Crazy Statham

Moi, j’adoooore Jason Statham. Alors cela fera peut-être un peu groupie, mais tant pis j’assume. C’est parce-qu’il incarnait le personnage principal dans Crazy Joe, que j’ai choisi de visionner ce film d’action.

Joe est un ex-soldat, qui a été profondément marqué par ce qu’il a vécu en Afghanistan. Pour échapper à un procès en cour martiale, il fuit vers Londres, et finit à la rue totalement alcoolisé.
Une nuit pas comme une autre, notre homme parvient à pénétrer dans un appartement inoccupé. Saisissant l’opportunité, il va se requinquer, trouver un emploi dans un resto chinois d’abord comme plongeur… avant d’évoluer vers un poste de videur, puis d’homme de main.
Mais l’on n’échappe pas si facilement à son destin, et les vieux démons de Joe sont coriaces. Ajoutez là-dessus qu’il a une vengeance à accomplir. Et le voilà qui plonge dans ce que la capitale anglaise a de plus sombre…
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Le moins que l’on puisse dire, est que ce film n’a pas fasciné le public. Si l’on regarde les critiques, et les notes sur certains sites spécialisés comme Allociné, on constate que de nombreux spectateurs n’ont pas accroché. Le côté traumatisme de guerre ne les a pas convaincu, et le fait que le film soit trop sombre, les a souvent découragés.

Pour ma part, j’ai apprécié ce film d’action doublé d’un thriller. J’ai particulièrement aimé la relation particulière qui se forme entre Joe et la bonne-sœur qui s’occupe de la soupe populaire.

On pourra pointer du doigt quelques facilités scénaristiques, c’est certain. Mais si l’on est prêts à passer outre, ce film permet de s’offrir un bon moment devant sa télé !

Peut-être que ce qui dérange le plus au final, c’est que l’on s’attache à un personnage, qui a une morale bien particulière… Les anti-héros, qui vont contre la loi et utilisent la violence pour faire triompher le bien, passent encore. Mais ce n’est pas le cas de Joe, qui suit une ligne de conduite tout en zig zag, dessinée selon une morale toute personnelle !

Statham sort un peu de son rôle de gangster bien fringué, pour aller vers un personnage un peu plus sombre (mais parfois bien fringué quand-même, on ne se refait pas). Le côté psychologique aurait pu être plus creusé, mais il l’est déjà suffisamment à mon sens pour un film d’action… Je ne m’attendais pas à visionner un Almodovar !

Pas de happy end pour notre Joe pas si fou que le titre voudrait bien nous le laisser croire, mais malgré tout… on peut trouver du positif dans ce film d’action, si l’on veut bien s’en donner la peine.

J’ai aimé.

Je recommande.

Ah, et il y a un peu de baston, mais pas des masses.

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Sully, sur l’Hudson

Sully est un biopic, réalisé par Clint Eastwood en 2016. Ce film d’une heure et demi relate l’incroyable amerrissage réalisé sur l’Hudson par le pilote Chesley Sullenberger (dit Sully).

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Peu après le décollage de l’aéroport de la Guardia, l’avion a perdu ses deux réacteurs, conséquence d’une collision avec des oiseaux. Jugeant qu’il n’avait pas la possibilité de rejoindre l’un des aéroports les plus proches, Sully a opté pour l’amerrissage sur le fleuve, avec succès puisque tous les passagers et membres de l’équipage sont sortis sains et saufs.

Le film m’a beaucoup plu, car il retrace le court trajet du vol de l’A320, jusqu’à l’amerrissage, et l’arrivée des différents secours. Et il montre également l’après, quand les compagnies d’assurance ont essayé de prouver que Sully aurait pu retourner à l’aéroport, pour ne pas endommager l’avion…

Le contraste entre l’opinion publique, qui considère Sully comme un véritable héro, et les doutes de la bureaucratie, est fort intéressant et bien traité ! On voit à quel point les considérations financières font plonger dans une situation ubuesque, à base de vols sur simulateurs, de calculs statistiques informatiques, de suppositions qui oublient tout aspect humain.

On alterne les passages qui retracent le vol en lui-même, les scènes du tribunal, et les souvenirs et cauchemars de Sully. J’ai apprécié cette construction rythmée, qui jamais ne m’a perdue en chemin.

Sully est réellement un bon film, que je vous recommande !

 

 

A Silent Voice

A Silent Voice est un shonen manga, c’est à dire un manga pour adolescents, publié en sept volumes de 2013 à 2014. L’adaptation cinématographique est sortie en 2016 au Japon, et arrive en France actuellement.

Je suis allée voir ce manga, car l’histoire semblait jolie, et que j’apprécie globalement les films japonais d’animation. Je n’avais pas lu le manga avant cela.

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Au départ, j’ai bien accroché à l’histoire. Shoko Nishimiya est une jeune sourde, qui arrive dans une nouvelle école primaire. Immédiatement, elle est prise en grippe par Shoya Ishida, qui s’amuse à la malmener par rapport à son handicap. La plupart des autres élèves suit Shoya, ou plus globalement, n’oppose aucune objection au harcèlement qu’il fait subir à Shoko.

Devenu lycéen, Shoya Ishida semble avoir mûri cette histoire, puisqu’il étudie la langue des signes, et souhaite se rapprocher de son ancien bouc émissaire…

Dans l’idée, l’histoire m’a bien plu. J’ai trouvé le thème fort intéressant, et bien traité. Il y a beaucoup de sujets qui sont abordés par ce film, comme l’adolescence, le harcèlement scolaire, l’effet de groupe, le handicap…

Mais, vous attendiez un « mais » n’est-ce pas ? Le voici donc. Mais… ensuite j’ai regretté que le film présente des longueurs, et que les personnages se compliquent considérablement la vie en gambergeant plus que de raison, au lieu de simplement présenter leurs excuses.

Alors je sais, culturellement le Japon est très très différent de la France, et je ne doute nullement du fait que les réactions des personnages de Silent Voice correspondent à des réactions que l’on pourrait observer au Japon. Mais personnellement, c’était culturellement trop éloigné de moi pour que je profite pleinement de ce film.

J’aurais aimé qu’il se passe plus de choses, plus d’actions, et pas uniquement des réflexions quasi-philosophiques.

Voilà. Vous pouvez me huer en commentaires, car globalement ce film a eu de super critiques. Croyez-moi j’ai franchement hésité à le critiquer à mon tour, car je me suis dit que j’avais dû louper quelque chose. Mais voilà, je me suis lancée malgré tout, et ai voulu vous présenter mon avis personnel !

Le violoniste du diable

Je ne suis pas une grande passionnée de musique classique. J’en écoute de temps en temps, quand mon humeur s’y prête, surtout en voiture. Sur ma playlist classique, il y a un nom qui revient souvent, celui d’un violoniste italien qui vécu entre 1782 et 1840 : PAGANINI.

C’est en effectuant quelques recherches sur ce musicien hors normes, que j’ai découvert qu’un film avait été réalisé, sur sa vie.

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Paganini le Violoniste du Diable est en réalité un téléfilm allemand, sorti en 2013. Dans le rôle principal, on retrouve un « vrai » violoniste David Garett (j’écris cela dans le sens où il est violoniste avant d’être acteur). Vous pourrez le googliser, pour constater que le Monsieur n’est pas trop laid, pour peu que l’on aime le crayon khôl et les mèches décolorées qui virevoltent autour d’une barbe de trois jours. Franchement, disons ce qui est, il est plus crédible que son collègue André Rieu, dans le rôle du musicien charismatique ! Car oui, Paganini était charismatique, et probablement même plus que cela.

Le fait de jouer du violon de façon totalement inédite, en continuant malgré les cordes qui lâchaient les unes après les autres, aidait probablement… C’était un peu la pop star de l’époque, qui donnait tout sur scène, et finissait en nage sans plus aucune corde à son violon.

Le musicien était connu pour ses nombreuses conquêtes féminines.
Et le film met largement l’accent dessus, nous proposant quelques scènes de jambes en l’air à intervalles réguliers.

L’on disait également de Paganini qu’il avait conclu un pacte avec le diable, pour jouer comme il jouait. Certains allaient plus loin, affirmant qu’il était le diable lui-même. Dans le film, il a une sorte d’agent, qui est clairement comparé au diable… Pourquoi pas, l’idée n’est pas sotte…

Au final, l’on apprend assez peu de choses sur le personnage principal, et il faudrait de toute façon vérifier ensuite la part de vérité et la part romancée, car cette dernière semble assez importante. L’on rejoint notre homme alors qu’il est déjà adulte, et connu. Rien n’est dit sur son enfance ni sur sa formation. Il faut se contenter de détails à peine suggérés.

Le film met essentiellement l’accent sur les excès du musicien, sorte de pop star destroy avant l’heure. Ce n’était pas encore sex, drogue et rock n roll, mais pas loin au final, et l’on pourrait même ajouter les jeux d’argent en bonus !

Bon, concrètement le film se regarde, mais on est vite plus amusés que convaincus par les plissements d’yeux sensés probablement mimer le regard séducteur chez David Garett !

A voir en sachant à quoi vous attendre, en faisant du repassage ou en peaufinant votre manucure ! :p

The Equalizer

Une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter un film qui ne figure pas parmi les toutes dernières nouveautés.
The Equalizer date de 2014, et dure 2 h 12. C’est un film à cheval sur plusieurs genres : action, policier et thriller.
Il met en scène dans le rôle principal, l’acteur Denzel Washington.
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Mc Call est vendeur dans un magasin de matériaux. Il est apprécié de ses collègues, et notamment de Ralphie, qui malgré un sévère surpoids, s’entraîne dur pour devenir Agent de Sécurité.
En dehors du magasin, Mc Call mène une existence assez saine et solitaire. Il a ses habitudes dans un snack, où il s’installe chaque soir pour lire. C’est dans ce snack justement qu’il fait la rencontre d’une jeune prostituée, avec qui il se lie d’amitié.
Mais la jeune femme appartient à un réseau mafieux, et quand ses employeurs peu scrupuleux la passent à tabac, Mc Call ne peut pas faire comme si de rien n’était…
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The Equalizer est un film d’action, adapté d’une série télé des années 80. Il plante son décor dans la ville de Boston, et nous offre un portait de l’anti-héros typique. Mc Call n’a rien demandé à personne et resterait volontiers tranquille à bouquiner.
On sent assez rapidement que ce personnage a priori tranquille, cache une fêlure, et que son quotidien n’a pas toujours été aussi calme, aussi routinier…
Tout bascule lorsqu’il est témoin d’une injustice. C’est plus fort que lui, il faut qu’il intervienne… même lorsque cela implique la mafia russe et que les adversaires sont clairement en surnombre !
Généralement, quand un type tient tête sans trembler à une bande de mafieux, qu’il vient rencontrer dans leur propre repaire, c’est qu’il a une botte secrète (ou un sérieux pet’ au casque). Mc Call est dans le premier cas… mais je ne vous en dirai pas plus, pour préserver le suspens !
The Equalizer est un bon film d’action, à base de baston, mais pas uniquement. Le personnage principal a aussi un cerveau, et l’association des deux (poings et cortex) donne un bon film bien rythmé !
A voir si vous aimez l’action, la baston, et les super-héros qui ne portent pas de collant en lycra !

John Wick, fallait pas tuer son chien !

John Wick est un film américain sorti en 2014. Dans le rôle principal, on retrouve Keanu Reeves. 

Au tout début du premier opus (il y en a 2 à ce jour, et un troisième devrait sortir en 2019), John Wick enterre sa femme, récemment décédée des suites d’une longue maladie.

Totalement anéanti, il retrouve un semblant de goût de vivre grâce à Daisy, une petite chienne beagle que son épouse lui a offert.

Mais le répit sera de courte durée pour Wick, puisque peu de temps après avoir fait la connaissance de Daisy, au court d’une soirée particulièrement violente, des mafieux lui vole sa voiture et tuent son chiot.

Tout le film tournera autour de sa vengeance ; une vengeance terrible, et ultra violente.

 

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Le fils de mafieux qui s’en est pris à Wick pensait avoir à faire à un type lambda. Mais lorsque son père apprend que le rejeton a causé du tort à Wick, il devient tout blême… On comprend alors que le mec a un passé assez hors du commun, qui ne devrait pas tarder à resurgir… (pour notre plus grand plaisir !)

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John Wick ne demandait pas mieux qu’on lui foute la paix et qu’on le laisse profiter de la retraite avec sa Ford Mustang et son chien. On racontait qu’un jour il avait tué trois hommes avec un crayon, un seul putain de crayon. Mais ça… c’était avant, et il pensait avoir tourné la page sur cette époque.

Il aurait volontiers traîné dans sa belle maison, en regardant en boucle la vidéo de sa regrettée épouse, sans faire de mal à personne.

Mais le destin, ou plutôt un petit trou du cul fils de mafieux russe, en a décidé autrement, et Wick s’est retrouvé contraint de reprendre du service.

Voilà notre homme qui déterre tous ses accessoires de combat, qu’il avait pourtant coulé dans du béton, preuve qu’il ne comptait pas s’en resservir de sitôt !

Et c’est parti pour une bonne heure et demi d’action !

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Cela donne un film tout à fait correct, avec de la belle bagarre, bien chorégraphiée et plutôt crédible, des poursuites en bagnoles, et quelques scènes qui feront se cacher les yeux aux plus sensibles.

J’ai apprécié le fait qu’il y ait une vraie histoire, et que les Réalisateurs David Leitch et Chad Stahelski, ne nous servent pas juste une succession de scènes d’action, pour le principe !

A mon sens, le deuxième opus est bien plus savoureux que le premier, déjà tout à fait regardable. L’histoire tourne toujours autour de la mafia et d’un passé violent qui ressurgit. Ici, un mafieux italien reprend contact de façon plutôt musclée avec Wick, pour lui demander le paiement d’un dette.

Le second épisode va plus dans le détail, et éclaircit certains points trop rapidement abordés dans le premier film. En prime, il nous emmène à Rome, et nous offre de belles images des monuments les plus connus.

Si vous appréciez le premier, enchaînez donc sur le second film, et vous serez prêt à aller voir le troisième épisode à sa sortie !

 

Madame – film

Je n’avais pas du tout entendu parler du film dont je m’apprête à vous faire la chronique, avant de le voir sur un site de streaming. C’est parce-que j’aime bien les actrices Rosy de Palma et Toni Collette qui sont à l’affiche, que je me suis laissée tenter. Il faut dire que le synopsis était attirant et laissait présager que j’allais potentiellement passer un moment agréable devant cette comédie.

De quoi cela parle justement ?

Vous le devinez en regardant l’affiche, il sera question d’une domestique, et de patrons fortunés…

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En effet, Madame c’est elle Anne, une américaine installée à Paris avec son époux. Tout deux mènent une vie faite de faste, et emploient plusieurs domestiques, dont Maria.

Un soir, Madame découvre au dernier moment que son petit dîner mondain risque de virer à la catastrophe, car son beau-fil a invité une treizième personne. Impensable pour cette perfectionniste qui mise tout sur le paraître !

Elle décide alors de convier Maria à leur table, mais sans révéler aux autres convives qu’il s’agit de sa bonne !

C’est ainsi que la domestique à l’accent espagnol à couper au couteau, se retrouve dans le cercle intime des très très riches…

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Franchement, on pouvait s’attendre au pire avec une histoire pareille. La bonne qui va pénétrer l’univers feutré de ses riches patrons, cela rappelle un peu d’autres histoires, comme celle de Cendrillon. Cela peut aussi nous faire penser à des films, comme Pretty Woman, pour les deux mondes diamétralement opposés qui se rencontrent.

Bref, rien de bien nouveau sous les tropiques, on se retrouve devant un film qui aborde le paraître, les différences sociales, les clichés et a priori. Mais le tout est géré de façon suffisamment habile, pour nous permettre de sourire de façon régulière !

La Réalisatrice française Amanda Sthers a le bon goût de ne pas forcer le trait de façon excessive. Et c’est cela qui fait que ce film est réussi, pour sa finesse ! OK les personnages sont très caricaturaux. D’un côté il y a la bourgeoise insupportable, obsédée par sa ligne, et qui fait du yoga. De l’autre, la domestique forcément espagnole, pas forcément cultivée, mais ô combien attachante !

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L’interprétation de chaque acteur est un délice, et il n’y a pas de scènes en trop, de scène où l’on sent que l’on a voulu nous faire nous bidonner sur commande.

Honnêtement, ce film se regarde sans se forcer. Ce fut une chouette surprise pour moi !