L’Iguane de Mona

L’Iguane de Mona est un roman de Michael Uras, qui nous fait découvrir le personnage de Paul, quarante ans, qui ne sait pas trop ce qu’il fait là. Paul aime sa femme Kate, son fils Milan même s’il reconnait que s’il était lui-même un môme, il ne le supporterait pas ; et son chien baveux Pomme. A l’inverse, il déteste son prétentieux de patron, son voisin cycliste et donneur de leçons, et son dentiste qui a eu la sale idée de s’échapper sur l’île de Mona alors que Paul affronte une atroce rage de dents.

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Ce roman m’a tout de suite captivée. La plume de l’auteur est agile, et glisse de petit détail amusant en petit détail amusant. Le sourire n’a pas le temps de s’effacer, qu’un nouveau sourire prend sa place.

C’est l’histoire d’une routine, mais ponctuée de petits détails, qui prennent de l’importance, et font que l’on ne s’ennuie pas. La mélancolie et l’humour se font écho, un peu comme dans la vraie vie, ou rien n’est jamais ni tout rose ni tout noir.

Je ne me suis pas spécialement attachée au personnage principal. Je pense que ce n’était pas vraiment le but. Mais j’ai aimé suivre son quotidien un peu loufoque. Et j’ai bien dit « un peu » loufoque car sous la petite couche de bizarrerie, finalement Paul est comme nous. Il a ses petites contrariétés, des gens qui l’agacent, ces trucs qu’il laisse de côté et finissent par empirer, empirer…

Le titre ne décrit pas forcément le contenu du livre. Il n’y a pas de Mona dans ce roman. L’iguane de Mona est juste l’animal le plus paresseux au monde, et vit sur l’île de Mona.

Pour le reste, je vous laisse découvrir par vous-mêmes…

C’est tout pour moi

J’ai découvert le film C’est Tout pour Moi, en institut. Je me rendais à une séance de sauna, un sauna d’un nouveau style, en cabine individuelle. Et il était possible de visionner un DVD tout en faisant sa séance (imaginez une espèce de boîte comme une cabine UV, avec la tête qui dépasse, et un lecteur DVD portable au dessus). Donc pendant ma séance de 45 mn, j’ai pu regarder le début du film C’est Tout pour Moi. Et comme j’étais totalement prise dans l’histoire, j’ai visionné la suite chez moi !

 

C’est tout pour Moi est un film sorti en 2016. Nous le devons à l’humoriste Nawell Madani, dont c’est en partie l’autobiographie. La jeune femme a déclaré avoir vécu de près ou de loin, pratiquement tout ce qu’elle avait mis dans son film.

Et justement, de quoi parle cette comédie (comédie dramatique nous dit Allociné) ?

C’est l’histoire de Lila, qui grandit entourée de son papa et de sa sœur Malika. Elle n’a qu’une seule obsession, qu’un seul rêve : danser. Depuis le jour où les deux frangines ont découvert le hip hop, elles dansent n’en déplaise à leur père. Mais s’entrainer dans la salle du quartier ne suffit plus à Lila, qui décide de se rendre à Paris pour tenter sa chance.

Se brouiller avec son père ne sera que le premier d’une longue liste d’obstacles. Mais Lila sait faire preuve de volonté et d’optimisme !

J’ai adoré ce film, car les personnages sont attachants. Nawell Madani m’a convaincue. Son optimisme et sa joie de vivre ne peuvent pas laisser indifférents.

Dès les premières minutes du film, j’étais déjà totalement dans l’histoire. Peut-être que le récit est globalement un peu trop rose, trop joli pour être vrai aux yeux de certains, mais honnêtement, moi cela ne m’a pas dérangée. Une histoire fell-good ne fait jamais de mal, surtout en ce moment.

Si vous ne savez pas quoi faire des longues journées de confinement, alors regarder ce film pourrait être une excellente idée…

L’enfer est pavé de bonnes intentions

 

J’ai remporté mon exemplaire de ce livre grâce à un concours Twitter. J’étais ravie de recevoir un joli livre à la couverture jaune pétante.

Dans L’Enfer est pavé de Bonnes Intentions, nous retrouvons Emily, l’ancienne Assistante de Miranda Priesley, du Diable s’Habille en Prada. Emily est devenue spécialiste des relations publiques, et gère notamment l’image de célébrités.
Elle est régulièrement appelée à la rescousse quand une star fait une grosse boulette, à l’image de ce chanteur qui a jugé de bon goût de s’afficher avec un déguisement de nazi.
Dernièrement, Emily est un peu contrariée, car elle a perdu des dossiers, au profit d’une concurrente plus jeune, coqueluche des réseaux sociaux. Mais notre business woman aux dents longues est loin d’avoir dit son dernier mot…
Ce bouquin est très facile à lire, et la seule petite difficulté qui pourrait s’opposer au lecteur distrait, reste le nombre de personnages. Mais bon, honnêtement ce n’est pas insurmontable ! Il y a la fameuse Emily, sa copine Miriam la copine de la copine, Karolina. Autour des trois femmes, gravitent maris et connaissances, dans un univers à la Desperate Housewives, où pas un brin d’herbe ne dépasse.
J’ai adoré le ton grinçant d’Emily. Ce personnage est une typique pouf, que l’on adore détester. Carriériste, ultra sapée, et méga snob, elle n’en reste pas moins attachante.
L’action se déroule majoritairement en banlieue, où Miriam a élu domicile, après avoir renoncé à sa carrière d’avocate à New-York. Tout n’est qu’apparences et fric. Mais on gratte le vernis avec délice, pour découvrir toutes les petites surprises cachées derrière…
Ce bouquin n’est pas un prix Goncourt. Il ne restera probablement pas dans votre mémoire. Mais quel délice de le retrouver pendant ma pause du midi, ou le soir après une journée intense au bureau, pour se relaxer les neurones ! C’est rigolo, léger mais pas dépourvu de rebondissements. Bref, une bonne comédie bien réussie !

Je vis très bien ma rupture – mais mon chat est inconsolable par Alessia d’Alba

J’ai demandé à recevoir ma copie numérique depuis Netgalley, car le résumé me tentait bien. Une histoire de rupture amoureuse, vécue du côté masculin, c’était original. Et rien que dans les quelques lignes de résumé, on percevait une bonne dose d’humour…

C’est vrai cela, à bien y réfléchir, je ne crois vraiment pas avoir jamais lu un livre comique sur la rupture sentimentale, côté homme. Et vous ?
Bref.

Je me suis lancée dans la lecture sans regarder le nombre de pages, et ai été surprise de terminer le livre très très rapidement. C’est en voyant qu’il ne me restait que dix minutes de lecture, que j’ai compris que ce livre n’était pas un roman, mais une nouvelle. 
Et j’ai été un poil déçue, car j’aurais bien passé un peu plus de temps avec Eugène et Fabio !
Commençons par le début.
Eugène vit avec Fabio, son ancien voisin. Il occupe le canapé, dans un petit appart parisien de 30 m². Avant cela, chacun vivait avec sa copine, mais depuis qu’ils se sont fait lourder, ils se sont installés en collocation, avec un troisième mâle : le chat Boris.
Eugène s’est mis à la natation, Fabio a continué le tango. Parallèlement à ces activités, ils ont fait intervenir une comportementaliste un peu bizarre, pour tenter d’apaiser les rapports entre le chat Boris et Eugène.
Cette nouvelle est un petit bijou de bonne humeur, qui se lit très facilement. J’avais en permanence le sourire aux lèvres. L’histoire est amusante, pleine de petites situations comiques.
Les personnages sont attachants, et le trait n’est pas trop forcé, ce qui fait que l’on prend plaisir à lire ce bouquin car on s’attache réellement aux personnages.
Cette nouvelle sera parfaite à savourer cet été, sur la plage ou non, que vous soyez un lecteur acharné ou que vous ne lisiez que quelques pages par an ! En plus, pas besoin de tergiverser bien longtemps… l’e-book ne coûte que 1.99 € !

Kuzco, l’empereur mégalo

L’article du jour ne portera pas sur la dernière sortie du ciné en date. Comme souvent, j’ai envie de vous parler d’un film déjà ancien, que je viens seulement de découvrir. Et pour coller à Noël, qui est incontestablement la période des enfants, et donc par extension, des dessin-animés… je vais vous parler de KUZCO !

Kuzco est un film d’animation de Disney, sorti en 2000. Cela date. Et pourtant, il n’a pas pris une ride !

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De quoi cela parle ?

Kuzco est un empereur inca, jeune et totalement égocentirque. Comme cadeau pour ses dix-huit ans, il ne souhaite rien de plus que faire raser les petites maisons du village sur la colline, pour y bâtir sa propre résidence avec piscine.

Sur sa lancée, Kuzco licencie sa Conseillère un peu trop encombrante, la vieille Yzma. Sauf que celle-ci ne compte pas se laisser faire, et aidée de son bras droit Kronk, elle empoisonne Kuzco.

Mais… les choses ne se passent pas toujours exactement comme prévu. Et au lieu de passer l’arme à gauche, Kuzco se retrouve transformé en lama !

Ce dessin-animé est une vraie pépite d’humour. Du délire, à l’état brut, non dilué !

Les personnages principaux sont globalement tous des vilains (Kuzco, Yzma, et par extension Kronk, qui applique les ordres d’Yzma). Malgré cela, ils sont attachants et surtout nous font beaucoup rire tout au long du film !

Ce Disney est absolument différent des autres, en ce sens qu’il est vraiment axé sur l’humour du début à la fin. C’est une pure comédie, très inhabituelle pour Disney.

Si vous aimez rire, et que vous n’aimez pas que l’on pourrisse votre groove… alors voilà un film à regarder au plus vite !

 

 

Chère Mamie, Virginie Grimaldi

Le dernier livre de Virginie Grimaldi est un peu différent des précédents, par son format.

Au lieu d’un véritable roman, l’auteure nous offre une compilation de petits billets adressés à sa grand-mère. Elle y raconte avec beaucoup d’humour, des « chroniques du quotidien décalées, rédigées en gloussant ».

A la base, ces cartes étaient postées sur Instagram. Les fans de l’auteure en redemandaient, tant et si bien que l’idée a germé d’en faire un livre.

Et quelle idée !? On se régale à partager les mésaventures de Ginie, et à se trouver des points communs avec elle…

Et pourtant ma Kindle n’affichait pas les images. J’ai dû me contenter du texte, et cela m’a suffi à rire (oui oui véritablement rire) de façon régulière !

Ce petit bouquin se lit en une fois, allez deux au maximum ! Il est difficile d’en sortir, tant on s’amuse en en tournant les pages.

En plus, faites-vous plaisir et faites plaisir en l’offrant, car les bénéfices des ventes sont intégralement reversés à l’association CkeduBonheur, qui offre des moments de bonheur aux enfants hospitalisés !

Neuilly sa mère sa mère

Neuilly sa mère est une comédie sortie en 2009. A l’époque je n’en avais pas entendu plus parler que cela, et ne l’avais donc pas visionnée. C’est tout dernièrement, en 2018, que je l’ai regardée. Et franchement, je me suis fendu la poire du début à la fin ! Cela tombait bien, car la suite vient tout juste de sortir… presque dix ans après !

L’histoire est celle de Sami Benboudahoud, 14 ans, qui vit heureux au milieu de ses potes dans une cité de Chalon. Un jour, son petit quotidien tranquille est bouleversé, car sa mère doit s’absenter et le confier à sa tante, qui habite… Neuilly.
Sami se retrouve au milieu des riches, dans une école différente, et partage sa chambre avec son cousin Charles, qui a pour idole Nicolas Sarkozy !

Ce premier opus était vraiment tordant. Il réussissait à s’inscrire dans le genre de la comédie, tout en sonnant juste sur de nombreux points. Il y avait une bonne part de vrai, une belle observation de notre société, qui rendait ce film vraiment savoureux.

Le fait de le regarder en 2018 ajoutait de l’intérêt, car il y avait une petite dose de nostalgie en bonus !

 

*

Avec Neuilly sa mère sa mère, Gabriel Julien-Laferrière le Réalisateur, ne m’a pas déçue ! Il a réussi à reprendre un casting quasi-identique (seule l’actrice qui joue la tante de Sami change). Et il a fait faire à ses acteurs le voyage inverse.

 

Sami vit toujours à Nanterre, comme à la fin du premier film, et c’est lui qui accueille son cousin Charles, et ses parents, ruinés à cause d’une sombre affaire de maltraitance animale mise à jour dans la boîte de son oncle, et de la révélation de l’existence de comptes bancaires dans des paradis fiscaux.

Voilà les riches de Neuilly, qui dorment à même le sol dans une HLM, et boivent du café instantané au petit-dèj ! 

En plus de cela, Charles est en pleine dépression, suite à le défaite de Nicolas Sarkozy, et aux élections successives de François Hollande et d’Emmanuel Macron. 

Dans cette suite, Charles devient le personnage central. Il se lance en politique, et brigue le fauteuil de maire de Nanterre. Pour atteindre son objectif, l’ancien gamin de Neuilly est prêt à tout, et même plus encore !…

Ah ce que nous avons ri devant ce film !

Les politiques en prennent pour leur grade, et le réalisateur ne juge pas nécessaire d’incorporer un semblant de morale dans son film. Quelle excellente idée, c’est souvent justement ce qui gâche les comédies françaises !

Neuilly sa mère sa mère caricature notre société, mais jamais ne tombe dans le cliché. C’est rafraîchissant, parfait pour cette période de l’année !

J’ai particulièrement ri lorsque Charles se rend au QG du parti En Marche! Mais… je ne vous en dirai pas plus, car je ne voudrais pas vous gâcher la surprise si toutefois vous n’aviez pas encore vu cette délicieuse comédie !