La tristesse a le sommeil léger – VO

J’avais adoré la Tentation d’Être heureux, du même auteur, alors je n’ai pas hésité longtemps avant de commander La Tristezza Ha il Sonno Leggero (je vous note le titre en italien, car celui-ci n’a pas encore été traduit en français).

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Erri est le narrateur. A quarante ans, il vient de se séparer de sa femme Mathilde, avec qui il a essayé pendant des années d’avoir un enfant.

Le personnage principal, qui raconte comment il a été élevé entre deux pères, une mère et demi, et toute une ribambelle de demi-frères et sœurs. Le récit n’est pas toujours chronologique, mais il reste facile à suivre, et toujours très prenant.

J’ai adoré lire ce roman, car j’ai trouvé le personnage très attachant, et me suis plu à rencontrer les autres protagonistes. La mère biologique d’Erri est tout à fait particulière, et je me suis plus attachée à sa belle-mère, la douce espagnole avec laquelle son père a refait sa vie, et une petite-soeur. J’ai aimé suivre les histoires des uns et des autres, découvrir que sous des aspects bien lisses, se cachaient parfois de tristes secrets.

Je n’ai pas vu passer les 380 pages. Chaque fois que j’avais un peu de temps pour moi, je sortais mon Kindle et rejoignais Erri et sa famille…

Souhaitons que ce livre soit rapidement traduit en français, car il devrait vous plaire… 🙂

Les Heures souterraines – Delphine de Vigan

Il y a fort longtemps que je disais que je voulais lire un roman de Delphine de Vigan. A force d’en entendre et surtout d’en lire du bien, il fallait bien que je prenne le temps de le faire !

C’est en Italie que j’ai trouvé son roman Les Heures souterraines, en version traduite. J’ai hésité un petit peu… lire un roman français, traduit en italien, alors que ma langue maternelle est le français… cela n’a pas forcément beaucoup de sens. Oui, oh, et puis ?

Donc sans plus tergiverser, j’ai acheté mon bouquin en italien, et me suis plongée dans la lecture !

Mantova 2017

Le Ore Sotterranee, devant le duomo de Mantova

*

Mathilde est maman de trois garçons, qu’elle élève seule en banlieue parisienne. Tous les jours, elle part travailler en transport en commun. Elle rejoint le bureau, et son patron Jacques. Pendant huit ans, ce travail a donné un sens à sa vie, mais un beau jour, Jacques s’est mis à détester Mathilde et à lui rendre la vie impossible, de façon très insidieuse.

D’abord, il a supprimé les réunions informelles, a commencé à lui faire des remarques sur son air fatigué, sur le fait qu’elle partait tôt du bureau, sur ses retards. Puis il a cessé de l’inviter aux réunions importantes, de l’inclure dans les projets.

Mathilde s’est retrouvée au placard, seule et sans aucun but.

Thibault lui, travaille aux Urgences. Mais ce qui occupe ses pensées, plus que son métier, c’est Lila. Il l’aime à la folie, mais c’est justement là tout le problème, car apparemment la jeune femme ne l’aime pas en retour.

Il a son corps, mais pas son cœur…

Aussi perdus l’un que l’autre, Mathilde et Thibaut vont se croiser un 20 mai.

*

Ce roman m’a beaucoup plu. J’ai aimé l’histoire finalement très simple ; une histoire de deux personnes paumées chacune à leur façon, dont on suit le quotidien. La plume est légère, et se fait oublier au profit des personnages, que nous apprenons à découvrir petit à petit.

C’est un roman qui n’est pas forcément très joyeux, mais garde une belle part d’espoir et de beauté. Je l’ai trouvé très agréable à lire, et ai oublié que je le lisais en italien, tant la lecture a été facile.

Je vous recommande ce roman.

 

Ho Voglia di Te – Federico Moccia

C’est parce-que je l’ai trouvé par hasard et pour 2 € chez Emmaüs, que j’ai acheté ce livre. Il est rare de dénicher des romans en italien à ce prix là en France (et même en Italie d’ailleurs) donc je n’ai pas trop hésité, même si l’histoire semblait bien cucul la praline. Il faut dire que j’avais déjà lu Scusa ma ti chiamo Amore, un pavé du même auteur. Et même si je l’avais terminé, il ne m’avait pas laissé un souvenir monumental. Mais bon, j’aime bien lire en italien.

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Ho Voglia di Te est en fait la suite de Tre Metri sopra il Cielo (trois mètres au dessus du ciel), un roman traduit en français, adapté en film, qui parle d’un sujet vieux comme le monde : la rencontre et l’amour fou entre deux jeunes gens issus de milieux sociaux très contrastés.

Tu vois Cendrillon ? Tu inverses, puisque là c’est la fille qui est plus élevée socialement ; tu transposes dans notre millénaire, et ça donne plus ou moins Tre Metri Sopra il Cielo. Bon. Et bien Ho voglia di Te, en est la suite.

On retrouve les jeunes gens déjà présentés dans le premier roman (que je n’avais pas lu) : Stefano (dit Step) et Babi, et ils ont grandi depuis le tome 1. Step rentre de deux ans passés aux Etats-Unis, et Babi s’apprête à se marier…

Nouvelle tête : Ginevra déboule là au milieu, et fait chavirer le cœur de Step.

Et là on découvre, que sous des aspects violents, Step est en fait un vrai tendre, qui n’attendait que Ginevra pour révéler son côté Bisounours.

Oh purée, ce livre est long… long comme un jour sans pain, et inintéressant au possible. C’est une mauvaise comédie romantique, avec un côté comédie très peu marqué, et un côté « romantique » vraiment singé. Il n’y a aucun suspens, aucune subtilité. Les personnages sont insupportables. Celui de Ginevra n’est absolument pas crédible.

J’ai perdu mon temps avec ce bouquin ! Je n’en perdrai pas plus à essayer de nuancer mon avis. Désolée !

Cosa sognano i pesci rossi – Marco Venturino

Ce roman en version originale, je l’ai trouvé chez un bouquiniste de Ferrara, pendant mes vacances estivales !

Je ne connaissais pas du tout l’auteur, mais le résumé au dos du livre m’a donné envie.

Je vous le dis tout de suite, il ne semble pas que le livre ait été traduit en français à l’heure où j’écris ces lignes… C’est fort dommage car vraiment, il aurait mérité !

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FERRARA

Le livre, dans son environnement naturel… à Ferrare, où je venais de l’acheter ! :p

Ce roman d’un peu moins de 250 pages nous offre une narration à deux voix. Nous alternons les chapitres racontés par un Médecin des soins intensifs, le docteur Gaboardi et ceux rapportés par l’un de ses patients Pierluigi Tunesi.

Le second a été opéré d’un cancer du poumon à un stade avancé, et se retrouve dans un état végétatif, incapable de communiquer, relié à différentes machines qui le maintiennent en vie sans grand espoir d’amélioration de son état.

Le Professeur Fulgenzi, qui a opéré Tunesi, est une star de l’hôpital. Il a voulu tenter l’opération que personne n’aurait faite à sa place, pour sa renommée… mais quand celle-ci a échoué, et que son patient a failli y rester, il l’a vite refourgué à son collègue Gaboardi

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L’auteur, Marco Venturino, est chef du service d’anesthésie et de soins intensifs de l’institut européen d’Oncologie de Milan.

On comprend donc facilement pourquoi son roman est si criant de vérité, et si instructif ! Il nous permet de découvrir les « coulisses » de l’hôpital, et notamment les rapports humains qui s’y jouent, entre soignants d’une part, mais aussi entre l’équipe médicale et les patients et leurs proches.

J’ai trouvé cette lecture absolument passionnante. Elle m’a permis de me mettre à la place du patient, qui ne peut pas communiquer avec son entourage, et essaie de saisir un maximum de ce qui se passe autour de lui. Elle m’a aussi permis de me mettre dans la peau des médecins, dont certains comme Gaboardi sont totalement désabusés, et tentent malgré tout de survivre eux-aussi, et de donner un peu de sens à leur quotidien.

C’est un livre dur, émouvant, criant de vérité. La plume de l’auteur se fait oublier, distillant un récit fort bien écrit, mais pas non-plus trop littéraire.

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Les chapitres sont courts et j’étais souvent tentée d’en lire encore un, puis encore un, et encore un autre, même s’il était l’heure de dormir…

Je ne peux que vous conseiller ce livre si vous lisez en italien, ou souhaiter qu’il soit rapidement traduit, pour vous donner la possibilité de le découvrir en VF !

L’élégance du Hérisson

C’est en me baladant dans une librairie de Mantova (en Italie) que j’ai trouvé ce roman français, proposé à -50 %, car d’occasion. Lire un roman français, traduit en italien, je me suis dit que c’était un peu cucul la praline… et puis finalement, je l’ai acheté malgré tout. Passons.

Mantova 2017

J’ai un peu tardé avant d’entamer ma lecture, et me suis plongée dans cette histoire en plein mois de janvier frisquet. Mais je ne pense pas que la météo ait été la seule coupable, si ce roman m’a laissé un peu… de glace.

Car en effet, malgré le succès rencontré par ce livre (prix des libraires 2007, traduit en 34 langues, adapté au cinéma avec Josiane Balasko dans le rôle principal) j’ai été un poil déçue.

Commençons par le début.

C’est l’histoire de Renée, cinquante-quatre ans, veuve, Concierge depuis vingt-sept ans dans un immeuble bourgeois parisien.

Vue de l’extérieur, Renée est l’archétype même de la Concierge selon ses propres dires.

Elles ne parle pas beaucoup, ne prend pas soin de son apparence, et s’arrange pour passer volontairement pour une inculte.

En réalité, elle a des goûts à l’opposé de que l’on peut imaginer. Elle aime le cinéma japonais, la littérature classique, et se révèle bien plus instruite que tous les autres occupants bourgeois de son immeuble.

Dans l’immeuble justement, il y a aussi Paloma, jeune fille qui vit avec ses bourgeois de parents, et sa frangine prénommée Colombe. Paloma est à part elle-aussi…

***

Si ce roman ne m’a pas emballée plus que cela, c’est en grande partie car le récit de Muriel Barbery manque cruellement de nuance. Dès le départ, on a les gentils d’un côté (Renée, Paloma et quelques rares personnages secondaires) et les vilains de l’autre. Les gentils restent gentils, et les vilains… et bien restent vilains.

Petit à petit, nous découvrons toute la galerie de personnages et suivons l’évolution de leurs relations entre eux. Il y a les petites gens, tous adorables, et les bourgeois, pour la plupart méprisants donc détestables. Et puis il y a quelques exceptions, pour confirmer la règle. C’est tout.

Et puis, il ne se passe rien de bien folichon. On reste toujours profondément enfouis dans les clichés…

L’idée d’une concierge particulièrement cultivée, qui jouerait les niaises pour avoir la paix, pourquoi pas… Mais il faudrait tout de même plus pour faire un roman, non ?

Alors bon, l’Élegance du Hérisson n’est pas fondamentalement un mauvais livre. Mais je n’ai pas été transportée par l’histoire malgré tout. Vous l’aviez compris je pense…

Aspirapolvere di Stelle – Stefania Bertola

J’ai trouvé ce roman en italien sur une étagère de book crossing, dans un hôtel de Bologne. Le résumé au dos était tentant, et donc je me suis plongée dans la lecture…

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Nous sommes dans une ville du nord de l’Italie, qui n’est jamais clairement nommée mais ressemble à mon sens grandement à Turin.

Ginevra, Arianna et Penelope travaillent ensemble dans leur propre petite entreprise de services à la personne, Le Fate Veloci (c’est un jeu de mot qui peut vouloir dire Fées Rapides et/ou Faites vite !). Ginevra est une belle blonde, veuve et passionnée de jardinage. Arianna, mariée et maman d’un jeune garçon à l’imagination débordante, s’occupe de cuisine. Quant à Penny, délicieusement naïve et spontanée, elle prend en charge les tâches de nettoyage.

Ce jour là, les fées  du logis reçoivent un appel original. Un mystérieux inconnu leur fixe un rendez-vous pour une mission bien particulière.

Il s’agira de s’occuper de la maison d’un auteur très connu, qui viendra loger quelques semaines avec sa Maîtresse du moment…

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Ce roman de 300 pages se lit facilement, et permet de passer un bon petit moment de détente. Il ne sort pas des sentiers battus, et sera rapidement oublié. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas le lire du tout !

Les personnages sont plutôt sympathiques, surtout celui de Penny, toujours très premier degré, candide et donc amusant à souhait.

L’intrigue entre Ginevra-Arianna et l’auteur m’a un peu lassée. On peut comprendre que le succès de cet auteur le rende irrésistible auprès de la gent féminine, mais cet aspect du roman n’a pas un énorme intérêt. Arianna m’a rapidement agacée dans son rôle de femme qui rêve d’adultère, pour fuir son quotidien de maman peu épanouissant.

Le roman se lit facilement, et ne manque pas de rebondissements grâce aux nombreux personnages secondaires, qui apportent des intrigues parallèles, et relancent le récit de façon régulière.

Je dirais que c’est une bonne lecture, amusante et légère !

 

Enquête à l’italienne… Un Giorno Perfetto per Uccidere

Aujourd’hui je vous présente un roman giallo, c’est à dire « jaune« . C’est ainsi que l’on désigne un polar italien, en référence à la couleur de couverture de ce genre littéraire. Un Giorno Perfetto per Uccidere (Un Jour Parfait pour Tuer) est un thriller de Mario Mazzanti, que j’ai acheté en version papier lors de mes vacances en Italie. Malheureusement, si vous ne lisez pas l’italien, vous ne pourrez pas profiter du talent de Mazzanti, car à ce jour, son oeuvre n’est pas traduite. Mais je voulais néanmoins vous en parler, car j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Un Giorno Perfetto per Uccidere nous emmène dans le nord de l’Italie, dans un village lombard, où un crime parfaitement ignoble a été commis. La petite Ami, jeune fille d’origine sénégalaise, a été tuée et on a retrouvé son corps, amputé d’un petit doigt.

Le Commissaire Sensi mène l’enquête, aidé de son vieille ami et Criminologue renommé, Claps.

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Ce livre m’a beaucoup plu car il m’a apporté tout ce que j’attends d’un bon polar. D’une part, même s’il débute sur une sordide affaire d’assassinat d’enfant, il ne part pas trop dans les détails insoutenables. Ensuite, le contexte est clairement exposé, et les personnages sont présentés avec soin, ce qui fait que je ne me suis jamais mélangé les pinceaux. Et puis bien-sûr, c’est la clef pour un bon bouquin à suspens… l’auteur a pris soin de nous fournir tout un tas de pistes, et de nous laisser suspecter des gens qui n’avaient rien fait de mal ! Je n’avais donc pas deviné le dénouement, et j’ai adoré être surprise par la chute…

Un bien bon bouquin, à dévorer si vous lisez l’italien !

La Tentazione di essere felice – Lorenzo Marone

C’est sur le blog de Popcorn&Gibberish que j’ai découvert ce livre… Elle nous présentait ce roman en disant qu’il l’avait faite « pass[er] par toutes phases d’émotions ». Et cela, j’adore ! Seule la fin l’avait quelque peu désappointée, mais cela ne m’a pas refroidie, car ce roman avait l’énorme avantage de situer son action en Italie. Et moi je suis mordue d’Italie !

Donc j’ai décidé que je lirais La Tentation d’être Heureux… Sauf que l’ebook en italien coûtait un bras (9,99 € pour un ebook, je suis désolée, mais c’est trop cher)… Alors tant qu’à y mettre le prix, j’ai profité d’un voyage à Rome pour rapporter le livre papier. Il m’a coûté 14 €, mais il les valait largement… En plus, la couverture est super jolie, donc une fois le roman lu, je l’ai exposé fièrement sur mon étagère !

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Je l'aiiii ! #livre #roman #Mondadori

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Et voici mon livre, quelques minutes après l’avoir acheté. Il prend la pose dans une rue de Rome… (Oui j’aurais pu le prendre en photo devant quelque chose de bien reconnaissable comme le Colisée, mais je n’avais pas très envie de le garder dans mon sac toute la journée et de risquer de l’abîmer.^^ 

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Résumé

Cesare est un retraité qui vit seul depuis la mort de sa femme. Ses enfants sont grands et volent de leurs propres ailes. Cesare n’a pas eu une vie fantastique. Il a travaillé toute sa vie assis derrière un bureau, pour nourrir sa famille. Et ce n’est pas sa vie amoureuse qui lui a apporté plus de folie, car il l’a partagée avec une femme dont il n’était pas véritablement épris… On peut finalement dire que notre narrateur est passé à côté de sa vie, par facilité, ou du moins par manque de courage. Malgré tout, il a connu quelques bonheurs, notamment grâce à une belle amitié avec Marino, et à quelques aventures extra-conjugales.

Aujourd’hui, à 77 ans, Cesare coule des jours tranquilles dans son appartement napolitain. Il échange quelques mots avec sa voisine, une vieille dame à chats, et continue de fréquenter Marino. 

Il s’entend assez bien avec ses enfants, Sveva l’avocate légèrement psychorigide, et Dante qui ne lui a jamais annoncé son homosexualité, qui saute pourtant aux yeux.

Le quotidien routinier de Cesare pourrait bien changer, avec l’arrivée d’Emma, sa jeune voisine…

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Non, Cesare et Emma ne vont pas tomber fous amoureux, même si Cesare nous dit dès le départ que la trentenaire est très jolie. L’histoire est un peu plus originale que cela, plus tragique aussi.

Ce roman m’a beaucoup plu, car comme annoncé par Popcorn&Gibberish, il nous fait ressentir différents sentiments. Tout d’abord, on s’attache au personnage de Cesare. Ce n’est pas un papy gâteau tout doux, tout tendre, mais on l’aime avec ses nombreux défauts. Au final, ce sont même ces défauts qui font que l’on s’attache autant, car ils contribuent à le rendre profondément humain.

Ensuite, on s’émeut en découvrant les destins des différents habitants de l’immeuble.

On s’inquiète et on s’insurge pour une en particulier.

L’auteur parvient à nous dépeindre des personnages tous très intéressants, très touchants, sans pour autant nous servir de la guimauve… D’ailleurs, c’est ce qui pourra déplaire à certains lecteurs, qui s’attendent à un livre totalement feel-good, à la fin en arc-en-ciel… Ce roman n’est pas tout rose. Mais je n’en dirai pas plus…

Finalement, si le titre n’avait pas déjà été pris par Maupassant, Lorenzo Marone aurait pu baptiser son roman « une vie » car c’est bien cela qu’il nous décrit, la vie d’un type lambda, un certain Cesare… avec ses joies, ses déceptions, ses valeurs, ses défauts…

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Ce roman a un petit goût de Nos Nuits deviendront des Jours, en moins rose, en plus réaliste.

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Mon seul regret sera de ne pas pouvoir prêter ce livre à mes amis, car je l’ai acheté en italien. Je n’aurai qu’à donner son nom le plus possible, en insistant à coups de grands « Il est génial ! Il FAUT que tu le lises ! Vraiment ! » en espérant que cela marche…

Volevo solo andare a Letto Presto – Chiara Moscardelli

Je m’étais réellement régalée en lisant Quand on s’y Attend le Moins de l’auteure italienne Chiara Moscardelli. (Vous pourrez retrouver ma chronique en suivant ce lien.) Ma réaction a été (en toute logique), de chercher si l’auteure était présente sur les réseaux sociaux, pour lui manifester mon enthousiasme après avoir lu son livre. Et j’ai eu le plaisir de constater que 1/ c’était bien le cas 2/ elle répondait. Nous avons donc échangé quelques tweets, et je me suis abonnée à sa page Facebook, pour rester au courant de son actu.

C’est ainsi que lorsque son roman Volevo Solo Andare a Letto Presto (Je voulais juste me coucher tôt) a été proposé en promo, à 1,99 € seulement, en ebook, j’ai pu en profiter !

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Chiara Moscardelli est romaine d’origine, et vit actuellement à Milan.

4 romans ont été publiés, dont un seul traduit en français à l’heure où j’écris ces lignes :

*La vita non è un film (ma a volte ci somiglia) – La vie n’est pas un film (mais parfois elle y ressemble)

*Quando meno te lo aspetti – Quand on s’y attend le moins) –> disponible en français

*Volevo essere una gatta morta _bon courage au traducteur qui devra potentiellement adapter ce titre en français car l’expression « chatte morte » n’existe pas vraiment en français…)

*Volevo Solo andare a Letto presto – Je voulais juste me coucher tôt.

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 Chiara Moscardelli nous présente Agate Trambusti, romaine qui travaille dans les enchères d’œuvres d’art. Un jour pas tout à fait comme les autres, alors qu’elle se rend en visite chez un client, et après avoir cassé son talon dans les pavés romains, Agate se retrouve bien malgré elle au milieu d’une drôle d’affaire, impliquant des gens bizarres et potentiellement dangereux… Comme si cela ne suffisait pas, elle va aussi rencontrer un bel et intrigant jeune homme…

Et voilà, nous suivons Agate dans ce roman à mi-chemin entre la chicklit et le roman d’intrigue… dont seule Chiara Moscardelli a la recette.

C’est une lecture fraîche et divertissante, pleine de drôlerie.

J’ai aimé retrouver la bonne humeur de l’auteur, et suivre les aventures d’Agate. J’ai souri un paquet de fois, notamment lorsque l’héroïne évoque sa mère cristallothérapeute hippy déjantée.

Seul petit bémol, Agate m’a moins charmée que l’héroïne de Quand on s’y Attend le Moins, que j’avais trouvée plus attachante. Mais bon, on ne peut pas écrire QUE des petits chef-d’oeuvre ! Ce livre reste néanmoins très bon !

Si vous lisez en italien, ou si ce roman finit par être traduit en français, ne vous privez pas de le lire ! 🙂

[Challenge] des langues, c’est parti !

Depuis que je tiens ce blog, je me suis mise à fréquenter le site Livraddict, en plus de Babelio, que je visitais déjà avant. J’ai découvert un forum fort intéressant, sur lequel j’ai plaisir à papoter avec d’autres mordus de lecture. Et je me suis laissée prendre au jeu, jusqu’à proposer mon petit challenge de lecture

J’ai lancé l’idée de lire le plus possible de livres en langues étrangères, à compter du 1er août, jusqu’au mois de septembre… 2017 !

Ce sera l’occasion de lire dans la langue du pays de nos vacances (l’Italie pour moi) et de s’entre-aider si besoin, de s’automotiver.

Car en effet, sauter le pas et lire dans une langue étrangère peut faire un petit peu peur…

Je prévois par la suite, de lister mes livres en anglais/italien et espagnol, pour vous indiquer quelles seront mes lectures dans le cadre de ce challenge, et pourquoi pas, pour vous proposer d’organiser des lectures communes. Imaginez, si nous lisions le même livre, en italien d’un côté, et en anglais de l’autre… Cela pourrait être sympathique non ?

Alors andiamo! , si cela vous botte, les inscriptions se font par ici : http://www.livraddict.com/forum/viewtopic.php?pid=2203205#p2203205

C’est gratuit, sans engagement (of course!!). Le seul but est de se faire plaisir, et de lire dans toutes les langues (sauf le français) ! 😀