Premier Contact – de la SF mais pas que !

Premier Contact (titre original : The Arrival) est un film sorti en 2016, qui a pour thème l’arrivée des extra-terrestres sur terre ; pas du tout mon sujet de prédilection a priori, et pourtant j’ai adoré ce film. Voici pourquoi.

Un jour sur Terre, de mystérieux vaisseaux apparaissent à différents endroits, habités par des créatures géantes. Sur un site américain, des experts se réunissent, et notamment la Linguiste Louise Bank, avec pour objectif de communiquer avec ces nouveaux arrivants.
Louise va petit à petit décrypter le langage des aliens, et entrer en communication avec deux d’entre eux. Mais elle sera pressée dans sa tâche, par les fortes tensions qui naissent entre les nations humaines, autour de la présence alien sur Terre.

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Ce film de Denis Villeneuve, adapté d’un roman intitulé L’Histoire de ta Vie, est très différent des autres films qui traitent des rencontres humains – extraterrestres, pour plusieurs raisons. Premièrement, il aborde comme sujet central, le rapport à l’autre, et la peur de la différence qui peut très vite entraîner la violence.  Il y a parfois une dimension quasi-mystique, renforcée par le parallèle fait ente l’histoire principale, et celle plus personnelle de Louise.

J’ai trouvé fascinante la façon dont Louise s’y prenait pour parvenir à faire connaissance avec les heptapodes (les créatures aliens à 7 pattes).

Ensuite, la force du film ne repose pas sur les effets spéciaux, très corrects au demeurant, mais utilisés avec parcimonie. Le gros intérêt de Premier Contact ne réside pas dans la représentation des aliens, mais plutôt dans le message de fond. Amateurs d’action, de bagarre et d’armes, vous pourriez être déçus !

Le réalisateur pioche aussi bien dans la SF que dans le thriller, saupoudré d’un peu de drame, pour un résultat franchement savoureux, qui donne à réfléchir !

Coup de cœur pour moi !

La Belle et la Bête, le film

Comme beaucoup de trentenaires, j’ai été élevée aux Walt Disney. J’ai eu les VHS, et mes parents m’accompagnaient au cinéma pour le dernier Disney, ce qui était à chaque fois un véritable événement pour mon frère et moi. Je me rappelle particulièrement de certains films, de Mulan, d’Hercule, ou encore de Blanche-Neige, qui a été le premier que j’ai eu en VHS (si tu ignores ce qu’est un VHS, demande à Google jeunot !).

Mais la Belle et la Bête m’a moins marquée. Je ne saurais vous dire si je l’ai vu au cinéma, ou si j’avais juste le VHS. Il faut dire que le dessin animé date de 1991, et qu’à l’époque j’avais à peine 4 ans.

Le film lui, est sorti en 2017. Réalisé par Bill Condon, il dure 129 minutes et met en scène la belle Emma Watson dans le rôle titre.

C’est une adaptation du Disney, par Disney à nouveau. Et l’idée n’était clairement pas de s’éloigner du dessin-animé de 1991 ! Les scènes du dessin-animé sont reproduites presque à l’identique, avec des acteurs.

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Si comme moi vous aviez un peu zappé l’histoire, je vous propose un résumé :

Belle est comme son prénom l’indique plutôt agréable à regarder. Indépendante et légèrement rebelle, elle sort du lot, car elle n’aspire pas absolument à se marier, et préfère passer son temps le nez plongé dans les livres, malgré la cour assidue que lui fait Gaston !

Belle vit seule avec son père, depuis la disparition de sa mère. 

Un beau jour, alors qu’il cueille une rose pour sa fille, le père de Belle est fait prisonnier par une effroyable bête toute poilue. La bête en question est un prince, un peu trop vaniteux, qui a été transformé par une sorcière…

Belle vient tenter de libérer son père, et se constitue prisonnière à sa place. La Bête, pas si bête que ça, épargne Belle mais la force à vivre dans son château…

***

Le personnage de Belle, campé par Emma Watson, m’a convaincue dès les premières minutes. Son attitude moderne, sa tenue revisitée par rapport au dessin-animé, m’ont bien plu !

Ce n’était pas forcément aisé de dépoussiérer un conte, sans tomber dans la nunucherie, et pourtant, c’est réussi ! Le dosage entre féerie et modernité est vraiment bien maîtrisé, et l’on passe un très bon moment devant ce film !

Concluons sur une petite anecdote. Certains ont crié au scandale, vis à vis du personnage de LeFou, ouvertement gay et attiré par Gaston. Il suffit parfois de peu pour scandaliser les gens…

 

Warriors, ils savent pour quoi ils se battent.

Warriors est un film sorti en 2011, que l’on pourrait classer dans la catégorie DRAME.

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Nous suivons en parallèle, le destin de deux frangins que la vie a séparé. D’un côté, Tommy est un ancien Marine qui renoue le contact avec son père. De l’autre, Brendan est prof le jour, et combat la nuit dans des clubs de strip tease, en espérant parvenir à payer le prêt de sa maison.
En apparences, les deux frangins n’ont pas grand chose à voir l’un avec l’autre. L’un est paumé, et profondément abîmé par la vie ; l’autre est l’américain lambda, avec sa femme et ses deux petites filles. Mais en réalité, ils pourraient bien avoir plus de points communs qu’ils ne l’imaginent… et si le ring les rapprochait ?

Dès les premières minutes, ce film m’a captivée. L’histoire est simple finalement, mais son traitement la rend vraiment belle. On alterne les scènes de baston plutôt sympathiques à regarder (à condition d’aimer le combat bien-entendu) et les passages plus profonds. Ces derniers permettent de retracer petit à petit les événements qui ont faits que Brendan et Tommy se sont éloignés.

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Tous deux s’inscrivent à un championnat qui va voir s’affronter les plus grands combattants de combat mixte du monde. A la clef, une coquette somme qui pourrait bien leur permettre de solutionner quelques points merdiques de leurs existences respectives. Mais… il n’y aura qu’un seul vainqueur, et il devra affronter des concurrents de taille…

 

OK c’est un film de baston, mais c’est justement parce-qu’il n’y a pas que la baston, et parce-que les personnages sont animés par quelque chose de plus profond, que Warriors est une petite pépite. Gavin O’Connor le Réalisateur, prouve si besoin était, que l’on peut proposer du muscle et des upercuts dans un film, sans pour autant renoncer à tout scénario.

Cela aurait pu mal virer, avec des thèmes qui attirent méchamment le cliché (le Marine soutenu par ses pairs, sur fond de patriotisme US, le père ancien alcoolique, la belle blonde qui a séparé les frangins… j’en passe et des meilleurs) mais l’histoire tient la route du début à la fin.

Les passages de combat sont à la fois jolis techniquement, et chargés d’émotions. Tout se passe dans les regards, dans le peu de mots qui s’échangent dans la cage.

Joel Edgerton et Tom Hardy sont exceptionnels dans les rôles de frères ennemis. Le second est particulièrement incroyable, pour son interprétation de la haine poussée à son summum.

Le scénario a beau être prévisible dans ses grandes lignes_on sait par exemple, que les deux frères vont se retrouver et devoir s’affronter physiquement_cela ne m’a pas gênée, car ce qui comptait était de savoir comment tout cela allait se terminer à l’issue du championnat.

J’ai réellement adoré ce film et vous le recommande très très chaudement !

Sully, sur l’Hudson

Sully est un biopic, réalisé par Clint Eastwood en 2016. Ce film d’une heure et demi relate l’incroyable amerrissage réalisé sur l’Hudson par le pilote Chesley Sullenberger (dit Sully).

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Peu après le décollage de l’aéroport de la Guardia, l’avion a perdu ses deux réacteurs, conséquence d’une collision avec des oiseaux. Jugeant qu’il n’avait pas la possibilité de rejoindre l’un des aéroports les plus proches, Sully a opté pour l’amerrissage sur le fleuve, avec succès puisque tous les passagers et membres de l’équipage sont sortis sains et saufs.

Le film m’a beaucoup plu, car il retrace le court trajet du vol de l’A320, jusqu’à l’amerrissage, et l’arrivée des différents secours. Et il montre également l’après, quand les compagnies d’assurance ont essayé de prouver que Sully aurait pu retourner à l’aéroport, pour ne pas endommager l’avion…

Le contraste entre l’opinion publique, qui considère Sully comme un véritable héro, et les doutes de la bureaucratie, est fort intéressant et bien traité ! On voit à quel point les considérations financières font plonger dans une situation ubuesque, à base de vols sur simulateurs, de calculs statistiques informatiques, de suppositions qui oublient tout aspect humain.

On alterne les passages qui retracent le vol en lui-même, les scènes du tribunal, et les souvenirs et cauchemars de Sully. J’ai apprécié cette construction rythmée, qui jamais ne m’a perdue en chemin.

Sully est réellement un bon film, que je vous recommande !

 

 

The Equalizer

Une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter un film qui ne figure pas parmi les toutes dernières nouveautés.
The Equalizer date de 2014, et dure 2 h 12. C’est un film à cheval sur plusieurs genres : action, policier et thriller.
Il met en scène dans le rôle principal, l’acteur Denzel Washington.
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Mc Call est vendeur dans un magasin de matériaux. Il est apprécié de ses collègues, et notamment de Ralphie, qui malgré un sévère surpoids, s’entraîne dur pour devenir Agent de Sécurité.
En dehors du magasin, Mc Call mène une existence assez saine et solitaire. Il a ses habitudes dans un snack, où il s’installe chaque soir pour lire. C’est dans ce snack justement qu’il fait la rencontre d’une jeune prostituée, avec qui il se lie d’amitié.
Mais la jeune femme appartient à un réseau mafieux, et quand ses employeurs peu scrupuleux la passent à tabac, Mc Call ne peut pas faire comme si de rien n’était…
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The Equalizer est un film d’action, adapté d’une série télé des années 80. Il plante son décor dans la ville de Boston, et nous offre un portait de l’anti-héros typique. Mc Call n’a rien demandé à personne et resterait volontiers tranquille à bouquiner.
On sent assez rapidement que ce personnage a priori tranquille, cache une fêlure, et que son quotidien n’a pas toujours été aussi calme, aussi routinier…
Tout bascule lorsqu’il est témoin d’une injustice. C’est plus fort que lui, il faut qu’il intervienne… même lorsque cela implique la mafia russe et que les adversaires sont clairement en surnombre !
Généralement, quand un type tient tête sans trembler à une bande de mafieux, qu’il vient rencontrer dans leur propre repaire, c’est qu’il a une botte secrète (ou un sérieux pet’ au casque). Mc Call est dans le premier cas… mais je ne vous en dirai pas plus, pour préserver le suspens !
The Equalizer est un bon film d’action, à base de baston, mais pas uniquement. Le personnage principal a aussi un cerveau, et l’association des deux (poings et cortex) donne un bon film bien rythmé !
A voir si vous aimez l’action, la baston, et les super-héros qui ne portent pas de collant en lycra !

John Wick, fallait pas tuer son chien !

John Wick est un film américain sorti en 2014. Dans le rôle principal, on retrouve Keanu Reeves. 

Au tout début du premier opus (il y en a 2 à ce jour, et un troisième devrait sortir en 2019), John Wick enterre sa femme, récemment décédée des suites d’une longue maladie.

Totalement anéanti, il retrouve un semblant de goût de vivre grâce à Daisy, une petite chienne beagle que son épouse lui a offert.

Mais le répit sera de courte durée pour Wick, puisque peu de temps après avoir fait la connaissance de Daisy, au court d’une soirée particulièrement violente, des mafieux lui vole sa voiture et tuent son chiot.

Tout le film tournera autour de sa vengeance ; une vengeance terrible, et ultra violente.

 

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Le fils de mafieux qui s’en est pris à Wick pensait avoir à faire à un type lambda. Mais lorsque son père apprend que le rejeton a causé du tort à Wick, il devient tout blême… On comprend alors que le mec a un passé assez hors du commun, qui ne devrait pas tarder à resurgir… (pour notre plus grand plaisir !)

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John Wick ne demandait pas mieux qu’on lui foute la paix et qu’on le laisse profiter de la retraite avec sa Ford Mustang et son chien. On racontait qu’un jour il avait tué trois hommes avec un crayon, un seul putain de crayon. Mais ça… c’était avant, et il pensait avoir tourné la page sur cette époque.

Il aurait volontiers traîné dans sa belle maison, en regardant en boucle la vidéo de sa regrettée épouse, sans faire de mal à personne.

Mais le destin, ou plutôt un petit trou du cul fils de mafieux russe, en a décidé autrement, et Wick s’est retrouvé contraint de reprendre du service.

Voilà notre homme qui déterre tous ses accessoires de combat, qu’il avait pourtant coulé dans du béton, preuve qu’il ne comptait pas s’en resservir de sitôt !

Et c’est parti pour une bonne heure et demi d’action !

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Cela donne un film tout à fait correct, avec de la belle bagarre, bien chorégraphiée et plutôt crédible, des poursuites en bagnoles, et quelques scènes qui feront se cacher les yeux aux plus sensibles.

J’ai apprécié le fait qu’il y ait une vraie histoire, et que les Réalisateurs David Leitch et Chad Stahelski, ne nous servent pas juste une succession de scènes d’action, pour le principe !

A mon sens, le deuxième opus est bien plus savoureux que le premier, déjà tout à fait regardable. L’histoire tourne toujours autour de la mafia et d’un passé violent qui ressurgit. Ici, un mafieux italien reprend contact de façon plutôt musclée avec Wick, pour lui demander le paiement d’un dette.

Le second épisode va plus dans le détail, et éclaircit certains points trop rapidement abordés dans le premier film. En prime, il nous emmène à Rome, et nous offre de belles images des monuments les plus connus.

Si vous appréciez le premier, enchaînez donc sur le second film, et vous serez prêt à aller voir le troisième épisode à sa sortie !

 

Death Wish – Bruce Willis revient, et ça va saigner

Je ne crache jamais sur un bon film d’action américain. Jason Bourn (sauf le dernier), Die Hard, le Transporteur, je suis assez bon public pour ces film bourrés de bagarres, d’hémoglobine et de gros bras. Mais je demande malgré tout un minimum de scénario, pour entourer les scènes d’action.

Alors quand le Death Wish est sorti, profitant d’un jour férié à la météo maussade, j’ai couru jusqu’au ciné le plus proche !

Death Wish est le remake d’un autre film, intitulé un Justicier, et lui-même issu d’un bouquin, dont le titre est… Death Wish. Apparemment, le projet de film remonte déjà à plus de dix ans, et c’était Stalone qui était pressentit pour le rôle central.

De quoi cela parle ?

Le Docteur Kersey est un chirurgien urgentiste, qui mène une vie aisée , entre son métier qui le passionne, et sa petite famille. Il est totalement épanoui aux côtés sa jolie femme, et de sa sportive de fille qui s’apprête à entrer à l’Université.

Oui mais voilà, son bel équilibre bascule du jour au lendemain, quand des cambrioleurs s’introduisent chez lui, et tirent sur les deux femmes de sa vie…

Comme la police tarde à trouver les coupables, Kersey va se mettre en tête de faire le boulot des forces de l’ordre…

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Alors, autant le dire tout de suite, le scénario n’a rien de bien original. Il est même plutôt light. C’est une histoire classique de vengeance, qui ne révolutionne absolument pas le genre. Mais, grâce à l’excellent Bruce Willis, et à un bon dosage entre action, humour et psychologie, Death Wish nous permet de passer un excellent moment.

Oui, parce-que je ne sais pas vous, mais moi j’aime bien quand les films d’action sont saupoudrés d’humour. Et là c’est le cas. Plusieurs fois l’on a entendu des petits rires dans la salle de ciné ! Il y a quelques scènes amusantes, et de bonnes répliques, qui viennent pimenter le film.

Certains arguerons que Death Wish sert de propagande pour la détention d’armes à feu dans tous les foyers américains, et c’est vrai que l’on peut s’interroger par rapport aux dernières tueries… (le film est sorti aux EU quelques semaines après celle de Parkland).

L’idée de base du film est qu’il faut être le premier à tirer, et se faire justice soi-même… discutable donc.

Mais bon, va t-on vraiment voir un film d’action pour en tirer des enseignements ? Normalement non il me semble… Un film d’action est souvent un film de flingue…

Laissons donc la polémique de côté, et apprécions plutôt le jeu de Bruce Willis, et l’évolution de son personnage. Au début du film, le Docteur Kersey n’a rien d’un bagarreur. Il est même plutôt de ceux qui ne savent pas se battre. On est loin du personnage musclé et tatoué de certains films…

Mais vous l’aurez compris, les événements vont faire que Kersey aura besoin de changer de méthode. N’ayant plus grand chose à perdre, il va oser s’élever contre les plus dangereux criminels de Chicago, et leur faire leur fête…

Le film comporte quelques scènes assez gore, avec du sang qui gicle, des intestins qui jaillissent, et de l’acide caustique en guise de désinfectant. Libre à vous de vous cacher les yeux, elles ne sont pas insoutenables.

J’ai passé un excellent moment avec Death Wish. Le film ne va pas me rester en mémoire pendant des semaines. Il reste assez classique parmi les films d’action. Mais je n’ai pas été déçue du tout. Donc s’il vous tente vous aussi, je vous conseille d’aller le voir ! 🙂

The Escort

Nous nous sommes abonnés à Netflix. Et cela a un peu changé notre quotidien, car nous avons repris goût à nous installer dans le canapé pour regarder un film à deux, alors que nous avions perdu cette habitude, faute de bons films qui nous tentaient autant l’un que l’autre…

Ce soir là, c’est The Escort qui a réussi à nous mettre d’accord. Ce film sorti en 2015, dure une petite heure et demie. Il met en scène Lyndsy Fonseca (qui joue la fille de Ted dans How I met your Mother) et Michael Doneger, acteur que je ne connaissais pas encore, mais qui est plutôt charmant (en cas de doute, demandez à Google images !).

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Allociné nous résume le film en une phrase :

Un journaliste accro au sexe et en manque de bonne histoire décide de s’inscrire dans une agence d’escort-girl.

Sauf que… ce n’est pas du tout cela. Ou alors j’étais bourrée quand j’ai regardé ce film. Mais il ne me semble pas.

Bref.

L’histoire en réalité, est celle d’un jeune journaliste effectivement accro au sexe, qui cherche un sujet d’article pour se faire embaucher. Il rencontre une jeune et jolie femme qui fait l’escort dans un bar. Son sujet est tout trouvé.

Sauf que, bien-entendu, la jeune et jolie Victoria va se révéler réellement attachante, au point de changer considérablement la vie du non-moins jeune et mignon journaliste.

Est-ce que cette histoire au goût de déjà vu vaut le coup d’œil ?

Oui.

Oui absolument, car les personnages sont intéressants, et que ce film mêle habillement les genres. Sur un fond plutôt dramatique, se retrouve saupoudrée, une jolie dose d’humour, et bien-sûr, un coulis romantique assez délicieux…

C’est bien fait, car l’homme a aimé autant que moi, ce qui n’est pas forcément une mince affaire.

On tombe rapidement sous le charme des personnages, et on se laisse emporter par cette histoire, certes totalement vue et revue, de la prostituée qui tombe amoureuse. Et alors ? Pourquoi pas ?

Toute la force de ce film, se trouve dans sa finesse. Au départ, les deux personnages sont aussi paumés l’un que l’autre, mais petit à petit, il vont parvenir à s’apprivoiser, et à s’apprécier, trouvant chacun chez l’autre les choses qui lui manquaient.

Ce n’est clairement pas un film que l’on regarde pour le suspens, car dès les premières minutes on a déjà deviné la fin. Mais le zapper pour cela serait une erreur, car ce serait se priver d’un agréable moment de cinéma.

C’est un chouette film, qui nous a réellement bottés, tous les deux. Donc je vous le recommande !

Scarlett et Ewan sont sur une île

En vide-grenier, nous sommes tombés sur un DVD à 50 centimes : The Island, avec Scarlett Johansson et Ewan Mc Gregor. Nous n’avions jamais entendu parler de ce film de science fiction, sorti en 2005, mais le résumé au dos nous a tentés…

Nous nous situons dans un futur proche. Au sein d’une cité bulle, Lincoln habite un appartement immaculé.

Lorsqu’il se lève, un message lumineux lui souhaite une agréable journée, et quand il fait pipi, son urine est analysée, et un autre tableau lumineux lui dispense des conseils pour sa santé.

Ensuite, Lincoln se rend au réfectoire, où on lui propose un petit-dèj adapté à son profil nutritionnel…

Tout est encadré, et le moindre écart de conduite est recadré par des gardes avec lesquels on a assez peu envie de discuter…

Le quotidien est très routinier, mais les habitants sont tous animés par un rêve commun, celui d’être tiré au sort à la loterie, et de partir pour « l’île »… Cet el dorado serait le seul endroit qui a échappé à une contamination ayant rendu la planète inhabitable. 

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#dvd #film

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C’est bien ?

Mmmmouais. Disons que l’idée de la cité bulle du futur avait du potentiel. Les premières minutes qui nous permettent de découvrir la vie de tous les jours dans la colonie, m’ont beaucoup plu. Ensuite, j’ai commencé à regretter quelques points.

Tout d’abord, les placements produits sont nombreux et franchement pas fins. On commence avec les baskets Puma, avant de continuer avec Speedo, Cadillac, MSN, Xbox et bien d’autres…

Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus embêtée. En fait, Scarlett Johanson est magnifique, comme à son habitude. Mais son personnage n’a aucun intérêt. Il sert uniquement à faire joli.

Alors ok, c’est Lincoln qui est au centre de l’histoire, et Jordan (le personnage de Scarlett) le suit. Mais bon, ce n’est pas parce-qu’elle n’est qu’une suiveuse qu’elle ne pourrait pas amener un minimum de consistance à l’histoire.

Ensuite, j’ai trouvé que les scènes d’action étaient parfois trop longues, et ne servaient pas le scénario. Il aurait été à mon sens, plus intéressant de creuser le côté psychologique des personnages, quitte à rogner sur les courses-poursuites et explosions en tous genres. Mais peut-être ont-elles été nécessaires, pour pouvoir placer les sponsors ?!

The Island est un film sympathique, qui nous a globalement plu. Mais le scénario aurait pu passer de « bon » à « excellent » sans tous ces petits défauts que je viens de vous citer…

To the Bone – Netflix

To the Bone est un film Netflix, que vous pourrez voir… en vous abonnant à Netflix, logique. C’est parce-que ce film nous tentait particulièrement, que nous avons commencé à envisager la possibilité de nous abonner à Netflix, alors que nous avions déjà une pile de DVD à regarder. Et comme vous pouvez le deviner, nous avons fini par craquer !

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Lily Collins (la fille de Phil Collins), incarne Ellen, une jeune femme de 20 ans qui souffre d’anorexie mentale depuis des années. Elle a déjà suivi diverses thérapies pour tenter de se libérer du mal qui la ronge, sans succès jusque là. 

Ellen rencontre le docteur Beckham, un Médecin spécialisé dans le traitement des troubles du comportement alimentaires, qui propose une thérapie originale. La jeune femme est séduite et décide de tenter le tout pour le tout…

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J’attendais beaucoup de ce film, et étais assez confiante car la bande-annonce semblait confirmer que ce sujet était habillement traité. En plus, l’actrice principale est une ex-anorexique, donc on pouvait supposer qu’elle apporterait une bonne dose de crédibilité.

Et en effet, le film tient la route. Plusieurs détails prouvent que le sujet n’est pas inconnu à la Réalisatrice, Marti Noxon. L’on voit notamment à plusieurs reprises, que les patients connaissent la teneur en calories des aliments, à la calorie près.

Ils sont obsédés par ces calories et par le fait de perdre du poids, au point de courir dès qu’ils le peuvent, de monter et descendre les escaliers au pas de course, de chercher toujours de nouvelles solutions pour se purger… (mais chose rare et appréciable, vous ne verrez aucune scène de vomissement dans ce film !)

Ce film sort du lot, car il ne met pas spécialement l’accent sur l’alimentation. Il s’intéresse avant tout au psychique. Par petites touches, nous découvrons les différents éléments qui ont fait que Lily a plongé peu à peu dans l’anorexie. Nous réalisons à quel point sa maladie impacte sa vie, mais aussi celle de ses proches.

Il n’y a pas une seule raisons qui a tout fait basculer, mais un ensemble de choses, qui mises bout à bout, ont fait déborder le vase.

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To the Bone n’a pas la prétention d’expliquer l’anorexie, ni de faire du spectaculaire. Il présente le cas bien spécifique d’Ellen, et la solution apportée à ce cas particulier ; une solution parmi tant d’autres.

Autour d’Ellen, les adolescents et jeunes adultes se retrouvent dans un centre qui a des allures de maison, où ils peuvent vivre entre eux, manger sans qu’on leur impose des aliments, ou des quantités.

C’est au contact les uns des autres, qu’ils parviennent à se soigner, en retrouvant le goût de vivre.

L’interprétation de Lily Collins est superbe. L’actrice ne surjoue pas. On ne nous impose aucune scène marquante inutile, juste pour faire du spectacle. On ne tombe jamais dans le voyeurisme, dans le sale.

J’aurais peut-être apprécié que le personnage de Lily soit moins lumineux. En effet, on voit parfois que Lily est épuisée, et il y a même une scène où elle tombe, victime de ses restrictions. Mais globalement, malgré sa maigreur, Lily reste jolie.

Je pense qu’il aurait été juste d’accentuer le côté laid de la maladie, de parler même par petites touches, des dangers auxquels les malades s’exposaient. Nous aurions pu voir Lily perdre ses cheveux par poignées, ou ressentir les palpitations de son cœur par exemple. Je pense que cela aurait renforcé le message.

En conclusion, To the Bone est un film fort et marquant, qui mérite vraiment d’être vu.