A la découverte d’Asti ! (suite)

Asti, ou Ast en piémontais, est une ville du nord de l’Italie, connue essentiellement pour ses vins.

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En effet, dans les provinces d’Asti, Cuneo et Alessandria, sont élaborés les meilleurs vins rouges de la botte, ainsi que des vins blancs. Si je vous dis « Asti Spumante » cela vous dit probablement quelques chose ? Il s’agit d’un vin blanc mousseux, doux, et faible en alcool (généralement, moins de 8 %), obtenu à partir d’un cépage de muscat blanc.

Le vin rouge Barbera est également originaire d’Asti et Monferrato.

Chaque année, Asti est en fête pendant une semaine, à l’occasion de la Douja d’Or, une grande exposition de vins, qui se déroule en septembre. Mais nous avons visité la ville au mois d’août…

Asti est aussi une terre de gastronomie, avec le festival delle Sagre, qui met en avant les produits typiques du coin, et notamment la truffe blanche, toujours en septembre.

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Nous n’avons pas goûté les spécialités culinaires, sacrilège (!) car nous ne sommes pas restés suffisamment longtemps sur place. Nous n’avons passé que deux nuits à Asti, et en plein mois d’août, la plupart des restos étaient fermés… En plus, sur nos deux journées, nous en avons consacré une à la visite de Turin.

Mais il est clair qu’il nous faudra rattraper notre retard lors d’une prochaine visite ! De toute façon, nous avons découvert que la région était fort intéressante, donc nous prévoyons d’y revenir pour approfondir notre exploration !

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Nous avions prévu de visiter Asti en une demi journée. Mais force a été de constater qu’après 3 heures de balade, nous étions loin d’être rassasiés. Nous ne comptions certes pas tout voir en si peu de temps, mais même sans aller jusque là, nous avions tous les deux le sentiment d’avoir vraiment trop survolé la visite.

Alors le matin de notre départ, nous avons réglé le réveil plus tôt que prévu, et repoussé l’heure de prendre la route, pour pouvoir continuer notre balade…

Cela nous a permis de visiter la Cathédrale.

Elle se trouve relativement loin de l’extra centre, et les alentours sont inhabituellement calmes, comparés aux autres villes italiennes, où souvent l’activité se concentre justement autour du duomo.

En fait, nous avions considéré que la Collegiata di San Secondo, qui se trouve au centre de la ville, sur une grande place bien animée, était la cathédrale. Elle était imposante, vraiment sublime à l’intérieur, et cela ne nous aurait pas semblé illogique qu’elle soit l’édifice religieux principal.

Et bien nous nous trompions. La cathédrale di Santa Maria Assunta e San Gottardo est l’une des églises principales du Piémont. Elle mesure 82 mètres de long, pour une hauteur de 24 mètres.

L’édifice est imposant de style gothique lombard, en briques, et possède un campanile séparé.

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Pas de bol, nous sommes arrivés en même temps qu’un groupe de touristes allemands. Leur guide donnait les explications en parlant très fort, sans se soucier des personnes qui auraient eu l’idée saugrenue de se recueillir… Surprenant ! Et puis comme nous ne parlons pas allemand, nous n’avons même pas pu profiter des explications… eheh…

Malgré tout, la hauteur des murs et la splendeur des décors peints nous ont saisis. Cette cathédrale se lit comme un livre illustré !

*

La construction de la première cathédrale d’Asi remonterait au Vème ou VIème siècle, et ferait suite à la démolition de plusieurs églises antérieures, dont les matériaux auraient été réutilisé. Suite à un incendie survenu au Xième siècle, il fallut reconstruire…

Les améliorations successives furent nombreuses, comme souvent pour des édifices de cette importance. La cathédrale visible actuellement daterait du XIII-XIVème siècle.

Un sublime portail latéral fut ajouté ultérieurement. Malheureusement, il était en travaux lors de notre visite… mais cela nous fait encore une excuse pour revenir !

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Il faisait très chaud et le soleil tapait fort lors de notre visite, donc nous n’avons pas admiré l’extérieur de la Cathédrale en détails, et sommes bien vite rentrés au frais…

Asti

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L’intérieur de la Cathédrale est merveilleux… très haut, et entièrement peint. Les fresques baroques ont été réalisées par des artistes milanais : Francesco Fabbrica, Pietro Antonio Pozzi, et bolognais : Bocca.

Partout, il y a des peintures, et pourtant l’ensemble est très lumineux, très beau.

Nous avons beau ne pas être de grands connaisseurs en matière d’art, nous avons pris le temps d’apprécier les tableaux exposés dans la cathédrale…

Asti

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A chaque fois que je vois une coupole peinte, comme celle de la cathédrale d’Asti, une fois la première impression passée, je pense aux difficultés auxquelles les peintres ont dû faire face pour la réaliser… Peindre aussi haut, sur une surface courbe, quel casse-tête ! Et pourtant, le résultat est superbe, et l’on voit d’abord la beauté de l’oeuvre, avant de se rendre compte de la prouesse technique !

Asti

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Je pense que vous l’aurez compris, la visite d’Asti, et en particulier, de sa cathédrale, nous a beaucoup plu. J’espère que ce petit aperçu vous aura intéressé. N’hésitez pas à le dire en commentaire.

Je vous dis « ciao ciao » et vous quitte avec une petite image des lampadaires d’Asti, avec leurs pieds poilus !

Asti

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A presto !

 

 

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Visite de Strasbourg… by night !

Je vous avais déjà présenté la cathédrale de Strasbourg, lors d’une précédente virée alsacienne. Je ne vous parlerai donc pas de ce joyau de l’art gothique dans ce nouveau billet, et me contenterai de vous proposer quelques photos… Oui parce-que bon, vous parler de Strasbourg sans vous montrer la cathédrale, est tout bonnement impensable !

Strasbourg

Strasbourg

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A côté de la cathédrale, des sculptures récentes, représentant notamment une gargouille qui sort de terre en admirant l’édifice, ont attiré notre attention. J’ai trouvé la sculpture vraiment originale, et apprécié le fait qu’elle s’intègre dans l’espace en servant de banc… Elle est tout à fait à sa place au milieu des strasbourgeois et des touristes, qui dégustent une glace en regardant la cathédrale, flânent ou se bécotent sous les tilleuls…

Strasbourg

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Dommage que certains se sentent obligés d’ajouter leur trace sur des œuvres aussi jolies… mais bon, peut-on encore s’étonner ?

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A proximité de la cathédrale, la place Kleber est remarquable pour ses fontaines à jets, dans laquelle nous avons pu voir des enfants batifoler.

La place soit son nom au général strasbourgeois Jean-Baptiste Kléber, qui joua un rôle important lors des guerres de la Révolution française. On trouve sa statue au centre de la place, avec ses cendres conservées dans un caveau.

Strasbourg

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Au gré de notre balade, nous avons également aperçu le temple protestant, temple Neuf.

Et puis, nous avons rencontré l’église Saint Maurice, place Arnold, tout près d’un resto vegan dont je vous parlais dernièrement : VELICIOUS.

Avec son style néo gothique et son clocher très pointu, on la reconnait de loin (l’église, pas le resto vegan). Le soir, les enfants étaient nombreux à faire du vélo ou jouer au ballon sur la place, très agréable avec ses tilleuls qui apportent une ombre probablement bienvenue aux heures les plus chaudes !

Strasbourg

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Nous ne nous sommes pas approchés de Saint Paul, que nous n’avons vue que de loin, depuis notre arrêt de tram.

Strasbourg

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Dans un tout autre genre, un peu de street art…

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L’intérêt de cette photo ne réside pas dans le logo jaune, mais bien dans la façade joliment peinte. Vous l’aviez deviné !

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Et voilà pour notre tour nocturne… Ce fut bref, mais il y aura une suite, diurne et bucolique ! A bientôt !

Saint-Père, village de l’Yonne

De passage en Bourgogne le temps d’un week-end, nous avions trouvé une carte touristique, sur laquelle figuraient les principaux centres d’intérêts de la région. Et mon homme avait tout de suite repéré les Fontaines Salées à Saint-Père. Nous avons donc pris la voiture pour nous y rendre, et après quelques péripéties à cause de notre GPS qui n’était pas du tout à jour, sommes arrivés au village de Saint-Père, anciennement dénommé Saint-Père-sous-Vézelay.

Le village est vraiment charmant. Il correspond pas mal au cliché du joli petit patelin français, tel que les étrangers peuvent le rêver… avec de vieilles pierres, des vélos rouillés devant les maisons fleuries et partout, des échoppes d’artisans !

Saint-Père

Finalement, les fontaines salées se trouvaient à 1,5 km du village, et lorsque nous sommes arrivés à 12 h 40, la barrière d’accès était baissée. Nous n’avons donc pas visité ce lieu. Mais… si nous sommes arrivés « en retard » c’est parce-que nous avons été retenus à Saint Pierre. En effet, le village en lui-même méritait la visite !

D’abord, nous avons croisé l’atelier d’un tourneur sur bois, avec lequel nous avons papoté quelques minutes. Le Monsieur nous a montré ses créations, et comme l’homme le relançait sans cesse avec des questions techniques, la conversation a un peu duré. C’était vraiment très intéressant !

Nous aurions pu continuer sur notre lancée et passer à la saboterie, mais alors nous n’aurions plus eu le temps de visiter l’église…

Saint-Père

De loin, nous avions repéré un magnifique clocher gothique. Il était impossible de ne pas s’en approcher, tant l’édifice paraissait somptueux.

En effet l’église de Saint-Père est un véritable petit joyaux de l’art gothique. C’est bien simple, on croirait une cathédrale miniature ! Sa construction s’est étalée du XIIIème au XVème siècle. Le clocher mesure une cinquantaine de mètres.

Saint-Père

L’église de Saint-Pierre a connu les outrages du temps, comme sa voisine la Basilique de Vézelay. Mais tout comme cette dernière, elle fut restaurée par Viollet le Duc, à compter de 1840. Aujourd’hui elle semble ne rien avoir perdu de sa splendeur de l’époque. Elle surprend, si majestueuse au milieu d’un petit village de 300 âmes !

Même si à l’époque, le village était plus peuplé, il n’a jamais été pour autant une grande ville. La construction de l’édifice a vraisemblablement été rendue possible par la participation de nombreux et généreux donateurs.

Saint-Père

Le porche est sublime, et totalement représentatif de l’architecture gothique, avec ses arcs brisés, et ses croisées d’ogives. Dans le narthex (c’est l’entrée de l’église, sous le porche) se trouve un tombeau, de Dame Gaudri Guibourg » (1258). Il s’agit probablement de l’une des donatrices.

Saint-Père

Saint-Père

L’intérieur de l’église nous a tout de suite séduits, par sa clarté et la finesse des décors. La nef immaculée se termine sur un chœur entouré de cinq chapelles.

Saint-Père

Saint-Père

Saint-Père

Si vous appréciez les belles églises, et avez l’occasion de passer dans les parages, alors je vous recommande vivement de faire un petit crochet par Saint Père, et de découvrir l’église, qui vaut réellement que l’on s’y arrête quelques dizaines de minutes…

Saint-Père

Et si les articles sur de belles églises t’intéresses, tu peux cliquer ici, ici ou encore ici !

Visite de la basilique de Vézelay

La Basilique de Vézelay est un édifice du XIIème siècle, situé dans le département de l’Yonne (région Bourgogne Franche-Comté). Son nom est Basilique Marie-Madeleine, et elle se visite, tout comme le village de Vézelay, qui lui aussi vaut véritablement que l’on s’y attarde, pour ses anciennes bâtisses aux façades en pierres apparentes, ses jolies rues fleuries, et ses terrasses où il fait bon flâner…

Vezelay

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La basilique nous accueille, majestueuse au bout de la place principale du village.

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Surmontant la grande porte, un Christ figure dans une scène de jugement dernier facilement reconnaissable.

L’on entre d’abord par un narthex, sorte de sas qui permet de transiter entre l’extérieur et l’église en elle-même.

Le narthex, est réalisé suivant les codes de l’art roman. Il y a peu d’éléments, mais ce sont des éléments forts, qui marquent immédiatement. En l’occurrence, nous repérons immédiatement les trois tympans, sortes de demi-cercles qui ornent le haut des portes qui mènent dans la basilique.

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Ils représentent de grands épisodes des évangiles : Visitation, Ascension, etc…

Au centre, un Christ nous accueille, mains ouvertes, et nous invite à entrer dans la basilique.

Notre guide nous fait remarquer que les mains du Christ sont avancées vers nous, et plus grandes que son visage, pour donner une vraie image de grandeur.

Il est entouré des signes du zodiaques, des travaux de chaque mois, qui sont autant de récupérations des signes païens de l’époque. Le but ? Proposer des symboles auxquels le public de l’époque est habitué.

On reconnait aussi des représentations des différents peuples, qui signifient que les prophètes rependent la bonne parole dans le monde entier.

Basilique de Vézelay #Yonne #Bourgogne #France

Il faut se rappeler que pendant longtemps, les églises se lisaient comme des « BD ». L’imprimerie n’ayant pas encore été inventée, et de toute façon la population était dans sa majorité analphabète, il fallait donc avoir des illustrations sur lesquelles s’appuyer pour enseigner le catéchisme !

De nos jours mieux vaut avoir un bon guide pour décrypter les symboles romans, auxquels ne ne comprenons plus grand chose. Cela tombe bien, des visites guidées sont organisées tous les jours à Vézelay !

Chacun laisse la somme qu’il souhaite en fin de visite.

Notre guide était une religieuse passionnée et passionnante, qui nous a présenté la basilique pendant environ 1 h 30, détaillant les tympans, la nef, puis le chœur.

La basilique était toute petite au départ, mais a été agrandie, grâce à l’affluence des pèlerins qui venaient voir les reliques de Marie-Madeleine. Il faut dire que Vézelay était alors un haut lieu de la chrétienté, situé sur le chemin de Compostelle. Le fait que des reliques de Marie-Madeleine y soient exposées a contribué au rayonnement de ce lieu.

Mais au fil des années, d’autres reliques « concurrentes » ont nuit à la réputation de celles de Vézelay. C’est ainsi que la basilique a été peu à peu abandonnée… Heureusement elle fut restaurée par Viollet le Duc.

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Passons les portes du narthex, et découvrons l’intérieur de la basilique !

Actuellement, l’église est en superbe état. On est surpris par la clarté, peu habituelle dans des nefs romanes ! Celle de Vézelay mesure 62,5 mètres de long. Notre guide nous fait estimer la hauteur… 20 mètres par ici, 30 mètres renchérit un autre visiteur… difficile à dire… La réponse est « seulement » 18,55 mètres. Et pourtant elle parait bien plus haute cette basilique ! On se sent réellement tout petit une fois à l’intérieur.

Les nombreuses fenêtres latérales et l’utilisation de pierres claires de la région y sont pour quelque chose dans la sensation d’immensité.

Tous les ans pendant le solstice d’été, un jeu de lumière se produit. La lumière qui pénètre par les fenêtres latérales forme un chemin lumineux tout au long de la nef, comme pour inviter le visiteur à rejoindre le chœur.

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Notre guide nous a expliqué que cela avait été étudié et n’était nullement le fruit du hasard. Et l’on imagine les maux de tête qu’ont dû s’imposer les Ingénieurs de l’époque, qui ont calculé l’angle à donner aux fenêtres pour réaliser cette prouesse…

Lors de notre visite, le 25 juin nous aurions dû pouvoir admirer le chemin de lumière… mais malheureusement, le soleil n’était pas assez coopératif, et il a fallu nous contenter de regarder les photos du phénomène observé l’année précédente !

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La nef de la basilique correspond aux techniques de l’art roman. L’on trouve des arcs classiques, totalement arrondis, et les voûtes au plafond sont des voûtes d’arêtes. Vous le voyez ci-dessous, entre les arcs, l’on a comme des grandes croix.

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Le chœur, au bout de la nef donc, est réalisé lui, selon le style gothique.

Vous pouvez constater que les arcs sont brisés, pour plus de résistance, et que les voûtes en ogive remplacent les voûtes d’arête. Là encore, les bâtisseurs ont utilisé une pierre locale, un calcaire très blanc.

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Le chœur est très sobre, très dépouillé. Pourtant, la symbolique est bien là, dans la géométrie, dans le calcul même. Ce n’est pas parce-que l’on ne voit ni sculptures ni peintures donnant à voir des symboles très imagés, qu’il n’y a aucune symbolique ! Par exemple, vous ne le verrez pas forcément bien sur la photo ci-dessus, car j’ai moi-même eu du mal à le voir en vrai, mais l’un des pilier est carré quand les autres sont arrondis. Ce pilier carré représente… Judas ! Pas facile à deviner pour nous, mais apparemment, pour les croyants de l’époque cela faisait parfaitement sens ! (Ce pilier se sur la partie droite de la photo).

Au fond de l’église, l’on peut descendre un petit escalier, et se baisser un peu si l’on mesure plus d’un mètre 60, pour pénétrer dans la petite crypte, et se recueillir devant les reliques de Marie-Madeleine.

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Il y aurait encore énormément à dire sur cette basilique, mais il faut bien penser à mettre un point final à cet article à un moment donné ! Alors je vous remercie pour vos lectures et vous dis à très bientôt pour de nouvelles découvertes ! En attendant, n’hésitez pas à commenter.

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Les Sampietrini romains

Dans les premières pages de Volevo Solo Andare a Letto Presto de Chiara Moscardelli, l’héroïne du roman se retrouve avec une chaussure cassée, car l’un de ses talons s’est pris entre deux « sampietrini« . Ne connaissant pas ce terme, et bien que le contexte me permette de deviner son sens, j’avais interrogé le dictionnaire de ma liseur électronique.

Les sampietrini (ou Sanpietrini) sont en fait les pavés typiques de certaines villes italiennes, Rome en tête, faits de basaltes. Ce sont de gros blocs irréguliers, qui tirent leur nom de la place Saint-Pierre du Vatican, dont ils sont un emblème.

Sur le site officiel de la ville de Rome, une page leur est consacrée, et nous apprend que chaque bloc cubique mesure 12 centimètre de côté, pour 17 centimètres de haut, et pèse 3 kilos !

Ils offrent plusieurs avantages que l’on aurait tendance à oublier puisque l’on voit plus facilement les aspects négatifs : cela glisse, le sol est irrégulier, et les talons se prennent dans les interstices. Mais rappelons tout de même que ces pavés en plus d’être jolis, ne recouvrent pas totalement le sol, et laissent ainsi circuler l’eau. Ils s’adaptent aux irrégularités du terrain, et sont très très résistants.

A l’époque des carrosses, c’était fort pratique, bien qu’un peu bruyant… De nos jours, les sampietrini sont peu adaptés à la circulation des deux roues, ou  même des voitures… mais comme les Fiat 500 (les anciennes du moins), ils font partie du paysage romain, et personne (de sensé) ne voudrait les voir disparaître !

 

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San Giovanni in Laterano – Rome

La basilique San Giovanni in Laterano, Saint-Jean-de-Latran en français, est l’une des quatre basiliques majeures de Rome (avec Saint-Pierre, Saint-Paul-hors-les-murs et Sainte-Marie Majeure).

San Giovanni in Laterano porte le titre de omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput, qui se traduit par «mère et tête de toutes les églises de la ville et du monde».

Comme les trois autres basiliques majeures, elle possède une porte sainte, qui est ouverte au début de chaque année sainte (tous les 25 ans, et parfois de façon exceptionnelle. L’année 2016, année de la miséricorde, était une année sainte, qui s’est terminée le 20 novembre).

La porte sainte est murée à la fin de chaque année sainte, et rouverte à la prochaine année sainte.

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Voici la façade de Saint-Jean-de-Latran, telle que nous l’avons découverte lors de notre première visite. En effet, la basilique était proche de notre hôtel (à moins que ce ne soit l’hôtel qui ait été proche de la basilique… :-p Ceci explique que nous soyons passés plusieurs fois à proximité).

La basilique a un statut très particulier. Elle est la propriété du Vatican, alors qu’elle ne se situe pas sur le territoire du Saint Siège.

Douze conciles y eurent lieu pendant le Moyen-Âge et la Renaissance, et c’est ici que Charlemagne se fit baptiser, en 774. Rappelons que son sacre se déroula lui, à Saint-Pierre, au Vatican, le 25 décembre 800.

C’est ici aussi que furent signés les fameux accords du Latran, qui fixent les relations entre l’État italien et le Vatican, en 1929.

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Sur la place voisine, l’on trouve le plus grand obélisque de Rome…

La construction de la basilique a débuté sur commande de l’Empereur Constantin, et l’édifice a été consacré en 324, deux ans avant Saint-Pierre. Elle s’est effectuée sur les anciens terrains d’une famille du nom de Laterani, d’où le nom de la basilique.

Le bâtiment que l’on connait aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec la basilique de Constantin, car il a été plusieurs fois endommagé, par les ennemis ou par des phénomènes naturels (tremblements de terre). Le cloître, dont la visite est payante, est la partie la plus ancienne. Il date du XIIIème siècle.

Roma

Il faut savoir que la papauté n’a pas toujours siégé à Saint-Pierre, et qu’avant de s’installer dans l’actuel Vatican, le pape était au Latran ! Ce fut vrai du IVème au XIVème siècle, jusqu’à l’exil à Avignon.

La façade est en travertin, comme le Colisée, et a été réalisée entre 1732 et 1735.

Entrons, et découvrons l’intérieur de la basilique, surprenant par son immensité, et par la richesse des décorations, en style baroque.

San Giovanni in Laterano - ROMA

 

C’est Francesco Borromini qui fut chargé de décorer l’intérieur de la basilique, à compter de 1650. La nef est longue de 130 mètres (c’est grand, croyez-moi !), et sur les côtés, nous pouvons admirer des statues des apôtres.

Borromini a conservé le sol, en marbre et remontant à la période médiévale, ainsi que l’impressionnant plafond en caissons peints. Ces caissons sont en bois sculpté, et doré…

San Giovanni in Laterano - ROMA

Dire que tout cela est « beau » serait un euphémisme. En photos, vous le voyez, la basilique est somptueuse, mais ce n’est rien comparé au sentiment que l’on ressent en la découvrant pour de vrai…

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

Il y aurait encore énormément à dire sur la basilique du Latran, mais je pense que vous trouverez d’autres sites bien documentés si l’envie vous prend de compléter ce que je vous ai déjà présenté…

Pour ma part, je vous propose de terminer sur quelques photos…

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

Statue de bois de Vierge à l’enfant, donnée à la basilique par le Pape François

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

San Giovanni in Laterano - ROMA

A bientôt, pour de nouvelles découvertes romaines, mais aussi pour des avis livres et films of course !

Ces clichés sur l’Italie…

Aujourd’hui c’est un billet culturel que je vous propose, pour commencer à démonter les clichés qui pèsent sur l’Italie en général, sa cuisine, ses habitants, ses villes etc… ! C’est parti ? Andiamo! (Et pas « vamos » qui est de l’espagnol s’il vous please.)

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Place du marché de Roccabianca, province de Parma

 

Il n’y a pas une Italie mais plusieurs.

Tout d’abord, pour bien comprendre l’Italie, il faut garder à l’esprit que le pays n’est pas uni et centralisé comme peut l’être, au hasard… euh, tiens, la France !

L’unification italienne ne date que du dix-neuvième siècle, et même si cela commence à dater un petit peu, les différentes régions qui composent la botte conservent une identité qui leur est propre. Vous me direz qu’en France aussi, un lorrain et un provençal n’ont pas tout à fait la même culture, le même mode de vie, mais en Italie les différences régionales sont encore probablement plus marquées…

*

Des dialectes encore bien présents

Il y a énormément de dialectes régionaux, qui sont encore utilisés, et parlés même par des jeunes. Les italiens parlent bien-entendu l’italien scolaire, celui que l’on entend dans les médias, mais ils connaissent aussi pour la plupart un italien régional, qui varie d’une région à une autre, parfois d’une province à une autre.

Coucher de soleil sur #Medesano - campagne parmesane - Italie

Medesano, province de Parme

 

Les italiens sont machos, ou pas

Le terme « macho » vient de l’espagnol, et désigne tout bêtement un mâle. Les clichés peuvent être tenaces, notamment celui de l’italien macho, infidèle et jaloux. Si vous aussi vous pensez que l’homme transalpin est forcément un homme des cavernes, il serait peut-être temps de sortir de chez vous. Si si, je vous assure. Vous trouverez des machos en Italie, comme vous pouvez en trouver en France, mais ce n’est pas la norme.

Il y a des italiens jaloux. Il y a des italiens misogynes. Mais il y a aussi des français jaloux, des français misogynes. Ce n’est pas une généralité/fatalité et fort heureusement !

Ceci dit, il me semble que le pays a encore à faire en termes d’égalité hommes-femmes, et de sexisme. Mais est-il le seul ? Pas sûre…

Pour un petit aperçu de ce que peuvent être les relations homme-femme en Italie à notre époque, voici quelques références de films et bouquins à découvrir :

*L’Ultimo Bacio (Juste un baiser), sorti en 2001. Il met en scène un groupe de trentenaires, dont plusieurs sont en pleine crise de couple…

*Les romans populaire (ce n’est pas un gros mot) de Fabio Volo, parmi lesquels Il Giorno in Più. C’est facile à lire, et quand on en a lu un, on les a à peu près tous lus.

 

Puisque l’on parle de misogynie, laissez-moi vous dire un petit mot sur le concours de Miss Italie (non je ne dis pas que les concours de miss sont misogynes). On aime ou pas les concours de miss, là n’est pas la question. Force est de constater que ces concours renseignent parfois largement sur la place de la femme dans un pays… Et bien en Italie, en 2016, une miss « Curvy » (comprenez qui ne rentre pas dans un slim taille 36), est arrivée première dauphine. Paola Torrente s’habillait en 42, Mamma Mia !

Certains journaux ont jugé cela encourageant d’arriver aussi haut dans le classement en assumant ses formes, à l’image de la Stampa, alors que d’autres se sont indignés que l’on puisse imposer à tous, la vision d’une miss qui ne correspond pas aux codes habituels…  Selon ces journaux, Paola débordait de son body. Vous trouvez que cela déborde vous ?!

L’Italie… ce pays que l’on associe aux brunes pulpeuses, à Sophia Loren, à Monica Bellucci, a vu ses codes de beauté évoluer apparemment. Vous me répondrez, la France aussi, si on compare sur la même période !

Ci-dessous, voici miss Italie 2014 lors de son sacre…

Et miss Italie 2014 maintenant…

Les italiens sont classes

Oui. Mais pas toujours.

C’est une image qui colle à la peau des italiens. Ils sont réputés pour leur goût en matière de vêtements notamment. Certes, il y a une foule de grosses marques luxueuses originaires d’Italie (il faut vraiment que je les cite ?) mais dans la rue, vous pourrez être surpris de voir des jeunes femmes en jeans troué et T-shirt larges, et des garçons aux coupes de cheveux totalement improbables. Oui, en Italie aussi.

Ceci dit, il me parait indéniable de dire que les italiens prêtent malgré tout une attention particulière au paraître. D’ailleurs, la balade (passeggiata) est originaire d’Italie et ce n’est pas un hasard. En Italie on se balade, en famille le dimanche et les jours fériés, et on met rarement son jogging en molleton pour le faire…

 

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Il n’y a pas que la pasta et la pizza dans les assiettes !

Roma

Certes, on mange souvent des pâtes en Italie, sous toutes leurs formes, et avec des accompagnements variés, qui font que l’on ne s’en lasse pas. La pasta c’est en moyenne une fois par jour… Dans les supermarchés italiens, le rayon pâtes est bien fourni, et on n’a pas un choix binaire entre spaghetti et coquillettes.

Au resto, vous ne commanderez pas des « pâtes à la carbonara » mais des linguine (non il ne manque pas un « s » au bout), des penne, des farfalle ou des spaghetti. On précise le type de pâtes, et on ne choisit pas une variété au pif, sans se soucier de la sauce. Les pâtes à rainures retiennent la sauce que les lisses par exemple…

Il y aurait énormément à écrire sur les pâtes, pour vous parler des pâtes fraîches, de la vraie carbonara, qui ne se prépare pas avec la crème (sacrilège), du pesto de Gênes, de la cuisson al dente, mais ce serait très très long… Vous seriez surpris d’apprendre que oui, on peut cuisiner des pâtes au beurre, surtout dans le nord, où l’huile d’olive n’appartient pas à la tradition.

Pastaway

 

N’empêche, qu’il n’y a pas que les pâtes dans les assiettes italiennes. Les italiens consomment aussi du riz (sans blague) l’Arborio ou le Carnaroli cela vous parle ? Et si je vous dis « risotto » ?

Accrochez-vous, on trouve aussi en Italie, du pain. Il n’est pas compliqué de dénicher une boulangerie, et d’acheter du pain, avec un choix presque aussi vaste que chez nous, sinon plus. Dans la plupart des magasins on trouve un rayon boulangerie, avec des pains à la pièce, déclinés en nombreuses variétés (pain de seigle, pain complet, pain arabe, …). Bien-sûr, s’y ajoutent les focacce, originaire de Ligurie, et les pizze vendues au rayon libre service, qui ressemblent à des foccacie, avec des garnitures à base de sauce tomate, olives, parfois charcuterie, etc…

La pizza est originaire de Naples. Elle se déguste dans tout le pays, avec des variantes selon les régions. Si à Naples, elle est généralement énorme, avec une pâte épaisse, dans le nord, ses dimensions sont plus modestes, et sa pâte fine.

La pizza est généralement appréciée le dimanche soir, entre amis ou en famille. Elle est idéale pour les repas en terrasse, mais peut aussi être grignotée à la tranche (al taglio), en vitesse. On l’achète alors dans des boulangeries ou fast food, qui proposent la tranche de pizza à emporter.

 

La Mamma

Non, les italiennes ne sont pas toutes des brunes incendiaires à la longue et lourde chevelure façon Monica Bellucci.

Il y a aussi des petites blondes.

Il y a des italiennes aux yeux bleus.

Il y a des Mamma comme on les imagine, plantureuses et qui parlent fort.

Et il y a des Mamma passe-partout, plus ou moins grandes, plus ou moins brunes, plus ou moins minces, avec des lunettes, avec des baskets, avec des cheveux courts, avec des tatouages, avec du vernis à ongles bleus, ou pas. Bref. C’est un peu comme en France. Nous n’avons pas tous un béret et une baguette de pain sous le bras.

 

Les italiens sont extravertis, ou pas.

On a souvent l’image de l’italien qui parle fort, en faisant de grands gestes avec les mains. Il suffit de regarder autour de soi dans la rue pour constater que ce n’est pas une légende. Il existe. Il n’est pas compliqué de voir des italiens en grande conversation, hyper animée, sur les places des villages, chez eux, même parfois dans les églises. Mais je vous assure, les italiens timides existent aussi. Si si, j’en ai vu.

Globalement, je crois pouvoir affirmer sans me tromper, que les italiens du nord sont moins extravertis que ceux du sud. Mais là encore, j’insisterai sur le « globalement » car il ne s’agit pas de dire que tous les italiens du sud sont extravertis, et que tous ceux du nord sont ultra ouverts. J’ai déjà rencontrés des piémontais super bavards, et à l’inverse, des napolitains renfermés.

 

Et ça par contre, c’est vrai…

Les italiens boivent du café. OK, pas tous, et certains boivent de l’instantané pas bon. En Italie aussi il y a des gens qui sucrent le café, et généralement dans les bars, on trouve des sachets de sucre sur les tables, mais aussi de l’édulcorant.

Le café a beau être un grand symbole de l’Italie, il peut connaître des variantes, et être consommé avec de l’orge (orzo), du lait végétal à la place du lait de vache, etc etc…

Infusion en cours...

Et si malgré tout vous souhaitez commander du thé dans un bar italien, souvent on vous servira un sachet d’English Breakfast accompagné d’une rondelle de citron…

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Ce sera tout pour ce premier billet sur le thème. On aurait pu continuer et parler de la religion, des magasins, de la télé italienne, de la politique, de la météo, de tout en fait.

Mais je pense qu’il faut savoir dire stop au bon moment, quitte à continuer dans un second billet.. à voir si le thème vous amuse, et vous fait réagir ! Ciao ! 🙂