A la vie à la mort, Mary Higgins Clark

Surnommée la Reine du Suspens, Mary Higgins Clark est une écrivaine américaine, spécialisée dans les romans policier et romans à suspens. Née en 1927, elle est décédée en 2020. Je n’avais encore lu aucun de ses livres, donc quand Netgalley a proposé un audiobook, je me suis dit que c’était l’occasion ! Il s’agissait de A la Vie à la Mort, lu par Marcha Van Boven.

Nous sommes en été, et Laurie célèbre productrice d’une émission intitulée Suspicion, s’apprête à épouser Alex. La jeune femme et la famille du futur époux se réunissent dans les Hamptons, pour célébrer l’anniversaire d’Alex, juste avant le mariage. Tout va pour le mieux, jusqu’à ce que le neveu du futur marié, le petit Johny, disparaisse.

Le petit garçon était à la plage avec sa baby-sitter. Il semble s’être volatilisé…

Les recherches sont très rapidement lancées, ne permettent pas de retrouver Johnny.

Laurie, familière des enquêtes de police à travers son émission sur les affaires non-résolues, et fille d’un célèbre policier new-yorkais, va naturellement faire jouer ses relations, et s’impliquer dans la recherche du petit garçon.

Au départ, j’ai essayé d’écouter le livre en vacant à mes occupations, comme je le fais généralement quand j’écoute un audiobook. Mais après quelques chapitres, j’ai réalisé que j’avais déjà perdu le fil. Il y avait pas mal de personnages et les liens entre eux m’apparaissaient déjà flous. Je suis donc revenue en arrière, et j’ai repassé les premiers chapitres.

J’ai eu du mal à accrocher aux différentes voix de la narratrice, notamment à celle qu’elle prenait pour le personnage de Laurie. Elle lui donnait une intonation qui me la rendait très peu sympathique… Cela m’agaçait dès que Laurie s’exprimait…

Ensuite, je me suis perdue dans les différentes histoires. J’ai regretté qu’il y ait autant de personnages. Je n’arrivais tout simplement pas à suivre. Peut-être cela aurait-il été différent avec un livre écrit ? J’aurais pu facilement rechercher en arrière, qui était qui et qui faisait quoi. Là j’étais larguée.

Donc tant pis… je suis allée au bout de l’écoute, mais j’avoue ne pas avoir été prise par l’histoire…

Mélissa da Costa – Les Lendemains

Amande découvre la maison qu’elle s’apprête à louer, dans la campagne auvergnate. Le moins que l’on puisse dire, est que la bâtisse est dans son jus.

Mais la jeune femme ne semble pas s’en occuper. Au contraire, cela correspond à ce qu’elle recherche…

Amande est en deuil. Au début du roman nous ne savons pas exactement qui elle a perdu, et dans quelles circonstances, mais nous le découvrirons petit à petit.

Dans la vieille maison, Amande va progressivement reprendre goût à la vie ; se raccrocher à de vieux calendriers annotés par l’ancienne propriétaire. Ces précieux documents sauvés de la décharge vont la guider pour se mettre au jardinage, et à la cuisine…

Ce livre m’a été offert par ma mère. Bien qu’elle sache que je ne lis habituellement qu’en italien ou en anglais, a insisté pour que je fasse une exception pour ce roman. Et elle a bien fait !

Une histoire de deuil et de jeune femme qui retrouve goût à la vie grâce au jardinage… j’aurais pu facilement passer à côté. J’aurais craint que cela soit trop triste. En fait… pas du tout.

C’est une histoire de renaissance, de retour à la terre, aux vraies choses. Ce livre fait énormément de bien car même si la situation initiale est dramatique et fend le coeur, le personnage retrouve le goût de vivre. J’aurais pu penser que le récit serait un peu « gnan-gnan », presque « illuminé » mais pas du tout. L’auteure a su rendre son histoire crédible, car les changements dans la vie d’Amande s’opèrent progressivement.

J’ai vraiment adoré ce livre. J’ai eu du mal à passer à autre chose une fois la dernière phrase lue. Je m’étais réellement attachée aux personnages…

Je pense que je ferai d’autres écarts, pour lire les autres romans de Mélissa Da Costa : Tout le Bleu du Ciel, Je Revenais des Autres, l’Ete où je suis devenue Vieille…

Le mariage du mensonge

Le livre dont je vais vous parler aujourd’hui existe en anglais, en italien et en espagnol. Il n’a à ce jour, pas été traduit en français. Mais comme je l’ai adoré, je vais vous en parler malgré tout.


C’est un thriller de Belle KIMBERLY, qui date de 2016. Je l’ai trouvé dans les promos de la boutique Amazon Kindle.


Nous faisons la connaissance d’Iris et son mari Will, qui se réveillent le lendemain de leur anniversaire de rencontre, follement amoureux l’un de l’autre. Le couple file le parfait amour, et a décidé de faire un bébé.


Alors qu’Iris arrive en retard au travail, après un petit câlin matinal, elle apprend qu’un avion parti du même aéroport que son mari vient de s’écraser. 


Heureusement, quelques minutes plus tard, elle découvre avec soulagement que l’avion n’allait pas à Orlando, mais à Seattle. Ouf, ce n’était pas le vol de Will…


Et pourtant, très vite la compagnie aérienne publie la liste des passagers, sur laquelle figure le nom de Will…
Que s’est-il passé ? Pourquoi Will aurait-il menti à sa femme ? Qu’avait-il à cacher ?


De fil en aiguille, Iris va mener l’enquête, et découvrir d’autres points d’ombre… 


Ce roman m’a captivée depuis les toutes premières pages. Je me suis tout de suite prise au jeu, et ai eu envie de savoir pourquoi Will avait menti. 

L’auteur nous fait vite comprendre qu’il ne s’agit pas d’une banale histoire de double vie ou de tromperie. C’est bien plus compliqué que cela !


J’avais du mal à éteindre la liseuse pour me coucher, car je voulais toujours en savoir plus. J’ai trouvé que le récit était vraiment bien ficelé, facile à suivre, et pleins de fausses pistes !

Celle qu’il attendait

Alerte : ce livre est une merveille ! Il s’agit d’un roman d’Amour, mais en dehors des standards !

C’est l’histoire d’Eugénie et Joséphin, qui se rencontrent à Paris par hasard, et s’aiment immédiatement. Eugénie parle tout le temps. Joséphin est mutique.

Elle est mi-femme mi-poésie et répare les ailes des papillons blessés. Son métier ? Inventrice !

Il est tout mince et porte une étrange cicatrice au visage. Le peu qu’il raconte laisse deviner un passé tourmenté.

Entre eux c’est comme une évidence, à laquelle il faudra tout de même laisser un peu de temps… Chacun a été blessé et ne peux pas croire aussi facilement au bonheur.

Ce livre est à part, un petit joyaux avec de faux airs de l’Écume des Jours, pour son côté parfois farfelu. L’histoire est un délice, et la fin wahou un feu d’artifices !

« En cas de besoin, tournez toujours votre visage vers une fenêtre : elles sont les sorties de secours de l’âme que le génie humain a eu la sagesse inconsciente de poser dans toutes ses constructions. »

Je ne vous en dis volontairement pas plus sur ce livre, car ce serait prendre le risque de trop en dire… J’espère que ces quelques mots vous aurons mis en appétit et vous donneront envie de lire de roman, publié chez Fayard.

Vengeance en Prada

Vous commencez à le remarquer, je parle rarement des dernières sorties littéraires. Mes choix en matière de lecture ne suivent pas vraiment l’actu, mais plutôt mes rencontres au rayon livres d’occasion et les promos de la boutique Kindle !

J’avais lu et adoré Le Diable s’Habille en Prada, après avoir vu la version film. Ce bouquin m’avait tellement plu que je l’avais d’abord lu en français, avant de le relire, en anglais.

Dernièrement, j’ai trouvé le tome 2 chez Emmaüs, en anglais. Alors je l’ai pris. Il faut savoir que ce second opus n’a pas été adapté au cinéma, malgré le grand succès du premier.

Ici nous retrouvons Andrea Sacks, l’héroïne du Diable s’Habille en Prada, dix ans plus tard. Dans le premier tome, elle rêvait d’écrire, et se retrouvait seconde assistante de la tyrannique Miranda Priestly, Rédac Cheffe de Runway. Pas du tout férue de mode, elle avait un peu de mal là s’intégrer dans l’univers ultra-fashion, mais parvenait à se faire apprécier (sans que cela ne soit jamais dit bien-sûr) grâce à sa différence justement, et à son sérieux.

Beaucoup de jeunes femmes auraient tué pour son poste ! Mais Andrea a préféré partir, et planter Miranda en plein voyage à Paris, dégoûtée par les méthodes de cette dernière…

Andrea, alias Andy est devenue Cheffe de sa propre entreprise, un magazine de mariage luxueux, intitulé The Plunge (to take the plunge = faire le grand saut). Elle a monté ce projet avec son ancienne collègue Emily, avec qui elle ne s’entendait pas vraiment à l’époque Runway…

De l’eau a coulé sous les ponts, et les deux jeunes femmes sont devenues des amies inséparables. Andy est sur le point de se marier (non pas avec son Alex de l’époque). Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des New-York… mais, le diable pourrait bien pointer à nouveau le bout de son nez, en la personne de Miranda Priestly !

Cette suite m’a bien plu. Elle est très différente du premier tome, car le personnage d’Andrea a évolué. J’ai trouvé sympa de lire ce livre maintenant, car j’ai toujours le même âge qu’Andy ! J’ai grandi avec elle entre les deux livres !

Il y a une vraie évolution du personnage principal, qui m’a semblé bien crédible. J’ai pris plaisir à suivre ces nouvelles aventures, et ai eu un petit pincement au coeur au moment de refermer le livre..

Sourire en Coin – Nicci French

Nicci French est un couple d’auteurs londoniens, composé de Nicci Gerrard et Sean French. J’avais déjà lu plusieurs livres d’eux, et n’avais jamais été déçue.


Sourire en Coin 


Ici la narratrice est Miranda, une jeune femme qui fréquente depuis peu un homme prénommé Brendan, et le surprend en train de lire son journal intime. Choquée, Miranda met immédiatement fin à la relation. Mais alors qu’elle pensait la page tournée… les ennuis ne font que commencer.


Quelques jours plus tard, elle apprend que sa sœur Kerry est en couple avec Brendan… 

La situation semble embarassante, mais c’est pire que cela, car Brendan semble bien décidé à présenter son meilleur profil à tout l’entourage de Miranda, et à passer pour l’homme parfait… Ainsi, il entend bien lui ruiner la vie, quitte à tuer pour cela.


Ce livre m’a réellement captivée. L’histoire se met en place rapidement, et le personnage énigmatique de Brendan m’a tout de suite bien fait flipper ! J’avais envie de savoir ce qu’il allait faire, et comment Miranda allait bien pouvoir s’en sortir.


Brendan est comme une teigne, qui s’accroche et dont on semble ne jamais pouvoir se débarrasser. Il a raconté à tout le monde que c’était lui qui avait mis fin à la relation avec Miranda, et arrive habillement à la faire passer pour une femme blessée, qui ne vit pas bien la rupture. Lui apparaît comme le gendre parfait, attentif et bienveillant. Miranda ne peut se confier à personne…


L’histoire avance bien, sans temps mort, et le dénouement m’a apporté entière satisfaction… 
Ce livre est un bon roman de suspens, à dévorer sans attendre !

L’Amore è sempre in ritardo – Anna Premoli

Je cherchais un roman en italien sur la boutique Kindle, quand j’ai trouvé celui-ci. Je ne connaissais pas l’auteur, mais le résumé donnait envie.

Les premiers amours nous laissent généralement de doux souvenirs, et nous donnent le sourire lorsque l’on y repense des années après… Et bien ce n’est pas le cas pour Alexandra, qui était et est toujours amoureuse du meilleur ami de son frère, Norman.

Avouez, cela commençait bien ?

Sauf que ce livre ne m’a pas surprise. Dès le départ, on sait qu’Alexandra aime plus ou moins secrètement Norman, et inversement. Il n’y a guère qu’eux, les principaux protagonistes, qui refusent de voir que les sentiments sont partagés, et s’escriment à être malheureux.

L’auteur nous sert tous les ingrédients habituels des comédies romantiques, avec notamment la tempête de neige qui contraint les deux amoureux qui s’ignorent à rester ensemble bien au chaud.

Le roman ne fait que dérouler un récit qui débouche sur une happy end que l’on a vu venir depuis la toute première page… Décevant.

 

La Second Epouse – Rebecca Fleet

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Après la mort de sa première femme, Alexandre a refait sa vie avec la belle Nathalie. Ils forment désormais une famille heureuse avec Jade, quatorze ans, née du premier mariage.

Mais leur bonheur est fragile, et l’incendie de leur maison va remettre tout en question. Jade a vu un homme rôder dans la maison avant le feu. Nathalie affirme au contraire qu’il n’y avait personne…

Le récit commence alors qu’Alex rentre chez lui un soir, et trouve sa femme devant leur maison en feu. Jade, sa fille née d’un précédent mariage, est encore à l’intérieur. Alors qu’Alexandre s’élance désespéré dans les flammes, un pompier ramène l’enfant inconsciente…

Quelque chose s’est cassé instantanément entre Alex et son épouse, qui ne semble pas avoir fait le maximum pour sauver sa belle-fille.

Petit à petit, Nathalie va s’ouvrir à Alex, sur son passé trouble. Et Alex va de son côté mener l’enquête, estimant que sa femme ne lui dit pas tout, et pas assez vite…

Ce livre m’a beaucoup plu et je l’ai lu très rapidement, car j’avais du mal à le refermer pour aller dormir. L’histoire me tenait en haleine. Le passé secret de Nathalie m’intriguait, et je me suis laissée bien balader jusqu’au dernier retournement…

 

L’Iguane de Mona

L’Iguane de Mona est un roman de Michael Uras, qui nous fait découvrir le personnage de Paul, quarante ans, qui ne sait pas trop ce qu’il fait là. Paul aime sa femme Kate, son fils Milan même s’il reconnait que s’il était lui-même un môme, il ne le supporterait pas ; et son chien baveux Pomme. A l’inverse, il déteste son prétentieux de patron, son voisin cycliste et donneur de leçons, et son dentiste qui a eu la sale idée de s’échapper sur l’île de Mona alors que Paul affronte une atroce rage de dents.

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Ce roman m’a tout de suite captivée. La plume de l’auteur est agile, et glisse de petit détail amusant en petit détail amusant. Le sourire n’a pas le temps de s’effacer, qu’un nouveau sourire prend sa place.

C’est l’histoire d’une routine, mais ponctuée de petits détails, qui prennent de l’importance, et font que l’on ne s’ennuie pas. La mélancolie et l’humour se font écho, un peu comme dans la vraie vie, ou rien n’est jamais ni tout rose ni tout noir.

Je ne me suis pas spécialement attachée au personnage principal. Je pense que ce n’était pas vraiment le but. Mais j’ai aimé suivre son quotidien un peu loufoque. Et j’ai bien dit « un peu » loufoque car sous la petite couche de bizarrerie, finalement Paul est comme nous. Il a ses petites contrariétés, des gens qui l’agacent, ces trucs qu’il laisse de côté et finissent par empirer, empirer…

Le titre ne décrit pas forcément le contenu du livre. Il n’y a pas de Mona dans ce roman. L’iguane de Mona est juste l’animal le plus paresseux au monde, et vit sur l’île de Mona.

Pour le reste, je vous laisse découvrir par vous-mêmes…

Egarer la tristesse – Marion Mc Guinness

Elise 31 ans, est veuve. Son mari est décédé brutalement alors qu’elle attendait leur premier enfant. Elle vit seule avec son fils Ian, dans son appartement parisien. Son quotidien est rythmé par les sorties au parc et les visites au cimetière. Son seul vrai contact avec le monde extérieur est sa vieille voisine Manou, vers qui elle monte régulièrement partager quelques chocolat.

Un jour, Manou remet les clefs de sa maison au bord de l’océan à Elise, et l’invite à s’y rendre…. Là-bas, Elise sortira peu à peu de son quotidien parisien, où tout lui rappelait son défunt mari, et fera… une rencontre inattendue.

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Ce roman était agréable à lire, même si au départ j’ai eu du mal avec le personnage d’Elise. Bien-sûr, je comprenais qu’elle puisse être très triste et que sa tristesse se traduise parfois par une franche méchanceté envers ceux qui essayent de l’approcher. Mais je comprenais moins que malgré cette attitude, il puisse y avoir des gens qui persistent à vouloir l’aider. Sur cet aspect, je reste assez sceptique.

Vous l’avez compris en lisant le résumé, une rencontre inattendue va arriver pour la jeune femme. Cette rencontre se fait avant l’Atlantique, à Paris. Et vu l’attitude très froide d’Elise, j’ai eu du mal à comprendre que l’on s’entête à vouloir la connaître, même en ayant soi-même une part un peu sombre.

Ceci dit, le roman reste agréable à lire, car c’est une belle histoire de renaissance, de retour à la vie. Le fait de délocaliser sa tristesse, de s’éloigner des lieux et des objets qui rappellent un drame est quelque chose d’assez courant en littérature. Et vu l’endroit dans lequel Elise se retrouve, avec l’océan, la nature, on n’a aucun mal à imaginer qu’elle parvienne à aller de l’avant.

La transition entre la profonde tristesse et le nouveau bonheur est bien écrite. J’y ai cru, et cela m’a vraiment fait plaisir pour le personnage d’Elise.

Ce roman est le premier de son auteur, qui lui a consacré huit ans. C’est une jolie réussite, et je vous invite donc à le découvrir à votre tour !