Partir – Lucien Rigolini

C’est par le biais des partenariats proposés sur Livraddict, que j’ai reçu mon exemplaire numérique du roman Partir, de Lucien Rigolini.

Le résumé proposé par la maison d’auto-édition Librinova avait aiguisé ma curiosité, et j’avais cliqué pour demander mon ebook…

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J'adore 🙂 #xmas

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De quoi parle ce livre ?

Ce roman nous présente Paul, alors qu’il entreprend d’escalader le Mont Blanc avec son guide.

Paul est bon skieur, et il souhaite réaliser son rêve, celui de gravir le sommet pour ensuite redescendre à ski, par la face nord.

Mais ne vous y méprenez pas, Partir n’est pas un roman sur la montagne… Non. Enfin, pas que !

Pendant son périple, Paul pense énormément. Au centre de ses pensées, il y a sa femme, Marielle, dont il est éperdument amoureux.

Au début du roman, nous en savons très très peu sur elle, et l’auteur délivre quelques détails de façon homéopathique. Nous sentons qu’il y a quelque chose de douloureux dans le cœur de Paul, sans savoir précisément quoi…

Tout comme son guide, qui le questionne poliment mais n’ose pas trop insister, nous attendons d’en découvrir un peu plus, et de comprendre ce que cache le personnage principal…

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#livre #roman #lecture #ebook

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J’avais lu un autre livre qui situait son action à la montagne. Il s’agissait de La Voie Marion de Jean-Philippe Mégnin. J’avais adoré cette histoire d’amour sur fond de sommets enneigés, et me réjouissais de retrouver un décor similaire. Mes attentes ont été comblées dès les premières pages de Partir, car on se retrouve de suite immergés dans les Alpes.

J’ai beau ne pas être une montagnarde et avoir skié une seule fois dans ma vie (et encore, plus sur les fesses que sur mes skis), j’ai eu énormément de plaisir à suivre Paul et son guide dans les paysages enneigés.

J’ai trouvé l’écriture de Lucien Rigolini très agréable. J’ai juste regretté que les dialogues soient parfois un peu trop soutenus. Ce n’était pas un problème de compréhension, mais plutôt de réalisme. Quand les personnages discutent entre eux, ils emploient des tournures de phrases et du vocabulaire ampoulés, que l’on imagine assez peu à l’oral. Et puis, ils s’expriment tous dans ce même style soutenu, ce qui donne une certaine homogénéité assez peu crédible.

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Heureusement, l’histoire particulièrement intéressante m’a fait passer ce petit point négatif au second plan…

Il faut dire que Partir nous emmène également à Rome, et que c’est très bien tombé, car j’avais moi-aussi une escapade italienne de prévue. Et du coup, j’ai pu « pré-visiter » la capitale italienne avec les héros du livre.

Nous partons dans les souvenirs de Paul, et revivons son histoire d’amour avec Marielle, et notamment leur voyage de noce à Rome, et l’une de leur escapade à Venise…

Paul fait visiter la ville éternelle à sa femme, et lui raconte des anecdote sur les principaux monuments. J’avais envie (et ne m’en suis pas privée) de tout surligner !

Il y a comme une sorte de petit guide au sein même du roman. Cela m’a vraiment plu !

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A part la critique sur le style un peu trop soutenu à mon goût, je dois aussi souligner le fait que j’ai sauté quelques passages à la fin du roman. En effet, après avoir eu la vision de Paul, nous découvrons le point de vue de Marielle. La construction est intéressante, et j’ai aimé avoir les deux versions, mais par moment, j’avais l’impression de relire exactement la même chose que la veille. Donc j’ai accéléré jusqu’au passage suivant.

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Ce fut néanmoins une très belle découverte que ce roman, même si pour une fois, j’avais deviné la fin (c’est rare !!) et je vous invite vivement à le découvrir à votre tour… En attendant, je vous donne un petit extrait, comme une mise en bouche, sensée vous donner envie de vous lancer dans la lecture de cet ouvrage !

Et je remercier Librinova pour m’avoir donné l’opportunité de découvrir ce livre !

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C’était terrible en effet cette manie qu’il avait de se préoccuper à contre temps de choses sans importance sur le moment. […] La plupart du temps d’ailleurs, ce qu’il redoutait ne se produisait jamais, mais en attendant cela l’empêchait de profiter pleinement […].

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Il pensait qu’il allait reconstituer avec sa bien-aimée la bulle dans laquelle, enfant, il s’isolait pour se préserver des vicissitudes du monde extérieur. »

 

@bientôt !

 

 

 

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Un bon DVD et un gros navet…

Hello fidèles lecteurs et curieux de passage ! Aujourd’hui je vous propose une petite chronique filmesque, avec deux DVD au programme : une bonne surprise, et un gros navet bien de saison !

Ces deux films ne sont pas des grosses nouveautés, puisque je les ai trouvés en vide-grenier. Il s’agit de 20 ans d’Écart (2013) et Duplicity (2009).

Commençons par le premier, qui appartient au genre comédie romantique, et met en scène la lumineuse Virginie Efira et l’excellent Pierre Niney.

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Je m’attendais à une comédie légère, au scénario vu et revu. J’ai été agréablement surprise par la qualité d’interprétation des deux acteurs principaux. Franchement, ce film est plus profond que ce que je pensais, et il est réellement intéressant !

Le Réalisateur, David Moreau, réussit l’exploit de proposer 1 h 30 de divertissement, sans jamais tomber dans les clichés. Bravo !

Dans 20 ans d’Écart, nous suivons les aventures d’une jolie working girl quarantenaire, qui voit sa carrière bridée, par son âge justement. Quand sur un malentendu, son supérieur croit qu’elle sort avec un étudiant d’une vingtaine d’années, son image se retrouve dépoussiérée, et son horizon professionnel, élargi !… Elle décide donc de profiter du quiproquo et de laisser croire à tout le monde qu’elle sort effectivement avec Baltazar… La suite, vous la devinez, la réalité va rejoindre la fiction… Mais finalement, ce que l’on ne sait pas, c’est comment va se terminer ce film, et là j’avoue que la conclusion m’a bien plu. J’ai accroché à l’histoire, et ai été totalement convaincue par les personnages, aussi bien par celui d’Alice, que par celui de Baltazar. J’ai trouvé que les deux jouaient très bien.

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Duplicity m’a en revanche beaucoup moins convaincue. Après une heure d’effort pour suivre l’histoire et garder les yeux ouverts, j’ai baissé les bras, et appuyé sur « STOP ». Mon homme n’a pas bronché car lui non-plus n’accrochait pas du tout.

Pourtant l’histoire était tout aussi prometteuse que le casting (Julia Roberts et Clive Owen, excusez du peu !). Les deux acteurs incarnent des agents secrets, l’un au service du MI6 (Secrets Britaniques), l’autre  de la CIA.

Ils quittent leurs fonctions gouvernementales, après être tombés fous l’un de l’autre, et se mettent à travailler pour des industriels. Leur but ? Se faire un max de pognon pour pouvoir ensuite s’installer tranquillement en amoureux…

Avouez que cela donne envie.

Oui mais, la réalisation est cahotique, avec des flashbacks que l’on peine à remettre dans l’ordre. On commence par la fin, pour revenir 5 ans en arrière, puis 2 ans en arrière, puis… puis on m’a perdue !

Certains aspects sont tellement peu développés, que l’histoire nous apparaît vraiment brouillonne. OK les détails de l’espionnage industriel ne sont pas les points clefs de l’histoire, et ce qui compte c’est la romance entre nos deux agents. Mais bon, franchement, on a l’impression que le Réalisateur avait la flemme de s’embêter à imaginer une histoire par moment, et qu’il a bâclé le truc en se disant qu’on n’y verrait que du feu !

Sauf que les deux acteurs ont beau déborder de charisme, on a vraiment du mal à rester attentifs devant ce film tant il ne se passe rien…

Résultat ? On est paumés, et on s’ennuie. J’ai probablement plus regardé le minuteur du lecteur DVD, que le film en lui-même… Alors merci, mais non-merci !

En attendant Bojangles

Ce roman ne me faisait pas envie malgré les nombreuses chroniques positives que l’on pouvait lire à son sujet. Et puis, à force, je suis tombée sur une critique particulièrement enthousiaste, qui disait que ce livre avait été comparé à L’Écume des Jours de Boris Vian.

S’il y a bien un livre que je pourrais lire et relire, alors que ce n’est vraiment pas dans mes habitude, c’est l’Écume des Jours… J’ai découvert ce livre lorsque j’étais ado, car il traînait dans ma chambre je ne sais par quel hasard. Et je l’ai vraiment adoré.

Du coup, je ne pouvais pas ne pas lire En Attendant Bojangles !

Ce livre, premier roman de l’auteur français Olivier Bourdeaut, est difficile à présenter sans risquer de rompre le suspens. C’est pour cela je pense que les premières critiques que j’ai pu lire n’ont pas su me donner envie.

En effet, c’est une histoire vraiment originale, à part…

Il s’agit d’une famille, qui mène une vie haute en couleurs. Dans cette famille, on danse toute la journée. On n’ouvre pas le courrier, que l’on jette dans un coin où il forme une énorme pile. La mère saute sur les fauteuils avec son fils, et oublie parfois de faire à manger, tant elle est occupée avec les amis, qui sont en permanence invités dans le grand appartement. Au milieu de ce joyeux remue-ménage, Madame Superfétatoire, un oiseau domestiqué, rajoute encore une dimension loufoque.

On vit à deux-cent à l’heure, sans travailler ni se soucier des petites obligations qui font normalement le quotidien des gens lambdas. On prend les expressions au pied de la lettre, au point d’acheter un vrai château en Espagne…

Bref, on nage un peu dans l’absurde, dans le loufoque, mais pour autant, l’histoire n’est pas compliquée à suivre. Et puis elle a une réelle profondeur, qui s’installe au fur et à mesure que l’on tourne les pages. Si le narrateur habituel est le fils de la famille, parfois le père prend la parole, de façon occasionnelle, pour nous donner sa version des choses… Et l’on comprend peu à peu que tout n’est pas si rose et merveilleux que l’on a bien voulu le croire…

S’il faut vraiment comparer à l’Écume des Jours, je dirais qu’il y a quelques points communs en effet, mais que l’auteur d’En Attendant Bojangles va moins loin, car il reste dans le réel. Point de piano-cocktail chez ses héros par exemple !!

En Attendant Bojangles a beaucoup fait parler de lui, et maintenant que je l’ai lu, je peux dire que c’est amplement mérité… C’est un magnifique roman, qui mêle avec brio humour et tragédie… Il est facile et rapide à lire, et laisse le sourire au coin des lèvres. Alors franchement, si vous hésitez encore, arrêtez, et courez acheter cet excellent roman !

Un Roman Français

« Je ne me souviens pas de mon enfance. Quand je le dis, personne ne me croit. »

Un Roman Français est un roman autobiographique paru en 2009. Il a reçu le prix Renaudot.

Frédéric Beigbeder vient d’être arrêté en compagnie d’un ami, pour consommation de cocaïne sur la voie publique. Il atterrit en garde à vue. C’est à ce moment là, vivant très mal l’enfermement, qu’il prend la décision, d’une part de retrouver ses souvenirs d’enfance, et d’autre part, de rédiger un livre sur l’histoire de sa famille…

« Une crainte me saisit parfois : peut-être que je ne me souviens de rien parce qu’il n’y a rien à se remémorer. »

De Beigbdeder, j’avais déjà lu pas mal de livres, à commencer par son roman le plus connu : 99 Francs, que j’aime beaucoup. J’avais adoré L’Amour dure 3 ans, Au Secours, Pardon !, et Windows on the World. J’avais au contraire abandonné Nouvelles sous Ecstasy.

Un Roman Français ne m’attirait pas plus que cela, mais il était dans ma PàL, alors un jour, je l’ai choisi… et finalement je suis entrée assez rapidement dans la lecture, dès les toutes premières pages. Je l’ai lu en très peu de temps, me plongeant dans ses pages dès que j’avais 5 minutes de libres !

J’ai trouvé que l’auteur avait parfois de biens belles réflexions, comme celle-ci par exemple :

C’était miraculeux pour le petit citadin qui tenait la main de son grand-père, de découvrir que la nature était une sorte de self-service géant : l’océan et les arbres regorgeaient de cadeaux, il suffisait de se pencher pour les ramasser.

Le roman nous parle aussi bien de Beigbeder maintenant, alors qu’il est en garde à vue, que de son passé, qu’il essaie de rappeler à sa mémoire. Il évoque sa famille, ses origines bourgeoises qui ne l’ont pas protégé de tout (au contraire), et également les non-dits qui ont pu lui faire du mal… par exemple, ses parents n’ont jamais abordé avec lui leur divorce, et ont continué à faire comme si de rien n’était… alors que le père était de plus en plus souvent absent. Le jeune Frédéric a grandi au milieu des nouveaux copains de sa mère, et des top models que fréquentait son père…

Frédéric évoque aussi largement Charles, son frère, dont il était très proche lorsqu’ils étaient enfant, et vis à vis duquel il a développé un sentiment d’infériorité… Charles a toujours été plus beau, plus chanceux avec les filles. Charles a toujours mieux réussi…

Dans ce roman, l’auteur évoque enfin sa propre fille, et tout ce qu’elle a pu changer dans sa vie. J’ai beaucoup aimé cet aspect du livre, car on sent que l’arrivée de Chloé a profondément changé Beigbeder.

Ce livre est vraiment intéressant, et riche. Il s’intéresse à de nombreux sujets, de façon sensible. Il se lit très facilement, très rapidement, mais m’a marquée. Je vous le recommande vivement !

Le Théorème de Cupidon ♥

Normalement, je lis très très peu de chick litt. Fut un temps c’était ma tasse de thé et j’enchaînais ce type de lecture, mais petit à petit, mes goûts ont changé. Et puis, j’ai lu un peu par hasard Cherche Jeune Femme Avisée, un roman dont je vous parlerai prochainement. Et j’ai bien aimé. Donc, j’ai voulu tout naturellement rester dans ce genre de lecture, pour voir… Et j’ai choisi de lire le Théorème de Cupidon, d’Agnès Abecassis

L’histoire est simple et classique pour un roman de chick litt. On découvre Adélaïde, l’héroïne typique de ce type de bouquin, qui travaille dans la communication (elle officie dans une agence de recrutement d’acteurs), est célibataire, a des kilos en trop, et est rigolote et un peu gaffeuse.

En parallèle, nous suivons Philéas, qui a grosso modo le même âge, travaille aussi dans le cinéma, et est également célibataire.

Première impression, on arrive un peu comme parachutés dans l’histoire, et il y a tout d’un coup une masse de personnages que j’ai eu du mal à situer. Mais j’ai décidé de continuer ma lecture, et de ne pas chercher à retenir tous les prénoms et les fonctions. J’ai bien fait car cela ne m’a pas gênée outre mesure.

Ensuite, ce livre m’a donné une impression de déjà vu… Adelaïde est le cliché même de l’héroïne de chick-litt. J’avais la sensation de l’avoir déjà croisée mille fois dans d’autres romans ou films du même genre. Philéas est un poil plus intéressant, car plus original, mais il n’y a pas non-plus de quoi se tordre de rire quand l’auteur nous le détaille.

L’histoire est assez plate… sans véritables rebondissements. J’ai tourné les pages pour avancer dans ma lecture et pouvoir choisir un autre livre, pas vraiment parce-que le récit me tenait en haleine…

Il y a même des passages qui m’ont franchement fait lever les sourcils et prendre un air outré. Par exemple, je pense à cette scène, lorsque la meilleure amie d’Adélaïde lui amène son fils qui a des poux, car cela la dégoûte. La mère est dégoûtée par son propre bambin, et le confie à sa copine, comme s’il s’agissait d’un truc absolument rebutant… Franchement, c’est sensé être drôle ??

Sans dire que ce livre est un ratage total, je ne lui ai pas trouvé un grand intérêt… A refaire, je ne le lirais pas, car il ne m’a rien apporté de spécial… Il se lit, mais franchement, cela ne vole pas bien haut…

Je ne fais pas ici le procès de la chick litt en général, car il y a à mon sens de bons romans dans cette catégorie. Je dis juste que le Théorème de Cupidon n’est pas une grande réussite !