Première Année – cinéma

Le week-end passé, j’ai profité de mes invitations remportées sur le blog de Lily lit, pour m’offrir un bon moment ciné ! Je suis allée voir Première Année, comédie dramatique française qui retrace la première année des étudiants de médecine.

Avant toute chose, il faut que je vous précise que je n’ai jamais mis les pieds en fac de médecine. Après une année passée en fac d’Histoire, j’ai bifurqué sur un BTS. A peine ai-je traversé la cours de la fac de Médecine, pour rejoindre des amis qui y étudiaient. Mon expérience s’arrête là. Donc je ne serai pas en mesure de vous dire si oui ou non ce film retrace fidèlement la première année de Médecine !

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Thomas Litli le Réalisateur, est Médecin. Et il a déjà réalisé deux autres films sur la même thématique de la Médecine. Ici, il choisit d’évoquer la fameuse première année d’études, par l’intermédiaire de deux personnages, qui se battent parmi tant d’autres, pour passer en seconde année malgré les numerus closus.

Antoine triple sa première année. Il est obnubilé par le fait de devenir médecin. C’est bien simple : il ne vit que par et pour cela.
Benjamin au contraire, sort du lycée et s’est inscrit en Médecine un peu par hasard, poussé par la Conseillère d’orientation, et par un père chirurgien.

Au départ, le contraste entre les deux jeunes hommes est on ne peut plus marqué. Mais rapidement, Benjamin va se prendre « au jeu » des études, et se mettre à travailler.

Nous suivons le quotidien de ce drôle de binôme, entre révisions dans le RER, nuits entourés de polycopiés à apprendre par cœur, et schémas d’anatomie tracés dans la purée du resto U !

Ecrit ainsi, cela ne donne pas forcément envie de se ruer vers la salle de cinéma la plus proche… Et pourtant ce film m’a régalée. J’ai trouvé que le duo d’acteurs (Vincent Lacoste et William Lebghil) fonctionnait parfaitement bien, et que le scénario se déroulait sans longueurs ni incohérences.

Le film est rythmé par de bonnes répliques, et amène à s’interroger sur des thèmes assez globaux, comme celui de l’ascenseur social (le fils de Chirurgien a bien plus de facilité par rapport à l’étudiant qui n’a pas de père médecin), et même si le quotidien des deux étudiants est peu enviable (surtout celui d’Antoine) on ne bascule pas dans un scénario déprimant au possible pour autant.

Si le thème vous titille, je vous invite vivement à vous laisser tenter par Première Année !

Neuilly sa mère sa mère

Neuilly sa mère est une comédie sortie en 2009. A l’époque je n’en avais pas entendu plus parler que cela, et ne l’avais donc pas visionnée. C’est tout dernièrement, en 2018, que je l’ai regardée. Et franchement, je me suis fendu la poire du début à la fin ! Cela tombait bien, car la suite vient tout juste de sortir… presque dix ans après !

L’histoire est celle de Sami Benboudahoud, 14 ans, qui vit heureux au milieu de ses potes dans une cité de Chalon. Un jour, son petit quotidien tranquille est bouleversé, car sa mère doit s’absenter et le confier à sa tante, qui habite… Neuilly.
Sami se retrouve au milieu des riches, dans une école différente, et partage sa chambre avec son cousin Charles, qui a pour idole Nicolas Sarkozy !

Ce premier opus était vraiment tordant. Il réussissait à s’inscrire dans le genre de la comédie, tout en sonnant juste sur de nombreux points. Il y avait une bonne part de vrai, une belle observation de notre société, qui rendait ce film vraiment savoureux.

Le fait de le regarder en 2018 ajoutait de l’intérêt, car il y avait une petite dose de nostalgie en bonus !

 

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Avec Neuilly sa mère sa mère, Gabriel Julien-Laferrière le Réalisateur, ne m’a pas déçue ! Il a réussi à reprendre un casting quasi-identique (seule l’actrice qui joue la tante de Sami change). Et il a fait faire à ses acteurs le voyage inverse.

 

Sami vit toujours à Nanterre, comme à la fin du premier film, et c’est lui qui accueille son cousin Charles, et ses parents, ruinés à cause d’une sombre affaire de maltraitance animale mise à jour dans la boîte de son oncle, et de la révélation de l’existence de comptes bancaires dans des paradis fiscaux.

Voilà les riches de Neuilly, qui dorment à même le sol dans une HLM, et boivent du café instantané au petit-dèj ! 

En plus de cela, Charles est en pleine dépression, suite à le défaite de Nicolas Sarkozy, et aux élections successives de François Hollande et d’Emmanuel Macron. 

Dans cette suite, Charles devient le personnage central. Il se lance en politique, et brigue le fauteuil de maire de Nanterre. Pour atteindre son objectif, l’ancien gamin de Neuilly est prêt à tout, et même plus encore !…

Ah ce que nous avons ri devant ce film !

Les politiques en prennent pour leur grade, et le réalisateur ne juge pas nécessaire d’incorporer un semblant de morale dans son film. Quelle excellente idée, c’est souvent justement ce qui gâche les comédies françaises !

Neuilly sa mère sa mère caricature notre société, mais jamais ne tombe dans le cliché. C’est rafraîchissant, parfait pour cette période de l’année !

J’ai particulièrement ri lorsque Charles se rend au QG du parti En Marche! Mais… je ne vous en dirai pas plus, car je ne voudrais pas vous gâcher la surprise si toutefois vous n’aviez pas encore vu cette délicieuse comédie !

RTT – Kad Merad et Mélanie Doutey

RTT est une comédie française sortie en 2009, disponible sur Netflix. Comme j’adore Mélanie Doutey, et qu’elle figure au générique de ce film d’une heure et demie, j’ai voulu le visionner. Mon homme a accepté sans trop d’hésitation, car il aime bien Kad Merad…

L’histoire est sympathique, puisqu’il s’agit d’une jolie voleuse, qui subtilise une toile et entreprend de la livrer au commanditaire, à Miami. Pour passer le tableau lors des contrôles de l’aéroport, elle se sert d’Arthur, un pauvre type pas bien méchant qui vient de se faire larguer… Arthur se rend aussi à Miami, pour tenter de convaincre son ex de ne pas épouser son nouveau mec. Mais ses projets pourraient bien se retrouver « légèrement » chamboulés…

 

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RTT est un film humoristique, qui a voulu toucher un peu à tous les genres, vacillant tantôt vers la romance, tantôt vers l’action. Grâce au casting, il évite de couler à pic, mais passe malgré tout assez près du naufrage à plusieurs reprises…

Le scénario est poussif, et on évolue sans finesse d’une situation à une autre. Difficile d’adhérer, même avec toute la bonne volonté du monde.

Il y a quelques situations amusantes, quelques scènes assez mignonnes. Mais l’ensemble reste quand-même assez plat. Cela manque de vrais bons rebondissements, et quand le scénario n’est pas à la hauteur, il est toujours difficile de redresser la barre… même quand on s’appelle Kad Merad !

En bref, ce film se regarde. Ce n’est pas un navet absolu. Mais si vous avez le choix avec d’autres films, peut-être serait-il plus judicieux de ne pas opter pour celui-ci !

 

 

Tamara [DVD]

C’est grâce à un concours Twitter que j’ai reçu un DVD du film TAMARA. Sans cela, je pense que je serais passée à côté de cette comédie française, sortie en octobre 2016. Je n’en avais pas du tout entendu parler…

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Bonsoir ! #teatime #princess #dvd

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En tête d’affiche, Héloïse Martin, jeune et jolie actrice dont c’est le premier film, incarne Tamara, une lycéenne pas vraiment dans les critères de minceur actuels, qui décide de relever le challenge lancé par sa meilleure amie : sortir avec le plus beau mec de la classe !

Tamara est ronde, et même si elle ne fait pas une véritable fixette sur son poids, elle n’est pas forcément bien dans ses baskets. On est donc ravis devant nos écrans, de la voir charmer Diego, jeune homme aussi beau qu’intelligent…

 

Bon. Franchement, le monde dans lequel évolue Tamara est un peu (beaucoup) édulcoré. Je doute que les ados qui regardent ce film se retrouvent follement dans le lycée qui est dépeint par Alexandre Castagnetti.

J’ai trouvé surprenant que la classe de Tamara forme un tout, et non plusieurs petits groupes hermétiques, avec les populaires d’un côté et les autres qui resteraient à part. Quand un élève donne une petite fiesta, tout le monde est convié. Personnellement je n’ai jamais vu cela en vrai.

Mais est-ce gênant au final ? Je dirais que non, car le côté guimauve c’est un peu ce que l’on vient chercher quand on s’installe devant une comédie. Et en cela le film fait bien le job.

Certes, Tamara se retrouve filmée et moquée par ses camarades de classe quand elle se saoule et vomit partout pendant une fiesta. Mais l’incident est bien vite oublié, et le harcèlement dont elle est victime reste très léger. Ce n’est pas l’idée de ce film, d’aller sur les sujets sérieux.

Au contraire, on sourit beaucoup devant notre télé… déjà, pour la belle histoire entre Tamara et Diego, mais aussi grâce à la brochette de personnages secondaires.

Sylvie Testud incarne la mère un peu déboussolée de Tamara, aux côtés de son nouveau mec (Cyril Gueï), touchant en beau-père de bon conseil… Il y a aussi la demi-sœur, aussi rigolote que mignonne, et puis la meilleure pote de Tamara, Jelilah (Oulaya Amamra) qui nous a arraché quelques rires !

 

Je m’attendais à un film léger, vite regardé, et aussi vite oublié. Mais en réalité, j’ai été agréablement surprise par cette comédie, qui même si elle n’est pas exceptionnelle, permet de passer un très bon moment, notamment car les acteurs sont pour la plupart excellents, et parce-que le scénario ne tombe pas dans les clichés déjà visités et revisités un milliard de fois !

Tamara est complexée par son poids, mais elle pourrait tout aussi bien être mince, que le film fonctionnerait encore. Parce-qu’elle est avant tout une ado, qui doute d’elle, et se compare aux autres ; juste une ado autrement dit !

Si ce n’était une histoire de kilos en trop, cela pourrait être un souci d’acné, de simple timidité ou que sais-je encore ! Tamara c’est l’ado lambda, celle que l’on a tous plus ou moins été je pense, et donc à laquelle l’on arrive sans gros effort à s’identifier !

Dernier point, le film a bien capté les codes actuels, et notamment l’omniprésence du téléphone, et plus globalement des réseaux sociaux, qui permettent de communiquer partout et tout le temps, de façon instantanée.

Le Réalisateur a choisi de représenter cela en affichant carrément les communications tchat et SMS dans le film, sous forme de messages qui apparaissent à l’écran. Cela ajoute un vrai plus au film !

En conclusion, Tamara est un chouette film, qui ne se prend pas pour un chef d’oeuvre, et n’en est effectivement pas un. Pour autant, c’est une comédie réussie, qui devrait plaire à beaucoup de monde, pour son côté positif et léger. Je vous le conseille !

Victoria, la reine des Avocates

 

 

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Virginie Efira est une actrice que j’apprécie énormément et c’est pour elle avant tout, que j’ai choisi de visionner Victoria, une comédie dramatique sortie en septembre 2016.

Dans ce film d’un peu plus d’une heure et demie, la jolie blonde incarne Victoria Spick, Avocate Pénaliste dont la vie est un véritable foutoir.

Victoria mène une carrière plutôt brillante, et dédie toute son existence à son métier. Sa vie sentimentale ne ressemble à rien. Elle rencontre de temps en temps un type connu sur un site de rencontre, s’envoie en l’air pour la forme, mais rien de bien épanouissant. Ses gamines sont élevées par un jeune homme au pair. Et comme si cela ne suffisait pas, Vicky va se retrouver encore plus dans la tourmente quand elle assiste à un mariage au cour duquel l’une des invitée se retrouve avec un couteau dans le ventre… C’est l’ami de Vicky, Vincent qui est accusé par la jeune femme, et bien-sûr, qui va t-il choisir comme avocat ? Victoria…

Victoria n’est pas une comédie française au sens où on l’entend habituellement. Ce n’est pas l’humour lourd de Camping, pas non-plus le genre de film qui met en scène une bande de potes façon Barbecue. C’est plus subtile…

En fait, on oscille en permanence entre comédie et drame, avec un personnage qui ne connait rien de véritablement dramatique, mais n’a pas pour autant une vie rêvée. Victoria c’est juste une nana random, qui n’a pas vraiment de but à sa vie, ne se préoccupe que d’elle-même sans voir les éventuelles bonnes personnes qui l’entourent, et se débat pour essayer de ne pas s’enfoncer encore plus dans le merdier quotidien !

Certaines répliques sont absolument tordantes, et il y a des scènes qui m’ont vraiment amusée…

C’est un film à la fois divertissant et intelligent, qui fait réfléchir autant qu’il fait sourire. Je vous conseillerait de le visionner, car il vaut en vraiment le coup…

 

 

 

La Fille du Patron [film]

Lorsque j’ai commencé à visionner ce film français sorti en 2014, je me suis dit que cela risquait de ne pas me plaire des masses…

Un groupe de collègues qui bosse à l’usine, et se retrouve en dehors pour jouer au rugby, cela ne fait pas rêver. Ajoutez là-dessus, le barbecue avec assiettes en plastique et gamins qui braillent, les femmes qui se posent des faux ongles pointus, et leurs mecs qui parlent rugby et motos… On risquait de plonger et de faire un plat, en plein au milieu d’une piscine de clichés.

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Mais finalement, le Réalisateur Olivier Loustau parvient à filmer la différence sociale, sans tomber dans le piège du misérabilisme ; un mot en -isme trop souvent confondu avec un autre : réalisme…

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De quoi parle la Fille du Patron ?

Je vous l’ai dit, ce sont des gens qui travaillent dans une usine de fabrication textile. Il y a essentiellement des hommes, qui occupent des postes d’ouvriers. Certaines de leurs épouses sont également employées, sur des postes d’Assistantes.

Tout n’est pas rose à l’usine, mais globalement cela se passe assez bien, car il y a les collègues, qui sont aussi des copains. Et surtout, il y a le rugby qui motive les troupes.

Et puis un jour, Alix, vingt-cinq ans, débarque au milieu de l’usine. Elle est la fille du patron, mais ça elle évite de le crier sur tous les toits. Elle est là en tant qu’ergothérapeute, et choisit de suivre Vital, chef d’atelier, pour étudier son poste et proposer des améliorations…

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C’est Olivier Loustau lui-même, qui incarne Vital. Lui-même, car il est aussi le Réalisateur du film. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il gère sur les deux tableaux ! Son film tient la route, et sait captiver notre attention avec une belle intrigue qui ne suit pas les sentiers habituels.

Le personnage de Vital est relativement complexe et attachant. C’est un homme qui s’ennuie, dans sa vie en général et dans son couple en particulier, et qui se croise la route d’une jeune femme avec qui il entrevoit la possibilité d’un futur plus rose… Alix est bien plus jeune, mais elle est aussi issue d’un autre milieu social, et tout cela ne va pas forcément faciliter les choses…

Christa Theret, l’héroïne de LOL, lui donne la réplique, impeccable dans le rôle d’Alix.

Ce film réussit à brosser un chouette portrait de gens comme vous et moi, qui vivent une histoire somme toute classique, faite de différences sociales, de crise de couple, et d’ennuis au boulot. Dit comme cela, ça ne vend pas de rêve, et pourtant, assaisonné avec ce qu’il faut d’amour et de passion, cela devient délicieux.

Olivier Loustau parvient à proposer un film brillant, sans forcer le trait, sans exagérer. Le résultat vaut réellement le coup d’œil !

 

De plus Belle, grand moment d’émotion au ciné !

J’avais gagné une invitation pour assister à la projection du film De Plus Belle, qui met en scène Florence Foresti, dans le rôle d’une quarantenaire guérie d’un cancer.

Le thème n’augurait rien de très joyeux, et l’homme nivor a eu une tête un peu dépitée quand je lui ai proposé d’aller voir ce film. Mais il a accepté de m’accompagner malgré tout, au prétexte que « les acteurs sont bons, donc le film devrait l’être aussi ».

Cela aurait été fort dommage de passer à côté de ce film, car je suis ressortie de la projection des larmes plein les joues. Et l’homme, même s’il a été moins secoué, a passé un excellent moment aussi.

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L’histoire est fort belle, puisque nous assistons à la renaissance d’une femme, qui doit apprendre à s’aimer à nouveau, malgré les ravages faits par la maladie. Elle l’exprime dès le début du film, reprendre sa vie d’avant n’a rien d’évident. Elle n’a plus vraiment l’habitude de s’occuper d’elle, et plus d’objectif à atteindre. Tout le monde la pense guérie, et elle l’est en partie, mais croire que le plus dur a été fait est probablement une erreur.

Lucie doit apprendre à guérir d’avoir été malade (c’est plus ou moins ce que dit l’un des personnages, mais ma mémoire peut déformer légèrement le propos).

Elle doit reprendre le cours de sa vie, renouer avec sa fille ado, apprendre à s’imposer face à sa mère. Bref, se remettre en selle, et le moins que l’on puisse dire est qu’elle a du boulot !

Quant à aimer, cela lui semble bien loin dans le rétroviseur… qui pourrait vouloir de son corps cabossé, et la trouver jolie alors que ses cheveux n’ont pas encore repoussés… (et qu’elle même se trouve laide surtout) ?

Et pourtant… petit à petit, et avec l’aide d’une prof de danse vraiment particulière, Lucie va remonter la pente… Elle sera motivée par une belle rencontre, avec un playboy de boîte de nuit, qui allez savoir pourquoi, va s’intéresser à elle et faire preuve d’une grande que dis-je, d’une immense patience vis à vis d’elle…

Florence Foresti est lumineuse dans le rôle de Lucie. Le prénom n’a probablement pas été choisi par hasard d’ailleurs (Lucie –> lumière). Face à Mathieu Kassovitz, les princes charmants de Disney peuvent aller se rhabiller et ranger leurs chevaux.

On aimerait toutes (et tous) avoir Nicole Garcia en guise de prof de danse/bonne fée, pour nous aider à affronter la vie, et Jonathan Cohen en petit frère complice… Les scènes familiale, et notamment le repas chez la mère sont criantes de vérité. On s’y croirait !

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Ce film est bouleversant par sa justesse. Il ne cherche pas à nous arracher les larmes en nous montrant une femme pitoyable, que la vie n’a pas épargnée. Il ne nous détaille pas par le menu tout ce que Lucie a traversé. Il raconte une histoire finalement assez simple, avec beaucoup de sensibilité, et surtout sans sensiblerie.

Florence Foresti est absolument attachante, touchante. Son interprétation est d’une justesse incroyable.

Et puis, le film évoque aussi les réactions pas toujours évidentes de l’entourage, et plus globalement les relations familiales, notamment la relation mère-fille…

Bien-sûr, il y a la question qui touchera toutes les femmes, celui de s’aimer, et d’être bienveillante avec soi-même, malade ou pas, vieille ou jeune.

En un mot, ce film est une pépite.

Le seul reproche serait que le générique est trop court pour laisser le temps de sécher les larmes et de retrouver une apparence normale avant que les lumières se rallument…

Il vous tente ? Courez dans le cinéma le plus proche !

Bonus : l’action se déroule à Lyon et l’on peut reconnaître des quartiers, notamment celui de la Confluence.