Le Tiramisù, pour aller plus haut

Le tiramisù est probablement LE dessert italien le plus connu au monde. Littéralement, son nom signifie « tire-moi vers le haut ! », c’est à dire, « redonne-moi le moral ! » et je crois que c’est plutôt bien trouvé !

Ce gâteau incroyablement généreux, n’est pas si vieux que cela. Son invention sous sa forme actuelle, ne remonterait qu’aux années 1960. Des légendes évoquent un gâteau apparu bien avant, mais il semblerait qu’elles soient erronées.

Quoi qu’il en soit, la recette classique est composée des ingrédients suivants : œufs, sucre, mascarpone, biscuits (génoise ou boudoirs), café et cacao. On peut selon les goûts, ajouter du marsala sec, ou du rhum.

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#tiramisù #cuisine #italianFood

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***

J’ai longtemps cru que la préparation d’un tiramisù était compliquée. En réalité PAS DU TOUT. La seule potentielle difficulté réside dans le montage des blancs en neige, mais avec un batteur électrique et un brin de patience, elle est rapidement dépassée !

Pour réaliser un bon tiramisù, il vous faudra :

 

***Pour 2 énormes portions***

-des biscuits : soit vous réalisez votre propre génoise, soit vous achetez des biscuits de type boudoir (ce que j’ai fait).

-2 oeufs les plus frais possibles (et bio ou plein air, pour nos amis les poussins s’il vous plait)

-250 g de mascarpone

-50 g de sucre

-2 tasses à espresso de cafés froids (préparés à la cafetière moka c’est parfait, mais à la machine Nespresso ou autre, cela fonctionne aussi !)

-du cacao amer en poudre (quantité selon vos goûts, ce sera pour saupoudrer votre oeuvre).

 

***Comment faire ?***

Commencez par lancer une playlist adaptée sur Spotify ou autre. Perfect d’Ed Sheeran en duo avec Boccelli peut tout à fait convenir par exemple.

Séparez précautionneusement les blancs des jaunes d’oeufs. Il faut que les blancs ne présentent aucune trace de jaune, pour pouvoir être parfaitement montés en neige.

Versez la moitié du sucre dans les blancs d’œufs.

Avec un batteur électrique, montez les blancs en neige, de façon à obtenir une mousse bien ferme. Il faut vraiment former un iceberg de blancs d’oeufs, compacte, épais.

Ajoutez petit à petit le mascarpone, tout en continuant de battre le mélange. Vous devez obtenir une crème dense et compacte.

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#tiramisù #oeufs

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Nettoyez les fouets du batteur, puis attaquez-vous aux jaunes d’œufs !

Versez simplement le reste du sucre dans les jaunes d’œufs, puis battez.

Ensuite, sans stopper le batteur, ajoutez votre Mascarpone, aux jaunes d’œufs.

Nous passons maintenant à l’étape la plus délicate. Mais pas de panique, elle n’est pas compliquée. Il suffit d’un peu de patience, car il s’agit ici d’incorporez les blancs montés en neige, dans le mélange jaune-sucre. Pour cela, armez-vous d’une spatule ou d’une grosse cuillère, et déposez les blancs petit à petit, sur le mélange. Puis, enrobez les blancs d’œufs, en les contournant, et en passant sous eux, sans les écraser.

Il s’agit vraiment de mélanger les deux crèmes, sans aplatir les blancs d’œufs.

Une fois le mélange obtenu, passez à la préparation des biscuits.

Disposez vos biscuits sur une assiette creuse ou dans un moule, et versez le café froid par dessus, de façon à les en imbiber. Ne noyez pas les biscuits, car vous risqueriez de ne plus pouvoir les déplacer sans les casser.

Prenez votre plat final, et disposez une généreuse couche du mélange préparé précédemment. Lissez la surface. Puis alignez par dessus, les biscuits imbibés de café, en rangs serrés.

Recouvrez le tout d’une deuxième couche de biscuits.

Puis ajoutez une dernière couche de mélange, et saupoudrez de cacao amer…

Last but not least, recouvrez votre plat d’un film plastique ou d’un couvercle, puis laissez-le reposer au minimum 8 heures au frigo, avant de déguster !

😉

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Aubergine Asian Style

Ciao à tous. Comment allez-vous en ce dimanche de novembre ? Personnellement je trouve ce temps déprimant, mais j’ai néanmoins affronté les éléments ce matin pour aller en courses. Cela m’a permis de me remonter le moral en m’adonnant ensuite à l’une de mes passions : la découpe de légumes ! 😀

*

Dernièrement nous sommes allés au resto chinois avec un ami. J’avais goûté les aubergines vapeur en entrée, et m’étais régalée. J’ai voulu tenter une recette similaire par moi-même, et suis partie un peu au pif, faute de trouver une recette qui ressemblait vraiment à ce que j’avais pu manger au resto.

J’ai acheté deux grosses aubergines, dont j’ai coupé les extrémités. Puis je les ai taillées en quatre, dans le sens de la longueur.

Bim, les aubergines entraient pile poil dans mon cuiseur Lekué. Il a fallu faire deux tournées, mais finalement une grosse aubergine aurait pu suffire pour réaliser une entrée pour deux.

Pour la cuisson vapeur, à vous de jouer selon votre méthode favorite. Moi j’utilise le diabolique micro-onde. J’ai cuit les aubergines pendant environ 10 minutes, jusqu’à obtenir des légumes fondants.

Puis j’ai laissé les victimes reposer sur ma planche à découper, avant de les détailler en petites bûchettes.

Pendant ce temps, j’ai préparé une sauce à base de :

-sauce soja nature : c’est la base de cette sauce, mais vous pouvez la couper avec de l’eau si vous n’appréciez pas les plats « trop » salés !

-huile de sésame : environ une cuillère à soupe par aubergine,

-gomasio : c’est un mélange de sel et de graines de sésame,

-harissa… pas très asiatique, certes. Dans l’idéal j’aurais choisi du gingembre, mais n’en ayant pas sous la main, j’ai cherché une autre idée !

-vinaigre de riz : une pointe seulement !

Ma mixture prête, j’ai disposé les petits morceaux d’aubergines dans un plat, et recouvert le tout de sauce.

Aubergines à la sauce soja

Et le tour était joué !

Idéalement, il faut réaliser la recette une heure ou deux avant de servir, pour que les aubergines s’imprègnent bien de la mixture. Ensuite, on peut déguster froid, ou chaud en réchauffant un petit peu au four.

Ces aubergines sont délicieuses soit en entrée, soit en plat avec du riz.

Bon app !

Les Saveurs du Palais, DVD

Je vous parlais dernièrement d’un livre fort instructif, que j’avais lu au sujet de l’Elysée. Dans cet ouvrage, à la fin du chapitre sur les Cuisines, une note de bas de page citait un film, intitulé Les Saveurs du Palais, en disant qu’il retraçait la période à la fin du second mandat de François Mitterrand, pendant laquelle le Président a eu une Cuisinière pour ses appartements personnels, en plus de la Cuisine centrale.

Puisque j’avais justement ce DVD dans mon stock de films à visionner, j’ai voulu le découvrir juste après avoir refermé le livre…

***

Les Saveurs du Palais est une comédie française d’une heure et demie, qui nous présente Catherine Frot dans le rôle de Hortense Laborie, cuisinière périgourdine qui devient du jour au lendemain Responsable des repas personnels au palais de l’Elysée.

La vraie Hortense s’appelait en réalité Danièle Mazet-Delpeuch, et a cuisiné pour Mitterrand de 1988 à 1990.

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Le film commence par le moment où les collaborateurs du Président viennent chercher Hortense chez elle, dans le Périgord, pour l’escorter jusqu’à l’Elysée. Il n’y a pas d’explication, et l’on a la sensation de prendre l’histoire en cours de route. C’est un peu déconcertant…

J’ai trouvé dommage de ne pas débuter un petit peu avant, quand Mitterrand formule le souhait d’avoir un Cuisinier pour ses appartements personnels, et que les membres de l’Elysée se mettent à la recherche de la perle. Cela aurait à mon sens été intéressant, et moins brusque comme entrée en matière !

Ensuite, le film se déroule sans à-coup, et se laisse agréablement regarder, grâce à la prestation impeccable de Catherine Frot. Mais il manque un petit quelque chose… En fait, pour tout vous dire, il ne se passe pas grand chose dans cette comédie. On découvre les rivalités entre la cuisine personnelle et la Centrale, peuplée de machos qui voient l’arrivée de Hortense d’un très mauvais œil. On voit le Président, amateur de bonne nourriture, mais assez avare en compliments. On voit l’organisation sans faille de Hortense, et son goût pour les bons produits, qu’elle va parfois chercher elle-même au marché, en continuant de diriger ses commis par téléphone. Mais en dehors de la routine, rien ne vient vraiment rythmer ce film.

C’est un peu décevant, car on ressort de ce visionnage avec une impression de n’avoir rien vu, rien appris. Dommage dommage, vraiment, car le personnage de Hortense a un vrai potentiel, et que l’on passe malgré tout un agréable moment en sa compagnie…

En fait, j’ai relu le chapitre du livre cité plus haut, pour me remémorer les détails, car j’ai regretté qu’ils ne soient pas explicités dans le film…

Un avis en demi-teinte donc… Si je devais trancher, je vous conseillerais tout de même de voir ce film, car un film avec Catherine Frot vaut toujours le visionnage !

La Cuisine des Sorciers

Les Sorciers sont à la mode en ce moment, et peuvent remercier J. K. Rowling notamment, qui a largement contribué à leur rendre leurs lettres de noblesse ! Il est loin le temps où les mômes craignaient les vieilles bonne-femmes au nez boutonneux, qui sillonnaient le ciel sur leur balai !

Les sorciers sont in, et c’est tant mieux !

Si chez vous il y a des fans de sorcellerie, des druides en herbe, des aspirants magiciens, alors voici un joli livre qui pourrait constituer une chouette idée cadeau…

 

 

Il s’agit de La Cuisine des Sorciers, un livre de recettes ensorcelantes, mises au point par Aurélia Beaupommier, et publié chez Solar Éditions.

 

 

Dans ce beau livre de près de 200 pages, vous trouverez cent recettes illustrées, pour réaliser des plats sucrés ou salés, inspirés de différents univers, tel celui de Harry Potter, Ma Sorcière Bien-Aimée,  Narnia, ou encore Donjon et Dragons !

Les recettes sont bien présentées, et organisées par thèmes :

*Cuisine Magique du Quotidien

*Festins des Grands Jours

*Gâteaux et Goûters Merveilleux 

On nous précise les temps de préparation, de cuisson, de repos, et bien sûr, la liste des ingrédients.

Puis, la recette est détaillée, avec une bonne dose d’humour à chaque fois. Par exemple, pour l’omelette soufflée de Saroumane, on nous dit de « lance[r] une tornade dans une jatte » avant de préciser entre parenthèses que l’on peut aussi utiliser un batteur !

Puis, il faut « déchaine[r] les vents du Caradhras » pour que la crème épaississe !

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#lecture #livre

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Il y a de belles idées, originales, pour toutes les occasions.

Les images sont superbes, et donnent envie de se lancer.

Les instructions sont à la fois amusantes et claires.

Bref, c’est un beau livre, que l’on aura plaisir à consulter !

 

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#livre

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Alors, ensorcelés ?

Ce livre coûte 24,90 €.

Le vinaigre balsamique – Tout est dans la nuance…

Oui nous avons visité et adoré Modène (je vous en parlerai en détails). Mais nous n’y avons pas goûté une seule goûte de vinaigre balsamique. Pourquoi ?

Il faut savoir que le vinaigre balsamique n’est en réalité pas un vinaigre. Le vinaigre est normalement obtenu par la fermentation de l’alcool du vin. Tandis que le vinaigre balsamique provient de la cuisson du moût du raisin (le jus de raisin avant fermentation).

Le vrai vinaigre de Modène est produit dans une région bien précise, en Emilie-Romagne, à partir de cépages spécifiques. Et il est ensuite mis en fermentation dans des tonneaux en bois, d’essences et de contenances différentes (le bois de cerisier donne du fruité, le chêne apporte des notes vanillées, etc…).

Pour obtenir un vrai vinaigre balsamique de Modène, il faut au moins 12 années de fermentation. Certains vinaigres restent en tonneaux parfois jusqu’à 100 ans !

On a véritablement affaire à un produit très précieux et vous imaginez bien que votre vinaigre payé 3 € en surpermarché n’a pas vieilli pendant 100 ans… ni même pendant 12 ans d’ailleurs…

Lorsque nous avons mangé à Modène, dans un bon petit fast food vegan, on nous a déposé du vinaigre balsamique sur la table… Pas besoin de vérifier l’étiquette. Si la bouteille est mise à disposition, c’est que nous n’avons pas affaire à du vrai ! (Et puis bon, on parle de fast food !)

L’explication ? Il n’y a pas de protection de l’appellation « vinaigre balsamique »… et les vinaigres bon marché sont en réalité des vinaigres de vin, qui ont été colorés avec un colorant caramel (le même que dans les sodas en général)… Tsoin tsoin tsoin… vous êtes déçus ? Je le conçois…

On peut se consoler avec des vinaigres balsamiques qui ont vieilli quelques années (3 à 5 ans environ), et seront meilleurs que les faux vinaigres (l’indication « moût de raisin » doit précéder celle de « vinaigre » dans la liste des ingrédients) ou craquer son slip et s’offrir du vinaigre « traditionnel », en mettant le prix… Quelques goûtes suffisent pour ensoleiller un plat…

Je vous laisse, et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures italiennes ! 🙂

 

 

[Assiette] une saucisse de tofu ?

Ce blog parle un peu de tout, et du coup je me suis dit que cela pourrait être pas mal d’isoler un peu les billets qui évoquent le végétarisme, pour permettre aux lecteurs qui s’intéressent à ce sujet, mais pas forcément aux thés et aux livres, de ne suivre que cette partie. Je vais donc vous proposer un billet hebdomadaire, qui sera posté systématiquement le jeudi, parce-que… le jeudi c’est veggie !

J’espère que l’idée vous plaira, sinon n’hésitez pas à râler en commentaires !

 

Les végétariens de 2016 sont bien plus gâtés que ceux des années 90, car j’ai comme l’impression que le végétarisme est revenu à la mode. On peut désormais trouver des substituts de viande et alternatives végétales assez facilement, et en se ruinant beaucoup moins qu’avant. Il paraitrait même que Mc Donald’s vient de sortir un veggie burger. Par contre, je vous le dis de suite, je suis assez têtue et je doute vraiment d’aller goûter ce burger, même pour pouvoir vous donner mon avis.

Si j’ai  mis longtemps à y venir, j’y suis quand-même venue… aux substituts.

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En fait, pendant des années, je n’ai pas vu l’intérêt d’acheter des ersatz à l’apparence de viande, car la viande ne me manquait pas. Consommer des légumineuses et du tofu m’allait très bien. Et puis un jour, au restaurant, j’ai eu l’opportunité de goûter des saucisses de soja… et là cela a été le coup de foudre !

Cela peut sembler excessif de parler de coup de foudre pour des saucisses, mais franchement, cela ne l’est pas tant que ça. Il faut dire que ces petites saucisses végétales sont vraiment bonnes !

Je vous les présente sans plus tarder…

On peut en trouver de différentes marques, et en différentes quantités. Pour ma part je suis fidèle à la marque Soy que je trouve facilement en magasins bio, et qui me coûte en moyenne 3 € le paquet de 4. Généralement je profite des dates courtes pour m’en offrir, car elles sont alors vendues à -50 %, et cela vaut franchement le coup !

Les Soy’ciss existe en trois variétés :

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*fumées

*paprika

Je n’ai à ce jour goûté que les fumées.

Voici ce que contiennent les saucisses Soy :

Tofu*(1) 86,6% (eau, soja* décortiqué 21,6%, gélifiants : sulfate de calcium, nigari), gluten de blé*, huile de tournesol*, sauce de soja* (eau, soja* entier, blé* entier, sel marin, alcool*, ferment), ail*, extrait de levure*, sel de mer, paprika* doux , gélifiants : agar-agar*, farine de graines de caroube*, muscade*, poivre*.

*Ingrédients issus de l’agriculture biologique.
(1)Soja français sans OGM issu d’une filière Bio Solidaire contrôlée par Ecocert Environnement.

Vous pouvez donc constater que ce produit ne convient pas aux intolérants au gluten, mais qu’il est autrement 100 % vegan. Je ne sais pas vous, mais moi je trouve cette composition fort correcte.

Et qu’en est-il des valeurs nutritionnelles moyennes ?

100 grammes de Soy’ciss apportent 198 kcal, ce qui est correct également, même si cela représente un apport calorique supérieur à celui du tofu. Toujours aux 100 grammes, nous avons 13 g de lipides (graisses) dont 1,9 g d’acides gras saturés ; 1,6 g de glucides, 17 g de protéines, 1,2 g de sel et 170 mg de calcium.

Un paquet de Soy natures contient 4 saucisses, pour un poids total de 160 grammes.

Et sinon, c’est bon ?

OIMG_0521ui oui oui ! Je me régale avec ces Soy’ciss, que je mange soit en accompagnement de légumes, soit dans une choucroute ! J’achète alors un bocal de choucroute Jardin Bio (cela évite qu’elle contienne de la graisse animale), et je prépare mon plat avec 2 Soy’ciss et quelques légumes.

Ces Soy’ciss peuvent être consommées chaudes ou froides. Elle se réchauffent dans l’eau bouillante pendant une minute, ou à la poêle. On peut même les préparer au barbecue ! De mon côté, je les trouve délicieuses simplement réchauffée avec un peu d’eau à la bouilloire. En plus cela me permet de les préparer rapidement même au bureau !

Elles sont fondantes, et ne manquent pas de goût. Je ne dirais pas qu’elles se confondent avec des knacks de viande. A l’aspect oui, au goût c’est différent. Mais je vous dirais en toute honnêteté, que je les trouve meilleures que les knacks que j’ai en mémoire (cela fait plus de 10 ans que je n’en ai pas mangé donc mes souvenirs sont un peu flous).

Mon homme, omnivore convaincu, les a goûtées, et a validé le fait que ce n’était vraiment pas mauvais… Et vous, vous laisserez-vous tenter par ces drôles de saucisses ? 🙂