Buddy – bon buffet à volonté à Rome

En nous baladant à proximité du Largo Torre Argentina, à Rome, nous avons remarqué un resto qui proposait de quoi manger vegan (mais pas que : il y a aussi des plats omnivores).
Comme nous avions prévu de retourner dans le coin le lendemain, nous y sommes allés pour le déjeuner.

Buddy se retrouve Corso Vittorio Emanuele II, 107A, à ROME.

Pour réserver, voici leur numéro de téléphone : +39 06 8772 8433

J’ai opté pour le buffet à volonté (15 €) et l’homme a pris une assiette de pasta alla carbonara (10 €) et du tiramisù (5 €).

Pendant que nous attendions que l’homme soit servi, nous avons vu cette petite Fiat 500 passer dans la rue… (oui, nous y étions au moment de Noël !!).

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Le buffet à volonté était constitué ce jour là de : boulettes de viande à la sauce tomate, calamars, riz cantonais sans viande, artichauts, aubergines grillées, courgettes grillées, petits pois, pommes de terre sautées, focaccie en tranches, mozzarella,…
Pour la partie sucrée, j’ai fait honneur au carpaccio d’ananas frais. On trouvait aussi des viennoiseries, tartes diverses et variées et des petits morceaux de gâteaux crémeux façon tiramisù.
Le tout était à volonté, dessert inclus.

We are ready for lunch 🍴 #buddyroma

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J’aurais juste aimé que des petites pancartes indiquent le contenu des plats. Parfois je n’étais pas bien sûre de ce qui se trouvait dans tel ou tel plat. Mais bon, cela restait jouable pour les végétariens (moins pour un vegan car la présence de lait est parfois compliquée à deviner).

Nous nous sommes régalés et avons conclu le repas par un bon espresso.

Crea la tua insalata 🌱 #buddyroma #healthyfood #green #spring

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Le service était assurée par une jeune femme super enthousiaste, qui virevoltait entre les tables. Elle était réellement super souriante et sa joie de vivre faisait plaisir à voir !!

Nous avons bien mangé et trouvé le rapport qualité-prix excellent. Les produits étaient bons ; les légumes grillés un peu trop huileux à mon goût mais il faut dire qu’ils sont souvent cuisinés ainsi en Italie. L’aubergine est une éponge à huile. C’est bien connu ! On ne peut pas s’en plaindre car ce n’est pas la faute du resto !

Last but not least : les WC étaient propres et spacieux. Je dirais que c’était les plus propres que nous avons pu « tester » à Rome. Et ça, c’est plutôt important quand on est touriste et que les plus gros soucis au quotidien sont de se nourrir sans se ruiner et de vider sa vessie !!

En tout cas l’adresse est à noter pour manger vegan mais pas que à Rome. C’est une belle idée pour régaler des vegans/végétariens et des omnivores dans un même resto !

100% Bio, le buffet vegan de Rome à ne pas louper !

Il y a à Rome, un resto que je ne saurais que trop vous conseiller ! Il s’appelle 100% Bio et se trouve Piazza di Porta San Paolo, 6, à proximité de la Pyramide de Cestius.

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Le fonctionnement

Il fonctionne essentiellement sous forme de buffet. On se sert soi-même, et l’on pèse son assiette, pour obtenir un petit ticket. On peut ainsi se resservir, et payer ensuite en faisait l’addition de tous les tickets.

100 % bio est un resto 100 % vegan. Mais l’homme Nivore s’est régalé malgré tout, car il a pu garnir son assiette de plats divers et variés.

 

Le prix

Le prix est de 2,60 €/100 grammes, sachant que l’on paye à chaque fois le poids de l’assiette… donc cela va assez vite mine de rien, surtout lorsque l’on a marché toute la matinée, et que l’on a très faim.

 

Le choix

Au menu le jour de notre passage : légumes râpés au vinaigre, poireaux, champignons et seïtan, tempeh, pois chiches, quinoa,…

Il y a des crudités, des féculents, des plats de légumes, des substitut de viande (seitan, tempeh), … Chacun y trouvera son bonheur.

Et pour les gourmands de sucré, des patisseries sont proposées en sus, mais nous n’en avons pas pris.

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Nous n’avons pas trouvé de pain pour tartiner houmous et tartinade de curcuma. Pourtant d’autres tables en avaient donc je pense que nous n’avons pas bien cherché ! Dans les commentaires de Tripadvisor, certains voyageurs mentionnent un sachet proposé à 1,50 €.

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Après une grosse journée de marche, nous avons pris pour 1,30 kg de buffet à deux. Cela nous semblait énorme, mais il faut rappeler que l’on paye le poids de l’assiette en elle-même, et elle n’est pas super légère. J’aurais bien aimé peser l’assiette vide pour voir, mais je n’ai pas osé… :-p

100% Bio Roma

Dans tous les cas, nous nous sommes régalés. Les plats étaient originaux pour certains (champignons et seitan notamment), plus simples pour d’autres (carottes et betteraves râpées), mais toujours succulents.

Au final, la note faisait un peu mal aux fesses (2,60 € / 100 grammes, soit 26 € le kilo si vraiment vous êtes aussi nuls que moi en maths). Mais vu la qualité et la quantité, il n’y avait rien à redire. On aurait juste pu demander un peu plus d’explication de la part des serveurs, qui ont paru un peu déconcerté d’avoir à accueillir des touristes, et n’ont pas cherché à nous renseigner (bien que nous parlions italien). Certes nous nous sommes débrouillés, mais personne ne nous a jamais demandé si tout se passait bien, ni ne nous a proposé de pain par exemple.

100% Bio Roma
Les noms des plats étaient notés et le fait de savoir que tout était 100 % vegan simplifiait bien le choix !
Dernier détail, l’eau proposée à table est l’eau du robinet, filtrée et éventuellement gazéifiée si vous en faites la demande. Comme cela, on consomme une « boisson » locale.

A bientôt pour de nouvelles aventures italiennes !

 

 

Se loger à proximité de Bergamo [Italie]

En Italie, outre les hôtels et les bed and breakfast, on peut trouver des affitacamere, littéralement « loue-chambres ». Ce sont des équivalents de nos maisons d’hôtes, mais avec plus d’indépendance, selon ce que nous avons pu constater. Il est possible d’y prendre le petit-déjeuner, mais ce n’est nullement obligatoire.

Généralement on nous remet les clefs de la chambre et de l’entrée, car il n’y a pas de réception.

Pour notre dernière étape piémontaise (en août 2016), nous avons trouvé l’affitacamere Carlo Cacciami à Grignasco (province de Novara). La nuit pour deux était à 48 € sans petit-dèj.

#chambre

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Grignasco se trouve à :

-1 h 20 de Côme

-1 h 30 de Bergame

-1 h 50 de Brescia

-45 minutes de Novara

Je vous mentionne ces différentes villes, car elles ont toutes un intérêt touristique. Nous n’avons à ce jour, pas encore visité Côme, mais nous sommes amoureux de Bergame, et recommandons également de découvrir Brescia et Novara !

D’ailleurs, pour Novarra, il y a des infos par ici…

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Affitacamera #voyage

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Nous avons trouvé facilement l’endroit grâce au GPS et au panneau à l’entrée du parking.

Le parking est vaste et il y a des places sous les arbres ; c’esfort appréciable vu la chaleur de ce mois d’août.

À côté, se trouve un resto chinois-japonais, que nous n’avons pas testé.

Le gérant de l’affitacamere nous a accueillis immédiatement et nous a fait visiter la chambre.

Affitacamere

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RAS côté propreté. C’était rutilant et on voyait que tout était entretenu avec soin. Un lit double, un petit lit, un beau bureau en bois massif, quatre chaises, on trouvait aussi plusieurs placards, un pèse personne électronique, et un sèche cheveux. La télé écran plat est grande et de bonne qualité. Dans certains hôtels nous avions eu des écrans catalytiques cathodiques pleins de parasites alors là cela changeait !

Dans la salle de bain, Italie oblige, il y a ZE bidet, mais aussi une petite baignoire, un lavabo et des savons. Je n’ai pas trouvé cela super hygiénique de proposer des savons solides de grosse taille, qui sont destinés à resservir d’un client à l’autre. Mais de toute façon rien ne nous forçait à les utiliser car nous avions nos propres produits.

Salle de bain

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Le Gérant nous a donné le code du wifi sans que nous ayons à demander. Le réseau était très faiblard. Mes mails ont daignés se télécharger au bout d’une longue attente, mais je n’ai pas pu charger une seule application.

La chambre est confortable et offre tout le nécessaire pour passer un séjour agréable (une bouilloire serait bienvenue mais en Italie c’est rare !).

J’ai bien dormi car j’avais mes boules Quies et que j’étais lessivée après une journée au soleil. Mais l’homme a eu du mal à se reposer, car malgré les boules Quies il entendait une sorte de climatisation. En effet il y avait comme une grosse soufflerie, qui s’arrêtait parfois en faisant des « tac tac tac » et reprenait de plus belle quelques minutes plus tard. Nous avions coupé la climatisation de notre chambre pourtant… Nous avons pensé qu’il devait s’agir de celle du couloir. Mais impossible d’en être surs et de trouver comment l’arrêter…

À 6 h 30, les occupants d’une autre chambre sont partis et le bruit fait par leur porte et par leur discussion d’un bout à l’autre du couloir m’a réveillée malgré les bouchons d’oreille.

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En résumé, cet affitacamere offre un bon compromis entre le camping et l’hôtel. Pour un budget moyen, il permet de se loger de façon confortable, pour peu que l’on soit prêt à accepter quelques petites imperfections…

Pour plus d’infos, et pour réserver, voici le site officiel : ICI

 

Piazza della Minerva – Rome

Je vous ai déjà pas mal parlé de mon court séjour à Rome, au moment de Noël. Mais je n’ai pas terminé. Et cela tombe bien, car je sais que je ne vous barbe pas (hein, dites !!).

Dans ce billet, j’aimerais vous proposer un aperçu de la piazza della Minerva. Elle n’est pas ultra connue, comparée à des places beaucoup plus impressionnantes (piazza di Spagna, piazza Navona, piazza del Popolo) mais reste intéressante à découvrir.

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Elle est voisine du Panthéon, que vous voyez à gauche de la photo, et comporte une belle statue d’éléphant surmonté d’un obélisque égyptien.

A Rome, il n’est pas rare de croiser des obélisques, car beaucoup ont été rapportés d’Egypte. Les romains trouvaient que cela terminait une place, et permettait d’attirer le regard où on souhaitait, pour mettre en valeur une statue par exemple. Et puis il faut dire que cela se transporte assez bien un obélisque… Ce n’est ni grand ni lourd ! :-p

La place doit son nom à un ancien temple, qui se dressait à cet endroit, et était justement dédié à Minerve. La statue qui se trouvait là, est désormais au Vatican.

La place de la Minerva est l’une des plus basses de la ville. C’est pourquoi elle porte des marquages, indiquant le niveau atteint lors des débordements du Tibre, entre 1422 et 1598.

 

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La statue d’éléphant (c’est en fait un éléphanteau) est une oeuvre du Bernini, Sculpteur, Architecte, Urbaniste (…) qui a laissé énormément de traces de ses travaux dans tout Rome. On lui doit également  la fontaine du Maure et celle des Quatre Fleuves, toutes deux sur la piazza Navona, les colonnes de la Place Saint-Pierre du Vatican, le baldaquin de la basilique du Vatican… Vous voyez un peu le topo ?

On voit souvent des sculpture d’animaux « exotiques » à Rome, notamment des lions. Mais la plupart du temps, ils ressemblent peu aux modèles, probablement car les sculpteurs n’ont pas eu l’occasion d’en voir en vrai, ou alors très peu souvent… Mais là, à l’inverse, cet éléphanteau ressemble à un vrai…

A vous de me dire ce que vous en pensez, mais en tout cas moi je sais que je n’aurais pas fait mieux !^^

Enfin, place de la Minerva, il y a l’hôtel de la Minerva, un 5 étoiles dans lequel nous n’avons pas séjourné… et non, faut-il le préciser ?

J’ai regardé pour la curiosité, et le jour de la rédaction de cet article, il restait des chambres doubles disponibles, au prix de 210 €. Cela reste « accessible » même si bien au-delà de mon budget habituel.

Reconnaissez que la porte est jolie, et donne envie d’en voir plus !

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Je vous remercie pour votre fidélité, et vous dis à très bientôt !

La Piazza del Popolo – Rome

De Rome, je me souvenais de la piazza de Spagna, avec son impressionnant escalier, et de la piazza di Navona, et de sa fontaine des quatre fleuves. Je n’avais pas le souvenir d’avoir vu la piazza del Popolo. Aussi, quand mon copain a proposé que nous allions la découvrir, j’ai accepté sans hésiter…

En italien, le « popolo » désigne le peuple, mais en réalité, la place du peuple tient son nom du « populus », le peuplier en latin !

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Nous sortons du métro et traversons un petit marché à touristes, passons une porte. Et puis elle est là, la piazza…

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Roma - Piazza del Popolo

 

Cette place est ovale, et surprend par son impressionnante dimension. Au centre, elle accueille un obélisque égyptien, rapporté d’Héliopolis et installé depuis 1589.

 

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Roma

 

Autour de l’obélisque, une fontaine orne la place (photo ci-dessus). Deux autres bassins sont installés sur les côtés (Fontana della Dea di Roma et Fontana del Nettuno – photo ci-dessous). Toutes ces fontaines sont des oeuvres baroques.

 

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En arrivant sur la place depuis la bouche de métro, on peut tomber sur le musée Leonardo da Vinci. Mais nous n’avions pas le temps de rajouter cette étape dans notre programme. Ce sera pour une prochaine fois.

Roma - Piazza del Popolo

Si l’on poursuit, en entrant sur la place, on remarque un escalier, qui amène jusqu’au jardin du Pincio, sur la colline du même nom. De là, on jouit d’une belle vue sur la place…

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Roma - Piazza del Popolo

J’espère que cette visite vous a plu, et vous donne rendez-vous jeudi prochain pour une nouvelle virée italienne ! 😉

Manger des polpette à Roma…

Lors d’un court séjour à Rome au moment de Noël (décembre 2016) nous avions dû trouver à nous nourrir, sainement et pas trop cher… En débarquant le premier soir, nous avions prévu de nous rendre dans un resto un peu éloigné de notre B&B, mais retardés par les bouchons, nous sommes arrivés totalement exténués, et n’avions qu’une envie, manger rapidos, pour pouvoir rejoindre notre lit !

C’est ainsi que nous avons trouvé un peu par hasard, le resto dont je vais vous parler, juste à côté de notre hébergement.

16 cibi tondi (c’est le nom du resto) signifie « 16 nourritures rondes » grosso modo. Et si on y réfléchit, on comprend qu’il s’agit d’un resto qui place la polpetta à l’honneur. Polpetta cos’è? Et bien les polpette sont des boulettes, des falafels si vous préférez, et ici, on les décline version viande, poisson, et végétarien.

Pourquoi 16 ? Parce-qu’en italien cela se lit « seidici » et que cela peut s’entendre « se dici » (si tu dis)… Il y a un jeu de mot avec « se dici cibi tondi » –> si tu dis boulette… Vous me suivez ?

Voici la salle du haut, celle par laquelle on entre dans le resto… Au sous-sol, une autre salle est dédiée aux soirées, et accueille parfois des groupes musicaux…

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Pour en revenir aux polpette, je n’ai pas creusé la question, mais a priori ce sont des boulettes végétariennes et non végétaliennes (potentiellement avec du lait/des œufs).

On peut choisir les boulettes au bœuf, à l’agneau et romarin, au poulet au curry, mais aussi au saumon, aux poivrons, ou encore aux pois chiches.

On peut opter pour 5 ou 10 polpette, soit identiques (prix dégressif), soit de différentes sortes.

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Voici ci-dessus, les boulettes de viande dévorées par l’homme Nivore.
J’ai pris 5 boulettes de pois chiches et 5 de poivrons (4,50 € x 2), avec une salade composée (5 €) que j’ai demandée sans thon. Aucune salade n’était végétarienne de base, et rien ne pouvait « remplacer » la viande ou le poisson. Mais avec mes boulettes j’ai eu largement assez ! A noter, le midi il est possible de prendre une salade buffet, à composer soi-même avec les ingrédients mis à disposition. Cela coûte 5 €.

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L’homme a commandé 5 boulettes de bœuf, 5 de poulet au curry (5 € x 2), des tempuras de légumes (4,50 €) et des patates sautées (3,50 €).

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Nous nous sommes laissés guider par la serveuse qui nous a conseillé de prendre toutes ces choses, car les boulettes étaient petites. Mais au final, nous avons eu largement !

En boisson, nous aurions pu choisir des bières artisanales. Mais une bouteille d’eau pétillante chacun nous a suffi (0,80 € la bouteille) !

Le tout était bon, surtout les polpette. Mais les tempuras étaient super huileuses (normal pour des beignets) donc l’homme n’a pas pu les finir.

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Nous avons trouvé la note un poil salée : 35 € ! Pour du fast food c’est un peu (beaucoup) cher… Mais bon, le service était sympa et les produits bons. Donc il est difficile de critiquer. Cela reste une petite adresse à noter, pour manger rapidement, et assez sainement !

La Masnà – chronique guest

Une fois n’est pas coutume, c’est ma Mum qui prend le clavier et vous propose son avis sur un roman sorti dernièrement chez Les Escales.

En quelques mots, dans son mail avec la chronique détaillée elle m’écrit :

J’ai eu un peu de mal à m’y retrouver dans les personnages, mais bon après
quelques efforts, on y parvient ; livre bien écrit, histoire intéressante et
petit exercice final pour entretenir les neurones.

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Résumé

La Masnà, ou l’enfant, la petiote, raconte l’histoire de trois femmes Italiennes de trois générations successives ;

Emma Bonelli, issue d’une famille très modeste de paysans, épouse en 1935 Génio De Francesi ; Francesi « traduisez Français » parce-que des années plus tôt, deux frères sont partis travailler de l’autre côté de la frontière.

Un héritage familial allié aux gains des deux frères a permis aux Francesi d’acquérir une portion de maison qu’ils agrandiront au fil des décennies. Le fils Génio, dit le boiteux à cause d’une infirmité de naissance et Emma vivront côte à côte sans amour ; le mariage est un arrangement entre les deux familles.

La Masnà, pauvre mais travailleuse, copie de Cendrillon – la beauté en moins – et le fils de famille handicapé et savetier, s’unissent et cohabiteront avec le père Francesi et la belle mère.

Le père cheminot, est un personnage brutal, dédaigneux vis à vis de son fils qu’il considère comme un raté, et incestueux avec sa bru. Il décide de tout et c’est un homme de petite vertu qui mène la vie dure à chacun.

Emma travaille sans relâche, coud, cuisine, astique, jardine, travaille dans les champs. Elle mettra au monde un fils, Mario puis 9 ans plus tard, au grand désespoir de toute la famille, une fille, Luciana.

Luciana, grandit sans effusions aux côtés d’une mère qui n’exprime jamais ses émotions ; seul son frère, Mario a droit à l’attention maternelle. Avec le décès du beau-père puis de la belle-mère, c’est Mario qui devient le nouvel homme de la famille, prend les décisions, lui que sa mère Emma écoute sans broncher, parce-que «Mario a dit».

Je me suis permis de tronquer le résumé fait par ma Mum, car il détaillait toute l’histoire et risquait à mon sens d’entamer le suspens. Même si cette saga familiale n’est pas à proprement parler un roman à suspens, j’imagine qu’il est plus intéressant de la découvrir sans savoir ce qui va se passer à l’avance…

-Mais Mum, moi qui n’ai pas lu ce roman, je ne comprends pas bien… C’est qui la Masnà au final ?

-Et bien les différents personnages féminins sont la gamine, la masnà, chacune à tout de rôle !

La masnà, c’est la soumission de femmes devant des hommes ayant tout pouvoir sur elles : pères, frères, maris, beau-pères, mais plus encore c’est l’absence de place et de reconnaissance faite aux femmes dans la société italienne, presque l’absence d’existence ; des vies entières de labeur et de soumission, à une époque toute proche de la nôtre.

J’ai bien aimé ce livre ; on a un peu de mal à s’y retrouver dans les nombreux personnages et les changements d’époque mais globalement, l’histoire accroche, on veut connaître la suite. Les allusions aux deux guerres et aux crimes nazis-fascistes en 1944 donnent à ce roman toute sa crédibilité même si les personnages sont bien entendus inventés de toute pièce…