Scarlett et Ewan sont sur une île

En vide-grenier, nous sommes tombés sur un DVD à 50 centimes : The Island, avec Scarlett Johansson et Ewan Mc Gregor. Nous n’avions jamais entendu parler de ce film de science fiction, sorti en 2005, mais le résumé au dos nous a tentés…

Nous nous situons dans un futur proche. Au sein d’une cité bulle, Lincoln habite un appartement immaculé.

Lorsqu’il se lève, un message lumineux lui souhaite une agréable journée, et quand il fait pipi, son urine est analysée, et un autre tableau lumineux lui dispense des conseils pour sa santé.

Ensuite, Lincoln se rend au réfectoire, où on lui propose un petit-dèj adapté à son profil nutritionnel…

Tout est encadré, et le moindre écart de conduite est recadré par des gardes avec lesquels on a assez peu envie de discuter…

Le quotidien est très routinier, mais les habitants sont tous animés par un rêve commun, celui d’être tiré au sort à la loterie, et de partir pour « l’île »… Cet el dorado serait le seul endroit qui a échappé à une contamination ayant rendu la planète inhabitable. 

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#dvd #film

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C’est bien ?

Mmmmouais. Disons que l’idée de la cité bulle du futur avait du potentiel. Les premières minutes qui nous permettent de découvrir la vie de tous les jours dans la colonie, m’ont beaucoup plu. Ensuite, j’ai commencé à regretter quelques points.

Tout d’abord, les placements produits sont nombreux et franchement pas fins. On commence avec les baskets Puma, avant de continuer avec Speedo, Cadillac, MSN, Xbox et bien d’autres…

Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus embêtée. En fait, Scarlett Johanson est magnifique, comme à son habitude. Mais son personnage n’a aucun intérêt. Il sert uniquement à faire joli.

Alors ok, c’est Lincoln qui est au centre de l’histoire, et Jordan (le personnage de Scarlett) le suit. Mais bon, ce n’est pas parce-qu’elle n’est qu’une suiveuse qu’elle ne pourrait pas amener un minimum de consistance à l’histoire.

Ensuite, j’ai trouvé que les scènes d’action étaient parfois trop longues, et ne servaient pas le scénario. Il aurait été à mon sens, plus intéressant de creuser le côté psychologique des personnages, quitte à rogner sur les courses-poursuites et explosions en tous genres. Mais peut-être ont-elles été nécessaires, pour pouvoir placer les sponsors ?!

The Island est un film sympathique, qui nous a globalement plu. Mais le scénario aurait pu passer de « bon » à « excellent » sans tous ces petits défauts que je viens de vous citer…

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To the Bone – Netflix

To the Bone est un film Netflix, que vous pourrez voir… en vous abonnant à Netflix, logique. C’est parce-que ce film nous tentait particulièrement, que nous avons commencé à envisager la possibilité de nous abonner à Netflix, alors que nous avions déjà une pile de DVD à regarder. Et comme vous pouvez le deviner, nous avons fini par craquer !

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Lily Collins (la fille de Phil Collins), incarne Ellen, une jeune femme de 20 ans qui souffre d’anorexie mentale depuis des années. Elle a déjà suivi diverses thérapies pour tenter de se libérer du mal qui la ronge, sans succès jusque là. 

Ellen rencontre le docteur Beckham, un Médecin spécialisé dans le traitement des troubles du comportement alimentaires, qui propose une thérapie originale. La jeune femme est séduite et décide de tenter le tout pour le tout…

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J’attendais beaucoup de ce film, et étais assez confiante car la bande-annonce semblait confirmer que ce sujet était habillement traité. En plus, l’actrice principale est une ex-anorexique, donc on pouvait supposer qu’elle apporterait une bonne dose de crédibilité.

Et en effet, le film tient la route. Plusieurs détails prouvent que le sujet n’est pas inconnu à la Réalisatrice, Marti Noxon. L’on voit notamment à plusieurs reprises, que les patients connaissent la teneur en calories des aliments, à la calorie près.

Ils sont obsédés par ces calories et par le fait de perdre du poids, au point de courir dès qu’ils le peuvent, de monter et descendre les escaliers au pas de course, de chercher toujours de nouvelles solutions pour se purger… (mais chose rare et appréciable, vous ne verrez aucune scène de vomissement dans ce film !)

Ce film sort du lot, car il ne met pas spécialement l’accent sur l’alimentation. Il s’intéresse avant tout au psychique. Par petites touches, nous découvrons les différents éléments qui ont fait que Lily a plongé peu à peu dans l’anorexie. Nous réalisons à quel point sa maladie impacte sa vie, mais aussi celle de ses proches.

Il n’y a pas une seule raisons qui a tout fait basculer, mais un ensemble de choses, qui mises bout à bout, ont fait déborder le vase.

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To the Bone n’a pas la prétention d’expliquer l’anorexie, ni de faire du spectaculaire. Il présente le cas bien spécifique d’Ellen, et la solution apportée à ce cas particulier ; une solution parmi tant d’autres.

Autour d’Ellen, les adolescents et jeunes adultes se retrouvent dans un centre qui a des allures de maison, où ils peuvent vivre entre eux, manger sans qu’on leur impose des aliments, ou des quantités.

C’est au contact les uns des autres, qu’ils parviennent à se soigner, en retrouvant le goût de vivre.

#tothebone #finoallosso #lilycollins

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L’interprétation de Lily Collins est superbe. L’actrice ne surjoue pas. On ne nous impose aucune scène marquante inutile, juste pour faire du spectacle. On ne tombe jamais dans le voyeurisme, dans le sale.

J’aurais peut-être apprécié que le personnage de Lily soit moins lumineux. En effet, on voit parfois que Lily est épuisée, et il y a même une scène où elle tombe, victime de ses restrictions. Mais globalement, malgré sa maigreur, Lily reste jolie.

Je pense qu’il aurait été juste d’accentuer le côté laid de la maladie, de parler même par petites touches, des dangers auxquels les malades s’exposaient. Nous aurions pu voir Lily perdre ses cheveux par poignées, ou ressentir les palpitations de son cœur par exemple. Je pense que cela aurait renforcé le message.

En conclusion, To the Bone est un film fort et marquant, qui mérite vraiment d’être vu.

 

 

7 Sisters

7 Sisters est un film actuellement au cinéma, à cheval sur les genres de la Science-fiction et du thriller.

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Nous sommes en 2073 et la terre est surpeuplée. Les OGM ont permis un temps de nourrir les habitants, mais on court à présent tout droit vers la catastrophe si la population continue d’augmenter… Le Gouvernement a décidé d’instaurer une politique d’enfant unique, et de congeler les enfants des couples qui ne respecteraient pas la loi.

Mais une jeune femme meurt en donnant la vie à sept petites filles… Sept enfants que leur grand-père décide d’élever en cachette.

Recluses dans un appartement, les sept gamines vont grandir, puis sortir à tour de rôle, chacune un jour de la semaine, toujours sous la même identité de Karen Settman… Tout cela aurait pu durer, mais malheureusement, c’était sans compter sur la disparition subite de l’une des jeunes femmes…

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7 Sisters est un film tout à fait passionnant. Chacune des sept sœurs, toutes incarnées par la même actrice : Noomie Rapace, a son propre caractère. Il y a la geekette férue de technologie, la blonde platine façon Marilyn, la sportive, l’addict à la drogue…

L’univers dans lequel elles évoluent toutes ensemble, est à la fois gris, à moitié en ruines, et pourtant truffé de technologie. Chaque habitant est muni d’un bracelet d’identification et peut filmer tout ce qu’il vit, et faire des recherches en pianotant dans la paume de sa main.

Ce monde plein à craquer, n’est finalement pas si éloigné du nôtre, puisqu’il n’y a pas de voitures volantes, ou d’autres effets spéciaux utilisés à gogo.

Il est intéressant de suivre les scènes où les sept sœurs argumentent, et de se laisser prendre au jeu d’oublier qu’il n’y a en réalité qu’une seule et même actrice.

Le film inclut quelques scènes d’action tout à fait crédibles. Point de bagarre incroyable, mais des sisters qui arrivent à échapper quelques temps aux agents du bureau des naissances, grâce à la force du désespoir et à une bonne utilisation de la technologie… c’est bien pensé !

Le scénario est bon, et les rebondissements s’insèrent aux moments opportuns.

Un chouette film, dont nous avons parlé longuement après l’avoir visionné… Il nous a plu et fait réfléchir !

Remember Me [DVD]

Encore une fois, c’est en vide-grenier que j’ai trouvé ce DVD. Je n’avais jamais entendu parler de ce film, mais le résumé m’a donné envie… Je vous le présente ? 

Petit #dvd pour bien commencer le week-end… Il neige dehors. ⛄️

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C’est un drame doublé d’une romance, qui date de 2010 et dure un peu moins de 2 h 00 ( 1 h 53 nous annonce Allociné). Il met en scène Emilie Ravin et Robert Pattinson (oui, le mec de Twilight). Emilie Ravin a un visage qui ne m’était pas inconnu mais je n’ai pas réussi à la replacer pendant le visionnage du film… et puis finalement j’ai découvert en consultant sa filmo, qu’elle avait joué dans diverses séries, et notamment dans Once Upon A Time, où elle incarnait Belle !

Robert lui, campe le personnage de Tyler, un jeune new-yorkais qui décide de séduire la fille d’un flic qui l’a humilié. C’est une sorte de vengeance… Sauf que (là vous avez déjà deviné la suite) la fille en question, Ally, se révèle être tout à fait aimable. Et les deux finissent par tomber réellement amoureux… Se lance alors une jolie histoire d’amour, intense et sincère…

« Sincère » c’est peut-être le mot qui définirait le mieux ce film. Il est loin des romances classiques, construites à peu près toutes sur un modèle similaire. L’histoire n’est pas une simple succession d’événements linéaires, qui servent un dénouement connu d’avance.

La romance entre Tyler et Ally a déjà un intérêt, mais d’autres histoires viennent se greffer tout autour. Il y a le passé d’Ally, et puis la famille de Tyler, avec le père totalement dédié à son travail, au point de délaisser sa famille ; avec la petite sœur qui est le souffre-douleur de son école, etc etc…

Remember Me est un chouette film, servi par un casting plutôt soigné (le père de Tyler n’est autre que Pierce Brosnan_je veux dire, James Bond quand-même !) qui offre tout un éventail de bons sentiments, sans verser dans la bisounourserie® (je copyright ce mot tiens). Il se termine par un vrai final qui vous laissera sur les fesses (et tout cas pour nous ce fut le cas) !

A voir, même si comme moi vous étiez totalement passés à côté de la folie Twilight et ne trouvez pas de charme particulier à Robert Pattinson !

Crazy Heart – DVD

Crazy Heart est un film américain qui date de 2009 et dure 1 h 51. Il met en scène Jeff Bridges (The Big Lebowski) dans le rôle principal, aux côtés de Maggie Gyllenhaal (La Secrétaire).

Bad Blake est un chanteur de country fatigué. A 57 ans, usé par l’alcool, la clope et une plus globalement, par une vie entière de débauche, il continue de chanter dans les bars et bowlings crasseux, avant de s’effondrer dans un motel chaque soir différent, mais toujours aussi miteux.

Bad Blake n’est plus à la mode. Ses fans sont aussi vieux que lui, et l’un d’eux, Tommy Sweet (Colin Farell) l’a même dépassé en popularité.

Un soir, Bad rencontre Jean, une jeune journaliste et mère solo, à laquelle il s’attache rapidement. Comment Bad Blake, chanteur fatigué va pouvoir concillier sa vie toujours sur les routes, et son amour pour Jean et son petit Buddy ?

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Ce soir on regarde un #DVD … Ce film a l'air assez prometteur… 🙂

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Ce film est absolument splendide. Il nous présente un personnage que la vie n’a pas épargné, mais qui garde la tête haute, et une sérieuse envie de vivre quoi qu’il advienne.

C’est une histoire inspirée de la réalité, puisque Bad Blake a réellement existé. Et Scott Cooper, le Réalisateur, nous la livre avec énormément de justesse.La romance entre Bad Blake et Jean se tisse toute seule, naturellement. Elle nous est présentée à travers quelques scènes fortes, qui donnent toute sa crédibilité à ce couple.

On se surprend à adorer les superbes musiques country qui rythment l’histoire, et que l’on aurait cru jusque là totalement ringardes.

D’ailleurs, Crazy Heart a remporté deux oscars, celui du meilleur acteur pour Jeff Bridges, et celui de la meilleure chanson originale !

Intrigués ? Vous n’avez plus qu’à vous laisser tenter… Vous ne devriez pas le regretter !

 

 

Charlie, les filles lui disent merci

Quand j’ai trouvé ce DVD sur un vide-grenier, avec les capotes sur la jaquette, et le résumé au dos, tout semblait indiquer qu’il s’agissait d’une grosse daube. Mais malgré tout, j’ai décidé de donner sa chance à cette comédie de 2007, et de l’acheter, pour la modique somme de 1 €.

C’était une erreur.

Au casting, il y a Jessica Alba, qui donne la réplique à Dan Cook (personnellement je ne le connaissais pas du tout).

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Lui, c’est Charlie, et quand il était gamin, une petit gothique qui en pinçait pour lui, lui a jeté une malédiction. Depuis, Charlie se rend compte que chaque fois qu’il couche avec une femme, elle finit par le quitter, puis par épouser le prochain homme qu’elle fréquente.

Un jour, cela finit par se savoir, et Charlie a la surprise de voir les femmes se battre pour profiter de son fameux « don » (et donc pour coucher avec lui). Ce qui pourrait passer pour une chance inouïe, va finalement s’avérer être un sacré handicap, lorsqu’il rencontre la belle Cam (Jessica Alba).

Charlie est face à un terrible dilemme…  S’il couche avec Cam, elle risque fort de le quitter, et de se marier avec un autre…

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Le synopsis est assez original, et on pourrait s’attendre à une comédie légère. En réalité, on est plus près d’American Pie que de Pretty Woman… Nous n’avons pas compté le nombre de paires de seins que nous avons pu voir en 1 h 30 de film… et encore, il aurait fallu compter les seins pas uniquement par paire, car sans vouloir spoiler, à la fin on voit même une femme à trois seins…

Ce film semble avoir été réalisé uniquement pour servir de prétexte à une succession de scènes vulgaires, entrecoupées par des répliques dégoûtantes. Je vous en cite une pour l’exemple :

« Hum cette fille, elle pourrait me péter dans la bouche, je me plaindrais même pas ! »

C’est lourd, gras, et ça reste sur l’estomac. A moins d’aimer l’humour très très très lourd, ou de vouloir absolument connaître la filmographie intégrale de Jessica Alba, passez votre chemin, sincèrement…

 

La Chute de Londres

S’il y a bien un type de films que j’adore, et pour lequel je suis très difficile, c’est le film catastrophe. Pour vous donner une idée, j’ai vu au moins 4-5 fois le film Poséidon (la version 2006, car la précédente m’a ennuyée).

Il y a à mon sens trop peu de bons films de cette catégorie, et du coup, lorsque j’en croise un qui me semble bon, je me jette dessus tel un chacal affamé.

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La Chute de Londres est un film d’action américain, qui date de mars 2016. Il a été réalisé par Babak Najafi, réalisateur de la saison 2 de Banshee.

Au casting on trouve quelques visages bien connus : Gerard Butler, Aaron Eckhart, et excusez du peu, Morgan Freeman !

L’idée de départ est à la fois originale et super crédible en cette période troublée que nous connaissons.

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Le Premier Ministre britannique est décédé, et les plus grands leaders sont attendus pour assister à ses funérailles. L’événement est organisé au mieux, pour garantir la sécurité de tous les invités, mais malgré toutes les précautions déployées, le jour J c’est le carnage. 

Londres est truffée de terroristes, qui sont allés jusqu’à infiltrer la police anglaise, et dézinguent tout ce beau monde… enfin, presque…

Le Président des États-Unis passe entre les balles, et parvient à prendre la fuite avec son agent secret, Mike Banning…

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Pendant un peu moins de 1 h 40, on nous en met plein la vue avec un film bourré de testostérone… et de patriotisme américain !

On démarre sur les chapeaux de roue puisque dans la première partie du film, tous les dirigeants du monde ou presque se font assassiner avec une facilité déconcertante. Je n’ai pas regardé ma montre, mais l’affaire doit être réglée en quelques 3-4 minutes maximum. Ce n’est clairement pas ce qui nous intéresse, de savoir ce qu’il adviendra de l’Allemagne sans Merkel, de l’Italie sans son premier ministre (et sa jeune épouse), du Japon sans etc etc… vous avez l’idée.

Non, ce qui compte, c’est de savoir comment le Président américain, le jeune et charismatique Benjamin Asher, va pouvoir sauver sa peau et celle de toute la planète, aidé (et pas qu’un peu) par le super agent Mike (tout aussi jeune et charismatique). Mike est une sorte de super garde du corps hyper-entraîné et totalement dévoué à son job. Le genre de mec qui te fait un coup de pied retourné et une clef de bras simultanément, sans déchirer son costume taillé sur mesure.

Bien que sa femme soit sur le point d’accoucher de leur premier enfant, il n’a qu’une idée en tête : sauver le Président. Il faudra le tuer pour l’empêcher d’effectuer sa mission, et ça ne serait pas de la tarte !

Vous avez demandé un film d’action ? Vous allez l’avoir : cartouches vidées, voitures explosées, tronches bien amochées, on vous ajoute quelques bâtiments qui volent en poussière, et un peu d’hémoglobine en finition. Bref, on est dans le film d’action pur et dur. Ne vous attendez pas à être surpris ! Ce n’est clairement pas l’objectif de ce film, qui suit la trame des autres films du genre.

Les américains sont les plus forts. Même à deux dans une ville infestée de vilains terroristes, les américains gagnent. Je ne spoile pas. Il faudrait être vraiment candide pour douter une seule seconde de cet épilogue !

Malgré tout, on prend plaisir à suivre Mike et le Président dans leur fuite, et à les regarder tuer les vilains terroristes qui bien qu’ils aient prévu de mourir, sont un peu emmerdés que cela se passe entre les mains de Mike.