Les Palais de Carrara

Moi j’aime l’Italie. Vous le saviez, non ?

Donc quand mon club de jeux a acheté Les Palais de Carrara, je n’ai pas cherché à en savoir plus, et j’ai levé le doigt pour découvrir ce jeu !

Un peu de culture (mais pas trop non-plus)

Carrara est une ville italienne, située en Toscane. Son nom est immédiatement associé au marbre, puisqu’elle possède des carrières exploitées depuis l’époque romaine. On en extrait le fameux marbre de Luni, un marbre blanc peu veiné.

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En bref…

Dans Les Palais de Carrara, nous incarnons chacun une famille, qui va acheter du marbre et bâtir des monuments dans différentes villes, en vue de les rendre de plus en plus prestigieuses, et d’éblouir le roi.

Ce n’est pas un jeu de coopération, bien au contraire, puisque les joueurs s’affrontent, et que chacun va essayer de prendre les autres de vitesse !

Ceux qui aiment l’interaction vont être servis.

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Quelques points techniques pour commencer …

Le jeu distribué par Asmodée, est sorti en 2012. Il se joue de 2 à 4 joueurs, à partir de 10 ans.

A noter, il y a deux niveaux de jeu ! Le premier niveau permet de se familiariser avec les mécanismes, pour pouvoir ensuite découvrir le niveau supérieur.

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Comment joue t-on ?

Pour scorer, il faut construire des bâtiments en marbre, en optimisant au maximum ses dépenses.

En effet, le marbre est mis en vente sur une roue des ressources, et sa valeur décroit au fur et à mesure, lorsqu’il n’est pas acheté.

Il faut donc arriver à doser, pour ne pas dépenser trop dans ses approvisionnements.

Différentes couleurs de marbres sont proposées aux acheteurs : blanc, jaune, rouge, vert, bleu et noir. Selon la ville dans laquelle on souhaite bâtir, toutes les couleurs ne sont pas autorisées.

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#boardgame

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Ci-dessus, à droite vous voyez le plateau central, avec la roue des ressources. En bas, à gauche, il s’agit du plateau individuel, sur lequel nous allons bâtir.

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Carrara

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Ici, vous voyez les villes de Pisa et de Lucca. A Pisa, nous pouvons bâtir uniquement avec du marbre blanc ou jaune. A Lucca, nous retrouvons les mêmes couleurs, et le rouge également.

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#j2s

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Des bâtiments sont disposés au centre de la table. Ils ont une valeur unitaire allant de 1 à 5 selon le nombre de blocs de marbre qu’il faudra dépenser pour les réaliser. Ils sont de différents types : palazzo, porta, castello

Chaque joueur ne peut bâtir qu’un bâtiment à la fois, par tour de jeu.

Voici ci-dessus, mon premier bâtiment, construit à Lérici, avec des marbres de toutes les couleurs (5 marbres au total). C’est un beau palazzo

Si je décide d’évaluer ma ville de Lérici (ce qui n’est pas possible en l’état car j’ai trop peu de bâtiments), je calcule 1 sous, multiplié par le nombre de blocs de marbre sur la tuile (5) –> 5 sous !

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Bon. Et comment score t-on précisément ?

 

A chaque tour de jeu, les joueurs ont le choix entre 3 actions :

-acheter des blocs de marbre,

-construire un bâtiment,

-scorer un type de bâtiment ou une ville.

 

Les deux premières actions sont assez simples à comprendre. La troisième revient en fait à inviter le roi à venir admirer une ville ou des bâtiments d’un certain type, pour recevoir une récompense.

Si j’ai bâti différents monuments dans la ville de Pisa par exemple, je peux choisir d’évaluer la ville, et de récolter les points qui sont rattachés à celle-ci. Cela me permettra de scorer, et les autres joueurs ne pourront plus faire évaluer Pisa après moi.

Pareil pour les bâtiments. Je peux faire évaluer tous mes palazzi, et empocher les points de victoire et l’argent correspondant. Mais les palazzi que je construirais ensuite ne me rapporteraient plus rien (et cela n’empêche pas mes adversaires de faire évaluer leurs palazzi par la suite).

Il faut donc savoir scorer au bon moment, surtout pour les villes ; pas trop tôt pour ne pas marquer trop peu de points, mais pas trop tard non-plus, car on risquerait de se faire devancer par les autres joueurs !

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#j2s #Carrara

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Et voici Lérici après quelques tours, quand je l’ai évaluée. J’ai gagné 10 pièces. Mais j’ai eu de la chance que les autres joueurs ne tiltent pas et me laissent bâtir autant sans évaluer la ville avant moi !

Ce jeu est à la fois joli visuellement, et plaisant à découvrir. Il se prend vite en main, et on s’amuse dès la première partie. Je le trouve idéal pour des joueurs débutants, pour changer des habituels Colons de Catane et Âge de Pierre ! C’est à mon sens, un bon jeu d’initiation.

 

 

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Lancez des dés dans l’espace – Quantum

Quand l’homme fait les soldes, il ne ramène pas des boîtes de chaussures, mais plutôt… des boîtes de jeux… et tant mieux car cela fait deux heureux, au minimum ! A l’occasion des soldes chez Fun Forge, l’homme Nivor a acheté deux bons jeux de société, qui ont la particularité de se jouer à 2.

Je vous présente Quantum pour commencer…

Ce jeu est prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 13 ans. A mon sens, il est même accessible aux joueurs plus jeunes, si ceux-ci sont habitués aux jeux… car il n’est vraiment pas compliqué.

Une partie dure en moyenne une heure.

Ce jeu d’Eric Zimmerman est illustré par Kieran Yanner et Georges Bouchelaghem. Il est édité distribué par Iello.

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A la base… je n’étais pas super attirée car le thème est l’espace, et que moi l’espace, cela me branche moyennement. Je préfère les jeux qui m’emmènent dans le passé, avec un faible pour le Moyen-Âge. Ajoutez à cela que les jeux de domination spatiale, avec des planètes à conquérir et des combats à mener, cela ne me botte pas des masses. Je suis plutôt pacifiste et mon plaisir c’est la collecte de ressources, pas la baston…

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Découverte de #Quantum ! #j2s #boardgame @funforge

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Oui, mais Quantum a su me séduire malgré tout, par sa simplicité complexe… Simplicité complexe ? Oui j’ai fait exprès. Je veux dire par là que le jeu est fastoche à comprendre, mais qu’il reste suffisamment complexe pour ne pas lasser. Disons qu’il se situe entre le Mille Bornes et Agricola (c’est vaste hein !). C’est un jeu facile, qui pourra se jouer en famille, mais sera nettement moins soporifique qu’une partie de petits chevaux.

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Nous avons chacun des dés (3 déployés + 2 en réserve) qui représentent des vaisseaux. Ces dés vont se déplacer et approcher des planètes, que nous pourrons conquérir.

Pour conquérir une planète, il faut l’entourer avec des dés dont la valeur est identique au numéro de la planète elle-même (par exemple, si la planète est à 7, un dé de 5 et un dé de 2, et hop le tour est joué !).

Bon, c’est un poil plus compliqué que cela, car nous avons pendant chaque tour de jeu, 3 actions chacun :

*se déplacer

*attaquer

*poser un cube sur une planète : cela coûte 2 actions

etc…

L’idée globale est que nous allons approcher des planètes, et essayer d’être le plus rapide à les conquérir, pour ne plus avoir des cubes en réserve. Chemin faisant, nous attaquerons, nous ferons attaquer…

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#quantum #boardgame

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Chaque numéro de vaisseau correspond à une action spéciale, qui ne compte pas dans les 3 actions (on la fait en plus, gratis). Par exemple, le 3 peut se téléporter et échanger de place avec n’importe quel autre vaisseau de notre flotte.

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#Quantum #j2s

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Une fois qu’un cube est posé, on prend possession de la planète à tout jamais. Entendez par là que l’adversaire ne peut pas retirer le cube. En revanche, il peut dézinguer vos vaisseaux et vous freiner dans votre conquête des planètes… Là, cela se joue aux dés.

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Quantum est un jeu simple, à la mécanique rapide à comprendre. Il pourra être trop simple pour certains amateurs de gros jeux, mais pour moi il est vraiment sympa, car rapide à comprendre, et intéressant grâce aux actions spéciales qui se rattachent à chaque numéro de dés. En plus, des cartes sont là pour donner des actions « bonus », soit en one-shot, soit pour toute la partie. Cela permet d’avoir des pouvoirs différents entre les joueurs, et de varier les plaisirs d’une partie à l’autre…

Hors promo, Quantum vaut environ 30 €. C’est un jeu plutôt joli, présenté dans une chouette boîte.

Quitter la terre et changer de système solaire avec… Ad’Astra !

Bonjour à tous, et merci de passer me lire même un dimanche. Quoi de joli pour vous ce week-end ? Vous faites le pont ? :-p

Moi oui, et je vais en profiter pour me rendre à une fête du jeu de société… articles en vue !!!

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Normalement je n’aime pas les jeux qui se situent dans l’espace.

Je ne crois pas aux extra-terrestres, et ne suis pas du tout attirée par les histoires de planètes, de vaisseaux spatiaux, de conquêtes galactiques.

Mais il n’y a que les crétins finis qui ne changent jamais d’avis. Et ce soir là, j’ai eu envie de tester AD’ ASTRA.

Ad’Astra n’est pas une nouveauté, puisque ce jeu de Bruno Faidutti (Citadelle, Isla Dorada, Novembre Rouge, …) et de Serge Laget date déjà de 2009. J’y avais joué à sa sortie, mais n’en avais gardé qu’un très très vague souvenir.

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Premier point, ce jeu est très joliment illustré, par Justin Albers et Kieran Yanner. La boîte est superbe, et l’intérieur ne déçoit pas non-plus.

Point de plateau de jeu à l’intérieur, mais des planètes que l’on dispose au hasard, et qui permettent de former un espace de jeu qui change et se renouvelle à chaque partie. On trouve aussi un plateau qui va servir à disposer nos cartes d’actions et à compter les points de victoire.

Ensuite, chaque joueur reçoit des cartes, et des petits accessoires en plastique : vaisseaux, terraformations, colonies, usines…

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Comme toujours, je ne vais pas vous décortiquer les règles du jeu, car ce n’est pas l’objet de ce blog, qui se veut généraliste. Si vous souhaitez tous les détails, des sites spécialisés les donnent, et font cela mieux que moi (ici par exemple : https://www.trictrac.net/jeu-de-societe/ad-astra).

Ad’Astra est un jeu d’exploration et de ressources. Nous avons chacun une couleur, avec des vaisseaux correspondants, et nous devons explorer les systèmes solaires, coloniser les planètes en y posant notre vaisseau et en y construisant colonies et usines, pour exploiter les ressources.

Les ressources nous servent ensuite à construire de nouveaux vaisseaux / colonies / usines…

L’originalité de ce jeu se situe dans le fait que nous programmons nos actions en début de tour.

Chaque joueur possède des cartes :

*de collecte de ressources : il va choisir de produire une ressource présente sur sa carte, et la ressource choisie sera produite, pour lui mais aussi pour les autres joueurs qui exploitent la ressource en question…

*de déplacements : qui permettent de déplacer ses vaisseaux dans l’espace, de se poser sur une nouvelle planète etc…

*de construction : pour bâtir un vaisseau, une terraformation etc…

*d’échange : pour proposer aux autres joueurs d’échanger des ressources, ou échanger avec la banque, 2 ressources contre 1.

Ad’Astra n’est pas :

-un jeu de bagarre… On n’explose pas les vaisseaux des autres. Lorsque l’on se trouve sur une planète, on y est et on reste. Personne ne peut dégager nos colonies.

-un jeu de spéculation : avec l’échange à 2 contre 1 à la banque, il n’y a aucun intérêt de faire des négociations lors des phases d’échanges avec les autres joueurs.

En revanche, c’est un jeu relativement complexe, qui offre de nombreuses possibilités et une rejouabilité fort intéressante. En effet, le fait de programmer les actions, fait que l’on doit essayer de deviner ce que les autres joueurs auront programmé… Et cela induit forcément, des ratages !!

Lors de notre première partie, nous avons pu remarquer qu’il était compliqué d’anticiper les actions des autres !

J’ai beaucoup aimé ce jeu, pour sa mécanique originale. J’ai beau ne pas être fana des jeux qui se déroulent dans l’espace (allez savoir pourquoi !) cela ne m’a pas empêché de passer un excellent moment. Alors, go, testez à votre tour, vous devriez aimer !!

 

 

Bienvenue parmi les nobles ! [Rédacteur Invité]

Bonjour à toutes et à toutes, et merci d’accueillir Malik, qui prend le clavier pour proposer une chronique ludique, sur un jeu de société ! Pour ceux qui n’auraient pas fait le rapprochement, Malik est mon homme-nivor. :-p

 

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Permettez-moi (allez, siouplé, ce ne sera pas long) de vous parler aujourd’hui d’un jeu de société très sympa auquel j’ai joué pas plus tard que cet après-midi : « Among Nobles« , qui, pour les non-anglophones, veut grosso-modo dire « Entre nobles ».

Quelques informations :

Le principe du jeu :

Le jeu tourne autour d’une thématique simple : le mariage entre générations de nobles. Il reprend des grands noms de la noblesse européenne d’antan, tel qu’Henri VIII ou Charlemagne.

L’idée motrice du jeu est, à partir d’un couple de départ, de créer une dynastie puissante en faisant des enfants, en les mariant à des partis intéressants, pour devenir la faction la plus prestigieuse au sein de la Noblesse.

 

Un point sur la misogynie :

On n’a pas l’habitude des jeux ouvertement misogynes, mais « Among Nobles » en est un. Mais ce n’est pas de sa faute. Il reprend un mode de pensée et de fonctionnement typique de la noblesse du moyen-âge et des époques successives. A cette époque avoir un héritier mâle était un cadeau de Dieu et une grande chance, les filles étant appréciées mais surtout en tant que « monnaie d’échange » pour des mariages intéressants.

Il vous faudra donc passer votre chemin si vous êtes trop sensibles à ce sujet, ou fermer un peu les yeux si vous voulez tout de même y jouer :)…

Comment joue-t-on ?

Chaque joueur bénéficie de 3 jetons d’action, et d’un couple de départ.

Chaque carte de personnage a 4 lignes avec des icônes de couleur (une ou plusieurs) qui représentent des actions. Les hommes comme les femmes ont des actions, mais les mâles ont souvent des actions plus fortes, avec le petit bémol que certaines femmes peuvent sublimer leurs hommes une fois mariées. Et seules les femmes ont des actions de procréation… qu’elles ne peuvent effectuer bien sûr que si elles sont mariées (à une exception près).

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Les cartes ont 2 zones : une zone d’avantages à gauche, et une zone d’actions à droite. Lors d’un mariage, on met la carte de la mariée à moitié derrière celle de son époux. Ce qui fait qu’elle perd ses « avantages » mais donne des actions supplémentaires à son mari.

A chaque fois que c’est son tour, un joueur pose un jeton d’action sur une ligne d’action d’un de ses personnages. Il effectue alors les actions de la ligne les unes après les autres. Un mâle célibataire aura le plus souvent 2 actions par ligne, alors qu’un couple en aura au moins 4 ! D’où l’intérêt des mariages !

En plus sans mariage, pas d’enfants, et du coup, quand votre génération la plus vieille meurt (c’est triste, mais c’est la vie), si vous n’avez pas de descendants vous êtes éliminés.

Vous pourrez, au cours de votre tour, faire des enfants, marier vos fils, vous rendre à l’église, faire une action militaire, ou intriguer.

Lorsque vous mariez un de vos fils, chacun de vos adversaire doit vous présenter une de leurs filles (s’ils en ont de célibataires) et vous faites votre choix (comme au marché pourrait-on dire). Il est judicieux de programmer vos mariages quand des filles intéressantes sont disponibles pour pouvoir avoir des actions puissantes.

Avoir une fille, c’est bien, mais elle vous sera ravie dès qu’un de vos adversaire aura un mâle à marier, vous rapportant un peu de prestige au passage mais rien de plus (le joueur avec le plus de prestige remporte la partie).

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Le jeu comporte des factions, autrement dit, des couleurs : vert, bleu, rouge, et jaune. Chaque couleur correspond à une affinité avec un type d’action : intrigue, religion, guerre, et commerce. Un couple ne peut avoir d’enfant que d’une couleur d’un des deux membres. Regardez donc bien les enfants disponibles en fonction des couleurs et de leurs pouvoirs.

Les actions militaires vous permettent de conquérir des provinces pour vous amener des impôts (or, ou prestige). Le joueur majoritaire au début du tour sur une province gagne son impôt.

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Conclusion :

J’ai vraiment bien aimé ce jeu. Les combinaisons d’actions et de couleurs doivent être mûrement réfléchies, et il faut faire attention à ne pas se faire rattraper par le temps qui peut mettre fin à toute une génération. Les enfants, c’est la vie.

Il se prend en main assez facilement, mais est assez fin pour vous assurer de nombreuses parties sans répétition.

Il faut compter à peu près 1 h, 1 h 30 pour finir la partie.

NB : il n’existe qu’en anglais, et est très difficile à avoir, vu qu’il est assez peu distribué…

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Ludimania, le Festival du Jeu de Dijon

Les jeux de société sont en plein boom ces dernières années. Des festivals sont organisés à droite et à gauche. On peut y découvrir les nouveautés, ou jouer à des jeux déjà connus et reconnus.

Ce week-end nous avons visité Ludimania, à Dijon.


Ce festival est organisé par une association et l’entrée est gratuite !
L’ambiance familiale nous a beaucoup plu. Nous avons aussi apprécié le fait que la buvette soit très correcte en terme de prix. Il est clair que l’association n’en profite absolument pas pour dépouiller les visiteurs ! (Thé, café, infusion 0.50 € – coca, Orangina 1 € – sandwich 3,50 € – menu (sandwich, boisson, crêpe 5,50 €… et l’indispensable gobelet consigné à 1 €).

Le Festival s’organise en 3 espaces :

*la salle principale avec les jeux « grand public » présentés par des animateurs,

*la salle au sous-sol avec les jeux plus complexes, à disposition sans explications de règles,

*l’extérieur, avec les jeux pour les enfants essentiellement, mais aussi les jeux apéro type Dobble.

On trouve aussi des jeux rapides à tester debout, dans les couloirs.

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Nous sommes arrivés le dimanche à l’ouverture (11 h 00), avons pris notre petit badge avec notre prénom, et commencé par faire un tour du Festival, pour repérer les jeux qui nous tentaient le plus.

Finalement, c’est la salle principale qui nous a le plus attirés et nous y avons testé le jeu Edenia, de chez Blackrock.

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Il s’agit d’un jeu de conquête, où chaque joueur possède 3 moutons qu’il doit faire fuir sur une nouvelle planète. Les moutons ont épuisé les ressources de leur planète d’origine et doivent rejoindre Edenia pour survivre… Pour ce faire, ils emprunteront différents types de chemins, rencontreront des planètes sur lesquelles ils pourront planter leur drapeau pour marquer des points de victoire, collecteront des artefacts…

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La carte se construit au fur et à mesure du jeu, par l’ajout de tuiles (à la Tikal).
Edenia est donc un jeu d’exploration, facile et rapide à prendre en main, amusant, et familial.

Une partie nous a duré 45 minutes environ. Nous avons globalement aimé sans avoir pour autant un gros coup de cœur. Cela me semble être un bon jeu pour s’amuser en famille (à partir de 8 ans), avec des non-joueurs ou en seconde partie de soirée.

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Ensuite nous avons découvert Chimère de chez Game Flow. Annoncé pour environ 45 mn de jeu, c’est aussi un « petit » jeu. Le concept est amusant. On crée chacun 4 animaux en assemblant une tête, un tronc et un derrière. Chaque pièce a des caractéristiques. Et on retrouve ces caractéristique au centre de la table, selon les saisons.

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Le but est de former la bête la plus adaptée à chaque saison.

Chaque pièce piochée doit être placée, sur son plateau ou… sur celui des autres !

Tout le monde joue en même temps. Après la première phase de construction, on passe à une seconde, pendant laquelle chaque joueur arrange son plateau, échange ses pièces entre elles.


On compte les points selon les caractéristiques de chaque chimère, pour déterminer quel animal survit le mieux à chaque saison.

Puis vient le concours. Ici on doit élire la chimère la plus mignone/féroce/… Pour cela les joueurs ont droit à un petit argumentaire pour défendre leur bestiole…

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Cette phase a été la moins convaincante. Nous étions d’accord pour dire que ce n’était pas super amusant, et que cette phase tombait un peu comme un cheveu sur la soupe…

Globalement les impressions sur ce jeu ont été mitigées. J’ai été celle qui a préféré ce jeu. J’ai aimé le principe de fabriquer des créatures, et de pourrir le plateau des autres. Mais il faut néanmoins reconnaître que la phase de concours est peu convaincante et que le jeu est un peu fouillis par moment. On s’amuse mais on n’enchaîne pas 3-4 parties !

imageCi-dessus : Pandémie, jeu collaboratif que je connais par ailleurs et vous conseille. 🙂

Après le casse-croute, nous avons testé le prototype de Dice Forge chez Libellud. Il s’agit d’un jeu de « dice building » dont la sortie est prévue pour mai 2017.

Au lieu de construire son jeu de carte, on améliore ici ses dés ! Oui vous avez bien lu ! Le jeu n’est pas encore finalisé mais l’idée sera d’avoir un dé aux faces interchangeables…

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Le dé permet d’obtenir des ressources : sous, rubis, énergie, points de victoire…

On cumule les ressources sur un compteur, que l’on peut étendre en achetant une ou plusieurs plaques d’extension.

Les ressources servent à acheter de nouvelles faces de dés et des cartes. Les cartes permettent de scorer des points de victoire ou d’obtenir des pouvoirs (par exemple, celui de relancer un dé lorsque l’on est premier joueur).

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Ce jeu a été un coup de cœur pour toute la table… Nous avons aimé la rapidité des explications et le fait que le jeu soit immédiatement accessible. La mécanique est toute simple, et l’on n’a pas besoin de se référer à la notice toutes les 2 minutes.

Malgré tout, les cartes et le système d’amélioration du dé offrent de multiples possibilités de stratégie…

Je n’entrerai pas dans les détails des règles du jeu, car ce n’est pas ma tasse de thé, mais vraiment je voudrais insister sur l’intérêt de ce jeu !
J’ai vraiment hâte de pouvoir y rejouer pour tester d’autres stratégies, essayer de scorer sur les cartes au lieu de viser directement les points de victoire… J’ai hâte également de voir à quoi ressemblera la version définitive du jeu, les dés et le plateau de ressources…

Nous avons passé un excellent moment à Ludimania, et découvert de bons jeux. J’étais presque déçue de ne pas être venue les deux jours de suite, mais finalement je ne suis pas sûre que j’aurais trouvé de quoi jouer une deuxième journée (quoi que…).

L’ambiance était au top. Le lieu est pratique et sympa. Et on trouvait de quoi amuser tout le monde, des jeux tous simples et rapides aux gros jeux de plusieurs heures. On reviendra, c’est certain ! 🙂

 

 

[Jeu] La Route du Verre

Lors de la dernière réunion de mon club de jeu, j’ai découvert un jeu de plateau intitulé la Route du Verre. Il a été imaginé par le créateur d’Agricola, Uwe Rosenberg. Comme je l’ai beaucoup aimé, j’aimerais vous le présenter.

Je n’entrerai pas dans les détails des règles du jeu, car mon blog est un blog généraliste, et que des règles ultra détaillées sont visibles ici par exemple.

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J’aime beaucoup Agricola, notamment pour des raisons « sentimentales » car c’est le premier jeu un peu complexe que j’ai testé. Autrement dit, c’est LE jeu qui a fait de moi une joueuse ! :-p J’avais donc hâte de découvrir ce jeu d’Uwe Rosenberg !

La Route du verre est un jeu de ressources, doté d’une roue des ressources (enfin, deux en réalité). Chaque joueur a sa double roue, et son plateau de terrains, ainsi qu’un deck de cartes personnages.

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Quatre manches s’enchaînent, au cours desquels les joueurs choisissent leurs personnages et effectuent les actions qui s’y rattachent. Ils peuvent déboiser leur plateau, construire un bosquet, transformer des ressources entre elles, acheter des bâtiments…

Le but est de marquer des points de victoire en produisant du verre et de la brique, et en achetant des tuiles bâtiments.

Ce jeu peut sembler complexe… Il l’est certes. Mais il n’est pas à classer dans les jeux les plus compliqués à prendre en main. Les explications durent 15-20 minutes, et l’on peut tout à fait s’amuser à la première partie.

J’ai trouvé que le déroulement des actions était logique, et que les éléments étaient particulièrement lisibles, notamment les tuiles de bâtiments. Donc je n’ai pas eu à me référer à la règle du jeu en cours de partie.

J’ai aimé le large choix d’action et le fait que les tours de jeu s’enchaînent rapidement. Il n’y a pas de frustration. On joue souvent. Notre tour revient vite et l’on peut jouer pendant le tour d’un autre joueur (je n’entre volontairement pas dans les détails, mais sachez que si l’on a en main la même carte que le joueur dont c’est le tour, on peut jouer pendant son tour, et réduire ses actions – S’il est seul à jouer sa carte, il a 2 actions, sinon une seule).

Le jeu est joli. L’univers est plaisant. Et une partie dure environ 1 h 00 / 1 h 30. Il faut compter 20 minutes par joueur en théorie.

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Voici ce qu’un joueur a devant lui : un plateau terrains, des cartes de personnages, des tuiles bâtiment (sur la droite en réserve, au centre pour l’achat ; et sur le plateau terrain).

Les scores pour nous étaient de 12,5 (la honte pour moi !), 13,5 (mon homme) et 25 !!! Tout cela pour vous dire que l’on ne monte pas à 100 et des bananes comme dans d’autres jeux.

Bref, j’ai beaucoup aimé la route du verre et espère vous avoir donné envie de le découvrir à votre tour !

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[Jeu] Colt Express

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Aujourd’hui je vous propose de changer un petit peu de sujet et de laisser les thés et les livres de côté, pour découvrir un jeu de société.

En effet, je fais partie d’un club de jeux de société, et me rends donc tous les quinze jours dans une salle, pour jouer avec une bande d’amis. C’est l’occasion pour moi de m’amuser avec des classiques comme Citadelle, L’Âge de Pierre ou encore Agricola (non pas le Monopoly ni le Scrabble !), ou de découvrir des nouveautés.

Cette quinzaine, nous n’étions que cinq au club, et globalement tout le monde était un peu sur les rotules. La perspective d’écouter de longues explications et de nous lancer dans un jeu qui durerait des heures n’enchantait pour ainsi dire personne. Alors quand le Président au club nous a présenté Colt Express, en disant que c’était « un petit jeu sympa » cela a fait tilt !

Allons-y pour ce jeu de train, dont une partie moyenne devrait durer environ quarante minutes !

 

Les infos de base

*Pour les joueurs à partir de 10 ans : en effet, il est totalement accessible aux enfants, même s’il demandera probablement un petit temps d’adaptation pour les plus jeunes. Dans notre cas, nous n’étions que des adultes, et je pense qu’un enfant aurait eu du mal à gagner la partie face à nous, car la mécanique de jeu demande quand-même un peu de réflexion… Ceci dit, pas besoin de gagner pour s’amuser !

*Se joue de 2 à 6 personnes.
*Prix entre 25 et 30 €, un prix assez correct je trouve, pour un jeu de ce style… Ce n’est pas un jeu très très complexe et il y a assez peu de matériel, donc un prix plus élevé serait difficilement justifiable à mon sens.

L’histoire

Nous sommes à la fin du XIX siècle, dans l’Ouest américain, et nous incarnons chacun un bandit de grand chemin, spécialisé dans l’attaque de trains !

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Un train en 3D

Un train justement, il y en a un en 3D à construire dans la boîte, à partir de carton. Et on le place au centre de la table. C’est dans ce train que l’on viendra positionner nos figurines respectives, et qu’on l’on mènera nos actions !

Vous vous en doutez, le fait d’avoir un « plateau » de jeu en forme de train ajoute un bon petit côté ludique !

Et on fait quoi ?

Colt Express se joue chacun pour sa peau. Ce n’est pas du tout du tout un jeu collaboratif, au contraire ! Nous avons pour objectif de collecter le plus d’argent possible, et de devenir le bandit le plus riche de l’Ouest ! Tout cela n’est pas évident, car les autres joueurs ne manqueront pas de dégainer leurs colts, ou plus simplement leurs poings… Enfin, comme si cela ne suffisait pas, le shérif veille aussi…

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Ce jeu est original, en ce sens que les joueurs planifient leurs actions pour un tour de jeu, et que l’on réalise ensuite ces mêmes actions, en les déroulant comme un « story board ». C’est à dire ?

Nous pouvons déplacer notre personnage dans les wagons, ou sur le toit du train, donner des coups de poing, tirer avec notre colt, collecter un trésor, ou déplacer le shérif pour faire pincer les « copains » !

Nous choisissons parmi les actions que nous avons sur les cartes de notre main, et nous posons la carte sur une pile commune. Ensuite, le premier joueur déroule les actions (dans l’ordre de leur programmation) et annonce « Belle monte sur les wagons » par exemple, et nous réalisons les actions.

 

Et ça se complique…

Forcément, le fait d’avoir programmé et de ne pas pouvoir modifier le court de l’histoire, fait que l’on a parfois des actions qui tombent dans le vide. Par exemple, si j’avais prévu de donner un coup de poing, mais qu’à l’instant où mon action se déroule, les autres occupants ont déserté le wagon, et que je suis seul, et bien cela ne produit aucun effet…
C’est ici que les joueurs les plus jeunes auront peut-être quelques difficultés, car le fait de programmer les actions vient complexifier la chose. Mais qu’ils se rassurent, j’ai moi-même eu un peu de mal à voir où j’allais, et cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment. Je ne joue pas pour la gagne !
Petite complication également, on ne joue pas avec toutes ses cartes. Au début de chaque tour de jeu, nous sommes amenés à ne garder en main qu’un certain nombre de cartes, et à en défausser d’autres, que nous récupérerons au prochain tour. Il se peut donc que pour un tour nous n’ayons pas l’action qui permet de ramasser un trésor par exemple, ou pas l’action coup de feu… En prime, le deck de carte se retrouve pollué par une carte de balle, à chaque fois qu’un joueur nous tire dessus et nous atteint… On récupère la carte balle, et on l’ajoute à notre main… Grrr !
A noter que parfois, on peut programmer une action de façon secrète. Par exemple, le story board nous indique de jouer l’action côté caché de la carte, ou alors si l’on possède le personnage qui a cette capacité spéciale de jouer sa première action face cachée…
Car en effet, pour rendre le tout encore plus intéressant, chaque joueur est doté d’une capacité spéciale. Et bien-entendu, on ne choisit pas son personnage en début de partie… ce serait trop facile !

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A préciser, ce jeu est joli et je le trouve bien conçu car les cartes sont facilement lisibles. Je n’ai pas eu besoin de me référer à la notice en cours de partie pour me rappeler à quoi correspondaient les pictogrammes. Les illustrations sont sympathiques. C’est plaisant.

Je n’ai pas eu à proprement parler le coup de cœur pour Colt Express, mais j’ai passé un bon moment avec ce jeu. J’ai aimé la prise en main rapide, qui fait que l’on ne passe pas 107 ans à expliquer les règles et à poser des questions.

J’ai apprécié le système de programmation des actions, et la convivialité que cela impliquait. J’ai beaucoup apprécié également les illustrations et l’ambiance générale du jeu. Maintenant, je pense qu’il pourrait être intéressant de refaire quelques parties en essayant de suivre de plus près les actions des uns et des autres, car lors de la première partie j’avais du mal à me rappeler de qui avait programmé quoi ! Même mes propres actions, parfois je ne me souvenais pas bien dans quel ordre je les avais prévues !!
Je ne pense pas que ce soit un jeu auquel on peut jouer éternellement sans se lasser. Mais pour son prix tout à fait abordable, il me semble qu’il offre quand-même de belles heures d’amusement en perspective. Alors oui je le recommanderais, aussi bien pour des ados que pour des adultes, car franchement, c’est un bon petit jeu !