qu’est-ce qui explique la ressemblance physique aussi énormissime ou la volonté de Galanti de nier qu’il est Ristori. Vous me suivez ?

Bref, ce bouquin est une totale réussite. L’auteure n’a gardé que le bon côté de la chicklit, et l’a adapté pour en faire un bouquin original, qui touche un peu au policier, un peu au feel good, pour devenir un roman vraiment à part…

Attention, il y a un fort risque de nuit blanche si vous l’entamez un soir, car il est très très difficile de le refermer tant on passe un bon moment avec notre copine Pénélope… Je vous aurai mis en garde ! 🙂

Ciao ciao ! 🙂