Disparus sans Laisser d’Adresse – Patricia Fagué

Disparus sans laisser d’adresse est un livre paru aux éditions l’Opportun, le 11 mai 2017. Son auteur, Patricia Fagué, y a consigné différentes histoires ayant un thème commun, celui de la disparition.

En effet, Patricia Fagué est Journaliste, et s’est spécialisée dans les enquêtes sur les personnes disparues. Alors toute jeune Journaliste, elle a travaillé pour l’émission culte Perdus de Vue (1990-1997), avant d’intervenir ponctuellement dans d’autres émissions, et de mener des enquêtes par elle-mêmes, pour aider des proches de personnes disparues.

Patricia Fagué explique s’être toujours passionnée pour les recherches familiales. Elle n’est pas détective privé, et ne s’intéresse pas aux disparitions inquiétantes, qu’elle laisse à la Police. Elle souhaite aider les proches d’une personne disparue à retrouver un être cher, ou encore à combler ce qu’elle appelle un « trou généalogique ».

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Dans son ouvrage, elle aborde quarante cas de disparitions volontaires, parfois touchantes, parfois incroyables… Elle nous décrit comment elle a procédé pour retrouver la traces des personnes disparues.

Ce livre, je l’ai gagné à un jeu concours organisé par mon émission de radio favorite : La Curiosité, présentée par Sidonie Bonnec et Thomas Hugues sur RTL.

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2 #livres gagnés grâce à #Rtl 🙂

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J’avais hâte de lire cet ouvrage, et ai même laissé de côté mon roman en cours (pourtant très plaisant) pour l’entamer en priorité ! J’ai lu les quelques 250 pages en trois soirées.

Mais je dois être honnête, mon enthousiasme est un peu retombé, et ce dès les premières pages… Certes les histoires sont intéressantes, mais souvent j’ai eu besoin de revenir en arrière, pour bien comprendre qui était qui…

Il n’est pas rare que les histoires (pourtant courtes) rapportées par Patricia Fagué impliquent de nombreux personnages, aux liens familiaux parfois tarabiscotés. Chacun est appelé par ses nom et prénom, et cela finit par être compliqué.

J’ai retrouvé un peu l’ambiance des histoires de Pierre Bellemare, que je lisais fut un temps, mais en plus fouillis. Cela ne me fait pas plaisir de vous écrire cela, car je voulais réellement dire du bien de ce livre, mais je dois être honnête… il manquait quelque chose pour que ma lecture soit réellement passionnante.

Dommage.

Toutefois, à refaire je relirais ce livre, car j’ai appris différentes choses autour du thème des disparitions, des naissances sous X, des recherches généalogiques en France et à l’étranger. Et le tout était très intéressant.

Si le sujet vous attire suffisamment pour que vous vous sentiez de faire fi du défaut que je vous ai exposé plus haut, alors lancez-vous !

Pour plus d’informations, vous pouvez aussi visiter le site de Patricia Fagué : http://personnedisparue.com/

 

 

 

La Tentazione di essere felice – Lorenzo Marone

C’est sur le blog de Popcorn&Gibberish que j’ai découvert ce livre… Elle nous présentait ce roman en disant qu’il l’avait faite « pass[er] par toutes phases d’émotions ». Et cela, j’adore ! Seule la fin l’avait quelque peu désappointée, mais cela ne m’a pas refroidie, car ce roman avait l’énorme avantage de situer son action en Italie. Et moi je suis mordue d’Italie !

Donc j’ai décidé que je lirais La Tentation d’être Heureux… Sauf que l’ebook en italien coûtait un bras (9,99 € pour un ebook, je suis désolée, mais c’est trop cher)… Alors tant qu’à y mettre le prix, j’ai profité d’un voyage à Rome pour rapporter le livre papier. Il m’a coûté 14 €, mais il les valait largement… En plus, la couverture est super jolie, donc une fois le roman lu, je l’ai exposé fièrement sur mon étagère !

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Je l'aiiii ! #livre #roman #Mondadori

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Et voici mon livre, quelques minutes après l’avoir acheté. Il prend la pose dans une rue de Rome… (Oui j’aurais pu le prendre en photo devant quelque chose de bien reconnaissable comme le Colisée, mais je n’avais pas très envie de le garder dans mon sac toute la journée et de risquer de l’abîmer.^^ 

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Résumé

Cesare est un retraité qui vit seul depuis la mort de sa femme. Ses enfants sont grands et volent de leurs propres ailes. Cesare n’a pas eu une vie fantastique. Il a travaillé toute sa vie assis derrière un bureau, pour nourrir sa famille. Et ce n’est pas sa vie amoureuse qui lui a apporté plus de folie, car il l’a partagée avec une femme dont il n’était pas véritablement épris… On peut finalement dire que notre narrateur est passé à côté de sa vie, par facilité, ou du moins par manque de courage. Malgré tout, il a connu quelques bonheurs, notamment grâce à une belle amitié avec Marino, et à quelques aventures extra-conjugales.

Aujourd’hui, à 77 ans, Cesare coule des jours tranquilles dans son appartement napolitain. Il échange quelques mots avec sa voisine, une vieille dame à chats, et continue de fréquenter Marino. 

Il s’entend assez bien avec ses enfants, Sveva l’avocate légèrement psychorigide, et Dante qui ne lui a jamais annoncé son homosexualité, qui saute pourtant aux yeux.

Le quotidien routinier de Cesare pourrait bien changer, avec l’arrivée d’Emma, sa jeune voisine…

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Non, Cesare et Emma ne vont pas tomber fous amoureux, même si Cesare nous dit dès le départ que la trentenaire est très jolie. L’histoire est un peu plus originale que cela, plus tragique aussi.

Ce roman m’a beaucoup plu, car comme annoncé par Popcorn&Gibberish, il nous fait ressentir différents sentiments. Tout d’abord, on s’attache au personnage de Cesare. Ce n’est pas un papy gâteau tout doux, tout tendre, mais on l’aime avec ses nombreux défauts. Au final, ce sont même ces défauts qui font que l’on s’attache autant, car ils contribuent à le rendre profondément humain.

Ensuite, on s’émeut en découvrant les destins des différents habitants de l’immeuble.

On s’inquiète et on s’insurge pour une en particulier.

L’auteur parvient à nous dépeindre des personnages tous très intéressants, très touchants, sans pour autant nous servir de la guimauve… D’ailleurs, c’est ce qui pourra déplaire à certains lecteurs, qui s’attendent à un livre totalement feel-good, à la fin en arc-en-ciel… Ce roman n’est pas tout rose. Mais je n’en dirai pas plus…

Finalement, si le titre n’avait pas déjà été pris par Maupassant, Lorenzo Marone aurait pu baptiser son roman « une vie » car c’est bien cela qu’il nous décrit, la vie d’un type lambda, un certain Cesare… avec ses joies, ses déceptions, ses valeurs, ses défauts…

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Ce roman a un petit goût de Nos Nuits deviendront des Jours, en moins rose, en plus réaliste.

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Mon seul regret sera de ne pas pouvoir prêter ce livre à mes amis, car je l’ai acheté en italien. Je n’aurai qu’à donner son nom le plus possible, en insistant à coups de grands « Il est génial ! Il FAUT que tu le lises ! Vraiment ! » en espérant que cela marche…

L’Enfant des Sortilèges – Ulrich Stalker

L’enfant des sortilèges est un roman paru le 8 mai 2017 aux éditions Librinova

Il s’agit du premier roman d’Ulrich Stalker, qui explique écrire pour « éveiller les lecteurs, pour les inciter à se poser des questions et à réfléchir sur une époque en crise ».

C’est ma Mum qui a lu ce roman, et vous propose son avis…

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L’histoire

C’est dans l’arrière boutique de la librairie que Mathieu pousse son premier cri. Petit-fils et fils d’un Libraire marié à une dijonnaise qui a « l’ambition d’une caissière devenue patronne », le nouveau né portera le prénom de son grand-père, comme le veut la tradition bourgeoise.

Certains voient déjà dans cette naissance le signe d’un présage, nul doute que cet enfant pressé deviendra libraire à son tour.

La famille La Ferrière est établie à Saint germain Des Prés, où Mathieu grandit dans le foisonnement culturel transmis par son père, grand amoureux de livres, tandis que son frère Olivier excelle dans le domaine sportif.

Mathieu ravit ses professeurs. C’est un excellent élève qui voue tout son temps aux études, à la littérature et à la musique, prostré dans sa chambre à rédiger des notes sur ses lectures ; il sort peu, a peu d’amis et son tempérament réservé cache une grand solitude doublée d’une tendance dépressive.

A l’époque des Rolling Stones et des Pink floyd, de la liberté sexuelle et des grands débats politiques, Mathieu cite Sénèque, adule Beethoven. Il est totalement niais avec les filles et déteste la politique.

Son oncle psychiatre s’ inquiète de sa santé mentale. Pour lui, la solitude est une réelle entrave au bonheur et il craint que le métier de libraire l’empêche de s’épanouir.

La mère de Mathieu saura aborder le sujet de son avenir, et le moment voulu, Mathieu s’orientera vers des études de médecine.

Rien de tel pour se confronter à la réalité de la vie et s’ouvrir aux
autres…

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J’ai aimé ce livre.

« Si l’homme et l’animal se distinguent, c’est parce-que l’animal est à sa naissance ce qu’il sera toute sa vie, alors que l’homme, par sa perfectibilité apparaît comme un être dynamique et inventif
capable de se surpasser, et de devenir autre chose que ce que la nature a fait de lui ».

Cette citation de J. J. Rousseau précède le prologue du livre et en résume parfaitement le contenu.

Mathieu évolue dans un milieu bourgeois, on pourrait croire dès la première page du livre que son avenir est tout tracé ; il pourrait devenir libraire dans la continuité de ses aïeuls et dans ce cas, il demeurerait confiné dans ses livres, solitaire et dépressif.

Heureusement, ses parents veulent l’épanouissement de leurs fils, qu’il se construisent en fonction de leurs aspirations personnelles. Ils ne jugent pas, respectent la particularité de chacun des deux garçons. Ils vont plus loin encore en guidant leurs enfants vers des métiers adaptés à leurs compétences et à leurs caractères respectifs.

C’est presque trop beau pour être vrai. En tout cas, il est rassurant de voir que l’homme a la capacité de changer le cours de sa vie.

Mathieu s’épanouit donc en tant que médecin, son frère, se destine à une carrière de sportif de haut niveau.

L’histoire est bien écrite, les personnages attachants et pour moi qui travaille dans le domaine paramédical, je n’ai pas relevé d’incohérence dans la façon dont Mathieu exerce son métier.

Juste une remarque : les parents sont presque trop parfaits ! Intelligents, à l’écoute de leurs enfants, tolérants, instruits, fins psychologues… Sans eux Mathieu n’aurait jamais été capable de « devenir autre chose que ce que la nature a fait de lui ».

La Femme Nue – Elena Stancanelli

La Femme Nue est un roman de l’auteure italienne Elena Stancanelli. Paru chez Stock, ce roman déroutant nous entraîne dans les pas d’Anna, quarantenaire romaine qui perd les pédales lorsque Davide la quitte, après cinq ans de vie commune. Plus que l’infidélité en elle-même, Anne est blessée par le fait que Davide aime une autre femme qu’elle.

Très rapidement, la narratrice, dont nous suivons le quotidien à travers une longue lettre qu’elle adresse à son amie Valentina, sombre dans un état proche de la folie. Elle est de plus en plus obsédée par Davide, et par la femme pour laquelle il est parti.

Elle traque leurs faits et gestes en lisant les messages de Davide, en suivant ses déplacements via son Iphone. Très vite, Anna ne vit plus que par procuration, et en vient à se négliger totalement. Alors qu’elle cesse de s’alimenter, et maigrit de façon spectaculaire, elle couche à droite à gauche, avec des hommes qui ne lui apportent aucun plaisir, et consacre tout son temps à espionner son ex et sa nouvelle amante.

Ce roman est formidablement bien écrit, et c’est le style de l’auteur, à la fois élégant et jamais pompeux, qui nous fait tourner les pages les unes après les autres, avec avidité.

Ma dernière #lecture a une couverture un peu olé olé 😋 #roman

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Le rythme est soutenu, sans longueurs, sans temps morts, et le roman dure juste ce qu’il faut.

Certes, le thème n’a rien de réjouissant, et j’appréhendais d’ailleurs une certaine noirceur, qui généralement me lasse, et fait que je n’ai pas envie de me plonger dans un livre, pour en ressortir plus déprimée qu’avant.

Mais bien que ce récit ne soit pas du tout un feel-good, il reste un livre délicat, qui explore un thème universel, celui de la rupture amoureuse, en pleine époque hyper-connectée qui est la notre. Et il le fait bien.

A lire !

 

L’Homme qui plantait des Arbres – Jean Giono

L’Homme qui plantait des Arbres est une nouvelle écrite en 1953 par Jean Giono. Le narrateur nous présente un berger qu’il aurait rencontré pendant une randonnée, Elzéart Bouffier. Ce Berger vit seul, dans un endroit relativement désert de la Provence. Il accueille le narrateur chez lui, pour lui permettre de se reposer. C’est ainsi que nous entrons dans la demeure bien tenue d’Elzéart Bouffier, et faisons connaissance avec cet homme, dont la passion est de planter des arbres. A partir de glands soigneusement sélectionnés, le Berger plante des chênes, puis des hêtres, des bouleaux… toujours avec beaucoup d’attention et de patience.

Il explique au narrateur que seule une petite partie des arbres plantés pousse, et que certains sont mangés par les rongeurs. Mais qu’importe. Il ne se décourage pas, et continue de planter…

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L’histoire se déroule, toute en poésie et en finesse, et nous découvrons peu à peu que les arbres grandissent, et qu’avec eux, Elzéart Bouffier n’a pas seulement créé une forêt, mais aussi redonné vie à tout un éco-système ! Petit à petit, le village quasi déserté reprend vie, et de nouveaux habitants s’y installent, ramenant la joie après les deux guerres…

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Ce livre m’a énormément plu. Il est très rapide à lire (10-15 minutes environ) mais laisse une empreinte. En effet, on peut longtemps réfléchir à tous les sens cachés de ce récit, qui prend des allures de conte pour adulte.

Le thème est étonnamment actuel, puisque l’on peut trouver des notions de développement durable, d’écologie, mais aussi y voir une métaphore du bonheur. Le Berger travaille à son propre bonheur, comme s’il suivant la maxime de Candide « il faut cultiver son jardin »… et avant tout, en planter les graines !

Le personnage du berger, solitaire et travailleur, nous fait nous interroger sur les valeurs du travail et de la patience. On réalise que ce n’est pas la reconnaissance qu’il pourrait tirer de son travail qui le rend heureux. Pour arriver à faire pousser une forêt, il a dû faire face à la perte de nombreux arbres. Mais ça, rares sont ceux qui en ont conscience, à l’exception du narrateur…

Certaines graines n’ont d’ailleurs jamais poussé, et ce malgré le soin apporté à leur sélection et à leur plantation…

Vraiment, je vous conseille vivement de découvrir cette nouvelle si vous ne l’avez pas encore fait. C’est un coup de cœur, un vrai !

Ajout a posteriori… Voici une histoire vraie qui m’a rappelé ce livre : http://www.lepoint.fr/environnement/forest-man-l-homme-qui-a-plante-une-foret-a-mains-nues-31-07-2014-1850485_1927.php

 

Volevo solo andare a Letto Presto – Chiara Moscardelli

Je m’étais réellement régalée en lisant Quand on s’y Attend le Moins de l’auteure italienne Chiara Moscardelli. (Vous pourrez retrouver ma chronique en suivant ce lien.) Ma réaction a été (en toute logique), de chercher si l’auteure était présente sur les réseaux sociaux, pour lui manifester mon enthousiasme après avoir lu son livre. Et j’ai eu le plaisir de constater que 1/ c’était bien le cas 2/ elle répondait. Nous avons donc échangé quelques tweets, et je me suis abonnée à sa page Facebook, pour rester au courant de son actu.

C’est ainsi que lorsque son roman Volevo Solo Andare a Letto Presto (Je voulais juste me coucher tôt) a été proposé en promo, à 1,99 € seulement, en ebook, j’ai pu en profiter !

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Chiara Moscardelli est romaine d’origine, et vit actuellement à Milan.

4 romans ont été publiés, dont un seul traduit en français à l’heure où j’écris ces lignes :

*La vita non è un film (ma a volte ci somiglia) – La vie n’est pas un film (mais parfois elle y ressemble)

*Quando meno te lo aspetti – Quand on s’y attend le moins) –> disponible en français

*Volevo essere una gatta morta _bon courage au traducteur qui devra potentiellement adapter ce titre en français car l’expression « chatte morte » n’existe pas vraiment en français…)

*Volevo Solo andare a Letto presto – Je voulais juste me coucher tôt.

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 Chiara Moscardelli nous présente Agate Trambusti, romaine qui travaille dans les enchères d’œuvres d’art. Un jour pas tout à fait comme les autres, alors qu’elle se rend en visite chez un client, et après avoir cassé son talon dans les pavés romains, Agate se retrouve bien malgré elle au milieu d’une drôle d’affaire, impliquant des gens bizarres et potentiellement dangereux… Comme si cela ne suffisait pas, elle va aussi rencontrer un bel et intrigant jeune homme…

Et voilà, nous suivons Agate dans ce roman à mi-chemin entre la chicklit et le roman d’intrigue… dont seule Chiara Moscardelli a la recette.

C’est une lecture fraîche et divertissante, pleine de drôlerie.

J’ai aimé retrouver la bonne humeur de l’auteur, et suivre les aventures d’Agate. J’ai souri un paquet de fois, notamment lorsque l’héroïne évoque sa mère cristallothérapeute hippy déjantée.

Seul petit bémol, Agate m’a moins charmée que l’héroïne de Quand on s’y Attend le Moins, que j’avais trouvée plus attachante. Mais bon, on ne peut pas écrire QUE des petits chef-d’oeuvre ! Ce livre reste néanmoins très bon !

Si vous lisez en italien, ou si ce roman finit par être traduit en français, ne vous privez pas de le lire ! 🙂

Un roman sur le tennis

Lauren Weisberger est une auteure américaine née en 1977, à qui l’on doit Le Diable s’habille en Prada. Ce livre est son tout premier roman, paru en 2003, et comme beaucoup je l’ai adoré.

Laissez-moi à présent, vous parler d’un autre roman de cette auteur : The Single Games (titre français : l’Art et la Manière de Conclure en Beauté).

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Ce livre m’a été offert par Karine, ma e-copine à qui je dois déjà beaucoup de découvertes théinées !

Et je dois dire qu’elle a super bien choisi ce roman !

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Je ne m’intéresse pas du tout au tennis. Pour tout vous dire, j’ignorais même ce qu’était le fameux « grand Chelem » et je m’en fichais royalement.

Puisque nous en parlons, je vous l’explique rapidos, pour le cas où vous soyez aussi ignares que moi.

C’est en fait l’ensemble des quatre tournois les plus importants : Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open. Un joueur réalise le grand Chelem quand il remporte les 4 tournois la même année.

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 Mais revenons-en au roman…

De quoi cela parle ?

Charlotte, dite Charlie, est une joueuse de tennis professionnelle. Elle est parmi les meilleures joueuses de tennis au monde, mais pas LA meilleure, et cela commence à l’ennuyer un peu, d’autant qu’elle sort de blessure et que le temps passe… Elle aimerait décrocher le pompon avant de raccrocher ses raquettes.

Pour mettre toutes les chances de son côté, la jeune femme décide de se séparer de son entraîneuse, et de recourir à l’exigeant Todd. L’entraineur a amené les plus grands joueurs au top niveau. Ce n’est pas un rigolo, mais Charlie est persuadée qu’il est l’homme de la situation.

Nous suivons donc le parcours de Charlie, ses différents sacrifices et les compromis auxquels elle doit faire face, pour espérer grimper tout en haut du podium…

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Les chapitres sont courts. Ils abordent surtout les journées de Charlie, faites d’entraînements, de matchs, et de repas light pris généralement avec son père et son frère et Manager.

Nous découvrons aussi sa vie sentimentale, plutôt plate, sauf lorsque la jeune femme retrouve Marco, un autre joueur de tennis avec lequel elle tisse une relation qui se veut « casual »

Et puis il y a les frictions avec les autres joueuses, la pression des médias, les relations avec les différents sponsors, le rythme de folie qui va de paire avec la vie de sportive de haut niveau.

Tout cela est évoqué par l’auteure, et contribue à former un roman relativement complet, et jamais ennuyeux. Pendant environ 400 pages, je n’ai jamais décroché !

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Nous suivons certains passages de matchs, et étonnamment, même pour moi qui n’aime pas le tennis, ou du moins qui ne m’y étais jamais intéressée, cela a été passionnant.

Parfois j’avais l’impression de suivre le match depuis les gradins, et j’en aurais presque eu mal à la nuque à force de regarder la balle filer entre Charlie et son adversaire !

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J’ai beaucoup aimé ce livre, car il traite d’un thème assez peu abordé dans les romans de chicklit : le sport de haut niveau, vu à travers les yeux d’une athlète.

Ici, nous ne suivons pas une working-girl newyorkaise, qui trottine en talons aiguilles pour aller acheter son latte avant de rejoindre son bureau à la city. Nous découvrons le quotidien d’une tenniswoman, qui se couche tôt après un repas sans alcool, pour être en forme le lendemain et enchaîner les matchs.

Et franchement, j’ai beaucoup aimé découvrir le quotidien de Charlie. J’ai eu un pincement au cœur au moment de refermer ce roman, car je savais que l’héroïne allait me manquer…