Une Vie – Guy de Maupassant

La lecture des Hauts de Hurlevent m’ayant quelque part réconciliée avec les classiques, et donné envie de poursuivre mes (re)découvertes dans ce domaine, je me suis laissée tenter par un roman qui m’intriguait depuis des années : Une Vie de Guy de Maupassant.

Il faut savoir que ce roman est d’abord paru en plusieurs feuilletons, en 1883, avant d’être proposé en livre, sous le titre L’Humble Vérité.

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Ne vous attendez pas à un gros pavé de 900 pages. Une Vie tient en environ 300 pages, selon les éditions. C’est bon à savoir, non ?

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#maupassant Une Vie

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Au départ…

Dans Une Vie, nous découvrons dès les premières pages, la jeune Jeanne, fille de Simon-Jacques et de la baronne Adelaïde. Jeanne est fille unique et est âgée de dix-sept ans. Son père l’a placée au couvent, d’où elle sort tout juste, prête à découvrir… la vie, la vraie (ce billet n’est pas sponsorisé par Auchan) !

 

Premières impressions

Les premières pages m’ont tout de suite inspiré confiance, puisque le style de Guy de Maupassant est accessible. On ne se perd pas dans des phrases de trois lignes de long. Certes, ce n’est pas écrit comme un roman actuel, mais pas bien loin. On lit sans effort.

 

Et puis… le coup de cœur !

L’histoire est simple, mais belle. Comme on peut s’y attendre en se fiant au titre, Guy de Maupassant nous narre l’histoire d’une vie, parmi tant d’autres. Cette vie, celle de Jeanne, est faite comme beaucoup, d’espoirs et de désillusions. La jeune femme est choyée par ses parents, et espère beaucoup de l’avenir à sa sortie du couvent et épouse le premier jeune homme de son rang qu’elle rencontre, sans vraiment se questionner.

Au départ tout est beau, et Jeanne et Julien forment un couple presque parfait… mais cela ne dure absolument pas.

Et ainsi va la vie… Nous suivons l’existence de Jeanne, d’abord jeune femme, puis épouse, mère, veuve…

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A travers ce roman, nous découvrons le quotidien des normands du XIXème siècle. Nous suivons bien-entendu les barons (les parents de Jeanne) mais également les domestiques, les paysans et les religieux, tous dépeints avec beaucoup de réalisme.

La Vie de Jeanne a beau être assez simple, le roman ne manque pas d’intérêt. Je ne me suis jamais ennuyée, et n’ai jamais ne serait-ce qu’été tentée de sauter une ligne.

Pour moi, ce roman est un gros coup de cœur, qui me donne envie de découvrir les autres livres de Maupassant…

 

 

Orgueil et Préjugés – Pride and Prejudice

Pride and Prejudice est un classique de la littérature anglaise.

Publié pour la première fois en 1813, il a connu de multiples adaptations, au cinéma, au théâtre, en BD, en manga,… Imaginez, il existe même un Orgueil et Préjugés Zombies !

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Jane Austen, l’auteure de ce roman, connait encore un succès retentissant des années après sa disparition, probablement pour son style tout à fait délicieux. Elle arrive à nous plonger dans un univers à part, celui de la Gentry anglaise de son époque, et à nous conter la vie de tous les jours, dans un style limpide et intemporel, sans jamais lasser.

En effet, si l’on veut être objectif, il faut reconnaître qu’il ne se passe pas grand chose dans les romans de Jane Austen. Et pourtant, on tourne les pages avec délice… sans jamais s’ennuyer !

L’auteure anglaise nous fait découvrir des personnages en très peu de mots, mais avec beaucoup de précision. Elle les rend vivants, et nous fait entrer dans l’histoire comme si nous y étions.

#rose

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Pride and Prejudice nous présente la famille Bennet : le père Mr Bennet, sa femme, Mrs Bennet et leurs cinq filles, toutes en âge de se marier.

Les Bennet sont issus de la gentry, c’est à dire la bonne société anglaise. Ils n’ont aucun titre de noblesse.

Mrs Bennet est totalement obsédée par l’idée de trouver des époux pour ses filles, car à l’époque, le mariage est la seule option possible pour une jeune femme, et qu’un mari riche est difficile à trouver, même avec une bonne dot… alors imaginez un peu la tâche que peut représenter le fait de trouver cinq époux riches, sans dot !

Ajoutez par dessus le marché, que les cinq filles ne sont pas forcément très collaboratives, et font parfois fuir les possibles prétendants… L’obsession de Mrs Bennet la rend souvent bien ridicule, et la fait se confronter à son mari, beaucoup plus posé !

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#Pride&Prejudice #book #lecture 🌸

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*Jane Bennet, aussi appelée Miss Bennet, est l’aînée. Elle est la plus belle des cinq sœurs, et a été parfaitement éduquée. Elle est modérée, et se refuse à juger les autres de façon hâtive. Elle va rencontre Mr Bingley, fraîchement arrivé dans le voisinage…

Monsieur Binglet a un ami, Monsieur Darcy, qui est célibataire tout comme lui, et tout aussi « handsome » (beau garçon)… mais beaucoup plus taciturne. Darcy passe pour hautain, mais pourrait finalement être un timide maladif. Chacun se fera son opinion à ce sujet…

*Elizabeth Bennet (Miss Eliza, Lizzie) est le personnage central du roman. Sa mère ne l’apprécie pas, malgré sa gaieté et son intelligence (à moins que ce ne soit même à cause de tout cela). Elizabeth est la favorite de son père. Elle a également une grande amie, en la personne de Charlotte Lucas, la fille des voisins, et est très proche de sa sœur Jane, dont elle est la confidente.

Les trois autres sœurs sont secondaires. Elles sont moins jolies et Jane Austen les dépeint comme des jeunes personnes insouciantes et peu instruites. Elles passent leur temps à courir après les officiels, et à parler de choses superficielles.

Tout le roman s’articule autour d’Elizabeth, et de sa vie faite de bals, de jeux de cartes, et de balades. Elizabeth sait ce qu’elle veut et n’hésite pas à le dire, quitte à déplaire.

Vous reconnaissez ce classique ? #roman

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Pourquoi j’ai adoré ?

Ce roman est un classique parmi les classiques, et pourtant il m’a surprise par sa facilité d’accès. Certes, on aurait du mal à dire que l’histoire est intemporelle, car en 2017, les préoccupations des jeunes femmes ne sont plus (uniquement) de trouver un époux le plus rapidement possible. Les mœurs ont évoluées. On ne donne plus de bals, et même les codes sociaux pour faire la conversation par exemple, ne sont plus les mêmes. Mais justement, c’est ce qui m’a plu, la facilité que l’on a à découvrir les habitudes de l’époque, grâce à ce roman qui se lit sans avoir à fournir d’effort pour comprendre le vocabulaire, ou suivre le récit. On se retrouve dans une autre époque, et l’on observe la vie d’une partie de la société, comme par un petit trou de serrure. C’est vraiment plaisant… et cela m’a donné envie de découvrir d’autres romans de Jane Austen

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Pour aller plus loin, voici un podcast fort intéressant sur Jane Austen : https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/jane-austen-1775-1817

Les Hauts de Hurlevent – VO

BONNE ANNÉE à vous chers lecteurs !

Je vous propose d’entamer 2017 sur les chapeaux de roues, avec une chronique sur un grand classique, que j’ai lu en lecture commune avec le site Livraddict. C’est parti ?

Ce billet est illustré par des photos prises lors d’une fraîche balade à Besançon. Je trouve qu’elle collent assez bien à notre roman du jour !

 

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Besançon givrée

 

Il y a des livres comme cela, que j’ai envie de lire depuis des mois, voire même des années, mais qui m’intimident. J’ai peur de les entamer, et de n’y rien comprendre… Et comme j’ai toujours du mal à abandonner une lecture en cours, et bien parfois je préfère ne pas la commencer, pour ne pas courir le risque de devoir me forcer à la terminer. C’est grave Docteur ?

Bref. Malgré cette terrible névrose, je me suis lancée dans la lecture des Hauts de Hurlevent, en anglais. Tant qu’à lire un classique, autant choisir de le faire en version originale lorsque c’est possible ! J’ai trouvé le ebook gratuitement, car l’oeuvre est tombée dans le domaine public.

Ce roman est le seul et unique roman d’Emily Brontë. Il fut publié en 1847, sous un pseudonyme masculin. Le titre original est Wuthering Heights.

L’auteure est morte l’année suivante et n’a jamais su que son roman avait connu le succès. Et quel succès ? Aujourd’hui ce livre est un classique de la littérature anglais, et a été adapté plusieurs fois en films…

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Cela parle de quoi ?

Il s’agit d’un livre relativement long, qui explore des thèmes somme toute assez classiques : l’amour, la famille, mais aussi la mort, la méchanceté, la cruauté, la vengeance… 

Au centre de l’histoire, s’il ne devait rester qu’un seul thème, ce serait celui de la VENGEANCE, omniprésente.

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Les premières pages…

Au tout début du roman, le narrateur est Mr Lockwood, fraîchement arrivé au Manoir de la Grive. Accueilli plus que froidement par Heathcliff et sa belle fille à Hurlevent, il y passe la nuit, et entame une discussion avec Nelly Dean, la domestique.

Cette dernière va lui compter l’histoire de la famille Earnshaw.

Vous le voyez, Les Hauts de Hurlevent est donc un récit dans le récit, une mise en abîme. Mais cela ne complique en rien la compréhension, car Nelly a une très bonne mémoire et rapporte des faits qui se sont produits plus de quarante ans en arrière, avec force de détails. On revit l’histoire comme si elle se déroulait en temps réel.

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Hurlevent, et ses habitants…

Les Hauts de Hurlevent sont une sorte de lieu-dit, situé en haut d’une colline balayée par le vent. C’est là que vivent les Earnshaw, les parents et leurs deux enfants : Hindley et Catherine. Un jour, le père Earnshaw ramène à la maison un jeune bohémien âgé de six ans, Heathcliff.

Hindley le déteste immédiatement, et ressent beaucoup de jalousie pour ce gamin qui lui apparaît comme un intrus. Catherine au contraire, lie une profonde amitié avec lui.

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Heathcliff est rejeté, en particulier par Hindley, qui deviendra le maître de maison une fois Mr Earnshaw décédé…

Difficile de savoir à quel moment je dois arrêter mon résumé… car c’est un roman relativement long comme je vous l’ai dit, et que les différents rebondissements font tout l’intérêt de ce livre… Certains résumés détaillent l’histoire bien plus longuement, mais je pense que ce n’est pas forcément une chose à faire pour ménager le suspens…

Sachez que l’essentiel de l’histoire tourne autour des personnages de Catherine et Heathcliff. Puis, elle s’étend à la génération suivante, et aux enfants des deux principaux protagonistes…

Enfants, Catherine et Heathcliff sont très complices, et développent ensuite un amour très fort, et surtout destructeur. C’est cet amour, et les humiliations qu’il subit régulièrement, qui forgent la cruauté de Heathcliff, qui elle aussi est centrale dans le livre…

Dans les Hauts de Hurlevent, les gentils sont ceux qui trinquent, comme Edgard Linton et sa sœur Isabella, mariés respectivement à Catherine et Heathcliff…

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Le récit est simple à suivre, que cela soit en anglais ou en français (j’ai lu quelques chapitres en français pour me faire une idée de la qualité de la traduction, et du style dans cette langue).

On ne se perd pas dans les différents personnages, et on tourne les pages sans voir le temps passer. En effet, il y a beaucoup de rebondissements, et l’auteure ne s’embarrasse pas de longues descriptions de paysages !

Balade hivernale

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Les Hauts de Hurlevent ne sont à mon sens pas du tout une romance, même si l’amour est au centre de toute cette histoire. Pour moi, il s’agit d’un roman à l’ambiance très noire, qui s’attache à décrire les sentiments des personnages, et à expliquer les mécanismes de la vengeance et de la cruauté.

Je pense que la saison actuelle se prête très bien à la lecture de ce roman. J’imaginais les lieux décrits dans le livre comme étant relativement hostiles, froids, humides… J’aurais probablement moins vécu l’histoire en lisant ce livre à la plage !

J’ai beaucoup aimé lire ce roman, et me suis mise immédiatement en quête de la version film (il y en a plusieurs d’ailleurs) pour rester encore un petit peu dans l’ambiance… Rendez-vous prochainement pour évoquer les films ?

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