Les Semeurs de Bonheur

Encore une fois, c’est ma Mum qui prend le clavier, pour vous présenter Les Semeurs de bonheur, paru chez Librinova.
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« J’ai aimé, sans plus ; un peu simpliste à mon goût, c’est facile à lire, 
vite lu, on passe un bon moment mais si le livre était plus long,  on 
s’ennuierait vite parce-que tout se passe trop bien. Cela se passe 
rarement comme ça dans la vraie vie.
 
Un livre à lire quand on ne veut pas se prendre la tête mais juste lire 
pour lire et passer un bon moment ; c’est déjà très bien en soi. »

Les semeurs de bonheudCécile Pardi, de quoi cela parle ?

Perrine Delafoye, 50 ans, comptable, se retrouve au chômage.
Malgré ses recherches actives et les encouragements sans faille de son époux, elle cède petit à petit au découragement, traînant pendant des heures sa déprime et ses déceptions devant son ordinateur .
Mais une rencontre avec Fanette, petite chienne apparemment abandonnée va changer le cours de sa vie. Puisqu’elle a du temps libre, Perrine décide de le passer à faire du bien autour d’elle. C’est décidé, elle rendra les gens heureux par de menues actions et le plaisir qui en résultera la rendra heureuse en retour.
Elle invente donc les MMB, les missions de bonheur bilatéral.
Fanette l’accompagnera dans ses missions.
*
Pas de grande littérature, l’histoire est simple, pleine de fraicheur et de bons  sentiments.
Perrine, c’est peut être madame tout le monde, celle par qui de nombreux thèmes vont être abordés : les relations humaines, le chômage à la cinquantaine, la solitude, mais aussi l’entraide, la débrouille, la résilience.
Le personnage est sympathique, le ton est léger, le style poétique et apporte au lecteur un message d’espoir dans une situation qui pourrait virer au cauchemar «dans la vraie vie ».
Notons que Perrine a beaucoup de chance (un peu trop peut-être ) : un mari compréhensif, patient et aidant, et sa vie est jalonnée de rencontres avec de belles personnes qui vont l’aider et la soutenir dans sa quête du bonheur pour les autres à tout prix.
Un livre sympa, sans plus.
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Une Vita pas si Dolce

Lorsque les éditions Librinova m’ont contactée pour me proposer de découvrir le roman Une Vita pas si Dolce, de Mélanie Taquet, je n’ai pas hésité bien longtemps. Je ne connaissais pas l’auteure ; normal, puisqu’il s’agit de son premier roman. Mais j’ai été attirée par le résumé… Et oui, l’histoire nous emmène en Toscane. Et moi l’Italie, je n’y résiste pas !

***

Ici, l’auteure nous embarque pour Florence, où Nina se réfugie pour fuir quelque chose que l’on ignore. Elle s’installe dans le Bed and Breakfast tenu par son amie Hannah, qu’elle a connu en fac, et qui s’est mariée depuis avec Michele.

Nina cache quelque chose, qui transparaît ponctuellement à travers des actes surprenant… Mais nous ignorons précisément les raisons de son trouble.

Quant à Hannah, elle n’est pas totalement épanouie, entre son mari qui refuse de faire des tests pour avancer sur leurs problèmes d’infertilité, et sa belle-mère qui la déteste alors qu’elles vivent sous le même toit…

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Strasbourg

Une Vita pas si Dolce est un roman intéressant, qui contient plusieurs histoires en une, et aborde des thèmes aussi intéressants les uns que les autres. Le fait que nous découvrions tout cela par l’intermédiaire de différents narrateur apporte un petit plus bien appréciable.

Mais je reprocherais cependant à ce roman de contenir des longueurs inutiles, qui ont fait que je me suis lassée avant d’atteindre la moitié de ma lecture. Nina cache un lourd secret. On le comprend rapidement. Mais il faut tourner des pages et des pages pour espérer trouver les premiers indices. Impossible d’espérer deviner par nous-mêmes. En attendant ces indices, on finit par être agacés par ce personnage de nana qui apparaît de plus en plus cinglée, égoïste et séductrice… C’est en tout cas l’effet que ce personnage a eu sur moi…

A la place de sa copine Hannah, même si je risquais de me mettre encore plus ma belle-mère à dos (car la vieille femme soutient Nina), j’aurais fichue Nina dehors à coup de pieds aux fesses et vite !

J’avais envie de découvrir le fin mot de cette histoire, alors je me suis accrochée. Et j’ai bien fait, car les autres personnages me plaisaient, même si j’ai regretté que certains soient un peu caricaturaux… La belle-mère qui semble être une Tatie Danielle en puissance, mais qui cache en réalité une blessure qui explique beaucoup de chose, c’est du déjà vu par exemple.

Bref… je n’ai pas eu le coup de cœur pour ce roman, car je lui reprocherait d’être long, trop long, et parfois de tomber dans les clichés. Oui en Italie on mange des pizze, surtout quand on rencontre un napolitain… mais bon, pas à chaque sortie non plus. Et puis devinez quelle voiture conduit Hannah ? Une 500 bien-sûr.

Je m’attendais à un peu plus de crédibilité, un peu moins de facilité… Ce roman n’est pas mauvais, loin de là, mais cela n’a pas non-plus été un coup de cœur !

L’Enfant des Sortilèges – Ulrich Stalker

L’enfant des sortilèges est un roman paru le 8 mai 2017 aux éditions Librinova

Il s’agit du premier roman d’Ulrich Stalker, qui explique écrire pour « éveiller les lecteurs, pour les inciter à se poser des questions et à réfléchir sur une époque en crise ».

C’est ma Mum qui a lu ce roman, et vous propose son avis…

***

L’histoire

C’est dans l’arrière boutique de la librairie que Mathieu pousse son premier cri. Petit-fils et fils d’un Libraire marié à une dijonnaise qui a « l’ambition d’une caissière devenue patronne », le nouveau né portera le prénom de son grand-père, comme le veut la tradition bourgeoise.

Certains voient déjà dans cette naissance le signe d’un présage, nul doute que cet enfant pressé deviendra libraire à son tour.

La famille La Ferrière est établie à Saint germain Des Prés, où Mathieu grandit dans le foisonnement culturel transmis par son père, grand amoureux de livres, tandis que son frère Olivier excelle dans le domaine sportif.

Mathieu ravit ses professeurs. C’est un excellent élève qui voue tout son temps aux études, à la littérature et à la musique, prostré dans sa chambre à rédiger des notes sur ses lectures ; il sort peu, a peu d’amis et son tempérament réservé cache une grand solitude doublée d’une tendance dépressive.

A l’époque des Rolling Stones et des Pink floyd, de la liberté sexuelle et des grands débats politiques, Mathieu cite Sénèque, adule Beethoven. Il est totalement niais avec les filles et déteste la politique.

Son oncle psychiatre s’ inquiète de sa santé mentale. Pour lui, la solitude est une réelle entrave au bonheur et il craint que le métier de libraire l’empêche de s’épanouir.

La mère de Mathieu saura aborder le sujet de son avenir, et le moment voulu, Mathieu s’orientera vers des études de médecine.

Rien de tel pour se confronter à la réalité de la vie et s’ouvrir aux
autres…

***

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J’ai aimé ce livre.

« Si l’homme et l’animal se distinguent, c’est parce-que l’animal est à sa naissance ce qu’il sera toute sa vie, alors que l’homme, par sa perfectibilité apparaît comme un être dynamique et inventif
capable de se surpasser, et de devenir autre chose que ce que la nature a fait de lui ».

Cette citation de J. J. Rousseau précède le prologue du livre et en résume parfaitement le contenu.

Mathieu évolue dans un milieu bourgeois, on pourrait croire dès la première page du livre que son avenir est tout tracé ; il pourrait devenir libraire dans la continuité de ses aïeuls et dans ce cas, il demeurerait confiné dans ses livres, solitaire et dépressif.

Heureusement, ses parents veulent l’épanouissement de leurs fils, qu’il se construisent en fonction de leurs aspirations personnelles. Ils ne jugent pas, respectent la particularité de chacun des deux garçons. Ils vont plus loin encore en guidant leurs enfants vers des métiers adaptés à leurs compétences et à leurs caractères respectifs.

C’est presque trop beau pour être vrai. En tout cas, il est rassurant de voir que l’homme a la capacité de changer le cours de sa vie.

Mathieu s’épanouit donc en tant que médecin, son frère, se destine à une carrière de sportif de haut niveau.

L’histoire est bien écrite, les personnages attachants et pour moi qui travaille dans le domaine paramédical, je n’ai pas relevé d’incohérence dans la façon dont Mathieu exerce son métier.

Juste une remarque : les parents sont presque trop parfaits ! Intelligents, à l’écoute de leurs enfants, tolérants, instruits, fins psychologues… Sans eux Mathieu n’aurait jamais été capable de « devenir autre chose que ce que la nature a fait de lui ».

L’Empire du mail – Jean Grimaldi d’Esdra

Salut les connectés ! Aujourd’hui je souhaite vous présenter L’Empire du Mail, un livre paru chez Librinova, qui traite du courrier électronique, et explore la façon dont celui-ci a totalement bouleversé notre façon de communiquer, depuis son apparition au milieu des années 90…

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Le jeu de mot avec l’Empire du Mal, n’est pas juste là pour faire joli, puisque l’auteur nous démontre dans son livre, que selon l’usage qui en est fait, le mail peut avoir des effets très pervers sur les individus. A la base, cet outil est sensé nous faire gagner du temps et nous faciliter la vie. Mais en définitive, ce ne serait pas vraiment le cas…

Prenez le Multi-tasking  par exemple ; c’est est le fait d’effectuer plusieurs tâches en même temps, comme par exemple, de lire ses mails tout en parlant au téléphone. Cela désigne aussi le fait de passer d’une tâche à une autre, de façon répétée, très rapidement, comme si l’on éteignait et rallumait un interrupteur…

Dans notre société actuelle, il est généralement bien vu d’être overbooké, même si le terme même, qui contient « over » (trop) est par définition négatif… Mieux vaut avoir l’air constamment sous l’eau, que tranquille, relax… On valorise globalement les gens qui courent partout, alors que dans d’autres société, ils passeraient pour des personnes qui ne savent pas s’organiser et gérer leur temps.

Une enquête du London’s institute of psychiatry a montré que le multitasking impliquait une perte de 10 points du quotidien intellectuel, soit l’équivalent d’une nuit blanche. Cela fait réfléchir, non ? Est-il nécessaire de vous expliquer le lien entre e-mails et multitasking ?

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#citation #management #business

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Dans l’Empire du Mail, Jean Grimaldi d’Esdra décortique notre rapport au courrier électronique, et l’incidence qu’il peut avoir dans les entreprises.

Cet ancien DRH de Michelin, Docteur en Droit, ancien Maître de conférences, et actuel Directeur d’une société de conseil en management, sait bien de quoi il parle. Des mails, il en a reçu et envoyé des pelletés.

Il a aussi observé la place du mail dans le management, et les nouveaux rapports qui se tissent (ou plutôt, ne se tissent plus), par le biais des messages écrits et échangés instantanément, et de moins en moins en face à face.

Il est donc bien placé pour parler de ce message que l’on envoie facilement, instantanément, gratuitement, et souvent… sans trop réfléchir…

Jean Grimaldi d’Esdra pointe le fait que nous écrivons trop de mails, au détriment du contact direct (face à face, mais aussi téléphone… puisque le téléphone permet un échange beaucoup moins froid, dans lequel l’intonation permet de mieux ressentir les réactions de l’interlocuteur) ; et explique en quoi cela devient problématique notamment dans les relations de management.

Le mail a tout accéléré. Il nous pousse à agir toujours plus vite, sans prendre le temps de la réflexion. On en vient à échanger des dizaines de mails en très peu de temps, et à garder le contact en dehors des lieux habituellement réservés au travail, y compris le soir, le week-end, pendant les congés…

Le livre s’ouvre sur une anecdote, d’un Manager qui envoie un mail à un subalterne, qui se trouve dans le même openspace que lui, pour lui demander « VMV »… VMV ? Trois lettres pour « Viens me voir ! »…

L’auteur ne dit absolument pas qu’il faut se passer du mail, qui est un formidable outil quand on sait l’utiliser avec bon sens. Au contraire, il nous donne des pistes pour que celui-ci continue à nous faire gagner du temps, au lieu de nous en faire perdre.

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Ce livre devrait parler à beaucoup d’entre nous… Moi il m’a fait réfléchir à ma façon de travailler, et m’a incitée à revoir quelque peu mes méthodes… Je vous le conseille vivement.

Le Président – David Guinard [Chronique Guest]

Une fois n’est pas coutume, je cède le clavier le temps d’une chronique. Aujourd’hui, c’est mon Père qui vous présente son avis sur une nouveauté totalement d’actualité, le roman Le Président de David Guinard, sorti en février 2017 chez Librinova. 

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La politique sans l’ennui…

Au soir du premier tour de la « primaire de la droite et du centre » quatre jeunes loups du staff de campagne de Nicolas Sarkozy ne peuvent se résoudre à voir leurs ambitions personnelles réduites à néant avec l’élimination de leur « champion » de la course à l’Élysée. Refusant la défaite , ils n’hésitent pas à pactiser avec le diable (au sens figuré bien sûr)  pour remettre en selle l’ex-président…

David Guinard nous entraîne alors dans un thriller politique parfois violent et décapant dont le déroulé présente, à certains égards, de troublantes similitudes avec les événements ayant permis le « retour aux affaires » du Général de Gaulle en 1958 ,toutes proportions gardées bien sûr .

Annulez tous vos rendez vou ! Vous aurez envie de lire cet ouvrage d’une seule traite tant l’intrigue est énorme et le suspens distillé avec précision, durant ce voyage dans les arcanes du pouvoir entrecoupé de scènes érotiques, que tous les lecteurs n’apprécieront pas forcément, mais qui rappellent que sexualité débridée et pouvoir vont souvent de paire… même si ces intermèdes semblent plus destinés à rallier les admirateurs d’OSS117…

Mais ce livre n’est pas qu’un thriller , ni un simple roman de politique fiction . Tout au long de l’ouvrage l’auteur fait preuve d’un connaissance très pointue du fonctionnement des institutions et de la constitution de la Cinquième République , toile de fond de l’intrigue, que les connaisseurs , passionnés d’histoire récente apprécieront à sa juste valeur et dont les néophytes pourront bénéficier comme d’un cours magistral dispensé de façon tout à fait passionnante. Et n’allez surtout pas croire pour autant que la lecture en soit ennuyeuse un seul instant.

David Guinard n’a pas hésité à mêler personnages de fictions et personnalités bien réelles de la scène politique , ce qui donne lieu à de savoureuses évocations de figures connues dont les caractéristiques physiques, morales ou biographiques sont parfois soulignées par de croustillantes périphrases …. qui résument de façon amusante ces hommes politiques , parfois à la merci des manipulations de leur « conseillers »…

Il est d’ailleurs clair que l’auteur a aussi écrit ce roman pour poser un regard très critique sur le monde politique actuel et passé dont il dénonce l’immobilisme, le renoncement et le clientélisme  , mais aussi pour exposer des opinions très novatrices sur de nombreux sujets brûlants. A travers les propos qu’il prête aux protagonistes du roman , David Guinard nous expose, mine de rien, quelques idées novatrices sur des sujets aussi divers que l’énergie, l’économie, les nécessaires réformes des institutions et de la politique… et d’autres… dont nos politiciens devraient s’inspirer…

Bref, je terminerai en disant que ce roman se lit avec beaucoup de plaisir. Les tournures maladroites que j’ai pu y trouver sont rarissimes et vite oubliées compte tenu des autres qualités du livre qui semble s’écrire en même temps qu’on le lit, tant il colle à l’actualité… du moins au début….

Bien sûr les esprits chagrins soutiendront que l’intrigue est invraisemblable… Mais est ce bien certain ?

Mon Amie la Douleur – Chronique Guest

Aujourd’hui c’est ma Mum qui vous donne son avis sur MON AMIE LA DOULEUR, un roman de Lanahmé V, paru ce mois-ci chez Librinova. Je vous remercie par avance pour vos réactions, et votre accueil pour ce Rédacteur invité de choix !^^

 

Résumé

Valérie, chef d’entreprise, la quarantaine, mène une existence confortable mais certainement pas paisible aux côtés d’un mari adorable et de leur fille unique.

Au détour d’une intervention chirurgicale, des douleurs abdominales vont l’assaillir et ne plus la quitter, transformant sa vie en enfer. Tous les examens réalisés s’avèrent normaux ; pour le chirurgien et les médecins, pas d’erreur médicale, rien de pathologique, donc tout va bien.

L’hospitalisation en maison médicale permettra d’établir un lien entre la douleur physique bien réelle et un burn-out doublé d’une dépression, le tout suivi de la mise en place d’un traitement antidépresseur associé à une psychothérapie .

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Un style particulier…

La narratrice, auteur du livre, raconte son histoire au rythme du burn-out ; déverse des mots qui deviennent des phrases, longues et souvent sans ponctuation. Elle crache, vomit presque sa rage face à l’incompréhension et à l’incompétence du monde médical.

Dans le même temps elle raconte ses journées passées à travailler comme une forcenée sans la moindre attention accordée aux signaux d’alerte envoyés par son corps en état d’épuisement. Elle écrit, vite, comme elle vit et comme elle est, exigeante, voulant toujours plus, et livre les détails de son enfance, sa relation avec ses parents, les moments douloureusement vécus. Elle se bat contre son ennemi « Manque de jus » et tente de se faire une amie de «madame Douleur». Les antidépresseurs deviennent des «pour la vie».

 

Verdict

Le thème intéresse (il faut dire que je suis Infirmière, donc forcément ce livre me parle), l’histoire accroche ; le personnage est attachant, quoi qu’un peu brutal… On déplore les fautes d’orthographe, les temps mal conjugués et les fautes de grammaire récurrentes. Les phrases trop longues obligent parfois à un retour en arrière car on a oublié le début. L’histoire néanmoins demeure intéressante et le thème de la douleur bien traité.