Le Monde à ses Pieds – Géraldine Maillet

Ruslana est une jeune kazakhe, qui vit une existence classique dans la principale ville de son pays Almaty, jusqu’à ce qu’une agence anglaise la repère dans une brochure touristique kazakhe, et lui fasse signer un contrat.

Très rapidement, la jeune fille de 16 ans pose pour les magazines les plus prestigieux (Vogue, Elle, Glamour) et défile pour les créateurs du monde entier. On la voit également devenir égérie de campagnes publicitaires, notamment pour le parfum Nina de Nina Ricci. Sa longue chevelure châtain claire et ses yeux bleus séduisent le monde entier… mais ne lui épargnent malheureusement pas un destin tragique…

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Ruslana (1987-2008) #ruslanakorshunova

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Tout ce que je viens de vous écrire est vrai. Ruslana Korshunov(a)* a bel et bien existé, et a connu la gloire. Je ne vous en dirai pas plus sur la suite, car je pense que comme moi, vous voudrez garder le suspens si vous choisissez de lire le court récit de Géraldine Maillet. Sinon, libre à vous de demander des éclaircissement à Wikipédia.

 

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#roman

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Ce roman, je l’ai acheté par hasard, chez Emmaüs. Le résumé au dos me tentait. Je l’ai entamé en pensant qu’il s’agissait d’un récit de fiction. Et ce n’est qu’une fois arrivée au milieu du livre, en cherchant quelques infos sur le net, que j’ai appris qu’il s’agissait à la base d’une histoire vraie. Cela a rendu ma lecture encore plus plaisante.

Le Monde à ses Pieds tient en 220 pages, et est un livre qui m’a énormément plu.

J’ai bien accroché à cette histoire et à la façon dont l’auteure la raconte, sans aucun temps mort, dans un style très rythmé, qui donne l’impression de vivre le récit de l’intérieur.

Géraldine Maillet connait bien son sujet, puisqu’elle a elle-même été mannequin, avant d’enfiler les nombreuses casquettes de romancière, réalisatrice, scénariste et même chroniqueuse.

*le A à la fin de son patronyme a été rajouté par son agence, pour le féminiser.

 

Si le thème vous attire… alors vraiment laissez-vous séduire par ce livre. Il est tout à fait abordable, et vous permettra de passer un agréable moment de lecture.

Anecdotes de cimetières…

Lorsque Mes Sincères Condoléances est sorti, en 2014, on voyait son auteur Guillaume Bailly, sur différents plateaux de télévision. J’avais à l’époque été intriguée, et m’étais dit qu’une fois le livre disponible en poche, je me le procurerais. Je suis en effet friande des histoires vraies, surtout des histoires de type « fait divers » à la Pierre Bellemare. Alors je pensais que ce livre, qui raconte le quotidien d’un employé des pompes funèbres, pourrait me plaire…

Je ne m’étais pas trompée…

Bon, il faut que je le dise, ce livre m’a moins captivée que je ne l’aurais cru. D’ailleurs, je ne lui ai pas accordé l’exclusivité, et je l’ai lu en pointillés, à côté d’autres romans. Parce-que finalement, ce livre ne me suffisait pas. J’aime être plongée dans un bouquin, et m’évader dans son univers. Là ce n’était pas le cas, et j’ai préféré lire d’autres livres à côté pour compenser.

Je ne dis pas que les anecdotes ne m’ont pas intéressée, loin de là, mais je m’attendais à un peu plus d’émotions, à moins de détachement. Avec le recul, je comprends finalement que le détachement caractérise l’auteur !

Néanmoins, si c’était à refaire, je relirais cet ouvrage, car les anecdotes que l’on y trouve valent leur pesant de cacahuètes ! Elles sont tour à tour drôle, touchantes, tristes pour certaines, hilarantes pour d’autres…

Forcément, dans cet univers si particulier, qui est celui de l’employé des pompes funèbres, il arrive que les choses ne se déroulent pas comme prévu. Quand on oublie d’organiser les obsèques d’un défunt, alors que sa famille a déposé un dossier, et que l’on ne s’en rend compte que le jour même car la famille téléphone justement, pour demander où est le corbillard… quand une vieille dame vient organiser les funérailles de son toutou adoré, ou encore quand une famille se présente complètement ivre à un enterrement, et que certains manquent de finir dans le trou avec le cercueil… cela peut valoir le coup d’en faire un livre !

Les histoires sont courtes, très courtes même pour certaines (une demi-page). Elles sont pour la plupart intéressantes, et se lisent bien.

Mes Sincères Condoléances n’est à mon sens, pas un chef d’oeuvre, mais est-ce vraiment une surprise ? Cela reste un livre à découvrir, car il vaut le coup d’œil.