Global Postal Service – le service postal des touristes

Nous rôtissions depuis une bonne heure au pied de la mole de Turin, quand j’ai eu une idée intéressante. Il y avait une boutique de souvenirs en face du monument, qui vendait des cartes postales. J’ai suggéré à mon chéri d’aller en choisir quelques unes pour profiter de l’ombre et de la clim, pendant que je gardais nos places dans la file. Je lui ai précisé que l’endroit vendait aussi des timbres, c’était noté sur la devanture, et lui ai dit qu’il devrait demander des francobolli en précisant bien per la Francia.

Une fois arrivé dans la boutique, chéri a basculé en anglais, et a payé ses cartes postales en réclamant des stamps for France. La commerçante lui a remis des autocollants bizaroïdes de chez « GPS » Globalpostalservice.

Je n’avais jamais vu ça et étais sûre qu’il ne s’agissait pas de timbres italiens… En plus, il avait payé plus de 6 euros pour 3 cartes (dont une toute décolorée par le soleil – ouch) et trois timbres. Le prix des cartes n’était affiché nulle part et il n’avait pas réclamé. Petite note en passant, je pense qu’il aurait pu demander en italien, le résultat aurait été le même, seulement si j’avais été moi-même dans la boutique, j’aurais vu que ce n’était pas les timbres habituels et les aurais laissés…

Constatant que les timbres GPS devaient être postés dans des boîtes jaunes bien spécifiques et pas dans les boîtes des postes italiennes (qui sont rouges) j’ai commencé à voir rouge (et pas jaune !). Je me disais que chéri s’était fait prendre pour un touriste de base et que la commerçante l’avait bien eu.

La boîte jaune était en fait une toute petite boîte façon boîte individuelle que l’on trouve devant les maisons. Elle était accrochée sur le présentoir des cartes postales. Nous avons donc écrit nos cartes dans la file d’attente, pour pouvoir les poster sur place. Et nous avons bien fait car nous n’avons plus jamais croisé les fameuses boîtes jaunes.

Sur son site, GPS se présente comme « le meilleur service postal pour le touriste ». Sachant que nous sommes rentrés en France depuis une bonne semaine, et que nos cartes ne sont pas encore arrivées à destination, je peux dors et déjà affirmer que non, ce n’est pas le meilleur service postal auquel nous aurions pu prétendre. Le seul avantage que je vois là tout de suite, c’est que nous avons pu acheter les vignettes en même temps que les cartes postales, et évité de faire la queue à la Poste. C’est tout…

Par la poste italienne, un timbre pour la France pour un envoi de 20 grammes maximum coûte actuellement 1.15 €. Par expérience, ces dernières années les cartes mettaient entre 3 jours et une semaine à arriver dans l’est de la France.

Avec GPS, le tarif n’est pas noté sur le timbre. Cela permet au commerçant de marger s’il le souhaite.

On trouve les prix des vignettes sur le site de GPS :

ZONE 1 CEE Europe (Italie excluse), coût du produit GPS 1,30 € (TVA incluse) ;
De la France vers la France, coût du produit GPS 1,30 € (TVA incluse) ;
ZONES 2 et 3 Europe Extra CEE, Asie, Afrique, Amériques, coût du produit 2,50 € (TVA non prévue) 

Toutefois, sur la page d’accueil, d’autres tarifs sont renseignés, et je constate que mes vignettes avaient un contour vert et non un bleu pour la France… bref.

Pour les délais, accrochez-vous car cela décoiffe un peu :

ZONE 1 – 14 jours à compter de la date de dépôt dans la boîte aux lettres GPS* (85% du courrier relevé) ;
France to France – 10 jours à compter de la date de dépôt dans la boîte aux lettres GPS* (85% du courrier relevé) ;
ZONES 2 et 3 – 18 jours à compter de la date de dépôt dans la boîte aux lettres GPS* (85% du courrier relevé).

On lit également sur le site de GPS :

GPS garantit 3 jours ouvrables pour le transfert des cartes postales des points de vente (où elles ont été postées) au Centre de tri postal. Les délais de distribution publiés en fonction de la zone géographique de destination prennent en compte le moment où la carte postale quitte le Centre de traitement. GPS garantit au moins deux relèves hebdomadaires sur l’ensemble du territoire national et garantit 85% de la distribution dans les délais impartis.

J’ignore si GPS passe par les postes locales pour la livraison finale, ou si c’est un postier spécial GPS qui remettra le courrier dans les boîtes de mes destinataires…

Nous avons voulu utiliser le QR code pour suivre nos envois, mais il fallait installer l’appli GPS. Comme mon téléphone est déjà saturé, j’ai eu la flemme de désinstaller une autre appli juste pour tracker 3 cartes postales.

Alors, à ce point du récit, vous vous dites sûrement que payer plus cher que des timbres classiques, pour un délai de livraison au moins double… c’est une belle farce. A non mais attendez, avec GPS et grâce au QR code présent sur les vignettes, vous pouvez enregistrer une vidéo ou prendre une photo qui sera stockée sur les serveurs du prestataire, et remise à vos destinataires ! Sauf que 1/ ce n’est noté nulle part, le commerçant ne nous l’a jamais dit et nous l’avons appris en recherchant GPS sur le net (après avoir posté les cartes) 2/ je pouvais aussi envoyer ma vidéo ou photo par mail, Whatsapp ou MMS comme une grande. 🙂 Parce-que demander à mes parents d’utiliser un QR code, comment dire…

Voilà, ce petit article pour vous dire de vous méfier si jamais il vous prenait l’envie d’acheter des timbres en Italie. A vous de voir si vous souhaitez que vos cartes arrivent avant vous chez les destinataires !

Mon conseil serait de vous armer de patience et de faire la queue à la Poste. :-p Et si vous tombez sur mon article en cherchant des infos sur GPS car vous avez déjà utilisé ces services… et bien j’espère que vous avez déposé vos cartes dans la bonne boîte ! 🙂

 

 

Musée National du Cinéma – Turin

Le musée national du cinéma se situe dans le bâtiment probablement le plus connu de Turin, la mole. C’est pratique car on le repère de loin.

La mole Antonelliana est un bâtiment en forme de dôme, qui culmine à plus de 167 mètres. Sa construction a débuté en 1863.

Initialement, elle devait être un lieu de culte pour la communauté juive, mais le chantier a pris du retard, les coûts ont augmentés, et finalement la communauté juive a décidé de faire poser un toit provisoire le temps de la suspension des travaux… La synagogue fut bâtie sur un autre terrain, et le projet d’Antonelli, l’architecte à qui l’on doit la mole, repartit sous l’impulsion du nouvel acquéreur : la ville de Turin.

Le bâtiment a abrité successivement le musée du Rissorgimento , et le musée du Cinéma, à partir de 1990.

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La mole telle que l’on peut la voir actuellement, a beaucoup évolué depuis sa création. Elle dispose désormais d’une structure de poteaux et de poutres, que l’architecte Antonelli n’aurait pas souhaité, mais qui permet d’assurer la stabilité du bâtiment, et d’éviter les oscillations.

Un ascenseur qui effectue la montée en 59 secondes a été installé lors de la rénovation dans les années 1990. C’est cet ascenseur que nous prenons actuellement pour rejoindre le belvédère, en traversant les 5 étages d’exposition. L’ascenseur est bien-entendu vitré, et permet de regarder les collections exposées avant de les découvrir plus en détail lors de la visite du musée.

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Musée National du Cinema #Torino

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Je pensais naïvement que le musée serait moins fréquenté en cette période particulière, et que la file d’attente ne durerait pas trop… J’avais partiellement raison. En effet, nous étions peu nombreux, mais comme les effectifs à l’intérieur étaient limités, il a fallu poireauter pas loin de 2 heures, en plein soleil… (nous prenions l’ascenseur par groupes de 5 maximum, et sans mélanger les familles).

A noter, l’attente concerne uniquement le belvédère, pour visiter le musée, on entrait sans aucun problème.

Une fois en haut, après avoir signé une décharge attestant que je ne me sentais pas malade, pas fiévreuse, etc… je n’ai pas regretté d’avoir patienté aussi longtemps. Cela en valait la peine !

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#Torino d'en haut 😎

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En cette période de covid, certaines salles du musée sont fermées et les écrans tactiles coupés. Le tarif réduit s’applique donc automatiquement.
Nous avons payé 9 euros par personne.

Le musée est superbe. Je pense que j’aurais plus apprécié si je n’avais pas rôti au soleil juste avant. J’étais fatigué en entrant, et n’ai pas pleinement profité. Mais malgré tout, ce fut une très belle visite. Elle a commence par les origines du cinéma, ce qui existait avant. Par exemple nous avons pu observer des petites machines qui servaient à visionner des images les unes à la suite des autres, pour former une courte animation.

Puis différentes salles présentent des films cultes, exposent des affiches, des accessoires autour du cinéma.

Il y a toute une partie sur les costumes de cinéma. Ceux ci sont présentés sans vitrine ni plexiglass. On peut voir les étoffes en vrai, de tout près.

J’ai été un poil déçue car je n’ai pas retrouvé de films que je connaissais vraiment.
Je m’attendais à voir des images d’acteurs italiens que je connais et apprécie. J’ai repéré la robe de Giovanna Mezziogiorno dans Vincere, mais c’est à peu près le seul film que j’avais vu.

Finalement le musée évoque plutôt les films anciens, les westerns spaghetti, et films des années 60.Cela manque un peu de Monica Bellucci et de Nanni Moretti (mème s’il y a une petite salle consacrée au réalisteur). Néanmoins, le lieu est superbe et la façon dont les contenus sont présentés vaut vraiment le coup d’oeil. La grande salle en bas, dans laquelle le visiteur est invité à s’étendre dans un fauteuil de cinéma allongé est absolument parfaite. On peut y voir des extraits de film, et admirer les costumes exposés tout autour. J’aurais pu y rester une heure !

 

Call Me By Your Name

Call Me By Your Name est un film sorti en 2017, qui a rencontré un vif succès. Avant d’être un film, c’était un roman américain, paru en 2007 et intitulé Plus Tard ou Jamais.

Après le succès du film, le roman a été réédité, sous le nom Appelle-Moi par ton Nom.

J’ai lu la version italienne, pensant à la base que le roman était italien. En réalité, c’est un roman américain, qui a donné naissance à un film franco-italien-americano-brésilien !

Nous sommes en été 1983, dans la campagne italienne. Elio 17 ans, passe l’été avec ses parents dans la grande villa familiale. Son père est spécialiste de culture gréco-romaine, et sa mère traductrice. Ils lui ont donné une excellente éducation. Elio est très cultivé, et passe beaucoup de temps à retranscrire des œuvres musicales.

Cet été comme tous les étés, la famille accueille un jeune doctorant américain. Cette année, il s’agit d’Olivier. Elio est tout de suite fasciné par ce jeune homme à l’apparence légèrement nonchalante. Il remarque notamment sa façon bien à lui de prendre congé par un « dopo ! » (à plus), dont il parlera à plusieurs reprises dans le roman. Olivier est également cultivé, et s’apprête notamment à publier son premier livre.

Nous assistons, à travers les yeux d’Elio, à la naissance d’une passion. Le jeune homme est déjà très instruit, mais en matière de sentiments, il a encore beaucoup à découvrir. Et l’été qu’il est en train de vivre va le changer à jamais.

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Ce roman est magnifique, car il décrit la relation entre les deux hommes avec beaucoup de finesse, sans jamais mettre de mots pour catégoriser. On ne parle ni d’homosexualité, ni de bisexualité. Les sentiments ne sont pas vraiment troublés par ces termes qui n’ont finalement rien à faire au milieu de la dolce vita.

L’écriture est magnifique, sans être alambiquée. Le fait que le narrateur soit Elio lui-même nous plonge véritablement dans l’histoire.

J’ai accroché dès les premières pages, et ai eu du mal ensuite à reprendre une nouvelle lecture, tant celle-ci m’avait plu…

 

Storia di una famiglia Perbene

J’ai lu ce livre en italien, sur ma liseuse Kindle. La version originale est parue en mai 2018, et la traduction française est sortie en janvier 2019, sous le titre Une Famille comme il faut.

Storia di una famiglia Perbene est un roman de Rosa Ventrella, qui nous entraîne dans le sud de l’italie des années 1980, à Bari précisément, dans la famille de la jeune Maria. Surnommé Malacarne (mauvaise chaire) pour son côté rebelle, Maria n’a pourtant rien de mauvais. 

Elle grandit dans un quartier pauvre, entre une mère aimante mais très discrète, un père violent, qui la terrorise et deux frères aînés. La jeune fille s’accroche à ses études, qui lui apparaissent peu à peu comme un échappatoire. 

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Ce roman m’a beaucoup plu, car il m’a fait changer d’époque et de lieu. J’ai aimé découvrir le quotidien pas toujours rose de Maria, et sa volonté de se sortir de son milieu défavorisé. Son surnom de Malacarne lui colle à la peau, car elle ose s’affirmer, au lieu de s’effacer comme on l’attend de la part des femmes dans cette région.

Ce n’est pas une rebelle qui s’oppose catégoriquement à l’ordre établi, juste une jeune fille qui souhaite vivre ses rêves.

Maria est studieuse, pas du tout fayote, mais assidue, et curieuse. Elle n’est pas aussi jolie que Madalena, dont tous les garçons de la classe ou presque sont amoureux. Mais est amie avec Michele, le plus jeune fils de la famille Sensazagne, cette famille d’hommes violents, qui terrorise autant qu’elle fascine. Michele est différent de son père Nicola et de ses deux grands frères. Seulement, comment le faire comprendre à la famille de Maria ?

Dans le quartier, tout se sait, car les voisins et surtout les voisines parlent beaucoup. Souvent, on apprend une nouvelle en voyant au loin un attroupement de femmes devant telle ou telle maison.

J’ai particulièrement apprécié l’évocation des premiers émois amoureux, particulièrement bien retranscris par l’auteure.

Ce livre est une belle découverte, et j’espère vous donner envie de vous y plonger à votre tour.

Ciao Bianca

En cette période de confinement, comme beaucoup d’entre nous je pense, je lis plus. Comme ma lecture en cours ne parvenait plus vraiment à me captiver, je l’ai mise de côté pour entamer un livre qui me tentait plus, un livre qui parlait d’Italie. Et cela a fonctionné, j’ai tout de suite accroché.

Ciao Bianca est un roman destiné aux ados, mais qu’à cela ne tienne, j’avais envie de le lire malgré tout ! Et j’ai bien fait, car moi qui avais du mal à me concentrer sur mes lectures, l’esprit trop pris par tous les soucis actuels, j’ai vraiment plongé dans ce livre. Cela m’a permis de m’évader quelques heures (il se lit très vite).

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Vincent Villeminot nous fait découvrir Matthieu, un jeune homme qui apprend au début du livre que sa mère avec qui il n’a plus de contacts depuis trois ans, vient de décéder. Bianca souffrait d’un cancer, mais Matthieu n’avait pas imaginé que cela puisse être aussi grave. Il pensait avoir le temps…

Le jeune homme se rend aux funérailles, où il retrouve sa tante et ses demi-frère et sœur.

Bianca souhaitait être inhumée sur sa terre natale de Sardaigne, et a donc demandé à sa sœur Grazia d’informer Matthieu, pour qu’il puisse prendre la route le soir même, et rejoindre le corbillard, dans le petit village de Z avec les deux enfants (son demi-frère et la jumelle de ce dernier). Le jeune homme est pris au dépourvu, et n’a d’autre choix que d’accepter.

Commence alors un road trip un peu particulier, qui sera l’occasion de renouer entre les trois frères et sœurs, et de crever certains abcès…

***

 

L’histoire est assez simple, et se met rapidement en place. Nous montons en voiture avec Matthieu et les jumeaux, et faisons connaissance avec les trois personnages principaux. Le style d’écriture est simple, sans fioritures. Mais cela ne m’a pas gênée. Au contraire, je pense que cela m’a permis de rentrer dans l’histoire plus facilement, de me sentir proche des personnages.

Il n’y a pas énormément de suspens, car on se doute que le voyage va permettre de rapprocher Matthieu des jumeaux. Mais malgré tout, le récit est plaisant, tout en finesse. On sent qu’il va y avoir des explications à donner, des points à aborder entre les jumeaux et leur grand frère, pour pouvoir repartir du bon pied. Et cela se fait, petit à petit, sans drame.

C’est une très jolie lecture, rapide, mais prenante. Je vous la conseille ! Elle pourrait bien vous donner envie de visiter la Sardaigne…

Vis ma vie de Chamois

Le poids du papillon est un roman de l’auteur italien Erri de Luca. Je l’ai lu en version originale italienne, mais ce livre a été traduit en plusieurs langues, dont le français.

Ce roman philosophique nous emmène dans les Alpes italiennes, au sein d’une harde de chamois. Un jour, un papillon blanc s’est posé sur la corne gauche du roi des chamois, lui faisant ainsi savoir qu’il entamait son dernier hiver en tant que roi.

Nous découvrons le roi des chamois, dont la mère a été tuée par un chasseur et la sœur emportée par un aigle. Nous apprenons comment il a réussi à prendre la tête d’un troupeau, en battant le roi alors en place. Puis nous découvrons son quotidien de roi, face notamment à un braconnier, qui vit lui-aussi en haute montagne et s’est donné pour mission de le tuer.

Ce livre est très facile d’accès, et se lit vraiment tout seul. C’est tout son originalité ; il offre un récit très poétique sans recourir à des mots ou tournures compliqués.

Le parallèle entre le chamois et l’homme se fait très vite. Chacun des deux protagonistes est sur la piste descendante. Mais les deux n’ont pas du tout la même réaction vis à vis de leur fin de règne…

Globalement, je dirais que ce livre m’a laissée un peu tristounette, car bien que j’ai deviné dès le début, que la mort serait inéluctable, je ne m’étais pas résignée. Il y a un côté écolo dans ce roman, et il est clair que De Luca n’est pas du côté du chasseur, même si ce dernier aime la nature. Il l’aime d’une étrange manière, puisqu’il trouve son plaisir dans le fait de tuer.

Les deux mondes s’opposent, celui du chamois, dont les sabots se placent au millimètre sur les parois montagneuses, et celui de l’homme, qui lui aussi sait viser juste et apprécier la rudesse de la haute montagne. Finalement, ces deux-là sont assez proches. Ils vivent au même endroit, sont solitaires. Mais ils s’opposent depuis toujours.

Un superbe livre, qui se lit vite et m’a donné envie de découvrir d’autres romans du même auteur…

PokeSamba – bonne adresse !

Les poké bowls sont super à la mode depuis quelques temps. Ils s’inscrivent dans la lignée des buddha bowls, ces plats tout en un qui permettent de manger les restes du frigo en composant un plat à base d’ingrédients divers et variés. C’est plein d’ingrédients peu transformés, colorés, et on se régale.

Le poké bowl vient d’Hawaï où « po.ke » signifie « couper ». Son ingrédient de base est le poisson cru. Il est réputé sain (ne me faites pas dire « healty » car le mot « sain » veut dire absolument la même chose, merci) même si j’ai l’impression que dans nos versions européennes, cela se discute. Mais… là n’est pas le sujet !

J’avoue, au départ j’étais plutôt du genre à critiquer les buddha et poké. Mais ça, c’était avant que je tombe totalement affamée, sur un petit resto milanais.

POKE SAMBA Via San Nicolao, 2, 20123 Milano MI, Italie

Ouvert du lundi au samedi (ferme à 17 h 00 le samedi)

Pour ceux qui connaissent Milan, la rue San Nicolao est assez proche du château des Sforza. On y accède en métro, en prenant la ligne 1 (station CAIROLI CASTELLO). A pied depuis le Duomo, il y en a pour une dizaine de minutes (1.1 km). L’endroit est donc facile d’accès.

 

***

Chez Poké Samba on a le choix entre 3 tailles de bol. Selon la taille, on peut choisir 1, 2 ou 3 ingrédients protéinés.

À la base, il faut se décider entre salade, riz noir, riz à sushi (voire un mix entre plusieurs riz, entre riz et salade). Puis on opte pour sa ou ses protéines parmi : saumon, saumon sauce piquante, thon, ceviche (poisson en sauce piquante), tofu, et j’en passe.

Le choix des légumes est vaste et j’ai pu constater que les carottes étaient coupées sur place. Il y a aussi des tomates cerises, des edamames, de l’ananas, des algues wakame, de la purée de patate douce, du concombre, …

En sauce j’ai pris la basique sauce soja. Il était possible d’en demander plusieurs parmi : mayo piquante, wasabi, aigre-douce… mais j’ai opté pour la sécurité !!

Et enfin, le croquant pour parfaire tout cela : pois au wasabi, noix de cajou, oignons grillés, amandes effilées, pistaches, algues nori..

***

Je le confesse, j’ai totalement kiffé mon poké, au point de revenir le surlendemain. Oui oui.

En même temps, à 10 € le bol médium, sans aucun supplément (certaines restos mettent des suppléments sur des ingrédients spécifiques) pourquoi aurais-je à rougir ? C’est une chouette adresse pour bien manger à Milan, alors je la partage avec vous ! En plus le personnel est sympa et patient (pas le genre à speeder le touriste qui cherche ses mots). Alors go !

Voyager en train dans le nord de l’Italie

En Italie, le réseau ferré est bien développé, et l’utiliser pour se déplacer ponctuellement dans les villes et villages est souvent plus intéressant que de recourir à la voiture. Si financièrement, cela peut coûter un poil plus cher, on s’y retrouve en terme de tranquillité, puisqu’il n’y a aucun temps perdu à chercher un stationnement, aucun risque de pénétrer par erreur dans une ZTL (zone de trafic limité, fortement taxée si vous y entrez par erreur), et que l’on arrive à proximité immédiate des centres-villes !

En effet, stationner en Italie est généralement payant, et/ou limité dans le temps, à moins de séjourner dans de petits villages (et de ne pas avoir peur de se croiser dans des ruelles parfois fort étroites).

 

Les trains se classent en plusieurs catégories. Les Régionaux et Régionaux rapides (R) et (RV) sont les plus accessibles en termes de tarifs, mais aussi les plus lents.

Dans le nord de la botte, ils sont blancs et verts avec un logo Trenord. Parfois un peu vieillots, tagués, bruyants, ils n’en restent pas moins généralement propres. Certains sont équipés de prises électriques… mais pas tous !

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Astuce : en plein été évitez les wagons aux fenêtres ouverts. La clim a certainement rendu l’âme !

Et si le train a deux étages, visez la salle haute généralement plus calme (on entend moins les rails).

Les billets s’achètent en gare, soit sur les bornes, soit au guichet. On peut aussi les acquérir en ligne, sur Trenitalia. Attention, certaines petites gares ne disposent ni de borne ni de guichet, et de grandes gares peuvent n’avoir que deux bornes à dispo. Anticipez !

Si les régionaux sont fort pratiques pour se déplacer localement, pour de plus longues distances, mieux vaut opter pour des trains plus rapides.

Les Intercity (IC) relient les principales grandes villes, en effectuant moins d’arrêts. À la différence des Régionaux, mieux vaut réserver en haute saison !

Les Frecce (flèches) se divisent en trois familles :

-rossa : ce sont les trains rouges qui relient les grandes villes du nord à celles du sud. Il y a 201 liaisons quotidiennes. Exemple de ligne : Torino – Milano – Reggio Emilia AV – Bologna – Firenze – Roma – Napoli – Salerno

Toutes les freccie rosse sont climatisées et équipées de prises de courant à chaque place ! Il y a des écrans d’informations dans chaque wagon. Ces trains offrent le choix entre quatre niveaux de confort : Executive, business, premium, standard. Leur vitesse atteint 300 km/h.

-bianca : les trains blancs, sont des trains express, à classer entre les Intercity et les Frecce Rosse et Argento. Ils relient par exemple Turin et Milan en 1 h 40, ou encore Turin – Venise en 4 h 30. Leur vitesse atteint 200 km/h.

-argento : les trains argentés sont des trains à grande vitesse, au même titre que les Freccie Rosse. Ils circulent sur les voies classiques, ainsi que sur des voies à grande vitesse dédiées. Ils montent à 250 km/h maximum, et effectuent 48 liaisons quotidiennes, entre Rome et d’autres villes (Vérone, Venise, Mantoue,…).

Il existe aussi des InterCity nuit et des Thello, qui vont jusqu’à Paris. Ce sont des trains couchettes. Ces derniers ont des tarifs qui m’ont toujours semblé rédibitoires.

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Prendre le train en Italie est relativement simple, surtout si l’on a la possibilité d’accéder au site Trenitalia depuis un mobile !

Autrement, il faut garder en tête que toutes les gares ne permettent pas d’acheter un billet.

Il faut alors trouver un point de vente (kiosque à journaux, bar). Selon le point de vente, on ne saura pas forcément bien vous renseigner.

Et parfois sur les petites lignes, un car de substitution (pullman) est mis en place. Dans ce cas de figure, l’information peut être compliquée à trouver (Où prendre ce fichu pullman ??). Il n’est pas rare de devoir sortir une carte pour localiser l’adresse (si vous avez la chance de la connaître), qui n’est pas matérialisée le moins du monde.

Les billets doivent être compostés avant la montée dans le train (sauf billets avec dates et heures fixes). Trouvez la bonne machine et serrez le ticket sur la droite. Si cela ne fonctionne pas, essayez sur une autre ou cherchez le contrôleur !

Les contrôles sont réguliers. Donc je vous déconseillerais de frauder.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur le train italien, mais je pense que vous aurez déjà de quoi faire avec ce que je vous ai écrit jusque là ! Je vous propose maintenant de conclure avec un petit glossaire des termes à connaître, pour bien voyager !

Il treno = le train

la stazione = la gare

Provenienza = provenance

per = pour, à destination

binario = quai

diretto a = direct pour (vous rejoindrez la destination sans avoir à changer de train, mais il pourra y avoir des arrêts intermédiaires)

 

Les pâtes, il y aurait tant à en dire…

Toutes les pâtes ne se valent pas.  Sans même aller dans le détail des formes de pâtes (farfalle, penne, spaghetti, linguine, orecchiette, conchiglie, fusilli, …) nous allons apprendre à distinguer une bonne pâte, d’une moins bonne… car on n’a qu’une vie, et qu’elle est trop courte pour la passer à manger de mauvaises pâtes !

Même si elles sont toutes fabriquées à base de farine de blé dur et d’eau (éventuellement avec des œufs pour certaines), la qualité de la farine peut grandement varier. Le procédé de fabrication joue également un rôle non-négligeable sur la qualité finale du produit.

Je ne parlerai pas des pâtes cuisson rapide. Elles sont plus fines que les autres (donc plus rapides à cuire, logique) et je les boude car justement… plus le temps de cuisson préconisé est long, plus le produit est qualitatif. Adieu donc les pâtes prêtes en 3 minutes ! Il paraîtrait d’ailleurs que leur amidon a été modifié, pour cuire plus rapidement, et que cela augmente leur index glycémique… Difficile d’en avoir le cœur net, mais dans le doute…

Le temps de cuisson est généralement noté sur le paquet, pas toujours de façon très visible. Il court à partir du moment où les pâtes sont dans l’eau, et que l’ébullition a repris. Mieux vaut ne pas le dépasser, car vos pâtes ne seront plus al dente, et deviendront moins digestes… Mais stop, je ne vais pas vous parler ici de la meilleure façon de cuisiner les pâtes. Je vais m’en tenir à l’étape préliminaire : bien CHOISIR ses pâtes !

Le saviez-vous, tous les blés ne sont pas de la même qualité. La teneur en protéines est un indicateur de cette qualité ; probablement le plus facile à contrôler pour le consommateur. Plus elle est haute, mieux c’est. On la connait en regardant le tableau des valeurs nutritives, sur les paquets (à partir de 12 % c’est correct, mais cela peut monter dans les 15 % sans aucun problème.).

Sur les spaghetti Barilla par exemple, on découvre 12.8 % de protéines.

Vos pâtes doivent être rugueuses. Avant même de les cuire, observez-les, touchez-les !

Cela accroche ? C’est poreux ? Tant mieux ! Leur cuisson n’en sera que meilleure et la surface irrégulière retiendra la sauce. L’idéal pour obtenir une texture poreuse ? Le tréfilage dans un moule en bronze. Parfois c’est précisé sur le paquet.

Tréfilage, c’est quoi donc ? Il s’agit simplement de l’action de donner une forme au mélange de semoule de blé et d’eau, en le passant dans un moule. Cette étape précède celle du séchage.

Pour les pâtes blanches (donc ni complètes, ni semi complètes) la couleur doit être homogène avant cuisson. Des traces colorées peuvent indiquer un mauvais séchage, des fragments qui auraient dû être éliminés et vont fragiliser la pâte pendant la cuisson. Parce-que bien sûr, la pâte idéale ne change pas de forme à la cuisson. Une fois cuite, elle ne cède pas sous la fourchette, mais garde son aspect initial, et résiste légèrement sous la dent.

L’eau de cuisson est toute blanche ? Mauvais signe… vos pâtes ont perdu leur amidon.

Non les pâtes fraîches ne sont pas forcément meilleures que les pâtes sèches. Il y a de bonnes pâtes fraîches, comme il y a de bonnes pâtes sèches. La pâte sèche n’est pas la solution de repli quand il n’y a plus de pâtes fraîches au frigo ! Certaines pâtes sèches sont bien meilleures que certaines pâtes fraîches !

Et puisque l’on parle de pâtes sèches, abordons la question du séchage justement… Il se fait tout de suite après le tréfilage. Il peut être plus ou moins long, selon que l’on a ou non recours à des machines. Un séchage lent est garant d’une pâte de qualité, puisque la structure profonde du blé n’aura pas été modifiée par la haute température. Un séchage lent donne en général des pâtes qui fleurent bon le blé à l’ouverture du paquet.

Sur ce, je vous souhaite un bon appétit !

Fake friends

Ahhh les faux amis… on a tous un jour ou l’autre été déçu. Mais là n’est pas le thème de cet article. Je m’apprête à vous parler des faux amis en linguistique. Ce sont ces mots qui ressemblent à d’autres, mais n’ont généralement rien à voir.

C’est bien connu, l’italien c’est simple. Tu ajoutes des O et des A à la fin des mots, et agites les mains en parlant. (Vous n’imaginez pas le nombre de fois où j’ai entendu ça, et combien j’ai dû prendre sur moi pour ne pas afficher un air blasé.). Donc voila, tous les mots sont identiques au français avec un A ou un O au bout… ou presque.

En italien comme dans les autres langues (j’imagine) on trouve des pièges. Tenez, prenez le duomo, comme celui fort connu que l’on peut admirer à Milan. Ce n’est pas un dôme, comme beaucoup de personnes non-italianophones l’imaginent. C’est… une cathédrale. Le dôme, c’est la cupola.

Plus trompeur encore, le verbe sentire, qui de l’autre côté des Alpes, signifie « entendre » et non « sentir » qui se dit… en fait oui on peut aussi dire sentirsi pour le fait de se sentir ceci ou cela, ou sentire pour le fait de prêter attention à une odeur. Mais globalement, si on vous ordonne « senti! » il s’agira plutôt d’écouter que de humer l’air. Bon à savoir car vous auriez l’air fin à renifler frénétisuement !

Dans le même genre fermare signifie… arrêter. Fermer se dit chiudere.

Un vestito n’est pas un vêtement, mais une robe. La robe de mariée par exemple, se dit vestito di sposa.

La panna n’est pas une panne. Comme dans le mot composé panna cotta, il s’agit de crème. La panne se dit guasto, rien à voir donc. La panna cotta n’est pas une panne de côte. C’est un dessert.

En Italie, si vous mangez à la cantina, c’est que vous êtes vraissemblablement retenu en otage par un déséquilibré. La cantina est une cave. La cantoche se dit mensa.

En Italie, les confetti se mangent et on les offre pour les baptêmes et mariages. Ce sont… des dragées. Ce mot s’utilise aussi pour désigner un chewing gum en forme de dragée

Je pourrais vous en lister encore quelques-uns… mais toutes les bonnes choses ont une fin. N’hésitez pas à commenter, pour m’indiquer si ce type de petit article vous intéresse !

Ciao 😁