Nos Souvenirs -DVD

Attention, aujourd’hui je vous présente un film récent les amis ! Il ne s’agit pas d’un DVD trouvé en vide-grenier, mais d’un film gagné par mon homme sur Twitter !

Le titre français me semble bien mal choisi (Nos Souvenirs), tandis que le titre original The Sea of Trees résume carrément mieux l’histoire.

Une mer d’arbres… une forêt quoi ?! Oui c’est bien plus parlant pour décrire ce film original, qui met en scène un homme qui décide de se donner la mort, au milieu de la forêt d’Aokigahara, au pied du mont Fuji.

Commençons par le début.

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Nos Souvenirs est donc un DRAME, américain, de près de 2 heures (1 h 50), qui met en scène Matthew McConaughey et Naomi Watts.

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Arthur Brennan a décidé de mettre fin à ses jours, et il a choisi de le faire dans un lieu bien particulier, la forêt d’Aokigahara, au Japon. Ce lieu existe réellement, et est tristement surnommé Forêt de la Mort. Il faut dire que les statistiques font froid dans le dos… On y dénombre en moyenne plus d’un suicide par jour, essentiellement par pendaison.

D’ailleurs, les autorités ont placé des panneaux pour décourager les candidats au suicide, et leur rappeler que leur famille compte sur eux, que la vie est précieuse, etc…

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Le film commence lentement, avec Arthur Brennan qui marche dans la forêt, et découvre des effets personnels, laissés derrière eux par d’autres désespérés. La tension monte rapidement… le décor est planté… Arthur continue sa progression, et rencontre un japonais couvert de sang…

Le film a une construction particulière, car tout en suivant le parcours du héro au travers de la forêt, nous découvrons son passé et les événements qui l’ont amené là où il est actuellement.

Il se remémore des bribes de sa vie conjugale, et cela nous permet de relier les points, et de comprendre pourquoi il va si mal aujourd’hui.

Vous l’aurez compris, ce film n’est pas bien joyeux, mais il vaut vraiment le coup de passer 2 heures dans le canapé, car il est très bien fait. C’est une sorte de road movie bien particulier, puisque que les personnages évoluent à pieds, dans une forêt des plus lugubres.

Ne vous y trompez pas, nous sommes loin du film d’horreur et vous n’allez pas sursauter toutes les dix secondes. Amateurs de gore et de scènes violente, vous resterez sur votre faim. Par contre, si vous aimez les films qui sortent des sentiers battus (mais pas des forêts), et les belles histoires qui ne suivent pas les trames habituelles, vous serez ravis !

Nos Souvenirs ne tombe jamais dans la facilité et arrive tout du long à nous surprendre, pour nous laisser sur un dénouement totalement à la hauteur… Bref, ce film là envoie du bois… si vous me permettez le jeu de mot douteux !

Tu ne tueras point – cinéma

 

Cela fait soixante-douze fois que j’efface et reprends mon introduction sur ce film (j’arrondis). Je ne sais pas par où commencer, et comment vous présenter ce chef d’oeuvre…

Fichtre, comme j’aimerais savoir faire de belles chroniques ciné, et arriver à vous dire pourquoi j’ai tellement aimé !

Bon. Assez pleurniché. Je me lance !

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Tu ne Tueras Point est un film de Mel Gibson, qui met en scène Andrew Garfield dans le rôle principal de Desmond Dos. Personnellement je ne l’avais jamais vu, mais une rapide recherche sur le net m’a appris qu’il avait déjà incarné Spider Man himself, dans The Amazing Spiderman.

Ce film de guerre dure 2 h 11. Cela peut sembler long, mais pourtant au bout d’une heure, j’ai regardé ma montre, et ai été totalement surprise. J’avais l’impression d’être là depuis à peine un quart d’heure !

Le film s’articule en deux grandes parties, qui sont aussi contrastées que le jour et la nuit.

Au départ, nous découvrons Desmond enfant, qui chahute avec son frère. Les deux garçons sont heureux, et courent dans leur belle Virginie natale, sous l’œil de leurs parents… Si leur mère a tout de la maman attentive et aimante, leur père semble rongé par les vieux démons de l’alcool.

Les deux enfants grandissent, et Desmond tombe amoureux d’une belle infirmière, qui apporte encore plus de joie à sa vie…

Et c’est là que la deuxième partie du film commence, la partie sombre, celle de la guerre.

Desmond s’engage pour son pays, et part au camp d’entrainement. Parce-qu’il est adventiste, mais aussi pour d’autres raisons personnelles que l’on découvre au fur et mesure du film, Desmond refuse de prendre les armes, et de tuer. Il souhaite devenir infirmier, et n’a pas besoin d’un fusil pour cela. Desmond veut réellement servir son pays, et n’est pas là par obligation.

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Un film de guerre, bâti autour d’un personnage principal qui refuse de se battre, cela semble incroyable. Comment va t-on pouvoir nous tenir en haleine pendant plus de deux heures avec une histoire aussi improbable ?

Voilà ce que je me demandais quand mon homme a parlé d’aller voir ce film…

Et pourtant, il y a de quoi faire avec un héros qui souhaite défendre son pays sans se battre. Maintenant je le sais… Un soldat sans fusil, c’est possible, et le fait de ne pas avoir de fusil n’en fait pas un sous-soldat, bien au contraire…

 

Alors que l’administration avait confirmé à Desmond qu’il pourrait s’engager sans renoncer à ses convictions, une fois sur place le discours n’est plus le même.

Au camp d’entrainement, Desmond se retrouve malmené par ses « camarades » et par la hiérarchie militaire. Son refus catégorique d’avoir une arme lui vaut de se retrouver à effectuer les pires corvées, et les coups pleuvent de la part de ses compagnons… Mais jamais Desmond ne renonce et n’accepte de démissionner… Celui que tout le monde pensait faible, se révèle être au contraire, doté d’une force qui parait sans limite. Et il aura l’occasion de le prouver une fois sur le champ de bataille.

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Moi-même j’avoue et pas sans un sentiment coupable, m’être dit plus d’une fois que Desmond était un peu cucul la praline de s’être engagé en sachant pertinemment qu’il refusait de tuer, et d’empoigner un fusil. C’est l’armée, pas le camp des Bisounours ! Qui irait s’enrôler en refusant de toucher une arme ? Qui partirait à la guerre sans fusil ?

Et pourtant… une fois réellement à la guerre, au milieu des tirs des japonais, entouré des corps d’autres soldats, parfois atrocement mutilés, Desmond est loin d’être inutile… même sans fusil.

Ses camarades le jugeaient faible pendant l’entrainement, et avaient peur qu’il les handicape une fois sur le champ de bataille… pourtant, s’il y a bien un élément qui va s’avérer crucial, ce sera Desmond, et son courage !

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Tu ne Tueras Point est un film absolument incroyable de par sa force. Il se construit dans l’opposition constante entre le bien (Desmond et sa foi) et le mal (la guerre et les armes).

Il n’était pas facile de traiter un tel sujet sans tomber dans le désuet, et pourtant Mel Gibson a totalement réussi. Le fait de savoir dès le départ que le film est tiré d’une histoire vraie aide, mais ne fait pas tout.

Ce film est bouleversant, et surtout il a l’immense mérite d’être très lisible, notamment dans les scènes de combat. Il n’est aucunement question de filmer la guerre juste pour faire plaisir aux amateurs d’hémoglobine. Les scènes de batailles sont nombreuses, parce-que… c’était cela la guerre des tranchées, tout simplement.

Certains jeunes hommes se sont engagés en pensant ne faire qu’une bouchée de l’ennemi, mais une fois sur le champ de bataille, dans la boue, après des nuits passées à monter la garde et à cauchemarder sur les images terribles de la journée, aucun ne valait plus que l’autre…

On assiste aux batailles, et on comprend toute l’idiotie de cette guerre, où des centaines d’hommes se font transformer en charpie, pour défendre 100 mètres de terrain, qui seront re-perdus le lendemain…

Au milieu de tout cela, Desmond s’évertue à sauver, et à conserver un maximum d’humanité. Il refuse d’abandonner et de laisser ses camarades mourir dans la boue, dévorés par les rats.

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Bande-annonce :

https://www.youtube.com/watch?v=h1Jv5WdOrz8

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Tu ne Tueras Point est un film profond, qui aborde aussi la question des séquelles de la violence. Car Desmond est hanté par des fantômes, notamment les fantômes de son propres père, qui a lui-aussi vécu la guerre, et est revenu brisé psychologiquement.

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Tu ne Tueras pas est un film complet, totalement abouti. On ressort du cinéma avec des images pleins la tête, et on y repense pendant les jours qui suivent… C’est un film qui fait réfléchir, qui aide à comprendre. Cela m’arrive rarement d’avoir envie de revoir un film, et là c’est le cas… Je pense qu’une fois qu’il sera sorti en DVD, je le visionnerai à nouveau.

Enfin, sachez qu’il y a des scènes difficiles à supporter, et que ce film ne conviendra pas à un jeune public. En salles il est interdit aux moins de 12 ans.

500 Days of Summer [DVD]

500 Days of Summer, traduit en français par (500) Jours Ensemble, est un film datant de 2009. Une fois n’est pas coutume, le titre français est totalement nul, puisqu’il ne reprend pas du tout le jeu de mot du titre original. En effet, Summer signifie été, et ça vous le savez probablement, mais c’est aussi, et là vous l’ignorez, le prénom de l’héroïne, incarnée par la pétillante Zooey Deschanel.

Dans ce film à cheval sur les genres (comédie, romance, avec une pointe de drame), Tom (Joseph Gordon-Levitt) rencontre Summer, sur son lieu de travail. Instantanément, c’est le coup de foudre pour ce jeune homme romantique, qui croit au grand amour.

Il faut dire que Summer a tout pour plaire. Elle est mignonne, avec de grands yeux bleus et un look délicieusement vintage. Elle est gentille et rigolote, et surtout, ne se prend pas la tête.

Entre eux, une petite histoire se met en place, qui pourrait aller comme sur des roulettes, à un détail près… Summer ne souhaite pas s’engager, et annonce la couleur dès le départ, en précisant à Tom qu’entre eux ce sera « casual ».

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500 Days of Summer est un peu une comédie romantique à l’envers, où l’homme joue le cœur brisé. On laisse de côté les conventions qui régentent habituellement ce type de film. C’est à dire que Tom ne va pas noyer son chagrin dans l’achat compulsif d’escarpins de luxe, ni s’épancher sur l’épaule de son meilleur ami homo en mangeant de la crème glacée aux noix de macadamia.

Ce film est un petit bonbon, une vraie douceur qui fait du bien aux yeux et au cœur. Il fait sourire, même si parfois on a un petit pincement pour Tom, qui en bave quand-même à cause de son amour contrarié pour la jolie Summer.

On reste, vous l’aurez deviné, sur une note franchement optimiste et positive. Et rien que pour cela, je vous recommande de visionner ce film, si ce n’est pas déjà fait !

 

Oh Leo pourquoi es-tu Leo ?!

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Nous connaissons tous plus ou moins l’histoire de Roméo et Juliette. Ce conte populaire revu et amélioré par Shakespeare a connu d’innombrables adaptations. Parmi elles, on trouve un film, sorti en 1996. Romeo y prend les trait de Leonardo di Caprio, alors âgé de 22 ans, et Juliette est incarnée par la jolie Claire Danes, 17 ans.

L’action se situe à Verona Beach, au x États-Unis. Deux riches familles se font la guerre, les Capulet et les Montaigu. Mais Romeo Montaigu s’intéresse bien peu à ces querelles. En compagnie de son meilleur ami, Mercutio, il s’introduit à la fête des Capulet, et tombe éperdument amoureux de Juliette…

Le coup de foudre est réciproque (j’ignore si un coup de foudre unilatéral serait un coup de foudre). Juliette et Roméo s’embrassent à pleine bouche dans la piscine (cette scène aurait-elle inspirée Loana et Jean-Édouard ? Les jeunes si vous ne comprenez pas, demandez à Google !).

On assiste depuis nos canapés à la scène du balcon revisitée, et c’est plutôt bien ficelé…

Au départ, les dialogues en vers et surtout en vieil anglais, m’ont fait un peu peur. » I love thee » je comprends mais c’est à peu près tout… Alors nous sommes repassés en VF et nous avons bien fait car même là on ne comprend pas toujours tout du premier coup !

Ceci dit, ces textes font l’ambiance et l’originalité de Romeo+Juliette !

 

Les décors sont intéressants aussi, tout comme les costumes…

Globalement, le film nous a bien plu. Il ne casse pas trous pattes à un canard, mais il sort des sentiers battus. Et puis il permet de (re)découvrir un classique tout en retrouvant un Léonardo tout jeunot. C’est amusant et cela donnerait presque envie d’enchainer sur le visionnage de Titanic ! 😛

 

Anna M. – DVD

Bonjours à tous et merci d’être toujours plus nombreux à me lire et à réagir à ce blog. Cela fait diaboliquement plaisir et je ne prends pas souvent le temps de le dire, alors hop, une fois de plus, THANKS !

Aujourd’hui je vous retrouve pour vous présenter un film de Michel Spinosa, sorti en 2007. Ce n’est pas une nouveauté, mais c’est un film que j’ai eu plaisir à visionner, et que j’aimerais donc partager avec vous.

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Anna M. est un film à part, un film angoissant et dérangeant, qui met en scène Isabelle carré et Gilbert Melki. Il dure 1 h 46, et appartient à la catégorie des drames.

Elle, incarne une jeune femme douce et discrète, qui travaille dans la restauration de vieux livres. Lui est un Docteur, qu’elle rencontre lors d’un séjour à l’hôpital. L’attitude du-dit Docteur n’a rien d’ambigu, pourtant Anna s’imagine qu’il cherche à la séduire, et tombe totalement sous son charme. Si cela s’arrêtait là, il n’y aurait pas de film… vous vous en doutez.

Mais Anna va complètement se monter la tête, et s’imaginer que le Docteur Zanevsky est amoureux d’elle.

La voilà qui se met à le suivre, à l’épier, et à récolter un maximum d’informations sur l’objet de son fantasme… Commence alors une horrible période pour le Docteur, qui voit sa vie chamboulée. Anna va jusqu’à se faire embaucher comme baby sitter par le voisin de Zanevsky, pour se rapprocher un peu plus de son amant imaginaire…

 

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Le film se lance rapidement, et très vite on ressent l’angoisse du Docteur Zanesky, face à l’obsession de la jeune Anna. Il a beau essayer de lui expliquer qu’il ne ressent rien pour elle, et qu’elle s’est tout imaginé, Anna réagit de façon violente et imprévisible. Pire que tout, les autres ne peuvent pas comprendre ce qui se trame, car Anna a l’air tout à fait normal de l’extérieur. C’est même elle qui passe plusieurs fois pour la victime…

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Je ne dirai pas que j’ai adoré ce film, car il met mal à l’aise. Ce n’est pas vraiment un film à regarder pour se divertir et s’éclater. Vous l’aurez compris je pense ! Mais il est néanmoins intéressant, et bien ficelé. On comprend bien le piège dans lequel tombe le Docteur, et on n’a aucun mal à imaginer qu’il lui est très difficile d’en sortir. Quoi qu’il fasse, la situation tourne à son désavantage.

Anna M. est un film réussi, avec de bons acteurs, un vrai scénario, et une réalisation à la hauteur. Je n’ai pas vu le temps passer, et vous recommanderais donc de le regarder à votre tour si ce n’est déjà fait…

 

Enfin Veuve

 

Je n’avais jamais entendu parler d’Enfin Veuve, film d’Isabelle Mergaux mettant en scène Michèle Laroque et Jacques Gamblin. Pourtant le synopsis donnait envie… Et puis Isabelle Mergaux Réalisatrice, c’était tentant aussi puisque j’avais beaucoup aimé Je Vous Trouve très beau

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Enfin Veuve, c’est l’histoire d’une femme adultère, qui s’apprête à quitter son mari, pour partir au bout du monde avec son amant… Sauf que la vie est parfois farceuse… et la mort aussi… la grande faucheuse surgit en effet au moment où l’on s’y attend le moins, et emporte l’époux cocu.

Oups, problème de timing, pour Anne-Marie, qui se voit mal annoncer à ses proches qu’elle s’en fout que Gilbert ait passé l’arme à gauche, puisque c’est avec le beau Léo qu’elle veut vivre… Elle est bien forcée de jouer le jeu des épouses éplorées, et de maquiller sa joie ultime en tristesse…

Voilà alors notre belle veuve, prisonnière de sa famille, qui pense bien faire en l’entourant de toutes ses attentions, alors qu’elle ne rêve que d’une chose : profiter de sa liberté retrouvée, dans les bras de Léo !

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L’histoire est amusante, et servie par un casting de choix… Michèle Laroque campe une veuve resplendissante, et ses deux hommes sont forts crédibles, qu’il s’agisse de l’officiel (Wladimir Yordanoff) ou de l’officieux (Jacques Gamblin). Le fiston qui pense bien faire et couve sa Môman est assez marrant… mais cela ne suffit pas à faire un bon film.

Disons qu’il manque un élément de taille : du suspens ! Et oui car on a beau être dans une comédie dramatique, pour faire un film, il faut un minimum d’intrigue… et là il n’y en a pas vraiment. Qu’attend t-on pendant plus d’une heure et demie ? On ne sait pas bien…

D’autre part, il manque des scènes fortes, des passages qui nous feraient franchement rire, ou juste sourire… Il y a bien quelques gags par ci par là, mais toujours les mêmes… aucun vrai quiproquo, aucun jeu de mot bien senti…

On passe un bon moment avec Michèle Laroque, mais c’est tout. Ce film est bien vite regardé, et bien vite oublié. C’est dommage… avec une telle histoire il aurait été possible de faire beaucoup mieux…

 

[Film] Blue Valentine

Pour la Saint Valentin, j’avais proposé à mon homme que nous regardions un film tranquillement installés chez nous. Il pleuvait, et nous n’avions pas spécialement accroché sur un film en particulier au cinéma.

Comme j’avais le DVD de Blue Valentine en stock, je me suis dit que cela pourrait être un bon choix puisque cela parlait d’une histoire d’amour… Je crois que j’ai suffisamment traîné, et qu’il est temps de vous parler de ce film !

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En fait, mettons les choses au point tout de suite… Blue Valentine n’est absolument pas une comédie romantique. C’est avant tout un drame.

Au générique de ce film, on retrouve Ryan Gosling (Drive, The Place Beyond the Pines, Only God Forgives…) et Michelle Williams (Jennifer dans la série Dawson, mais pas que bien-sûr !). Les deux acteurs forment un couple fort crédible, au milieu duquel évolue une petite fille.

 

Au début du film,

…on voit Dean avec sa fille, très complices. Ils ont l’air épanouis, et cela fait plaisir à voir. Le chien de la famille a disparu, et ils le cherchent ensemble tout en s’amusant… Tout se corse lorsqu’ils décident d’aller réveiller Cindy. La mère de famille se montre très grognon et pas très affectueuse… Cela n’ira pas en s’améliorant ce jour là, puisque Cindy va retrouver le chien qui s’est visiblement fait percuter par une voiture…

 

Et puis,

…et puis nous allons suivre la journée du couple, et constater qu’il n’y a plus beaucoup d’amour du côté de Cindy, alors que Dean semble lui encore totalement épris de son épouse. Il se donne du mal pour lui redonner le sourire, et arriver à un semblant d’intimité avec elle, mais ses efforts ne portent pas vraiment leurs fruits…

Ce film est en fait un film qui traite de l’érosion de l’amour… vous comprenez pourquoi je vous précisais que ce n’était pas une comédie romantique ?

Nous revivons avec Cindy et Dean, les moments forts de leur histoire, à travers différents flash backs, qui alternent avec les scènes du présent. Nous découvrons ce qui a pu les amener à vivre ce qu’ils vivent aujourd’hui…

 

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Et cela m’a plu ?

Oui j’ai beaucoup aimé ce film. J’ai trouvé qu’il y avait une vraie réflexion sur la construction du couple et sur les éléments qui le marquent sur la durée. J’ai aimé la sensibilité qui se dégageaient de l’histoire, et trouvé que le couple Gosling-Williams fonctionnait très très bien. A noter en revanche que ce n’est pas le film qui met le plus en valeur Ryan Gosling puisqu’il joue ici un red neck aux lunettes d’aviateur.^^

Par contre, mon homme n’a pas accroché… Dès les premières dizaines de minutes, il gigotait et retenait des soupirs. Je lui ai demandé pourquoi et il m’a répondu qu’il trouvait l’histoire vraiment triste. Le film était bien fait, mais les histoires de couples qui se déchirent, ce n’est globalement pas sa tasse de thé… et en effet je peux le comprendre, d’autant plus que dans ce film, c’est bien Dean qui est le dindon de la farce, et qui souffre plus que sa femme…

Alors bon, que vous dire ? Maintenant vous savez à quoi vous attendre. Libre à vous de choisir de visionner ou non Blue Valentine ! Ce n’était pas forcément un choix judicieux pour un jour de Saint Valentin, mais je ne regrette pas d’avoir regardé ce film, car je l’ai trouvé très réussi !

À Solenn – témoignage

Solenn était une enfant heureuse de vivre, jusqu’au jour où l’anorexie a débarqué dans sa vie.

Tout a commencé par un régime, une envie de perdre quelques kilos en trop… Solenn saute les repas du soir, puis met en place des règles de plus en plus strictes ; refuse toute matière grasse, tout aliment sucré, ne se nourrit plus que de légumes.

Ses parents, Véronique et Patrick Poivre d’Arvor, feront tout pour sauver leur fille, qui descendra à 30 kilos et sera plusieurs fois hospitalisée. Malgré tout l’amour dont ils sauront l’entourer, malgré la présence de la famille, les voyages, les jolis projets, Solenn mettra fin à ses jours, à 19 ans.

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Dans ce livre bouleversant, la maman de Solenn s’adresse à sa fille et retrace sa courte vie, marquée par les restrictions alimentaires extrêmes, par la dépression, et par la boulimie, et propose un portrait lumineux de celle qui fut avant la maladie, une jeune fille joyeuse qui ravissait son entourage.

Le livre est d’une incroyable pudeur. Il nous raconte surtout qui était Solenn, sans entrer dans les détails de la maladie. Il décrit sa descente en enfers, et le combat de ses proches. Il a beau faire un peu moins de 130 pages et se lire très rapidement, il marque le lecteur ; qu’il soit ou non concerné par le drame de l’anorexie.

Ce livre est un témoignage à lire, définitivement.

Véronique Pouvre d’Arvor l’a écrit dix ans après la disparition de sa fille. Mais on sent la douleur toujours aussi intense…

 

[Film] Post Partum, un film dérangeant

J’adore l’actrice Mélanie Doutey, que j’ai découvert il y a plus de dix ans maintenant, dans la série TV Clara Sheller. Je me tiens au courant de son actualité, et visionne les films dans lesquels elle tourne, sans exception. C’est ainsi que je me suis procuré le DVD de Post Partum, un drame familial belge, qui n’est pas (encore) sorti dans les salles obscures françaises. Je n’ai pas trouvé l’information d’une prochaine sortie, alors je vous conseillerais de vous offrir le DVD également si ce film vous tente…

Dans ce drame, Mélanie Doutey incarne Luce, une jeune femme à qui la vie semble sourire. Elle est heureuse en couple avec Ulysse, et travaille à son compte, dans leur clinique vétérinaire. Luce et Ulysse vivent au bord de la côte Atlantique, et forment un couple qui semble tout à fait classique et épanoui… Luce est d’ailleurs enceinte.

Et puis, vient l’accouchement, et là tout bascule. La petite Rose est en pleine forme, mais la Maman elle, devient de plus en plus stressée. Elle semble dépassée par les événements, et refuse dans un premier temps de voir sa fille.

Luce se met en tête que sa fille est en danger, qu’elle essaie de lui dire quelque chose. Elle est totalement paniquée et perd peu à peu pieds.

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Ce film, je l’ai visionné en deux fois. Pourquoi ? Parce-que, et c’est vraiment rare que cela me fasse cela, il m’a troublée. Je vous le dis franchement, c’est un film vraiment dur, qui comporte des scènes choquantes. Et pourtant, en 2016 on pourrait se dire que des scènes choquantes on en a tous largement soupé. Oui mais… [passez votre curseur sur ce qui va suivre si vous voulez un exemple… petit spoil en vue…] quand Luce dévoile un sein maculé de sang au moment d’allaiter sa petite Rose devant sa famille, j’ai franchement eu un haut le cœur, et j’ai appuyé sur le bouton stop.

Attention, je ne dis pas que ce film est raté, au contraire. Il explore un sujet très difficile et totalement tabou, encore très peu abordé (il me semble en tout cas). Et il va loin, loin dans la folie, dans la perte de contrôle.

Je m’attendais à une sorte d’un Heureux Evènement, le film avec Louise Bourgoin adapté du roman d’Elisabeth Abecassis (j’ai lu le livre et vu le film, et vous conseille les deux) mais avec Post Partum, on va beaucoup beaucoup plus loin.

Ce n’est pas juste un petit baby blues que Luce doit affronter, mais bel et bien une déprime profonde, un retour des démons de sa propre enfance.

Les scènes de panique totale sont nombreuses, et on ressent à chaque fois comme un coup dans le ventre. On s’angoisse pour Rose. On partage le sentiment d’impuissance d’Ulysse et des proches en général. Et surtout, on ressent toute la détresse psychologique de Luce.

Post Partum est un film réellement très dur, à éviter absolument si vous êtes enceinte (cela semble aller de soit). C’est un drame, cru, bouleversant, qui ne vous épargnera pas, et dont on ressort forcément un peu changé.

 

Sans titre

[Film] Veronika décide de mourir

Je ne suis pas une grande cinéphile, qui va vous présenter les dernières sorties cinés. Non, en fait je regarde rarement des films, et généralement j’opte pour des DVD achetés d’occasion, donc pas tous jeunes !

Ceci dit, vous êtes peut-être passés à côté de certains de ces films au moment de leur sortie ciné ? Peut-être que ce n’est pas totalement inutile de vous en parler ?

Veronika décide de mourirDernièrement par exemple, j’ai regardé Veronika Décide de Mourir, avec Sarah Michelle Gellar (l’actrice de Buffy). Ce film date de 2009.

Il s’agit de l’adaptation du célèbre roman de Paulo Coehlo. J’ignorais totalement que ce livre (que je n’ai pas lu) avait été adapté en film. Et comme le résumé du livre me tentait mais que j’avais la flemme de le lire, j’ai vu là une belle opportunité d’assouvir ma curiosité !

Et franchement, j’ai bien fait, car mon homme et moi avons passé une excellente soirée devant ce film !

C’est vrai qu’à première vue, le titre n’est pas très vendeur… Cela sent au mieux le navet, au pire le film déprimant. La photo de Sarah Michelle Gellar avec sa robe largement décolletée, sur fond de skyline new-yorkaise, semble assez peu en accord avec le titre… et ce n’est pas la mention « par le producteur de Virgin Suicides et American Psycho » qui va suffire à convaincre un individu lambda de se lancer dans le visionnage de ce DVD.

Et pourtant, Veronika décide de Mourir est un bon film… 

L’histoire est celle de Veronika, une jeune femme qui rate sa tentative de suicide, et finit dans un centre médicalisé. Là, les médecins lui apprennent que sa prise de médicaments a considérablement endommagé son cerveau. Elle a un anévrisme, qui peut se rompre à tout moment, dans une heure comme dans dix ans, de façon totalement imprévisible, et entraîner sa mort. L’anévrisme en question n’est pas opérable, et Veronika devra vivre avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête, en permanence…

Pas très gai tout cela, je vous l’accorde, et pourtant, le film est lumineux. J’aurais même regretté un petit peu que le personnage de Veronika ne soit enlaidi au départ, pour marquer sa fatigue et sa lassitude face à la vie. Je l’ai trouvée trop belle, trop pimpante pour quelqu’un qui vient de tenter de mettre fin à ses jours. J’aurais préféré que l’on voie une évolution physique de son visage au fur et à mesure de sa rémission.

IMG_0406Mais bon, cela reste anecdotique, et ne m’a pas empêché d’apprécier ce film, pour son histoire assez originale, qui peut rappeler certains bouquins de Musso ou de Lévy, de par son côté seconde chance…

Bien-sûr, une jolie romance un brin compliquée vient apporter une bonne dose de piment, sans verser le moins du monde dans le gnan-gnan. Tout est bien dosé, et tient à merveille dans un film d’une heure et demi environ, qui se déroule sans longueurs ni à-coup.

La fin est à la hauteur, et m’a convaincue, ainsi que mon homme. Pour une fois que nous avons été aussi séduit l’un que l’autre par un film, cela a le mérite d’être dit !

Alors je vous conseille vivement de regarder ce film si ce n’est déjà fait. N’hésitez pas à revenir ensuite me donner votre avis ! 😀