Ma Grand-Mère vous Passe le Bonjour

C’est chez Popcorn&Gibberish que j’ai eu la chance de gagner le ebook Ma Grand-Mère vous passe le bonjour. Le titre donnait envie…

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C’est l’histoire d’Elsa, petite fille de presque huit ans, particulièrement éveillée, et de sa Mamie. Mamie est spéciale. Elle n’hésite pas à rentrer dans le lard de ceux qui ne sont pas d’accord avec elle. Elle braille, montre ses fesses et dit des gros mots. Mais Mamie est néanmoins très attachante, ne serait-ce que pour l’amour sans limite qu’elle porte à Elsa.

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Quand la petite fille est triste, Mamie l’emmène dans le monde Presqu’Éveillé et lui parle de Miamas et de ses créatures magiques. Mamie et Elsa ont leur propre univers, et leur langage secret…

Quand Mamie quitte ce monde, elle laisse à Elsa une grande mission, celle de remettre des courriers à différentes personnes qui ont comptées pour elle. Commence alors pour la petite fille, un jeu de piste qui lui permettra de découvrir une autre facette de la vie de Mamie, et de comprendre un peu mieux pourquoi Maman aime tout maîtriser, pourquoi l’alcoolique est aussi addict, pourquoi la voisine est aussi tatillonne…

Mamie n’a pas toujours été comme Elsa l’a connue. Elle a eu une vie avant d’être Mamie, et cette vie a été marquée par des rencontres, des drames, des déceptions…

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J’ai globalement aimé l’histoire et le message principal. On se rend compte que les défauts des uns et des autres ont toujours une explication, et que les apparences sont souvent trompeuses.

En revanche, j’ai trouvé que le récit était parfois un peu trop longuet. J’ai notamment eu du mal au départ, à accrocher à l’intrigue autour du voisin surnommé Le Monstre et du chien de combat (le Worse). Le monde imaginaire créé par Mamie est très intéressant, et joliment présenté. Mais parfois j’avais envie que les passages soient plus rapides, pour que l’on avance dans l’intrigue réelle ! J’étais impatiente. Au milieu du livre, j’ai trépigné. Mais ensuite, j’ai compris que ce que je prenais pour des longueurs, était utile à l’intrigue, car cela permettait de faire évoluer les personnages, et de nous les rendre plus intimes, comme ils devenaient plus intimes avec Elsa justement…

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L’intrigue tourne autour de tous les personnages qui vivent dans le même immeuble que Mamie et Elsa… On sait qu’il y a des non-dits, des éléments potentiellement tragiques à découvrir… On aimerait bien découvrir ce qui s’est réellement passé et que Mamie a pu vouloir enrober de guimauve…

Le récit nous tient en haleine, malgré une baisse de rythme au milieu du roman.

J’ai été bluffée par cette histoire vraiment originale, et j’ai eu un pincement au cœur au moment de quitter Elsa. Je crois que cela suffit à résumer le fait que ce livre est un BON livre, un livre qui créé un univers dans lequel le lecteur se sent bien…

Petit plus : l’histoire se passe en hiver, et notamment pendant les réveillon de Noël. Allez-y, c’est de saison !

Et vous ne serez plus jamais triste…

Il pleut. Il fait tout gris, quand il ne fait pas carrément nuit… On se lève le matin et il fait encore nuit. On sort du travail le soir, et il fait déjà nuit. Bref. Le temps n’aide pas à avoir la patatate/la banane/la pêche ! Alors pour espérer survivre jusqu’au printemps, il est important de manger des fruits et légumes, et… de lire des feel good !

Super intro qui donne du peps nop ? 😉

Voici un livre qui devrait réchauffer les cœurs et faire fonctionner les zygomatiques :

Alors vous ne serez plus jamais triste – de Baptiste Beaulieu

C’est un roman relativement récent, puisqu’il date de 2015.

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Dans la vie il faut toujours être soi-même, mon p’tit. Sauf si vous pouvez être un poney magique. Dans ce cas, et seulement dans ce cas, soyez un poney magique.

Ce roman à la jolie couverture mauve (dommage que je l’ai lu sur ma liseuse, car je n’ai pas pu profiter de la couv’ du coup) nous présente un Docteur qui ne sait plus trouver de sens à sa vie depuis la disparition de sa femme.

Un matin comme tant d’autres, lassé de tout, il monte dans un taxi, pour se rendre à son bureau avant de mettre fin à ses jours.

Mais… le taxi est conduit par une surprenante bonne-femme, qui lui propose de passer un pacte. Il lui accorde sept jours, pendant lesquels il s’engage à ne pas se suicider. Et elle va tout faire pour tenter de lui redonner goût à la vie, et renoncer à son macabre projet.

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J’ai eu tous les maux du monde à ne pas tout annoter dans ma liseuse, tant je trouvais que ce livre était joli… J’avais envie de relever une phrase par paragraphe…

-Quel âge me donnez-vous ?

-Je ne répondrai pas, c’est un piège.

-J’ai 26 ans, dit-elle. Mais je fume beaucoup.

Il rit.

-26 ans avant ou après Jésus-Christ ?

Elle rit.

Ce livre est léger et très très très facile à lire.

Il est bourré de magie, mais pas de magie au sens surnaturel, non, plutôt de beauté, de douceur… Le personnage de la vieille Sarah est profondément gentil, et cherche à faire le bien autour de lui, notamment pour le Docteur dépressif. Forcément, cela rejaillit sur le lecteur que nous sommes !

Il n’y a que deux personnages principaux, donc il est absolument impossible de s’emmêler les pinceaux. Les scènes s’enchaînent au travers de chapitres très courts. On est toujours tenté d’en lire un de plus.

Je me demande si la neige me rend triste ou s’il neige parce-que je me sens triste.

La magie existe, lui répondit-il en la paraphrasant , il faut la faire soi-même.

Il n’y a pas d’étrangers en ce monde, seulement des amis qui s’ignorent encore.

Je vous laisse sur ces quelques citations, en espérant vous avoir donné envie de lire ce joli roman… 🙂

Je renouvelle le bail sans hésiter !

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman, toujours en bien. Mais je ne m’étais pas mise à le chercher particulièrement, me doutant bien que je finirais par tomber dessus rapidement en occasion. Et en effet, ce fut le cas, chez Emmaüs.

 

L’Immeuble des Femmes qui ont Renoncé aux Hommes est un roman de la catégorie Feel Good. Chez Le Livre de Poche, il tient en 214 pages. Autant dire que l’on peut le lire en une ou deux fois, car le style s’y prête bien !

J’ai tout de suite accroché à l’histoire, au ton léger de Karine Lambert, et aux personnages attachants qu’elle dépeint, avec beaucoup de sensibilité…

L’Immeuble des Femmes […] c’est l’histoire de cinq femmes, d’âges différents, qui occupent un petit immeuble interdit aux hommes. Chacune a pour ses raisons, décidé de renoncer, de façon plus ou moins catégorique, plus ou moins temporaire, à la présence d’un homme.

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Une belle fin de dimanche… #roman #lecture

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Celle que l’on surnomme la Reine, est la plus âgée. Persuadée qu’elle ne peut plus plaire, elle qui a été une grande ballerine, et a fait chavirer les cœurs, refuse de se résoudre à vivre un amour routinier, et préfère vivre recluse.

Simone, cinquante-neuf ans, a élevé son fils seule, et n’a pas vraiment eu de grand amour. Romantique et idéaliste, elle voit l’homme idéal sous les traits Jean-Pierre Bakri…

Rosalie a vécu avec François et ensemble ils ont formé un joli couple, jusqu’à ce que François panique à l’idée de fonder une famille, et prenne ses jambes à son cou…

Giuseppina quant à elle, est issue d’une famille sicilienne, et a été mariée à un garçon de son île, qui l’a déflorée en suivant un match de foot à la télé…

Enfin, Juliette est la petite jeunette du groupe. Elle est trentenaire, célibataire, mais pas décidée à renoncer définitivement aux hommes… Elle débarque dans l’immeuble et découvre les habitantes petit à petit…

Comme je vous le disais, je me suis attachée à ces cinq drôles de dames. J’ai aimé découvrir leurs faiblesses, leurs blessures, et partager leurs « teatime » entre filles. J’ai adoré les mots de Karine Lambert, ses réflexions sur l’amour ou plus largement, sur la vie en général…

Ce roman m’a tenue en haleine, et m’a gardée au chaud, comme dans un cocon. J’ai ronronné de bonheur, tel Jean-Pierre, le chat de l’immeuble, seul mâle autorisé à se promener parmi ces dames.

L’auteure nous offre de jolis moments, en compagnie de personnages que l’on aimerait ne jamais quitter. C’est un peu un Amélie Poulain sous forme de bouquin, avec des personnages tous gentils ou du moins jamais bien méchant.

La plume de Karine Lambert nous fait réfléchir sur de grandes vérités, sans jamais oublier de les enrober d’une belle dose d’humour et de tendresse.

Attention, ne pas entamer ce livre si vous avez peu de temps devant vous, car il est extrêmement difficile à refermer !

Un Feel Good de plus, mais pas de trop !

J’avais lu plusieurs chroniques très emballées au sujet du roman Un Merci de Trop et avais fini par l’ajouter à ma liste de souhaits sur Amazon. Alors quand j’ai vu passer un concours sur internet, pour remporter un exemplaire dédicacé, j’ai tenté ma chance… et j’ai bien fait puisque j’ai gagné !

Quel plaisir de recevoir le joli livre de Carène Ponte directement dans ma boîte aux lettres !

J’ai mis les bouchées doubles pour terminer mon livre en cours, et me suis ensuite plongée dans Un Merci de Trop !

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Ce roman se lit très très vite. Il fait un peu moins de 300 pages, et est écrit relativement gros. Comme l’histoire est toute simple et joliment écrite, on peut sans problème le lire d’une seule traite !

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« Je suis à l’idée lumineuse ce que Lady Gaga est à la mode : un désastre. »

Juliette est une jeune femme à laquelle on s’identifie facilement.  Trentenaire qui doute d’elle, et se rabaisse en permanence, elle a toujours dit oui à tout et espéré passer ainsi inaperçue. Un jour, après que LA goutte d’eau a fait déborder le vase, elle a ouvert sa bouche, une seule fois, et cela lui a coûté son job…

Juliette est désormais au chômage, et comme si cela ne suffisait pas, elle va découvrir autre chose… un imprévu qui va chambouler sa petite vie jusque là si paisible, et la pousser à s’affirmer un peu, elle qui n’a jamais osé dévier de son sentier bien tracé…

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Je suis entrée instantanément dans l’histoire et me suis attachée au personnage de Juliette. Elle m’a rappelée la Julie de Demain J’arrête, le roman de Gilles Legardinier. Gentille, un peu gaffeuse, mais surtout pas du tout sûre d’elle, Juliette a tout pour plaire ! Parce-que finalement, Juliette c’est un peu nous, nous les filles des années 2000, qui dans notre grande majorité, ne bossons pas dans la comm, ne portons pas des escarpins à 2 000 € et n’osons pas inviter le beau mec de l’immeuble à prendre un verre…

Elle est soucieuse de plaire, ou en tout cas, de ne pas déplaire, de ne pas faire de vagues. Elle ne demande qu’à être heureuse, et se contente de peu de choses. Si son beau voisin pouvait lui adresser la parole et l’inviter à dîner, ce serait le summum…

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On retrouve dans ce roman, les thèmes classiques de la comédie romantique à base de trentenaire désespérée : voisin sexy, chocolat dégusté dans la culpabilité, petits mensonges dans lesquels on s’enlise… et meilleure copine adorable.

Juliette est un délicieux mix de Bridget Jones – Clara Sheller – et autres héroïnes du même style que j’adore et que je pense que vous adorez aussi… Me trompe-je ?

Alors si vous aimez les livres qui donnent le sourire, les histoires simples avec des personnages gentils, courez acheter Un Merci de Trop, et vous… me remercierez ! 😛

Nos nuits deviendront des Jours [Lecture coup de ♥]

J’adore quand mes copines m’offrent des livres ! En général elles savent choisir des romans qui me plaisent, voire plus que cela… Roxou m’a envoyé un joli roman pour mon anniversaire. Il s’agit de Nos Nuits deviendront des Jours, de Marie Fitzerald. J’ai remisé ma liseuse, et me suis jetée dans ce joli roman, moins de deux heures après l’avoir reçu !!

C’est un livre récent, paru en mai 2016. Il est édité par les éditions Fleuve et tient en 300 pages.

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En effet, il m’attirait énormément, car il s’agit d’un roman qui nous raconte plusieurs histoires qui s’entrecroisent et finissent par se rejoindre.

Tout d’abord, il y a Claude, quatre-vingt ans, aveugle, qui vit seul et possède son petit caractère…

Ensuite, Corentin est un ado qui supporte assez mal que ses parents lui imposent ses loisirs. Si cela ne tenait qu’à lui, il ferait du badmington, pas du tennis, et le piano ne serait plus qu’un mauvais souvenir !

Alain est à la rue, et survit plus qu’il ne vit.

Enfin, Carole vit l’enfer dans son mariage, et ne sait pas comment fuir…

Ces quatre personnages qui n’ont a priori rien en commun, vont se retrouver et se lier autour d’un objectif commun, celui de sauver Carole…

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Dès le début, on découvre les personnages, chacun leur tour, à travers de brefs chapitres où chacun prend la parole à la première personne. On tourne les pages très rapidement, car les chapitres sont vraiment courts, et que l’on a tendance à vouloir en lire encore un, puis encore un, et encore un dernier avant de refermer le livre !

On entre facilement dans l’histoire, sans avoir besoin de faire des retours en arrière pour situer les gens, et cela aide grandement à se prendre au jeu ! Chaque chapitre porte le prénom de son narrateur en guise de titre. C’est pratique. On sait tout de suite qui s’exprime !

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J’ai adoré l’histoire, toute simple, et l’écriture limpide de l’auteur.

Je me suis surprise à m’attacher immédiatement aux personnages, et à vouloir avancer dans ma lecture, pour savoir ce qui allait leur arriver.

J’ai retrouvé le plaisir que j’avais éprouvé en lisant Demain J’arrête de Gilles Legardinier. En effet, on se retrouve avec des personnages lambdas, qui vivent dans une petite ville, et pas comme souvent à Paris. Ils ont les mêmes préoccupations que nous, et mènent des existences classiques. Mais pour autant le récit ne manque pas d’intérêt.

Ces gens qui se veulent mutuellement du bien nous mettent du baume au cœur, même si leurs situations respectives ne sont au fond pas bien réjouissantes. On sait que cela finira bien… 

L’ennui parfois avec ce genre de roman, c’est que l’on peut tomber dans l’excès de gentillesse. Cela peut faire trop « Bisounours » et ne plus être crédible. Mais là ce n’est pas le cas. Au contraire, j’y ai cru. Chacun a de bonnes raisons d’agir comme il le fait.

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Ce roman m’a beaucoup plu et j’ai eu un pincement au cœur en tournant la dernière page. Je vous le conseille donc, d’autant que cela me semble une lecture idéale pour l’été, allongé dans l’herbe, ou sur le sable chaud !

 

Tromper Martine – Stéphane Dompierre

Tromper Martine est un livre de Stéphane Dompierre, auteur québécois qui m’était jusque là totalement inconnu. Il est paru en 2015.

Nicolas, le narrateur, est un quarantenaire au bord du burn-out. Son médecin lui a conseillé d’arrêter la picole, et de prendre deux mois pour lui, loin du travail et de sa famille, histoire de se recentrer, et d’éviter la cata.

Au départ, Nicolas a loué un appartement loin de tout, et pense pouvoir s’y reposer, mais bien vite il réalise que rester sans rien faire n’est pas vraiment quelque chose qu’il sait faire. Il décide alors de revoir ses plans…

Ce roman est une petite perle d’humour. Je me suis très vite laissée prendre au jeu, et j’ai tourné les pages avec délices. Les aventures de Nicolas sont poilantes, mais elles ne manquent pas de fond pour autant. Bien-sûr, la célèbre crise de la quarantaine est évoquée, ne serait-ce que dans le titre même du roman. On a de belles réflexions sur le couple, le sexe, et l’adultère.

Mais on nous parle aussi d’amitié, de sens global de la vie, et de bien d’autres choses, qui sauront forcément trouver un écho chez les lecteurs !

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J’ai tenté de ne pas trop y prêter attention, mais ce que cette femme portait lui moulait vraiment les fesses, qu’elle avait bien rondes et fermes, et ça se remarquait tout de suite qu’elle n’avait pas de culotte.

Ce roman est bourré d’humour, et le fait qu’il soit écrit par un québecois ajoute encore une touche d’originalité. Autant j’avais trouvé L’Homme idéal existe et il est Québécois franchement peu amusant, autant là je me suis régalée. Pourquoi ? Car c’est réellement écrit par un québécois, avec des expressions et des termes québécois qu’il utilise pour de vrai. Ce n’est pas « surjoué ».

Je peux le dire, ce livre est un coup de cœur, et je vous invite vivement à le découvrir si ce n’est déjà fait !

Et Soudain tout Change ! Gilles Legardinier [Livre]

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Il y a quelques temps, j’avais passé un excellent moment avec Demain J’arrête, de Gilles Legardinier. C’était une histoire simple, d’une nana lambda qui faisait une fixette sur son nouveau voisin. C’était léger, positif, et cela se lisait vraiment sans aucune prise de tête. J’avais tellement ri (oui oui carrément ri) grâce à ce roman, que je l’avais ensuite passé à mon homme, qui ne lit pourtant que de la Science-Fiction ou presque. Lui aussi avait passé un bon moment de lecture…

J’avais ensuite acheté un deuxième exemplaire comme neuf, pour garder le livre dans ma collec. C’est super rare que je fasse cela !

Bref, vous l’aurez compris, j’avais eu un énorme coup de cœur pour Demain J’Arrête. J’avais ensuite demandé le roman suivant de cet auteur Complètement Cramé, pour mon anniv, et on me l’avait offert.

Je l’avais mis de côté, pour le lire pendant mes congés, histoire de bien le savourer. Et puis finalement, le temps a passé. C’est à nouveau mon anniv, et je ne l’ai toujours pas lu… Mais… j’ai trouvé un autre roman de Legardinier, Et Soudain tout Change. Et allez savoir pourquoi, je l’ai entamé de suite !

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La couverture de l’édition Pocket représente un joli petit chaton tigré. On ne peut pas se tromper (rappelez-vous du chat avec le bonnet péruvien pour Demain j’Arrête).

Pourtant même s’il y a quelques passages qui évoquent le chaton de l’héroïne, l’histoire ne parle globalement pas de félidés…

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Résumé…

Et Soudain tout Change est un roman de la catégorie Feel Good, c’est à dire un livre qui fait du bien, qui rend heureux. Il nous présente Camille, lycéenne en classe de Terminale.

Camille est heureuse de vivre et bien dans ses baskets, même si elle n’est pas parmi les plus populaires de l’établissement. Elle est entourée d’amis, parmi lesquels Léa, sa meilleure amie. Elle en pince pour Axel, mais a juré de ne pas y toucher, car Léa s’intéresse à lui également. Dans la petite bande, on trouve aussi Léo, Marie, Tibor, et bien d’autres…

Camille nous fait partager son quotidien, et nous décrit ses amis, ses profs, avec beaucoup d’humour, et une bonne pointe de sensibilité qui fait du bien.

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Au départ je me suis demandé un peu où on nous emmenait car il n’y avait pas vraiment de fil conducteur. C’était un peu un « roman d’ambiance », sans suspens. Mais cela ne me gênait pas car l’écriture était limpide, et on tournait les pages rapidement, pour le seul plaisir de lire, et de rester dans le joli petit monde de Camille.

J’ai bien trouvé que l’univers du lycée était un poil édulcoré. Dans mon souvenir ce sont de très belles années, mais il me semble que nous avions quand-même un tout petit peu plus d’angoisses !! Il y a un prof super sympa, qui amène les élèves à se questionner sur les grandes énigmes de l’existence (plausible, mais là il est quand-même super vachement sympa et impliqué le prof !). Et quand un camarade de classe que personne n’aime se retrouve attaché à poil dans le lycée, les coupables ne sont pas inquiétés…

En fait j’ai trouvé que Camille et ses amis avaient plus des attitudes de collégiens, que de lycéens, et qu’ils avaient beau faire parfois de belles bêtises (justifiées) il ne leur arrivait pas grand chose. Ils sont tous mignons, et semblent tous s’entendre, alors que dans mes souvenirs, au lycée nous étions plutôt des bandes rivales !

Bien-sûr, tout n’est pas rose. Il y a un élément perturbateur (et comment !) qui vient tout chambouler. Mais les personnages restent bons et gentils.

Ce livre est sympathique, et se lit facilement, mais j’ai moins accroché à cette histoire un peu trop Bisounours, qu’à Demain J’Arrête. Il manquait une intrigue, pour me tenir en haleine, et surtout, tout était trop rose…

Si je devais donner une note sur 5, j’attribuerais 3 à ce roman, une note moyenne sup’, car cela divertit, mais ne marque pas la mémoire pendant des jours et des jours !

Et vous, avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

L’homme idéal existe, il est québécois

Je ne sais pas ce qui m’arrive, mais ces derniers temps je me remets à lire des livres de chick-litt, alors que j’avais totalement cessé il y a quelques années ! J’ai envie de romans légers, amusants, d’héroïnes dont le plus gros souci dans la vie est de marcher avec des talons de 10 centimètres sans se fouler la cheville.

L’Homme Idéal Existe, il est Québécois m’a donc fait envie, car il promettait tout cela : un bon mélange de romance et d’humour !

De quoi cela parle ? D’une jeune femme qui rencontre un homme, un québécois (non, vous aviez deviné ?) et part vivre avec lui au Québec, sur un coup de tête. 

Voilà notre narratrice qui débarque dans la maison d’un homme qu’elle connait à peine, et se met à tisser une histoire romantique un peu à part, assez éloignée des romances que l’on peut lire habituellement. Pourquoi ? Parce-que son prince charmant venu du grand nord a des codes un peu différents de ceux des princes standards.

Il est… normal. Oui, en fait c’est le terme qui le définit le mieux, la normalité. Point de chichis entre eux, de manières, de politesse excessive.

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Et du coup, suis-je tombée raide dingue de ce livre ?

Pas vraiment… J’ai trouvé la lecture amusante, divertissante. Mais j’ai regretté plusieurs choses… Tout d’abord, même si c’est le principe même de ce livre de nous montrer les différences culturelles entre français et québécois, j’ai trouvé que l’auteur abusait un peu trop des expressions québécoises, et en truffait véritablement son récit… Une expression par ci par là, c’est rigolo, surtout que souvent on peut vraiment former un beau quiproquo… Mais trois expressions par phrases, cela fait vraiment trop… Personne ne passe sa vie à parler de façon imagée comme le fait Gabriel… !

Ensuite, j’ai été déçue que l’auteur se contente de jouer la carte de l’humour, et néglige celle des sentiments… On reste vraiment en surface, sans creuser véritablement. Je ne me suis pas attachée aux personnages…

Finalement, je verrais bien ce livre adapté en One-Woman Show. Mais en livre il est un peu trop concentré en blagues, et pas suffisamment creusé sur le côté romantique, pour me convaincre.

Toutefois, j’ai passé un bon moment en le lisant, et j’ai souri plusieurs fois. Je dirais donc qu’il n’est pas incontournable, mais pas à fuir à toutes jambes pour autant !

J’ai aimé certaines scènes, certaines réflexions que j’ai pu avoir moi-aussi en début de relation amoureuse. Mais j’ai regretté que ces passages soient trop peu nombreux.

Un roman cochon…

Depuis quelques semaines, je suis l’heureuse propriétaire d’une liseuse Kindle, qui ne me quitte plus. J’ai décidé de ne plus acheter de livres papier pour l’instant, car j’en ai une centaine dans ma PàL et qu’avec ma Kindle, j’ai refait une deuxième PàL, éléctronique celle-ci…

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Oui mais sur une vente de livres d’occaz, j’ai trouvé un petit roman (150 pages) à la couverture irrésistible… Et puis le résumé au dos m’a donné définitivement envie d’acheter ce livre dont je n’avais jamais entendu parler…

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Les Gens sont les Gens est paru en 2013, et entre à mon sens dans la catégorie des Feel Good Books, ces romans qui donnent la banane. On peut le lire en une seule fois, sans aucun risque d’overdose, bien au contraire.

L’histoire est celle de Nicole, psychanalyste parisienne lasse de son quotidien. Son mari n’a plus grand intérêt pour elle, et elle s’assoupit pendant que ses patients se confient à elle. 

A l’occasion d’une visite à la campagne, Nicole fait la connaissance de Foufou, jeune porcelet destiné à être mangé. Quelque chose fait tilt dans la tête de Nicole, qui décide de libérer Foufou, et se retrouve à rouler vers Paris, en Mini, avec une porcelet en passager !

Ce roman est bourré de bonne humeur et de passages amusants. Il remplit totalement son rôle de nous faire sourire, et on croirait presque à cette histoire de porcelet parisien, malgré l’énormité de la chose.

Les Gens sont les Gens est une histoire de joie de vivre que l’on retrouve, de seconde chance. Il y a énormément d’espoir et de positivisme dans ses pages. Si à première vue, Nicole a sauve Foufou, quand on creuse un peu, on se rend compte que l’inverse est aussi vrai, car le petit cochon a aussi aidé Nicole à sortir de sa déprime !

Si vous avez aimé des romans comme Ta Deuxième Vie Commence quand tu Comprends que tu n’en as qu’une ou Demain J’Arrête, ce genre de roman à base de personnages plutôt lambdas, qui évoluent dans des univers positifs et pleins de bienveillance, alors Les Gens sont les Gens pourrait bien vous plaire…

 

 

36 Chandelles

J’ai entendu parler de ce roman sur la blogosphère, mais impossible de me rappeler précisément sur quel blog (désolée). L’histoire semblait originale, et la personne qui rédigeait la chronique avait été plus qu’emballée par ce livre. Alors je me suis laissée tenter à mon tour !

Trente-Six Chandelles est un roman de Marie-Sabine Roger, paru en 2014.

Mortimer Decime aura bientôt 36 ans, mais pas pour longtemps, car depuis plusieurs générations, les hommes de sa famille sont frappés par un horrible coup du sort. Ils décèdent tous invariablement, le jour de leur trente-sixième anniversaire, à onze heures.

Alors, le 15 février, Mortimer a décidé d’attendre la mort. Il a enfilé son plus beau costume, et s’est allongé stoïque sur son lit…

Original non ?

Ce roman se lit très rapidement, car il n’y a rien de compliqué. Les personnages sont peu nombreux. On a le fameux Mortimer, ses presque parents adoptifs Paquita et Nassar, et quelques autres personnages secondaires comme l’attachante Jasmine.

Mortimer nous présente l’histoire de sa famille, les décès de ses ancêtres, et la façon dont son destin connu d’avance a pu influencer sa courte existence.

Ce roman est bourré d’humour et de tendresse, notamment grâce à la relation qui existe entre Mortimer et le couple Paquita-Nassar. Ces deux là sont hauts en couleurs. Elle ressemble à une vieille prostituée, et lui à un vieil arabe, et Mortimer n’y va pas avec le dos de la cuillère quand il dresse leurs portraits. Mais ils sont incroyablement bons, et aiment sincèrement Mortimer, qu’ils ont connu des années en arrière.

Ce roman m’a rappelé par certains aspects ceux d’Arto Paasilinna, pour le côté un peu déjanté des personnages (même si ici on va moins loin dans le farfelu). J’ai aimé sourire à chaque page, et en même temps, partager la bonne humeur et l’optimisme de certains personnages.

Le thème ne s’y prêtait pas forcément d’entrée de jeu, mais pourtant, ce livre fait du bien. Il donne la patate. Alors… je vous le conseille !