Le Prime Luci del Mattino – Fabio Volo

Avant de partir pour les vacances en Italie, je voulais me replonger dans la langue. Pour cela, j’ai ressorti mes romans en VO, et constaté que je n’en avais plus tant que cela. J’ai donc entamé Le Prime Luci del Mattino un peu par dépit… faute de mieux !

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#lecture #danstoutesleslangues #italia #Roman

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Les livres de Fabio Volo sont un peu l’équivalent italien des Musso. C’est à dire que ce sont des romans populaires, faciles d’accès, mais assez similaires. On en lit un et on les a pour ainsi dire un peu tous lus. Ce sont souvent des romans d’amour, des rencontres classiques, des matins qui chantent, quelques complications, et une happy end.

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Ce roman sort un peu des sentiers battus dans la biblio de Volo, puisqu’il ne nous présente pas vraiment une romance classique.

On suit Elena, une jeune femme qui s’ennuie dans son couple. Son époux Paolo n’a jamais été du genre dynamique, mais là cela commence à vraiment lui peser. Elena se sent négligée. Elle s’embourbe dans un mariage qui ne lui apporte plus rien.

Ce qui devait arriver, et que vous avez probablement entendu venir avec ses gros sabots, arrive. Elena cède aux avances d’un autre homme.

Très vite, elle noue une relation purement sensuelle avec lui et se redécouvre elle-même.

 

Ce roman partait avec un handicap. Je m’attendais à le trouver longuet et cousu de fil blanc. Finalement, il m’a bien plu. Certes l’histoire n’est pas super originale. Mais elle est malgré tout servie par une écriture simple et limpide. D’habitude, Volo part dans des digressions aussi nombreuses que longues, et finit par me lasser, tant il s’écarte du fil rouge de l’histoire. Là, on reste au contraire dans l’histoire principale, et c’est vraiment appréciable.

L’auteur ne nous sert pas non-plus de longs passages introspectifs, mais préfère nous donner des faits.

Honnêtement, j’ai apprécié ce bouquin, idéal pour se changer les idées, sans risquer les courbatures au cerveau. A ce jour, il n’a pas été traduit en français, mais si vous lisez l’italien, je vous le conseille !

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E’ una vita che ti aspetto – Fabio Volo

Je ne suis pas une fan absolue de Fabio Volo. J’ai déjà lu quelques romans de lui, écouté des émissions de radio qu’il anime, vu un film tiré de son roman Un Giorno in Più. Parfois c’est sympa, mais globalement cela peut vite devenir agaçant, notamment au niveau des romans, car cet auteur a l’habitude de proposer des histoires très ressemblantes les unes aux autres.

J’avais d’ailleurs lu un roman de lui il y a peu, donc je savais que je courais un risque en me lançant à nouveau dans un roman du même auteur, après un si court laps de temps… : CHRONIQUE ICI

Mais j’avais envie de lire en italien, et le seul livre que je n’avais pas encore lu, en italien, dans ma Kindle, était un livre de Fabio VoloE’ une Vita che ti Aspetto (littéralement : cela fait une vie que je t’attends).

Au départ, nous découvrons un homme, qui ressent une sorte de déprime sans raison bien définie. Il va voir un copain médecin qui lui fait un check-up complet et lui dit qu’il n’a aucun problème physique. Ce même copain lui fait comprendre qu’il ne vit pas. Il existe, mais ne vit pas…

Voilà donc notre narrateur, qui se lance dans une vraie introspection, pour essayer de retrouver sa vie, et le goût qui l’accompagne.

Thème classique me direz-vous, et je confirme…

Ce thème de la routine, et du gars qui voit passer sa vie sans prendre le risque de faire les choix qui pourrait la rendre plus palpitante, a déjà été abordé maintes fois dans des livres, dans des films. Il est revisité ici par Volo, qui comme à son habitude, part dans des digressions à n’en plus finir. Il nous propose de suivre les pensées d’un narrateur unique, qui philosophe sur des petits détails de sa vie.

L’idée est sympa au départ, mais quand on a déjà lu 2 – 3 romans du même auteur, on a l’impression de relire toujours la même chose, et cela lasse. D’autant que ce roman n’est vraiment pas le plus prenant en terme d’action… Il ne se passe rien de spécial, et on lit pour avancer dans le roman, et passer à autre chose…

On retrouve tous les trucs que Fabio Volo a exploré dans ses précédents romans :

*la peur du changement

*l’existence ou non du grand amour

*l’existence ou non du destin

*le rapport aux parents

*l’amitié

Donc vous l’aurez probablement compris, je ne recommande pas spécialement la lecture de ce livre… Sans dire qu’il est totalement nul, je l’ai trouvé à peu près aussi plat que l’encéphalogramme d’un axolotl qui regarderait la neuvième saison de Secret Story doublée en moldave. Et si je place le terme « axolotl » c’est voulu, parce-que Volo nous parle de cet amphibien dans son roman, et que c’est la seule chose intéressante que m’a apporté ce livre ! Si vous ne connaissez pas encore l’axolotl, Google est votre ami. Ciao ! :-p

 

Un jour en plus [Fabio Volo]

Fabio Volo est un écrivain, acteur, scénariste et présentateur italien. Pour son oeuvre littéraire, il est souvent critiqué, un peu comme notre Guillaume Musso national, car il produit des romans populaires (non ce n’est pas un GROS mot !). On lui reproche de chercher le succès, et d’écrire ce qui plait au plus grand nombre.

Ce sont des histoires simples, avec une belle part laissée à la sensibilité, aux sentiments. Et on peut s’amuser à relever quelques citations, qui décrivent assez bien ce que peut ressentir tout un chacun à un moment donné de sa vie…

Volo serait un « non-écrivain » en ce sens qu’il écrit des histoires qui se basent sur des personnages totalement banals, des Messieurs tout le monde, auxquels l’on peut tout à fait s’identifier. Ce que décrit Fabio Volo, on aurait pu l’écrire. Du moins, on se dit souvent « ah mais oui, je le pense ça ! ». Pour autant, je ne suis pas convaincue par cette définition du « non-écrivain » parce-que pour moi, écrire ce que les gens pensent, ce n’est pas si évident que cela justement… M’enfin. Nous n’allons pas nous lancer dans un débat, mais plutôt parler du roman Il Giorno in Più, si vous le voulez bien !

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« Perché quando sei felice sei più gentile con gli altri. »

Parce-que quand tu es heureux, tu es plus gentil avec les autres.

J’ai trouvé Il Giorno in Più sur un vide-grenier, et l’ai acheté un peu par hasard, car il y avait plusieurs titres de disponibles, et je ne savais pas lequel prendre, lequel laisser… Finalement, il s’est avéré que j’avais déjà vu le film tiré de ce livre, mais comme cela remontait à des années en arrière, ce n’était pas bien gênant…

Dans Il Giorno in Più, nous découvrons le récit à la première personne, de Giacomo. Ce trentenaire qui travaille dans une imprimerie, nous raconte comment il a rencontré une jeune femme dans un tram londonien… Pendant plusieurs semaines, ils se sont lancé des regards en silence, et il a fantasmé sur cette inconnue…

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L’histoire est assez classique. Des rencontres dans les transports en commun c’est … commun justement ! La suite reste assez classique également, puisque Giacomo apprend que sa belle (à qui il n’a jamais parlé jusque là) part travailler à New-York pour une durée indéterminée, et décide de la rejoindre là-bas… Personne ne fait cela dans la vraie vie (en tout cas, très peu de gens) mais dans les comédies romantiques c’est un grand classique… d’ailleurs, le livre a été adapté pour le ciné (je sais je l’ai dit plus haut) et je vous ai mis la jaquette du DVD, pour vous donner envie ! :-p

J’avais hâte de savoir ce qui allait se passer entre nos deux personnages… mais j’ai rapidement trouvé le temps long, car l’auteur part dans des digressions parfois franchement lourdingues… OK parfois c’est sympa car cela peut nous rappeler nos propres souvenirs. Mais sinon, une fois le principe compris, on en a un poil marre et on aimerait bien rester sur l’histoire principale…

Giacomo se souvient de quand il était petit et que sa grand-mère lui demandait de passer le fil dans le chat de l’aiguille, car il avait de meilleurs yeux. Personnellement cela m’a rappelé aussi mon enfance, et la fierté que je ressentais quand, comme Giacomo, je pouvais me rendre utile.

Mais bon, tout le livre est construit ainsi, avec de longues digressions sur des détails, sur la rondelle de citron sur le verre de coca, qui gêne pour boire, sur les manies du narrateur quand il dort à l’hôtel (il enlève le couvre-lit et retire le drap coincé sous le matelas pour ne pas se sentir comme un rouleau de printemps). Trop c’est trop…

Il faudrait un peu plus d’action pour garder un rythme…

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En définitive, j’ai passé un moment agréable avec ce roman. Mais je n’aurais pas enchaîné sur un autre livre du même auteur. Pour 250 pages ça va. Plus ce serait trop.

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Morceaux choisis :

« L’ho capito dopo che le difficoltà superate hanno avuto un valore enorme che porsi dei problemi e risolverli è stato essenziale. »

J’ai compris par la suite que les obstacles surmontés avaient eu une valeur énorme. Se poser des problèmes et les résoudre est devenu essentiel.

« La vita è la droga più potente al mondo. »

La vie est la drogue la plus puissante au monde.

« Morire è una vera stronzata. Darei la vita per non morire. »

Mourir est une connerie. Je donnerais ma vie pour ne pas mourir.