Ludimania, le Festival du Jeu de Dijon

Les jeux de société sont en plein boom ces dernières années. Des festivals sont organisés à droite et à gauche. On peut y découvrir les nouveautés, ou jouer à des jeux déjà connus et reconnus.

Ce week-end nous avons visité Ludimania, à Dijon.


Ce festival est organisé par une association et l’entrée est gratuite !
L’ambiance familiale nous a beaucoup plu. Nous avons aussi apprécié le fait que la buvette soit très correcte en terme de prix. Il est clair que l’association n’en profite absolument pas pour dépouiller les visiteurs ! (Thé, café, infusion 0.50 € – coca, Orangina 1 € – sandwich 3,50 € – menu (sandwich, boisson, crêpe 5,50 €… et l’indispensable gobelet consigné à 1 €).

Le Festival s’organise en 3 espaces :

*la salle principale avec les jeux « grand public » présentés par des animateurs,

*la salle au sous-sol avec les jeux plus complexes, à disposition sans explications de règles,

*l’extérieur, avec les jeux pour les enfants essentiellement, mais aussi les jeux apéro type Dobble.

On trouve aussi des jeux rapides à tester debout, dans les couloirs.

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Nous sommes arrivés le dimanche à l’ouverture (11 h 00), avons pris notre petit badge avec notre prénom, et commencé par faire un tour du Festival, pour repérer les jeux qui nous tentaient le plus.

Finalement, c’est la salle principale qui nous a le plus attirés et nous y avons testé le jeu Edenia, de chez Blackrock.

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Il s’agit d’un jeu de conquête, où chaque joueur possède 3 moutons qu’il doit faire fuir sur une nouvelle planète. Les moutons ont épuisé les ressources de leur planète d’origine et doivent rejoindre Edenia pour survivre… Pour ce faire, ils emprunteront différents types de chemins, rencontreront des planètes sur lesquelles ils pourront planter leur drapeau pour marquer des points de victoire, collecteront des artefacts…

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La carte se construit au fur et à mesure du jeu, par l’ajout de tuiles (à la Tikal).
Edenia est donc un jeu d’exploration, facile et rapide à prendre en main, amusant, et familial.

Une partie nous a duré 45 minutes environ. Nous avons globalement aimé sans avoir pour autant un gros coup de cœur. Cela me semble être un bon jeu pour s’amuser en famille (à partir de 8 ans), avec des non-joueurs ou en seconde partie de soirée.

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Ensuite nous avons découvert Chimère de chez Game Flow. Annoncé pour environ 45 mn de jeu, c’est aussi un « petit » jeu. Le concept est amusant. On crée chacun 4 animaux en assemblant une tête, un tronc et un derrière. Chaque pièce a des caractéristiques. Et on retrouve ces caractéristique au centre de la table, selon les saisons.

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Le but est de former la bête la plus adaptée à chaque saison.

Chaque pièce piochée doit être placée, sur son plateau ou… sur celui des autres !

Tout le monde joue en même temps. Après la première phase de construction, on passe à une seconde, pendant laquelle chaque joueur arrange son plateau, échange ses pièces entre elles.


On compte les points selon les caractéristiques de chaque chimère, pour déterminer quel animal survit le mieux à chaque saison.

Puis vient le concours. Ici on doit élire la chimère la plus mignone/féroce/… Pour cela les joueurs ont droit à un petit argumentaire pour défendre leur bestiole…

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Cette phase a été la moins convaincante. Nous étions d’accord pour dire que ce n’était pas super amusant, et que cette phase tombait un peu comme un cheveu sur la soupe…

Globalement les impressions sur ce jeu ont été mitigées. J’ai été celle qui a préféré ce jeu. J’ai aimé le principe de fabriquer des créatures, et de pourrir le plateau des autres. Mais il faut néanmoins reconnaître que la phase de concours est peu convaincante et que le jeu est un peu fouillis par moment. On s’amuse mais on n’enchaîne pas 3-4 parties !

imageCi-dessus : Pandémie, jeu collaboratif que je connais par ailleurs et vous conseille. 🙂

Après le casse-croute, nous avons testé le prototype de Dice Forge chez Libellud. Il s’agit d’un jeu de « dice building » dont la sortie est prévue pour mai 2017.

Au lieu de construire son jeu de carte, on améliore ici ses dés ! Oui vous avez bien lu ! Le jeu n’est pas encore finalisé mais l’idée sera d’avoir un dé aux faces interchangeables…

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Le dé permet d’obtenir des ressources : sous, rubis, énergie, points de victoire…

On cumule les ressources sur un compteur, que l’on peut étendre en achetant une ou plusieurs plaques d’extension.

Les ressources servent à acheter de nouvelles faces de dés et des cartes. Les cartes permettent de scorer des points de victoire ou d’obtenir des pouvoirs (par exemple, celui de relancer un dé lorsque l’on est premier joueur).

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Ce jeu a été un coup de cœur pour toute la table… Nous avons aimé la rapidité des explications et le fait que le jeu soit immédiatement accessible. La mécanique est toute simple, et l’on n’a pas besoin de se référer à la notice toutes les 2 minutes.

Malgré tout, les cartes et le système d’amélioration du dé offrent de multiples possibilités de stratégie…

Je n’entrerai pas dans les détails des règles du jeu, car ce n’est pas ma tasse de thé, mais vraiment je voudrais insister sur l’intérêt de ce jeu !
J’ai vraiment hâte de pouvoir y rejouer pour tester d’autres stratégies, essayer de scorer sur les cartes au lieu de viser directement les points de victoire… J’ai hâte également de voir à quoi ressemblera la version définitive du jeu, les dés et le plateau de ressources…

Nous avons passé un excellent moment à Ludimania, et découvert de bons jeux. J’étais presque déçue de ne pas être venue les deux jours de suite, mais finalement je ne suis pas sûre que j’aurais trouvé de quoi jouer une deuxième journée (quoi que…).

L’ambiance était au top. Le lieu est pratique et sympa. Et on trouvait de quoi amuser tout le monde, des jeux tous simples et rapides aux gros jeux de plusieurs heures. On reviendra, c’est certain ! 🙂

 

 

Je suis un nain et je vis dans une caverne… CAVERNA [Board Game]

Mais qu’est-ce qu’elle nous chante aujourd’hui Anaverbania ?

Ne vous inquiétez pas, le soleil ne m’a pas tapé sur la tête. Je vais bien.

Non, en fait, je m’apprête simplement à vous présenter CAVERNA, un jeu de plateau pour 1 à 7 joueurs, sorti de l’imagination féconde d’Uwe Rosenberg ! Ce nom vous dit quelque chose ? Normal, on lui doit aussi Agricola et la Route du Verre, pour ne citer que ces deux là.

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Caverna, c’est un gros jeu, dans tous les sens du terme. En version française, il est édité par Filosofia et vaut dans les 65 €.

La boîte est assez grande, et surtout elle est bien bien remplie. On parle de 4 kilos de matériel ! Prévoyez de sortir la table à rallonges et les petits récipients pour stocker les meeples !

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Avant de se lancer dans une partie tête baissée, il faut s’assurer d’avoir du temps devant soi, puisque l’on prévoit 30 minutes par joueur, mais surtout… une longue étape de présentation des règles (24 pages de règles à se farcir pour le(s) plus motivé(s) !

Ceci dit, si vous connaissez déjà Agricola, certains mécanismes sont identiques, et vous devriez gagner du temps sur les explications de règles. Pour notre petit groupe, et bien que je n’ai pas joué à Agricola depuis 5 ans environ, nous avons bouclé la soirée, explications incluses, à 4 joueurs, en 3 h 30 !

Je vais dans cette chronique, beaucoup faire référence à Agricola, car les deux jeux sont assez proches. On retrouve le principe de l’agriculture, de l’élevage, et de l’amélioration de l’habitat de nos petits personnages…

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Dans les grandes lignes…

Dans Caverna, nous incarnons des nains qui vivent dans leurs cavernes, et doivent creuser grottes et tunnels, pour collecter des ressources.

Rubis, minerai, il y a de quoi faire, en plus des habituels blés/légumes/bois/boeufs (…) (que l’on avait déjà dans Agricola). En plus des ressources à collecter, des animaux à faire se reproduire, des récoltes, chaque nain doit veiller à aménager sa caverne, pour pouvoir agrandir sa famille. Je vous rappelle que COMME DANS AGRICOLA (encore une fois) un pion donne droit à une action, donc plus on a de pions, plus on joue ! Mais attention… il faudra penser à les nourrir !

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Voici un « petit » aperçu des aménagements proposés, qui sont finalement autant de stratégies de jeu !

Simple Caverna ? Non. Mais c’est ça qui est bien…

Caverna c’est un jeu plein d’interactivité, qui fait appel à la réflexion, au côté tactique de chacun. Il y a beaucoup de tuiles d’aménagement au centre de la table, qui permettent de scorer, et peuvent former des synergies entre elles. Par exemple, j’avais pour ma part acheté une tuile qui me donnait droit à une pierre supplémentaire à chaque début de tour. Puis, ayant amassé énormément de pierres, j’ai acheté une tuile qui convertissait chaque pierre en point de victoire ! Cela m’a permis de faire 21 points rien que sur la pierre…

Comme pour Agricola, il faut se diversifier un minimum, car si l’on laisse son terrain avec des cases vides, on score en négatif en fin de partie. S’il nous manque certaines ressources (un boeuf par exemple) on prend -1 au moment du décompte…

Caverna est un jeu de ressources certes, mais pas uniquement. C’est un jeu de réflexion, ultra complexe, mais avec des mécanismes logiques, relativement rapides à assimiler. Je ne le conseillerais pas à des joueurs débutants, pour sa complexité qui peut rebuter. Mais pour des gens qui ont l’habitude de jouer à des jeux de plateau un peu originaux (autres que le Monopoly donc), il est tout à fait accessible.

Le prix peut sembler très élevé, mais il faut bien voir que nous sommes face à un jeu complexe, qui offre une infinité de tactiques, et donc une rejouabilité très très grande. Autrement dit, on peut jouer et rejouer à Caverna sans se lasser, et donc rentabiliser son achat !

Connaissez-vous Caverna ?

Agricola ?

Aimez-vous jouer entre amis ou en famille ? Dites-moi tout !! 🙂

Soirée jeu à Orléans

Non, je n’ai pas pris la voiture pour aller jouer à Orléans… Cela aurait été un peu long de faire la route un vendredi soir, « juste » pour une partie de jeu de société. C’est Orléans qui est venue à moi, dans une belle boîte cartonnée…

En effet, comme Troyes, Carcassone ou encore Thèbes, Orléans a son propre jeu, un jeu de plateau édité par dlp Games, et conçu par Reiner Stockhausen. Il est sorti en 2014 et coûte en moyenne une cinquantaine d’euros.

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2 à 4 joueurs peuvent s’installer autour du plateau de jeu, à partir de 12 ans nous dit-on…

Ceci dit, je préciserais que nous sommes en présence d’un jeu moyennement compliqué, et qu’il me semble un peu audacieux de sortir ce jeu pour un public qui n’a pas l’habitude de jouer. Certes on trouve plus compliqué comme jeu, mais aussi plus facile ! A partir de douze ans, peut-être, mais alors pour des enfants qui ont l’habitude de jouer à des jeux complexes, et d’écouter des explications de règles.

Pour ce qui est de la durée moyenne de la partie, il faut prévoir environ 90 minutes. Nous avons mis plus longtemps car il s’agissait de notre première partie ; environ deux heures, ce qui reste fort correct (nous jouons le vendredi soir et je n’aime pas finir à moitié endormie sur le plateau de jeu !!).

En quoi consiste ce jeu ? Nous incarnons chacun un notable, qui doit utiliser les services de différents artisans, pour accroître sa renommée.

Les actions sont nombreuses, et il existe différentes stratégies de jeu. J’aime beaucoup ce type de jeu, car il n’y a pas vraiment de partie type. Ici, on peut choisir par exemple de se lancer dans la collecte des biens sur le plateau central, ou plutôt de jouer avec les cartes de bâtiments.

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Sur le plateau central, commun à tous les joueurs, on se déplace en exécutant les actions « charrette » ou « bateau », et on collecte des biens : fromage, vin, céréales… Les biens deviennent des points de victoire en fin de partie.

On peut effectuer différentes actions, selon les artisans dont nous disposons. Et il est possible (et hautement recommandé) d’obtenir de nouveaux artisans. Un système de sachet et de pioche permet de mobiliser différents artisans de son stock à chaque tour de jeu, et introduit une belle petite dose de hasard. Par exemple, j’avais prévu de construire une ferme, avec un jeton bleu et un marron (regardez l’illustration ci-dessous) mais je n’ai pioché aucun jeton bleu… Grrr !

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Au départ, les explications de règles ont duré entre dix et quinze minutes, et je ne voyais pas forcément bien où j’allais. Je jouais au petit bonheur la chance, pour jouer… et puis rapidement j’ai commencé à comprendre la mécanique du jeu, et même s’il me semble compliqué d’avoir une stratégie dès la première partie, et de bien saisir toutes les ficelles du jeu, je me suis amusée. J’ai perdu lamentablement, mais j’ai passé un excellent moment ! C’est un jeu auquel il me faudra rejouer sans trop tarder, pendant que j’ai encore bien les règles en mémoire !!

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Comme d’habitude, je ne vous détaille pas toutes les règles et le déroulement précis du jeu. Des règles détaillées existent sur des sites spécialisés, et ce serait à mon sens inutile de refaire ce qui a déjà été très bien fait.

Mon objectif est simplement de vous présenter le jeu dans ses grandes lignes, et de vous donner envie de le découvrir par vous-même !

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Ici j’ai activé mon bâtiment « tailleur » en déposant deux jetons de personnages sur les emplacements : un moine (sorte de bonus, qui remplace n’importe quel personnage) et un seigneur). Je vais donc collecter un tissu, qui me rapporte des points de victoire…

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Ici, j’ai utilisé deux jetons de personnages pour créer une Ferme. Et j’ai encore un Seigneur en stock…

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Les jetons de personnages peuvent aussi servir à réaliser des actions en commun avec d’autres joueurs. On « sacrifie » un jeton de personnage pour qu’il participe à l’élection du pape (je parle de « sacrifice » car le jeton est perdu, et ne reviendra pas dans le sachet du joueur), ou à la construction des fortifications par exemple.

Pour l’élection du pape (regardez l’image), chaque jeton dédié à cette action rapporte 3 pièces. Et une fois que les trois emplacements sont remplis, le dernier joueur à avoir placé un jeton remporte un bonus… Le tout est d’arriver à placer son jeton en dernier et croyez-moi… ce n’est pas toujours évident !!

Vu comme cela, Orléans peut sembler bien compliqué. Vous dire qu’il ne l’est pas un petit peu serait mentir. Mais franchement, si vous aimez les jeux de plateau, celui-ci ne peut que vous plaire. Il est logique, donc on comprend rapidement son fonctionnement. Et en plus, il est joliment illustré, ce qui rajoute au plaisir d’y jouer !

J’adore les jeux qui se déroulent au Moyen-Âge, les jeux avec une carte géographique, les jeux avec des ressources. Je ne peux qu’adorer Orléans ! Les autres joueurs de ma table ont également été séduits. Alors je ne vois aucune raison de ne pas recommander vivement ce jeu !

 

[Jeu] La Route du Verre

Lors de la dernière réunion de mon club de jeu, j’ai découvert un jeu de plateau intitulé la Route du Verre. Il a été imaginé par le créateur d’Agricola, Uwe Rosenberg. Comme je l’ai beaucoup aimé, j’aimerais vous le présenter.

Je n’entrerai pas dans les détails des règles du jeu, car mon blog est un blog généraliste, et que des règles ultra détaillées sont visibles ici par exemple.

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J’aime beaucoup Agricola, notamment pour des raisons « sentimentales » car c’est le premier jeu un peu complexe que j’ai testé. Autrement dit, c’est LE jeu qui a fait de moi une joueuse ! :-p J’avais donc hâte de découvrir ce jeu d’Uwe Rosenberg !

La Route du verre est un jeu de ressources, doté d’une roue des ressources (enfin, deux en réalité). Chaque joueur a sa double roue, et son plateau de terrains, ainsi qu’un deck de cartes personnages.

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Quatre manches s’enchaînent, au cours desquels les joueurs choisissent leurs personnages et effectuent les actions qui s’y rattachent. Ils peuvent déboiser leur plateau, construire un bosquet, transformer des ressources entre elles, acheter des bâtiments…

Le but est de marquer des points de victoire en produisant du verre et de la brique, et en achetant des tuiles bâtiments.

Ce jeu peut sembler complexe… Il l’est certes. Mais il n’est pas à classer dans les jeux les plus compliqués à prendre en main. Les explications durent 15-20 minutes, et l’on peut tout à fait s’amuser à la première partie.

J’ai trouvé que le déroulement des actions était logique, et que les éléments étaient particulièrement lisibles, notamment les tuiles de bâtiments. Donc je n’ai pas eu à me référer à la règle du jeu en cours de partie.

J’ai aimé le large choix d’action et le fait que les tours de jeu s’enchaînent rapidement. Il n’y a pas de frustration. On joue souvent. Notre tour revient vite et l’on peut jouer pendant le tour d’un autre joueur (je n’entre volontairement pas dans les détails, mais sachez que si l’on a en main la même carte que le joueur dont c’est le tour, on peut jouer pendant son tour, et réduire ses actions – S’il est seul à jouer sa carte, il a 2 actions, sinon une seule).

Le jeu est joli. L’univers est plaisant. Et une partie dure environ 1 h 00 / 1 h 30. Il faut compter 20 minutes par joueur en théorie.

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Voici ce qu’un joueur a devant lui : un plateau terrains, des cartes de personnages, des tuiles bâtiment (sur la droite en réserve, au centre pour l’achat ; et sur le plateau terrain).

Les scores pour nous étaient de 12,5 (la honte pour moi !), 13,5 (mon homme) et 25 !!! Tout cela pour vous dire que l’on ne monte pas à 100 et des bananes comme dans d’autres jeux.

Bref, j’ai beaucoup aimé la route du verre et espère vous avoir donné envie de le découvrir à votre tour !

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[Jeu] Colt Express

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Aujourd’hui je vous propose de changer un petit peu de sujet et de laisser les thés et les livres de côté, pour découvrir un jeu de société.

En effet, je fais partie d’un club de jeux de société, et me rends donc tous les quinze jours dans une salle, pour jouer avec une bande d’amis. C’est l’occasion pour moi de m’amuser avec des classiques comme Citadelle, L’Âge de Pierre ou encore Agricola (non pas le Monopoly ni le Scrabble !), ou de découvrir des nouveautés.

Cette quinzaine, nous n’étions que cinq au club, et globalement tout le monde était un peu sur les rotules. La perspective d’écouter de longues explications et de nous lancer dans un jeu qui durerait des heures n’enchantait pour ainsi dire personne. Alors quand le Président au club nous a présenté Colt Express, en disant que c’était « un petit jeu sympa » cela a fait tilt !

Allons-y pour ce jeu de train, dont une partie moyenne devrait durer environ quarante minutes !

 

Les infos de base

*Pour les joueurs à partir de 10 ans : en effet, il est totalement accessible aux enfants, même s’il demandera probablement un petit temps d’adaptation pour les plus jeunes. Dans notre cas, nous n’étions que des adultes, et je pense qu’un enfant aurait eu du mal à gagner la partie face à nous, car la mécanique de jeu demande quand-même un peu de réflexion… Ceci dit, pas besoin de gagner pour s’amuser !

*Se joue de 2 à 6 personnes.
*Prix entre 25 et 30 €, un prix assez correct je trouve, pour un jeu de ce style… Ce n’est pas un jeu très très complexe et il y a assez peu de matériel, donc un prix plus élevé serait difficilement justifiable à mon sens.

L’histoire

Nous sommes à la fin du XIX siècle, dans l’Ouest américain, et nous incarnons chacun un bandit de grand chemin, spécialisé dans l’attaque de trains !

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Un train en 3D

Un train justement, il y en a un en 3D à construire dans la boîte, à partir de carton. Et on le place au centre de la table. C’est dans ce train que l’on viendra positionner nos figurines respectives, et qu’on l’on mènera nos actions !

Vous vous en doutez, le fait d’avoir un « plateau » de jeu en forme de train ajoute un bon petit côté ludique !

Et on fait quoi ?

Colt Express se joue chacun pour sa peau. Ce n’est pas du tout du tout un jeu collaboratif, au contraire ! Nous avons pour objectif de collecter le plus d’argent possible, et de devenir le bandit le plus riche de l’Ouest ! Tout cela n’est pas évident, car les autres joueurs ne manqueront pas de dégainer leurs colts, ou plus simplement leurs poings… Enfin, comme si cela ne suffisait pas, le shérif veille aussi…

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Ce jeu est original, en ce sens que les joueurs planifient leurs actions pour un tour de jeu, et que l’on réalise ensuite ces mêmes actions, en les déroulant comme un « story board ». C’est à dire ?

Nous pouvons déplacer notre personnage dans les wagons, ou sur le toit du train, donner des coups de poing, tirer avec notre colt, collecter un trésor, ou déplacer le shérif pour faire pincer les « copains » !

Nous choisissons parmi les actions que nous avons sur les cartes de notre main, et nous posons la carte sur une pile commune. Ensuite, le premier joueur déroule les actions (dans l’ordre de leur programmation) et annonce « Belle monte sur les wagons » par exemple, et nous réalisons les actions.

 

Et ça se complique…

Forcément, le fait d’avoir programmé et de ne pas pouvoir modifier le court de l’histoire, fait que l’on a parfois des actions qui tombent dans le vide. Par exemple, si j’avais prévu de donner un coup de poing, mais qu’à l’instant où mon action se déroule, les autres occupants ont déserté le wagon, et que je suis seul, et bien cela ne produit aucun effet…
C’est ici que les joueurs les plus jeunes auront peut-être quelques difficultés, car le fait de programmer les actions vient complexifier la chose. Mais qu’ils se rassurent, j’ai moi-même eu un peu de mal à voir où j’allais, et cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment. Je ne joue pas pour la gagne !
Petite complication également, on ne joue pas avec toutes ses cartes. Au début de chaque tour de jeu, nous sommes amenés à ne garder en main qu’un certain nombre de cartes, et à en défausser d’autres, que nous récupérerons au prochain tour. Il se peut donc que pour un tour nous n’ayons pas l’action qui permet de ramasser un trésor par exemple, ou pas l’action coup de feu… En prime, le deck de carte se retrouve pollué par une carte de balle, à chaque fois qu’un joueur nous tire dessus et nous atteint… On récupère la carte balle, et on l’ajoute à notre main… Grrr !
A noter que parfois, on peut programmer une action de façon secrète. Par exemple, le story board nous indique de jouer l’action côté caché de la carte, ou alors si l’on possède le personnage qui a cette capacité spéciale de jouer sa première action face cachée…
Car en effet, pour rendre le tout encore plus intéressant, chaque joueur est doté d’une capacité spéciale. Et bien-entendu, on ne choisit pas son personnage en début de partie… ce serait trop facile !

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A préciser, ce jeu est joli et je le trouve bien conçu car les cartes sont facilement lisibles. Je n’ai pas eu besoin de me référer à la notice en cours de partie pour me rappeler à quoi correspondaient les pictogrammes. Les illustrations sont sympathiques. C’est plaisant.

Je n’ai pas eu à proprement parler le coup de cœur pour Colt Express, mais j’ai passé un bon moment avec ce jeu. J’ai aimé la prise en main rapide, qui fait que l’on ne passe pas 107 ans à expliquer les règles et à poser des questions.

J’ai apprécié le système de programmation des actions, et la convivialité que cela impliquait. J’ai beaucoup apprécié également les illustrations et l’ambiance générale du jeu. Maintenant, je pense qu’il pourrait être intéressant de refaire quelques parties en essayant de suivre de plus près les actions des uns et des autres, car lors de la première partie j’avais du mal à me rappeler de qui avait programmé quoi ! Même mes propres actions, parfois je ne me souvenais pas bien dans quel ordre je les avais prévues !!
Je ne pense pas que ce soit un jeu auquel on peut jouer éternellement sans se lasser. Mais pour son prix tout à fait abordable, il me semble qu’il offre quand-même de belles heures d’amusement en perspective. Alors oui je le recommanderais, aussi bien pour des ados que pour des adultes, car franchement, c’est un bon petit jeu !