Bologne – la Basilique San Luca

Lors de mon dernier séjour à Bologne, j’avais entendu parler du sanctuaire de San Luca. Il s’agit d’une basilique, qui se trouve en dehors du centre de la ville, sur une colline boisée (Monte Guardia). Les photos sur les différentes brochures touristiques, donnaient bien envie de découvrir cette église.

L’on peut y accéder de différentes façons.
En fait l’originalité du lieu est que la basilique est précédée de 4 kilomètres d’arches (en réalité, ce sont 3 kilomètres et des bananes, mais on ne va pas chipoter).

Dans la basilique, on trouve une icône byzantine de la Vierge Marie avec Jésus. La légende raconte qu’elle aurait été peinte par Saint-Luc, l’évangéliste. L’icône daterait du Xème (peut-être XIème siècle) et a été restaurée au XIIème siècle.

Tous les ans à l’ascension, l’icône est transférée de la basilique à la Cathédrale, au centre de Bologne. C’est pour la protéger des intempéries, que les arches ont été construits.

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L’idéal à mon sens, était de laisser la voiture tout en bas, à proximité d’un cimetière. Là, le stationnement était gratuit, alors que dans les autres rues il fallait payer 1,50 €/heure.

Le cimetière semblait particulièrement joli donc cela a justifié d’y faire un tour… En effet, il abrite de nombreuses statues, des tombes véritables oeuvres d’art, des espaces couverts assez inédits (je n’ai en tout cas pas le souvenir d’avoir vu d’autres cimetières semblables).

C’est en rentrant en France, et en retrouvant mon ordinateur, que j’ai pu découvrir qu’il s’agissait du cimetière de la chartreuse (Certosa en italien) et que de nombreuses personnalités y étaient enterrées (des politiciens, des joueurs de foot, des éditeurs, des artistes…).

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Entre le cimetière et San Luca, on passe à proximité du stade de foot de Bologne. Le stade Renato dall’Ara est celui du club Bologna FC.

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La montée jusqu’à San Luca à pied prend environ 1 heure avec de nombreux arrêts photos. Je ne sais pas précisément à partir de quel point l’on compte les 4 km, car les arches commencent quasiment au niveau du cimetière et se coupent à certains endroits.

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A un certain point, nous avons pris un autre chemin, et croisé une riveraine a qui j’ai demandé quelques précisions. Elle nous a expliqué que nous pouvions continuer à grimper par la route et que nous en aurions pour 7 km environ. Ou alors nous pouvions retourner sous les arcades et là il y aurait encore 2 km de grimpette. Nous avons opté pour le second choix ! Sportifs oui, mais pas totalement matti (fous) non-plus !

Le chemin est fort praticable. Nous voyions beaucoup de sportifs l’emprunter en footing ou en marche rapide. Certains prenaient la route parallèle en vélo. Je n’ai vu aucune autre personne en talons. Pourtant je n’ai pas eu à regretter mon choix d’enfiler mes sandales compensées ce matin là !

La pente est relativement douce car le chemin comprend des escaliers. Donc on alterne la montée avec une petite inclinaison et les volées d’escaliers. Cela ne fait pas particulièrement mal aux cuisses !

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Certes l’ascension est un peu longuette, mais nous avons apprécié de l’avoir faite car c’est tout l’intérêt au final !

La basilique de San Luca est belle et de là haut, on profite d’une jolie vue sur Bologne. Mais finalement, l’intérieur de l’église n’est pas exceptionnel. Entendons-nous bien, il est très beau. Mais on en trouve d’aussi jolis dans des églises plus accessibles, sans avoir à marcher 4 km !

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C’est pour cela que je conseillerais de monter à pied pour ne pas rater l’intérêt principal de la visite : les arches !

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Avec le San Luca Express, l’aller – retour pour San Luca coûte 10 €. Il est possible d’acheter la descente seule en train, à 6 €. Une fois en haut nous avons hésité mais finalement nous avons préféré économiser et repartir à pied. J’ai lancé le chrono pour voir. Nous avons mis 25 minutes ! Et le train ne nous a pas dépassés !!

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En haut de San Luca, il n’y a que des cabines de WC de chantier. Je vous laisse imaginer leur état par une journée d’août où le mercure atteint les 41 degrés… Une fois revenus en bas, nous avions bien besoin d’une pause pipi. Nous avons trouvé le bar Maratona. Il ne paye pas de mine avec sa micro terrasse. En fait les quatre chaises et la table sont prises par des habitués. Nous nous rabattons sur la salle, où un gars s’acharne à aligner des poules et des coqs sur une machine à sous.

Le shakerato est servi dans des verres qui ont bien vécu (rayés mais propres). 2 € chacun, c’est le café glacé le moins cher que nous n’avons jamais bu. Et il est bon !

Le serveur est tout à fait sympathique et les WC propres. Point de wifi, mais nous n’en cherchions pas spécialement !

En résumé, je vous conseille vivement la visite de San Luca. Ne zappez pas la montée à pied car en haut il n’y a pas besoin de prévoir plus de 30 minutes. Comptez 1 h 30 pour l’aller retour à pied, en prenant votre temps. Et si vous le souhaitez, vous pourrez rapporter des petits souvenirs de la boutique officielle : chapelets, médailles (1 €, 1,50 €), cartes postales (0,80 €), livres, …

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Les Sampietrini romains

Dans les premières pages de Volevo Solo Andare a Letto Presto de Chiara Moscardelli, l’héroïne du roman se retrouve avec une chaussure cassée, car l’un de ses talons s’est pris entre deux « sampietrini« . Ne connaissant pas ce terme, et bien que le contexte me permette de deviner son sens, j’avais interrogé le dictionnaire de ma liseur électronique.

Les sampietrini (ou Sanpietrini) sont en fait les pavés typiques de certaines villes italiennes, Rome en tête, faits de basaltes. Ce sont de gros blocs irréguliers, qui tirent leur nom de la place Saint-Pierre du Vatican, dont ils sont un emblème.

Sur le site officiel de la ville de Rome, une page leur est consacrée, et nous apprend que chaque bloc cubique mesure 12 centimètre de côté, pour 17 centimètres de haut, et pèse 3 kilos !

Ils offrent plusieurs avantages que l’on aurait tendance à oublier puisque l’on voit plus facilement les aspects négatifs : cela glisse, le sol est irrégulier, et les talons se prennent dans les interstices. Mais rappelons tout de même que ces pavés en plus d’être jolis, ne recouvrent pas totalement le sol, et laissent ainsi circuler l’eau. Ils s’adaptent aux irrégularités du terrain, et sont très très résistants.

A l’époque des carrosses, c’était fort pratique, bien qu’un peu bruyant… De nos jours, les sampietrini sont peu adaptés à la circulation des deux roues, ou  même des voitures… mais comme les Fiat 500 (les anciennes du moins), ils font partie du paysage romain, et personne (de sensé) ne voudrait les voir disparaître !

 

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Les chats libres de Rome vous saluent !

Il y a un endroit à Rome que je voulais ABSOLUMENT visiter, et mon homme n’a pas rechigné une seconde pour m’accompagner. Il s’agit du Largo di Torre Argentina.

Largo di Torre Argentina

C’est une place située le long du Corso Vittorio Emmanuele, au centre de laquelle, une enceinte encadrée de barrières, est remplie de ruines ! On peut voir des anciens temples, et au milieu des vestiges… des chats, pleins de chats, pleins pleins pleins de chats…

Je passerai rapidement sur les ruines, qui ont beaucoup d’intérêt ne nous y trompons pas, mais ne constituent pas le point d’intérêt essentiel pour la plupart des visiteurs… Nous ne pouvons pas descendre dans l’enceinte, et approcher les ruines. En revanche, on peut aller à la rencontre des chats…

 

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C’est bien connu, chats et vieilles pierres ont toujours fait bon ménage. Les félins aiment s’allonger sur une pierre réchauffée par le soleil, se frotter contre d’anciennes colonnes, lézarder, jouer à cache-cache. Les chats sont liés à l’image de Rome, et il n’est pas rare de trouver des cartes postales ou les petits matous volent quasiment la vedette aux monuments.

C’est donc tout naturellement qu’ils ont élu domicile à cet endroit. Et puis, une association dédiée à leur bien-être a pris place dans un local du largo di Torre Argentina…

 

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A ce jour, elle s’occupe de plus de 150 chats, les nourrit, les stérilise, les soigne, et propose ceux qui peuvent l’être, à l’adoption.

Il y a des chats malades, certains n’ont que trois pattes, d’autres sont simplement vieux. Tous sont chéris, et semblent parfaitement à leur aise dans ce havre de paix, au milieu des bénévoles attentionnés, et des visiteurs complètement gagas (comme nous).

On peut en effet, accéder au local de l’association, par l’un des côtés de la place, en descendant un petit escalier. C’est l’occasion de visiter les chats, et de faire un don ou d’acheter un petit objet à la boutique, pour soutenir l’association.

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L’entrée est libre. Il n’est nullement besoin de réserver, ou de s’annoncer.

Les bénévoles répondent aux questions des visiteurs, et renseignent sur les petits protégés. On apprend ainsi que la plupart des chats n’est pas à adopter. Les pensionnaires sont tous libres d’aller et venir comme bon leur semble. Certains sortent même de la place, et viennent se frotter aux mollets des passants. Quelques-uns sont gardés dans des cages, mais toujours pour leur bien. Ce sont les chats malades, ou les plus jeunes, qui ne sont pas encore stérilisés.

Romains comme touristes, apprécient cet endroit. On voit des gens s’arrêter et câliner un ou plusieurs chats avant de reprendre leur marche. Certains s’assoient et se retrouvent quasi instantanément avec un chat sur les genoux !

Largo di Torre Argentina

Largo di Torre Argentina

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On peut approcher les chats et les caresser, pourvu que l’on n’insiste pas s’ils n’ont pas envie. Nous sommes ici chez eux !

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En tout cas, la visite nous a beaucoup plu, car nous avons fait le plein de tendresse auprès des petits félins, et nous sommes retrouvés dans un local plein de gens fous de matous, comme nous.^^

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L’endroit vaut largement la visite. Prévoyez minimum une demi-heure, car le temps à tendance à filer, et ce n’est pas l’endroit où l’on regarde sa montre !

 

Tu voulais voir Vérone ? T’as vu Vérone !

Si je vous dis « Vérone« , au mieux vous me répondrez « Roméo et Juliette« , au pire vous ne saurez pas quoi dire. Me trompe-je ? La voisine de Venise est assez peu connue. Pourtant, cette ville de Vénétie ne manque pas d’arguments pour attirer le touriste curieux !

Vérone est une grande ville (900 000 habitants) et la circulation en voiture peut être compliquée. Même en août nous avons trouvé cela assez tendu par moments sur de grandes artères où tout le monde semblait faire un peu n’importe quoi ! Les mauvaises langues diront qu’en Italie c’est la norme, mais je leur répondrai qu’elles se trompent en résumant l’Italie à ses grosses villes. Au bord du Lac Majeur les gens roulent avec beaucoup plus de civisme. Mais… nous nous éloignons du sujet !

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Le centre ville est plein de zones bleues où le stationnement est limité en durée. Mais le soir, la plupart des zones bleues deviennent gratuites et illimitées (voir les horaires notés à chaque fois sur des panneaux). C’est un poil compliqué à appréhender pour le touriste de base, et nous avons pu constater que même pour les habitants parfois cela n’était pas totalement clair !

 

C’est beau une ville la nuit…

Nous sommes arrivés en fin d’après-midi et le temps de poser nos bagages à l’hôtel, nous avons découvert la ville de nuit, en nous garant vers le tribunal (places dans la rue, gratuites après 19 h à cet endroit).

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Ce soir là, il y avait un opéra (Aïda) dans les arènes et nous étions la veille du 15/08, donc il y avait énormément de monde dans les rues.  C’était très agréable de se balader sur la piazza Bra.

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Les gens mangeaient des glaces autour de la fontaine, ou geekaient sur leurs smartphones, assis sur les grands escaliers !

Les touristes finissaient leurs pizze en terrasse…

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Les arènes sont impressionnantes, et immenses. Des décors sont stockés en face et les gens s’amusent à se prendre en photos avec. Le jour, on croise aussi des gladiateurs qui posent avec les touristes en échange d’une pièce.

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Le Castelvecchio (datant du XIVème siècle) vaut le détour… de jour comme de nuit, mais surtout de jour pour profiter de son joli pont… Nous y reviendrons un peu plus loin…

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Nous avons ensuite visité la ville de jour, en commençant par un tour en petit train touristique (5 €). J’ai regretté que les commentaires soient très succints et diffusés via les hauts parleurs et non dans des casques individuels. Du coup avec le bruit du train sur les pavés et les voix des autres passagers, nous avons eu bien du mal à entendre quoi que ce soit ! Les explications en français arrivaient en dernier (après italien-anglais-allemand) et nous les avions après avoir dépassé les monuments.

Ceci dit, le petit tour de 25 mn est sympathique ! Il permet de cerner tous les principaux points d’intérêt pour y retourner ensuite à pieds ! (Attention, le train ne va pas dans les zones piétonnes, logique, et n’emmène donc pas à la Casa di Giulietta).

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Ci-dessus, la piazza Bra, où se trouvent de nombreux restos, avec vue sur les arènes…

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Le midi, nous avons mangé chez Flora, un resto 100 % vegan, où l’on paye au poids. Deux buffets sont à disposition, un froid et un chaud. On se sert, on fait peser son assiette, et on mange ! On peut passer plusieurs fois au buffet si besoin, prendre un pain en supplément (1 €), un dessert, etc…

Ce jour là il y avait des plats de quinoa aux légumes, lentilles à la menthe, spaghetti de légumes, orecchiette, des aubergines fondantes servies avec une sauce délicieuse, du riz… Tout est détaillé sur des ardoises et l’on sait ce que l’on va manger !

Nous nous sommes absolument régalés et avons même fait un brin de causette avec le serveur, qui a vécu en France et parle très bien français !!

Promis je vous posterai un billet spécial sur ce resto, avec photos !

 

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À Vérone la plupart des points d’intérêt sont payants :

 

*Petit train touristique 5 € les 25 mn

*Cathédrale 2,50 € (nous y sommes entrés pendant un concert du 15/08 et du coup il n’y avait pas de billetterie, mais nous sommes restés à l’entrée pour ne pas déranger).

*Castelvecchio, le château médiéval avec son pont levi. On peut néanmoins admirer l’extérieur et passer sur le pont Scaliger en pénétrant dans la cour du château (gratuitement). Le pont est vraiment original et je conseillerais vivement d’aller l’admirer car c’est l’un des monuments que j’ai préféré à Vérone.

Tout de briques rouges, il enjambe l’Adige, depuis le milieu du XIVème siècle… enfin, en réalité, il a été détruit par les allemands en 45, et reconstruit presque à l’identique !

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J’aurais aimé monter dans la Tour des Lamberti mais l’entrée de la Tour seule n’est proposée que lorsque le musée est fermé. Sinon on paye obligatoirement pour les deux… Le prix est de 8 €. Il me semble qu’il y a un supplément pour monter avec l’ascenseur mais je n’en suis pas certaine (les tarifs étaient compliqués à comprendre !).

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La tour des Lamberti est voisine de la Piazza delle Erbe. Cette place envahie par les stands pour touristes (si vous voulez rapporter un porte-clefs, une casquette, ou vous acheter une salade de fruits, notez l’adresse) mérite que l’on vienne la découvrir tôt le matin, ou tard le soir, quand les kiosques sont repliés…

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Nous ne pouvions pas tout faire donc nous avons choisi de visiter San Zeno , à 2,50 €/personne.

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On entre et découvre un Joli cloître. Une expo autour de la Cène reprend de grandes œuvres sur ce thème. Puis, l’on visite l’église et sa crypte.

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Dans l’église, une Coupe en porphyre : monolithe d’époque romaine provenant d’un bâtiment thermal (IIème siècle après JC) nous surprend par ses dimensions ! Là j’ai souri, car mon homme prenait des photos d’un petit bassin, sous tous les angles… Je me suis approchée et j’ai compris qu’il n’avait pas vu le monolithe romain, dans son dos, et pensait que le petit bassin qu’il photographiait, était celui du IIème siècle. Ah ah ah ! :-p

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A savoir… Sur la fresque de la Cène, les scorpions font allusion à l’imminente trahison de Judas.

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La porte en bois a été réalisée par deux Maîtres de l’époque, qui ont assemblé des morceaux de bronze provenant d’autres portes, d’époques et de milieux culturels différents. Cette porte est protégée par une autre porte en bois et donc, visible uniquement depuis l’intérieur.

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La crypte est très belle et l’on y trouve le cercueil de verre de San Zeno (protégé par une grille).

Nous nous sommes arrêtés devant le surprenant tableau Eterna eclissi d’ Aladino Ghioni (peinture avec des clous)… Je l’ai trouvé superbe !

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Dans l’église, on voit des écritures sur les murs, comme des dégradations que laisseraient des écoliers sur les tables de cours… en s’approchant, on peut relever les dates, et constater que ce sont en fait des graffitis d’époque, que l’on doit probablement à des fidèles qui s’ennuyaient pendant la messe !

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Puis, au fur et à mesure de notre balade, nous avons vu la Chiesa di San Lorenzo (payante mais avec un petit jardin qui vaut le coup d’œil si vous passez à proximité_ne faites pas le détour exprès).

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Ne quittez pas Vérone sans avoir vu l’impressionnante Porta Borsari (époque romaine) et Santa Anastasia. Cette église se visite mais il faut payer et nous avions encore d’autres points à visiter donc nous ne sommes pas entrés.

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Pour les amateurs d’églises, il est possible de payer 6 € pour visiter les 4 églises principales de la ville (Duomo, San Zeno, Santa Anastasia, …).

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Santa Anastasia

Il existe une carte qui inclut les entrées des principaux monuments et offre des réductions. Elle se décline en 24 et 48 h (18 ou 22 €). Nous ne l’avons pas prise car nous n’étions pas intéressés par les musées et préférions faire certaines activités qui n’étaient pas comprises dans la carte (le petit train notamment). Faire tout ce qui est compris sur la carte en 24 h me semble très compliqué, à moins de commencer tôt le matin, de finir tard le soir, de ne pas manger et de courir entre chaque étape !!

 

Et puis Juliette…

Enfin, il fallait voir la maison de Juliette (celle qui aimait Roméo). Si vous voulez mon avis, c’est un attrape touristes car Giulietta&Romeo sont des personnages de fiction, popularisés par William Shakespeare qui a synthétisé des contes italiens. Par définition, puisque Juliette et son amant n’ont pas existé, ils n’ont eu ni maison ni tombe. Mais bon, le touriste aime avoir l’impression de voir des trucs de ouf alors on peut assez facilement lui vendre tout et n’importe quoi…

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Le mur du passage qui amène à la maison de Juliette est recouvert d’inscriptions d’amoureux qui se jurent que leur passion sera éternelle. Certains ont collé des déclarations d’amour écrites tant bien que mal sur des serviettes de resto, avec des chewing-gums en guise de pâte à fixe. Summum du romantisme, on peut acheter un petit cadenas en forme de cœur dans la boutique Romeo et Juliette, à côté de la maison…

 

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Ensuite il faut voir le balcon, quelques mètres plus loin. Les visiteurs, ceux qui ont payé pour entrer dans la maison, peuvent parader sur le balcon en faisant des duck faces. Certains s’en donnent à cœur joie et posent pendant de longues minutes… J’ai patienté pour pouvoir faire une photo sans Juliette peroxydée en mini short…

 

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Dernière étape, le touriste doit absolument palper le sein droit de la statue de Juliette pour s’assurer amour et prospérité. Nous ne l’avons pas fait car nous sommes déjà amoureux et prospères, et surtout un peu trop timides pour faire cela devant des centaines d’autres touristes.

Mais d’autres ne se gênaient pas. Deux hommes se sont même pris le chou car l’un se moquait du second qui restait un peu trop longtemps à peloter la statue. Cela s’est fini en « What is zeu problem? What is zeu problem? » tandis qu’un garde suivait la scène depuis une fenêtre, l’air blasé. So fucking romantic!

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Hop, on ressort de la cours en prenant garde à ne pas salir ses chaussures sur les dizaines de gobelets de glace abandonnés au sol, et on rejoint des rues moins engorgées.

Impression générale ? Vérone est une jolie ville mais trop de touristes ne lui rendent pas hommage. Il faut sortir un peu des sentiers battus et visiter les églises et les petites rues, car si l’on se borne à suivre les attractions autour de Roméo et Juliette, on finit rapidement écœurés.

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On retrouve à Vérone, l’ambiance des grandes villes touristiques, avec des rues bondées, des boutiques spéciales pour touristes, et des vendeurs qui vous interpellent en anglais. Difficile de vivre la vraie Vérone, celle des italiens ; du moins quand on reste seulement deux jours, comme nous ! Mais la visite nous a néanmoins beaucoup plu et nous garderons un souvenir plutôt positif !

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Ci-dessus, des pavés probablement usés par les roues des charrettes…

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La défense d’éléphant qui pendouille sur la piazza delle Erbe, sans que personne n’ait jamais vraiment su pourquoi.

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Un audio-guide d’un autre temps…

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Devant le Duomo…

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Et, dans le Duomo...

J’espère que la visite vous a plu. N’hésitez pas à commenter, et à vous abonner pour ne pas louper les futurs billets sur mes autres visites italiennes ! :-p

[Voyage] Biella, Piémont, Italie

Je vous propose d’ouvrir le carnet de voyage, et de partager avec vous mes découvertes italiennes de l’été… Nous ferons escale dans une dizaine de villes, entre Biella et Bologne, avec à chaque fois, des visites de monuments, des bons plans shopping, des adresses pour manger végétarien, et des anecdotes… J’espère que cela vous plaira…

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Première étape de notre petit périple transalpin : BIELLA

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Biella est une jolie ville à taille humaine. Située dans le nord-ouest de l’Italie, dans la région Piémont, elle ne compte que 46 000 habitants et comporte deux villes en une : la ville haute, historique, accessible avec de bonnes cuisses ou en funiculaire ; la ville basse, qui ne manque pas d’intérêt également et est généralement plus animée.

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Généralité : visiter l’Italie en août…

Il faut savoir que le mois d’août en Italie est une période particulière. La forme même du pays fait que la mer n’est jamais bien loin, et que les italiens qui vivent dans les terres, peuvent globalement rejoindre les côtes en peu de temps. 

Même si l’on parle ici du nord du pays, Biella se situe au niveau de Lyon. En été, il peut faire très chaud même à Milan, même à Turin, même dans le nord autrement dit. Donc les italiens ont tendance à profiter des vacances pour se rendre à la mer. Et les villes de l’intérieur du pays sont désertes, à part quelques exceptions… Mais Biella ne fait pas exception !

En août, surtout autour du 15 (Ferragosto), les rues sont quasi désertes… Cela peut être sympathique pour certains points, notamment pour se stationner. Mais il faut garder à l’esprit que cela peut aussi compliquer les plans des touristes (musées parfois fermés, difficultés à trouver un resto ouvert, etc…). Le tout est de le savoir !

Même les franchises (Camaïeu par exemple) peuvent fermer trois semaines de suite en août dans certaines villes. Si vous avez aimé le film I am a Legend, avec Will Smith qui se balade tout seul dans la ville déserte, cela peut vous plaire…

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Pour en revenir à Biella…

Nous avons découvert la place Carlo Rossi (appelée également piazza Battistero). On y trouve un magnifique baptistère, ainsi que la Cathédrale di Santo Stefano.

Duomo San Stefano + Batistère (2)

Construit en pierre et terre cuite, le baptistère est de style roman.

Duomo San Stefano + Batistère (3)

Nous n’avons pas pu le visiter (fermé lors de notre visite, et sans aucune pancarte avec d’éventuels horaires). En revanche, nous avons pu entrer dans la Cathédrale, située juste à côté, et nous laisser surprendre par ses peintures qui donnent des impressions de reliefs vraiment impressionnants. Et oui, on croirait que tout est sculpté alors qu’en réalité, il s’agit de peintures… Bluffant, non ?

Duomo San Stefano + Batistère (1)

Toujours à proximité de la Cathédrale et du Baptistère, vous ne pourrez pas louper le campanile gothique, qui culmine à 52,60 mètres !

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La place du Duomo est peu fréquentée en ce samedi d’août, mais elle reste charmante. Et comme plusieurs coins de la ville, elle est équipée d’un « oasi wifi ». En quelques secondes, sans aucune inscription, on accède au wifi gratuit.

(Je parlerai régulièrement de wifi dans mes billets touristiques, tout simplement car il nous a été bien utile pendant nos vacances, pour trouver des informations pratiques, des adresses de restos, des magasins pour faire nos courses, notamment dans les villes un peu désertes au mois d’août !).

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Le funiculaire coûte 1,80 € l’aller retour (1,50 € le ticket simple). On passe le tourniquet sans ticket, car on paye en haut. Il fallait le comprendre… Heureusement une gentille dame nous a renseignés (et évité de monter à pieds).

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Il s’agit d’un funiculaire sans chauffeur. J’adore ! (Avec ou sans chauffeur en fait).

La ville haute est très jolie. On en fait rapidement le tour, d’autant que le Palazzo la Mormora se visite sur rendez-vous et que l’église San Giacomo est semi-fermée ; un cordon empêche d’approcher de l’autel et la zone est placée sous alarme.

 

Ceci dit, je ne regrette pas d’être entrée jeter un œil à cette église du XXIIIème siècle. (Certains documents en feraient déjà mention en 1180, mais il est impossible de savoir précisément quels éléments visibles sur l’édifice actuel dateraient de cette époque).

 

 

J’ai pu voir le corps du moine dominicain Agostino di Fango (mort en 1493). Il repose dans un cercueil de verre et on peut apercevoir son corps et notamment son crâne…  À vous de voir si cela vous tente…

 

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Désolée pour les jeunes que nous avons dérangés en pleine flirt (euphémisme) dans le jardin Adriana Cardini (toujours dans la ville haute). Mais bon l’endroit était attractif avec sa balançoire XXL idéale pour une sieste ! Ici encore le wifi est gratis et fonctionne très bien !

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Végétarisme à Biella ?

Hop, on redescend, et surprise, on tombe sur un resto qui propose des plats végétariens et même vegan ! Je vous donne un aperçu du menu pour info, sachant que nous n’y avons pas mangé. Il se trouve au pied du funiculaire, vers la bibliothèque !

Globalement, c’est la grosse mode du vegan en Italie depuis quelques années, et il reste étonnamment facile de se sustenter sans produits animaux, même dans les villes moyennes. Si aucun resto vegan n’est ouvert, vous pouvez tenter votre chance dans des restos traditionnels, qui auront probablement un plat de pâtes à la sauce tomate au menu… Au pire du pire, on trouve de quoi faire dans les magasins (Esselunga par exemple à Biella) pour improviser un petit pic-nique. Attention toutefois, les produits de végétarisme (tofu, seitan, etc) coûtent encore odieusement cher… Comptez 3-4 € la boîte de deux portions de tofu en moyenne… quant au lait de soja, la brique est rarement proposée à moins de 1,50 €, et dans la plupart des cas il s’agit de boisson sucrée…

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Biella n’est pas très animée en août. Je doute qu’elle le soit énormément plus le reste de l’année, car cela reste une petite ville. Mais elle est très charmante et la vie y semble douce, avec ses parcs et ses petites places. J’ai beaucoup apprécié de la découvrir et ne serais pas contre le fait d’y repasser un jour à l’occasion…

 

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Le baptistère et la Cathédrale