La Disparue de Noël – Rachel ABBOTT

Salut à Tous. J’espère que vous allez bien et vous apprêtez à passer d’excellentes fêtes, en pleine forme !

Aujourd’hui je vous retrouve avec grand plaisir, pour vous présenter un thriller édité par Belfond.

Il s’agit de La Disparue de Noël de la britannique Rachel ABBOTT.

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Je n’avais encore jamais rien lu de cette auteure. Mais le résumé présenté sur Netgalley a su me donner envie. On y découvrait que le livre était un thriller axé sur une histoire de disparition peu commune.

En effet, Natasha avait six ans lorsque sa maman a perdu le contrôle de la voiture, et s’est tuée sur le coup. La petite fille était avec elle, mais malgré les recherches, personne ne l’a jamais retrouvée. De longues années plus tard, Natasha réapparait, alors que son père David, a refait sa vie avec Emma, et est papa d’un petit garçon Ollie.

David est fou de bonheur, mais très vite le tableau qui aurait pu être idyllique, se retrouve obscurci. La jeune fille ne parle pas de ce qu’elle a vécu. Elle cache un lourd secret, et se referme totalement dès que l’on essaie de la toucher ou de la faire parler…

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J’ai beaucoup aimé ce livre, car il nous embarque sans attendre dans une histoire très intrigante. Dès le départ, l’apparition de Natasha, adolescente mutique, a de quoi glacer le sang. Je vous avoue que le premier soir, j’ai eu du mal à trouver le sommeil, car j’avais cette image de gamine silencieuse, qui fixe les gens sans que l’on puisse deviner quelles sont ses intentions. Cela a de quoi inquiéter !

Le récit est dense, car l’auteure a pris la peine de travailler le passé et la personnalité de différents personnages, et pas uniquement ceux de Natasha et David. Pour autant, je ne me suis pas perdue entre ces protagonistes, car ils sont très bien présentés, et que l’on n’a aucune difficulté à les situer les uns par rapport aux autres.

L’intrigue est bien là, et jusqu’au bout je me suis demandé comment tout cela allait se terminer… Il y a peut-être quelques longueurs vers la fin du livre, avant le dénouement, mais rien de dramatique.

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Où est Cora ?

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Un petit thriller de temps en temps, ça fait du bien. Vous n’êtes pas de mon avis ?

J’aime me blottir sous la couette pendant une heure ou plus, et plonger dans une intrigue riche en suspens. Mais je ne suis pas prête à lire n’importe quoi. Dès que cela devient trop violent, trop sanglant, je fronce les sourcils ! Ce que j’aime ce sont les histoires qui mettent l’accent sur la psychologie des personnages, nous entraînent sur de fausses pistes et nous servent de nombreux rebondissements, jusqu’à déboucher sur un dénouement que je n’ai pas vu arriver.

Shari Lapena fut avocate, puis professeur d’anglais. Aujourd’hui, elle se consacre exclusivement à l’écriture.

Le Couple d’à Côté est son premier thriller.

L’intrigue est assez simple. Il s’agit de la disparition d’un nourrisson.

Marco et Anne devaient aller manger chez des voisins, mais au dernier moment, la baby-sitter leur a fait faux-bond. Les voisins avaient dit « pas d’enfants ! » alors ils n’ont pas osé venir avec Cora, et l’ont laissée dormir dans sa chambre, passant toutes les demi-heures pour vérifier que tout allait bien. Mais en revenant chez eux après le dîner, ils ont trouvé le petit lit vide… 

L’histoire  de base n’est pas ultra originale. Les intrigues qui débutent par une disparition d’enfant sont légion. Mais le traitement l’est un peu plus. L’auteure ouvre rapidement des tiroirs dans l’histoire du couple Anne – Marco, qui sont autant de pistes qui vont nous amener à suspecter différents protagonistes.

Anne est en plein baby blue et voit une psy. Marco est lui, redevable envers ses riches beaux-parents qui lui ont prêté une grosse somme d’argent pour sa société. Les voisins chez qui ils dînaient semblent aussi avoir quelques squelettes dans les placards… mais lequel d’entre eux aurait pu avoir suffisamment de raisons pour enlever un bébé ?

Qui aurait pu avoir les tripes d’emmener la petite Cora, où ? Et pourquoi ?

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Shari Lapena nous balade tout au long de son roman, et distille les éléments de réponse à dose homéopathique pendant toute la première partie. Puis, elle ouvre les valves et nous donne un sac entier d’éléments vers la moitié du récit. Mais… l’histoire est encore loin d’être terminée, car les rebondissements sont encore nombreux croyez-moi… et ils s’enchaînent à un bon rythme, jusqu’à une conclusion absolument inattendue, en feu d’artifice !

Ce livre est bon. Certes il n’est pas aussi addictif qu’un thriller de Linwood Barclay (mon auteur favoris dans le genre), mais il s’en approche par moment.

A découvrir… vraiment !

A moi, pour Toujours [lecture]

Je ne connaissais pas du tout l’auteur américaine Laura Kasischke, mais son livre A Moi pour Toujours m’a donné envie, avec sa couverture toute rouge, et son titre intrigant… Il y avait beau y avoir un énorme cœur en plein milieu de la photo, quelque chose me disait que ce livre n’était pas un roman d’amour…

 

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Sherry Seymour est une prof quadragénaire, qui vit dans un pavillon de banlieue avec son mari Jon. Son fils est grand et vole de ses propres ailes. 

Un jour, le quotidien bien rangé de Sherry est légèrement bouleversé par l’arrivée d’un petit mot dans son casier de la salle des prof « Sois à moi, pour toujours ». D’abord intriguée, Sherry finit par être flattée et même excitée par les messages qu’elle continue de recevoir de son admirateur secret…

Et ce qui pourrait rester un banal jeu destiné à pimenter le quotidien pourrait bien s’avérer être en réalité une grosse erreur, qui va se refermer sur l’héroïne…

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Le livre compte un peu moins de 400 pages ; 384 pour être précise. C’est un petit pavé, et j’avais peur du coup qu’il comporte quelques longueurs. En effet, l’histoire à proprement parler est un peu longue à se lancer. On a déjà un bon quart de livre qui sert à planter le décor et à nous présenter Sherry et son environnement. Mais ce n’est pas lassant. Au contraire, j’ai trouvé la façon de faire de l’auteur assez intéressante, car elle procède par petites touches. On assiste à des scènes de la vie quotidienne de Sherry. On partage ses pensées, et on part avec elle dans des flashbacks. C’est divertissant, d’autant que l’on s’amuse à essayer de deviner qui peut bien laisser les fameux mots anonymes dans son casier…

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Petit à petit, on découvre l’entourage de l’héroïne, son mari, son fils, ses collègues, son père malade… On partage avec elle ses petits plaisirs du quotidien, ses doutes, ses déceptions. J’ai trouvé certains passages très justes, notamment celui où elle parle de sa meilleure amie, avec laquelle une certaine distance s’est instaurée. Sherry trouve que son amie a grossi et n’ose pas lui dire, alors qu’elle lui est reconnaissante, d’avoir au contraire, osé lui faire remarquer qu’elle avait opté pour une mauvaise coupe de cheveux !

L’histoire de l’admirateur secret est intéressante, et apporte une bonne dose de suspens. Mais tout le reste, l’univers créé minutieusement par l’auteure, donne aussi beaucoup d’intérêt à ce roman, très réaliste.

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Ce livre est à mi-chemin entre le roman classique et le thriller. Il comporte même une dose de mummy porn, même si je ne raffole pas du tout de ce genre littéraire ! En effet, on trouve quelques passages olé olé.

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J’ai beaucoup aimé lire ce livre, et j’ai désormais envie de découvrir d’autres titre de Laura Kasischke !

[Livre] La vie d’une autre

Il arrive que l’on achète un livre en s’en faisant une certaines idée, en s’attendant à quelque chose de particulier, et que l’on soit totalement à côté de la plaque. Cela fut le cas pour moi avec La Vie d’une Autre de Frédérique Deghelt. Le résumé au dos disait que l’héroïne, Marie, se réveillait un matin au côté d’un homme qu’elle avait rencontré la veille en 1988. Elle s’apercevait avec effroi que douze années avaient passées, et qu’elle était mariée à ce parfait inconnu, qui lui semblait bien la connaître, et qu’en plus ils avaient des enfants ensemble.

Malgré la couverture qui n’a pas vraiment l’air comique, je pensais tenir entre mes mains un roman qui oscillerait entre la chick-litt et le comique, avec une pointe de David Safier, et peut-être un peu de surnaturel à la Musso.

Et bien pas du tout !

Avec la Vie d’une Autre, Frédérique Deghelt nous offre un livre plutôt sérieux, mais pas prise de tête pour autant. Il y avait matière à créer des situations loufoques, d’autant que Marie a décidé de ne rien révéler de ce qu’elle prend pour une amnésie à ses proches, et de donner le change…

L’auteure choisit de nous entraîner dans un roman plein de réflexions intéressantes sur le couple, et le temps qui passe.

On s’aperçoit au fil des pages que les apparences peuvent être trompeuses, et que ce joli petit couple que Marie et Pablo ont battit en douze ans de vie commune, n’est pas aussi solide qu’il n’y parait.

Reste pour Marie à découvrir ce qui a bien pu se passer pour en arriver là… et ce ne sera pas de la tarte puisqu’elle a tout oublié justement.

Ce livre est court, et j’ai trouvé qu’il se lisait bien. Tout au long de ma lecture, je m’interrogeais sur l’événement terrible qui avait pu entraîner la perte de mémoire de l’héroïne. Bien-sûr, cela nous est révélé en toute fin de roman, et la découverte a été à la hauteur de l’attente…

Ce livre m’a beaucoup plu, et je l’ai ensuite prêté à ma Mère qui m’a remerciée car elle a eu un véritable coup de cœur à son tour.

Découverte d’Anne Perry…

Anne Perry est une romancière, née Juliet Marion Hulme en 1938 à Londres.

Elle a été condamnée pour meurtre en 1954 et son histoire a inspiré  le film Créatures Célestes de Peter Jackson !

C’est en prison que Juliet Marion Hulme trouve l’inspiration pour ses romans. Elle sort de prison en 1959, et rencontre le succès avec ses livres. Ce n’est qu’en 1994 que le film de Peter Jackson révèle l’identité d’Anne Perry au grand public… Contrairement à ce que craignait celle qui est devenue Anne Perry, cette révélation fracassante n’a nullement entaché son succès !

Passionnant n’est-ce pas ?

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Cela faisait quelques mois que je lisais des critiques généralement très positives des livres d’Anne Perry. Roxou m’en avait dit beaucoup de bien et m’avait vivement conseillé de tester, même si à la base je ne suis pas fan des séries, et pas non-plus une mordue d’enquêtes policières. Car oui, les romans policiers d’Anne Perry sont pour la plupart organisés en séries.

*Charlotte Ellison et Thomas Pitt

*William Monk –> le roman dont je m’apprête à vous parler appartient à cette série.

*Celie

*Joseph et Matthew Reavley

*Histoires de Noël

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Je me suis procuré Défense et Trahison sans savoir qu’il appartenait à une série, et n’était pas le premier tome. Qu’à cela ne tienne, j’ai voulu tenter sa lecture malgré tout.

De quoi cela parle ?

Le général Thaddeus Carlyon meurt dans d’étranges circonstances au cours d’un dîner mondain. La thèse de l’accident est rapidement remise en question… Mais qui a bien pu tuer Thaddeus ? Et pourquoi ?

 

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Les suspects sont nombreux, car il y avait du monde à ce dîner. Hester, la sœur du défunt raconte ce qu’elle sait de la soirée à son amie Edith… l’occasion pour nous de commencer l’enquête.

Au départ, j’avais peur de m’y perdre parmi les nombreux personnages. J’avais donc entrepris de les noter sur une petite feuille. Je ne dirais pas que c’était inutile, mais je pense que si vous lisez ce roman au calme, cela ne devrais pas être nécessaire finalement.

L’auteur nous présente les personnages au fur et à mesure, et nous rappelle qui est qui à plusieurs reprises. J’ai beaucoup apprécié sa façon de faire, qui m’a évité de devoir revenir à ma petite feuille pour me resituer !

Finalement, si je n’avais pas su que ce livre appartenait à une série, je ne l’aurais pas deviné. Je n’ai à aucun moment eu l’impression de ne pas avoir tous les éléments en main.

Le style est limpide, et on tourne les pages sans difficulté. J’ai été rapidement prise par l’intrigue et j’ai voulu en savoir toujours plus…

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On découvre assez rapidement qui a tué le Général. Mais… on ignore pourquoi. Et là, j’avoue que je suis restée très longtemps à me creuser la tête pour essayer de deviner le motif du crime en même temps que les différents personnages…

Je n’ai pas été déçue quand j’ai découvert le poteau rose… Et j’ai ensuite été tenue en haleine lors du déroulement du procès. J’espérais que l’avocat saurait amener sa révélation de façon à épargner la peine de mort à la personne dont il assurait la défense…

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J’ai absolument adoré ce roman, pour plusieurs choses, mais avant tout pour son suspens bien présent dès le début, jusqu’à la toute fin. Il se lit très facilement, et ne manque pas de rebondissements. Il y a beaucoup de personnages, qui sont autant de potentiels suspects, et pour autant, tout le monde est bien identifiable. On ne se prend pas la tête à rechercher qui est qui !

Je pense lire très prochainement mon deuxième livre d’Anne Perry, puis le troisième, le quatrième… Bref, je pense devenir une addict !

Et vous, connaissez-vous déjà ? 🙂