Les Saveurs du Palais, DVD

Je vous parlais dernièrement d’un livre fort instructif, que j’avais lu au sujet de l’Elysée. Dans cet ouvrage, à la fin du chapitre sur les Cuisines, une note de bas de page citait un film, intitulé Les Saveurs du Palais, en disant qu’il retraçait la période à la fin du second mandat de François Mitterrand, pendant laquelle le Président a eu une Cuisinière pour ses appartements personnels, en plus de la Cuisine centrale.

Puisque j’avais justement ce DVD dans mon stock de films à visionner, j’ai voulu le découvrir juste après avoir refermé le livre…

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Les Saveurs du Palais est une comédie française d’une heure et demie, qui nous présente Catherine Frot dans le rôle de Hortense Laborie, cuisinière périgourdine qui devient du jour au lendemain Responsable des repas personnels au palais de l’Elysée.

La vraie Hortense s’appelait en réalité Danièle Mazet-Delpeuch, et a cuisiné pour Mitterrand de 1988 à 1990.

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Le film commence par le moment où les collaborateurs du Président viennent chercher Hortense chez elle, dans le Périgord, pour l’escorter jusqu’à l’Elysée. Il n’y a pas d’explication, et l’on a la sensation de prendre l’histoire en cours de route. C’est un peu déconcertant…

J’ai trouvé dommage de ne pas débuter un petit peu avant, quand Mitterrand formule le souhait d’avoir un Cuisinier pour ses appartements personnels, et que les membres de l’Elysée se mettent à la recherche de la perle. Cela aurait à mon sens été intéressant, et moins brusque comme entrée en matière !

Ensuite, le film se déroule sans à-coup, et se laisse agréablement regarder, grâce à la prestation impeccable de Catherine Frot. Mais il manque un petit quelque chose… En fait, pour tout vous dire, il ne se passe pas grand chose dans cette comédie. On découvre les rivalités entre la cuisine personnelle et la Centrale, peuplée de machos qui voient l’arrivée de Hortense d’un très mauvais œil. On voit le Président, amateur de bonne nourriture, mais assez avare en compliments. On voit l’organisation sans faille de Hortense, et son goût pour les bons produits, qu’elle va parfois chercher elle-même au marché, en continuant de diriger ses commis par téléphone. Mais en dehors de la routine, rien ne vient vraiment rythmer ce film.

C’est un peu décevant, car on ressort de ce visionnage avec une impression de n’avoir rien vu, rien appris. Dommage dommage, vraiment, car le personnage de Hortense a un vrai potentiel, et que l’on passe malgré tout un agréable moment en sa compagnie…

En fait, j’ai relu le chapitre du livre cité plus haut, pour me remémorer les détails, car j’ai regretté qu’ils ne soient pas explicités dans le film…

Un avis en demi-teinte donc… Si je devais trancher, je vous conseillerais tout de même de voir ce film, car un film avec Catherine Frot vaut toujours le visionnage !

Visitons Toulouse !

Salut fidèles lecteurs et visiteurs de passage ! Merci d’être là, à consacrer votre précieux temps à la lecture de mon blog. 🙂

Lors du week-end prolongé du 8 mai, nous avons rendu visite à des amis fraîchement installés à côté de Toulouse. C’était une première pour nous, et l’occasion de découvrir la ville rose. Rappelez-vous, je vous avais déjà parlé de ce fameux week-end, au cours duquel nous avions visité Albi également.

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Pourquoi rose ?

Vous le savez probablement déjà, Toulouse est surnommé la Ville Rose. Ce que vous ignorez peut-être en revanche, c’est pourquoi.

Je vous donne la réponse en image…

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Voilà… à Toulouse, la brique est omniprésente. La ville est donc littéralement rose ! Et cela se vérifie aussi depuis le ciel parait-il… mais je n’ai pas eu l’occasion d’en faire l’expérience.

Derrière Paris, Lyon et Marseille, Toulouse est la quatrième ville la plus peuplée de France. Elle compte plus de 465 000 habitants.

Albi - Toulouse

 

Surprenant, on trouve à Toulouse des bâtiments à colombages, comme à Strasbourg ! Pour moi, les colombages renvoyaient automatiquement à l’Alsace et à la Normandie. Et j’ai été surprise de constater que la technique avait été largement utilisée aussi à Toulouse (et Albi). Ici on l’appelle « Corondage« .

Il resterait à ce jour plus de deux-cent maisons de ce type à Toulouse !

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La Place du Capitole

La principale place de la ville est celle du Capitole, que l’on rejoint facilement via la ligne A du métro… métro fort pratique, soit dit en passant, car il fonctionne sans conducteur, et que les quais sont bordés de portes palières. Mais bon, ce n’est pas le sujet !

Le bâtiment du capitole abrite la mairie et le théâtre. Sa façade est faite de pierre calcaire et… de briques bien-entendu.

Albi - Toulouse

Lors de notre visite, un guide de la ville, réalisé par des étudiants, était lancé (pas littéralement ; on nous le donnait gentiment dans la main^^) et il y avait des animations sur la place, notamment des concerts, en lien avec ce lancement. Du coup, vous le voyez sur les photos, la place était remplie de monde et de barrières !

Juste à côté de la place, se trouve un petit square pour les enfants, avec du mobilier sur le thème des arbres… plutôt sympa…

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

En nous promenant, nous sommes « tombés » sur plusieurs églises, dont nous avons poussé la porte, en curieux que nous sommes…

 

Des églises

L’église du Taur m’a plu pour… son parquet. En effet, nous sommes plus habitués aux sols de pierre dans les églises. Déformation professionnelle (je travaille dans le bois ; la encore pas littéralement) je n’ai pu m’empêcher de remarquer ce détail.

La légende veut que cette église ait été bâtie là où le corps de Saint Saturnin, premier évêque de la ville, s’est détaché du taureau, qui le traînait derrière lui…

On ne faisait pas dans la dentelle en 250 !

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Une fois la contemplation du plancher terminée, j’ai levé le nez et remarqué un orgue de taille conséquente…

Albi - Toulouse

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Albi - Toulouse

Lors de notre visite, le temps était mitigé. Nous avons eu de la pluie le matin, puis le soleil a daigné sortir de derrière les nuages, avant de s’éclipser de façon assez fourbe, pour laisser la place à une averse de grêle !

Malgré tout, les terrasses étaient bien remplies (hormis pendant l’averse bien-entendu).

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Toulouse m’a donné l’impression d’une ville où il fait bon se balader, s’installer en terrasse, aller au resto. Les rues sont rarement désertes, surtout en ce mois de mai, où tout le monde avait envie de profiter du soleil de retour après l’hiver !

 

Saint-Sernin

Je vous parlais un peu plus haut, de l’église du Taur, bâtie là où le corps de Saint Saturnin se serait détaché du taureau. Ce Saint martyrisé en 250, était le premier évêque de la ville. Ses reliques reposent désormais dans la basilique Saint Sernin.

Saint Sernin (Toulouse)

 

Saint Sernin est un édifice roman, dont l’intérieur nous a surpris par sa clarté.

 

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Pendant notre visite, une exposition de différentes œuvres du peintre Arbacas, était en cours. Elle se terminait le 4 juin 2017.

Arcabas est un artiste français, né en 1926. Il réalise des œuvres d’art sacré contemporain, à l’image du polyptyque que vous pouvez admirer ci-dessous…

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Nous n’avions pas prévu de visiter l’église Saint Pierre des Chartreux, car nous n’en avions pas entendu parler. Mais elle s’est trouvée sur notre chemin, donc nous avons poussé la porte…

Eglise Saint-Pierre des Chartreux

De l’extérieur, l’église ne payait pas de mine… et pourtant, la visite nous a bien plu, car elle se fait en empruntant une allée qui passe sur les côtés de l’église, et nous mène au chœur, où nous attend un orgue (encore un !).

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Un peu de culture, savez-vous comment s’appellent ces petits « strapontins » que l’on trouve autour de l’autel ?

Ce sont des miséricordes, également appelée « patience » ou « crédence ». On peut y reposer les fesses sans s’asseoir totalement, ou basculer la tablette de bois, pour en faire un siège. Selon les églises, les miséricordes sont plus ou moins travaillées.

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Basilique de la Daurade

Nous avons échappé à une grosse averse de grêle, en nous réfugiant dans un autre édifice religieux ; la basilique de la Daurade.

Celle-ci présente un intérieur étonnamment sombre, qui je dois le dire honnêtement, ne m’a pas laissé beaucoup de souvenirs.

Dans la précipitation pour échapper à la grêle, nous n’avons pas admiré la façade. Pourtant avec le recul, il semblerait que c’était la partie la plus intéressante, comparée à l’intérieur même du bâtiment.

En effet, cette basilique a été bâtie sur les vestiges d’un temple romain.

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Hop, je vous pose cette photo de street art comme ça, pour le plaisir des yeux…

 

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En nous baladant, nous avons découvert un café original, qui propose des consommations (café, thé, jus de fruits, en-cas) en illimité. Ici l’on paye au temps passé, et l’on peut venir pour la journée ou au contraire, juste pour une heure. C’est pratique pour travailler, bouquiner, ou se rencontrer dans un endroit publique. Bien-entendu, il y a du wifi.

Nous n’avons pas testé, mais à travers la fenêtre, nous avons vu que le concept semblait bien fonctionner !

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Cathédrale Saint-Etienne

Enfin, nous avons visité la Cathédrale…

Celle-ci a une apparence surprenante, pas du tout symétrique, et faite de styles particuliers qui ont été mélangés.

Il est difficile de connaître avec certitude son origine, mais elle remontrait au XIème siècle environ, et le bâtiment actuel aurait, comme souvent, été bâti à partir d’un édifice plus ancien alors en ruines.

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La façade principale présente une belle rosace, inspirée directement de celle de Notre Dame de Paris.

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Chose rare, il reste dans cette Cathédrale, plusieurs vitraux datant du XIVème siècle.

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Ainsi s’achève notre visite de Toulouse.

J’espère qu’elle vous aura plu, et permis de découvrir de jolies choses… 🙂

Randonnée dans les Pyrénées

De passage pour un week-end prolongé chez nos amis toulousains, nous avons souhaité faire une « petite randonnée » pour prendre un peu de hauteur.

Comme nous étions habitués aux randos de Franche-Comté, qui nous prenaient souvent 50 % du temps annoncé (rando de 4 heures bouclée en 2 heures), nous avions jeté notre dévolu sur un parcours de 5 heures… sans penser que le dénivelé ne serait pas vraiment comparable. Et bien, je vous le confirme, la rando nous a effectivement pris 5 heures, et a mis nos mollets à rude épreuve !

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Au départ de Gourbit dans l’Ariège, nous avons trouvé un sentier légèrement pentu, qui nous a permis de cheminer au milieu d’une belle hêtraie. Honnêtement, nous n’avons pas admiré les arbres en détail, tous occupés que nous étions à prendre de grandes inspirations, pour compenser la douleur intense qui n’a pas tardé à apparaître dans nos jambes !

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Chaque petit muscle de nos membres inférieurs a été sollicité, pendant l’ascension, qui a duré un peu de plus de 2 heures, et ce sans aucun répit (je ne parle que de la montée, mais la rando a duré environ 5 heures). Je vous le confesse… j’ai beau être relativement sportive, j’ai pas mal douillé ce jour là !

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Heureusement, personne n’était là pour la compèt’, et nous avons pu faire quelques arrêts, le temps de prendre des photos, de reposer nos jambes, ou encore de trouver un coin pipi entre les arbres !

Pour ma part, j’ai surtout pris pleins de clichés !

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C’est un petit peu avant le roc de Querquéou, que nous avons ouvert nos sacs à dos, au col de Lastris (1427 m) histoire de grignoter un peu avant de reprendre l’ascension. La pause était bienvenue, pour profiter du magnifique paysage en contrebas…

A cette altitude, nous avons cessé de croiser des arbres…

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Et puis nous avons continué de grimper, rencontrant d’autres randonneurs, qui eux redescendaient et nous ont assuré « Vous-y êtes presque, courage ! ». Et moi, candide : « c’est vrai ? »… « Non non, c’était juste pour vous motiver ! » Arf.

Le roc de Querquéou, à 1840 mètres d’altitude, est en fait une sorte d’amas de pierres, du plus bel effet sur fond de ciel bleu et de nuages de beau temps…

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L’endroit est idéal pour prendre de belles photos façon « fond d’écran Windows ».

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Je ne suis pas une habituée des grandes randos en montagne, et j’ai été impressionnée par la rapidité avec laquelle la végétation évolue lorsque l’on prend de l’altitude…

Une fois passé le roc de Querquéou, plus d’herbe au sol, mais une sorte de paille, et de jolies fleurs par ci par là…

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Et vous savez quoi, quand en plein mois de mai, alors que la veille on se baladait épaules nues, on trouve de la neige au sol, et bien c’est que l’on a bien marché !

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Pour autant nous n’étions pas arrivés. Mais c’est à plat que notre balade s’est poursuivie, jusqu’à découvrir l’étang d’Artax. Tranquillement niché entre les montagnes, à presque 1700 mètres d’altitude (1695 précisément) ce bel étang n’est pas forcément destiné à faire trempette. Mais sa contemplation est des plus agréables.

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En voulant toucher la neige, j’ai mis les pieds dans une sorte de petit ruisseau, et me suis retrouvée avec les baskets trempées… car oui, j’ai fait toute la rando en baskets de running, faute d’équipement plus adapté. Mais cela ne m’a pas gênée plus que cela pour le retour.

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A partir de l’étang, nous avons redescendu environ 800 mètres de dénivelé, pour rejoindre le parking. Cela nous a pris deux bonnes heures, que j’ai trouvées nettement plus agréables que la montée.

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La traversée d’une forêt de hêtres en ce mois de mai était vraiment plaisante, car les arbres étaient pleins de fruits (oui oui, on appelle cela des fruits), et que nous pouvions voir des mini-hêtres partout dans le sol !

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Pour votre information, le fruit du hêtre, appelé « faine » est contenu dans une bogue plus petite que celle d’une châtaigne, appelée « cupule ». Il y a 3-4 faines par cupule, et elles sont consommées par de nombreux animaux (les sangliers notamment). Nous autres humains pouvons les faire griller pour les déguster à l’apéro, mais il faut alors les consommer avec modération, car leurs tanins et triméthylamines sont toxiques.

J’espère que la balade vous aura plu. Moi en tout cas, j’ai adoré, même si l’ascension m’en a fait baver. Cela valait vraiment l’effort fourni !

A bientôt !

Voyage – Découverte d’Albi

Ce week-end cela ne vous aura pas échappé, nous étions le 8 mai… enfin, les 6 et 7 mai précisément, suivis du lundi férié ! Nous avions pris notre vendredi pour rallonger encore un peu cette grosse coupure, et aller visiter un couple d’amis à Toulouse.

Aussi loin que je me souvienne, je n’avais encore jamais mis les pieds dans la ville rose. L’homme nivor non-plus. Mais avant de découvrir la capitale du royaume Wisigoth, nous avons commencé par visiter sa voisine Albi, distante d’environ 75 km.

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Albi, généralités

Albi est une ville du sud-ouest, chef lieu du département du Tarn, dans la nouvelle région Occitanie.

L’Occitanie est issue de la fusée des anciennes régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Albi est connue pour diverses raisons, et notamment pour le nom de ses habitants, les albigeois, qui renvoie à la Croisade des Albigeois, au XIIIème siècle, au cours de laquelle les cathares furent violemment réprimés par l’Eglise catholique romaine.

Nous n’entrerons pas dans les détails, car je ne suis pas experte en ce domaine, mais sachez simplement que le catharisme était un mouvement chrétien considéré comme hérétique.

 

La Cathédrale Sainte-Cécile

La cathédrale Sainte-Cécile, fut érigée contre le catharisme, pour réaffirmer la puissance de l’Eglise romaine. Elle est encore aujourd’hui le joyau de la ville d’Albi.

 

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Nos amis avaient organisé pour nous une visite VIP, puisque c’est un de leur ami prêtre, qui nous a servi de guide !

Nous avons l’habitude de visiter des bâtiments religieux. Je dirais qu’à ce jour nous avons dû découvrir une bonne trentaine de cathédrales et un nombre incalculable d’églises, surtout lors de nos séjours en Italie !! Mais nous avons encore énormément à apprendre car généralement nous nous contentons des informations du guide du Routard, qui rentre assez peu dans les détails.

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La Cathédrale Sainte-Cécile mesure 40 mètres de haut, et est la plus grande cathédrale de brique du monde. Son clocher culmine à 78 mètres.

Elle a été rehaussée de 7 mètres des siècles après sa construction, pour donner une impression toujours plus marquante. C’est réussi ! Vous pouvez voir la démarcation au niveau de la ligne de gargouilles.

Lorsque sa construction fut entamée en 1282, l’idée était de dresser une forteresse, et de marquer les esprits. On imagine assez aisément que l’objectif a été atteint, car même de nos jours, ce mastodonte de brique nous fait nous sentir tous petits !

 

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L’édifice est réellement imposant. L’extérieur est en briques rouges, comme la plupart des monuments d’Albi. Seule l’entrée est en pierre grise, choisie pour sa plus grande facilité à sculpter, par rapport à la brique. Le côté très travaillé, très fin, contraste avec le reste du bâtiment.

De dehors, comme je vous le disais précédemment, la Cathédrale a des airs de forteresse. L’intérieur en revanche, est beaucoup plus raffiné. Il a parfois souffert, notamment pendant la révolution, quand les armoiries ont été retirées… Des statues ont été fondues. Mais il reste néanmoins sublime…

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On entre sur le côté, et il est tentant de s’orienter sur la gauche, qui est en fait le fond de la Cathédrale. À l’époque, les fidèles s’installaient dos à l’immense fresque du Jugement Dernier, et écoutaient les chœurs, qu’ils ne voyaient pas. Les civils étaient séparés des religieux, et ne pouvaient pas se rendre dans certaines parties de la cathédrale, réservées au clergé.

Rappelons qu’à une époque où l’imprimerie n’existait pas encore, et la télé encore moins, les peintures servaient à instruire les fidèles, à leur montrer les choses… Les murs de la cathédrales d’Albi avaient donc un rôle pédagogique. Ce que l’on pouvait y admirer servait à marquer les esprits.

Ainsi, la peinture murale du Jugement Dernier, exposait les pêchés capitaux, et les conséquences qui attendaient les pêcheurs…

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Cette peinture a été réalisée à partir de 1474. Malheureusement, au XVIIème siècle, une porte fut ouverte au milieu de la peinture, faisant disparaître… le Christ et le pêché de la Paresse. Du coup, la peinture n’est plus complète. Mais l’on peut malgré tout admirer cette oeuvre impressionnante, et lire le détail des châtiments, qui est noté en vieux français, assez facile à déchiffrer !

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Juste au dessus du Jugement Dernier, l’orgue de Christophe Moucherel a été réalisé entre 1734 et 1736. Il est orné de nombreux angelots, qui tournaient à l’époque sur eux mêmes. Imaginez un peu le spectacle !

Tournons lui le dos, et regardons maintenant le jubé ! A l’époque, les fidèles s’installaient face à lui, pour écouter les chœurs… Ce jubé est une oeuvre gothique construite au XVème siècle. Il servait à séparer les religieux du peuple.

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Le jubé est impressionnant… A l’époque il était encore plus marquant, car il y avait des armoiries, qui ont été détruites par les révolutionnaires.

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Sur la droite, avant de pénétrer dans le chœur, nous pouvons voir la statue de Sainte-Cécile.

Sainte-Cécile

Sainte Cécile, dont Cécile était en réalité le nom de famille et non le prénom, est une martyre chrétienne, qui aurait vécu en Sicile avant d’être condamnée entre 176 et 180 par l’empereur Marc Aurèle, pour avoir converti de nombreuses personnes au christianisme.

Son corps a été retrouvé en 1599, presque intact et dans sa position d’origine, reproduite dans la sculpture que vous voyez ci-dessus.

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Le choeur et le trésor

La visite du chœur est payante. Mais je vous la recommande néanmoins car vous verrez de superbes peintures et sculptures, qui peuvent vous occuper pendant des heures… Les artistes de l’époque ne se contentaient pas de peintre ou sculpter le minimum. Ils rajoutaient des petites « surprises » un peu partout… Des visages cachés dans les fonds colorés, des petits animaux…

Visite du chœur : 5 €

Visite du chœur + trésor : 6 €

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Regardez bien dans les encarts marbrés en bas… on peut distinguer des visages !

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A l’intérieur du chœur, les sièges des chanoines sont étonnamment simples… comparés aux murs ornés de sculptures très raffinées !

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Albi

 

Il est possible de visiter le Trésor, et de voir les objets encore utilisés ponctuellement, comme les « accessoires » de l’évêques. Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marquée.

 

Albi

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Une fois la visite terminée, nous avons marché au hasard dans les rues, le nez levé pour admirer les colombages…

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Vue sur les jardins depuis la terrasse de la cathédrale

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Albi est une superbe ville. J’ai été marquée par le nombre impressionnant de boutiques qui ont conservé de belles devantures en bois, et par les maisons à colombages que je ne m’attendais pas à voir ici.

 

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Cloître Saint-Salvi

Nous avons fait un petit tour dans le cloître Saint-Salvi et sommes entrés dans l’église du même nom.

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La ville m’a paru très verte. Il y a beaucoup d’arbres, châtaigniers, platanes comme chez nous à Besançon, mais aussi… des figuiers !

Albi - Toulouse

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Les ponts

Il y a deux ponts à Albi : le pont vieux, et le Pont… Neuf, aussi appelé pont du 22 août 1944, en référence à la libération de la ville.

Albi - Toulouse

Pont Vieux – Albi

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https://www.flickr.com/photos/63296507@N04/34429103761/

Pont Neuf – Albi

 

Notre petit tour est à présent terminé… J’espère que cela vous a plu. Je vous remercie pour vos réactions que j’ai hâte de lire en commentaires, et vous donne rendez-vous très bientôt pour la visite de Toulouse ! 🙂

 

Albi - Toulouse

Albi - Toulouse

La Gare d’Eau – Besançon

S’il y a un endroit qui revit chaque année avec le retour des beaux jours, c’est bien celui-ci… Le Parc de la Gare d’Eau, est un endroit privilégié, pour s’offrir une chouette balade à Besançon, sans avoir à trop s’éloigner du centre ville… enfin, sans s’en éloigner du tout en fait, puisque la gare d’eau se trouve précisément au centre ville !

Besançon

Besançon

Besançon

Besançon

Balade dominicale - Besançon

un tulipier

 

Le cadre de verdure est agréable, et l’on peut arpenter les allés à pieds, en vélos, en rollers, ou s’installer dans l’herbe avec un bouquin, ou pour piquer un petit somme…

Bon, il faisait un peu trop froid en ce mois d’avril, pour siester dans l’herbe, mais la balade était plaisante malgré tout !

Retour au parking Chamars, et ciao Besançon !

Besançon

 

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Balade dominicale - Besançon

L’Homme qui ne Voulait Pas Devenir Président – Julien Leclercq

Eh oui, deux articles aujourd’hui, car j’ai énormément de livres et de films à vous présenter ! Ce livre dont je m’apprête à vous parler, je le ramène du futur proche, où j’ai fait un saut grâce à ma machine à avancer le temps. Croyez-moi ou non, il sortira an mars dans toutes les bonnes librairies !

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Les dernières années ont vu la politique mondiale changer, avec notamment une forte montée du populisme. Non ce n’est pas un gros mot, même si dans la bouche de certains, ce terme prend une connotation négative.

Le populisme est un courant politique qui se caractérise par le rejet des politiciens traditionnels, issus de l’élite, et met en avant les intérêts du peuple. 

Il est porté en général, par un leader charismatique… On pourrait citer Beppe Grillo et son mouvement 5 Stelle en Italie, le parti Podemos en Espagne, et encore bien d’autres…

La crise économique y serait pour beaucoup dans la montée du populisme… le comportement souvent immoral des élites qui nous gouvernent ferait le reste… (vous faut-il des exemples ? Je ne pense pas…^^).

Nous n’allons pas nous lancer ici dans une analyse poussée des raisons de la montée de ce courant, ni débattre pour savoir si c’est une bonne chose, ou au contraire un risque, mais allons plutôt parler d’un livre qui rebondit sur l’actualité, et imagine une situation incongrue, qui pourrait se dérouler en France, pas plus tard que maintenant !

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En effet, dans l’Homme qui ne Voulait pas Devenir Président, Julien Leclercq nous présente Michel, un type lambda qui se retrouve du jour au lendemain, candidat aux élections présidentielles, contre son gré !

Mais… comment est-ce possible ? Et bien notre homme avait un peu  bien picolé au cours d’une fête et a eu la bonne (?) idée de monter sur scène, devant des milliers de personnes et de débiter un petit discours improvisé, sur la nullité des politiques.

Cela aurait pu en rester là. Mais en 2017, tout est filmé, partagé, liké, n’est-ce pas ?

Comme Michel a ponctué son intervention par une annonce de sa candidature (avant de vomir), la machine infernale s’est lancée… après les réseaux sociaux, les médias traditionnels ont fait monter la sauce, aidés par les amis du héros…

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#lecture #roman

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Ce roman m’a globalement plu, moi qui ne suis pourtant pas du tout intéressée par la politique. Certes je suis l’actualité, car il me semble important de rester informée et d’avoir une opinion, mais la politique est loin de me passionner.

J’ai aimé l’univers dans lequel évoluait Michel, sa simplicité, et ses préoccupations très terre à terre. J’ai trouvé que parfois, l’auteur forçait un peu trop le trait sur le côté loser de son personnages (il ne prend son pied qu’en picolant et en jouant à la console). J’aurais probablement plus accroché à un personnage moins caricatural.

Ce roman a le mérite de faire réfléchir (mais pas trop non-plus) tout en restant vraiment divertissant. Il est comme la courge en automne, de saison, et en cela, il me semble parfait à placer tout en haut de la pile à lire !

Sur 5 je lui donnerais 3,5. Il manque en effet à mon sens un petit quelque chose qui rendrait les personnages plus attachants. Mais pour un premier roman (Julien Leclercq a publié deux autres livres Journal d’un Salaud de Patron et Chroniques d’un Salaud de Patron) il y a malgré tout du très bon dans ce livre.

*

En guise de conclusion, je vous laisse avec cette citation, issue d’une interview accordée à la Dépêche. L’auteur de L’Homme qui ne Voulait pas Devenir Président expliquait il y a quelques temps «Il faut un candidat ni de gauche, ni de droite. Il ne faut pas faire croire que les Français ne s’intéressent pas à la politique».

Qu’en dites-vous ?

Allez-vous lire ce roman ?

Cathédrale Saint-Jean, Besançon

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J’aime beaucoup visiter les cathédrales, notamment quand je fais du tourisme en Italie. J’ai en mémoire au moins 20 édifices, parmi lesquels ceux de Milan, Bologne, Monza, Bergame, Brescia, ou encore Strasbourg, Paris tout simplement,… Mais je ne me souvenais plus d’avoir visité la cathédrale de ma propre ville…

Alors, le 1er janvier, en guise de balade post-réveillon, nous avons enfilé gants et bonnets, et sommes allés redécouvrir la cathédrale Saint-Jean !

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Cette église se situe en plein centre historique, au pied de la citadelle. On passe la porte noire, et on découvre la cathédrale, comme posée là, sur un terrain très pentu…

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Les bisontins n’y prêtent presque plus attention, tant elle est omniprésente dans la ville, mais généralement, elle surprend les touristes. La pierre locale, reconnaissable à sa couleur, qui varie du rose au bleu, « habille » également la cathédrale.

 

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L’intérieur ne surprend pas forcément, ni par ses dimensions, ni par les décorations. On a vu plus grand, plus fastueux. Mais malgré tout, la visite n’est pas inintéressante… On peut admirer la rose de Saint-Jean, une table de communion en marbre blanc, datant du XIème siècle.

L’aigle en haut de la table, représente le Christ ressuscité. A l’opposé, l’agneau rappelle le sacrifice du Christ.

 

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On peut passer derrière l’autel, et admirer les vitraux…

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La cathédrale abrite également des tableaux, parmi lesquels certains valent franchement le coup d’œil.

La Vierge aux Saints par exemple est une peinture sur bois exécutée en 1512 par Fra Bartolomeo (Baccio della Porta ; Fra Bartolomeo étant son nom de moine). Ce peintre florentin a cotoyé Raphaël, et les deux hommes se sont mutuellement influencés.

Cette oeuvre mesure 2,52 x 2,23 m et il est possible d’allumer un éclairage spécial (gratuit) pour l’admirer.

Il s’agit d’un véritable chef-d’oeuvre de la renaissance italienne, qui a été largement copié.

Au centre, on reconnait la Vierge à l’Enfant, portée par des anges. Ils sont entourés par cinq saints : Saint Sébastien, Saint Etienne, Saint Jean-Baptiste, Bernard de Clairvaux et Saint Antoine.

Agenouillé, à gauche, Ferry Carondelet est le commanditaire de la toile.

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Si vous n’en avez pas assez, je vous invite à (re)lire mon billet sur l’église de la Madeleine, située à Besançon également. C’est par ici !

 

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