Journal d’un incorrigible éditeur…

C’est sur une belle étagère de book crossing, à l’hôtel Maggiore de Bologne, que j’ai rencontré ce livre (en italien) : Diario di un editore incorreggibile. Je n’en avais jamais entendu parler et ne connaissais pas l’auteur, Mario Cassini.

Le résumé m’a tout de suite tentée. Un livre écrit par un Éditeur, au sujet de son job, quand on aime passionnément les livres cela attire forcément, non ?

Dans ce petit livre (une centaine de pages) l’auteur nous relate comment il est devenu Éditeur, et ce que cela signifie réellement de tenir une maison d’édition.

Il nous détaille ses différentes missions, raconte pourquoi il a choisi cette voie, et en quoi il a pu être déçu par rapport à ce qu’il imaginait.

C’est intéressant, et l’écriture est plaisante. Donc le livre se lit rapidement.

J’ai regretté que certains passages se répètent un peu, notamment quand l’auteur parle de l’aspect paperasse qui prend le dessus sur la lecture et le vrai plaisir de lire. Mais ce n’était pas non-plus insupportable…

J’aurais aimé rencontrer plus d’anecdotes amusantes. Disons que je m’attendais à un livre marrant, et qu’en réalité c’est surtout un témoignage, léger mais pas humoristique.

Le fait de découvrir la réalité qui se cache derrière un métier qui pourrait faire fantasmer est fort intéressant.

Si le thème vous tente et que vous lisez en italien, alors laissez-vous tenter !

Les Heures souterraines – Delphine de Vigan

Il y a fort longtemps que je disais que je voulais lire un roman de Delphine de Vigan. A force d’en entendre et surtout d’en lire du bien, il fallait bien que je prenne le temps de le faire !

C’est en Italie que j’ai trouvé son roman Les Heures souterraines, en version traduite. J’ai hésité un petit peu… lire un roman français, traduit en italien, alors que ma langue maternelle est le français… cela n’a pas forcément beaucoup de sens. Oui, oh, et puis ?

Donc sans plus tergiverser, j’ai acheté mon bouquin en italien, et me suis plongée dans la lecture !

Mantova 2017

Le Ore Sotterranee, devant le duomo de Mantova

*

Mathilde est maman de trois garçons, qu’elle élève seule en banlieue parisienne. Tous les jours, elle part travailler en transport en commun. Elle rejoint le bureau, et son patron Jacques. Pendant huit ans, ce travail a donné un sens à sa vie, mais un beau jour, Jacques s’est mis à détester Mathilde et à lui rendre la vie impossible, de façon très insidieuse.

D’abord, il a supprimé les réunions informelles, a commencé à lui faire des remarques sur son air fatigué, sur le fait qu’elle partait tôt du bureau, sur ses retards. Puis il a cessé de l’inviter aux réunions importantes, de l’inclure dans les projets.

Mathilde s’est retrouvée au placard, seule et sans aucun but.

Thibault lui, travaille aux Urgences. Mais ce qui occupe ses pensées, plus que son métier, c’est Lila. Il l’aime à la folie, mais c’est justement là tout le problème, car apparemment la jeune femme ne l’aime pas en retour.

Il a son corps, mais pas son cœur…

Aussi perdus l’un que l’autre, Mathilde et Thibaut vont se croiser un 20 mai.

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Ce roman m’a beaucoup plu. J’ai aimé l’histoire finalement très simple ; une histoire de deux personnes paumées chacune à leur façon, dont on suit le quotidien. La plume est légère, et se fait oublier au profit des personnages, que nous apprenons à découvrir petit à petit.

C’est un roman qui n’est pas forcément très joyeux, mais garde une belle part d’espoir et de beauté. Je l’ai trouvé très agréable à lire, et ai oublié que je le lisais en italien, tant la lecture a été facile.

Je vous recommande ce roman.

 

Ho Voglia di Te – Federico Moccia

C’est parce-que je l’ai trouvé par hasard et pour 2 € chez Emmaüs, que j’ai acheté ce livre. Il est rare de dénicher des romans en italien à ce prix là en France (et même en Italie d’ailleurs) donc je n’ai pas trop hésité, même si l’histoire semblait bien cucul la praline. Il faut dire que j’avais déjà lu Scusa ma ti chiamo Amore, un pavé du même auteur. Et même si je l’avais terminé, il ne m’avait pas laissé un souvenir monumental. Mais bon, j’aime bien lire en italien.

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Ho Voglia di Te est en fait la suite de Tre Metri sopra il Cielo (trois mètres au dessus du ciel), un roman traduit en français, adapté en film, qui parle d’un sujet vieux comme le monde : la rencontre et l’amour fou entre deux jeunes gens issus de milieux sociaux très contrastés.

Tu vois Cendrillon ? Tu inverses, puisque là c’est la fille qui est plus élevée socialement ; tu transposes dans notre millénaire, et ça donne plus ou moins Tre Metri Sopra il Cielo. Bon. Et bien Ho voglia di Te, en est la suite.

On retrouve les jeunes gens déjà présentés dans le premier roman (que je n’avais pas lu) : Stefano (dit Step) et Babi, et ils ont grandi depuis le tome 1. Step rentre de deux ans passés aux Etats-Unis, et Babi s’apprête à se marier…

Nouvelle tête : Ginevra déboule là au milieu, et fait chavirer le cœur de Step.

Et là on découvre, que sous des aspects violents, Step est en fait un vrai tendre, qui n’attendait que Ginevra pour révéler son côté Bisounours.

Oh purée, ce livre est long… long comme un jour sans pain, et inintéressant au possible. C’est une mauvaise comédie romantique, avec un côté comédie très peu marqué, et un côté « romantique » vraiment singé. Il n’y a aucun suspens, aucune subtilité. Les personnages sont insupportables. Celui de Ginevra n’est absolument pas crédible.

J’ai perdu mon temps avec ce bouquin ! Je n’en perdrai pas plus à essayer de nuancer mon avis. Désolée !

Cosa sognano i pesci rossi – Marco Venturino

Ce roman en version originale, je l’ai trouvé chez un bouquiniste de Ferrara, pendant mes vacances estivales !

Je ne connaissais pas du tout l’auteur, mais le résumé au dos du livre m’a donné envie.

Je vous le dis tout de suite, il ne semble pas que le livre ait été traduit en français à l’heure où j’écris ces lignes… C’est fort dommage car vraiment, il aurait mérité !

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FERRARA

Le livre, dans son environnement naturel… à Ferrare, où je venais de l’acheter ! :p

Ce roman d’un peu moins de 250 pages nous offre une narration à deux voix. Nous alternons les chapitres racontés par un Médecin des soins intensifs, le docteur Gaboardi et ceux rapportés par l’un de ses patients Pierluigi Tunesi.

Le second a été opéré d’un cancer du poumon à un stade avancé, et se retrouve dans un état végétatif, incapable de communiquer, relié à différentes machines qui le maintiennent en vie sans grand espoir d’amélioration de son état.

Le Professeur Fulgenzi, qui a opéré Tunesi, est une star de l’hôpital. Il a voulu tenter l’opération que personne n’aurait faite à sa place, pour sa renommée… mais quand celle-ci a échoué, et que son patient a failli y rester, il l’a vite refourgué à son collègue Gaboardi

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L’auteur, Marco Venturino, est chef du service d’anesthésie et de soins intensifs de l’institut européen d’Oncologie de Milan.

On comprend donc facilement pourquoi son roman est si criant de vérité, et si instructif ! Il nous permet de découvrir les « coulisses » de l’hôpital, et notamment les rapports humains qui s’y jouent, entre soignants d’une part, mais aussi entre l’équipe médicale et les patients et leurs proches.

J’ai trouvé cette lecture absolument passionnante. Elle m’a permis de me mettre à la place du patient, qui ne peut pas communiquer avec son entourage, et essaie de saisir un maximum de ce qui se passe autour de lui. Elle m’a aussi permis de me mettre dans la peau des médecins, dont certains comme Gaboardi sont totalement désabusés, et tentent malgré tout de survivre eux-aussi, et de donner un peu de sens à leur quotidien.

C’est un livre dur, émouvant, criant de vérité. La plume de l’auteur se fait oublier, distillant un récit fort bien écrit, mais pas non-plus trop littéraire.

FERRARA

Les chapitres sont courts et j’étais souvent tentée d’en lire encore un, puis encore un, et encore un autre, même s’il était l’heure de dormir…

Je ne peux que vous conseiller ce livre si vous lisez en italien, ou souhaiter qu’il soit rapidement traduit, pour vous donner la possibilité de le découvrir en VF !

L’élégance du Hérisson

C’est en me baladant dans une librairie de Mantova (en Italie) que j’ai trouvé ce roman français, proposé à -50 %, car d’occasion. Lire un roman français, traduit en italien, je me suis dit que c’était un peu cucul la praline… et puis finalement, je l’ai acheté malgré tout. Passons.

Mantova 2017

J’ai un peu tardé avant d’entamer ma lecture, et me suis plongée dans cette histoire en plein mois de janvier frisquet. Mais je ne pense pas que la météo ait été la seule coupable, si ce roman m’a laissé un peu… de glace.

Car en effet, malgré le succès rencontré par ce livre (prix des libraires 2007, traduit en 34 langues, adapté au cinéma avec Josiane Balasko dans le rôle principal) j’ai été un poil déçue.

Commençons par le début.

C’est l’histoire de Renée, cinquante-quatre ans, veuve, Concierge depuis vingt-sept ans dans un immeuble bourgeois parisien.

Vue de l’extérieur, Renée est l’archétype même de la Concierge selon ses propres dires.

Elles ne parle pas beaucoup, ne prend pas soin de son apparence, et s’arrange pour passer volontairement pour une inculte.

En réalité, elle a des goûts à l’opposé de que l’on peut imaginer. Elle aime le cinéma japonais, la littérature classique, et se révèle bien plus instruite que tous les autres occupants bourgeois de son immeuble.

Dans l’immeuble justement, il y a aussi Paloma, jeune fille qui vit avec ses bourgeois de parents, et sa frangine prénommée Colombe. Paloma est à part elle-aussi…

***

Si ce roman ne m’a pas emballée plus que cela, c’est en grande partie car le récit de Muriel Barbery manque cruellement de nuance. Dès le départ, on a les gentils d’un côté (Renée, Paloma et quelques rares personnages secondaires) et les vilains de l’autre. Les gentils restent gentils, et les vilains… et bien restent vilains.

Petit à petit, nous découvrons toute la galerie de personnages et suivons l’évolution de leurs relations entre eux. Il y a les petites gens, tous adorables, et les bourgeois, pour la plupart méprisants donc détestables. Et puis il y a quelques exceptions, pour confirmer la règle. C’est tout.

Et puis, il ne se passe rien de bien folichon. On reste toujours profondément enfouis dans les clichés…

L’idée d’une concierge particulièrement cultivée, qui jouerait les niaises pour avoir la paix, pourquoi pas… Mais il faudrait tout de même plus pour faire un roman, non ?

Alors bon, l’Élegance du Hérisson n’est pas fondamentalement un mauvais livre. Mais je n’ai pas été transportée par l’histoire malgré tout. Vous l’aviez compris je pense…

L’Amour Harcelant – Elena Ferrante

On parle énormément de la mystérieuse Elena Ferrante, suite à l’énorme succès rencontré par ses romans de la série l’Amie Prodigieuse. Je m’étais donc dit que je profiterais de mes vacances en Italie pour dénicher ces romans, en VO. Mais voilà, dans les rayons de la Feltrinelli, je me suis rendu compte qu’avant de publier ces fameux livres, Elena Ferrante avait écrit d’autres romans… à commencer par L’amore molesto, en 1992.

Autant aller dans l’ordre me suis-je dit ! Je suis donc ressortie de la librairie avec mon joli livre bleu sous le bras, et l’ai entamé le soir même…

Le titre original est l’Amore Molesto, autrement dit, l’amour importun, l’amour gênant. En français, il devient l’Amour Harcelant.

Tout commence lorsque la narratrice Delia, reçoit des appels de sa mère Amalia, qui l’informe qu’elle arrivera en retard pour son anniversaire. Amalia a bien pris le train comme prévu, mais n’arrivera jamais à destination.

On retrouvera rapidement son corps, échoué sur une petite plage où la famille aimait se rendre en vacances. Amalia est presque nue. Elle porte uniquement un soutien-gorge luxueux, qui ne correspond pas aux habits que Delia a l’habitude de la voir porter, et tous ses bijoux…

La vieille dame ne parait pas avoir été violentée. Mais alors, que s’est-il passé ?

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Le roman se lance rapidement, et l’on découvre à la fois le personnage de Delia, et celui de sa mère. Les deux femmes étaient proches l’une de l’autre, puisque la mère visitait régulièrement sa fille. Et pourtant, cette apparente proximité n’empêchait pas une grande distance, une sorte de froideur.

Delia ne parait pas bouleversée par la disparition de sa mère. Elle observe les événements comme si elle était étrangère à tout cela.

Par touches, elle remonte le temps, se remémore des instants du passé, pour essayer de comprendre comment sa mère a bien pu se noyer, dans quelles conditions, avec qui ?

*

 

Le récit est assez complexe, et j’ai été déstabilisée par sa construction. On retourne avec Delia sur les lieux de son enfance, et l’on y découvre différents protagonistes.

Il y a d’abord le père, un homme jaloux maladif et violent, qui bat Amalia. Puis, Caserta, initialement apporteur d’affaires pour le père, qui devient une sorte d’ami-amant d’Amalia…

Le récit est cru, parfois violent. Delia fouisse dans ses souvenirs, et aidée par les lieux, les odeurs de son enfance, elle exhume des détails trop longtemps enfouis, qui l’aident à se rappeler et à comprendre des instants vécus lorsqu’elle était encore toute jeune.

En reconstituant l’histoire de sa mère, Delia redécouvre des souvenirs d’enfance, parfois douloureux, et voit remonter à la surface des passages intenses vécus avec sa Amalia.

On découvre une Amalia forte et fragile à la fois, pleine de mystère. L’opposition entre elle et sa fille est flagrante. Amalia est une séductrice, une femme qui plait spontanément, parfois sans même le vouloir, juste en étant, tandis que Delia apparaît incapable de plaire au premier regard.

Elena Ferrante nous donne des détails à priori insignifiants, qui mis les uns au bout des autres, nous font vivre l’histoire, nous aident à nous plonger dans l’ambiance. Elle évoque les odeurs, la sueur des gens dans les transports en commun, les corps qui se touchent, les sensations de Delia.

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L’histoire en elle-même est réellement intéressante. Mais je ne m’attendais pas à cela. En fait, je pense que j’ai lu ce roman au mauvais moment, en plein dans mes vacances. Je cherchais du léger, du beau, et ce n’était clairement pas quelque chose que je pouvais trouver dans l’Amore Molesto !

Je ne dirais donc pas que ce livre est mauvais. Mais il faut savoir à quoi s’attendre, et le lire au bon moment. Je l’aurais probablement plus apprécié si je l’avais ouvert en sachant qu’il s’agissait d’un roman profond, à lire tranquillement, à tête reposée !

 

Aspirapolvere di Stelle – Stefania Bertola

J’ai trouvé ce roman en italien sur une étagère de book crossing, dans un hôtel de Bologne. Le résumé au dos était tentant, et donc je me suis plongée dans la lecture…

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Nous sommes dans une ville du nord de l’Italie, qui n’est jamais clairement nommée mais ressemble à mon sens grandement à Turin.

Ginevra, Arianna et Penelope travaillent ensemble dans leur propre petite entreprise de services à la personne, Le Fate Veloci (c’est un jeu de mot qui peut vouloir dire Fées Rapides et/ou Faites vite !). Ginevra est une belle blonde, veuve et passionnée de jardinage. Arianna, mariée et maman d’un jeune garçon à l’imagination débordante, s’occupe de cuisine. Quant à Penny, délicieusement naïve et spontanée, elle prend en charge les tâches de nettoyage.

Ce jour là, les fées  du logis reçoivent un appel original. Un mystérieux inconnu leur fixe un rendez-vous pour une mission bien particulière.

Il s’agira de s’occuper de la maison d’un auteur très connu, qui viendra loger quelques semaines avec sa Maîtresse du moment…

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Ce roman de 300 pages se lit facilement, et permet de passer un bon petit moment de détente. Il ne sort pas des sentiers battus, et sera rapidement oublié. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas le lire du tout !

Les personnages sont plutôt sympathiques, surtout celui de Penny, toujours très premier degré, candide et donc amusant à souhait.

L’intrigue entre Ginevra-Arianna et l’auteur m’a un peu lassée. On peut comprendre que le succès de cet auteur le rende irrésistible auprès de la gent féminine, mais cet aspect du roman n’a pas un énorme intérêt. Arianna m’a rapidement agacée dans son rôle de femme qui rêve d’adultère, pour fuir son quotidien de maman peu épanouissant.

Le roman se lit facilement, et ne manque pas de rebondissements grâce aux nombreux personnages secondaires, qui apportent des intrigues parallèles, et relancent le récit de façon régulière.

Je dirais que c’est une bonne lecture, amusante et légère !

 

Enquête à l’italienne… Un Giorno Perfetto per Uccidere

Aujourd’hui je vous présente un roman giallo, c’est à dire « jaune« . C’est ainsi que l’on désigne un polar italien, en référence à la couleur de couverture de ce genre littéraire. Un Giorno Perfetto per Uccidere (Un Jour Parfait pour Tuer) est un thriller de Mario Mazzanti, que j’ai acheté en version papier lors de mes vacances en Italie. Malheureusement, si vous ne lisez pas l’italien, vous ne pourrez pas profiter du talent de Mazzanti, car à ce jour, son oeuvre n’est pas traduite. Mais je voulais néanmoins vous en parler, car j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Un Giorno Perfetto per Uccidere nous emmène dans le nord de l’Italie, dans un village lombard, où un crime parfaitement ignoble a été commis. La petite Ami, jeune fille d’origine sénégalaise, a été tuée et on a retrouvé son corps, amputé d’un petit doigt.

Le Commissaire Sensi mène l’enquête, aidé de son vieille ami et Criminologue renommé, Claps.

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Ce livre m’a beaucoup plu car il m’a apporté tout ce que j’attends d’un bon polar. D’une part, même s’il débute sur une sordide affaire d’assassinat d’enfant, il ne part pas trop dans les détails insoutenables. Ensuite, le contexte est clairement exposé, et les personnages sont présentés avec soin, ce qui fait que je ne me suis jamais mélangé les pinceaux. Et puis bien-sûr, c’est la clef pour un bon bouquin à suspens… l’auteur a pris soin de nous fournir tout un tas de pistes, et de nous laisser suspecter des gens qui n’avaient rien fait de mal ! Je n’avais donc pas deviné le dénouement, et j’ai adoré être surprise par la chute…

Un bien bon bouquin, à dévorer si vous lisez l’italien !

The Wife who Ran Away – Tess Stimson

Je ne connaissais pas du tout Tess Stimson, jusqu’à ce que je trouve l’un de ses romans sur un vide-grenier. C’est parce-qu’il était en anglais que je me suis attardée sur ce livre, et l’ai acheté…

Tess Stimson est une auteure britannique, qui vit désormais dans le Vermont avec son mari. Elle écrit surtout des romans de chicklit, à l’image de celui que je m’apprête à vous présenter…

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The Wife who Ran Away que l’on pourrait traduire par La Femme qui s’est enfuie nous présente le personnage de Kate. C’est une quarantenaire mariée à Ned, et mère de deux adolescents. Elle travaille dur, et porte sa famille à bout de bras, quand son époux ne semble pas se tuer à la tâche. Et pour compliquer le tout, elle doit aussi prendre en charge sa mère…

Un jour, Kate craque, et sans réfléchir plus loin, suit son instinct, monte dans un taxi, se rend à l’aéroport, avant d’embarquer à destination de Rome !

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Ce livre ne m’a pas passionnée au point de me faire veiller tard pour ne pas avoir à le refermer. Mais il m’a néanmoins permis de passer des moments agréables.
L’écriture de Tess Stimson est plaisante, et je n’ai pas eu de mal à me plonger dans son récit, bien qu’il soit en anglais.
Les passages romains sont un peu clichés. Kate fait ses courses dans 3 commerces différents, passant chez le Laitier, le Vendeur de fruits et le Boucher pour bien nous signifier qu’elle ne va pas au supermarché comme elle l’aurait fait chez elle. Bien-sûr, elle fait de la Vespa, et boit du café préparé dans une vieille cafetière en métal. Mais bon… tout cela reste réaliste. Tant qu’elle ne se balade pas en Fiat 500 en écoutant Toto Cutugno, je pense que l’on peut valider.
Kate est attachante, et son entourage l’est tout autant… J’ai trouvé que l’auteure brossait des portraits crédibles, et prenait le temps de faire évoluer les caractères des uns et des autres, sans pour autant nous faire ressentir de longueurs.
Le récit se met en place calmement, mais jamais je n’ai eu envie de sauter des paragraphes. Je me plaisais dans l’histoire.
Parfois j’ai été surprise par la tournure des événements. Et même si je me doutais de la fin, Tess Stimson a réussi à apporter des nuances inattendues dans son dénouement.
Ce livre m’a donc globalement bien plu, et je vous le recommanderais, en anglais puisqu’il n’a pas (encore) été traduit en français…

Who’s that Girl – Alexandra POTTER

C’est en vide-grenier, il y a au moins un an, sinon deux, que j’ai trouvé ce roman en VO. Il est très rare que je tombe sur des livres en langues étrangères en vide-grenier, et encore plus rare, que je tombe sur des livres en langues étrangères, qui me font envie ! Alors lorsque cela arrive, et bien j’achète.

Je ne connaissais pas du tout l’auteure, et me suis donc fiée uniquement au résumé.

J’ai bien fait… car Alexandra POTTER est une auteure anglaise dont l’écriture m’a tout de suite plu. Cela, plus une héroïne attachante et une histoire pleine de rebondissements… je ne pouvais qu’adorer le roman !

Le livre existe en version française, réjouissez-vous !

Vous le trouverez ICI, sous le titre Les Deux Vies de Charlotte Merryweather : https://www.amazon.fr/Deux-Vies-Charlotte-Merryweather/dp/2253158054/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1493724146&sr=1-1

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Mes #lectures du moment sont 👍👍👍 #chicklit

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Et en avant-première, vous pouvez deviner que je vais prochainement vous parler d’un autre livre de chicklit… 🙂

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Charlotte est une trentenaire londonienne, qui dirige sa propre agence de PR (Public Relation). En couple depuis des années avec Miles, elle fait passer sa carrière au premier plan, n’est guère enthousiasmée par la perspective d’acheter une maison et de fonder un foyer avec son compagnon.

Charlotte court toute la journée. Le matin, elle le fait littéralement, suivant son coach personnel pour un jogging matinal. Puis elle slalome dans sa New Beetle pour rejoindre le bureau, où elle continue de se speeder toute la journée. A peine s’accorde t-elle quelques moments de repos par ci par là, pour voir son amie de toujours, Vanessa…

Un jour, Charlotte va se croiser elle-même, alors qu’elle n’avait que 21 ans… Et cela va bouleverser sa vie…

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Pourquoi j’ai adoré ?

Je vous l’ai déjà dit, le style d’Alexandra Potter est délicieux. Elle écrit de façon simple, mais avec beaucoup de belles expressions, que vous pouvez vous amuser à relever, pour enrichir votre anglais ! Il n’y a pas, je préfère de loin lire des romans anglais plutôt qu’américains… mais chuttt !

L’histoire est plaisante, et ne s’essouffle jamais. Nous avons plusieurs intrigues en une, et ne restons pas uniquement focalisés sur les retrouvailles avec la plus jeune Charlotte.

Et puis le personnage de Charlotte est attachant (qu’il s’agisse de la vingtenaire, ou de la trentenaire d’ailleurs !). La jeune femme n’a rien d’agaçant, et il est assez facile de se retrouver au moins en partie dans son personnage.

Ce roman est facile d’accès et m’a permis de passer de très bons moments de lecture. Je le recommande vivement !