Dear Lily

An absolutely charming, emotional novel about learning to love and taking chances

 

Voici comment est présenté le livre dont je vais vous parler…

Ce roman de Drew Davis nous emmène au Danemark, dans la valise de Joy, une trentenaire britannique qui a décidé de partir tenter sa chance à l’étranger.

Alors qu’elle essaye de lutter contre ses larmes dans l’avion qui l’emmène vers sa nouvelle vie, la jeune femme s’adresse à sa petite sœur, Lily alias Lil. Elle lui raconte ce qu’elle ressent, sa grande peur face à tout ce qui l’attend dans ce nouveau pays dont elle ne parle absolument pas la langue.

J’ai adoré suivre les aventures de Joy. Le fait qu’elle arrive en terre totalement inconnue et doive s’intégrer dans son nouveau travail, se faire des amis, est vraiment passionnant. La narratrice est très attachante, et forcément je me suis identifiée.
J’ai aimé débarquer moi-aussi au Danemark, faire la connaissance de Minette la chatte de l’AirBnB, assister aux cours de langue, et découvrir la tradition des cakes à partager au bureau. J’ai adoré me faire de nouveaux amis, à travers Joy.
Ce livre est un vrai petit bonbon, qui sous des aspects légers, aborde de vrais sujets. On parle beaucoup de sortir de sa zone de confort, une expression utilisée à tort et à travers si vous voulez mon avis (de toute façon je vous le donne). Et bien ici je pense que c’est le thème principal. Car Joy a osé se lancer vers l’inconnu, et tenter l’expérience de partir à l’étranger pour voir… Elle n’a pas une âme d’aventurière, et panique

Ce livre se lit très bien, et même si tout n’est pas toujours rose dans la vie de Joy, il nous fait passer par toute une gamme d’émotions, pour nous laisser le sourire aux lèvres…
A lire, absolument !

La toile de l’araignée – Aurélie Poignon

Je vous parle aujourd’hui d’une autobiographie, que j’ai trouvée dans la boutique kindle. Ce livre existe aussi en version brochée.

Il est paru en 2017 et se lit très vite puisqu’il n’a que 87 pages. C’est vraiment court. Je pensais le lire en une seule fois, mais finalement je lui ai consacré deux soirées.

Le thème des troubles du comportement alimentaires et de l’anorexie plus particulièrement, m’intéresse. J’ai déjà lu pas mal de livres sur le sujet (vous trouverez les articles correspondant sur mon blog). J’ai déjà lu une bonne quantité de témoignages sur le sujet.

Ici, je dois dire que j’ai été déçue. Le récit est truffé de fautes d’orthographe, de tournures incorrecte ou lourdes, qui rendent la lecture chaotique. J’avais lu les avis sur la boutique Kindle et ce défaut était mentionné plusieurs fois. Mais je pensais pouvoir passer outre la forme, pour goûter le fond de l’histoire. Et bien… je me trompais.

Mon calvaire a débuté le Lundi 22 novembre 1999. La veille, avant que le sommeil ne m’emporte, j’avais longuement réfléchi à ce qu’était ma vie.

Le tableau n’était pas très gai, d’autant plus que je redoublais ma troisième.

L’auteure offre un récit linéaire, avec force de dates qui n’ont pas forcément une grande utilité. Cela donne un récit saccadé. Je pense qu’elle a voulu être la plus factuelle possible.

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À venir, sur mon blog. #lecture

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Il n’est pas agréable de devoir critiquer négativement un récit aussi personnel. L’auteure a vécu des moments difficiles, qu’elle souhaite partager avec les lecteurs, probablement pour aider les gens qui pourraient traverser des épreuves similaires. Difficile alors de reprocher une écriture pas assez élaborée. Mais tout de même… il faut le dire, l’écriture n’est pas vraiment agréable. J’ai peiné à vraiment me plonger dans l’histoire.

J’ai trouvé que globalement le livre donnait un aperçu de la maladie, et de ce qu’elle induisait dans l’esprit d’un malade. On perçoit bien les contradictions entre l’obsession de toujours perdre du poids, et l’envie d’aller de l’avant, de s’en sortir.

Toutefois, il laisse de côté des aspects essentiels. L’auteure parle de son obsession de maigrir, des pensées qui tournent uniquement autour de l’alimentation. Elle évoque les vives tensions que sa maladie engendre dans sa famille. Mais elle évoque très peu son ressenti physique par exemple.

Je suis restée avec mes interrogations. L’auteure s’estime t’elle sortie d’affaire ? Apparemment non. C’est peut-être ce qui m’a le plus gênée en fin de lecture. Je suis restée avec un sentiment d’inachevé.

A un moment donné, elle parle de sa tentative de suicide et raconte comment elle a lâché le morceau et avoué à une camarade de classe qu’elle avait pris des cachets avant de venir en cours :

« Et là j’ai fait une grosse bêtise car je lui ai répondu ceci  » « Si, j’ai 60 médicaments dans mon ventre. » Logiquement, avec le recul ce n’était pas une grosse bêtise, car sa confession a fait qu’elle a la vie sauve aujourd’hui.

J’ai eu le sentiment dérangeant de lire le témoignage d’une anorexique qui était bien loin d’être sortir d’affaire, et n’avait aucun recul sur la maladie.

Cette lecture ne restera pas vraiment dans ma mémoire. Beaucoup de choses sont laissées en suspend. Et j’ai été gênée de ressentir que la narratrice vivait avec sa maladie sans vraiment chercher à s’en éloigner.

Ce n’est que mon avis, très personnel…

L’accident de l’A35 – Graeme Macrae Burnet

J’ai choisi ce livre dans le catalogue Netgalley, car je suis friande de bons thrillers plein de suspens et pas trop sanglants.

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Ici, tout débute par une macabre découverte, celle d’un homme qui s’est crashé sur l’autoroute. L’individu semble être mort sur le coup. Son véhicule est visiblement le seul impliqué. Mais quelque chose ne colle pas trop, et comme la veuve est plutôt jolie (et qu’elle semble peu affectée par la mort de son époux)… Gorsky va mener l’enquête.

Ne vous attendez pas à un thriller à l’américaine. Nous sommes à Saint-Louis, et l’enquête ne nous mènera pas en dehors des frontières alsaciennes ! L’histoire est assez simple, mais l’auteur sait planter le décors, et créer une ambiance particulière en distillant quelques infos croustillantes sur chacun de ses personnages.

Il y a Gorsky, le flic alcoolique dont la femme a quitté la maison. Il y a la charmante veuve de la victime, et son fils ado un peu spécial… Tout ce gentil monde évolue dans un décor des plus banals, entre petites rues alsaciennes et bars de quartier…

Finalement, tout le monde semble enfermé dans des existences sans grand intérêt, Gorsky le premier. Aucun personnage n’attire vraiment la sympathie, mais j’ai eu envie de savoir malgré tout, de connaître le pourquoi de cet accident. Et j’ai beaucoup apprécié le dénouement, qui s’il n’est pas dingue, m’a tout de même surprise !

L’ami – Sigrid Nuñez

Je ne connaissais pas du tout l’auteur Sigrid Nunez. C’est le titre de son livre, associé à la couverture qui montrait un gros chien, qui a attisé ma curiosité.

L’Ami, c’est son titre, a reçu le National Book Award 2018. La version française est parue chez Stock.

 

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Dans ce roman de 288 pages, la narratrice raconte à la troisième personne, la perte toute récente de son meilleur ami écrivain. Celui-ci s’est suicidé, laissant derrière lui un grand chien, dont son épouse ne souhaite pas s’occuper.

« – Je vais te dire pourquoi j’ai tenu à te parler.

À ces mots, pour une raison mystérieuse, mon coeur se met à battre dans ma poitrine.
– C’est au sujet du chien.
– Du chien ?
– Oui, je voulais savoir si tu serais d’accord pour le prendre. »

C’est la narratrice qui hérite du chien. Et l’on pourrait penser qu’accueillir un gros toutou dans son appartement new-yorkais serait un casse-tête, pour cette femme qui préfère les chats.

Mais très vite, on s’aperçoit que l’arrivée du chien est en fait largement bénéfique.

Le roman commence par une présentation de l’auteur décédé, vu à travers les yeux de son amie ; une amie qui aurait pu être plus qu’une amie d’ailleurs… Il aborde le thème du deuil, de l’amitié, et celui de l’écriture et du monde des écrivains. Nous naviguons entre le quotidien de la narratrice, et ses souvenirs, mais la lecture reste très fluide.

C’est un joli livre, plein de délicatesse, où l’ami n’est finalement pas toujours celui que l’on imaginait…

L’enfer est pavé de bonnes intentions

 

J’ai remporté mon exemplaire de ce livre grâce à un concours Twitter. J’étais ravie de recevoir un joli livre à la couverture jaune pétante.

Dans L’Enfer est pavé de Bonnes Intentions, nous retrouvons Emily, l’ancienne Assistante de Miranda Priesley, du Diable s’Habille en Prada. Emily est devenue spécialiste des relations publiques, et gère notamment l’image de célébrités.
Elle est régulièrement appelée à la rescousse quand une star fait une grosse boulette, à l’image de ce chanteur qui a jugé de bon goût de s’afficher avec un déguisement de nazi.
Dernièrement, Emily est un peu contrariée, car elle a perdu des dossiers, au profit d’une concurrente plus jeune, coqueluche des réseaux sociaux. Mais notre business woman aux dents longues est loin d’avoir dit son dernier mot…
Ce bouquin est très facile à lire, et la seule petite difficulté qui pourrait s’opposer au lecteur distrait, reste le nombre de personnages. Mais bon, honnêtement ce n’est pas insurmontable ! Il y a la fameuse Emily, sa copine Miriam la copine de la copine, Karolina. Autour des trois femmes, gravitent maris et connaissances, dans un univers à la Desperate Housewives, où pas un brin d’herbe ne dépasse.
J’ai adoré le ton grinçant d’Emily. Ce personnage est une typique pouf, que l’on adore détester. Carriériste, ultra sapée, et méga snob, elle n’en reste pas moins attachante.
L’action se déroule majoritairement en banlieue, où Miriam a élu domicile, après avoir renoncé à sa carrière d’avocate à New-York. Tout n’est qu’apparences et fric. Mais on gratte le vernis avec délice, pour découvrir toutes les petites surprises cachées derrière…
Ce bouquin n’est pas un prix Goncourt. Il ne restera probablement pas dans votre mémoire. Mais quel délice de le retrouver pendant ma pause du midi, ou le soir après une journée intense au bureau, pour se relaxer les neurones ! C’est rigolo, léger mais pas dépourvu de rebondissements. Bref, une bonne comédie bien réussie !

Je vis très bien ma rupture – mais mon chat est inconsolable par Alessia d’Alba

J’ai demandé à recevoir ma copie numérique depuis Netgalley, car le résumé me tentait bien. Une histoire de rupture amoureuse, vécue du côté masculin, c’était original. Et rien que dans les quelques lignes de résumé, on percevait une bonne dose d’humour…

C’est vrai cela, à bien y réfléchir, je ne crois vraiment pas avoir jamais lu un livre comique sur la rupture sentimentale, côté homme. Et vous ?
Bref.

Je me suis lancée dans la lecture sans regarder le nombre de pages, et ai été surprise de terminer le livre très très rapidement. C’est en voyant qu’il ne me restait que dix minutes de lecture, que j’ai compris que ce livre n’était pas un roman, mais une nouvelle. 
Et j’ai été un poil déçue, car j’aurais bien passé un peu plus de temps avec Eugène et Fabio !
Commençons par le début.
Eugène vit avec Fabio, son ancien voisin. Il occupe le canapé, dans un petit appart parisien de 30 m². Avant cela, chacun vivait avec sa copine, mais depuis qu’ils se sont fait lourder, ils se sont installés en collocation, avec un troisième mâle : le chat Boris.
Eugène s’est mis à la natation, Fabio a continué le tango. Parallèlement à ces activités, ils ont fait intervenir une comportementaliste un peu bizarre, pour tenter d’apaiser les rapports entre le chat Boris et Eugène.
Cette nouvelle est un petit bijou de bonne humeur, qui se lit très facilement. J’avais en permanence le sourire aux lèvres. L’histoire est amusante, pleine de petites situations comiques.
Les personnages sont attachants, et le trait n’est pas trop forcé, ce qui fait que l’on prend plaisir à lire ce bouquin car on s’attache réellement aux personnages.
Cette nouvelle sera parfaite à savourer cet été, sur la plage ou non, que vous soyez un lecteur acharné ou que vous ne lisiez que quelques pages par an ! En plus, pas besoin de tergiverser bien longtemps… l’e-book ne coûte que 1.99 € !

Boris Vian – L’Arrache Coeur

Parmi mes romans favoris, il y a L’Ecume des Jours de Boris Vian. Ce livre, je l’ai ouvert lorsque j’étais ado, un peu par hasard, car je l’avais trouvé dans la bibliothèque de mes parents et que le résumé au dos m’avait intriguée. Depuis je l’ai relu plusieurs fois, et ai vu le film avec Audrey Tautou et Omar Sy.

J’ai voulu continuer à découvrir les romans de Boris Vian, et ai ouvert cette fois, l’Arrache Coeur, son dernier roman, paru en 1953. Ce roman aurait dû être le premier d’une trilogie, mais son manque de succès en librairie a incité l’artiste à abandonner l’écriture.

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Jacquemort est Psychiatre. Au début du livre, il arrive dans un village, et fait la connaissance de Clémentine et son époux Angel. Clémentine est en train d’accoucher, et Jacquemort va l’aider, assisté de la bonne Culblanc. 

Petit à petit, les personnages nous sont présentés. Nous découvrons qu’Angel était enfermé par Clémentine, qui vivait très mal sa grossesse. Une fois les enfants nés, car Clémentine attendait des trumeaux, Angel est libéré, mais ne rejoint pas la couche matrimoniale pour autant.

Jacquemort explique qu’il est une âme vide, et cherche à se remplir en analysant les gens et leurs pensées. Il commence par s’essayer à l’analyse de Culblanc, mais cela finit toujours très rapidement de la même façon ; en levrette…

Le Psychiatre découvre les mœurs violentes du village. Il y a la foire aux vieux, un rassemblement hebdomadaire, au cours duquel des anciens sont vendus aux enchères, moqués et violentés. Au village, tout le monde se met des pains, sans que cela ne choque personne. Les apprentis sont exploités jusqu’à la mort.

Mais la société est bien organisée, puisque la Gloïre, un vieil homme, vogue sur les eaux et pêche avec les dents les pourritures jetées par ses concitoyens…

Je ne vous en raconte pas plus. Le roman dépeint raconte essentiellement l’obsession grandissante de Clémentine pour ses trois enfants. Il décrit également les mœurs du village, et l’évolution des triplés (en fait ce sont des jumeaux et un « isolé »).

J’ai beaucoup aimé ce livre, car il est typique de la plume de Boris Vian, à la fois fantaisiste, absurde, et poétique. J’ai préféré le début, avec la découverte du village et des pratiques surprenantes des villageois. Ensuite, j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs pour nous présenter l’obsession de Clémentine, et j’ai été moins passionnée par ma lecture. Mais cela ne m’a pas empêchée de dévorer ce roman, et d’en garder un excellent souvenir !