Les Palais de Carrara

Moi j’aime l’Italie. Vous le saviez, non ?

Donc quand mon club de jeux a acheté Les Palais de Carrara, je n’ai pas cherché à en savoir plus, et j’ai levé le doigt pour découvrir ce jeu !

Les Palais de Carrara ! Un #jeu facile d'accès qui m'a vraiment enchantée. #boardgame

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Un peu de culture (mais pas trop non-plus)

Carrara est une ville italienne, située en Toscane. Son nom est immédiatement associé au marbre, puisqu’elle possède des carrières exploitées depuis l’époque romaine. On en extrait le fameux marbre de Luni, un marbre blanc peu veiné.

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En bref…

Dans Les Palais de Carrara, nous incarnons chacun une famille, qui va acheter du marbre et bâtir des monuments dans différentes villes, en vue de les rendre de plus en plus prestigieuses, et d’éblouir le roi.

Ce n’est pas un jeu de coopération, bien au contraire, puisque les joueurs s’affrontent, et que chacun va essayer de prendre les autres de vitesse !

Ceux qui aiment l’interaction vont être servis.

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Quelques points techniques pour commencer …

Le jeu distribué par Asmodée, est sorti en 2012. Il se joue de 2 à 4 joueurs, à partir de 10 ans.

A noter, il y a deux niveaux de jeu ! Le premier niveau permet de se familiariser avec les mécanismes, pour pouvoir ensuite découvrir le niveau supérieur.

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Comment joue t-on ?

Pour scorer, il faut construire des bâtiments en marbre, en optimisant au maximum ses dépenses.

En effet, le marbre est mis en vente sur une roue des ressources, et sa valeur décroit au fur et à mesure, lorsqu’il n’est pas acheté.

Il faut donc arriver à doser, pour ne pas dépenser trop dans ses approvisionnements.

Différentes couleurs de marbres sont proposées aux acheteurs : blanc, jaune, rouge, vert, bleu et noir. Selon la ville dans laquelle on souhaite bâtir, toutes les couleurs ne sont pas autorisées.

#boardgame

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Ci-dessus, à droite vous voyez le plateau central, avec la roue des ressources. En bas, à gauche, il s’agit du plateau individuel, sur lequel nous allons bâtir.

Carrara

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Ici, vous voyez les villes de Pisa et de Lucca. A Pisa, nous pouvons bâtir uniquement avec du marbre blanc ou jaune. A Lucca, nous retrouvons les mêmes couleurs, et le rouge également.

#j2s

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Des bâtiments sont disposés au centre de la table. Ils ont une valeur unitaire allant de 1 à 5 selon le nombre de blocs de marbre qu’il faudra dépenser pour les réaliser. Ils sont de différents types : palazzo, porta, castello

Chaque joueur ne peut bâtir qu’un bâtiment à la fois, par tour de jeu.

Voici ci-dessus, mon premier bâtiment, construit à Lérici, avec des marbres de toutes les couleurs (5 marbres au total). C’est un beau palazzo

Si je décide d’évaluer ma ville de Lérici (ce qui n’est pas possible en l’état car j’ai trop peu de bâtiments), je calcule 1 sous, multiplié par le nombre de blocs de marbre sur la tuile (5) –> 5 sous !

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Bon. Et comment score t-on précisément ?

 

A chaque tour de jeu, les joueurs ont le choix entre 3 actions :

-acheter des blocs de marbre,

-construire un bâtiment,

-scorer un type de bâtiment ou une ville.

 

Les deux premières actions sont assez simples à comprendre. La troisième revient en fait à inviter le roi à venir admirer une ville ou des bâtiments d’un certain type, pour recevoir une récompense.

Si j’ai bâti différents monuments dans la ville de Pisa par exemple, je peux choisir d’évaluer la ville, et de récolter les points qui sont rattachés à celle-ci. Cela me permettra de scorer, et les autres joueurs ne pourront plus faire évaluer Pisa après moi.

Pareil pour les bâtiments. Je peux faire évaluer tous mes palazzi, et empocher les points de victoire et l’argent correspondant. Mais les palazzi que je construirais ensuite ne me rapporteraient plus rien (et cela n’empêche pas mes adversaires de faire évaluer leurs palazzi par la suite).

Il faut donc savoir scorer au bon moment, surtout pour les villes ; pas trop tôt pour ne pas marquer trop peu de points, mais pas trop tard non-plus, car on risquerait de se faire devancer par les autres joueurs !

#j2s #Carrara

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Et voici Lérici après quelques tours, quand je l’ai évaluée. J’ai gagné 10 pièces. Mais j’ai eu de la chance que les autres joueurs ne tiltent pas et me laissent bâtir autant sans évaluer la ville avant moi !

Ce jeu est à la fois joli visuellement, et plaisant à découvrir. Il se prend vite en main, et on s’amuse dès la première partie. Je le trouve idéal pour des joueurs débutants, pour changer des habituels Colons de Catane et Âge de Pierre ! C’est à mon sens, un bon jeu d’initiation.

 

 

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Wendake – wanna play?

Ce week-end, nous nous sommes rendus au festival Fête vos Jeux, organisé par l’association la Croisée des Jeux, à Montbéliard.

Nous n’avons pu tester que deux jeux, mais ils étaient aussi bien l’un que l’autre, donc nous ne sommes pas repartis mécontents, loin de là !

Je vais commencer par vous présenter Wendake, mis à disposition sur le stand de son distributeur, Atalia. C’est un jeu pour 2 à 4 personnes, sorti cette année. Il s’adresse à un public relativement averti, car il offre une belle complexité, sans pour autant être un jeu d’une grande difficulté !

Il est recommandé pour les joueurs de 14 ans et plus, et une partie moyenne dure 120 minutes (2 heures pour les nuls en calcul !).

#j2s #Atalia #fêteVosJeux 👍

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Contexte

Nous sommes au XVIIIème siècle en Amérique, et la guerre oppose les colons anglais et les colons français. Nous incarnons chacun un chef de tribu indienne, qui veut développer le commerce et les échanges, par rapport aux autres tribus voisines.

 

Au commencement…

Chaque joueur reçoit une plaque, sur laquelle se placent des petits carrés représentant chacun une action. Le placement est fait de façon aléatoire. On prend juste garde à déposer le petit carré symbolisant le feu au milieu de la plaque.

Le feu c’est l’action bonus. Se placer dessus permet d’effectuer n’importe quelle autre action du plateau.

Car en effet, nous ne pouvons pas nous placer n’importe où. Il faudra poser les trois pions en ligne, que ce soit horizontalement, verticalement, ou en diagonale.

Le quatrième pion ira sur le plateau commun, pour définir le tour de jeu. Le premier à se placer à l’emplacement prévu, deviendra premier joueur, le second sera deuxième joueur, etc…

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Ici vous voyez la plaque du joueur vert, avec les neuf actions. Le feu n’est plus au centre, car nous avons déjà joué quelques tours.

Je vous la fais brève. Nous allons effectuer 4 actions par tour et par joueur, comme :

*chasser des castors,

*récolter du maïs, des citrouilles, des haricots,

*sortir une pirogue,

*pêcher,

*tanner des castors…

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Il faudra faire prospérer sa tribu au maximum, et améliorer son plateau d’actions à chaque fin de tour, en échangeant un petit carré avec l’un des nouveaux carrés mis à disposition au centre de la table.

Pour scorer, il faudra jouer sur quatre tableaux. Car il y a quatre pistes de scores, oui Messieurs Dames ! Et tenez-vous bien, c’est le score de la piste la plus basse qui comptera. Autrement dit, pas moyen de faire comme pour le bac, et d’espérer rattraper une bâche en maths par une super note en espagnol ! Si vous êtes nul de chez nul en troc, et bien vous serez nul de chez nul tout court même si tout le monde vous craint car vous excellez à la guerre !

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En plus, lorsque vous commercez, vous pouvez échanger vos biens contre des tuiles d’actions bonus, qui vous permettent de profiter d’effets one shot bien appréciables.

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Ci-dessus, vous voyez des carrés d’actions, pour améliorer les actions de base.

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Et du coup, on a aimé ?

Oui. Nous avons mis 2 heures 20 pour jouer notre première partie (à 4 joueurs), sans compter les explications de règles. Mais ce jeu nous a beaucoup plu. Déjà, il est joli. Ensuite, même s’il y a plusieurs actions possibles, elles sont assez simples et s’articulent logiquement entre elles. Le côté scoring et la guerre sont restés plus obscures pour moi, mais il faut que je vous dise aussi que le bruit sur le salon, et la fatigue, n’aident pas à tout comprendre du premier coup !

En fait j’aimerais beaucoup rejouer à ce jeu, pour essayer de ne pas finir bonne dernière une deuxième fois ! C’est dire si j’ai aimé puisque finalement, même en perdant lamentablement, j’ai à nouveau envie de tanner du castor !

Merci pour vos lectures, et à tout de suite en commentaires ! :-p

River Dragon – les enfoirés du Mékong !

Par ce beau temps, l’on pourrait croire que nous jouons moins par rapport à l’hiver. Et bien que nenni ! Nous aimons bien jouer dehors, et profiter de la relative fraîcheur en nous faisant dévorer par les moustiques ! Pas vous ?

Dernièrement, nous avons découvert River Dragons, un jeu anciennement connu sous le nom des Dragons du Mékong.

C’est un jeu familial, créé par Roberto Fraga, et joliement illustré par Piérô la Lune. Il est édité par Matagot et distribué par Millennium.

Une partie dure environ 30 minutes, et peut réunir de 2 à 6 joueurs, à partir de 8 ans. 

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River Dragons

 

River Dragons est un jeu de programmation, dans lequel chaque joueur part d’un coin du plateau, et a pour objectif de rallier le coin opposé, en installant des planches de bois sur des cailloux, et en faisant ainsi traverser son petit bonhomme en bois.

 

River Dragons

 

Dit comme cela, ça peut sembler simple, mais si la mécanique du jeu est très rapide à assimiler, atteindre l’objectif l’est un peu moins. En effet, nous allons tous nous battre et mettre des bâtons dans les roues des adversaires, pour les empêcher d’arriver avant nous !

Construire son chemin en planches c’est bien ; défaire celui des autres, ou sortir une carte dragon pour les empêcher de jouer, c’est mieux !

 

River Dragons

 

Vous voyez ci-dessus les 8 cartes d’action que chaque joueur a en main au début de chaque tour. Il va devoir en choisir 5 et les poser devant lui dans l’ordre où il prévoit de les jouer. Une fois que tout le monde a fait cela, plus personne ne peut modifier les cartes qu’il a prévu de jouer, ni même leur ordre.

Chacun prépare ses actions en même temps, puis l’on dévoile tous l’action numéro 1… et là on voit ce qui se passe ! Par exemple, j’aurais pu prévoir d’installer deux planches, mais si un autre joueur avait choisit de jouer son dragon de ma couleur, alors mon action serait perdue, et je devrais passer mon tour…

Ce jeu est très facile à comprendre, et l’on s’amuse dès le départ. L’interaction est totale. Mais si les coups d’enfoirés sont permis et même hautement conseillés, on reste dans une ambiance bon enfant. Chacun en prend pour son grade et l’on ne s’acharne pas sur un seul joueur (pas le temps sinon les autres gagnent !).

Je vous recommande donc totalement ce jeu, pour vous amuser en famille ou entre amis. En plus, le matériel est qualitatif, avec un chouette plateau et des petites pièces en bois. Comptez une trentaine d’euros pour l’acheter en magasin spécialisé ou sur le net !

 

 

Lancez des dés dans l’espace – Quantum

Quand l’homme fait les soldes, il ne ramène pas des boîtes de chaussures, mais plutôt… des boîtes de jeux… et tant mieux car cela fait deux heureux, au minimum ! A l’occasion des soldes chez Fun Forge, l’homme Nivor a acheté deux bons jeux de société, qui ont la particularité de se jouer à 2.

Je vous présente Quantum pour commencer…

Ce jeu est prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 13 ans. A mon sens, il est même accessible aux joueurs plus jeunes, si ceux-ci sont habitués aux jeux… car il n’est vraiment pas compliqué.

Une partie dure en moyenne une heure.

Ce jeu d’Eric Zimmerman est illustré par Kieran Yanner et Georges Bouchelaghem. Il est édité distribué par Iello.

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A la base… je n’étais pas super attirée car le thème est l’espace, et que moi l’espace, cela me branche moyennement. Je préfère les jeux qui m’emmènent dans le passé, avec un faible pour le Moyen-Âge. Ajoutez à cela que les jeux de domination spatiale, avec des planètes à conquérir et des combats à mener, cela ne me botte pas des masses. Je suis plutôt pacifiste et mon plaisir c’est la collecte de ressources, pas la baston…

Découverte de #Quantum ! #j2s #boardgame @funforge

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Oui, mais Quantum a su me séduire malgré tout, par sa simplicité complexe… Simplicité complexe ? Oui j’ai fait exprès. Je veux dire par là que le jeu est fastoche à comprendre, mais qu’il reste suffisamment complexe pour ne pas lasser. Disons qu’il se situe entre le Mille Bornes et Agricola (c’est vaste hein !). C’est un jeu facile, qui pourra se jouer en famille, mais sera nettement moins soporifique qu’une partie de petits chevaux.

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Nous avons chacun des dés (3 déployés + 2 en réserve) qui représentent des vaisseaux. Ces dés vont se déplacer et approcher des planètes, que nous pourrons conquérir.

Pour conquérir une planète, il faut l’entourer avec des dés dont la valeur est identique au numéro de la planète elle-même (par exemple, si la planète est à 7, un dé de 5 et un dé de 2, et hop le tour est joué !).

Bon, c’est un poil plus compliqué que cela, car nous avons pendant chaque tour de jeu, 3 actions chacun :

*se déplacer

*attaquer

*poser un cube sur une planète : cela coûte 2 actions

etc…

L’idée globale est que nous allons approcher des planètes, et essayer d’être le plus rapide à les conquérir, pour ne plus avoir des cubes en réserve. Chemin faisant, nous attaquerons, nous ferons attaquer…

#quantum #boardgame

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Chaque numéro de vaisseau correspond à une action spéciale, qui ne compte pas dans les 3 actions (on la fait en plus, gratis). Par exemple, le 3 peut se téléporter et échanger de place avec n’importe quel autre vaisseau de notre flotte.

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#Quantum #j2s

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Une fois qu’un cube est posé, on prend possession de la planète à tout jamais. Entendez par là que l’adversaire ne peut pas retirer le cube. En revanche, il peut dézinguer vos vaisseaux et vous freiner dans votre conquête des planètes… Là, cela se joue aux dés.

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Quantum est un jeu simple, à la mécanique rapide à comprendre. Il pourra être trop simple pour certains amateurs de gros jeux, mais pour moi il est vraiment sympa, car rapide à comprendre, et intéressant grâce aux actions spéciales qui se rattachent à chaque numéro de dés. En plus, des cartes sont là pour donner des actions « bonus », soit en one-shot, soit pour toute la partie. Cela permet d’avoir des pouvoirs différents entre les joueurs, et de varier les plaisirs d’une partie à l’autre…

Hors promo, Quantum vaut environ 30 €. C’est un jeu plutôt joli, présenté dans une chouette boîte.

The Colonist – Gros jeu !

De retour d’Essen, le frère de mon copain nous a proposé de tester The Colonist, un gros gros jeu bien touffu, plein de cartes, de jetons et de bidules en bois (on appelle cela des « meeples« ).

Nous avons commencé par une partie d’initiation, que nous n’avons pas terminée. Nous lui avons consacré environ 3 heures, avec des pauses discussion.

The Colonist

Ci-dessus, un aperçu d’une partie du matériel : en haut à gauche ce sont les ressources (bois, planches, argile, briques…) ; dans le sachet au milieu, quelques bâtiments, et puis en bas les jetons outils, avec au centre, les sous-sous.

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The Colonist est un GROS jeu qui demande du temps et de la place. Mieux vaut le savoir avant de lancer une partie !

Il est prévu pour 1 à 4 joueurs, âgés de 12 ans minimum (12 ans ok, mais pour des enfants bien habitués aux jeux de ce type car franchement, ce n’est pas un Monopoly !!).

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Le pitch

Nous incarnons un colon, qui s’est vu confier par l’Empereur, la tâche de fonder une communauté. Il faudra ensuite développer sa colonie, et battre les concurrents !

Le but est d’atteindre le plein emploi.

 

Se situer dans l’espace temps…

The Colonist se joue en 4 ères, de 5 ans chacune, et les années se divisent (non pas en 4 saisons) en 2 saisons.

 

Comment qu’on fait ?

Dans un premier temps, il sera nécessaire de recruter des fermiers, pour les faire travailler. Très rapidement, le stockage manquera pour conserver les ressources, donc il deviendra important de bâtir de nouveaux lieux de stockage et garde-mangers.

Pour qu’une bâtiment remplisse son rôle, il doit être activé. C’est à dire qu’il faut placer un gus dessus (fermier, citoyen, marchand).

Parallèlement, chacun devra développer des bâtiments où il pourra faire travailler ses fermiers. Un fermier, c’est bien, mais un citoyen c’est encore mieux. Et le summum, c’est le marchand. Vous vous en doutez, quand c’est mieux c’est plus cher, donc il faudra nourrir et habiller les personnages, plus ou moins selon leur rang social…

The Colonist

Et en pratique ?

En pratique nous avons un plateau central composé de tuiles. Il y a une configuration de départ, indiquée dans le livret de règles, et de nouvelles tuiles apparaissent au fur et à mesure du jeu, pour élargir les possibilités d’actions. L’apparition des tuiles ajoute au côté aléatoire, et à la rejouabilité. On sait qu’à un moment donné on pourra produire tel ou tel truc, mais on ne sait pas quand précisément…

On positionne notre pion sur l’une des tuiles, pour effectuer l’action qui y figure. Chaque joueur a 3 actions par tour de jeu, qu’il effectue les unes à la suite des autres.

On se déplace de tuile en tuile, avec une exception pour les tuiles de marché. Aller de n’importe quelle tuile vers une tuile marché ne coûte qu’un point de déplacement.

Il est en revanche interdit de revenir sur la tuile de départ (exemple, je pars d’une tuile A, je vais en B, C, et ne peux pas finir mon tour sur la tuile A).

Pour utiliser une tuile déjà occupée par un autre joueur, je dois payer un coût indiqué sur la carte de marché. Ce coût change à chaque tour.

The Colonist

Mais z’encore ?

Je peux par exemple me rendre sur une tuile de ressources, pour obtenir des bois, que je vais stocker dans mes entrepôts. Je peux aussi me rendre à la « joinery » pour scier mon bois et en faire des planches. Je peux me rendre sur une tuile pour piocher une carte, et ensuite aller sur la tuile de développement qui me permettra de jouer cette carte. Je peux aussi construire des bâtiments, si je possède les ressources et outils nécessaires…

Les actions sont très nombreuses, très variées, et pour élargir encore les possibilités, il y a des Ambassades, et des niveaux dans ces Ambassades, que nous pouvons valider pour jouir de petits avantages… On peut dans un premier temps, jouer sans les ambassades, pour simplifier la partie. Mais par la suite, cela me semble quand-même fort intéressant de les intégrer, d’autant plus qu’il y a plusieurs cartes d’ambassades, donc qu’elles changent de partie en partie… et modifient considérablement le jeu !

Les ressources sont de différents types, et se transforment (le bois devient planches ; l’argile devient brique etc).

On a donc des cycles de production, et de nouveaux produits qui apparaissent au fil du jeu, et modifient la partie petit à petit…

 

En résumé ?

Ce jeu offre énormément d’options à chaque joueur. Les actions sont diverses et variées, et l’on peut opter pour des stratégies très différentes à chaque partie. OK ce n’est pas un jeu pour débutant, et il faudra jouer plusieurs fois pour connaître les différentes tuiles et cartes, mais quand on aime ce genre de jeu bien complexe, on ne peut qu’aimer The Colonist, car il est bien fichu, et étonnamment rapide à prendre en main. En effet, la mécanique n’a rien de compliqué. L’interactivité n’est pas énorme, mais on finit rapidement par se gêner sur le plateau central, ce qui pimente bien la partie !

 

Comptez environ 3 h 30 – 4 h 00 pour une partie complète à 4 joueurs. Honnêtement il n’y a pas de quoi être rebuté, car l’on s’amuse dès la première partie !

Fête vos Jeux à Montbéliard

Fête vos Jeux est un événement lancé en 2009 par l’association montbéliardaise La croisée des jeux. Cette année, il se tenait sur deux jours, le lundi 31 octobre et le mardi 1er novembre, du lundi 14 h 00, au mardi 18 h 00, non-stop !

Cet événement se veut familial et tout public, et l’entrée est 100 % gratuite. Il y a un grand parking, gratuit aussi, et une petite restauration sur place (menu avec lasagnes, crêpes, boissons chaudes et froides).

Nous avons décidé de nous rendre à ce salon pour une seule journée, le mardi 1er, et sommes arrivés en masse, avec nos copains du club de jeux ! :-p

L’originalité de Fête vos jeux, est qu’il se tient tout de suite après Essen (THE gros salon du jeu en Europe) et que l’on peut donc y découvrir les nouveautés toutes fraîches, directement rapportées d’Allemagne.

 

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La salle de la Roselière est grande et agréable. Les jeux sont organisés par éditeurs, associations, et types (les nouveautés / les jeux qui plaisent aux seniors / aux ados etc). Comme dans la plupart des salons de ce type, des animateurs sont présents pour présenter les jeux et renseigner les visiteurs !

Outre les jeux de plateau, on trouve aussi des jeux de culture générale (Question pour un Champion), des échecs, un tournoi de Rubix Cube… Certains jouent à des jeux de figurines, sur des plateaux qu’ils ont eux-mêmes réalisés.

Les inventeurs

Les Inventeurs – Asmodée

Nous avons commencé par essayer Les Inventeurs édité par Bombyx et distribué par Asmodée. Le jeu est joli et rapide à comprendre. Le premier animateur à qui nous avons demandé de nous expliqué les règles n’avait pas l’air super emballé, et a fait appel à un collègue, qui nous a gentiment « mis en route » !^^

Nous avons chacun 4 savants matérialisés par des cartes à trous. Ils possèdent des compétences de base (mécanique, chimie, etc) que nous allons pouvoir améliorer.

Les inventeurs

Des contrats sont placés au centre de la table et nous les remplissons avec les compétences en question, en plaçant de petits cubes en bois pour valider tel ou tel point de compétence…

Quand on décide d’engager un savant sur un projet, on fait pivoter sa carte, pour indiquer qu’il est occupé. Il faudra ensuite passer un tour pour désengager tous nos savants, et pouvoir les utiliser à nouveau sur d’autres projets.

Les inventeurs

Une fois qu’un contrat est complété, les joueurs qui se sont investis dans sa réalisation remportent des avantages : la carte contrat ou des jetons pour améliorer les compétences de ses inventeurs ou d’autres bonus (les jetons en question sont les petits ronds visibles sur la photo un peu plus haut). Celui a le plus participé à un contrat choisit son bonus en premier, puis c’est le tour du second et ainsi de suite…

Les Inventeurs

Je vous la fais courte, mais savez déjà presque tout ! Ce jeu est vraiment sympathique et on s’amuse dès la première partie car la mécanique est simple.

Point intéressant, il se joue de 2 à 5 joueurs. Pratique, car finalement on a plutôt des l’habitude des jeux de ce type qui sont prévus pour 4 joueurs maximum. Nous avons joué à 3.

Même si les explications sont courtes, ce n’est pas trop facile, car on score de différentes façons : en améliorant les compétences des inventeurs par rapport à un objectif noté sur chaque carte / en formant des suites avec les contrats / en collectant les points de victoire sur les contrats.

A son tour de jeu, chaque joueur a le choix entre deux actions :

*faire travailler l’un de ses inventeurs en l’envoyant sur un contrat,

*réactiver tous ses inventeurs.

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Nous avons bien aimé ce jeu…

Pour s’amuser avec des gens qui n’ont pas l’habitude des « gros » jeux ou pour une seconde partie de soirée, c’est l’idéal, car la partie dure 30 à 45 minutes environ, explications comprises !

On joue en trois âges, et la partie s’achève une fois que l’on a rempli les derniers contrats. Aussi simple que cela…

En plus, un livret est fourni, dans lequel on trouve tous les inventeurs, et une courte biographie, qui permet de savoir qui a fait quoi, et donc de se cultiver un peu !

Les inventeurs

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Lorenzo il Magnifico

Lorenzo il Magnifico est un jeu bien plus complexe. Je ne le décrirai pas en détails dans l’immédiat (ce serait troooop long). Mais je vous dirai qu’il se joue en 1 h 30 – 2 h 00 environ. Si cela vous intéresse, je pourrai vous le présenter ultérieurement…

C'est écrit dessus !

C’est un jeu stratégique avec différents curseurs à améliorer : points d’armée, clergé,…

Chacun construit son jeu de carte et embauche des personnages. Il y a énormément d’actions possibles et selon les cartes achetées, le jeu varie grandement d’un joueur à l’autre. Rejouabilité : au top, et encore améliorable si une extension voit le jour par la suite, ce qui est à mon sens fort probable…

Au départ, on peut trouver le jeu compliqué, car on ne sait pas bien par où commencer, mais en réalité, tout s’articule plutôt bien, et il y a une vraie logique. Donc une fois que l’on a fait quelque tours, on voit mieux où l’on va. Certes, on ne sait pas de suite comment se positionner pour remporter la partie, mais on comprend comment jouer, et c’est déjà pas mal !!

La difficulté pour moi, serait de faire des choix, pour avancer sur certains aspects, quitte à en délaisser d’autres. Il y a forcément une part de frustration, car on ne peut pas exceller en tout… Si l’on choisit d’améliorer sa production, il faut accepter de ne pas scorer au maximum sur l’échelle du clergé. Mais pour autant, on ne peut pas délaisser totalement le clergé et se retrouver excommunié (cela correspond aux tuiles placées sur le batistère que vous voyez sur le plateau ci-dessous… les conséquences de l’excommunication changent à chaque partie, mais sont globalement dissuasives !)… Bref, il faut doser, faire des choix, et essayer de s’en sortir le moins mal possible !

Lorenzo il Magnifico

Nous avons beaucoup aimé ce jeu, tous autant  que nous étions, même si pour ma part, j’ai pris un mauvais départ et finit avec un score minable !

Ce jeu n’est pas encore distribué en France, mais vous pourrez le trouver facilement sur le net, dans les 40 €.

Point positif : les carts ne contiennent aucun texte, donc vous pouvez acheter ce jeu à l’étranger, sans souffrir de la barrière de la langue, à part pour le livret de règles.

Gros plan sur Lorenzo il Magnifico

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Via Nebula

Via Nebula nous a permi de nous détendre un peu les neurones. Nous avons construit des plaines dans la brume et tracé des chemins jusqu’aux ressources. Ceci, afin d’approvisionner nos chantiers et de remplir des contrats…

Le but est de placer les ressources nécessaires à l’achat d’une carte, sur un même chantier. Attention à ne pas stocker trop de ressources, car une ressource non-utilisée finit en réserve, et rapporte des points négatifs !

Via Nebula

Via Nebula

Ci-dessus, le plateau individuel que possède chaque joueur : les tuiles plaines servent à recouvrir la brume, pour pouvoir acheminer des marchandises vers les chantiers (matérialisés par les demi-tuiles en bas, au centre). Les arches en bois représentent les villes, que l’on battit une fois un chantier terminé.

Facile à comprendre, mais pas non-plus trop simple, Via Nebula est un bon jeu familial, auquel nous avons eu plaisir à jouer entre adultes ! En plus, il est très joli, ce qui ne gâche rien.

C’est un jeu de construction, de collecte de ressources, avec des contrats à remplir. Comme souvent, on finit par se marcher un peu sur les pieds, et par débloquer des ressources qui seront collectées par les autres. Cela amène un peu de tension, mais rien de trop frustrant, rassurez-vous !

Par Martin Wallace , illustré par Vincent Joubert, Édité par Space Cowboys , distribué par Asmodee.

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Celestia

Celestia s’inscrit dans la même lignée du jeu familial et joli ! Nous avons joué sur un tapi « deluxe » qui n’est pas commercialisé avec le jeu de base. Nous avions aussi de jolis personnages peints à la main au lieu des pions basiques. Cela fait beaucoup, et je pense que nous aurions moins accroché avec le jeu classique…

Celestia

Dans Celestia nous incarnons un équipage de bateau volant, qui part à la découverte de planètes. Tour à tour, chaque joueur se retrouve Capitaine du navire, et doit gérer le trajet et faire face aux pépins : orage, pirates, nuages…

Celestia

Pour cela, il a des cartes en main, qui protègent contre les intempéries et autres. Le dé nous donne les obstacles à affronter etle Capitaine annonce s’il peut pu non y faire face. Bien-sûr, il peut bluffer…

(Dos d’une carte, juste pour vous montrer comme les illustr’ sont soignées !)

Celestia

Ceux qui le suivent restent dans le vaisseau en espérant rejoindre la planète suivante. Les autres descendent et prennent une carte. Plus on va loin, plus les cartes ont de la valeur… mais plus on risque de se crasher et de finir sans rien !

Celestia

Bien-sûr, des cartes exceptionnelles viennent pimenter tout cela…

 

Ce jeu nous a amusés pour la partie bluff toujours marrante… Il est très simple, joli. Une partie dure 30-45 minutes. Il m’a rappelé Isla Dorada, un autre jeu dans lequel nous voyageons en équipe, en essayant chacun de gagner des points pour sa pomme !

Celestia

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Papà Paolo

Enfin… nous avons terminé sur une partie un peu plus « sérieuse » même si le thème restait très léger, chez Papà Paolo ! Dans ce jeu, nous sommes des livreurs de pizze napolitains, qui devons optimiser nos business !

Première impression : le design ne m’a pas plu du tout… C’est trop fouillis, et les rues sont toutes droites, à l’américaine, et certainement pas comme à Naples. Détail, oui sûrement, mais moi cela m’a gêné ! Je crois que j’ai vraiment bloqué sur les détails… Je ne me suis pas sentie à Napoli !^^

Papà Paolo

Une fois la première impression passée, attaquons-nous au fond… Ce jeu est intéressant, car il y a beaucoup d’aspects à gérer, depuis l’agrandissement de son secteur de livraison, à l’amélioration de sa capacité de livraison, en passant par l’essentiel ; à savoir la fabrication des pizze !

Chaque fois que l’on livre un quartier complet, on augmente le curseur correspondant à la couleur du-dit quartier. Cela permet d’améliorer une capacité (capacité de fabrication de pizze / de livraison / trésorerie …).

On s’attend à du facile et rigolo, et en fait on est surpris par les facettes différentes que l’on explore avec Papà Paolo ! Il y a une vraie stratégie à mettre en place.

Belle découverte donc, à ne pas mettre entre toutes les mains, car je pense que les joueurs novices auront probablement du mal à accrocher tout de suite…

Papà Paolo

Papa Paolo

Papà Paolo

Ce jeu est une nouveauté présentée à Essen. J’ai beaucoup aimé les mécanismes. En revanche, je trouve que le graphisme mériterait d’être revu, pour le plaisir de jeu, mais aussi pour plus de visibilité… En effet, sur les tuiles quartier, certains bâtiments sont colorés, pour indiquer les clients qui s’y trouvent. Parfois on a du mal à voir ce qui est coloré et ce qui ne l’est pas…

Papà Paolo

C’est assez rare que je trouve un jeu moche, mais là je dois le dire… Toutefois, mes camarades de jeu ne partageaient pas mon avis, alors bon, je n’insisterai pas plus que cela sur ce point !

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En conclusion, nous avons passé une excellente journée à Montbéliard, et tous les jeux testés nous ont plu ! Alors nous reviendrons l’an prochain, c’est fort probable !

Merci pour vos lectures et à tout de suite en commentaires ! :-p